Marianne

Pour Rebsamen, reconnaître les mauvais chiffres du chômage, c’est « faire le lit de l’extrême droite »
Marianne

Invité ce matin au micro de France Info, le ministre du Travail et de l’Emploi a avancé une bien curieuse justification pour persuader les auditeurs que les nouveaux mauvais chiffres du chômage étaient, en fait, un signe « encourageant » : prétendre le contraire, donc dire la vérité, ce serait faire « le lit de l’extrême droite »…

Le journaliste se demande alors comment le ministre peut trouver là le moindre indicateur de réjouissance. « François Rebsamen, vous avez fait preuve de… Allez on va dire de créativité… Pour nous faire avaler la pilule du chômage : vous avez vu un signe « encourageant » dans le record du mois de mars (la barre des 3,5 millions de chômeurs franchie). Pourquoi ne pas dire tout simplement : « C’est pas bon », « Ca ne va pas » ? »

Ben oui tiens, pourquoi ? Attention, le réponse de François Rebsamen vaut sont pesant de cacahuètes : « On peut toujours se complaire dans une sorte de défaitisme, de déclinisme, de pessimisme… Et faire ainsi – c’est le cas de ceux qui le font, souvent – le lit de l’extrême droite. » Accordons au ministre de l’emploi qu’il possède une bonne dose de créativité dans cette façon de justifier la nécessité de systématiquement nier la réalité.

J’ai l’impression d’entendre un péquiste défendre le modèle québécois…