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Marine Le Pen à New York : « Je ne parle pas anglais, moi. Je suis française ! »
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Marine Le Pen a beau avoir été désignée par Time parmi les cent personnes les plus influentes au monde, c’est en français que la présidente du Front national a tenté de faire passer ses messages, mardi 21 avril, lors de la cérémonie organisée par le magazine américain. « Ah non, je ne parle pas anglais, moi. Je suis française ! », lâche-t-elle, juste avant que ne débute le gala au Jazz Lincoln Center, à New York.

« Je fais partie de la majorité des Français, qui parlent peu l’anglais. En cela je suis très gaullienne : I speak very badly », plaisante-t-elle avec un accent à couper au couteau. C’est donc Ludovic de Danne, le conseiller aux affaires européennes du parti, qui a joué les interprètes, le professionnel sollicité préalablement ayant fait faux bond au dernier moment.

Même si Mme Le Pen était déjà dans la liste de Time en 2011, sa venue au gala est une première. « C’est une nomination plus politique que celle de 2011. A l’époque, il s’agissait d’une promesse. Aujourd’hui, c’est plus la conséquence d’une analyse de l’importance politique que prend le FN », fait-elle valoir. Le magazine ne dit pas autre chose, écrivant pour justifier son choix : « Il y a moins d’un an, Marine Le Pen annonçait à Time que son parti serait au pouvoir dans une décennie. Sa prédiction ne paraît plus absurde. »

Les nationaleux, qu’ils soient au Québec ou en France, sont tous les mêmes. Ils sont petits et inutiles.