Antagoniste


19 mars 2015

L’économie vue à vol d’oiseau Canada Économie En Chiffres Mondialisation Québec

Dans les grandes villes, les aéroports sont des poumons économiques. Ils représentent une porte d’entrée capable d’accueillir la planète. Ils permettent les échanges économiques et les échanges d’idées. Une ville ne peut pas être dynamique sans avoir un aéroport dynamique, c’est une condition sine qua non.

Partant de ce principe, j’ai voulu savoir où se trouvaient les aéroports dynamiques au Canada. J’ai donc sélectionné les 20 plus gros aéroports du pays pour ensuite calculer le nombre de passagers transitant dans cet aéroport par habitant. Le résultat est très intéressant:

Aéroport Canada

Première constatation, on peut avoir un aéroport extrêmement dynamique sans nécessairement habiter une grosse ville.  Par exemple, Vancouver, Victoria, Fort McMurray et St-John’s se classent tous devant Toronto.

Ensuite, on peut voir que le Québec n’est pas à la hauteur.  Montréal se classe en milieu de peloton et Québec est avant-dernier, devançant uniquement la ville de London…  À Québec, on aura beau se péter les bretelles avec un nouveau record d’achalandage, n’en reste pas moins que Labeaumegrad est incapable de compétitionner avec des villes comme…  Winnipeg !

Source:
Statistique Canada
Tableau 401-0044


19 mars 2015

Les cachotteries Coup de gueule Québec Revue de presse

The Globe And Mail

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Charbonneau Commission didn’t publicize claims of illegal donations to Marois’s husband
The Globe And Mail (Sep. 20 2011)

The commission of inquiry into Quebec’s construction industry received precise allegations of illicit political donations to former premier Pauline Marois’s husband, but never brought them to the public’s attention, according to newly released documents.

The revelation, contained in documents filed with Quebec’s press council, raises questions about the Charbonneau Commission’s efforts to get to the bottom of the fundraising system that plagued the province’s politics for years.

Documents filed as part of a dispute in front of Quebec’s press council now raise concerns about the questions asked of witnesses who did appear at the public hearings.

An unnamed senior executive at a major engineering firm told commission investigators that he personally provided $5,000 in cheques to Mr. Blanchet as part of the Parti Québécois’ fundraising efforts in 2008, according to documents filed by Radio-Canada with the Conseil de Presse du Québec.

The donations exceeded the maximum individual donation of $3,000, and the funds were provided as part of a system in which firms unlawfully reimbursed their employees’ donations to political parties, according to Radio-Canada.

Un journal ontarien nous apprend que la commission Charbonneau avait du matériel incriminant sur le couple Marois/Blanchet mais qu’on a décidé de ne pas en parler lors des audiences publiques…

Pourquoi je ne suis pas surpris…


18 mars 2015

Les Canadiens achetés par le Qatar… Économie En Vidéos France Mondialisation

Le Paris Saint-Germain (PSG), le club de soccer le plus prestigieux de France, la propriété d’un fonds d’investissement qatari depuis 2011… C’est Nasser Al-Khelaïfi qui est le directeur général du club. Ici, aurait-on laissé des gens du Moyen-Orient acheter les Canadiens ?

Discussion sur le PSG, le Qatar et la mondialisation à la télé française. Discussion que nous ne pourrions JAMAIS avoir au Québec à cause de notre analphabétisme économique et de la pensée unique ambiante anticapitaliste…

« Et si la capitale, et donc la France, réalisait que l’on peut construire quelque chose de merveilleux, de courageux, d’enthousiasmant avec du pognon venu du Qatar, des Brésiliens, des Argentins, des Italiens, un Suédois sur le terrain ? Parce qu’à la fin, c’est la capitale qui brille. Ce que l’on accepte quand des jeunes gars courent en short, ne serait-il pas temps de l’accepter pour le capital, les entreprises et l’investissement ? »

P.-S. Au Québec, on fait un caca nerveux quand un Ontarien veut acheter un câblodistributeur ou quand un américain veut acheter une quincaillerie.


18 mars 2015

Économies néolibérales Canada Économie En Chiffres Mondialisation

Dans la supposée plateforme électorale de Pierre Karl Péladeau, on parle de développer la « souveraineté économique du Québec », un concept fumeux qui signifie réellement que le Québec devrait mettre en place des mesures protectionnistes, question de s’isoler un peu plus du reste du monde. Au Québec, les nationaleux préfèrent les petits poissons dans les petits lacs plutôt que les gros poissons pouvant nager dans l’océan.

Pour bien comprendre à quel point l’avenir se trouve dans les politiques néolibérales plutôt que dans les politiques protectionnistes, il faut voir comment a évolué le prix des vêtements au Canada depuis plus de vingt ans. Au Canada, jusqu’en 1995, nous avions un système équivalent à la gestion de l’offre dans le marché des vêtements i.e. le gouvernement rendait quasiment impossible l’importation de vêtements produits à l’étranger, nous devions donc acheter en grande partie des vêtements canadiens. Entre 1995 et 2004, en vertu des accords de libre-échange, le Canada a graduellement aboli les quotas qui sont finalement complètement disparus en 2005.

Inflation Canada

L’indice des prix à la consommation a constamment augmenté depuis le début des années 90, une augmentation considérable de 50%.  Par contre, le prix des vêtements n’a pas subi la même tendance.  La diminution graduelle des quotas et leur abandon complet à partir de l’année 2005 ont permis non seulement de contrer l’augmentation du prix des vêtements, mais d’en diminuer le coût réel.  Aujourd’hui, les vêtements sont 0,9% moins chers qu’au début des années 90.

En bref, si les pressions inflationnistes ont fait augmenter le prix de presque tous les biens de consommation, depuis 1995, des pressions déflationnistes ont fait diminuer le prix nos vêtements ! On peut bien sûr déplorer les nombreuses mises à pied dans l’industrie du textile au Canada, mais on devrait surtout se réjouir des économies substantielles réalisées depuis l’abandon des mesures protectionnistes. L’argent épargné par les millions de Canadiens achetant des vêtements compense amplement pour les quelques milliers d’emplois perdus.  Imaginez si le prix de nos vêtements avait suivi la même tendance que l’inflation, aujourd’hui une paire de jeans à 100$ serait vendue 150$.

Voilà pourquoi on doit combattre toutes les politiques protectionnistes; celles-ci finissent toujours par appauvrir la population même si au départ leurs intentions sont louables.

Source:
Statistique Canada
Tableau 326-0022


18 mars 2015

Les mirages péquistes Économie Environnement États-Unis Revue de presse

Lincoln Journal Star

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Toyota vs. Tesla: another step for hydrogen
Lincoln Journal Star

Toyota last week officially rolled out what it’s betting will mark « a turning point » in automotive history — a sleek, affordable, eco-friendly « future » car that can drive for 300 miles, takes less than five minutes to charge and comes with three years of free fuel.

Toyota’s Mirai (meaning « future » in Japanese) will be one of if not the first mass-market car to run on hydrogen fuel cells, which convert compressed hydrogen gas to electricity, leaving water vapor as the only exhaust. The sedan will need only about three minutes to get back to full charge, instead of being plugged in all night, like most electric cars, a huge boon for convincing the world’s drivers to convert to a cleaner ride.

But the green technology has found a surprisingly forceful critic in Elon Musk, the electric-car pioneer and founder of Tesla Motors, maker of battery-powered cars like the Model S. Musk has called hydrogen fuel cells « extremely silly » and « fool cells. » His main critique is that hydrogen is too difficult to produce, store and turn efficiently to fuel, diverting attention from better sources of clean energy.

But Toyota, one of Big Auto’s few pioneers of fuel-efficient cars like the Prius hybrid, has not let Musk’s aggression stand. Bob Carter, a Toyota senior vice president, slapped back at Musk and his focus on battery-powered cars: « If I was in a position where I had all my eggs in one basket, I would perhaps be making those same comments. »

The electric-car infighting has opened up a huge division over the future of zero-emission cars. Although they make little sense anywhere else now but California, home of the nation’s few hydrogen refueling stations, Toyota and its home country of Japan are investing heavily into ushering in what Prime Minister Shinzo Abe has called the world’s « hydrogen era. »

Les péquistes sont obsédés par l’électrification des transports, pourtant, on ne sait même pas si la voiture électrique sera celle du futur…

Laisseriez-vous les péquistes prendre un risque énorme en pariant votre argent sur une technologie au futur encore incertain ?


17 mars 2015

Le p’tit Québec Économie En Vidéos États-Unis Mondialisation Québec

Quel est le meilleur moyen qu’un gouvernement peut prendre pour stimuler l’entrepreneuriat, spécialement dans le secteur des hautes technologies ?

Une étude publiée il y a quelques jours démontre que l’un de ces moyens consiste à favoriser l’immigration. Selon les auteurs de cette étude, aux États-Unis, les immigrants sont 2 fois plus susceptibles de fonder une entreprise que les « Américains de souche ». De plus, contrairement à ce qu’on pourrait penser, ces entreprises ne se limitent pas aux emplois qui demandent peu de qualification comme les dépanneurs ou les restaurants; de plus en plus les immigrants s’impliquent dans l’économie du savoir. Par exemple, à Silicon Valley, 52% des gens qui ont fondé une entreprise étaient nés à l’extérieur des États-Unis !

Pendant ce temps au Québec, François Legault, le chef de la CAQ, a annoncé hier que les immigrants qui viendront vivre au Québec devront réussir au bout de trois ans à un examen de français sans quoi ils seraient expulsés… Voilà sans doute une mesure qui va rendre le Québec plus attrayant que Silicon Valley aux yeux des jeunes ingénieurs chinois et indiens…

Au fait, suis-je le seul qui a remarqué que depuis quelque temps la CAQ ne parle plus beaucoup d’économie ? On parle d’une police des foulards, d’une police du français, d’une police des valeurs québécoises, mais plus d’économie…

M’enfin, peut-on les blâmer ? Au Québec l’économie n’intéresse personne. Au Québec, on est pauvre, mais ce n’est pas grave, du moment qu’on reste entre nous

Source:
Ewing Marion Kauffman Foundation
How Local and State Governments Can Rev Up Business Creation


17 mars 2015

Top 5 Qc-Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (10-16 mars) selon Influence Communication.

Semaine fort chargée en crises et controverses au Québec cette semaine ! Malgré le retour du DG Jacques Turgeon, le centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) demeure le sujet de l’heure dans les médias du Québec, puisque la crise au CHUM occupe le premier rang de l’actualité de la province pour une deuxième semaine consécutive. Outre ce dossier, ce sont dans l’ordre les histoires plutôt tristes ou négatives de Joël Legendre (5e rang), les propos controversés de Jean Tremblay (8e rang) et la mise en accusation de l’ancien entraîneur de ski Bertrand Charest (12e rang) qui ont retenu l’attention, sans oublier la défaite du Québécois Jean Pascal à la boxe et les déboires du CH. Heureusement que le triomphe du film Mommy de Xavier Dolan au gala des Prix Jutra est revenu ensoleiller le portrait médiatique ! Au Canada, ce sont surtout des nouvelles liées à la politique fédérale qui ont occupé le plus d’espace médiatique. En effet, le projet de loi C-51 est fortement critiqué à travers le pays, le premier ministre Stephen Harper se retrouve sous les feux de la rampe pour des propos controversés sur le port du niqab lors des cérémonies d’assermentation de la citoyenneté canadienne et la mission canadienne en Irak pourrait se voir prolongée au même moment où le Canada pleure le retour du corps du Soldat Doiron, décédé en Irak. Tout comme au Québec, la remise des prix Juno permet d’offrir un peu de positif dans ce palmarès. Est-ce qu’un second mois consécutif avec un Vendredi 13 pourrait être la cause de toutes ces nouvelles négatives ?

Actualité québécoise

Actualité canadienne

Source:
Influence Communication


17 mars 2015

La droite l’avait prédit… Économie États-Unis Revue de presse

Seattle Magazine

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Why Are So Many Seattle Restaurants Closing Lately?
Seattle Magazine

Last month—and particularly last week— Seattle foodies were downcast as the blows kept coming: Queen Anne’s Grub closed February 15. Pioneer Square’s Little Uncle shut down February 25. Shanik’s Meeru Dhalwala announced that it will close March 21. Renée Erickson’s Boat Street Café will shutter May 30 after 17 years with her at the helm.

Though none of our local departing/transitioning restaurateurs who announced their plans last month have elaborated on the issue, another major factor affecting restaurant futures in our city is the impending minimum wage hike to $15 per hour. Starting April 1, all businesses must begin to phase in the wage increase: Small employers have seven years to pay all employees at least $15 hourly; large employers (with 500 or more employees) have three.

Since the legislation was announced last summer, The Seattle Times and Eater have reported extensively on restaurant owners’ many concerns about how to compensate for the extra funds that will now be required for labor: They may need to raise menu prices, source poorer ingredients, reduce operating hours, reduce their labor and/or more.

Washington Restaurant Association’s Anton puts it this way: “It’s not a political problem; it’s a math problem.”

Quand Seattle a annoncé l’an dernier qu’elle allait imposer un salaire minimum à 15$, la droite avait annoncé que cette mesure loufoque allait entraîner des mises à pied. La bonne gauche a refusé d’y croire.

Aujourd’hui on peut dire: la droite avait raison.


16 mars 2015

Le PQ au pays des merveilles Arguing with Idiots Économie En Chiffres Québec

Débat absolument surréaliste des candidats à la chefferie du PQ la semaine dernière…  Les candidats, n’ayant pas peur du ridicule, ont essayé de nous vendre la souveraineté en nous promettant des tomates québécoises et un monorail électrique…

Mais le moment le plus embarrassant est venu quand tous les candidats, presque à l’unisson, ont dit que la péréquation reçue par le Québec c’était de la merde et que le Canada vivait aux crochets du Québec…

Vraiment ?

Allons voir ce que dit l’institut de la statistique du Québec (pas le gouvernement fédéral ou un méchant think tank de droite, mais l’institut de la statistique du Québec).  Chaque année, l’institut de la statistique du Québec produit un document qui a pour titre « Comptes économiques des revenus et dépenses du Québec » dans lequel on détaille la situation économique de la province.

À la page 59 de ce document (tableau 4.2) on retrouve les recettes et dépenses de l’administration fédérale au Québec i.e. l’argent que le gouvernement fédéral vient chercher au Québec et l’argent que le gouvernement fédéral verse au Québec.  Voyez par vous-même:

Péréquation Québec

On pourra considérer le PQ comme un parti sérieux le jour où il aura compris ce simple tableau, pas avant.  Si la tendance se maintient, ce jour risque de ne jamais arriver…

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Comptes économiques des revenus et dépenses du Québec (Tableau 4.2, p.59)


16 mars 2015

Bilan de l’emploi Économie En Chiffres Québec

Vendredi dernier, Statistique Canada a publié les chiffres sur l’emploi au Canada pour le mois de février.  Quelques faits saillants pour le Québec.

Tout d’abord, la situation de l’emploi en fonction de la catégorie de travailleurs:

Emploi Québec

Emploi Québec

Vous aurez constaté qu’il n’y a pas d’austérité au Québec, la fonction publique est toujours plus grasse. L’austérité existe seulement dans la tête des gauchistes qui ne savent pas compter.

Emploi Québec

Emploi Québec

À Québec, Denis Gravel et Jérôme Landry ont une fixation maladive sur Montréal dans leur show du matin.  À les entendre, Montréal serait le grand Satan… Si j’étais à la place de Denis Gravel et Jérôme Landry, je délaisserais Montréal cinq minutes et je commencerais à m’inquiéter de ce qui se passe dans ma région…

P.-S. En ce moment à Montréal, il y a 74 chantiers pour une valeur cumulative de 14 milliards de dollars.  Il n’y a personne à Montréal qui est vraiment jaloux du Phare de Québec…

Source:
Statistique Canada
Tableaux 282-0089 & 282-0135


16 mars 2015

On n’arrête pas le progrès Économie En Vidéos France Revue de presse

Le Figaro

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Paris a perdu 83 librairies depuis 2011
Le Figaro

À la demande de la Ville de Paris, l’Atelier parisien d’urbanisme a présenté une carte de l’évolution des commerces dans la capitale entre 2011 et 2014. La baisse du nombre d’établissements consacrés aux livres s’amplifie.

L’image de carte postale du Paris et de ses boutiques vient d’être décortiquée par l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur). Ce recensement à permis de dénombrer plus de 62.000 commerces dans la capitale, une densité spectaculaire par rapport à Londres et aux grandes villes de province. Au sein de cette croissance, toutefois, les évolutions sont contrastées. Sur l’évolution annuelle, on constate une certaine stagnation des commerces de loisirs. D’après le rapport, la baisse des librairies et de la presse, comme de la photographie, s’amplifie par rapport à la période précédente 2007-2011. En effet, le nombre de librairies a chuté de 10% avec la fermeture de 83 établissements.

Cette baisse importante s’explique en partie par l’impact du e-commerce, explique le rapport, même s’il est difficile d’évaluer la véritable influence d’Internet. L’emplacement de ces librairies est également un facteur important et tous les arrondissements parisiens ne sont pas touchés de la même manière. Les V et VIe arrondissements bénéficient encore d’une protection particulière.

Pour protéger ses librairies, la France a mis en place un prix minimum et une loi anti-Amazon.

Malgré tous, les gens délaissent les librairies pour l’achat en ligne et le livre numérique. Espérons que les technophobes nationalistes du Québec vont en prendre bonne note.


12 mars 2015

Perdre la foi Économie En Citations Philosophie

Coluche

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Citation de Coluche (1944-1986), humoriste français, à propos du socialisme…

« Les socialistes ont eu tort de venir au pouvoir. Ils auraient dû faire comme Dieu: ne jamais se montrer pour qu’on continue à y croire. »


12 mars 2015

Le couple de la Polytechnique Économie En Chiffres Québec

La ville de Québec est-elle en train de se montréaliser ?

Cette semaine, l’institut de la statistique du Québec a rendu publics les chiffres sur la migration interrégionale au Québec en 2013-2014. Sans surprise, on peut constater encore une fois que beaucoup de Montréalais quittent leur île.  Une conséquence prévisible des taxes trop élevées, des infrastructures décrépies et des maisons devenues trop chères.  Mais contrairement aux Gaspésiens qui quittent leur région pour aller vivre un peu partout au Québec, les gens de Montréal vont vivre dans les banlieues limitrophes comme Laval, Longueuil ou Vaudreuil-Soulanges.  Bref, les gens demeurent attachés à Montréal, mais pas au point d’avoir à subir les désagréments devenus trop nombreux.

Est-on en train de voir le même phénomène prendre racine à Québec ?  Les gens délaissent-ils la ville centrale avec ses taxes, ses nids de poule et ses maisons trop chères pour aller vivre en banlieue ?  Selon les plus récents chiffres, c’est fort possible.  Voici le taux net migratoire de la ville de Québec et de ses banlieues:

Labeaumegrad

La ville de Québec arrive en fond de classement, à peine mieux que Lévis…  Voilà un résultat étonnant pour une ville que l’on dit festive, dynamique et en pénurie de main-d’oeuvre.

Si la ville de Québec réussit à avoir, de peine et de misère, un taux positif, c’est en grande partie grâce à l’immigration des régions éloignées (Bas-St-Laurent, Saguenay, Gaspésie, Côte-Nord).  Bref, il se passe à Québec, à plus petite échelle pour le moment, la même chose qu’à Montréal  i.e. les gens qui habitent la ville se réfugient dans les banlieues souvent mieux administrées et où l’accès à la propriété est possible.

Un dernier point pour terminer.  Lors de l’annonce de la construction du Phare, j’ai pu entendre sur la radio de Québec que ce projet avait du sens puisque des milliers de Montréalais déménageaient maintenant à Québec.  En 2013-2014, le solde migratoire de la ville de Québec avec Montréal est négatif i.e. au final, 833 personnes habitant à Québec ont décidé d’aller vivre à Montréal.

Bref, Régis Labeaume a déjà déclaré gérer sa ville pour attirer « le couple de la Polytechnique ».  Pour le moment c’est raté, il ne semble pas être capable de retenir le couple de l’Université Laval.

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Migrations internes


12 mars 2015

Une gifle pour les enverdeurs Économie Environnement Europe Revue de presse

Liberation

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Les Suisses refusent massivement une taxe sur l’énergie
Libération

Deux initiatives populaires ont échoué dimanche auprès des électeurs suisses, qui ont très majoritairement refusé une défiscalisation des allocations familiales et ont balayé à 92% une taxe sur l’énergie proposée par des verts, selon les résultats officiels.

Cette taxe proposée par les Vert’libéraux sur les énergies non renouvelables se serait substituée au bout de cinq ans à la TVA pour ne pas aggraver la pression fiscale. Elle aurait pourtant fait grimper le prix de l’essence aux alentours de 5 francs suisses (4,67 euros), pas de quoi enthousiasmer les électeurs qui lui ont dit massivement non.

Les résultats sont partout identiques aussi bien en Suisse alémanique qu’en Suisse francophone, le Valais rejettant la proposition à 96,1%. Ce projet enregistre le plus mauvais résultat pour une initiative populaire depuis 1929. Fait très rare les électeurs de 33 communes ont voté à 100% contre le projet.

Les Suisses ont compris que les beaux discours sur l’économie verte, c’est de la merde.

Pas un hasard si les Suisses sont plus riches que les Québécois.


11 mars 2015

Sexisme syndical Économie Gauchistan Québec

Paradis fiscalHa, les syndicats…

Ces moteurs de justice sociale, de valeurs progressistes et d’égalité.  C’est bien connu, sans les syndicats pour mettre des bâtons dans les roues de l’infâme secteur privé, nous serions une société injuste, réactionnaire et sexiste…

Vraiment ?

Résultat d’une étude de l’institut de la statistique du Québec sur l’équité salariale qui a été publiée la semaine dernière.  Il va sans dire que nos médias ont préféré ne pas trop en parler.

Selon cette étude, pour des emplois comparables, les femmes qui occupent un emploi non syndiqué font 88,9% du salaire de leur équivalent masculin.  Dans le secteur syndiqué, cette proportion n’est que de 88,1% !  La différence est minime, mais néanmoins mesurable !

Bref, la prochaine fois qu’un syndicalleux voudra vous faire croire qu’il est un grand ambassadeur de l’égalité homme/femme, vous pourrez en rire !

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Dans les entreprises privées de 200 employés et plus, les femmes professionnelles sont en moyenne moins bien rémunérées que les hommes