Antagoniste


25 avril 2013

Le déclin tranquille (XXIII): la scolarité des Québécois Canada Économie En Chiffres Québec

Voici une série de billets qui sera consacrée au déclin économique du Québec. Toutes les semaines, deux indicateurs économiques seront juxtaposés, histoire de voir dans quelle direction le Québec évolue…

Voici le poids relatif du Québec dans la fédération canadienne en ce qui a trait aux travailleurs avec 8 années et moins de scolarité et à la population totale:

Déclin Québec

En 1990, bien que la population québécoise représentait 25,3% de la population canadienne, 39,3% des travailleurs canadiens avec moins de 8 ans de scolarité vivaient au Québec.

En 2012, la proportion de la population québécoise est passée à 23,1%, et celle des travailleurs québécois avec moins de 8 ans de scolarité se chiffrait à 37,9%.

Autrement dit, depuis 2 décennies, la proportion québécoise de travailleurs avec moins de 8 ans de scolarité est presque le double de notre poids démographique dans le Canada.  Le pire, en aucun moment on ne peut voir une tendance indiquant une progression vers le point d’équilibre…

Pour que la proportion québécoise de travailleurs avec moins de 8 ans de scolarité rejoigne notre poids démographique, 250 000 personnes devraient retourner aux études.

Catastrophique.

Source:
Statistique Canada
Tableau 282-0004

À lire aussi:


14 novembre 2011

Frais de scolarité: dégeler les mentalités Canada Économie En Chiffres Québec

Puisque l’actualité s’y prête, quelques chiffres sur les frais de scolarité au Québec et au Canada.

Frais Scolarité Québec

Le Québec était la province avec les plus bas frais de scolarité en 1990 et en 2011.  C’est aussi l’une des provinces où les frais de scolarité ont le moins augmenté durant cette période.

Voici l’évolution des frais de scolarité au Québec en dollars constants.

Frais Scolarité Québec

En 1968, le Québec a gelé les frais de scolarité à 547$.  Depuis, ils n’ont été dégelés, de manière temporaire, qu’à seulement deux reprises, si bien qu’en 2011 ceux-ci étaient de 2 411$.

Si l’on tient compte de l’inflation, la somme de 547$ payée en 1968 représente l’équivalente de 3 472$ en 2011.  Donc, quand on compare l’évolution des frais de scolarité en dollars de 2011, le montant payé en 1968 est supérieur au montant payé en 2011.  Il est faux de prétendre que les frais de scolarité ont été gelés au Québec, car dans la réalité, en refusant de les indexer à l’inflation, ils ont été réduits.

Le résultat d’une telle politique ?

Frais Scolarité Québec

Que dire de plus…

En passant, une étude de Statistique Canada a confirmé que la hausse des frais de scolarité n’avait pas d’impact sur la fréquentation des universités.  Entre 1993 et 2001, les frais de scolarité ont augmenté de 77% au Canada. Durant cette même période, les jeunes de familles à revenu moyen ou faible n’étaient pas moins susceptibles de fréquenter l’université en 2001 qu’ils ne l’étaient en 1993. Conclusion: une hausse des frais de scolarité n’a pas d’impact sur l’accès à l’éducation.

Si les étudiants désirent un maintien du gel des frais de scolarité, ils devraient exiger que le gouvernement établisse des priorités en coupant dans certains postes budgétaires pour mettre plus d’argent en éducation.  Par exemple, ils pourraient réclamer la fin du programme de CPE ou de retraits préventifs, pour que cet argent soit réinvesti dans le réseau universitaire.

Le gouvernement prélève amplement d’impôts et de taxes pour maintenir un gel des frais de scolarité, il faut cependant que les politiciens et les étudiants réalisent que pour être efficaces, les dépenses de l’État doivent être bien ciblées dans quelques programmes bien précis au lieu d’être saupoudrées un peu partout.  Une chose est sûre, si le gouvernement persiste à vouloir intervenir un peu partout, puisque ses ressources sont limitées, il est irréaliste de demander un gel des frais de scolarité.

Alors, qui acceptera de sacrifier ses acquis pour en faire profiter les universitaires ?

Sources:
Statistique Canada
Frais de scolarité universitaires: 2011-2012, 2010-2011, 2009-2010, 2008-20092007-20082006-2007,  2005-2006 & Tableaux 385-0007

Ministère des finances du Québec
Groupe de travail sur la tarification des services publics


23 mars 2011

Frais de scolarité: pour un gel des déficits Canada Économie En Chiffres Québec

En 1968, le Québec a gelé les frais de scolarité à 547$.  Depuis, ils n’ont été dégelés, de manière temporaire, qu’à seulement deux reprises, si bien qu’en 2011 ceux-ci étaient de 2 415$.

Si l’on tient compte de l’inflation, la somme de 547$ payé en 1968 est équivalente à 3 491$ en dollar de 2011.  Donc, quand on compare l’évolution des frais de scolarité en dollars constants, le montant payé en 1968  est supérieur inférieur au montant payé en 2011.  Il est faux de prétendre que les frais de scolarité ont été gelés au Québec, car dans la réalité, en refusant de les indexer à l’inflation, ils ont été réduits.

Le résultat d’une telle politique ? Voici l’état lamentable dans lequel se retrouvent les établissements d’enseignement supérieur au Québec:

Frais Scolarite

Le bilan cumulé du Québec depuis 1993 est de -5 689$/étudiant contre +6 956$/étudiant dans le reste du Canada. Vous en connaissez beaucoup des business qui peuvent se permettre d’être déficitaire depuis 16 ans ?

Autres billets sur les frais de scolarité:

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 385-0007, 477-0015, 477-0013


14 septembre 2015

L’éducation à rabais Canada Économie En Chiffres Québec

La semaine dernière, Statistique Canada a rendu publics ses chiffres sur les frais de scolarité au Canada pour l’année 2015-2016. Les médias ont abordé la question, on a appris que le Québec avait les frais de scolarité les plus bas au Canada avec Terre-Neuve.  Mais permettez-moi de revenir sur la question en vous donnant des chiffres qui sont passés sous le silence…

Tout d’abord, les frais de scolarité des étudiants canadiens en fonction de leur domaine d’étude:

Université Québec

Ce qui frappe, c’est d’abord à quel point l’université ne coûte rien au Québec, 3 392$ de mois en moyenne pour l’ensemble des programmes. Ensuite, on remarque qu’au Québec tout le monde paye à peu près la même chose, une personne en sciences humaines va payer 3 600$ par année contre 3 320$ pour un dentiste.  Au Canada une année en sciences humaines coûte 5 368$ contre 18 934$ pour un dentiste !

Bref, on constate aisément que l’éducation au Québec se fait à rabais, peu importe le domaine d’étude.  Le problème: les produits de qualité sont rarement vendus à rabais, même que c’est plutôt l’inverse qui prévaut. Et malheureusement pour les Québécois, à cause des violences de 2012, cette situation ne pourra que se détériorer.

Mais il y a plus, voici la situation avec les étudiants étrangers:

Université Québec

C’est toujours moins cher au Québec, en moyenne 2 966$ par année. Si quelquefois la différence est minime, elle peut être considérable, comme en dentisterie, un écart de 29 759$.  Encore une fois, c’est dommage pour le Québec puisque c’est de l’argent qui n’entre pas dans les coffres du gouvernement pour financer l’éducation…  M’enfin, il se peut aussi que le Québec ne puisse pas charger plus cher parce que nos diplômes ne valent pas grand-chose…

Source:
Statistique Canada
Tableaux Frais de scolarité universitaires, 2015-2016


28 mai 2015

L’éducation, une priorité ? Canada Économie En Chiffres Québec

Je suis tombé sur des chiffres intrigants du côté de Statistique Canada, ça concerne l’éducation, plus spécialement l’éducation universitaire…

Voici la proportion des étudiants universitaires âgés entre 20 et 24 ans qui travaillent lors de leurs études:

Étudiants Québec

Le Québec est la 2e province où les étudiants universitaires travaillent le plus, devancée uniquement par la Manitoba.  En fait, le Manitoba et le Québec sont les deux seules provinces qui franchissent le seuil du 50%.

Comme je disais, ces chiffres sont intrigants, car on peut difficilement les expliquer.  Au Québec, les étudiants universitaires ne travaillent pas pour payer leurs frais de scolarité, nous sommes parmi les plus bas au pays, 2 743$ contre 5 959$ pour la moyenne canadienne.  Seul Terre-Neuve à des frais de scolarité plus bas (2 631$), c’est la Saskatchewan qui a les frais les plus élevés (6 659$).

Si autant d’étudiants universitaires travaillent au Québec malgré les faibles frais de scolarité, est-ce que parce que pour nos étudiants les études ne sont pas aussi prioritaires que dans les autres provinces ?

Source:
Statistique Canada
Indicateurs de l’éducation au Canada : rapport du Programme d’indicateurs pancanadiens de l’éducation


29 avril 2015

Une histoire de violence Coup de gueule Gauchistan Québec Terrorisme

UQAM

À entendre parler nos bons médias, la violence, la haine, l’intimidation, les arrestations et les injonctions sont des fléaux relativement nouveaux à l’UQAM et au cégep du Vieux-Montréal.

Vraiment ? Notre devise n’est-elle pas « je me souviens » ? Dans les faits, ces deux institutions traînent une longue histoire de violence… Une histoire si longue qu’il est surprenant que rien n’ait été fait pour réprimer ces deux maisons d’enseignement qui ont institutionnalisé la violence. Voyez par vous-même:

Vendredi 4 novembre 1988:

La Presse
La grève à l’UQAM tourne à la bagarre

La bagarre a éclaté hier matin devant les portes de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) alors que des étudiants voulant se rendre à leurs cours se sont heurtés à d’autres étudiants qui y font la grève depuis mercredi. […]

Tout a commencé un peu avant 10 heures, heure du début des cours à l’UQAM. Plusieurs dizaines de membres de l’Association générale des étudiants en sciences humaines, arts et lettres se sont massés devant les portes du campus principal de l’université, empêchant qui que ce soit d’entrer. Ces étudiants étaient pourtant depuis la veille sous le coup d’une injonction leur ordonnant de «cesser tout forme d’obstruction que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur des pavillons de l’UQAM». […]

C’est à ce moment-là que les policiers, qu’on avait vu plus tôt aux abords de l’université mais qui avaient disparu, sont arrivés. En les apercevant, les piqueteurs ont libéré les portes. Les agents ont pris place devant deux des entrées de l’université. A partir de ce moment-là, étudiants, employés et professeurs ont pu entrer sans être ennuyés.

Jeudi 29 mars 1990:

La Presse
33 étudiants sont arrêtés: la grève tourne au vinaigre au cégep du Vieux-Montréal

Deux étudiants ont été légèrement blessés et 33 autres ont été arrêtés, hier, alors que la police est intervenue à plusieurs reprises pour disperser les étudiants qui manifestaient devant le cégep du Vieux-Montréal.

Les étudiants du cégep sont en grève depuis une semaine pour protester contre le dégel des frais de scolarité universitaire. La direction du collège a obtenu mardi soir une injonction interdisant tout piquetage ou manifestation à moins de huit mètres des entrées, et limitant le nombre de piqueteurs à dix.

Cela n’a pas empêché une centaine de grévistes de se masser devant les portes du collège, hier matin, puis d’aller manifester à l’intérieur de l’institution. L’escouade anti-émeute de la police de la CUM est intervenue une première fois pour vider le collège.

Jeudi 25 novembre 1999:

La Presse
Manif contre Coke: 70 arrestations

Environ 150 étudiants de l’UQAM ont manifesté hier après-midi dans la rue Saint-Denis et sur le boulevard René-Lévesque pour dénoncer l’entente d’exclusivité entre Coca-Cola et l’université.

Le porte-parole de cette manifestation, Philippe Boucher, a indiqué que les étudiants voulaient sensibiliser la population à cette intrusion du secteur privé dans l’éducation et aux besoins financiers du système d’éducation. « On parle de baisses d’impôts, mais nous croyons que le gouvernement devrait plutôt réinjecter de l’argent dans l’éducation », a-t-il déclaré.

La police de la CUM a procédé à l’arrestation de 70 participants qui auraient bousculé des automobilistes et ignoré les avertissements des policiers. « Je crois qu’il s’agit de gestes isolés. Je peux vous dire que les étudiants de l’Association étudiante du module de science politique de l’UQAM que je représente voulaient que ça reste pacifique. C’est immoral d’enfermer 70 étudiants simplement pour avoir manifesté », a commenté M. Boucher.

Samedi 19 octobre 2002:

Le Devoir
Cette fois, les profs ont peur

Une grève des étudiants du département d’histoire de l’UQAM indispose les professeurs au point où ils jugent leur sécurité menacée, se disant victimes de violence verbale, d’intimidation et de menaces.

La grève étudiante à l’Université du Québec à Montréal est presque chose courante, mais celle-ci, aux dires du Syndicat des professeurs de l’UQAM et de l’administration de l’université, ne se fait pas « dans le respect des personnes, y compris de leur sécurité », tel que l’a expliqué hier le doyen de la faculté des sciences humaines, Robert Proulx, incapable toutefois de chiffrer le nombre de plaintes formulées par des professeurs ou des étudiants autour de ce conflit particulier.

« Le SPUQ ne peut demeurer indifférent à la situation de violence verbale, d’intimidation et de menaces dont ont fait l’objet plusieurs de ses membres depuis quelque temps », écrivait cette semaine le comité exécutif du syndicat à la communauté universitaire. « On a déjà connu ça, les grèves mais il faut que ce soit fait dans le respect des personnes, ce qui n’est clairement pas le cas ici », explique Marc Lagana, président du SPUQ, joint hier au téléphone.

Lundi 17 mars 2008:

Le Devoir
Une injonction inacceptable: Collectif de professeurs de l’UQAM

Depuis plusieurs semaines, des associations étudiantes de l’UQAM sont en grève et pratiquent diverses formes d’actions militantes pour exprimer leur inquiétude devant la crise financière que traverse l’université et les dérives qu’impliquerait la mise en oeuvre d’un plan de redressement irréaliste.

Dans un coup de force sans précédent, l’UQAM a obtenu, vendredi dernier, un jugement de la Cour supérieure du Québec qui ordonne «aux membres des associations [étudiantes] défenderesses, à leurs représentants, officiers et à toute autre personne agissant ou non sous leurs instructions, direction, contrôle et participant ou non à leurs activités de cesser immédiatement tout attroupement ou manifestation aux accès, sorties et à l’intérieur des pavillons et résidences […] et dans un rayon de 100 mètres de ceux-ci».

Cette ordonnance est la version temporaire d’une injonction demandée par l’UQAM. L’injonction est assortie d’une peine constituée d’une amende de 50 000 $ avec ou sans emprisonnement jusqu’à un an pour qui la transgresserait. Elle fait suite à de très nombreuses interventions du Service de police de la Ville de Montréal, dont les agents ont régulièrement investi l’établissement d’enseignement depuis quelques semaines.

J’aurais pu poursuivre longtemps, il existe des dizaines d’exemples de ce type…

La violence gratuite et la haine aveugle c’est vieux comme le monde à l’UQAM et au cégep du Vieux-Montréal, ça fait partie de leur ADN.  Si les Québécois étaient un peu plus fiers, on fermerait ces deux incubateurs d’intolérance pour ensuite faire comme s’ils n’avaient jamais existé…


13 avril 2015

Où se cache l’austérité ? Canada Économie Québec

SocialismePour trouver l’austérité, il faut sortir du Québec…

La semaine dernière, la Nouvelle-Écosse a dévoilé son budget.  Voici quelques mesures prises par une province qui semble avoir un peu plus de courage que nos 125 pâtes molles à l’Assemblée nationale…

1-La Nouvelle-Écosse va augmenter son budget de la santé de 0,8%. Au Québec, la bonne gauche a déchiré sa chemise parce que l’augmentation prévue est de… 1,4% !

2-La Nouvelle-Écosse a aussi décidé de déplafonner ses frais de scolarité, cette année les universités néo-écossaises seront libres d’augmenter leurs frais de scolarité autant qu’elles veulent. Rappelons qu’en ce moment, une session universitaire en Nouvelle-Écosse coûte 6 440$, contre seulement 2 743$ pour le Québec.  Avant l’augmentation de cette année, la Nouvelle-Écosse avait déjà les 3e frais les plus élevés au Canada.

3-La Nouvelle-Écosse a aussi sorti la hache en culture.  Les crédits d’impôt pour la télévision et les films seront coupés de 75% !  Pendant ce temps, l’auge à cochon est toujours pleine pour les artistes du Québec; ce samedi les pâtes molles du gouvernement ont fait un chèque chèque 30 millions pour le théâtre de Robert Lepage, un artiste qui devrait être capable de se passer de notre argent si son talent était réel…

Bref, s’il y a un début d’austérité en Nouvelle-Écosse, il n’y a rien de tel au Québec.  Ceux qui parlent d’austérité au Québec démontrent uniquement qu’ils sont carencés intellectuellement.


3 mars 2015

Le PQ et le FN Coup de gueule France Gauchistan Québec

La Presse nous a appris hier que des gens de l’entourage de Bernard Drainville avaient envisagé de s’associer au Front national pour dénoncer la décision des libéraux de hausser les droits de scolarité des étudiants français.

Sur Twitter, Barnard Drainville s’est empressé de nier toute filiation entre le PQ et le FN:

Front National

Le FN  véhiculerait des valeurs contraires aux PQ ?  Vraiment ?  Voici quelques valeurs du Front national:

  • Le FN est contre l’austérité (ici)
  • Le FN est pour la nationalisation des ressources naturelles et de certaines industries (ici)
  • Le FN est contre la mondialisation (ici)
  • Le FN croit que l’État doit entraver le capitalisme (ici)
  • Le FN est en faveur des politiques keynésiennes (ici)
  • Le FN appuie les politiques identitaires du PQ (ici)
  • Le FN est contre le néolibéralisme (ici)
  • Le FN est pour l’achat local (ici)
  • Le FN est contre les riches (ici)
  • Le FN est un parti environnementaliste (ici)
  • Le FN est contre la privatisation des services publics (ici)
  • Le FN est pour l’État providence (ici)
  • Le FN est pour des mesures protectionnistes (ici)
  • Le FN veut devenir indépendant du pétrole (ici)
  • Le FN est pour une version radicale de la laïcité (ici)
  • Le FN veut baisser les seuils d’immigration (ici)
  • Le FN est pour la souveraineté alimentaire (ici)

Je pourrais continuer longtemps comme ça, la liste semble infinie. Mais je pense que vous avez déjà compris que contrairement à ce que raconte Bernard Drainville, le FN et le PQ c’est la même bouette réactionnaire.


10 novembre 2014

Charité bien ordonnée commence par soi-même Canada Économie En Chiffres France Québec

La semaine dernière, beaucoup de Québécois ont probablement appris qu’en vertu d’une entente signée en 1978, les étudiants français qui fréquentent les universités québécoises payent exactement les mêmes frais de scolarité des étudiants d’ici et non pas le tarif normalement imposé aux étudiants étrangers.  Pour le Québec, les 12 495 étudiants français représentent une dépense de 50 millions de dollars.  Les étudiants québécois qui vont étudier en France ont aussi droit au même privilège, mais puisque l’accès se limite aux universités publiques, des institutions franchement médiocres, c’est à peine un millier de Québécois qui va étudier en France.

Au moment où le gouvernent déploie des efforts considérables pour équilibrer le budget, il est intéressant d’analyser les frais de scolarité payés par les étudiants étrangers au Canada et au Québec (années la plus récente, statistiques non disponibles pour certaines provinces):

Scolarité français

Scolarité français

Scolarité français

Scolarité français

Au Québec, les frais de scolarité ne sont pas uniquement bas pour les Québécois, mais aussi pour les étrangers, dans plusieurs cas, 2 fois moins cher qu’au Canada.

Que peut-on en conclure ?  De deux choses l’une; soit nos universités sont médiocres et nous ne pouvons pas changer plus aux étrangers pour un diplôme qui n’a pas beaucoup de valeur, soit nos universités sont aussi bonnes que les autres, mais que les Québécois sont très généreux.

Dans un cas comme dans l’autre, c’est un problème quand on a 270 milliards de dettes.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux: 477-0021, 477-0022, 477-0023 & 477-0024