Antagoniste


11 mars 2013

Patrick Lagacé et les génuflexions Coup de gueule Gauchistan Québec

La semaine dernière, Patrick Lagacé a fait un gros caca nerveux parce que Céline Galipeau n’a pas été assez dure avec Mgr Marc Ouellet lors d’une entrevue réalisée pour le Téléjournal…  Patrick Lagacé est bien placé pour faire la leçon aux autres, car lui les questions softball il ne connaît pas ça; Patrick Lagacé pose les vraies questions et il ne craint jamais de choquer son invité en lui livrant le fond de sa pensée.

Pour preuve, cet extrait d’une entrevue réalisée avec Gabriel Nadeau-Dubois, un chef d’œuvre de hard-hitting journalism qui sera sans doute utilisé comme matériel pédagogique dans les cours d’ATM.  Attention, ça déménage!

Vraiment un grand moment de journalisme, pas comme Céline Galipeau qui est à genou devant ses invités !

MISE-À-JOUR

Patrick Lagacé avec le 2 août 2011 avec Sam Hamad, le ministre des transport de l’époque…

Le ton est légèrement différent quand on ne fait pas partie de la bonne gang.


26 janvier 2012

Arguing with Idiots: Patrick Lagacé Arguing with Idiots Élection 2012 États-Unis Philosophie

…Il me fait plaisir de satisfaire les requêtes reçu sur twitter à propos d’un billet de Patrick Lagacé…

L’affaire a fait grand bruit, cette semaine le gardien des Bruins de Boston a refusé de se rendre à la Maison-Blanche pour assister à une cérémonie où étaient invités les derniers gagnant de la coupe Stanley.  Voici comment Thomas a expliqué sa décision:

Tim Thomas

«I believe the Federal government has grown out of control, threatening the Rights, Liberties, and Property of the People. This is being done at the Executive, Legislative, and Judicial level. This is in direct opposition to the Constitution and the Founding Fathers vision for the Federal government.

“Because I believe this, today I exercised my right as a Free Citizen, and did not visit the White House. This was not about politics or party, as in my opinion both parties are responsible for the situation we are in as a country. This was about a choice I had to make as an INDIVIDUAL.»

Il n’en fallait pas plus pour que Patrick Lagacé saute un plomb. Selon les dires du gardien de la révolution de la rue St-Jacques, Tim Thomas est un… EXTRÉMISTE !!!

Amusant, parce que dans le passé, ce même Patrick Lagacé a déjà qualifié le président Bush de nazis, et ce, deux fois plutôt qu’une, de liberticide, de criminel de guerre et de fasciste.

Résumons.

Quand Tim Thomas refuse de se rendre à la Maison-Blanche parce qu’il considère que le système politique aux États-Unis empiète sur les libertés des citoyens, cela fait de lui un imbécile et un extrémiste. Mais quand Lagacé accuse l’Administration Bush d’être des fachos, des nazis et des tyrans, cela ne fait pas de Lagacé un extrémiste, mais un citoyen engagé…

Pourtant on peut facilement imaginer que si Tim Thomas avait refusé l’invitation de Bush, Lagacé aurait salué cette initiative. Il ne peut en être autrement, je ne peux pas imaginer que Patrick Lagacé critique une personne parce qu’elle a décidé de boycotter une personne qu’il considère comme étant une réincarnation d’Hitler…

Le plus drôle dans toute cette histoire c’est que les États-Unis de Bush ne sont pas vraiment différents de ceux de Barack Obama. Le président démocrate a certes réarrangé les chaises sur le pont du Titanic, mais fondamentalement les choses sont restées les mêmes: Gitmo est encore ouvert, les drones ciblent maintenant des citoyens américains, le Patriot Act a encore force de loi, la corruption a augmenté, le copinage bat son plein et Obama a même été plus loin en signant une loi qui autorise l’armée américaine à détenir de manière indéfinie et arbitraire des citoyens américains !

Donc, si Bush était un salopard qui menaçait les libertés civiles, on peut dire la même chose d’Obama. Alors, pourquoi traiter Tim Thomas d’extrémiste parce qu’il refuse une invitation d’Obama alors qu’il aurait été encensé par les médias pour avoir refusé une invitation de Bush ?

Patrick Lagacé se demande où était la droite quand Bush démantelait la liberté aux États-Unis, il a raison sur ce point, elle était nowhere to be found. Mais aujourd’hui, la droite est everywhere to be found sur ces enjeux, c’est la gauche qui a décidé de quitté le navire pour des raisons partisanes. Pourtant, si un républicain comme Newt Gingrich a le malheur d’être élu président, je suis persuadé que la droite de Tim Thomas aura la même opinion sur le système politique américain.

Mais plus fondamentalement, il est toujours troublant de voir un journaliste qui ridiculise les gens qui défendent le concept de liberté… Ils sont nombreux les gauchistes à avoir fait de la liberté un concept dont on peut ouvertement se moquer. Si Lagacé cherche des extrémistes, qu’il regarde du côté des gens pour qui la « libâââââtéééé » n’est plus une valeur sacrée, mais un objet de moquerie. Dissent is the highest form of patriotism

Pour terminer, Lagacé nous parle de Kennedy, ce grand démocrate qui unissait tous les courants politiques. Lagacé semble ignoré qu’en 2012, si Kennedy était toujours en politique, ses politiques seraient à droite de celles des républicains modérés.

Autre texte que vous devez IMPÉRATIVEMENT lire sur ce sujet: Dérapage au 98.5fm


13 janvier 2012

Arguing with Idiots: Patrick Lagacé Arguing with Idiots Économie International

Hier sur les ondes du 98.5, Patrick Lagacé est revenu sur le terrible séisme qui a dévasté Haïti le 12 janvier 2010.  Idéologie oblige, Lagacé a affirmé que si autant de gens étaient morts, c’est parce qu’il n’y avait pas de gouvernement en Haïti.  Manière de dire que la philosophie libertarienne est en partie responsable du drame.

Mais comme c’est trop souvent le cas, Patrick Lagacé a émis une opinion sans tenir compte des faits.  Aucun gouvernement en Haïti ?  Voyons voir…

Haïti

Malheureusement pour Patrick Lagacé et malheureusement pour les Haïtiens, le gouvernement a le bras long…  Et n’oubliez pas, chaque procédure bureaucratique représente une occasion de corruption pour un fonctionnaire.

Patrick Lagacé affirme aussi que si les Haïtiens avaient eu un code du bâtiment plus sévère, il y aurait eu moins de morts.  Mais vu l’état d’extrême pauvreté des  habitants, ceux-ci auraient-ils eu les moyens de payer une maison 5 fois plus cher pour qu’elles répondent aux normes sismiques ?

Le problème d’Haïti ce n’est pas l’absence de gouvernement, c’est plutôt l’absence de liberté économique qui condamne sa population à être pauvre.

Source:
Doing Business
Doing Business Ranking


20 octobre 2011

Arguing with Idiots: Patrick Lagacé Arguing with Idiots Économie En Chiffres

Il est toujours déprimant d’être obligé de faire du fact checking avec un article publié dans un grand quotidien.  On est en droit de s’attendre que des journalistes, qui se disent professionnelles, fassent un minimum de recherche pour vérifier si les faits présentés dans leur article tiennent la route.  M’enfin, ce manque de rigueur me donne l’opportunité de démolir de fausses affirmations qui ont été répétées tellement souvent qu’elles ont fini par devenir des « vérités ».

Cette semaine, Patrick Lagacé a écrit un texte sur les « indignés » de Montréal, il les aime beaucoup.  Qu’importe, dans cet article Lagacé cite un « expert » qui affirme que depuis 30 ans les revenus de la classe moyenne ont stagné.

Mais est-ce vrai ?

La classe moyenne est un concept plutôt abstrait, mais selon moi la classe moyenne correspond à la tranche de la population dont le revenu appartient au troisième quintile.  Un quintile divise la population en cinq tranches de vingt pour cent.  Le premier et le deuxième quintile représentent la tranche la plus pauvre, le quatrième et le cinquième quintile représentent la tranche la plus riche.  Il reste donc le troisième quintile qui se situe entre les deux.

Voici donc l’évolution du revenu du troisième quintile depuis 30 ans.

Classe Moyenne

Par rapport à 1979, les revenus ont effectivement stagné, un gain d’à peine 5,9%. Par contre, au début des années 80 et 90, nous avons connu deux sévères récessions (en gris sur les graphiques) qui ont fait décroître le revenu des Canadiens de manière importante. Si au lieu de prendre 1979 comme année de référence, on sélectionne 1997, on constate que le revenu s’est accru de manière significative: 22,4%. À noter que depuis 1997, nous avons vécu une période intense de mondialisation, l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) a été signé en 1994.

Il n’est donc pas complètement faux de prétendre que le revenu de la classe moyenne a stagné depuis 30 ans, mais cette affirmation n’est pas tout entièrement vraie non plus puisque depuis dix ans, les gains ont été substantiels.  Chose certaine, sur la base de ces chiffres, on ne peut pas conclure que la classe moyenne disparaît.

Ensuite, « l’expert » interrogé par Patrick Lagacé affirme que les baisses d’impôts aux entreprises consenties par Ottawa montrent l’échec du keynésianisme (!) puisque cela ne s’est pas traduit par la création d’emplois.  Un « expert » qui dénonce le keynésianisme en définissant de manière erronée cette doctrine économique, de quoi en perdre son latin.

En 2000, quand Ottawa a commencé à réduire le taux d’imposition des corporations, le taux de chômage était de 6,8%.  En 2008, avant le début de la récession, le taux de chômage au Canada a été abaissé à 6,1%, un record pour le Canada.  Donc, des emplois ont forcément été créés.

On dénonce aussi la jobless recovery aux États-Unis, une situation qui, comme je l’ai expliqué, est attribuable au climat d’incertitude créé par les politiques socialistes de Barack Obama (ici & ici)

Pour terminer, Patrick Lagacé nous parle de Jeffrey Immelt, le président de General Electric qui dirige aussi le « Comité présidentiel sur les emplois et la compétitivité » de Barack Obama.  Patrick Lagacé souligne, à juste titre, que General Electric n’a pas payé un sou d’impôt en 2010 malgré des profits de 5 milliards.

Mais, Patrick Lagacé minimise cette histoire, en affirmant que tous les présidents, même les républicains, ont eu un « Comité présidentiel sur les emplois et la compétitivité ».  C’est totalement faux, ce comité a été créé le 31 janvier 2011.


15 août 2011

Arguing with Idiots: Patrick Lagacé Arguing with Idiots Économie En Chiffres États-Unis Récession

Jeudi dernier, Patrick Lagacé a publié l’image suivante sur son blogue:

Capitalisme ?

La courte explication donnée dans le billet, « Les riches et les puissants d’abord… » laisse penser que selon le défenseur de la veuve et de l’orphelin de la rue St-Jacques, les riches s’en tirent bien quand l’économie s’effondre.

Mais est-ce vrai ?

Pour vérifier si tel était le cas, j’ai analysé ce qu’il advenait de la fortune des riches en période de récession.  Pour ce faire, j’ai regardé dans quelle mesure la part de la richesse totale détenue par les riches évoluait lors d’une récession aux États-Unis.

Voici donc les résultats de l’évolution de la part (et non pas la part, attention de bien faire la différence) de la richesse détenue par les riches:

Guerre Des Classes

Sauf quelques rares exceptions, les récessions affectent négativement le portefeuille des plus fortunés, il est donc faux de prétendre que ces derniers s’en tirent bien lorsque l’économie s’effondre.

Je tiens à vous rappeler aussi que les chiffres ci-haut représentent l’évolution de la part de la richesse nationale qui est monopolisée par les riches.  Ceci implique que dans la majorité des récessions, les riches diminuent leur monopole sur la richesse nationale.  Autrement dit, la richesse est répartie plus équitablement puisqu’elle est moins concentrée dans les mains de quelques personnes.

Aller savoir, c’est peut-être pour cette raison que Barack « le rouge » Obama s’acharne à mettre en place des politiques économiques qui prolongent la récession.  Peut-être espère-t-il ainsi avoir une société plus égalitaire.  Mais la seule égalité qu’il sera en mesure de mettre en place sera une égalité dans la misère.

M’enfin, tout ceci pour dire qu’une fois de plus Patrick Lagacé était dans l’erreur.  Dans la majorité des cas non seulement les récessions ne profitent pas aux riches, mais elles entraînent une meilleure redistribution de la richesse.  Mais si la récession permet de répartir plus équitablement la richesse, je connais bien peu de gens pour dire que cette répartition permet d’améliorer le sort des gens.  Qui ici est assez bête pour dire que les récessions améliorent le sort des travailleurs ? Voilà qui prouve qu’il est préférable de vivre inéquitablement dans la richesse que de vivre équitablement dans la pauvreté.

Source:
University of California Berkeley
Income and Wealth Inequality.Tables and Figures Updated to 2008, July 2010)


6 mai 2011

Arguing with Idiots: Patrick Lagacé Arguing with Idiots Canada Election 2011 En Vidéos

Patrick Lagacé est frustré parce que Stephen Harper a refusé de s’aplatir devant les journalistes lors de la dernière campagne électorale.

Que voulez-vous, les journalistes sont des gens avec de gros ego* qui aiment se faire traiter en princesse puisqu’ils s’imaginent livrer un service essentiel…

Pour la suite de l’argumentation, je cède la parole à Ezra Levant qui a dit tout ce qu’il avait à dire à propos du « syndrome Lagacé »:

Si l’on considère que la santé de la démocratie dépend de la diversité des points de vue qui peuvent s’exprimer sur la place publique, alors force est de constater que les journalistes, avec leur pensée unique et leur militantisme, représentent une menace bien plus grande à la démocratie que le gouvernement Harper.

*Parlant d’ego, ceux qui sont passés devant les bureaux de La Presse à Montréal ont pu remarqué des affiches tailles géantes des « veudettes » de La Presse… Le but de La Presse ce n’est pas de diffuser la nouvelle via ses journalistes, mais plutôt de diffuser ses journalistes via la nouvelle.


5 décembre 2010

Arguing with Idiots: Patrick Lagacé Arguing with Idiots Environnement Québec

Sur son blogue, Patrick Lagacé a décidé de se foutre de la gueule de Denis Gravel. Malheureusement pour ce membre de la nomenklatura du Plateau, l’exercice s’est retourné contre lui…

Voici donc ce que Patrick Lagacé a déclaré sur son blogue:

Cyberpresse
La « Clique de Limoilou » : la bêtise des étiquettes

Le bout de plus drôle de la discussion entre Gravel et son coanimateur ? Celui où ils entrent dans la gang des conspirationnistes qui croient au règne des Reptiliens. Extrait, dans la discussion des périls qui nous guettent, si on écoute les écologistes :

Gravel : Ce raisonnement-là, ultimement, amène au contrôle des naissances, parce que l’humain pollue. Tsé, si vous voulez vous rendre là, tsé, allez-y mais moi, je vais rester icitte.

Le coanimateur : On va interdire aux gens de se reproduire. Rendu là, c’est la prochaine étape. Tu vas entendre ça dans la bouche des artistes québécois prochainement.

Ainsi donc, selon Patrick Lagacé,  prétendre que les éco-fascistes seraient favorables aux contrôles des naissances est tout aussi ridicule que de croire à une conspiration reptilienne…

Really…

L’organisation écologiste britannique « Optimum Population Trust » a proposé il y a 3 ans que les pays industrialisés réduisent leur population de moitié pour contrer les effets des changements climatiques.  Mais Lagacé va sans doute me répondre que cet exemple ne compte pas, parce que le Royaume-Uni c’est loin du Québec…

Alors, on pourrait parler de John Holdren, le directeur du comité pour la science et la technologie de la Maison-Blanche, qui a déjà envisagé de sauver la planète en ajoutant dans l’eau potable un produit pour rendre les gens infertiles.  Mais Lagacé va sans doute me répondre que cet exemple ne compte pas, parce que les États-Unis c’est loin du Québec…

Alors, on pourrait parler de David Suzuki qui, de passage à Montréal, a déclaré à une journaliste de La Presse que pour protéger l’environnement, il fallait limiter la croissance démographique:

Mettons que Patrick Lagacé a raté une belle occasion de se taire (et dans son cas, ce ne sont pas les occasions qui manquent).

Cliquez ici pour lire la suite »


1 septembre 2010

Arguing with Idiots: Patrick Lagacé Arguing with Idiots États-Unis Philosophie

De sa chaire, du haut du Plateau Mont-Royal, Patrick Lagacé a déclaré: « Donc, la face ‘légitime’ d’un mouvement de crackpot composé de gens qui croient vraiment qu’Obama est un socialiste, un communiste, un nazi (il y a là des contradictions, mais ces contradictions échappent aux fêlés de l’ultra-droite américaine) ».

Ainsi donc, il faudrait être fêlé pour considérer qu’il n’y a pas de contradiction entre le nazisme et le communisme.

Il semble qu’un certain journaliste de La Presse ait besoin d’une petite leçon d’histoire.

Débutons avec une citation d’Hitler qui a déjà fait l’objet d’un billet il y a quelques semaines:

Mystère

« Il est nécessaire que l’individu réalise que son propre ego n’a pas d’importance par rapport à l’existence de sa Nation; que son ego doit être encadré par les besoins de sa Nation dans son ensemble. D’autant plus que l’esprit de la Nation vaut beaucoup plus que les simples libertés et volontés d’un seul individu. Cet esprit national, qui subordonne les intérêts de l’ego individuel aux besoins de la communauté, est le premier principe de toute culture humaine. Nous devons accepter que l’individu doive faire des sacrifices pour sa communauté et pour son prochain. »

Dans ce discours prononcé en 1933, Hitler explique en quoi consiste l’idéologie nazie. On peut constater que pour cette doctrine politique, la nation plus importante que l’individu. Cette idée constituait aussi la pierre angulaire du communisme: l’individu ne compte pas et par conséquent, il peut être sacrifié au nom du bien commun.

En résumé, les communistes et les nazis disent que les individus sont trop stupides pour être propriétaire de leur vie. Ainsi, il est légitime d’avoir un régime politique autoritaire qui imposera ses dictats au nom du bien commun. Pour les nazis et les communistes, plaquer un couteau sous la gorge d’un être humain pour le forcer à vivre d’une certaine manière est une chose nécessaire. En somme: aucun individu n’est plus important que la société à laquelle il appartient.

Friedrich Hayek avait très bien expliqué la filiation idéologique qui existe entre les régimes communistes et nazis dans son ouvrage « La Route de la Servitude »:

Friedrich Hayek

« Long before the Nazis, too, the German and Italian socialists were using techniques of which the Nazis and Fascists later made effective use. The idea of a political party which embraces all activities of the individual from the cradle to the grave, which claims to guide his views on everything, was first put into practice by the socialists.

By the time Hitler came to power, liberalism was dead in Germany. And it was socialism that had killed it. To many who have watched the transition from socialism to fascism at close quarters the connection between the two systems has become increasingly obvious, but in the democracies the majority of people still believe that socialism and freedom can be combined.

It is true, of course, that in Germany before 1933, and in Italy before 1922, communists and Nazis or Fascists clashed more frequently with each other than with other parties. They competed for the support of the same type of mind and reserved for each other the hatred of the heretic. But their practice showed how closely they are related. To both, the real enemy, the man with whom they had nothing in common and whom they could not hope to convince, is the liberal of the old type [i.e. libertarian]. While to the Nazi the communist, and the communist the Nazi, and to both the socialist, are potential recruits who are made of the right timber, although they have listened to false prophets, they both know that there can be no compromise between them and those who really believe in individual freedom. »

La prochaine fois que quelqu’un vous racontera que le nazisme est une idéologie d’extrême-droite, rappelez-vous que cette doctrine politique repose sur les mêmes fondations idéologiques que le socialisme. Il ne faut pas oublier non plus que l’eugénisme a été créé par le mouvement progressiste au début du 20e siècle.

Avant de donner des leçons, Patrick Lagacé devrait plutôt penser à faire ses devoirs.

À propos de la dévotion que porte Patrick Lagacé envers Paul Kurgman:

En bonus…

Cliquez ici pour lire la suite »


10 août 2011

Arguing with Idiots: Lagacé, Dutrizac, Marissal, etc… Arguing with Idiots Économie En Chiffres États-Unis Récession

Pourquoi une personne comme moi, qui s’informe dans ses temps libres, en sait-elle plus que des gens dont le métier est de s’informer ?  C’est une question que je me pose régulièrement et je n’ai toujours pas trouvé la réponse…

Cette semaine, nos médias s’en sont donnés à coeur joie à propos du relèvement du plafond de la dette aux États-Unis.  Selon des apôtres de la pensée unique tels que Patrick Lagacé, Vincent Marissal, Benoit Dutrizac et j’en passe, la seule solution passe par une hausse des impôts.  Bien entendu, ceux qui s’opposent à un relèvement de l’assiette fiscal, comme le Tea Party, sont des imbéciles.

Au-delà de ces réactions émotionnelles, voici les faits.

Tout d’abord, voici quelques chiffres que j’ai présentés avant mes vacances (tout est en dollars constants).

En 2011, les États-Unis ont collecté des revenus fiscaux équivalents à 7 236$/habitant. Sans alourdir la fiscalité, les États-Unis pourraient équilibrer leur budget en ramenant leurs dépenses au même niveau qu’en 2000, soit 7 232$/habitant.    Toujours sans toucher à l’assiette fiscale, si les dépenses étaient ramenées au même niveau qu’en 1997, soit 7 028$/habitant, le budget américain aurait un surplus de 65 milliards de dollars.

En bref, les républicains ont raison de rejeter du revers de la main tout compromis sur une hausse d’impôt puisqu’il est possible, de manière réaliste, d’équilibrer le budget en coupant uniquement dans les dépenses.

Mais voici la pièce de résistance.

En 2009, deux économistes de l’université Harvard ont publié une étude dans laquelle on a analysé les 107 réformes fiscales réalisées dans 21 pays de l’OCDE sur une période de 37 ans, pour déterminer lesquelles ont été en mesure de réduire le niveau d’endettement des pays.  Le résultat est clair, net et sans appel:

Austérité Économique

107 réformes dans 21 pays sur une période de 37 ans ne peuvent mentir: le seul moyen efficace de réduire l’endettement passe par une réduction des dépenses et des impôts/taxes. N’en déplaise à tous les gauchistes de ce monde, les faits parlent d’eux-mêmes: les pays qui ont opté pour le compromis en coupant dans leurs dépenses et en augmentant leur assiette fiscale ont tous empiré leur niveau d’endettement. Sans compter sur le fait qu’aux États-Unis, pour équilibrer le budget en taxant les riches (revenus supérieurs à 250 000$), leur taux d’imposition devrait être de 134%.

Maintenant, analysons quelles étaient les positions du Tea Party, un groupe de malades mentaux selon Patrick « Loose Cannon avec des lunettes fumées » Lagacé.

Premièrement pour relever le plafond de la dette, les politiciens du Tea Party voulaient une Loi sur le déficit zéro.  Je suppose que Lucien Bouchard est un malade mental pour avoir fait la même chose au Québec en 1996.

Ensuite, les politiciens du Tea Party voulaient un retour à l’équilibre budgétaire sur une période de 7 ans. À titre indicatif, dans son dernier budget, le gouvernement Charest prévoit un retour à l’équilibre budgétaire sur une période de 3 ans. Des malades mentaux le Tea Party ?  Vraiment ?  Le plan final adopté par le Congrès américain prévoit une augmentation de la dette américaine de 7 billions de dollars au cours de la prochaine décennie.  Cette proposition c’est comme si dans son dernier budget Jean Charest avait annoncé une augmentation de la dette du Québec de 184 milliards de dollars !!!

On a qualifié de malades mentaux et de dangereux extrémistes les politiciens du Tea Party, pourtant leurs demandes sont plus à gauche que celles des politiciens québécois !  Comme quoi les médias québécois, aveuglés par leurs émotions et leur partisanerie, ont complètement perdu la carte dans toute cette histoire.

Sources:
Office of Managenent and Budget
Historical Tables Budget of the U. S. Government

Department of Economics Harvard University
Large changes in fiscal policy: taxes versus spending

Mais je n’ai pas fini, pour ceux que ça intéresse, je poursuis mon travail de démolition des arguments de Patrick Lagacé…

Cliquez ici pour lire la suite »