Antagoniste


27 mai 2013

La solidarité mondialisée Économie En Chiffres International Mondialisation

En 2000, l’ONU avait exprimé le souhait de réduire de moitié la proportion de gens vivant dans l’extrême pauvreté (revenu inférieur à 1,25$/jour) d’ici l’an 2015.  Objectif irréaliste ?  Pas du tout, voyez par vous-même:

Mondialisation

À l’échelle mondiale, l’extrême pauvreté est passée de 43,05% en 1990 à 20,63% en 2012, une réduction de 52,1% qui permet d’atteindre le but fixé en 2000 avec 5 années d’avance !  La population mondiale a augmenté de 2,4 milliards de personnes entre 1981 et 2010, mais le nombre de gens vivant dans la pauvreté extrême a été réduit de 723 millions de personnes.

Élément important de l’histoire, la mise en place du processus de mondialisation au début des années 90 qui s’est concrétisé en 1995 avec la fondation de l’Organisation Mondiale du Commerce qui a permis d’enclencher le processus de néo-libéralisation des économies.  Les véritables progrès contre la pauvreté extrême ont été observés au moment où les marchés se sont libéralisés i.e. la mondialisation, qui a été accélérée par le travail de l’OMC, a permis une meilleure redistribution de la richesse.

Voici dans quelle proportion la pauvreté extrême a été réduite depuis la création de l’OMC:

  • Europe et Asie centrale: -80,4%
  • Asie de l’est & Pacifique: -75,4%
  • Amérique latine: -51,5%
  • Moyen-Orient & Afrique du Nord: -49,4%
  • Asie du sud: -40,0%
  • Afrique sub-saharienne: -18,4%
  • MONDE: -49,7%

Dans le cas de l’Asie de l’Est du Pacifique, les progrès sont absolument phénoménaux.  Voici comment a évolué la proportion de gens gagnant moins de 2,50$/jour:

Mondialisation

Une réduction de 52,4% depuis la fondation de l’Organisation Mondiale du Commerce.

La région du monde où les progrès ont été les plus faibles, l’Afrique sub-saharienne, est aussi la région qui a été la moins mondialisée.  Ce qui a fait dire à Johan Norberg:

« Is the problem here lack of access to clean water? No. Is it starvation? No. Is it lazyness? Definitely not. No, it’s poverty due to lack of growth, due to lack of reform. Everything else is just a symptom of that. In fact, even the biggest horrors – famine and war – have political causes. No democracy has ever been inflicted by a famine, and no two democracies have ever made war on each other. Africa has been subjected by socialism, gangster rule and protectionism. Africa has not been too globalized; it has been too marginalized. »

Les altermondialistes sont d’une hypocrisie honteuse, doublée d’une morale plus que douteuse. Pour eux, il est plus légitime que les Africains meurent de faim plutôt que de se faire « exploiter par le néo-libéralisme »  pour augmenter leur niveau de vie. On dirait bien que les néolibéraux sont plus solidaires qu’on le dit et que les altermondialistes sont plus égoïstes qu’on le pense…

Source:
Banque Mondiale
PovcalNet: an online poverty analysis tool


7 mai 2013

Bangladesh, une vérité qui dérange Économie En Vidéos International Mondialisation

Sweatshop

L’effondrement de l’édifice Rana Plaza, une sweatshop située au Bangladesh, représente une tragédie sans nom…  Par contre, s’il est normal de s’indigner des risques pris par le propriétaire des lieux et d’exiger que la justice punisse le responsable, il ne faudrait pas jeter le bébé avec l’eau du bain…

Dans Le Devoir, on décrit les sweatshop bangladeshies comme étant des « ateliers de misère ».  Certains vont même jusqu’à dire que ces usines appauvrissent les pays dans lesquels elles s’installent.  La réalité est tout autre…  Voici une vérité qui risque de déranger les gauchistes…

Au Bangladesh, le salaire horaire dans les sweatshops est de 52¢/h*.  Cela peut sembler très peu, la plupart diront même que les ouvriers sont exploités.  Donc, une personne travaillant 8 heures par jour dans un sweatshop aura droit à un salaire quotidien de 4,16$*. Ce qu’il faut savoir c’est qu’au Bangladesh 76,5% de la population vit avec moins de 2$* par jour !

Donc, travailler 8 heures par jour 5 jours par semaine dans une sweatshop bangladeshie permet de gagner 20,8$* par semaine.  Pendant ce temps, les ¾ de la population doivent se contenter d’un salaire hebdomadaire qui sera, dans le meilleur des cas, inférieur à 14$*.

Contrairement à ce qu’on peut entendre à gauche, les sweatshops n’appauvrissent pas les pays, ils les enrichissent !  Il ne s’agit pas ici de dire que le travail dans ses usines est facile ou que la tragédie du Rana Plaza est acceptable, mais seulement de prendre conscience que les sweatshops sont, pour beaucoup de gens dans les pays pauvres, un tremplin vers une vie meilleur, une opportunité de laisser à ses enfants une vie plus facile.  Ce n’est pas pour rien si des gens décident d’aller travailler dans les sweatshops, ils ne sont pas obligés, ils le font, car l’alternative est encore pire !  Donc, quand la gauche « solidaire » parle de faire fermer les sweatshops dites-vous bien ceci: qui veut faire l’ange fait la bête…

Pour bien comprendre l’utilité économique des sweatshops, deux extraits du documentaire « Globalisation is good » de Johan Norberg. Voici comment la mondialisation, via les sweatshops, peut sortir un pays de la pauvreté.

1-Comment les sweatshops rendent les Vietnamiens plus riches et plus instruits:

2-en une génération, grâce au sweatshops, Taïwan est devenue une capitale mondiale de la haute technologie:

*Tous les montants présentés dans ce billet sont exprimés en dollars internationaux ajustés au pouvoir d’achat.

Source:
Banque Mondiale
Bangladesh

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9 août 2011

Les libertariens avaient raison… Économie En Vidéos États-Unis International Récession

L’an dernier j’ai fait un billet à propos du documentaire « Overdose », réalisé par Johan Norberg, et qui traite de la prochaine crise économique qui nous frappera. Vu les dernier événement sur les marchés financiers, ce documentaire est plus pertinent que jamais (sûrement plus pertinent que le documentaire crypto-communiste diffusé par Radio-Canada)…

À VOIR ET À REVOIR ABSOLUMENT:

…In times of crisis people seek strong leaders and simple solutions. But what if their solutions are identical to the mistakes that caused the very crisis? This is the story of the greatest economic crisis of our age, the one that awaits us…

Lorsque la prochaine crise frappera (nous sommes peut-être déjà dedans…) personne ne pourra dire que les libertariens n’ont pas prévenu les gens…


16 décembre 2010

Liberté ou égalité Économie En Vidéos International Philosophie

Un preview du prochain documentaire de Johan Norberg:


1 octobre 2010

Les architectes de la prochaine crise Économie En Vidéos États-Unis Récession

Un documentaire de Johan Norberg, À VOIR ABSOLUMENT, à propos de la prochaine crise économique…  Le prix à payer, pour avoir mis en application les stupides préceptes de la religion keynésienne, sera très élevé…

En bref, voici ce que les illettrés économiques présents dans les médias québécois n’ont jamais osé vous dire…

In times of crisis people seek strong leaders and simple solutions. But what if their solutions are identical to the mistakes that caused the very crisis? This is the story of the greatest economic crisis of our age, the one that awaits us.

P.-S. Lundi prochain, je vais publier un nouveau billet dans la série « Arguing with Idiots ».  L’heureux élu, désormais un habitué de cette chronique, sera nul autre que Jean-François Lisée.  Pour l’occasion, je vais procéder à une démolition contrôlée de sa réplique au Maclean’s: Everyone is entitled to his own opinion, but not his own facts.   Ça devrait fesser aussi fort que la réplique faite à Jocelyn Coulon !


24 septembre 2010

Vive l’exploitation ! Économie En Vidéos International Mondialisation

June Arrunga & Johann Norberg à propos de la mondialisation:

« If trade is exploitation, then the problem in the world is that most of the people aren’t sufficiently exploited. »

Je vous invites à regarder quelques extraits du documentaire « Globalisation is good », de Johann Norberg, que j’ai publié en 2007:


25 juin 2010

Conférence alternative Économie En Vidéos International Récession

Du 28 juin au 3 juillet, l’Université de Montréal, via le CÉRIUM, fera ce que les universités québécoises font de mieux, c.-à-d. l’apologie d’une idéologie liberticide et corrompue, j’ai nommé le socialisme.

Voici 2 conférenciers qui ne risquent pas d’être invités par le CÉRIUM:

Understanding the Financial Crisis, avec Johan Norberg:

The Bush/Obama Years, avec Dan Mitchell:


9 mars 2010

Le modèle suédois Économie En Vidéos Europe Québec

Au début des années 90, les finances publiques étaient en crise.  Qu’a fait la Suède pour remettre le pays sur la voie de la prospérité ?  Ils ont appliqué l’infâme modèle néo-libéral:

Et voici l’explication de Johan Norberg qui a déjà été le sujet d’un billet en 2008:

En Suède, on a libéralisé l’équivalent d’Hydro-Québec et les transports en commun de même les postes ont été confiés au privé. De plus, les gens ont désormais la possibilité de se retirer du système de pension ou d’assurance-chômage pour aller vers le privé.

Les réformes néo-libérales ont aussi permis l’introduction de bons en éducation (voucher) et le privé a une place de choix dans le système de santé. Du côté de la fonction publique, la rémunération les employés de l’État s’effectue selon la performance et non plus uniquement selon le principe d’ancienneté.

Et que fait le gouvernement suédois en ce moment pour contrer les effets de la récession ? Il diminue le fardeau fiscal de la population ! Notez aussi que la Suède a refusé de sauver le constructeur automobile SAAB de la faillite.

Avis au gouvernement Charest: le modèle suédois a démontré qu’il était possible d’assainir les finances publiques autrement qu’en taxant les gens. Par contre, il faut avoir un certain courage politique pour agir de la sorte, car un parti qui proposerait des mesures économiques similaires à celle de la Suède serait automatiquement qualifié de nazi par la clique du plateau.


10 octobre 2009

Qui veut faire l’ange fait la bête Économie États-Unis Récession

« Do not expect too much from new regulations. Tomorrow’s crisis is often a result of the solution to the last crisis. »

Cato Institute
Regulation and Its Unintended Consequences
by Johan Norberg

Johan NorbergMost bankers deserve the backlash they are experiencing right now. The absurd mistakes and sheer stupidity we have seen in the financial markets in the last decade are not what we were supposed to expect from the Masters of the Universe. And the cost of the bailouts gives a whole new meaning to the concept of « bank robber. »

But bankers are not the only ones we should look at in a new light. Another casualty of the crisis should be belief in the powers and virtues of government regulators, because their fingerprints are all over the crime scene as well.

There are 39,000 individuals working full time to regulate the financial markets in the U.S. alone. What did they do when the bubble was inflated? Well, they helped inflate it.

In the 1970s and 1980s, we learned that regulation of product markets caused many problems. The public choice school taught us that when regulators have to choose between increasing their powers and budgets and what improves society, they often choose the latter. Even well-meaning regulation often produces unintended consequences that turn small problems into big ones.

But when the financial markets seemed to be doing reasonably well, that criticism never really had an impact on the world of finance.

What a difference a crisis makes! A detailed anatomy of the bubble shows that many of the policies and regulations meant to reduce financial risk actually increased it. The most obvious example is the government’s policy of bailing out financial institutions to avoid crises, which made it more likely that they will engage in risky behavior. And the Fed’s attempt to abolish recessions with drastic reductions of the interest rate it sets resulted in the biggest credit bubble in history, and one of the worst recessions.

But there are several other examples in this crisis. In the 1970s, the SEC gave the big rating agencies a regulatory role. They got the right to officially define risk, and other investors were forced to abide by them; many funds were not allowed to invest in anything that was not considered investment grade, and other institutions were forced to hold more capital if they did.

This oligopoly was granted in order to control risk. But the institutions used their new role to inflate the ratings, and dangerous mortgage-backed securities were suddenly considered risk-free. The deal would get the same generous treatment even if it was structured by cows, as an analyst at a big rating firm said in an internal discussion. Since the cows paid well, and the market was forced to follow the ratings anyway, why not?

The banks did not hold these securities in a transparent way, but in the opaque « shadow banking sector,  » in an attempt to reduce risk. The smartest bank regulators in the industrialized world met for six years to produce the Basel agreements on capital requirements for banks. Their requirements made it expensive for banks to hold assets – like mortgage-backed securities – on their balance sheets, but very profitable to put them in non-transparent conduits or vehicles financed by short-term loans on the market.

So even if the best and the brightest introduce regulation because they think it is in mankind’s best interest, there are unintended consequences. Indeed, bureaucracies and governmental authorities also have their own agendas and their own interests, and sometimes that trumps social welfare. One reason why financial regulators did not notice what was going on was that they were engaged in turf war. One former SEC commissioner admitted that his agency failed to develop open marketplaces for mortgage-backed securities because it was « distracted. » The object of its time and resources: grabbing power from other government agencies by starting to regulate hedge funds and introduce new types of supervision of mutual funds.

We need to take another look at regulation. The world is a complex place, and often progress is made by trial and error. Introducing a standard means confining everybody to the present knowledge of the bureaucrats, and preventing individuals and businesses from adapting to new information as it is discovered. This cannot be avoided in every instance, but it is important to always evaluate it critically and to keep unregulated parts of the economy unregulated so that we don’t put all of our eggs in one basket.

The unregulated hedge funds were still standing and supplied the economy with liquidity when everything else failed last September, partly because they were not subject to the same capital requirements as other sectors. If the attempts to regulate them now were to succeed, we would give all financial actors the same Achilles’ heal. It might not be likely that this is the heel that will be hit the next time, but if it is, everybody falls at the same time.

Do not expect too much from new regulations. Tomorrow’s crisis is often a result of the solution to the last crisis.