Antagoniste


16 septembre 2015

Québec contre Montréal Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Faites le test…

Demander à un enfant gâté pourri de lui décrire son quotidien…  Il vous répondra invariablement qu’il est la cible des pires privations, qu’il est victime d’une négligence quasi criminelle et que ses parents lui empoisonnent la vie sans raison précise…  Plus l’enfant est gâté, plus il dressera un portrait sombre de sa situation…

Cette semaine, Richard Martineau s’est comporté comme un enfant gâté.  Voici ce qu’il écrivait le dimanche dernier dans le Journal à PKP:

« Depuis le temps que les résidents de Québec voient passer le plat de bonbons sous leur nez sans pouvoir piger dedans («Un stade pour Montréal, une Grande Bibliothèque pour Montréal, une Maison symphonique pour Montréal…»), c’est maintenant à leur tour de plonger. »

La belle ville de Québec, l’éternelle victime des sales Montréalais…  La ritournelle est connue, on peut l’entendre presque à tous les jours dans certaines radios de Québec qui aiment jouer à la victime pour mieux casser du sucre sur le dos de Montréal…  Cette activité puérile semble les rassurer…

Mais est-ce vrai ?  Est-ce que Montréal a pigé dans le plat de bonbon obligeant Québec à se contenter d’une assiette vide ? Il est facile de répondre à cette question, les chiffres existent depuis 1998:

Québec Montréal

Il y a les faits, et il y a la fiction. Dire que Montréal a pigé dans le plat de bonbon aux dépens de Québec c’est de la fiction. La réalité c’est que depuis 1999, Québec a toujours reçu plus d’argent que Montréal, une tendance lourde depuis 2007. En 2014, les dépenses provinciales en infrastructures représentaient 3 294$/habitant dans la région de Québec contre 2 122$/habitant à Montréal, un écart considérable de 1 172$/habitant.

Voici le portrait global depuis 1998 (année à partir de laquelle les statistiques sont disponibles):

Québec Montréal

Depuis 1998, si le gouvernement provincial avait dépensé autant par habitant dans la Métropole que dans la région de Québec, Montréal aurait reçu 21,5 milliards de plus ce qui représente une dépense moyenne de 1,3 milliard, chaque année, depuis 1998.  Pour vous donner une idée de la magnitude de cette somme, avec 1,3 milliard on peut construire 3,6 centres Videotron.  Si le gouvernement avait fait construire 3,6 centres Videotron chaque année depuis 1998, je pense que Montréal aurait aussi un des taux de chômage les plus bas au Canada.

Bref, avant de jouer à la victime et d’accuser Montréal d’être responsable de tous les maux de la planète, la région de Québec devrait se rappeler qu’elle a été extraordinairement choyée depuis plus d’une décennie et que maintenant, puisque le plat de bonbons est vide, Montréal devra se contenter des miettes.

La prochaine fois que les « vedettes » de radio de Québec trouveront une peccadille pour chier sur Montréal et traiter ses habitants de débiles légers, on pourrait leur rappeler ses chiffres ?

Sources:
Institut de la statistiques du Québec
Dépenses en immobilisation et en réparation du secteur public, par type d’organisme, régions administratives et ensemble du Québec
Estimation de la population des régions administratives selon le groupe d’âge et le sexe, au 1er juillet, Québec

Banque du Canada
Taux et statistiques


14 septembre 2015

Stupide partisanerie Coup de gueule Économie États-Unis

Big BrotherLa firme de sondage YouGov s’est livrée à un exercice extrêmement intéressant aux États-Unis…

Dans un premier temps, on a demandé aux Américains s’ils étaient d’accord avec l’idée de Barack Obama de mettre en place un régime de santé universel. Sans surprise, 82% des démocrates ont dit être pour contre seulement 16% du côté républicain.

Dans un 2e temps, le sondeur a posé exactement la même question, mais en substituant le nom de Barack Obama par celui de Donald Trump.  Quand l’instauration d’un système de santé universel devient une idée républicaine, seulement 46% des démocrates sont pour (-36) et cette proportion grimpe à 44% chez les républicains (+28%).

Le même exercice a été répété avec plusieurs questions touchant de nombreux enjeux (entente avec l’Iran, sécurité sociale, discrimination positive) et à chaque fois on arrive à la conclusion que ce qui compte pour les Américains, ce n’est pas de savoir si une idée est de droite ou de gauche, c’est de savoir à quel parti l’idée appartient…  Autrement dit, la politique aux États-Unis n’est plus une affaire d’idées, mais de partisanerie crasse.

Cette bêtise fait en sorte que Donald Trump est désormais le candidat favori des républicains, et ce, même si son programme économique a reçu l’imprimatur de Paul Krugman, le chroniqueur gauchiste du New York Time qui trouve Obama trop à droite…

N’allez pas croire qu’au Québec nous sommes plus intelligents…  Les péquistes qui ont déchiré leur chemise à propos du rapport Godbout auraient probablement applaudi si l’idée était venue de PKP, les conservateurs qui ont salué la ligne dure d’Harper avec les réfugiés syriens auraient été émus aux larmes si le premier ministre avait plutôt décidé de parrainer une famille et des gens de droite se seraient sans doute prosternés devant un maire qui aurait proposé de dépenser des millions de dollars pour leur sport favori…

Les gens n’ont plus de boussole idéologique, ils sont prêts à applaudir n’importe quelle idée du moment qu’elle a été dite par une personne portant le chandail de leur équipe.  On dit souvent que les gens sont cyniques avec leur politicien…  Si j’étais un politicien, je serais plutôt cynique envers mes électeurs…


10 septembre 2015

La « péquisation » du parti républicain Coup de gueule États-Unis Revue de presse

The Washington Post

Donald Trump: Jeb Bush should ‘set the example by speaking English’
The Washington Post

It’s Trump vs. Bush, round — well, we’ve lost track.

The Republican presidential contenders continued their weeks-long feud on Wednesday as Donald Trump responded to Jeb Bush’s recent bilingual attacks on his conservative bona fides by suggesting that the former Florida governor should stick to one language.

“I like Jeb,” Trump said in an interview with Breitabart News. “He’s a nice man. But he should really set the example by speaking English while in the United States.”

With that, Trump may have sparked yet another debate about whether or not to make English the official language of the United States. There is no official U.S. language, but lawmakers in both parties have tried in vain to make English official for years.

Trump’s comments came after Bush attacked his rival in English and Spanish Tuesday. Bush’s wife, Columba, was born in Mexico and they predominantly speak Spanish in their Miami home.

C’est triste de voir le parti républicain devenir comme le PQ…

Le parti républicain, tout comme le PQ, se referme sur le monde, demande plus de protectionnisme et veut un gros gouvernement interventionniste

Ces prises de position sont un effet d’un empoisonnement par « le nationalisme »…


9 septembre 2015

Honteux du début à la fin Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Péquiste au travail

Décidément, la construction du Péladôme aura été une parfaite illustration de tout ce qui ne fonctionne pas au Québec…

Le tout a commencé avec des personnalités qui s’étaient bâties une carrière médiatique en se faisant aller la gueule sur l’importance de réduire les dépenses du gouvernement et de faire une plus grande place au privé. Finalement, à la première occasion ces gens ont trahi leurs principes puisque le cadeau gouvernemental leur était destiné… C’est un peu comme si un père de famille demandait à ses enfants de faire des sacrifices pour rembourser la carte de crédit, mais qu’à la première occasion il décidait d’utiliser l’argent ainsi économisé pour aller se saouler la gueule… Les sacrifices c’est bon pour les autres il faut croire…

Mais comme si ce n’était pas assez, hier, lors de l’inauguration, on a décidé d’ajouter l’insulte à la blessure. Voici ce qu’a raconté notre bon premier ministre:

Pour notre premier ministre, le courage c’est de dire « oui » quand on lui demande de dépenser l’argent des contribuables… Wow, tout un courage… Selon cette logique tordue, un parent qui dit toujours « oui » à ses enfants quand ils demandent des bonbons est plus courageux que celui qui apprend à dire « non »…

Désolé, mais le vrai courage ce n’est pas de dire « oui », mais de dire « non ». Et plus l’enfant est gâté pourri, plus il faudra du courage pour être capable de lui dire « non » et affronter sa crise du bacon.

Jean Charest a donné 200 millions de dollars de notre argent pour construire le Péladôme au moment où il était au plus bas, empêtré dans les scandales de la commission Charbonneau. Ce 200 millions de dollars c’était pour acheter des votes, c’était un pot de vin supérieur à tous ceux exposés par la commission Charbonneau. Ce 200 millions de dollars ce n’était pas un geste de courage, c’était un geste de désespoir.

La construction du Péladôme de Québec aura vraiment été une entreprise honteuse du début à la fin…

P.-S. Si dépenser l’argent des contribuables est un geste de courage, moi j’ai hâte d’avoir un politicien pissou qui va couper dans les dépenses et réduire les taxes & impôts.


8 septembre 2015

L’ostie de constitution… Coup de gueule Québec

Facepalm

Voici ce que racontait François Legault, le chef de la CAQ, le 15 mars 2014:

François Legault martèle les mêmes expressions : « vieux débats », « vieilles chicanes ». Quiconque aborde la question nationale vit sur « une autre planète » et est « complètement déconnecté ». « Ça n’intéresse pas les Québécois », qui « sont tannés » de cet enjeu.

Toujours François Legault, le 18 mars 2014:

Le choix ne peut être plus clair pour les électeurs québécois le 7 avril, selon François Legault. « Si les gens veulent simplement trancher la question « oui ou non un référendum », bien qu’ils votent pour les deux autres partis. S’ils veulent qu’on travaille sur l’économie, […] ils voteront pour moi ». […]

« Je pense qu’on a besoin d’un redressement au Québec, on a besoin de plus d’investissement privé, on a besoin de plus d’emplois à valeur ajoutée avec l’innovation. Si c’est là-dessus que les Québécois veulent que le prochain gouvernement travaille, ils voteront pour moi. S’ils veulent voter pour ou contre un référendum, bien honnêtement, je préfère qu’ils votent pour un des deux autres partis », dit-il.

Le même François Legault, le 2 septembre 2015:

François Legault propose de tenir un référendum sur une réforme constitutionnelle, alors que la CAQ réclame plus de pouvoirs à Ottawa pour contrer la polarisation entre souverainistes et fédéralistes. […] Certaines de ses demandes pourraient être réglées par des ententes administratives, mais le chef caquiste a reconnu que cette «nouvelle entente» remplacerait la constitution de 1982. Elle devrait aussi être adoptée par un référendum.

Après avoir crié sur tous les toits qu’il ne voulait pas parler de constitution, voilà que François Legault veut avoir un référendum sur la constitution…  Parce que le Québec avait besoin d’un deuxième parti pour parler d’un ostie de référendum et des calvaires de niaiseries constitutionnelles…

François Legault, c’est le genre de politicien qui trouve ses convictions politiques dans un focus group.  Quand François Legault se lève le matin il ne se demande pas « comment je pourrais rendre mes idées plus populaires », mais « quelles idées je devrais avoir pour être plus populaire »…


8 septembre 2015

Les braillards en éducation Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

La semaine dernière, les braillards ont été très actifs au Québec…

Mardi dernier, cherchant à donner un sens à leur vie, les braillards se sont réunis devant les écoles pour former d’inutiles « chaînes humaines »; on a voulu nous faire croire qu’on voulait protéger l’école publique, mais en réalité on espérait probablement avoir la chance de jouer à la vedette et de passer à la télé…

Il n’y a pas d’autres explications, puisque l’école publique au Québec n’est pas en danger…

Éducation Québec

En 1997/1998, les dépenses s’élevaient à 9 024$/élève, en 2012/2013 celles-ci s’élevaient à 14 322$/élève!  C’est une augmentation sur 15 ans, après inflation, de 5 299$/élève (+59%) !

Chaque fois qu’un gouvernement veut revoir les dépenses en éducation, les syndicalleux accusent les politiciens de ne pas aimer les enfants.  Résultat: les gouvernements reculent et dépensent toujours plus sans se demander si cet argent permet d’améliorer la qualité de l’enseignement… Si on ramenait le niveau de dépense au niveau de 2000/2001, le gouvernement pourrait économiser 4,3 milliards de dollars ! Et pour ceux qui pensent que couper 4,3 milliards de dollars en éducation aurait des effets catastrophiques posez-vous la question suivante: les écoles en 2012/2013 sont-elles réellement mieux qu’en 2000/2001 ?

Voici maintenant comment on dépense dans les provinces canadiennes:

Éducation Québec

Le Québec se retrouve dans le groupe de tête des provinces qui dépense le plus, nous dépensons 1 085$/élève de plus que la moyenne canadienne ! Pourtant, le Québec a un des pire système éducatif au Canada

En bref, tous ces chiffres montrent que les syndicats crient au loup en disant que d’éventuelles coupures pourraient avoir des conséquences catastrophiques sur les enfants. Depuis près de quinze ans, on dépense toujours plus sans que l’on voie une amélioration concrète de la qualité de l’éducation dans le réseau.  Il est plus que temps que le gouvernement cesse de dépenser sans compter à cause du chantage des syndicats.

Ce n’est pas parce qu’on dit que l’éducation est la chose la plus précieuse dans une société qu’on peut dépenser l’argent des contribuables n’importe où et n’importe comment.

Ces chiffres démontrent qu’il est ridicule de prétendre que l’école publique est en danger; même qu’à force de dépenser sans compter, elle s’est probablement ankylosée.  Bref, à tous les cabochons de parents et de professeurs qui ont utilisé des enfants pour faire de la petite politique avec leurs « chaînes humaines » je dis: « shut the f*ck up and get back to work ». Ai-je besoin de traduire pour les unilingues du PQ ?

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 477-0025 & 478-0014

Banque du Canada
Taux et statistiques


3 septembre 2015

Le mirage Tesla Coup de gueule Économie En Chiffres Environnement

La Tesla, cette voiture merveilleuse qui fonctionne en utilisant le carburant produit par des arc-en-ciels…

Tesla

M’enfin, j’imagine que quand t’as les moyens d’acheter une Tesla, t’as les moyens d’être toujours au garage…

Source:
TrueDelta
Car reliability by brand


26 août 2015

La colonne des revenus Arguing with Idiots Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

« Au lieu de couper dans les dépenses, le gouvernement devrait faire augmenter la colonne des revenus… »

C’est un spin constamment radoté par le boss de Quebecor pour critiquer la pseudo-austérité libérale…  Comme si le gouvernement, actuellement, n’allait pas chercher assez d’argent pour répondre aux besoins de la population…

M’enfin, pour les péquistes qui s’imaginent que l’on doit équilibrer un budget en augmentant les revenus au lieu de couper dans les dépenses, sachez que sous le PLQ, les revenus du gouvernement ont augmenté !  Voici la ventilation des revenus autonomes du gouvernement pour l’année financière qui vient de se terminer (PLQ au pouvoir) et pour l’année précédente (PQ au pouvoir):

Revenu Québec

Depuis que les libéraux sont au pouvoir, dans toutes les catégories, les revenus mensuels moyens du gouvernement ont augmenté !

Sous le régime péquiste, les revenus moyens du gouvernement étaient de 3 272 millions de dollars par mois.  Avec les libéraux, ce chiffre a augmenté à 3 370 millions de dollars par mois, une croissance de 3% (+97 millions par mois soit 1,2 milliard par année)!  Notez que cette croissance des revenus est imputable à une augmentation de l’activité économique puisque le fardeau fiscal est resté le même sous les libéraux.

Bref, quand les péquistes radotent qu’il faut se concentrer sur la colonne des revenus, ils semblent ignorer que c’est déjà le cas !  Avec des revenus autonomes de 3 370 millions de dollars par mois (auxquels il faut ajouter les transferts fédéraux), le gouvernement a déjà suffisamment d’argent. Même que moi j’ai hâte que la colonne de revenus du gouvernement commence à diminuer, histoire de laisser plus d’argent dans les poches des contribuables.

Le Québec est arrivé au point où il doit équilibrer son budget non pas en augmentant ses revenus, mais en coupant dans ses dépenses. Après tout, dans la compagnie du boss de Quebecor, quand on veut assainir les finances, c’est la colonne de dépenses qui est ciblée !

Source:
Ministère des finances du Québec
Rapport mensuel des opérations financières


24 août 2015

La pente glissante Coup de gueule États-Unis Philosophie Revue de presse

The Washington Post

Europe’s sinister expansion of euthanasia
The Washington Post

If you were a psychiatrist and a chronically depressed patient told you he wanted to die, what would you do? In Belgium, you might prescribe this vulnerable, desperate person a fatal dose of sodium thiopental.

Between October 2007 and December 2011, 100 people went to a clinic in Belgium’s Dutch-speaking region with depression, or schizophrenia, or, in several cases, Asperger’s syndrome, seeking euthanasia. The doctors, satisfied that 48 of the patients were in earnest, and that their conditions were “untreatable” and “unbearable,” offered them lethal injection; 35 went through with it.

These facts come not from a police report but an article by one of the clinic’s psychiatrists, Lieve Thienpont, in the British journal BMJ Open. All was perfectly legal under Belgium’s 2002 euthanasia statute, which applies not only to terminal physical illness, still the vast majority of cases, but also to an apparently growing minority of psychological ones. Official figures show nine cases of euthanasia due to “neuropsychiatric” disorders in the two-year period 2004-2005; in 2012-2013, the number had risen to 120, or 4 percent of the total.

Next door in the Netherlands, which decriminalized euthanasia in 2002, right-to-die activists opened a clinic in March 2012 to “help” people turned down for lethal injections by their regular physicians. In the next 12?months, the clinic approved euthanasia for six psychiatric patients, plus 11 people whose only recorded complaint was being “tired of living,” according to a report in the Aug. 10 issue of JAMA Internal Medicine.

In 2013, euthanasia accounted for one of every 28 deaths in the Netherlands, three times the rate of 2002. In the Dutch-speaking part of Belgium, one of every 22 deaths was due to euthanasia in 2013, a 142 percent increase since 2007. Belgium has legalized euthanasia for children under 12, though only for terminal physical illness; no child has yet been put to death.

Au Québec, vous pouvez déjà parier qu’on verra ce genre de dérive un jour ou l’autre… Le désir du gouvernement de diminuer les coûts du système de santé, combiné à une population docile qui trouvera normal qu’au nom du bien commun on tue au lieu de soigner, rend cette réalité inévitable.