Antagoniste


29 octobre 2014

Les cabochons Coup de gueule Économie En Images Environnement Gauchistan Québec

Pancarte (faite de pétrole) aperçue dimanche dernier dans une manifestation à Sorel-Tracy visant à dénoncer le transport du pétrole…

Sauteux de douche

On pourrait en dire long sur cette pancarte…

Je me limiterai à dire ceci…

Les cabochons qui brandissent fièrement cette pancarte (et leur stupidité) sont-ils en train de nous dire que nous devrions prendre les armes et combattre les compagnies pétrolières de la même manière que nous avons combattu le nazisme il y a 75 ans ?

Le Québec, une terre de Caïn où les gens aiment la misère et la pauvreté.


29 octobre 2014

Les pyromanes Coup de gueule États-Unis Hétu Watch Revue de presse

The Washington Post

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Evidence supports officer’s account of shooting in Ferguson
The Washington Post

Ferguson, Mo., police officer Darren Wilson and Michael Brown fought for control of the officer’s gun, and Wilson fatally shot the unarmed teenager after he moved toward the officer as they faced off in the street, according to interviews, news accounts and the full report of the St. Louis County autopsy of Brown’s body.

Because Wilson is white and Brown was black, the case has ignited intense debate over how police interact with African American men. But more than a half-dozen unnamed black witnesses have provided testimony to a St. Louis County grand jury that largely supports Wilson’s account of events of Aug. 9, according to several people familiar with the investigation who spoke with The Washington Post.

Some of the physical evidence — including blood spatter analysis, shell casings and ballistics tests — also supports Wilson’s account of the shooting, The Post’s sources said, which casts Brown as an aggressor who threatened the officer’s life. The sources spoke on the condition of anonymity because they are prohibited from publicly discussing the case.

Experts told the newspaper that Brown was first shot at close range and may have been reaching for Wilson’s weapon while the officer was still in his vehicle and Brown was standing at the driver’s side window. The autopsy found material “consistent with products that are discharged from the barrel of a firearm” in a wound on Brown’s thumb, the autopsy says.

Au moment de l’incident, même si très peu d’information était disponible, les médias ont fait croire à la population que la mort de Michael Brown était un geste raciste. Ces allégations avaient incité les casseurs à se livrer à des émeutes et aux pillages.

Quelques semaines plus tard, on apprend que l’incident n’avait rien de raciste et que le policier a probablement agi en légitime défense. Par contre, ce nouveau développement n’a pas fait couler beaucoup d’encre dans les médias…


28 octobre 2014

Se tourner la langue 7 fois Canada Coup de gueule Revue de presse

The Globe And Mail

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Justin Bourque faces sentencing hearing for killing Mounties
The Globe And Mail

Justin Bourque was frustrated with his job and wanted to do harm to the oil industry but chose instead to target police officers because of the badge they wore when he killed three Mounties and wounded two others in Moncton, N.B., a sentencing hearing heard Monday.

Crown lawyer Cameron Gunn began laying out his case that Bourque, 24, should have his parole ineligibility set at 75 years while serving a life sentence for three counts of first-degree murder and two counts of attempted murder.

Bourque gave a statement to police after his arrest in which he expresses dissatisfaction with his job at a distribution warehouse and also wanted to harm the oil industry. A recording of that statement was played in court in which he refers to setting some gas stations on fire but dumped that plan.

“I decided to wing it from there,” Bourque says.

Gunn said Bourque, dressed in camouflage and carrying the semi-automatic rifle and a shotgun, walked along a road passing neighbours.

“It appeared he was on a mission,” Gunn said.

Dans la foulée des événements qui se sont déroulés en juin, on a pu entendre sur les ondes de RDI un analyste dire que Justin Bourque était probablement un milicien de droite tout en s’empressant d’ajouter qu’il devait aussi faire partie de ceux qui nient l’existence du réchauffement climatique…

Finalement, on apprend que Justin Bourque détestait les pétrolières et la police… C’est de droite détester le pétrole et la police ?


22 octobre 2014

La pétrophobie Coup de gueule Économie En Chiffres Environnement Québec

Quelle est l’importance des déversements de pétrole causés par les pipelines au Canada ?

Pour bien comprendre, faisons une analogie. En termes relatifs, la quantité de pétrole déversée par les pipelines au Canada par rapport à la quantité de pétrole transportée représente l’équivalent de 1/20 de cuillère à thé que vous échapperiez sur le sol lors d’un plein de 50 litres à la station-service.  Les pétrophobes du PQ grimpent dans les rideaux pour bien peu…

Mais pour voir à quel point la pétrophobie du PQ est devenue maladive, comparons le projet de cimenterie de Port-Daniel à celui de la construction d’un pipeline traversant le Québec jusqu’à Cacouna. Rappelons que le PQ était favorable à la cimenterie alors qu’il s’oppose farouchement au pipeline.

Pétrophobe
Sources: ici, ici, ici & ici

La cimenterie de Port-Daniel va créer moins d’emplois, générer moins de retombées, émettre plus de gaz à effet de serre et exigera une plus grande contribution financière du gouvernement que le pipeline Énergie Est.  À ceci, ajouter que la cimenterie n’est pas encore construite que déjà elle tombe en ruine… Pourtant, le PQ est favorable à la cimenterie et ne veut rien savoir du pipeline. Dans le cas du PQ, on peut vraiment parler de pétrophobie…

En fait, je soupçonne les péquistes, et la gauche en général, de haïr le pétrole, car ce liquide symbolise la réussite de l’Alberta là où le Québec a lamentablement échoué.  L’Alberta a confié le développement de son secteur énergétique (pétrole) au secteur privé tout en misant sur un petit gouvernement. Le Québec a nationalisé son secteur énergétique (électricité) tout en misant sur un gros gouvernement.  Le Québec est devenu une terre de pauvreté et l’Alberta une terre d’abondance… Pour les péquistes, le pétrole albertain transitant par le Québec, c’est l’équivalent de frotter du gros sel dans la plaie ouverte qu’est devenue le modèle québécois…


20 octobre 2014

Le dollar péquiste Coup de gueule Économie Québec

Propos aperçus sur le fil Twitter de Stéphane Bédard, chef intérimaire du PQ…

Sciences Humaines Sans Math

Vous aurez compris que le chef du PQ répète la marotte habituelle de la gauche selon laquelle le secteur manufacturier québécois est dans la dèche à cause de la hausse du dollar canadien provoqué par l’exploitation des sables bitumineux albertains. Par conséquent, la péréquation que nous recevons nous est due, car il s’agit d’un dédommagement qui nous revient de droit. On sait que cette théorie est complètement fausse et que le Québec recevait de la péréquation même quand le dollar canadien était à 65¢.

Mais qu’importe, jouons le jeu et supposons que les péquistes ont raison quand ils disent que nous ne recevons pas de la péréquation parce que le Québec est pauvre, mais plutôt pour dédommager notre secteur manufacturier.

  • On sait que dans un Québec indépendant, le Québec continuerait d’utiliser le dollar canadien (ici et ici).
  • On sait aussi que si le Québec devient indépendant, l’Alberta va fort probablement continuer d’exploiter ses ressources pétrolières.
  • Par contre, si le Québec devient indépendant, ce sera la fin de la péréquation.

Je résume: en devenant indépendant, notre secteur manufacturier serait encore malmené par le pétrodollar canadien, mais le Québec perdrait ce que les péquistes considèrent comme un dédommagement…  Autrement dit, selon la logique des péquistes, le projet d’indépendance du Québec consiste à choisir le pire des deux mondes i.e. on conserve le pétrodollar, mais on perd le dédommagement.  Sans le savoir, en faisant de la péréquation un programme de dédommagement, le PQ nous donne une raison de ne pas faire l’indépendance…

M’enfin, les chiffres, ça n’a jamais été le point fort des péquistes (sans quoi ils ne seraient pas péquistes).


20 octobre 2014

Fétichisme culturel Coup de gueule Économie Gaspillage Québec

Il y a quelques semaines se tenait dans la Ville de Québec l’événement « Vision Culture », une patente à gosse qui permet aux politiciens de se donner de l’importance…  Durant cet événement, le maire de Québec a fièrement déclaré que depuis 2009, sa ville avait flambé 252 millions de dollars en culture !  Vous avez bien lu: 252 millions de dollars !

Une dépense de 252 millions de dollars pour la Ville de Québec, c’est l’équivalent d’une dépense de 805 millions pour la ville de Montréal !  Avec 805 millions, la ville de Montréal aurait pu construire 3 salles de spectacle pour l’OSM ou encore 6 quartiers des spectacles. Étrangement, cette dépense du maire Labeaume n’a pas semblé indisposer certains médias de Québec qui pourtant grimpent dans les rideaux quand c’est Montréal qui gaspille l’argent des contribuables dans des projets culturels…  À croire que la construction d’un nouveau Colisée a émoussé le sens critique de certains…

M’enfin…  Il faut être honnête et reconnaître qu’il n’y a pas que Régis Labeaume qui aime gaspiller l’argent de ses contribuables dans la culture, ce mal semble être généralisé dans l’ensemble des villes du Québec.  Pour s’en convaincre, il suffit de voir l’évolution des dépenses culturelle des municipalités depuis 5 ans (les chiffres les plus récents remontent à 2012):

Culture Québec

En 2007, les municipalités avaient dépensé un grand total de 536,1 millions en culture, soit l’équivalent de 69,69$ par habitant (279$ pour une famille de quatre personnes). En 2012, le grand total a été de 843,1 millions ce qui représente une somme de 105,60$ par habitant (422$ pour une famille de quatre personnes).  Autrement dit, les dépenses en culture par habitant ont crû de 51,5% en l’espace de seulement 5 ans !

Voici comment ces dépenses ont évolué selon la taille des villes:

Culture Québec

Au Québec, la culture c’est du fétichisme pour nos politiciens. Nos maires ont toujours de la difficulté pour trouver de l’argent pour nettoyer les rues, ramasser les ordures, déneiger les routes, remplir les nids de poule ou pour réparer les égouts et l’aqueduc, mais quand c’est pour la culture, c’est bar ouvert, l’argent coule à flot…  Rappelons que la dette des municipalités s’élève à 22,6 milliards de dollars…

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Les dépenses culturelles des municipalités


15 octobre 2014

La culture imaginaire Coup de gueule En Chiffres Gauchistan Québec

Dans quelques semaines se tiendra le gala de l’ADISQ. Une occasion pour la clique habituelle de se livrer à une séance intensive d’admiration mutuelle. Les médias profiteront de l’occasion pour se faire croire que le Québec est spécial, que nos artistes illuminent le monde et que la chanson française coule dans les veines de tous les Québécois. Bref, on voudra se convaincre que nos artistes sont importants et que le Québec ne pourrait pas être une nation sans nos chanteurs et chanteuses.

Allons au-delà de cette pensée unique, voici quelques chiffres sur la fréquentation des spectacles de chanson francophone et anglophone au Québec depuis 5 ans:

Chanson québécoise

Même si les spectacles anglophones sont 67% plus chers que les spectacles francophones, ils attirent 111% plus de spectateurs !  Remarquer aussi que dans les spectacles anglophones, on donne 2 fois moins de billets de faveur…  À se demander si le gala de l’ADISQ n’est pas devenu un show pour les journalistes; ils vont en parler pendant plusieurs jours, mais leurs nouvelles laisseront beaucoup de gens indifférents.

Maintenant, vous savez pourquoi nos artistes ont besoin d’un firewall culturel pour continuer d’exister…

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Statistiques des représentations payantes en arts de la scène selon la discipline, la provenance et la taille de la salle, régions administratives et ensemble du Québec


6 octobre 2014

Immunité médiatique Coup de gueule États-Unis Hétu Watch

George BushEn ce moment, le taux d’approbation du président tourne autour de 40% et son taux de désapprobation se situe à environ 55%. Ces chiffres sont comparables à ceux de George Bush pour la période équivalente de sa présidence.

Pourtant

Quand Bush était président, en 2006, les médias ont réalisé 23 sondages sur la présidence de Bush.  Ces 23 sondages se sont traduits par 124 reportages différents. Cette année, avec Barack Obama comme président, les médias ont réalisé uniquement 15 sondages qui ont servi de trame de fond à seulement 9 reportages…  Pourtant, en 2006 comme en 2014, les sondages montrent des tendances similaires i.e. un déclin marqué de la popularité du président et de ses décisions.

Autrement dit, quand un républicain est président, les médias se font un devoir de soigneusement rapporter les sondages qui sont défavorables.  Quand c’est un démocrate qui est président, les médias passent en mode défensif et prennent un soin particulier à ne pas ébruiter les sondages qui pourraient mal faire paraître leur candidat.

Où serait la présidence d’Obama si les médias avaient été aussi durs avec lui qu’avec Bush ?

À réfléchir dans le contexte où PKP aspire à devenir cherf du PQ et ultimement le premier ministre du Québec…


1 octobre 2014

Le pays imaginaire Coup de gueule Économie Québec

Vu sur la page frontispice du Devoir le mardi 30 septembre

Pierre-Karl Péladeau

Pourtant…

Je pourrais continuer longtemps de cette manière, mais je pense que vous avez compris le principe: PKP a sauvé Quebecor avec des mesures d’austérité.

Autrement dit, quand c’était son argent qui était en jeu, Pierre-Karl Péladeau était un grand fan de l’austérité.  Maintenant que c’est l’argent des contribuables qui est en jeu, et plus le sien, l’austérité n’est plus de mise…

Mais les bonnes âmes gauchistes me diront qu’on ne peut pas gérer un gouvernement comme une business.  C’est juste. Quand une business ne peut pas équilibrer son budget, elle ne peut pas forcer les gens à acheter ses produits pour augmenter ses revenus, elle doit couper dans ses dépenses.  De l’autre côté, quand un gouvernement ne peut pas équilibrer son budget, nul besoin de couper dans les dépenses puisque les politiciens peuvent toujours s’assurer d’avoir de nouveaux revenus en augmentant les taxes et les impôts…  Malheureusement pour les contribuables, on ne gère pas le gouvernement comme une business…

Autre anecdote amusante: la même journée le journal La Presse a publié un texte dénonçant l’austérité. Assez amusant quand on sait que si La Presse existe encore, c’est grâce aux mesures d’austérité imposées par la direction.


1 octobre 2014

Conservatisme culturel Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

SocialismeDepuis que le gouvernement a annoncé qu’il envisageait la possibilité de fermer les conservatoires en région pour confier cet enseignement aux écoles privées, la bonne gauche n’en finit plus de s’émouvoir. Que voulez-vous; au Québec la culture c’est du fétichisme… Pour nos politiciens, il serait probablement plus facile de couper l’aide aux handicapés que de couper en culture, et ce, même si cette décision devait mettre en danger la vie des handicapés.

Dimanche dernier, on a vu une autre manifestation de ce fétichisme culturel sur le plateau de Tout le monde en parle. Voici quelques chiffres à propos des conservatoires en région qui ne se sont pas retrouvés sur les cartons de l’animateur…

Au Québec, on compte un total de 832 élèves dans tous les conservatoires qui se séparent un budget de 34 124 000$, soit l’équivalent de 41 014$ par étudiants chaque année.  C’est beaucoup d’argent et ont veut nous faire croire qu’il est impossible de couper qquelques millions de dollars dans ce buffet ! Rappelons aussi que dans les conservatoires publics, seulement 21,3% des étudiants inscrits au niveau collégial obtiennent leur diplôme dans un délai normal de 2 ans. Dans les conservatoires privés, cette proportion passe à 86,7% !

Au Québec, on compte 5 conservatoires en région: Gatineau, Rimouski, Saguenay, Trois-Rivières et Val-d’Or. Voici l’effectif étudiant dans ces conservatoires:

  • Gatineau: 101
  • Rimouski: 61
  • Saguenay: 57
  • Trois-Rivières: 75
  • Val-d’Or: 55

Donc, les conservatoires en région ne représentent que 42% de l’effectif total.  La balance, 58%, se retrouve à Montréal et Québec.  En termes de dépense, les conservatoires en région dépensent l’équivalent de 14 313 886$ et on veut nous faire croire qu’il n’y a pas d’exagération, que rien ne peut être coupé ?

Le hockey fait partie de notre culture autant que la musique, pourtant, personne n’a demandé au gouvernement d’ouvrir des écoles de hockey en région. Tout le monde se satisfait des programmes « sport-étude » et des écoles privées. Pourquoi devrait-il en être autrement avec la culture ?

De plus, même si on ferme les conservatoires en régions, ceux de Québec et Montréal seront toujours là.  Déménager pour pouvoir étudier dans un CÉGEP ou une université est le lot d’une majorité d’étudiants au Québec.

Quand je vois les régions réclamer à grand coup de millions des conservatoires de musique je me rappelle que le Québec a une dette de 270 000 000 000$ et je me demande si le Québec a encore les moyens d’avoir des régions…

Source:
Conservatoire Québec
Rapport annuel d’activités 2012-2013 du Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec


30 septembre 2014

Achat local, pauvreté globale Coup de gueule Économie Gauchistan Mondialisation Québec

PKP

La semaine dernière dans La Presse, on rapportait les propos suivants de Pierre-Karl Péladeau à propos de l’achat local:

« Aussi simple que l’avait mentionné nos patriotes des années 1830, n’y a-t-il pas un meilleur geste pour s’enrichir comme collectivité que de s’entraider et consommer les produits de nos concitoyens? Ce qui était vrai il y autant d’années est encore aussi vrai aujourd’hui! »

Si Pierre-Karl Péladeau avait été le premier ministre du Québec, aurait-il donné son appui au traité de libre-échange avec les États-Unis ?  M’enfin, cette déclaration nous rappelle que le nationalisme est d’abord et avant tout une doctrine gauchiste.

Pour réaliser à quel point il est ridicule de penser que l’achat local est un outil d’enrichissement, partons du principe que Pierre-Karl Péladeau a raison i.e. que si on achète à des étrangers, la province s’appauvrit. Donc, pour enrichir la province, le gouvernement décide d’interdire aux étrangers de vendre leurs produits au Québec. On rend donc obligatoire l’achat québécois.

Les gens de la Montérégie, voyant que le Québec espère s’enrichir en fermant ses frontières aux étrangers, décident d’en faire autant et on interdit aux autres régions de faire de vendre leurs produits en Montérégie. On rend donc obligatoire l’achat montérégien.

Si la Montérégie peut s’enrichir en fermant ses frontières, alors la ville de Granby décide de copier cette mesure en interdisant les échanges économiques avec les autres villes montérégiennes, évitant ainsi que les gens de Saint-Hyacinthe puissent vendre leurs produits dans leur ville. On rend donc obligatoire l’achat granbyen.

Voyant que la ville de Granby espère s’enrichir en fermant ses frontières, la famille Gendron décide de faire de même en interdisant l’achat de produits fabriqués par les autres familles de la ville. Elle veut ainsi faire en sorte que les profits générés par les différentes activités économiques seront toujours contrôlés par les Gendron. On rend donc obligatoire l’achat familial.

Réalisant que sa famille espère s’enrichir en interdisant les interactions avec les autres familles de Granby, Paul Gendron décide de s’isoler complètement du reste de la civilisation et de produire lui-même tout ce qu’il consomme, c’est la forme ultime d’achat local. Paul Gendron pense ainsi devenir un homme riche puisqu’il vivra dans un système où personne ne pourra faire de profits à ses dépens. Si le modèle économique des national-protectionniste fonctionnait, alors les ermites vivant en autarcie seraient des gens riches. Malheureusement pour eux, on sait tous que c’est la situation inverse qui prévaut; en s’isolant du reste de la civilisation Paul Gendron ne s’enrichira pas, il va plutôt s’appauvrir.

Chaque fois qu’on augmente d’un cran la politique d’achat local, les gens s’appauvrissent un peu plus, car ils ne peuvent plus profiter de la spécialisation de la main-d’oeuvre, les gens doivent devenir des jack-of-all-trades. Des gens qui sont certes capables de tout faire, mais qui ne font rien de manière efficace. Si l’achat local est ridicule à l’échelle familiale, il l’est tout autant à l’échelle provinciale; si un individu ne devient pas plus riche en vivant en ermite, une province ne peut pas devenir plus riche en vivant en ermite.

Le système économique prôné par Pierre-Karl Péladeau a un nom, il s’agit du mercantilisme. Selon cette théorie économique, une nation peut uniquement prospérer en ayant une balance commerciale positive. Cette théorie a été réfutée au 17e siècle…

Quand on est citoyen du monde, l’achat local dans un « village global » signifie l’achat de produit « Made On Earth ».

P.-S. On attend toujours que Pierre-Karl Péladeau formule sa première politique de droite depuis son arrivée au PQ…


29 septembre 2014

La république de nananes Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Écouter ceci…

Amir Khadir aime le théâtre, mais il n’est pas un passionné de hockey. Par conséquent, Amir Khadir pense qu’on devrait subventionner les artistes, mais pas la construction d’un aréna.

Denis Gravel et Jérôme Landry aiment le hockey, mais ils ne sont pas des passionnés de théâtre. Par conséquent, Denis Gravel et Jérôme Landry pensent qu’on devrait subventionner la construction d’un aréna, mais pas les artistes.

Amir Khadir, Denis Gravel et Jérôme Landry partagent la même culture politique, ils défendent le même principe: celui de subventionner ce qu’ils aiment et de couper dans ce qu’ils n’aiment pas. Amir Khadir, Denis Gravel et Jérôme Landry, même combat. Ils n’aiment pas tous la même chose, mais ils s’entendent sur le fait que l’on doit subventionner ce qu’on aime, peu importe le prix.

Ils ne sont pas les seuls, au Québec les gens n’ont pas de boussole idéologique pour reprendre l’expression d’Adrien Pouliot. Ici, tout le monde veut couper ce qu’ils n’aiment pas et tout le monde veut subventionner ce qu’ils aiment. Résultat: pour que tout le monde soit content et pour acheter la « paix sociale », on ne coupe rien et on subventionne tout.

Voilà comment s’est construit le modèle québécois et comment nous avons pu accumuler une dette de 270 milliards de dollars.


25 septembre 2014

Péquisterie pétrolière Coup de gueule Environnement Gauchistan Québec

péquiste en uniformeLe PQ, Bernard Drainville en tête, s’est trouvé un nouveau gadget populiste pour étaler sa démagogie dans les médias. Exit la charte, la nouvelle menace c’est le pétrole sale des sales Albertains !

C’est quand même incroyable, en 2013, année où le PQ a été au pouvoir, 65 millions de barils de pétrole ont circulé sur le fleuve pour se rendre au port de Montréal.  Pourtant, pas une seule récrimination de la part des péquistes.  Ils ont été au pouvoir pendant dix-huit longs (trop longs) mois et c’est maintenant que les péquistes découvrent qu’il se transporte du pétrole sur le fleuve.  Peut-être qu’à l’époque les péquistes n’ont pas chialé parce que le pétrole transporté n’était pas albertain, la gauche semble avoir une haine maladive de l’Alberta…

Mais la gogauche va sans doute me répondre que cette fois-ci ce n’est pas pareil puisque depuis le début de la semaine, pour la toute première fois de l’histoire, un pétrolier géant, le Minerva Gloria, a circulé sur le fleuve pour se rendre à Sorel !

Vraiment ?

Si vous avez cru cette histoire, c’est que vous avez été victime d’un travail médiocre de la part des journalistes de Radio-Canada. Les pétroliers géants circulent sur le fleuve depuis décembre 2013.  Le 6 décembre dernier, le port de Montréal a reçu le MT Overseas Portland, un grand pétrolier Aframax.  Le MT Overseas Portland mesure 250 mètres par 44 mètres, exactement la même taille que le Minerva Gloria !  Pourtant, ni le PQ ni les journalistes ne s’en sont plaints.  À l’époque, personne ne parlait d’un complot de Stephen Harper et de Transport Canada pour empoissonner le fleuve.

Résumons: quand le PQ était au pouvoir, un pétrolier de la même taille que le Minerva Gloria a circulé sur le fleuve sur une distance plus grande. Pourtant, pas une seule critique de la part du PQ.  Rien, niet, zéro, nada. Pourquoi ce silence ?  Parce que le pétrole transporté par le MT Overseas Portland n’était pas albertain ?  M’enfin, peu importe la raison, cet exemple ne fait que montrer à quel point le PQ est devenu un parti risible, inutile, hypocrite, démagogue et méprisable.


22 septembre 2014

La (trépa)nation québécoise Coup de gueule Québec

Bienvenue en Absurdistan ! Quelques nouvelles en vrac à propos du Québec qui ont de quoi laisser songeur…

L’argent du beurre

Maladie

Le député du PQ, Stéphane Bergeron, lors d’une manifestation qui s’est déroulé hier.  Sur un côté de la banderole, on peut lire « NON aux sables bitumineux ». J’imagine que de l’autre côté de cette même banderole on peut lire « …mais OUI au chèque de péréquation »…

Conserves culturelles

Émoi dans la colonie artistique cette semaine, le gouvernement songerait à fermer les conservatoires de musique et d’art dramatique en région. En fait, le gouvernement prévoit plutôt confier cet enseignement aux écoles privées qui existent déjà.  Dans les conservatoires publics, seulement 21,3% des étudiants inscrits au niveau collégial obtiennent leur diplôme dans un délai normal de 2 ans.  Dans les conservatoires privés, cette proportion passe à 86,7% !  On dirait bien que les conservatoires publics sont des endroits où beaucoup de gens vont perdre beaucoup de temps… Marc Hervieux a commenté la fermeture des conservatoires publics en disant « On n’aura peut-être plus de dette, mais on va être con ». Il aurait plutôt dû dire: « On n’aura peut-être plus de dette et on va faire la promotion de l’excellence ».

Arguments stériles

Cette semaine, Jean-Philippe Décarie, un gardien de la révolution qui écrit dans La Presse, a publié un texte qui dénonce une possible réforme des congés parentaux. Ceux-ci passeraient de 12 à 9 mois (quel drame)…  Dans son texte ayant pour titre « Quand austérité rime avec stérilité » (ça ne s’invente pas…), Jean-Philippe Décarie défend ce programme en disant qu’il a permis au taux de natalité de réaliser « un modeste, mais apprécié, gain pour passer de 1,5 à 1,6% ». Vraiment ?  Depuis la mise en place des congés parentaux, le taux de natalité au Québec a augmenté de 11,6%.  C’est une augmentation comparable à Terre-Neuve, l’Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick, des provinces sans régime coûteux de congés parentaux. De plus, même avec des congés parentaux, le Québec a toujours un taux de natalité inférieur au Manitoba, l’Alberta et la Saskatchewan qui eux aussi n’ont pas de régime chromé. Somme toute, le fameux programme de congés parentaux en est un autre où les bonnes intentions sont devenues plus importantes que les résultats.

Heureux qui comme les péquistes ont fait un beau voyage

Cet été, on a essayé de nous faire croire qu’Yves Bolduc ne pouvait pas être un député médecin parce qu’un député doit travailler 70 heures par semaine.  Pourtant, malgré cet horaire chargé et malgré le début d’une nouvelle session parlementaire, Pierre Karl Péladeau, Martine Ouellet, Mathieu Traversy et Alexandre Cloutier ont tous trouvé du temps pour aller prendre des vacances (payées) en Écosse.


22 septembre 2014

Délire religieux Coup de gueule Environnement International Revue de presse

The Independent

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Leading climate scientists call on religious leaders to help save the environment
The Independent

Two of the world’s leading scientists have made an unprecedented call on religious leaders to spark a “massive mobilisation of public opinion”, insisting that only through God can we save the environment.

Writing in the journal Science, Cambridge University’s Partha Dasgupta and Veerabhadran Ramanathan, of the University of California, have made an impassioned plea for help in curbing the “potentially catastrophic” effects of what they call “the ongoing abuse of the planet’s natural resources”.

Arguing that human’s relationship with natural resources is “at a crossroads”, they say: “Unsustainable consumption, population pressure, poverty and environmental degradation are intricately linked, but this is appreciated neither by development economists, nor by national governments who permit GDP growth to trump environmental protection in their policies.”

“The transformational step may very well be a massive mobilisation by the Vatican and other religions for collective action to safeguard the well-being of both humanity and the environment,” they add. He said that religious leaders could collaborate with academic institutions, such as the Royal Society or the US National Academy of Sciences, to structure campaigns aimed at ending the over-exploitation of the planet’s natural resources.

Quand on dit que le mouvement réchauffiste a cessé d’être scientifique pour devenir une religion, ce n’est pas une simple figure de style…

Le réchauffement climatique est devenu le délire religieux des socialistes…