Antagoniste


19 novembre 2014

L’argent et les relations publiques Coup de gueule Économie Environnement Gauchistan Québec

Al Gore

Depuis plus d’un an, Équiterre travaille activement à bloquer la construction du pipeline Énergie Est de TransCanada, de même que la construction d’un port pétrolier à Cacouna. Ce battage médiatique n’est pas gratuit, il est donc intéressant de savoir qui participe au financement d’Équiterre pour tenter de paralyser le développement économique du Bas-St-Laurent, une région qui doit composer avec un taux d’emploi de 48,5% (contre 61,6% pour le Canada).

Voici la liste des organismes publics qui ont financé/commandité les activités d’Équiterre, selon leur dernier rapport annuel

  • Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, Direction de santé publique de Montréal
  • Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec
  • Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport
  • Ministère des Ressources naturelles
  • Ministère des Transports du Québec
  • Ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs
  • Secrétariat à l’action communautaire autonome et aux initiatives sociales
  • Société d’habitation du Québec
  • Ministère des Ressources humaines et Développement des compétences
  • Office nationale de l’énergie
  • Agence métropolitaine de transport
  • Conférence régionale des élus de l’agglomération de Longueuil
  • Conférence régionale des élus de la Montérégie Est
  • Conférence régionale des élus de Laval
  • Conférence régionale des élus Vallée-du-Haut-Saint-Laurent
  • Conférence régionale des élus de Laval
  • Société de transport de Montréal
  • Ville de Laval
  • Ville de Longueuil
  • Ville de Montréal
  • Ville de Québec
  • Hydro-Québec
  • Ivanhoé Cambridge
  • Regroupement national des Conseils régionaux de l’environnement
  • Société des alcools du Québec
  • Société des établissements de plein air du Québec

En tout et partout, Équiterre reçoit 1 541 469$ des différents paliers de gouvernements, ce qui correspond à 36% de son financement.  La masse salariale d’Équiterre est de 1 797 545$ pour 23 employés à temps plein et 35 employés à temps partiel.  À ceci, il faut ajouter 344 238$ en honoraires de professionnels ou de consultants.

Selon vous, quelle serait la réaction du public si un gouvernement ou organisme public avait commandité ou financé les activités de relations publiques d’une pétrolière ? Probablement que cette histoire aurait fait un gros scandale… Pourtant, quand c’est pour un groupuscule écologiste, tout passe comme du beurre dans une poêle chaude.

Vous avouerez qu’il est particulier de voir des gouvernements et organismes publics utiliser l’argent des contribuables pour aider un groupuscule écologiste qui entrave le développement économique d’une région avec un taux d’emploi qui n’est que de  48,5%. C’est comme si on utilisait l’argent des contribuables, y compris ceux du Bas-St-Laurent, pour subventionner la création de chômeurs dans le Bas-St-Laurent. Il est également ridicule de voir des villes comme Montréal, Longueuil Laval ou Québec verser leurs deniers publics à un organisme qui va nuire aux intérêts économiques de petits villages dans le Bas-St-Laurent…

En passant, pourquoi Équiterre a été très discret sur le projet de cimenterie ? Ce projet est pourtant plus polluant et coûteux pour les contribuables que le pipeline de TransCanada?


17 novembre 2014

La chicane éternelle Coup de gueule Économie Québec

Vu sur le Facebook de Pierre-Karl Péladeau…

Selon Pierre-Karl Péladeau, malgré les finances précaires du Québec, le gouvernement aurait dû flamber 12 millions de dollars pour changer tout le nom de tous les sites du gouvernement de « .gouv.qc.ca » vers « .quebec »… Une telle dépense aurait été un véritable gaspillage de fonds publics, ce changement de nom n’aurait pas rendu les sites plus rapides ou accessibles, la modification proposée aurait été purement cosmétique. Il y a quelques semaines à peine, on a reproché au gouvernement d’avoir dépensé 800$ pour une conférence de presse. Dans ce contexte, claquer 12 millions pour changer des adresses internet aurait été tout simplement odieux.

Mais cette anecdote indique ce que va devenir le Québec si Pierre-Karl Péladeau devient le chef du PQ. Plus que jamais le PQ va entrer en mode confrontation pour tenter de vendre à la population ses salades nationaleuses. Chaque virgule de chaque déclaration va devenir un prétexte à la chicane; ce sera la fin du débat gauche/droite, la fin des discussions économiques, toutes les énergies seront canalisées par des chicanes mises en scène par les péquistes et qui viseront les Anglais et Ottawa. Avec PKP comme chef, le nationalisme va empoisonner tous les débats de sociétés, on va revenir 20 ans en arrière.

P.-S. Si PKP veut absolument le « .quebec », il pourrait commencer par remplacer les « .com » de tous les sites détenus par Quebecor…


13 novembre 2014

Le p’tit Québec, gros préjugés Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Dans le bulletin de nouvelles de 22h à TVA, il arrive qu’on invite Jean-Marc Léger pour discuter d’un sondage à propos des perceptions des Québécois.  Voici les résultats d’un sondage sur les riches…

Propagande Socialiste

Donc les riches ne sont pas riches parce qu’ils sont travaillants, mais parce qu’ils sont…  chanceux !  Difficile d’être fier d’être québécois quand on réalise à quel point le p’tit Québec est rempli de si gros préjugés…

Donc, message aux Québécois qui s’imaginent qu’on devient riche en achetant des gratteux…

Voici la proportion de travailleurs en surcharge de travail pour chaque quartile de salaire (N.B. Un quartile divise la population en 4 tranches de 25%. Le premier quartile représente la tranche de 25% la plus pauvre et le quatrième quartile représente la tranche de 25% la plus riche.)

Le travail des riches
*Surcharge de travail: heures annuelles travaillées durant une période de 5 ans; au moins une fois plus de 2 400 heures et jamais moins de 1 750 heures

Comme on peut le voir, au fur et à mesure que l’on grimpe dans l’échelle salariale, plus la proportion de travailleurs en surcharge de travail augmente. Si des statistiques avaient été disponibles pour le 10% ou le 1% des salaires les plus élevés, la surcharge de travail aurait probablement été encore plus importante.

Morale de l’histoire: les riches travaillent pour gagner leur pain, ils travaillent probablement plus que la vaste majorité de la population.

Source:
Statistique Canada
Instabilité des heures de travail au Canada


11 novembre 2014

Réchauffement climatique, tout et son contraire Coup de gueule Environnement International

Le 3 février 2014, un groupe d’éminents climatologues s’est réuni à Québec pour nous dire que l’hiver était menacé par le réchauffement climatique:

Global Warming

-

Nos hivers rigoureux sont mis à mal par les changements climatiques. Et le hockey classique joué sur une patinoire extérieure s’avère l’occasion par excellence pour le rappeler, selon d’anciens joueurs de la LNH, des artistes et des écologistes. En danger, le hockey sur glace? Oui, selon la Fondation David Suzuki. Nos hivers sont plus chauds, plus courts. Les variations extrêmes plus fréquentes endommagent les glaces. D’ici la fin du siècle, des patinoires extérieures seront impossibles à maintenir dans plusieurs régions du Québec, selon la Fondation.

Le 27 octobre 2014, des chercheurs japonais ont affirmé que les hivers allaient devenir plus rigoureux à cause du réchauffement climatique:

Climate sceptics often claim that recent icy winters show that global warming is not happening. New research suggests the opposite is true. Research at Tokyo University and Japan’s national Institute of Polar Research – published in the current issue of the journal Nature Geoscience – has linked the cold winters with the “rapid decline of Arctic sea ice”, caused by warming, over the past decade.

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Global Warming

Donc, l’hiver quand il fait chaud c’est la faute du réchauffement climatique, mais quand il fait froid c’est aussi la faute du réchauffement climatique…

À lire aussi:


10 novembre 2014

A bridge too far… Coup de gueule Québec

Pont Maurice RichardLa semaine dernière, nous avons sans doute assisté au plus gros dérapage médiatique de l’année au Québec…

De voir tous nos bons médias jouer à qui serait le plus indigné par la transformation du pont Champlain en pont Maurice-Richard avait quelque chose de franchement pathétique.  Les conservateurs avaient annoncé le changement de nom en 2011, mais il a fallu attendre trois ans avant que les journalistes s’indignent…

D’ailleurs, la source de cette indignation est purement partisane.  En 2005 quand Charles Binamé avait lancé son film sur la vie de Maurice Richard, les médias étaient unanimes pour dire que Richard était une figure historique du nationalisme au Québec, le précurseur de la Révolution tranquille et celui qui a montré que les Canadiens français pouvaient tenir tête aux anglophones.

Mais, parce que les conservateurs ont voulu rendre hommage à Maurice Richard,  les médias ont voulu convaincre les Québécois que Maurice Richard était un simple joueur de hockey qui ne valait pas mieux qu’une vedette de télé-réalité.  C’est tout juste si on ne l’a pas accusé d’être propriétaire de sables bitumineux en Alberta…

Et pendant que nos bons médias s’efforçaient de réécrire l’Histoire uniquement dans le but de faire mal paraître les conservateurs, la dette du Québec a augmenté de 25 millions de dollars par jour.

Mais le plus ridicule dans cette histoire c’est qu’une recherche sur le site de la Commission de toponymie du Québec montre que le nom « Champlain » a été retiré à de nombreuses reprises de nos cartes:

  • Montérégie: la « MRC Champlain » devient  » MRC Longueuil » (2002)
  • Trois-Rivières: la « rue Champlain » devient « rue Jean-Jacques-Légaré » (2004)
  • Vaudreuil-Soulanges: le « chemin Champlain » devient « rue des Boisés-de-Rigaud » (1995)
  • Gatineau: la « rue Champlain » devient « rue Riopelle » (2003)
  • Gatineau: la « rue Champlain » devient « rue de la Baie » (2003)
  • Québec: la « rue Champlain » devient « rue des Roselins » (2006)
  • Québec: la « rue Champlain » devient « rue du Commodore » (2006)
  • Rimouski: la « rue Champlain » devient « rue La Vérendrye » (1984)
  • Saint-Hyacinthe: la « rue Champlain » devient « rue Champêtre » (2003)
  • Saint-Eugène-de-Guigues: la « rue Champlain » devient « rue Côté » (1999)
  • Saint-Stanislas: la « rue Champlain » devient « rue Joseph-Meloche » (1996)
  • Salaberry-de-Valleyfield: la « rue Champlain » devient « rue Rosella » (2005)
  • Chambly: la « rue de Champlain » devient « rue Patrick-Farrar » (2001)
  • Mauricie: le village « Saint-Louis-de-Champlain » devient « Saint-Louis-de-France » (2002)

À 14 reprises au Québec on a effacé le nom de Champlain, pourtant, aucun de ces changements de nom n’a fait scandale pour la simple et bonne raison que ceux-ci n’ont pas été faits par les conservateurs…  Au Québec, détester les conservateurs est devenu maladif dans la colonie journalistique.

P.-S. Au Québec, presque autant de lieux portent le nom de « Champlain » que « Kennedy »: 176 contre 112


3 novembre 2014

Les chiqueux de guenille Chine Coup de gueule Économie En Vidéos Québec

L’escapade de Philippe Couillard en Chine la semaine dernière a débuté bizarrement quand un employé de Quebecor a voulu faire croire aux Québécois que le premier ministre s’était ridiculisé parce qu’il a voulu faire la promotion du porc québécois en Chine. Pourtant, le Canada exporte déjà pour 2,1 milliards de dollars de porc dans ce pays, ce qui fait du Canada le troisième plus gros pays exportateur de porc en chine.

M’enfin, ce qui a surtout retenu mon attention, c’est la question des droits humains, notamment l’incohérence de nos bons médias.

En 2009, lors du premier voyage de Stephen Harper en Chine, voici ce qu’on pouvait lire au Québec:

Les Affaires
L’idéologie n’a pas sa place en diplomatie

Stephen Harper a ignoré la Chine et a même refusé l’invitation d’assister à l’ouverture des Jeux olympiques de Beijing en 2008, contrairement aux chefs de gouvernement de nombreux pays, dont George W. Bush. Stephen Harper a préféré faire des accolades au Dalaï Lama et a profité de différentes occasions pour faire la leçon aux dirigeants chinois sur la question du respect des droits de l’homme. […]

Mais peu importe les raisons qui l’ont amené à bouder la Chine, Stephen Harper se trompe s’il pense que la stratégie commerciale du Canada doit reposer prioritairement sur les échanges avec les États-Unis, notre principal partenaire commercial. Alors que le 20e siècle a été celui des États-Unis, le 21e siècle sera celui de l’Asie, et plus particulièrement de la Chine, dont le produit intérieur brut dépassera celui du Japon en 2010, ce qui en fera la deuxième puissance mondiale.

Bref, on reprochait à Harper de trop en faire pour les droits humains; l’idéologie ne devait pas devenir plus importante que les relations d’affaires entre les deux pays.

Maintenant, voici comment nos médias ont traité la visite de Philippe Couillard en Chine:

La Presse
Droits humains: Couillard ne donnera pas de leçons aux Chinois

Soucieux de ne pas froisser ses hôtes, Philippe Couillard n’a pas l’intention de faire la leçon aux dirigeants chinois sur le problème épineux des droits de la personne, puisqu’il veut surtout parler affaires avec eux.

Au cours du premier point de presse de sa mission chinoise, dimanche, à Shanghai, le premier ministre a indiqué qu’il allait mettre des gants blancs au cours de ses entretiens avec les leaders communistes, dans ce pays où les droits civils comme les libertés d’opinion, de la presse et de la conscience sont bafouées.

Cette question délicate revient hanter chaque premier ministre québécois ou canadien dès qu’il met le pied en Chine et révèle toujours un malaise sur la conciliation difficile des relations économiques et du principe du respect des droits fondamentaux.

Quand Harper parle des droits humains en Chine, on l’accuse d’être trop idéologue. Quand Couillard ne parle pas des droits humains en Chine, on l’accuse d’être trop affairiste. On peut expliquer cette contradiction de la manière suivante: Stephen Harper et Philippe Couillard sont détestés des médias, par conséquent, peu importe leur position vis-à-vis la Chine, les médias vont aborder la question sous un angle négatif.

Mais le chicage de guenille de nos bons médias ne s’est pas arrêté là. De retour au Québec, Philippe Couillard a fait un arrêt à Reykjavik, en Islande, pour faire la promotion du plan nord. Lors de son allocution, le premier ministre a créé une véritable commotion au sein du parti Quebecor puisqu’il s’est adressé aux gens d’affaires réunis uniquement en… anglais ! Parler en anglais en Islande, quel scandale !

Si Couillard avait fait son discours en islandais, il n’y aurait aucune controverse; cette histoire c’est strictement une affaire d’anglophobie et rien d’autre. C’est une autre manifestation du p’tit Québec ethnocentrique. Faites le test, demandez à un Québécois le contraire de « français ». Il ne répondra pas « russes », « allemand », « chinois » ou tout simplement qu’il n’y a pas de bonne réponse; il répondra presque toujours « anglais ».

M’enfin, pour les chiqueux de guenille, voici comment devrait parler un premier ministre québécois à l’étranger:


3 novembre 2014

Sauvons nos acronymes ! Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Si vous êtes comme moi, vous faites probablement partie du 99,9% des Québécois qui, jusqu’à tout récemment, n’avaient jamais entendu parler des CLD, les Centres Locaux de Développement.  Mais voilà, depuis que les libéraux ont laissé planer l’idée d’abolir ces structures, les CLD sont soudainement devenus essentiels au bon fonctionnement de l’économie québécoise:

Maladie

« Jamais sans mon CLD »…  Voilà que la gauche se parodie de plus en plus en manifestant pour sauver des acronymes bureaucratiques…

Mais il ne faudrait pas oublier Pierre-Karl Péladeau, le nouvel Amir Khadir de l’Assemblée nationale. Lui aussi a soudainement découvert cette semaine que sans les CLD le Québec allait cesser d’exister:

Ainsi donc, selon celui qui a été mis au monde par la Caisse de Dépôt, les CLD c’est comme la culture, chaque dollar dépensé par le gouvernement en rapporterait dix !  C’est comme la santé, l’éducation, les CPE, les subventions aux entreprises ou les infrastructures, selon la gauche chaque dollar dépensé par le gouvernement est supposé rapporter !  Pourtant, malgré toutes ces dépenses qui rapportent, le gouvernement est pris avec une dette de 270 milliards de dollars.

M’enfin, les CLD ont été créés en 1998 pour favoriser l’entrepreneuriat. Les CLD ont-ils un succès ou un échec ? L’année dernière, Statistique Canada a publié une étude longitudinale très intéressante sur le dynamisme des entreprises canadiennes entre 2000 et 2009. Cette étude visait, entre autres, à déterminer la création nette d’entreprise durant cette période.  Les CLD ont-ils propulsé le Québec au sommet du classement ?  Jugez par vous-même:

Maladie

Le bilan des CLD, une dernière position ! Selon PKP, sans les CLD, nous risquons de devenir une province comme les autres. Personnellement, j’aimerais bien que le Québec soit une province comme les autres, ça serait un énorme progrès.

D’ailleurs, les CLD n’ont pas rendu les Québécois plus riches. Depuis leur création, le Québec a perdu du terrain par rapport aux autres provinces:

Revenu Disponible Québec190114b

Au début des années 2000, le Québec se classait en 6e position. En 2012, le Québec est passé au 9e rang… Pas évident les supposés bienfaits des CLD…

Si le gouvernement veut aider les entrepreneurs tout en coupant dans ses dépenses, la solution est simple: on élimine tous les programmes de subventions et la bureaucratie qui l’accompagne pour ensuite baisser l’impôt des entreprises.

Les CLD résument bien tout le drame du modèle québécois. Il y a quelques années, des politiciens ont constaté un problème. Pour régler ce problème, ils ont cru bon mettre en place une nouvelle structure bureaucratique. Quelques années plus tard, on remarque que malgré cette structure le problème est toujours présent, mais il est désormais impossible d’abolir cette dernière, car elle est désormais devenue un choix de société

Sources:
Statistique Canada
Dynamique des entreprises : l’entrée et la sortie d’entreprises dans les provinces canadiennes, 2000 à 2009
Tableau 384-0040
Tableau 051-0001


29 octobre 2014

Les cabochons Coup de gueule Économie En Images Environnement Gauchistan Québec

Pancarte (faite de pétrole) aperçue dimanche dernier dans une manifestation à Sorel-Tracy visant à dénoncer le transport du pétrole…

Sauteux de douche

On pourrait en dire long sur cette pancarte…

Je me limiterai à dire ceci…

Les cabochons qui brandissent fièrement cette pancarte (et leur stupidité) sont-ils en train de nous dire que nous devrions prendre les armes et combattre les compagnies pétrolières de la même manière que nous avons combattu le nazisme il y a 75 ans ?

Le Québec, une terre de Caïn où les gens aiment la misère et la pauvreté.


29 octobre 2014

Les pyromanes Coup de gueule États-Unis Hétu Watch Revue de presse

The Washington Post

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Evidence supports officer’s account of shooting in Ferguson
The Washington Post

Ferguson, Mo., police officer Darren Wilson and Michael Brown fought for control of the officer’s gun, and Wilson fatally shot the unarmed teenager after he moved toward the officer as they faced off in the street, according to interviews, news accounts and the full report of the St. Louis County autopsy of Brown’s body.

Because Wilson is white and Brown was black, the case has ignited intense debate over how police interact with African American men. But more than a half-dozen unnamed black witnesses have provided testimony to a St. Louis County grand jury that largely supports Wilson’s account of events of Aug. 9, according to several people familiar with the investigation who spoke with The Washington Post.

Some of the physical evidence — including blood spatter analysis, shell casings and ballistics tests — also supports Wilson’s account of the shooting, The Post’s sources said, which casts Brown as an aggressor who threatened the officer’s life. The sources spoke on the condition of anonymity because they are prohibited from publicly discussing the case.

Experts told the newspaper that Brown was first shot at close range and may have been reaching for Wilson’s weapon while the officer was still in his vehicle and Brown was standing at the driver’s side window. The autopsy found material “consistent with products that are discharged from the barrel of a firearm” in a wound on Brown’s thumb, the autopsy says.

Au moment de l’incident, même si très peu d’information était disponible, les médias ont fait croire à la population que la mort de Michael Brown était un geste raciste. Ces allégations avaient incité les casseurs à se livrer à des émeutes et aux pillages.

Quelques semaines plus tard, on apprend que l’incident n’avait rien de raciste et que le policier a probablement agi en légitime défense. Par contre, ce nouveau développement n’a pas fait couler beaucoup d’encre dans les médias…


28 octobre 2014

Se tourner la langue 7 fois Canada Coup de gueule Revue de presse

The Globe And Mail

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Justin Bourque faces sentencing hearing for killing Mounties
The Globe And Mail

Justin Bourque was frustrated with his job and wanted to do harm to the oil industry but chose instead to target police officers because of the badge they wore when he killed three Mounties and wounded two others in Moncton, N.B., a sentencing hearing heard Monday.

Crown lawyer Cameron Gunn began laying out his case that Bourque, 24, should have his parole ineligibility set at 75 years while serving a life sentence for three counts of first-degree murder and two counts of attempted murder.

Bourque gave a statement to police after his arrest in which he expresses dissatisfaction with his job at a distribution warehouse and also wanted to harm the oil industry. A recording of that statement was played in court in which he refers to setting some gas stations on fire but dumped that plan.

“I decided to wing it from there,” Bourque says.

Gunn said Bourque, dressed in camouflage and carrying the semi-automatic rifle and a shotgun, walked along a road passing neighbours.

“It appeared he was on a mission,” Gunn said.

Dans la foulée des événements qui se sont déroulés en juin, on a pu entendre sur les ondes de RDI un analyste dire que Justin Bourque était probablement un milicien de droite tout en s’empressant d’ajouter qu’il devait aussi faire partie de ceux qui nient l’existence du réchauffement climatique…

Finalement, on apprend que Justin Bourque détestait les pétrolières et la police… C’est de droite détester le pétrole et la police ?


22 octobre 2014

La pétrophobie Coup de gueule Économie En Chiffres Environnement Québec

Quelle est l’importance des déversements de pétrole causés par les pipelines au Canada ?

Pour bien comprendre, faisons une analogie. En termes relatifs, la quantité de pétrole déversée par les pipelines au Canada par rapport à la quantité de pétrole transportée représente l’équivalent de 1/20 de cuillère à thé que vous échapperiez sur le sol lors d’un plein de 50 litres à la station-service.  Les pétrophobes du PQ grimpent dans les rideaux pour bien peu…

Mais pour voir à quel point la pétrophobie du PQ est devenue maladive, comparons le projet de cimenterie de Port-Daniel à celui de la construction d’un pipeline traversant le Québec jusqu’à Cacouna. Rappelons que le PQ était favorable à la cimenterie alors qu’il s’oppose farouchement au pipeline.

Pétrophobe
Sources: ici, ici, ici & ici

La cimenterie de Port-Daniel va créer moins d’emplois, générer moins de retombées, émettre plus de gaz à effet de serre et exigera une plus grande contribution financière du gouvernement que le pipeline Énergie Est.  À ceci, ajouter que la cimenterie n’est pas encore construite que déjà elle tombe en ruine… Pourtant, le PQ est favorable à la cimenterie et ne veut rien savoir du pipeline. Dans le cas du PQ, on peut vraiment parler de pétrophobie…

En fait, je soupçonne les péquistes, et la gauche en général, de haïr le pétrole, car ce liquide symbolise la réussite de l’Alberta là où le Québec a lamentablement échoué.  L’Alberta a confié le développement de son secteur énergétique (pétrole) au secteur privé tout en misant sur un petit gouvernement. Le Québec a nationalisé son secteur énergétique (électricité) tout en misant sur un gros gouvernement.  Le Québec est devenu une terre de pauvreté et l’Alberta une terre d’abondance… Pour les péquistes, le pétrole albertain transitant par le Québec, c’est l’équivalent de frotter du gros sel dans la plaie ouverte qu’est devenue le modèle québécois…


20 octobre 2014

Le dollar péquiste Coup de gueule Économie Québec

Propos aperçus sur le fil Twitter de Stéphane Bédard, chef intérimaire du PQ…

Sciences Humaines Sans Math

Vous aurez compris que le chef du PQ répète la marotte habituelle de la gauche selon laquelle le secteur manufacturier québécois est dans la dèche à cause de la hausse du dollar canadien provoqué par l’exploitation des sables bitumineux albertains. Par conséquent, la péréquation que nous recevons nous est due, car il s’agit d’un dédommagement qui nous revient de droit. On sait que cette théorie est complètement fausse et que le Québec recevait de la péréquation même quand le dollar canadien était à 65¢.

Mais qu’importe, jouons le jeu et supposons que les péquistes ont raison quand ils disent que nous ne recevons pas de la péréquation parce que le Québec est pauvre, mais plutôt pour dédommager notre secteur manufacturier.

  • On sait que dans un Québec indépendant, le Québec continuerait d’utiliser le dollar canadien (ici et ici).
  • On sait aussi que si le Québec devient indépendant, l’Alberta va fort probablement continuer d’exploiter ses ressources pétrolières.
  • Par contre, si le Québec devient indépendant, ce sera la fin de la péréquation.

Je résume: en devenant indépendant, notre secteur manufacturier serait encore malmené par le pétrodollar canadien, mais le Québec perdrait ce que les péquistes considèrent comme un dédommagement…  Autrement dit, selon la logique des péquistes, le projet d’indépendance du Québec consiste à choisir le pire des deux mondes i.e. on conserve le pétrodollar, mais on perd le dédommagement.  Sans le savoir, en faisant de la péréquation un programme de dédommagement, le PQ nous donne une raison de ne pas faire l’indépendance…

M’enfin, les chiffres, ça n’a jamais été le point fort des péquistes (sans quoi ils ne seraient pas péquistes).


20 octobre 2014

Fétichisme culturel Coup de gueule Économie Gaspillage Québec

Il y a quelques semaines se tenait dans la Ville de Québec l’événement « Vision Culture », une patente à gosse qui permet aux politiciens de se donner de l’importance…  Durant cet événement, le maire de Québec a fièrement déclaré que depuis 2009, sa ville avait flambé 252 millions de dollars en culture !  Vous avez bien lu: 252 millions de dollars !

Une dépense de 252 millions de dollars pour la Ville de Québec, c’est l’équivalent d’une dépense de 805 millions pour la ville de Montréal !  Avec 805 millions, la ville de Montréal aurait pu construire 3 salles de spectacle pour l’OSM ou encore 6 quartiers des spectacles. Étrangement, cette dépense du maire Labeaume n’a pas semblé indisposer certains médias de Québec qui pourtant grimpent dans les rideaux quand c’est Montréal qui gaspille l’argent des contribuables dans des projets culturels…  À croire que la construction d’un nouveau Colisée a émoussé le sens critique de certains…

M’enfin…  Il faut être honnête et reconnaître qu’il n’y a pas que Régis Labeaume qui aime gaspiller l’argent de ses contribuables dans la culture, ce mal semble être généralisé dans l’ensemble des villes du Québec.  Pour s’en convaincre, il suffit de voir l’évolution des dépenses culturelle des municipalités depuis 5 ans (les chiffres les plus récents remontent à 2012):

Culture Québec

En 2007, les municipalités avaient dépensé un grand total de 536,1 millions en culture, soit l’équivalent de 69,69$ par habitant (279$ pour une famille de quatre personnes). En 2012, le grand total a été de 843,1 millions ce qui représente une somme de 105,60$ par habitant (422$ pour une famille de quatre personnes).  Autrement dit, les dépenses en culture par habitant ont crû de 51,5% en l’espace de seulement 5 ans !

Voici comment ces dépenses ont évolué selon la taille des villes:

Culture Québec

Au Québec, la culture c’est du fétichisme pour nos politiciens. Nos maires ont toujours de la difficulté pour trouver de l’argent pour nettoyer les rues, ramasser les ordures, déneiger les routes, remplir les nids de poule ou pour réparer les égouts et l’aqueduc, mais quand c’est pour la culture, c’est bar ouvert, l’argent coule à flot…  Rappelons que la dette des municipalités s’élève à 22,6 milliards de dollars…

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Les dépenses culturelles des municipalités


15 octobre 2014

La culture imaginaire Coup de gueule En Chiffres Gauchistan Québec

Dans quelques semaines se tiendra le gala de l’ADISQ. Une occasion pour la clique habituelle de se livrer à une séance intensive d’admiration mutuelle. Les médias profiteront de l’occasion pour se faire croire que le Québec est spécial, que nos artistes illuminent le monde et que la chanson française coule dans les veines de tous les Québécois. Bref, on voudra se convaincre que nos artistes sont importants et que le Québec ne pourrait pas être une nation sans nos chanteurs et chanteuses.

Allons au-delà de cette pensée unique, voici quelques chiffres sur la fréquentation des spectacles de chanson francophone et anglophone au Québec depuis 5 ans:

Chanson québécoise

Même si les spectacles anglophones sont 67% plus chers que les spectacles francophones, ils attirent 111% plus de spectateurs !  Remarquer aussi que dans les spectacles anglophones, on donne 2 fois moins de billets de faveur…  À se demander si le gala de l’ADISQ n’est pas devenu un show pour les journalistes; ils vont en parler pendant plusieurs jours, mais leurs nouvelles laisseront beaucoup de gens indifférents.

Maintenant, vous savez pourquoi nos artistes ont besoin d’un firewall culturel pour continuer d’exister…

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Statistiques des représentations payantes en arts de la scène selon la discipline, la provenance et la taille de la salle, régions administratives et ensemble du Québec


6 octobre 2014

Immunité médiatique Coup de gueule États-Unis Hétu Watch

George BushEn ce moment, le taux d’approbation du président tourne autour de 40% et son taux de désapprobation se situe à environ 55%. Ces chiffres sont comparables à ceux de George Bush pour la période équivalente de sa présidence.

Pourtant

Quand Bush était président, en 2006, les médias ont réalisé 23 sondages sur la présidence de Bush.  Ces 23 sondages se sont traduits par 124 reportages différents. Cette année, avec Barack Obama comme président, les médias ont réalisé uniquement 15 sondages qui ont servi de trame de fond à seulement 9 reportages…  Pourtant, en 2006 comme en 2014, les sondages montrent des tendances similaires i.e. un déclin marqué de la popularité du président et de ses décisions.

Autrement dit, quand un républicain est président, les médias se font un devoir de soigneusement rapporter les sondages qui sont défavorables.  Quand c’est un démocrate qui est président, les médias passent en mode défensif et prennent un soin particulier à ne pas ébruiter les sondages qui pourraient mal faire paraître leur candidat.

Où serait la présidence d’Obama si les médias avaient été aussi durs avec lui qu’avec Bush ?

À réfléchir dans le contexte où PKP aspire à devenir cherf du PQ et ultimement le premier ministre du Québec…