Antagoniste


16 septembre 2014

Le déséquilibre et le courage Canada Coup de gueule Économie Québec

QuêteuxDans le prochain budget conservateur, on prévoit d’importants surplus, il n’en fallait pas plus pour que les habituels quêteux montent aux barricades pour nous casser les oreilles avec le déséquilibre fiscal. Il est toujours plus facile de gueuler pour avoir de l’argent  des autres que de se retrousser les manches et d’aller la gagner à la sueur de son front pour le gagner le sien…

Et pourquoi le gouvernement de Stephen Harper fera-t-il d’importants surplus ?

Si les conservateurs ont un surplus budgétaire l’an prochain, c’est entre autres parce que les conservateurs auront eu le courage de foutre 20 000 fonctionnaires à la porte.  Pas des départs à la retraite, mais de vrais congédiements.  Pendant ce temps, le gouvernement du Québec annonce qu’il n’y aura pas de mise à pied dans la fonction publique

Autrement dit, certains voudraient profiter du ménage du fédéral pour éviter d’avoir à faire le ménage dans leur propre cour…  Pour équilibrer leur budget, au lieu de quêter l’argent du fédéral, les provinces n’ont qu’à émuler le travail des conservateurs et couper !

P.-S. Si chaque fois que le fédéral fait des surplus il doit les redistribuer aux provinces au nom du déséquilibre fiscal, comment le fédéral pourra-t-il rembourser sa dette ?


15 septembre 2014

L’argent du public Coup de gueule Économie Gaspillage Québec

Argent publicHier, le PQ a annoncé qu’Alexandre Cloutier se rendra en Écosse en « mission officielle » pour observer la tenue du référendum sur l’indépendance qui aura lieu cette semaine (autrement dit, il va avoir des vacances payées en Écosse).

La première fois que le PQ avait évoqué cette « mission officielle », à la fin du mois d’août, on nous avait dit que les contribuables n’avaient rien à craindre puisque c’était le PQ qui allait payer ce voyage avec l’argent du parti…

Rien à craindre, vraiment ?

Depuis 2013, les dons du public aux partis politiques sont limités à 100$. Pour compenser, la baisse des dons, il est désormais prévu que les partis politiques soient généreusement subventionnés avec des fonds publics.

Donc, quand le PQ dit que c’est l’argent du parti qui va servir à payer le voyage d’Alexandre Cloutier, il omet de préciser qu’une part non négligeable de l’argent dans les coffres du PQ vient du portefeuille des contribuables ! Autrement dit, c’est l’argent des contribuables québécois qui va servir à payer une partie de la « mission officielle » du PQ en Écosse. Que le PQ décide de jouer à avoir un pays, c’est une chose, mais qu’il utilise des fonds publics pour le faire, c’est autre chose…

Les partis politiques au Québec désiraient s’affranchir des dons des électeurs pour plutôt être subventionnés par le gouvernement. Fort bien, mais la contrepartie à ce changement devrait faire en sorte que désormais on limite l’argent que les partis peuvent dépenser pour des activités partisanes. Quand on dépense l’argent des contribuables, on n’est plus libre de ses choix et aller faire la fête en Écosse devrait faire partie des choses qui désormais ne sont plus permises.

De plus, si le système de subvention aux partis politiques mis en place est assez généreux pour permettre aux partis politiques de payer des vacances outre-Atlantique à des députés, c’est peut-être un signe qu’on devrait diminuer le montant de cette subvention, car manifestement, les partis ont trop d’argent en leur possession.


11 septembre 2014

Nourrir la machine… Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Au Québec, la quasi-totalité des employés du secteur public profite d’un régime de retraite à prestations déterminées.

Un régime de retraite à prestations déterminées dans le secteur public, surtout dans le contexte économique actuel, c’est un peu une pyramide de Ponzi i.e. pour que les gens au sommet de la pyramide (les retraités) soient payés, on doit faire constamment entrer de nouvelles personnes à la base de la pyramide (des travailleurs qui payent des taxes et des impôts).  Autrement dit, pour que les retraités du secteur public puissent avoir une retraite chromée, de plus en plus de contribuables doivent passer à la caisse pour maintenir à flot ces fonds de pension.

Ce constat m’a amené à me poser la question suivante: dans quelles provinces les régimes de retraite à prestations déterminées du secteur public sont le plus sous pression à cause du manque de travailleurs à la base de la pyramide pour nourrir les retraités au sommet de la pyramide.  Voici la réponse:

Retraite Québec

Au Québec, chaque adhérent à un régime de retraite à prestations déterminées du secteur public est supporté par 4,537 travailleurs/contribuables.  À titre indicatif, au Canada cette proportion est de 5,557 et en Alberta, la meilleure province, c’est 7,647 travailleurs/contribuables qui supportent une personne inscrite à un régime de retraite à prestations déterminées du secteur public.

Le Québec n’est pas la pire province, mais nous sommes néanmoins en queue de peloton avec un ratio qui se retrouve sous la moyenne canadienne. Il faut aussi considérer que le Québec est l’une des provinces avec les travailleurs les plus pauvres i.e. contrairement aux provinces avec un pire ratio, nos travailleurs peuvent difficilement en faire plus pour supporter les fonds de pension du secteur public.

N’oubliez pas de signer une pétition en appui au projet de loi 3. Rappelez-vous que tout compromis signifie que le gouvernement devra piger dans vos poches pour payer à des gens quelque chose que vous ne pouvez pas payer pour vous-mêmes.

N.B. Ce graphique assume que dans les autres provinces, le secteur public est aussi entièrement couvert par un régime de retraite à prestations déterminées.  Donc il est possible que la position du Québec soit surévaluée.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 280-0008 et 282-0002


8 septembre 2014

Le vieux « new deal »… Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

La semaine dernière, le chef de la CAQ est parti à la conquête des régions qui l’ont boudé lors du dernier scrutin. Concrètement, ça veut dire que la CAQ a annoncé qu’elle était ouverte au principe d’acheter des votes en échange de subventions. C’est à se demander si le Québec a encore les moyens d’avoir des régions…

Pour ceux qui pensent que la CAQ ne fait que copier les idées du PLQ et du PQ, soyez sans crainte puisque la CAQ promet que ses subventions, contrairement à toutes celles qui ont été données depuis quarante ans, seront efficaces… Le plan de la CAQ a été qualifié de « New Deal » par François Legault, une référence au plan de Franklin Delano Roosevelt qui, sur suggestion de l’économiste John Maynard Keynes, a dépensé comme un marin en cavale pour sortir les États-Unis de la grande dépression.

Mais avant de souhaiter un nouveau « New Deal », dans les régions du Québec, il serait bon de se demander si le premier a fonctionné.

Une étude réalisée en 2004 par des économistes de l’Université de la Californie et publiée dans le « Journal of Political Economy » a démontré que les politiques économiques de Franklin Delano Roosevelt ont prolongé la dépression économique de… 7 ans !

Les régions n’ont pas besoin d’un « New Deal », elles ont plutôt besoin d’exploiter leurs ressources naturelles, comme le pétrole en Gaspésie. L’exploitation des ressources naturelles est la seule raison qui justifie l’existence des régions… ressources ! Ce n’est pas l’exploitation de quelques Bed & Breakfast ouverts quatre mois par année qui permettent à ces régions d’être viables économiquement, mais uniquement l’exploitation des ressources naturelles. Sans l’exploitation de ces ressources, on condamne ces régions à la misère et, éventuellement, à la fermeture. Une région ressource sans ressource n’a pas lieu d’être.


8 septembre 2014

Le fond du baril… Coup de gueule France Revue de presse Terrorisme

Libération

-

Nouveaux ennuis judiciaires pour Dieudonné
Libération

Selon RTL, la procédure fait suite à l’une des dernières vidéos publiées par Dieudonné sur son compte YouTube. D’une durée de 19 minutes, elle revient notamment sur la décapitation du journaliste américain James Foley par les djihadistes de l’Etat islamique.

Une exécution prétexte à de nombreuses plaisanteries : «Apparemment, la décapitation en mondovision sur Internet, c’est pas leur truc», sourit Dieudonné. «Moi, ce que je trouve étrange, c’est que la décapitation ça symbolise avant tout le progrès, l’accès à la civilisation. En France on a quand même décapité [le roi] en place publique, devant le peuple. C’est pour ça que je suis étonné qu’on fasse tout ce foin.» Et l’«humoriste» d’appeler les parents de la victime à se «détendre».

Notant que «les cadres de la mafia des Rothschild sont montés au créneau», Dieudonné développe une lecture complotiste de l’événement : «J’en ai parlé à mon directeur de la publication [Germain Gaiffe, meurtrier détenu à Poissy, ndla], il m’a dit : ‘De toute façon cette histoire ça pue l’arnaque encore une fois, c’est pour justifier l’intervention [occidentale contre l’Etat islamique, ndla].’» Une théorie que diffusent aussi certains sympathisants de Dieudonné, tels que Noël Gérard, alias «Joe le Corbeau» : sur son site, on peut ainsi lire que «de nombreux internautes [sic] et des experts médico-légaux considèrent que la vidéo [de la décapitation] est un montage à base d’effets spéciaux».

L’occasion est bonne pour rappeler que Dieudonné a déjà été très fréquentable au Québec


4 septembre 2014

Message aux médias… Coup de gueule Québec

On s'en câlisseSelon le plus récent sondage Léger Marketing, 21% des gens appuyant Québec solidaire sont favorables à la privatisation de la SAQ… Parallèlement, ce sondage nous apprend aussi que chez les 18-24 ans, seulement 19% de l’électorat est péquiste. Chez les 25-35 ans, cette proportion diminue à 18%.

Autrement dit, en proportion, il y a plus de gens chez Québec solidaire qui souhaitent la privatisation de la SAQ qu’il y a de jeunes qui voteraient pour le PQ.

Par conséquent, chers médias, la prochaine fois que Bernard Drainville vous appellera pour solliciter une entrevue pour parler du référendum qu’il veut organiser dans 10 ans, sentez-vous bien lire de lui dire « non »…


3 septembre 2014

La vie de député Coup de gueule En Images Québec

Voici le calendrier des travaux de l’Assemblée nationale 2014-2015:

Calandrier Assnat

Première chose que je remarque, une semaine de travail « normal » pour un député ne compte que 3 jours, du mardi au jeudi…

Sauf bien sûr quand un député doit « travailler » dans sa circonscription, ce qui arrive 5 fois par année, dont une fois durant la semaine de relâche. En pareille circonstance, le député a une épuisante semaine de 5 jours…

N’oublions pas aussi les 3 semaines de « travaux intensifs », des semaines de 4 jours…  Travailler du mardi au vendredi, quel calvaire…

Mentionnons aussi que sur ce calendrier, il manque les mois de juillet et août. Tant qu’à y être, on aurait pu aussi enlever le mois de janvier qui ne comptera aucune journée de travail.

Dire que cet été on a écrit dans un grand journal que le travail de député c’était du 70 heures par semaine et qu’un simple député comme Bolduc ne pouvait pas avoir le temps de pratiquer la médecine… Désolé, mais à moins d’être ministre, je vois certaines périodes libres dans cet horaire…

En tout, on prévoit donc 107 jours de travail pour un salaire équivalent à 108 424$, c’est un salaire de plus de 1 000$ par jour.


3 septembre 2014

Gagnant à vie Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Un argument souvent entendu depuis le dépôt du projet de loi 3 sur la réforme des fonds de pension des employés municipaux veut que les régimes de retraite de ces travailleurs soient raisonnables dans le contexte ou les syndicats ont consenti d’importants sacrifices au niveau de leur salaire pour pouvoir obtenir des retraites dorées.

Vraiment ?

Alors, voici ce que disent les chiffres. Voici le salaire horaire (excluant les avantages sociaux) pour les quelques employés du secteur privé (entreprises de plus de 200 employés) et des administrations municipales (n.b. les entreprises de plus de 200 employés qui ne représentent que 0,8% des entreprises au Québec).

Retraite Syndicat
Administration municipale – 25 000 habitants et plus

Globalement, le salaire d’un employé dans le secteur privé (plus de deux cents employés) est de 48 180$ contre 53 516$ dans les municipalités. Pour aucune catégorie de travailleurs, on ne peut voir un sacrifice salarial par rapport au secteur privé qui justifierait un fonds de pension doré. Dans les faits, même en excluant les régimes de retraite, les employés municipaux font déjà un bien meilleur salaire que leur équivalent au privé.

D’ailleurs, voici l’équivalent de la rémunération horaire qui correspond à la somme mise dans le fonds de pension par l’employeur:

Retraite Syndicat
Administration municipale – 25 000 habitants et plus

Globalement, un employeur dans le secteur privé met 3 546$ chaque année dans le fonds de pension de ses employés.  Au municipal, cette somme est de… 12 255$ !!!  Voilà ce qui arrive quand un syndicat négocie avec un employeur qui n’a aucun rapport de force (pas de lockout ni de loi spéciale dans le secteur municipal) et qui peut prendre le public en otage avec une grève…

Les syndicats d’employés municipaux rejettent le projet de loi 3 en invoquant le droit à la libre négociation.  Le problème c’est que la libre négociation n’a jamais existé dans le monde municipal,  le système en place a fait en sorte de donner un pouvoir déraisonnable aux syndicats qui ont ensuite utilisé ce pouvoir pour exiger des conditions de travail tout aussi déraisonnables.

Travailler dans une municipalité, c’est comme gagner à la loterie !  Le projet de loi 3 ne fera qu’établir un équilibre qui n’a jamais existé entre les syndicats et l’employeur (nous !).

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Rémunération des salariés – État et évolution comparés


2 septembre 2014

La fin du monde ! Coup de gueule Économie En Chiffres Environnement Gauchistan International

Vous l’ignorez peut-être, mais depuis deux semaines, il n’y a plus d’air, plus d’eau, plus de poissons, plus d’oiseaux ou de vaches, plus rien. Vous ne vous êtes aperçus de rien ? C’est probablement parce que vous vivez dans le déni néolibéral.

Le 19 août dernier, la terre a épuisé son crédit annuel de ressources naturelles, ce n’est pas moi qui le dis, c’est un billet de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques. Selon une série de savants calculs, à cause de l’infâme néolibéralisme, les humains auraient besoin de 1,5 Terre pour survivre. Entre-temps, on vit à crédit (quoique j’ignore le nom de la banque qui prête l’air, l’eau, les poissons, les oiseaux ou les vaches que nous n’avons plus…)

Mais qu’arriverait-il si au lieu de consommer les ressources de 1,5 planète pour nourrir la bête néolibérale, on décidait de vivre plus humblement (de préférence dans un régime communiste) ?  Voici la réponse:

Écologie
Sources: Global Footprint Network, Banque Mondiale

Une vie insoutenable pour avoir un développement durable… J’imagine mal comment on peut considérer ce projet comme un idéal à atteindre.

La plus grande ressource naturelle disponible sur Terre, c’est la créativité humaine et cette ressource est… inépuisable. Voilà pourquoi depuis le 19 août, nous n’avons jamais manqué de rien et voilà pourquoi le concept d’empreinte écologique est risible.

M’enfin, si jamais un jour un gouvernement décide de nous imposer un « développement durable », voici de quoi les gens discuteront:

Économie


28 août 2014

« K » comme dans Karl Marx… Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Hier, le caucus du Parti québécois a marqué le début officieux de la course au leadership pour remplacer Pauline Marois. En marge de ce caucus, j’ai été très étonné d’apprendre que plusieurs députés péquistes désiraient former une alliance pour bloquer Pierre-Karl Péladeau, on le trouverait trop à droite…

Il n’en fallait pas plus pour que les médias embarquent dans la parade et nous rappellent que Pierre-Karl Péladeau évolue à l’aile droite de son parti. Quand on voit autant de gens propager la légende urbaine voulant que PKP soit de droite, je me demande si les Québécois sont capables de faire la différence entre leur main gauche et leur main droite… Depuis que PKP s’est lancé en politique, son discours a toujours été très à gauche, tellement à gauche qu’on pourrait presque croire qu’il serait à l’aise chez Québec Solidaire. Quelques exemples:

Pour Pierre-Karl Péladeau, pas question de gérer l’État comme une entreprise…

Selon Pierre-Karl Péladeau, le gouvernement québécois doit être gros, car c’est une tradition…

Pour Pierre-Karl Péladeau, la dette du Québec n’est pas préoccupante et les syndicats ont protégé les travailleurs québécois…

Quand on demande à Pierre-Karl Péladeau si on aurait pu le voir avec un carré rouge en tapant sur des casseroles lors du printemps 2012, il ne répond pas par la négative…

M’enfin, Pierre-Karl Péladeau n’est pas un économiste…

Tout un droitiste ce PKP… Un droitiste qui aime l’État, les syndicats et la dette… Pourquoi la classe médiatique et politique s’échinent à nous vendre PKP comme un porte-étendard de la droite ? Je ne vois pas d’autre explication qu’un manque de culture politique puisque dans les faits, PKP c’est de la bonne gauche typiquement péquiste.

Petite anecdote, quand il était étudiant, il a changé son nom de « Carl » pour « Karl », en l’honneur de Karl Marx.


26 août 2014

L’économie québécoise: l’Absurdistan Coup de gueule Économie Environnement Gauchistan Québec

Clown QuébecVoici comment l’économie fonctionne en Absurdistan…

Au Québec, on a décidé de produire de l’électricité avec des éoliennes. Cette électricité coûte 14¢/kWh à produire et elle est ensuite revendue à perte aux Américains.  Pendant ce temps, Hydro-Québec paye 150 millions de dollars par année pour NE PAS utiliser une centrale au gaz qui pourrait produire de l’électricité à environ 5¢/kWh.  Vous avez bien lu, en Absurdistan, on paye pour NE PAS utiliser le moyen le plus économique de produire de l’électricité !

En Absurdistan, les délires écologistes ont un prix…  M’enfin, en Absurdistan, on donne le titre de fleuron économique aux entreprises gouvernementales qui appauvrissent les Québécois…  Ce n’est pas un hasard si le Québec est un îlot de pauvreté en Amérique du Nord… C’est un bon moment pour se rappeler que privatiser Hydro-Québec pourrait protéger les Québécois des stupidités des sociétés d’État comme Hydro-Québec.


25 août 2014

C’est la faute à Harper ! Canada Coup de gueule Économie Québec

PropagandisteLa semaine dernière, les nationaleux du Québec étaient en liesse puisqu’ils ont pu s’adonner à leur sport préféré: accuser Stephen Harper d’être responsable de tous les maux de la planète. Dans le cas qui nous concerne, ils étaient ravis que le BST blâme en partie Transports Canada pour l’accident de Lac-Mégantic.

Pourtant, si on tient absolument à blâmer Transport Canada, on devrait aussi regarder du côté du Québec…  En 2003, la Caisse de dépôt a « investi »  14,7 millions de dollars dans MMA.  Sans cet « investissement », il aurait été beaucoup plus difficile pour la MMA de survivre jusqu’en 2013.

De plus, au gauchiste à la sauce Gilles Duceppe qui accuse le gouvernement Harper d’avoir été à l’origine de la tragédie en réduisant la taille du gouvernement, quelqu’un devrait lui rappeler que du côté du ministère, des agences et des offices réglementant le transport au Canada, le nombre d’employés est passé de 5 040 à 5 601 au moment de la tragédie de Lac-Méganic, une hausse de 11,1% !

P.-S. Avez-vous remarqué dans cette histoire que personne ne s’est questionné sur la qualité du travail par les fonctionnaires à Transport Canada…


25 août 2014

La franchise d’Yves Bolduc Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Au Québec, depuis 2010*, un ménage a dépensé en moyenne 347$ en livres contre 4 218$ en alcool et tabac. Autrement dit, quand un ménage québécois dépense 1$ pour un livre, il dépense 12,16$ en alcool et tabac, une mesure que l’on pourrait appeler « l’indice Bougon »…  Il va de soi qu’on cherche à avoir l’indice le plus bas possible.

J’ai donc décidé de comparer les provinces en utilisant ce très scientifique « indice Bougon », voici le résultat:

Bougon Québec

On me répondra que cette situation est imputable au monopole de la SAQ, qui vend ses produits beaucoup trop chers. C’est en partie vrai, mais les gens restent libres d’aller ou non à la SAQ, ils ont le choix de moins consommer s’ils jugent que le produit est trop cher.  Au final, le bilan est clair, le Québec est la province avec le pire bilan i.e. celle qui préfère le plus l’alcool et le tabac aux livres.  Résultat: le Québec est l’une des provinces où les gens lisent le moins au Canada.

Pourquoi je vous parle de tout ceci ?  À cause d’Yves Bolduc qui a déclaré vendredi dernier que les commissions scolaires pouvaient couper dans les budgets des bibliothèques puisqu’il y avait déjà assez de livres dans les écoles.  Il n’en fallait pas plus pour enflammer l’opinion publique qui a manifesté son indignation sur toutes les tribunes disponibles.  Que voulez-vous, au Québec, à défaut de lire, on aime ça faire semblant qu’on aime les livres…

Mais le plus désespérant dans cette histoire c’est que tout le monde est passé à côté du vrai débat.  Le budget pour l’achat de livres dans les écoles du Québec est de 15 millions de dollars (8,3 millions du ministère et 6,7 millions des commissions scolaires) et personne ne s’est demandé si on en avait pour notre argent. On vit à l’époque du numérique, mais au Québec on parle encore de l’achat de livres papier et de bibliothèques scolaires…  Personne n’a parlé de réaliser des économies (et d’acheter encore plus de livres) en passant au format numérique.  Personne n’a parlé non plus de se joindre au programme scolaire d’Amazon pour créer des bibliothèques scolaires virtuelles à faible coût.

En fait, si personne n’en a parlé, c’est probablement parce que ce genre de partenariat est actuellement illégal au Québec.  Au Québec, la loi interdit formellement aux écoles de négocier des rabais lors de l’achat de livres, interdit d’avoir des économies de volumes !  Mais le ridicule va encore plus loin: une école peut uniquement acheter ses livres d’un libraire avec un permis du gouvernement et qui se trouve dans la région desservie par l’école !  Pour en savoir plus sur ce système complètement fou, je vous invite à aller lire l’excellent texte de Vincent Geloso.

Pour réaliser des économies, et acheter plus de livres, une école en Gaspésie ne peut pas négocier des rabais sur l’achat de livres avec le Costco de Montréal (par exemple).  Avec un pareil système communiste, ce n’est pas demain la veille qu’on risque d’annoncer un partenariat avec Amazon pour la création de bibliothèques électroniques.

Au Québec, la loi fait en sorte que les écoles n’achètent pas des livres pour enrichir les enfants, mais plutôt pour enrichir certains libraires.  Au Québec,  les libraires passent avant les élèves; la priorité des politiciens n’est pas de faire en sorte que les élèves puissent avoir accès au plus grand nombre de livres possible, mais plutôt de garantir un revenu à certains libraires.

Quand Yves Bolduc a déclaré qu’il y avait déjà suffisamment de livres dans les écoles, les gens se sont scandalisés.  Pourtant, Yves Bolduc a dit tout haut ce que les 125 députés de l’Assemblée nationale pensent tout bas, puisque la loi actuellement en place a pour effet d’entraver l’achat de livres par les écoles.  Pour soutenir l’existence de cette loi, il faut obligatoirement penser qu’il y a déjà suffisamment de livres dans les écoles.  Yves Bolduc a simplement été victime de sa franchise.

P.-S. La mise en place de cette loi ridicule, un héritage du PQ, a été pilotée par Denis Vaugeois. Avant et après sa carrière politique, Denis Vaugeois a travaillé dans le monde de l’édition.

*Statistique Canada compile ces chiffres depuis 2010.

Source:
Statistique Canada
Tableau 203-0021


21 août 2014

Les sacrifiés Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Hier débutait la commission parlementaire sur le projet de loi 3 visant à réformer les fonds de pension des employés municipaux.  Cette commission va s’étaler sur cinq jours au bout desquels le projet de loi pourra être modifié.

Durant les trois prochains jours, voici une liste des intervenants qui, espérons-le, vont défendre les contribuables:

  • la Ville de Québec
  • la Ville de Montréal
  • l’Union des municipalités du Québec
  • la Ville de Rimouski
  • la Ville de Longueuil
  • la Ville de Gatineau
  • la Ville de Drummondville
  • la Ville de Sherbrooke
  • Force Jeunesse
  • la Ville de Laval

Voici maintenant la liste des intervenants qui vont assurément défendre les pensionnés de l’État:

  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
  • Association du personnel retraité de la Ville de Québec
  • Confédération des syndicats nationaux
  • Regroupement des associations de pompiers du Québec
  • Association québécoise des retraités du secteurs public et parapublic
  • Centrale des syndicats démocratiques
  • Fédération indépendante des syndicats autonomes
  • Fédération des policiers et policières municipaux du Québec
  • Fraternité des policiers et policières der Montréal
  • Association des pompiers de Montréal
  • Syndicat des pompier et pompières du Québec
  • Réseau FADOQ
  • Fédération des association de cadres municipaux du Québec
  • Syndicat canadien de la fonction publique
  • Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec
  • Association québécoise de défense des personnes retraitées et préretraitées

On compte donc 10 intervenants qui devraient défendre les contribuables contre 16 qui vont assurément défendre les pensionnés de l’État !

Les intervenants qui devraient défendre les contribuables représentent plus de 6 millions de personnes et pourront prendre la parole pendant 10 heures pour faire valoir leur point de vue.  Les intervenants qui vont assurément représenter les pensionnés de l’État ne représentent que 1,4 million de personnes, mais ils auront un droit de parole total de 16 heures…  Les contribuables québécois vont-ils jouer dans une nouvelle suite du film « Les sacrifiés » ?

En passant, avis aux syndicats qui nous disent que leurs fonds de pension sont capitalisés.  Il serait bon de leur rappeler que si c’est le cas, c’est parce que le gouvernement est venu à leur secours dans le passé. Pour Montréal seulement, le gouvernement du Québec s’est engagé à verser 460 millions de dollars pour couvrir le remboursement du déficit actuariel de la caisse de retraite de la Ville.  Pour vous donner une idée, 460 millions de dollars c’est l’équivalent de l’impôt de 146 000 contribuables, l’équivalent de la ville de Saguenay !  Du côté des municipalités, c’est 800 millions qui ont été payés en 2012 pour capitaliser les régimes de retraite de leurs employés !

M’enfin, il y aura toujours de bons gauchistes comme Patrick Lagacé pour penser que si on a subventionné la construction d’un Colisée, on doit impérativement payer des retraites dorées aux employés des villes.  Le pauvre a été incapable de réaliser qu’il serait plus avantageux pour les contribuables de ne pas subventionner un Colisée et des fonds de pension. M’enfin, Lagacé c’est le « sciences humaines sans math » qui s’imagine que les syndicats sont là pour protéger la classe moyenne alors que c’est exactement le contraire.

Le partage 50-50 des fonds de pension ce n’est pas négociable, c’est un minimum pour avoir un début de justice pour les contribuables. J’insiste sur le minimum ! Ultimement, on se fout de savoir si les régimes sont capitalisés ou s’ils le seront dans deux, cinq ou dix ans. Ce qui importe c’est de réduire le fardeau fiscal que font peser ses régimes injustes sur les épaules de contribuables qui eux n’en ont pas !


20 août 2014

L’abus syndical Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Un régime de retraite à prestations déterminées, c’est un peu la Cadillac des régimes de retraite. Ce type de régime est conçu de sorte à fournir un revenu de retraite, peu importe les variations dans la situation économique, le rendement des placements et les taux d’intérêt. Il va sans dire que ce type de régime est très coûteux.

Voici qui a un régime de retraite à prestations déterminées au Québec (n.b. dans la catégorie « secteur privé », on ne tient compte que des entreprises de plus de 200 employés qui ne représentent que 0,8% des entreprises au Québec).

Syndicat Québec
Administration municipale – 25 000 habitants et plus

Le secteur public s’en sort beaucoup mieux que le secteur privé. De plus, garder en tête que le secteur privé ne tient compte que des entreprises de plus de 200 employés, ce qui exclut 99,2% des entreprises québécoises. Il va sans dire que plus une entreprise est petite, plus les régimes de retraite à prestations déterminées sont rares.

Voici maintenant la pièce de résistance: la cotisation des employeurs dans les régimes à prestations déterminées, porter attention aux administrations municipales (et encore une fois, le secteur privé n’est représenté que par les entreprises de plus de 200 employés):

Syndicat Québec
Administration municipale – 25 000 habitants et plus

Dans les administrations municipales, l’employeur (nous) verse en moyenne 11 574$ dans le fonds de pension de chaque employé tous les ans !  Dans le secteur privé, cette somme n’est que de 5 776$.  De plus, même si personne n’en parle en ce moment, un ménage semble aussi s’imposer dans les entreprises publiques (Hydro-Québec, Loto-Québec, SAQ…).  La cotisation annuelle par employé de 14 466$ est tout simplement inconcevable !

On pourrait ramener tout le monde au niveau des fonctionnaires québécois, à 4 117$.  Ceux-ci ont accepté le principe des contributions 50-50 au début des années 80. À ceux qui penseraient que la cotisation reçue par les  fonctionnaires québécois est plutôt maigre, je vous réfère au premier graphique: ils sont couverts à 100% contre seulement à 48,4% pour le secteur privé (avec plus de 200 employés).

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Les régimes complémentaires de retraite : portrait des entreprises québécoises de 200 employés et plus