Antagoniste


15 octobre 2014

La culture imaginaire Coup de gueule En Chiffres Gauchistan Québec

Dans quelques semaines se tiendra le gala de l’ADISQ. Une occasion pour la clique habituelle de se livrer à une séance intensive d’admiration mutuelle. Les médias profiteront de l’occasion pour se faire croire que le Québec est spécial, que nos artistes illuminent le monde et que la chanson française coule dans les veines de tous les Québécois. Bref, on voudra se convaincre que nos artistes sont importants et que le Québec ne pourrait pas être une nation sans nos chanteurs et chanteuses.

Allons au-delà de cette pensée unique, voici quelques chiffres sur la fréquentation des spectacles de chanson francophone et anglophone au Québec depuis 5 ans:

Chanson québécoise

Même si les spectacles anglophones sont 67% plus chers que les spectacles francophones, ils attirent 111% plus de spectateurs !  Remarquer aussi que dans les spectacles anglophones, on donne 2 fois moins de billets de faveur…  À se demander si le gala de l’ADISQ n’est pas devenu un show pour les journalistes; ils vont en parler pendant plusieurs jours, mais leurs nouvelles laisseront beaucoup de gens indifférents.

Maintenant, vous savez pourquoi nos artistes ont besoin d’un firewall culturel pour continuer d’exister…

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Statistiques des représentations payantes en arts de la scène selon la discipline, la provenance et la taille de la salle, régions administratives et ensemble du Québec


6 octobre 2014

Immunité médiatique Coup de gueule États-Unis Hétu Watch

George BushEn ce moment, le taux d’approbation du président tourne autour de 40% et son taux de désapprobation se situe à environ 55%. Ces chiffres sont comparables à ceux de George Bush pour la période équivalente de sa présidence.

Pourtant

Quand Bush était président, en 2006, les médias ont réalisé 23 sondages sur la présidence de Bush.  Ces 23 sondages se sont traduits par 124 reportages différents. Cette année, avec Barack Obama comme président, les médias ont réalisé uniquement 15 sondages qui ont servi de trame de fond à seulement 9 reportages…  Pourtant, en 2006 comme en 2014, les sondages montrent des tendances similaires i.e. un déclin marqué de la popularité du président et de ses décisions.

Autrement dit, quand un républicain est président, les médias se font un devoir de soigneusement rapporter les sondages qui sont défavorables.  Quand c’est un démocrate qui est président, les médias passent en mode défensif et prennent un soin particulier à ne pas ébruiter les sondages qui pourraient mal faire paraître leur candidat.

Où serait la présidence d’Obama si les médias avaient été aussi durs avec lui qu’avec Bush ?

À réfléchir dans le contexte où PKP aspire à devenir cherf du PQ et ultimement le premier ministre du Québec…


1 octobre 2014

Le pays imaginaire Coup de gueule Économie Québec

Vu sur la page frontispice du Devoir le mardi 30 septembre

Pierre-Karl Péladeau

Pourtant…

Je pourrais continuer longtemps de cette manière, mais je pense que vous avez compris le principe: PKP a sauvé Quebecor avec des mesures d’austérité.

Autrement dit, quand c’était son argent qui était en jeu, Pierre-Karl Péladeau était un grand fan de l’austérité.  Maintenant que c’est l’argent des contribuables qui est en jeu, et plus le sien, l’austérité n’est plus de mise…

Mais les bonnes âmes gauchistes me diront qu’on ne peut pas gérer un gouvernement comme une business.  C’est juste. Quand une business ne peut pas équilibrer son budget, elle ne peut pas forcer les gens à acheter ses produits pour augmenter ses revenus, elle doit couper dans ses dépenses.  De l’autre côté, quand un gouvernement ne peut pas équilibrer son budget, nul besoin de couper dans les dépenses puisque les politiciens peuvent toujours s’assurer d’avoir de nouveaux revenus en augmentant les taxes et les impôts…  Malheureusement pour les contribuables, on ne gère pas le gouvernement comme une business…

Autre anecdote amusante: la même journée le journal La Presse a publié un texte dénonçant l’austérité. Assez amusant quand on sait que si La Presse existe encore, c’est grâce aux mesures d’austérité imposées par la direction.


1 octobre 2014

Conservatisme culturel Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

SocialismeDepuis que le gouvernement a annoncé qu’il envisageait la possibilité de fermer les conservatoires en région pour confier cet enseignement aux écoles privées, la bonne gauche n’en finit plus de s’émouvoir. Que voulez-vous; au Québec la culture c’est du fétichisme… Pour nos politiciens, il serait probablement plus facile de couper l’aide aux handicapés que de couper en culture, et ce, même si cette décision devait mettre en danger la vie des handicapés.

Dimanche dernier, on a vu une autre manifestation de ce fétichisme culturel sur le plateau de Tout le monde en parle. Voici quelques chiffres à propos des conservatoires en région qui ne se sont pas retrouvés sur les cartons de l’animateur…

Au Québec, on compte un total de 832 élèves dans tous les conservatoires qui se séparent un budget de 34 124 000$, soit l’équivalent de 41 014$ par étudiants chaque année.  C’est beaucoup d’argent et ont veut nous faire croire qu’il est impossible de couper qquelques millions de dollars dans ce buffet ! Rappelons aussi que dans les conservatoires publics, seulement 21,3% des étudiants inscrits au niveau collégial obtiennent leur diplôme dans un délai normal de 2 ans. Dans les conservatoires privés, cette proportion passe à 86,7% !

Au Québec, on compte 5 conservatoires en région: Gatineau, Rimouski, Saguenay, Trois-Rivières et Val-d’Or. Voici l’effectif étudiant dans ces conservatoires:

  • Gatineau: 101
  • Rimouski: 61
  • Saguenay: 57
  • Trois-Rivières: 75
  • Val-d’Or: 55

Donc, les conservatoires en région ne représentent que 42% de l’effectif total.  La balance, 58%, se retrouve à Montréal et Québec.  En termes de dépense, les conservatoires en région dépensent l’équivalent de 14 313 886$ et on veut nous faire croire qu’il n’y a pas d’exagération, que rien ne peut être coupé ?

Le hockey fait partie de notre culture autant que la musique, pourtant, personne n’a demandé au gouvernement d’ouvrir des écoles de hockey en région. Tout le monde se satisfait des programmes « sport-étude » et des écoles privées. Pourquoi devrait-il en être autrement avec la culture ?

De plus, même si on ferme les conservatoires en régions, ceux de Québec et Montréal seront toujours là.  Déménager pour pouvoir étudier dans un CÉGEP ou une université est le lot d’une majorité d’étudiants au Québec.

Quand je vois les régions réclamer à grand coup de millions des conservatoires de musique je me rappelle que le Québec a une dette de 270 000 000 000$ et je me demande si le Québec a encore les moyens d’avoir des régions…

Source:
Conservatoire Québec
Rapport annuel d’activités 2012-2013 du Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec


30 septembre 2014

Achat local, pauvreté globale Coup de gueule Économie Gauchistan Mondialisation Québec

PKP

La semaine dernière dans La Presse, on rapportait les propos suivants de Pierre-Karl Péladeau à propos de l’achat local:

« Aussi simple que l’avait mentionné nos patriotes des années 1830, n’y a-t-il pas un meilleur geste pour s’enrichir comme collectivité que de s’entraider et consommer les produits de nos concitoyens? Ce qui était vrai il y autant d’années est encore aussi vrai aujourd’hui! »

Si Pierre-Karl Péladeau avait été le premier ministre du Québec, aurait-il donné son appui au traité de libre-échange avec les États-Unis ?  M’enfin, cette déclaration nous rappelle que le nationalisme est d’abord et avant tout une doctrine gauchiste.

Pour réaliser à quel point il est ridicule de penser que l’achat local est un outil d’enrichissement, partons du principe que Pierre-Karl Péladeau a raison i.e. que si on achète à des étrangers, la province s’appauvrit. Donc, pour enrichir la province, le gouvernement décide d’interdire aux étrangers de vendre leurs produits au Québec. On rend donc obligatoire l’achat québécois.

Les gens de la Montérégie, voyant que le Québec espère s’enrichir en fermant ses frontières aux étrangers, décident d’en faire autant et on interdit aux autres régions de faire de vendre leurs produits en Montérégie. On rend donc obligatoire l’achat montérégien.

Si la Montérégie peut s’enrichir en fermant ses frontières, alors la ville de Granby décide de copier cette mesure en interdisant les échanges économiques avec les autres villes montérégiennes, évitant ainsi que les gens de Saint-Hyacinthe puissent vendre leurs produits dans leur ville. On rend donc obligatoire l’achat granbyen.

Voyant que la ville de Granby espère s’enrichir en fermant ses frontières, la famille Gendron décide de faire de même en interdisant l’achat de produits fabriqués par les autres familles de la ville. Elle veut ainsi faire en sorte que les profits générés par les différentes activités économiques seront toujours contrôlés par les Gendron. On rend donc obligatoire l’achat familial.

Réalisant que sa famille espère s’enrichir en interdisant les interactions avec les autres familles de Granby, Paul Gendron décide de s’isoler complètement du reste de la civilisation et de produire lui-même tout ce qu’il consomme, c’est la forme ultime d’achat local. Paul Gendron pense ainsi devenir un homme riche puisqu’il vivra dans un système où personne ne pourra faire de profits à ses dépens. Si le modèle économique des national-protectionniste fonctionnait, alors les ermites vivant en autarcie seraient des gens riches. Malheureusement pour eux, on sait tous que c’est la situation inverse qui prévaut; en s’isolant du reste de la civilisation Paul Gendron ne s’enrichira pas, il va plutôt s’appauvrir.

Chaque fois qu’on augmente d’un cran la politique d’achat local, les gens s’appauvrissent un peu plus, car ils ne peuvent plus profiter de la spécialisation de la main-d’oeuvre, les gens doivent devenir des jack-of-all-trades. Des gens qui sont certes capables de tout faire, mais qui ne font rien de manière efficace. Si l’achat local est ridicule à l’échelle familiale, il l’est tout autant à l’échelle provinciale; si un individu ne devient pas plus riche en vivant en ermite, une province ne peut pas devenir plus riche en vivant en ermite.

Le système économique prôné par Pierre-Karl Péladeau a un nom, il s’agit du mercantilisme. Selon cette théorie économique, une nation peut uniquement prospérer en ayant une balance commerciale positive. Cette théorie a été réfutée au 17e siècle…

Quand on est citoyen du monde, l’achat local dans un « village global » signifie l’achat de produit « Made On Earth ».

P.-S. On attend toujours que Pierre-Karl Péladeau formule sa première politique de droite depuis son arrivée au PQ…


29 septembre 2014

La république de nananes Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Écouter ceci…

Amir Khadir aime le théâtre, mais il n’est pas un passionné de hockey. Par conséquent, Amir Khadir pense qu’on devrait subventionner les artistes, mais pas la construction d’un aréna.

Denis Gravel et Jérôme Landry aiment le hockey, mais ils ne sont pas des passionnés de théâtre. Par conséquent, Denis Gravel et Jérôme Landry pensent qu’on devrait subventionner la construction d’un aréna, mais pas les artistes.

Amir Khadir, Denis Gravel et Jérôme Landry partagent la même culture politique, ils défendent le même principe: celui de subventionner ce qu’ils aiment et de couper dans ce qu’ils n’aiment pas. Amir Khadir, Denis Gravel et Jérôme Landry, même combat. Ils n’aiment pas tous la même chose, mais ils s’entendent sur le fait que l’on doit subventionner ce qu’on aime, peu importe le prix.

Ils ne sont pas les seuls, au Québec les gens n’ont pas de boussole idéologique pour reprendre l’expression d’Adrien Pouliot. Ici, tout le monde veut couper ce qu’ils n’aiment pas et tout le monde veut subventionner ce qu’ils aiment. Résultat: pour que tout le monde soit content et pour acheter la « paix sociale », on ne coupe rien et on subventionne tout.

Voilà comment s’est construit le modèle québécois et comment nous avons pu accumuler une dette de 270 milliards de dollars.


25 septembre 2014

Péquisterie pétrolière Coup de gueule Environnement Gauchistan Québec

péquiste en uniformeLe PQ, Bernard Drainville en tête, s’est trouvé un nouveau gadget populiste pour étaler sa démagogie dans les médias. Exit la charte, la nouvelle menace c’est le pétrole sale des sales Albertains !

C’est quand même incroyable, en 2013, année où le PQ a été au pouvoir, 65 millions de barils de pétrole ont circulé sur le fleuve pour se rendre au port de Montréal.  Pourtant, pas une seule récrimination de la part des péquistes.  Ils ont été au pouvoir pendant dix-huit longs (trop longs) mois et c’est maintenant que les péquistes découvrent qu’il se transporte du pétrole sur le fleuve.  Peut-être qu’à l’époque les péquistes n’ont pas chialé parce que le pétrole transporté n’était pas albertain, la gauche semble avoir une haine maladive de l’Alberta…

Mais la gogauche va sans doute me répondre que cette fois-ci ce n’est pas pareil puisque depuis le début de la semaine, pour la toute première fois de l’histoire, un pétrolier géant, le Minerva Gloria, a circulé sur le fleuve pour se rendre à Sorel !

Vraiment ?

Si vous avez cru cette histoire, c’est que vous avez été victime d’un travail médiocre de la part des journalistes de Radio-Canada. Les pétroliers géants circulent sur le fleuve depuis décembre 2013.  Le 6 décembre dernier, le port de Montréal a reçu le MT Overseas Portland, un grand pétrolier Aframax.  Le MT Overseas Portland mesure 250 mètres par 44 mètres, exactement la même taille que le Minerva Gloria !  Pourtant, ni le PQ ni les journalistes ne s’en sont plaints.  À l’époque, personne ne parlait d’un complot de Stephen Harper et de Transport Canada pour empoissonner le fleuve.

Résumons: quand le PQ était au pouvoir, un pétrolier de la même taille que le Minerva Gloria a circulé sur le fleuve sur une distance plus grande. Pourtant, pas une seule critique de la part du PQ.  Rien, niet, zéro, nada. Pourquoi ce silence ?  Parce que le pétrole transporté par le MT Overseas Portland n’était pas albertain ?  M’enfin, peu importe la raison, cet exemple ne fait que montrer à quel point le PQ est devenu un parti risible, inutile, hypocrite, démagogue et méprisable.


22 septembre 2014

La (trépa)nation québécoise Coup de gueule Québec

Bienvenue en Absurdistan ! Quelques nouvelles en vrac à propos du Québec qui ont de quoi laisser songeur…

L’argent du beurre

Maladie

Le député du PQ, Stéphane Bergeron, lors d’une manifestation qui s’est déroulé hier.  Sur un côté de la banderole, on peut lire « NON aux sables bitumineux ». J’imagine que de l’autre côté de cette même banderole on peut lire « …mais OUI au chèque de péréquation »…

Conserves culturelles

Émoi dans la colonie artistique cette semaine, le gouvernement songerait à fermer les conservatoires de musique et d’art dramatique en région. En fait, le gouvernement prévoit plutôt confier cet enseignement aux écoles privées qui existent déjà.  Dans les conservatoires publics, seulement 21,3% des étudiants inscrits au niveau collégial obtiennent leur diplôme dans un délai normal de 2 ans.  Dans les conservatoires privés, cette proportion passe à 86,7% !  On dirait bien que les conservatoires publics sont des endroits où beaucoup de gens vont perdre beaucoup de temps… Marc Hervieux a commenté la fermeture des conservatoires publics en disant « On n’aura peut-être plus de dette, mais on va être con ». Il aurait plutôt dû dire: « On n’aura peut-être plus de dette et on va faire la promotion de l’excellence ».

Arguments stériles

Cette semaine, Jean-Philippe Décarie, un gardien de la révolution qui écrit dans La Presse, a publié un texte qui dénonce une possible réforme des congés parentaux. Ceux-ci passeraient de 12 à 9 mois (quel drame)…  Dans son texte ayant pour titre « Quand austérité rime avec stérilité » (ça ne s’invente pas…), Jean-Philippe Décarie défend ce programme en disant qu’il a permis au taux de natalité de réaliser « un modeste, mais apprécié, gain pour passer de 1,5 à 1,6% ». Vraiment ?  Depuis la mise en place des congés parentaux, le taux de natalité au Québec a augmenté de 11,6%.  C’est une augmentation comparable à Terre-Neuve, l’Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick, des provinces sans régime coûteux de congés parentaux. De plus, même avec des congés parentaux, le Québec a toujours un taux de natalité inférieur au Manitoba, l’Alberta et la Saskatchewan qui eux aussi n’ont pas de régime chromé. Somme toute, le fameux programme de congés parentaux en est un autre où les bonnes intentions sont devenues plus importantes que les résultats.

Heureux qui comme les péquistes ont fait un beau voyage

Cet été, on a essayé de nous faire croire qu’Yves Bolduc ne pouvait pas être un député médecin parce qu’un député doit travailler 70 heures par semaine.  Pourtant, malgré cet horaire chargé et malgré le début d’une nouvelle session parlementaire, Pierre Karl Péladeau, Martine Ouellet, Mathieu Traversy et Alexandre Cloutier ont tous trouvé du temps pour aller prendre des vacances (payées) en Écosse.


22 septembre 2014

Délire religieux Coup de gueule Environnement International Revue de presse

The Independent

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Leading climate scientists call on religious leaders to help save the environment
The Independent

Two of the world’s leading scientists have made an unprecedented call on religious leaders to spark a “massive mobilisation of public opinion”, insisting that only through God can we save the environment.

Writing in the journal Science, Cambridge University’s Partha Dasgupta and Veerabhadran Ramanathan, of the University of California, have made an impassioned plea for help in curbing the “potentially catastrophic” effects of what they call “the ongoing abuse of the planet’s natural resources”.

Arguing that human’s relationship with natural resources is “at a crossroads”, they say: “Unsustainable consumption, population pressure, poverty and environmental degradation are intricately linked, but this is appreciated neither by development economists, nor by national governments who permit GDP growth to trump environmental protection in their policies.”

“The transformational step may very well be a massive mobilisation by the Vatican and other religions for collective action to safeguard the well-being of both humanity and the environment,” they add. He said that religious leaders could collaborate with academic institutions, such as the Royal Society or the US National Academy of Sciences, to structure campaigns aimed at ending the over-exploitation of the planet’s natural resources.

Quand on dit que le mouvement réchauffiste a cessé d’être scientifique pour devenir une religion, ce n’est pas une simple figure de style…

Le réchauffement climatique est devenu le délire religieux des socialistes…


18 septembre 2014

Réchauffement climatique, tout et son contraire Coup de gueule Environnement International

En 2012, un « consensus scientifique » a annoncé que le réchauffement climatique avait amplifié les patterns climatiques:

Global Warming

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Wet areas have become wetter and dry areas drier over the past 50 years due to global warming, a study of the saltiness of the world’s oceans by a team including CSIRO researchers has shown. The intensification of rainfall and evaporation patterns, which is occurring at twice the rate predicted by climate change models, could increase the incidence and severity of extreme weather events.

En 2014, un « consensus scientifique » a annoncé que le réchauffement climatique n’avait pas amplifié les patterns climatiques:

We find that over about three-quarters of the global land area, robust dryness changes cannot be detected. Only 10.8% of the global land area shows a robust ‘dry gets drier, wet gets wetter’ pattern, compared to 9.5% of global land area with the opposite pattern, that is, dry gets wetter, and wet gets drier.

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Global Warming

C’est une autre erreur qui s’ajoute au « consensus scientifique » entourant le réchauffement climatique. Le plus remarquable c’est que malgré l’accumulation de ces erreurs*, tout, absolument tout ce que disent les réchauffistes doit être cru sur parole. Rien, absolument rien ne doit être remis en question; interdiction formelle d’exprimer l’ombre d’un soupçon d’un doute et de poser la moindre petite question.

Combien d’erreurs faudra-t-il pour avoir le droit de critiquer la théorie du GIEC ?

*Des dizaines d’erreurs ont été répertoriées sur ce site si jamais vous voulez une liste…


18 septembre 2014

La science et les artistes Coup de gueule États-Unis Revue de presse

San Francisco Chronicle

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Wealthy Hollywood parents aren’t vaccinating their children
San Francisco Chronicle

A Hollywood Reporter article reveals that vaccination rates at Los Angeles daycares, preschools and kindergartens are dropping dramatically as the number of whooping cough cases in the county reaches alarming highs.

Taking a close look at school immunization records submitted to the state, the publication finds that ritzier schools favored by the entertainment-industry elite have the highest numbers of families opting to exempt their kids from shots. It seems those Hollywood stars who freely inject themselves with Botox are refusing to poke their children with life-saving vaccines that are vital to the overall health of a community.

Instead of turning in completed vaccine records to schools, these parents are handing over forms called personal belief exemptions (PBE). U.S. law states that children be properly immunized before attending school, but many states, such as California, allow exemptions for children whose parents have personal belief objections to vaccines. For example, some parents worry that vaccines cause autism so they opt out, even though research shows no connection.

When vaccination rates decline, disease starts to spread and that’s exactly what’s happening among the palm tree-shaded enclaves of West L.A. The United States is experiencing its worst measles outbreak in 20 years with 288 cases being reported in the first five months of the year, and more than half of the cases in California involve unvaccinated children.

Donc, des vedettes qui ont comme passe-temps de sermonner toute personne qui ose émettre le moindre petit doute sur le réchauffement climatique ne font pas vacciner leurs enfants pour des raisons idiotes et viscéralement anti-scientifiques…

Remarquer, la chose ne devrait guère surprendre. Les vedettes sont contre les vaccins, car ceux-ci sont produits par de grosses entreprises pharmaceutiques capitalistes. Nos bonnes vedettes gauchistes détestent le capitalisme (et les vaccins qui viennent avec). D’un autre côté, les vedettes aiment les théories sur le réchauffement, car celles-ci permettent de faire la promotion du dogme socialiste. Nos bonnes vedettes gauchistes aiment le socialisme.


16 septembre 2014

Le déséquilibre et le courage Canada Coup de gueule Économie Québec

QuêteuxDans le prochain budget conservateur, on prévoit d’importants surplus, il n’en fallait pas plus pour que les habituels quêteux montent aux barricades pour nous casser les oreilles avec le déséquilibre fiscal. Il est toujours plus facile de gueuler pour avoir de l’argent  des autres que de se retrousser les manches et d’aller la gagner à la sueur de son front pour le gagner le sien…

Et pourquoi le gouvernement de Stephen Harper fera-t-il d’importants surplus ?

Si les conservateurs ont un surplus budgétaire l’an prochain, c’est entre autres parce que les conservateurs auront eu le courage de foutre 20 000 fonctionnaires à la porte.  Pas des départs à la retraite, mais de vrais congédiements.  Pendant ce temps, le gouvernement du Québec annonce qu’il n’y aura pas de mise à pied dans la fonction publique

Autrement dit, certains voudraient profiter du ménage du fédéral pour éviter d’avoir à faire le ménage dans leur propre cour…  Pour équilibrer leur budget, au lieu de quêter l’argent du fédéral, les provinces n’ont qu’à émuler le travail des conservateurs et couper !

P.-S. Si chaque fois que le fédéral fait des surplus il doit les redistribuer aux provinces au nom du déséquilibre fiscal, comment le fédéral pourra-t-il rembourser sa dette ?


15 septembre 2014

L’argent du public Coup de gueule Économie Gaspillage Québec

Argent publicHier, le PQ a annoncé qu’Alexandre Cloutier se rendra en Écosse en « mission officielle » pour observer la tenue du référendum sur l’indépendance qui aura lieu cette semaine (autrement dit, il va avoir des vacances payées en Écosse).

La première fois que le PQ avait évoqué cette « mission officielle », à la fin du mois d’août, on nous avait dit que les contribuables n’avaient rien à craindre puisque c’était le PQ qui allait payer ce voyage avec l’argent du parti…

Rien à craindre, vraiment ?

Depuis 2013, les dons du public aux partis politiques sont limités à 100$. Pour compenser, la baisse des dons, il est désormais prévu que les partis politiques soient généreusement subventionnés avec des fonds publics.

Donc, quand le PQ dit que c’est l’argent du parti qui va servir à payer le voyage d’Alexandre Cloutier, il omet de préciser qu’une part non négligeable de l’argent dans les coffres du PQ vient du portefeuille des contribuables ! Autrement dit, c’est l’argent des contribuables québécois qui va servir à payer une partie de la « mission officielle » du PQ en Écosse. Que le PQ décide de jouer à avoir un pays, c’est une chose, mais qu’il utilise des fonds publics pour le faire, c’est autre chose…

Les partis politiques au Québec désiraient s’affranchir des dons des électeurs pour plutôt être subventionnés par le gouvernement. Fort bien, mais la contrepartie à ce changement devrait faire en sorte que désormais on limite l’argent que les partis peuvent dépenser pour des activités partisanes. Quand on dépense l’argent des contribuables, on n’est plus libre de ses choix et aller faire la fête en Écosse devrait faire partie des choses qui désormais ne sont plus permises.

De plus, si le système de subvention aux partis politiques mis en place est assez généreux pour permettre aux partis politiques de payer des vacances outre-Atlantique à des députés, c’est peut-être un signe qu’on devrait diminuer le montant de cette subvention, car manifestement, les partis ont trop d’argent en leur possession.


11 septembre 2014

Nourrir la machine… Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Au Québec, la quasi-totalité des employés du secteur public profite d’un régime de retraite à prestations déterminées.

Un régime de retraite à prestations déterminées dans le secteur public, surtout dans le contexte économique actuel, c’est un peu une pyramide de Ponzi i.e. pour que les gens au sommet de la pyramide (les retraités) soient payés, on doit faire constamment entrer de nouvelles personnes à la base de la pyramide (des travailleurs qui payent des taxes et des impôts).  Autrement dit, pour que les retraités du secteur public puissent avoir une retraite chromée, de plus en plus de contribuables doivent passer à la caisse pour maintenir à flot ces fonds de pension.

Ce constat m’a amené à me poser la question suivante: dans quelles provinces les régimes de retraite à prestations déterminées du secteur public sont le plus sous pression à cause du manque de travailleurs à la base de la pyramide pour nourrir les retraités au sommet de la pyramide.  Voici la réponse:

Retraite Québec

Au Québec, chaque adhérent à un régime de retraite à prestations déterminées du secteur public est supporté par 4,537 travailleurs/contribuables.  À titre indicatif, au Canada cette proportion est de 5,557 et en Alberta, la meilleure province, c’est 7,647 travailleurs/contribuables qui supportent une personne inscrite à un régime de retraite à prestations déterminées du secteur public.

Le Québec n’est pas la pire province, mais nous sommes néanmoins en queue de peloton avec un ratio qui se retrouve sous la moyenne canadienne. Il faut aussi considérer que le Québec est l’une des provinces avec les travailleurs les plus pauvres i.e. contrairement aux provinces avec un pire ratio, nos travailleurs peuvent difficilement en faire plus pour supporter les fonds de pension du secteur public.

N’oubliez pas de signer une pétition en appui au projet de loi 3. Rappelez-vous que tout compromis signifie que le gouvernement devra piger dans vos poches pour payer à des gens quelque chose que vous ne pouvez pas payer pour vous-mêmes.

N.B. Ce graphique assume que dans les autres provinces, le secteur public est aussi entièrement couvert par un régime de retraite à prestations déterminées.  Donc il est possible que la position du Québec soit surévaluée.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 280-0008 et 282-0002


8 septembre 2014

Le vieux « new deal »… Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

La semaine dernière, le chef de la CAQ est parti à la conquête des régions qui l’ont boudé lors du dernier scrutin. Concrètement, ça veut dire que la CAQ a annoncé qu’elle était ouverte au principe d’acheter des votes en échange de subventions. C’est à se demander si le Québec a encore les moyens d’avoir des régions…

Pour ceux qui pensent que la CAQ ne fait que copier les idées du PLQ et du PQ, soyez sans crainte puisque la CAQ promet que ses subventions, contrairement à toutes celles qui ont été données depuis quarante ans, seront efficaces… Le plan de la CAQ a été qualifié de « New Deal » par François Legault, une référence au plan de Franklin Delano Roosevelt qui, sur suggestion de l’économiste John Maynard Keynes, a dépensé comme un marin en cavale pour sortir les États-Unis de la grande dépression.

Mais avant de souhaiter un nouveau « New Deal », dans les régions du Québec, il serait bon de se demander si le premier a fonctionné.

Une étude réalisée en 2004 par des économistes de l’Université de la Californie et publiée dans le « Journal of Political Economy » a démontré que les politiques économiques de Franklin Delano Roosevelt ont prolongé la dépression économique de… 7 ans !

Les régions n’ont pas besoin d’un « New Deal », elles ont plutôt besoin d’exploiter leurs ressources naturelles, comme le pétrole en Gaspésie. L’exploitation des ressources naturelles est la seule raison qui justifie l’existence des régions… ressources ! Ce n’est pas l’exploitation de quelques Bed & Breakfast ouverts quatre mois par année qui permettent à ces régions d’être viables économiquement, mais uniquement l’exploitation des ressources naturelles. Sans l’exploitation de ces ressources, on condamne ces régions à la misère et, éventuellement, à la fermeture. Une région ressource sans ressource n’a pas lieu d’être.