Antagoniste


19 août 2014

La libre négociation… Coup de gueule Québec Terrorisme

Au plus fort la pocheCet été, j’avais un préjugé favorable envers les syndicats d’employés municipaux. On ne pouvait pas renier notre signature au bas des conventions collectives qui avaient été signées, des promesses avaient été faites et il fallait honorer notre parole.

Depuis, j’ai été agacé par l’arrogance crasse de la classe de boomers gauchistes (des exemples ici et ici) qui s’indigne que l’on puisse remettre en question leurs acquis. Au lieu de nous dire « merci » d’avoir fait des sacrifices pour qu’ils puissent avoir de gros salaires et de grosses pensions, on se fait plutôt dire « paye, farme ta yeule pis mange d’la marde ».  Devant aussi peu de gratitude, on éprouve quelques doutes quand vient le temps d’honorer sa parole…

Puis, lundi soir, les employés municipaux de Montréal ont eu la bonne idée de saccager l’hôtel de ville…  Devant de tels gestes, on se demande si les conventions collectives signées dans un pareil contexte sont le fruit de la « libre négociation » ou celui de la violence et l’intimidation, le cas échéant honorer sa parole devient beaucoup moins important…

En 1969, Jean Drapeau devait renégocier les conventions collectives des policiers et des pompiers.  Un des éléments de négociation à l’époque était la cotisation de la ville aux régimes de retraite de ses employés. Le 7 octobre 1969, les policiers et pompiers décident de faire la grève.  Les policiers ne travaillant plus, les petits commerçants sont contraints de barricader leurs commerces pour se protéger des vandales. Les chauffeurs de taxi décident d’aller attaquer les bureaux de la « Murray Hill », une compagnie d’autobus; on lance des cocktails Molotov et on échange des coups de feu qui feront un mort. En tout, 456 vols par effraction sont répertoriés au cours de cette seule journée, dont 9 vols de banques, des incendies font aussi rage aux quatre coins de la ville. En une seule journée, les dommages causés par le vandalisme s’élèvent à 12 millions de dollars.  Une loi spéciale forcera le retour au travail des pompiers et des policiers, mais ceux-ci gagnent néanmoins de nombreuses revendications.

Le 31 octobre 1974, les pompiers de Montréal remettent ça avec une grève de 60 heures. Durant cette période, 25 incendies détruisent 75 maisons; un grand incendie détruit complètement le quartier compris entre les rues Wolfe, Amherst, Sherbrooke et Ontario. Les pompiers finissent par retourner au travail après avoir arraché des gains appréciables à la ville.

Le 13 septembre 1993, c’est au tour des cols bleus de faire parler d’eux en défonçant les portes de l’hôtel de ville de Montréal avec des béliers…

Quand on réalise à quel point de nombreux gains des employés municipaux de Montréal ont été arrachés par la violence et l’intimidation, on peut se demander si nous sommes vraiment tenus de respecter notre parole…  Quelle est la valeur d’un contrat que l’on doit signer parce que la personne en face menace de nous casser la gueule ?

Il est peut-être le temps d’enlever aux employés municipaux ce qu’ils ont eu par la force et qu’ils n’auraient jamais dû avoir…  Pourtant, il y a quelques semaines à peine, j’étais sympathique à leur cause, mais un moment donné, trop c’est comme pas assez…

P.-S. En 1993, quand les cols bleus ont défoncé l’hôtel de ville, aucun saccage n’a été commis, car les policiers attendaient les vandales le pied forme de l’autre côté des portes.  Dans les deux semaines qui ont suivi, les policiers ont utilisé les bandes vidéos pour identifier et arrêter les responsables. En 2014, pas de policiers pour s’opposer au saccage, reste à voir s’il y aura des arrestations.


18 août 2014

Sommes-nous idiots ? Coup de gueule Économie Québec

QuébécoisLa fameuse prime d’Yves Bolduc a été l’un des sujets les plus médiatisés de l’été.  Que ce soit à la radio, la télé ou dans les journaux, tout le monde s’est fait un devoir de déchirer sa chemise pour dénoncer une prime de 215 000$.  Selon les chiffres compilés par Influence Communication, le 8 juillet, 10 juillet et 11 juillet, cette nouvelle c’est classé dans le top 3 quotidien des nouvelles les plus médiatisées au Québec.  Pour les semaines du 8 au 14 juillet et du 15 au 21 juillet, Yves Bolduc s’est retrouvé dans le top 5 hebdomadaire.

Parallèlement, cet été Hydro-Québec a aussi annoncé son intention d’augmenter ses tarifs d’électricité de 3,9%.  Cette nouvelle s’est retrouvée dans le top 3 quotidien uniquement à une seule reprise, soit le 6 août au lendemain de l’annonce.  Cette hausse ne s’est jamais hissée dans le top 5 hebdomadaire.

La prime de 215 000$ d’Yves Bolduc représente environ par contribuable.  La hausse de 3,9% d’Hydro-Québec représente de son côté une hausse de près de 90$ par année pour une maison de taille moyenne.

Peut-on m’expliquer pourquoi la prime d’Yves Bolduc a plus scandalisé les Québécois que la hausse demandée par Hydro-Québec; les Québécois sont-ils idiots à ce point ?  M’enfin, le Québec n’est pas devenu l’une des juridictions les plus pauvres de l’Amérique du Nord pour rien.

Le Québec est défocussé,  ici on se scandalise pour des peccadilles au lieu de voir la situation dans son ensemble. Au Québec, gaspiller 215 000$ est un crime abominable.  Mais aller chercher 348 millions de plus dans les poches des Québécois pour nourrir un modèle dépassé, c’est une statistique.


14 août 2014

Le plat de bonbons Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Quand Jean-François Fortin a quitté le bloc en début de semaine, la majorité des Québécois s’est probablement demandé « le bloc, pourquoi ça existe encore ». La réponse est assez simple, le système de subvention aux partis politiques n’était pas encore totalement éliminé, le Bloc pourra mettre la main sur près de 570 000$ cette année… Tant et aussi longtemps qu’il va avoir un plat avec des bonbons fédéraux, il va avoir un séparatiste pour se mettre la face dans l’assiette et manger comme un cochon.

À ce sujet, voici quelle est la part du budget de chaque parti qui dépend de la subvention fédérale; autrement dit, quel parti dépend le plus de l’argent de nos taxes:

Cochons du Bloc

Le cas du Bloc relève de la tragi-comédie. Nous avons un parti souverainiste qui dépend à 64% de l’argent d’Ottawa pour survivre. Les contributions directes des Québécois à la cause bloquiste ne représentent que 36%.

En bref, le Bloc existe surtout grâce à l’argent du reste du Canada et non pas grâce à l’argent des Québécois. En ce sens, le Bloc est au diapason avec la société québécoise, une société construite sur des valeurs de dépendances et de mendicité.

La fin des subventions au parti politique est prévue pour 2015 et vous pouvez certain que le Bloc disparaîtra uniquement après avoir encaissé le dernier chèque, pas avant.

Sources:
Élection Canada
Rapport financier annuel
Allocations pour:  le premier, deuxième, troisième et quatrième trimestre


13 août 2014

Le « blocus » israélien Coup de gueule En Images Israël Palestine

Le « blocus » israélien dirigé contre Gaza aurait fait de ce territoire un « camp de concentration » et il serait à l’origine d’un désastre humanitaire qui aurait contraint le Hamas à lancer des roquettes sur des civils israéliens. Dans son infinie sagesse, Radio-Canada n’a pas hésité à tracer un parallèle entre la situation à Gaza et l’holocauste… C’est du moins de cette manière que la gauche voit les choses…

Dans la réalité, voici comment on vivait à Gaza lors du « blocus » (et avant que le Hamas ne déclenche la guerre) et comment on vit à Dadaab, en Afrique, dans un des plus grands camps de réfugiés de l’ONU.

À Gaza À Dadaab
Gaza Dadaab
Gaza Dadaab
Gaza Dadaab
Gaza Dadaab
Gaza Dadaab
Gaza Dadaab
Gaza Dadaab
Gaza Dadaab

Gaza est probablement le premier « camp de concentration » de l’histoire de l’humanité avec des écrans plats, des cafés internet, des boutiques qui débordent d’aliments et un parc d’attractions… Comme « blocus », on a vu bien pire… En réalité, cette station ne devrait surprendre personne, car malgré le « blocus », Israël laisse entrer des tonnes de matériel à Gaza toutes les semaines. M’enfin, peut-être que Le Hamas a décidé de lancer des roquettes sur Israël, car l’internet n’était pas assez rapide ou parce que les Palestiniens n’avaient pas accès à HBO… Sans blague, on est très loin de la réalité du Dadaab…

Pendant que la gauche perd son temps à dénoncer le « blocus » israélien, des gens souffrent véritablement ailleurs, mais ils sont contraints de le faire en silence parce que les Palestiniens ont le monopole de la souffrance. Ce qui compte pour la gauche et les médias ce n’est pas de défendre les innocents, mais plutôt de diaboliser Israël.


12 août 2014

Le capitalisme et les sciences humaines Coup de gueule Économie Gauchistan International Revue de presse

Amir KhadirLe sociologue Mathieu Bock-Côté n’aime pas le « capitalisme mondialisé », il semblerait que le capitalisme « capitalisme d’antan » était bien meilleur…

Mais qu’est-ce que le « capitalisme mondialisé », l’antithèse du « capitalisme régionalisé » ? Un Montréalais qui ferait du commerce avec un Trifluvien serait utile à la société, mais par une mystérieuse opération du Saint-Esprit, un Sherbrookois qui ferait du commerce avec un Malaisien serait un paria ? Cette « xénophobie économique » est un trait caractéristique des nationalistes.

Mais qui sont ces méga-riches tant détestés par la gauche ?

  • De la liste du Forbes 400 (les 400 personnes les plus riches) de 1987, 387 sont disparus dans le classement le plus récent i.e. être riche ce n’est pas un titre de « gagnant à vie », il faut travailler pour bâtir et maintenir sa fortune; si oligarchie il y a, elle a des pieds d’argile.
  • Le rendement des fortunes du Forbes 400 est de 2,4%, ce qui est un rendement similaire à celui de la classe moyenne i.e. la classe moyenne a accès aux mêmes véhicules financiers que les riches.
  • Dans le Forbes 400 de 1982, on retrouvait uniquement 40% d’entrepreneurs.  Aujourd’hui, ils représentent 69% des gens dans cette liste i.e. aujourd’hui, la richesse est largement générée par des compétences entrepreneuriales et un entrepreneur fait de l’argent en trouvant un moyen de simplifier la vie des gens !
  • Dans le Forbes 400 de 1982, on retrouvait 60% d’héritiers. Aujourd’hui, ils représentent uniquement 32% des gens dans cette liste i.e. la richesse n’est plus quelque chose qui se gagne par les liens du sang, mais par la sueur !

Selon Mathieu Bock-Côté, le capitalisme était meilleur avant.

Vraiment ?

Le « capitalisme d’antan », qui produisait des riches de manière héréditaires, serait donc supérieur au « capitalisme mondialisé », qui enrichit d’abord et avant tous les entrepreneurs, des gens qui ont bâti leur fortune en étant sensibles aux besoins de la population et qui ont eu une bonne idée capable de rendre plus agréable la vie de millions de gens ?

Moi, je préfère de loin les entrepreneurs du « capitalisme mondialisé » aux aristocrates du « capitalisme d’antan ».

Source:
Tax Foundation
Thomas Piketty’s False Depiction of Wealth in America


7 août 2014

La haine Canada Coup de gueule En Chiffres Québec

En juin dernier, Statistique Canada a publié ses plus récentes statistiques sur les crimes haineux au Canada.  Voici ce qu’on obtient lorsqu’on fait la ventilation de ces crimes haineux en fonction de leur motivation:

La haine

Dans les médias, on parle surtout des crimes haineux commis à l’endroit des homosexuels et des musulmans. C’est très bien, ces crimes doivent être fermement dénoncés chaque fois que l’occasion se présente, mais il est surprenant de constater que les crimes haineux les plus médiatisés ne sont pas les plus fréquents.

Les deux groupes les plus stigmatisés sont les noirs et les juifs, pourtant ce ne sont pas ces crimes haineux qui sont le plus médiatisés.  M’enfin, on comprend peut-être pourquoi le Hamas est présenté de manière si favorable dans nos médias.

À titre indicatif, 58% des crimes haineux à caractère religieux ont visé des tenants de la religion juive, alors que 11% ont été commis contre des musulmans. Pourtant, au Canada, il y a presque 2 fois plus de musulmans que de juifs. Avant de vouloir culpabiliser l’Occident pour sa supposée attitude islamophobe, on devrait plutôt s’attaquer à l’antisémitisme qui est encore et toujours trop présent dans nos sociétés.

Autre élément intéressant, le Québec est la 2e province avec le plus haut taux de crime haineux à l’endroit des religions (l’Ontario est 1ere).  Mais ces chiffres sont ceux de l’année 2012, avant la vague de folie qui s’est emparée du Québec lors du « débat » sur la charte du PQ.

Statistique Canada
Étude : Les crimes motivés par la haine


6 août 2014

L’arnaque des subventions à la culture Coup de gueule Économie Québec

La Culture Des Patates Pilées

24 septembre 2013: le Parti Québécois est très fier de nous annoncer que Technicolor ouvrira un nouveau studio à Montréal qui va créer 200 emplois pour des « artistes en effets visuels ». Le directeur général de Technicolor affirme que cet investissement est rendu possible par l’«environnement propice à l’investissement» mis en place par le gouvernement du Québec:

« La filiale de Technicolor, Moving Picture Company (MPC), ouvrira un nouveau studio dans la métropole québécoise où fourmilleront 200 ‘artistes en effets visuels’ d’ici à trois ans. Le maître des effets spéciaux français s’ancre à Montréal en raison de l’’environnement propice à l’investissement’ mis en place par le gouvernement du Québec, a expliqué le directeur général de Technicolor, Frédéric Rose. »

6 juin 2014: le nouveau gouvernement libéral annonce une réduction uniforme de 20% des crédits d’impôt dans le milieu culturel. Le crédit d’impôt pour les effets visuels passera de 45% à 36%. Désormais, le Québec offre le crédit d’impôt le moins généreux au Canada.

« Les entreprises culturelles dénoncent le premier budget du ministre québécois des Finances Carlos Leitao, qui prévoit une réduction uniforme de 20% des crédits d’impôt. Dans le milieu culturel, l’impact négatif total sera de 85 millions de dollars d’ici les trois prochaines années, soit plus du quart du montant de 370 millions que le gouvernement entend économiser avec cette mesure. »

16 juillet 2014: Sans la réduction du crédit d’impôt québécois, le directeur général de Technicolor menace de quitter Montréal.

« Sans la réduction du crédit d’impôt par le gouvernement Couillard, Technicolor aurait doublé la taille de son studio d’effets visuels à Montréal et créé au moins 200 emplois de plus, a appris La Presse. Mais la modification du crédit d’impôt force la multinationale française à refaire ses calculs et à considérer plusieurs villes, dont Montréal. Technicolor doit déterminer où aura lieu la prochaine phase d’expansion de sa filiale Moving Picture Company (MPC), qui conçoit les effets visuels de films européens et nord-américains. Une expansion qui signifiera au moins 200 nouveaux emplois. En entrevue à La Presse, le grand patron de Technicolor a été clair: sans la réduction du crédit d’impôt québécois, il aurait privilégié le scénario de Montréal, où son studio de 250 employés lancé l’an dernier aurait accueilli ces 200 personnes supplémentaires. »

28 juillet 2014:  Malgré la baisse des crédits d’impôt et l’absence de garanties du gouvernement, Technicolor annonce finalement qu’ils ouvriront quand même un nouveau studio à Montréal créant ainsi 220 nouveaux emplois pour des « artistes en effets visuels ». Cette décision est motivée par la qualification de la main-d’oeuvre montréalaise:

« Technicolor agrandira considérablement son studio d’effets visuels à Montréal qui deviendra de loin le plus important du Québec, a appris La Presse. D’ici six mois, le studio montréalais d’effets visuels de sa filiale, Moving Picture Company (MPC), passera de 300 à 520 employés, selon des sources proches du dossier. Selon des sources, Technicolor, qui a rencontré les ministres Jacques Daoust (Économie) et Hélène David (Culture) avant de prendre sa décision, a décidé de courir le risque de faire sa prochaine phase d’expansion au Québec malgré la baisse récente du taux du crédit d’impôt, notamment parce que ce crédit restait tout de même intéressant et que la main-d’oeuvre montréalaise était qualifiée. »

Conclusion: depuis plusieurs années, le gouvernement a gaspillé notre argent en voulant nous faire croire que les subventions à la culture étaient rentables. Pourtant, même sans subventions, nous profiterons quand même des retombées économiques du nouveau studio de Technicolor ! Les subventions en culture, une grosse arnaque aux frais des contribuables les plus taxés en Amérique du Nord !


6 août 2014

Harper Derangement Syndrome Canada Coup de gueule En Chiffres Québec

Quel est le problème des conservateurs au Québec ? La réponse est plutôt simple: les médias, leur partisanerie et leur pensée unique.

Cette partisanerie et cette pensée unique ont atteint leur apogée à la fin du mois de juillet 2014 quand on a appris que le méchant Stephen Harper avait aboli le prix Thérèse Casgrain en… 2010…  Si on abolit le prix Nobel de médecine, mon petit doigt me dit qu’il ne faudra pas 4 longues années avant de s’en rendre compte…  M’enfin…

De l’abolition de ce prix, Lise Ravary dira qu’il s’agit d’une rupture de Stephen Harper avec le mouvement « progressiste-conservateur », le triomphe de la « droite dure » et du conservatisme à l’américaine sur la « droite douce » et les « traditions libérales ».  Pourtant, le prix Thérèse Casgrain avait déjà été aboli dans le passé, en 1990, par nul autre qu’un progressiste-conservateur et p’tit gars du Québec, Brian Mulroney.

Ensuite, on dit que le méchant Stephen Harper aurait fait disparaître Thérèse Casgrain des billets de cinquante dollars pour la remplacer par un hibou…  Ce qui est complètement faux.

Mais c’est ce passage qui m’a le plus interpellé:

«L’œuvre» de Stephen Harper a depuis longtemps dépassé la bonne gestion de l’économie canadienne pour devenir une tentative de réécrire l’histoire du pays, pour la purger tous les éléments qui faisaient du Canada un des pays les plus admirés dans le monde. Son côté consensuel, modéré, pragmatique, libéral, avec un petit L.

Il existe un mythe profondément ancré chez nos élites québécoises qui veut que depuis que Stephen Harper est devenu premier ministre, le Canada soit perçu comme un État voyou sur la scène internationale.

Vraiment ?

Canada

Un sondage réalisé dans 27 pays pour la BBC dans les mois qui ont suivi l’élection de Stephen Harper a montré que 54% des gens avait une opinion positive du Canada contre 14% qui avait une opinion négative. Quelques années plus tard, en 2013, le sondage de la BBC indique que 55% des gens ont une opinion positive du Canada contre 13% qui ont une opinion négative. Autrement dit, depuis l’élection des conservateurs, la réputation internationale du Canada est demeurée inchangée ! Même qu’en 2013, le Canada était le pays dans ce sondage qui avait le moins d’opinions négatives !

Voilà qui tranche avec l’opinion de nos chroniqueurs qui voudraient bien nous faire croire que le Canada est devenu un paria sur la scène internationale.

Sources:
World Public Opinion
BBC Global Poll (2007)
BBC Global Poll (2013)


5 août 2014

Quand l’histoire se répète Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Péquiste au travail

Le 3 août 1999, Le Devoir nous apprend aussi que le Fonds de solidarité a aidé des entreprises appartenant à Tony Accurso à acheter… Simard-Beaudry ! De cette transaction le porte-parole de la FTQ dira:

« Le geste d’hier donne une bonne idée de la position du Fonds. Ce que l’on veut faire avec le regroupement entre Hyprescon, Louisbourg [appartenant déjà à Accurso] et Simard-Beaudry, c’est créer la troisième entreprise d’ingénierie civile en importance au Québec. »

Autrement dit, l’empire Accurso existe grâce à l’intervention du Fonds de solidarité (qui lui-même existe en bonne partie grâce aux gouvernements).  Donc, en 1999, Tony Accurso est devenu un incontournable dans la construction au Québec.  On connaît la suite, 15 ans plus tard il devra témoigner devant la Commission Charbonneau.

Voici ce qu’on pouvait lire dans La Presse le 1er août 2014:

« Le gouvernement du Québec doit intervenir pour assurer la survie du Groupe Hexagone issu de l’empire de Tony Accurso et, surtout, pour qu’il ne soit pas démantelé au profit d’entreprises étrangères, estime Pierre Karl Péladeau. Joint jeudi par La Presse, le député du Parti québécois, porte-parole en matière d’économie, d’entrepreneuriat, de PME et d’exportations, a plaidé en faveur d’un redressement public de ce «fleuron de l’économie québécoise». »

Autrement dit, PKP se comporte exactement comme un bon socialiste plus ferré en sciences humaines qu’en mathématique.  Plus une industrie fonctionne dans un marché limité et fermé, plus il est facile pour elle de s’adonner à la corruption et à la collusion, le seul antidote valable c’est la compétition, notamment celle de firmes étrangères.  En plaidant pour que les industries de la construction et de l’ingénierie au Québec puissent continuer à opérer en vase clos, PKP contribue à perpétuer un problème qui gangrène l’économie du Québec depuis plusieurs années. C’est l’histoire qui se répète…

Mais que voulez-vous, au Québec on aime mieux se faire fourrer par les nôtres plutôt que de payer le juste prix à un étranger… Vous l’aurez deviné, la Commission Charbonneau ne servira à rien, car cette xénophobie économique est profondément ancrée chez les Québécois.

À lire aussi, le texte d’Adrien Pouliot: La « fleuronnite » aiguë.


21 juillet 2014

Le Québec défocussé Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Depuis le début du mois de juillet, deux histoires ont monopolisé l’attention des médias: la prime du docteur Bolduc et les voyages de Jean-François Lisée.

La prime reçue par Yves Bolduc s’élève à 215 000$ et les voyages de Jean-François Lisée ont totalisé 214 894$. Au moment d’écrire ce billet, depuis le début du mois, la dette du Québec a augmenté de 500 000 000$ (25 000 000$ par jour):

Niaisage Médiatique

Bolduc et Lisée, des petits points d’une totale insignifiance dans une mer d’encre rouge…  Mais la dette, tout le monde s’en fiche, ça ne fait pas de bonnes « clips » pour les médias, alors on s’attarde sur les points insignifiants…

Certains diront que cette mer d’encre rouge est constituée d’une myriade de petits points insignifiants.  Ce n’est pas faux, mais c’est passer à côté du problème que personnaliser le débat autour de Lisée et Bolduc (par exemple). Pendant qu’on focus sur le petit point vert de Bolduc et le petit point bleu de Lisée, des dizaines de milliers de petits points rigolent parce que personne ne leur porte la moindre attention. Focusser sur un seul point, c’est l’arbre qui cache la forêt.

Le problème ce n’est pas la prime de Bolduc ou les voyages de Lisée.  Ces deux personnages sont insignifiants dans le grand ordre des choses.  Le problème c’est notre système de santé rendu si inefficace qu’il faut donner des primes aux médecins qu’ils soignent les gens.  Le problème c’est l’existence du Ministère des Relations internationales, une structure bureaucratique inutile et coûteuse qui existe seulement pour que le Québec puisse faire semblant d’être un pays.

Mais pour nos médias, il est tellement plus facile de personnaliser le débat au lieu de débattre des vrais enjeux. Au lieu de parler du privé en santé ou d’abolir un ministère inutile, on invite Éric Caire au téléphone pour remplir dix minutes de radio avec un chamaillage puéril qui ne mène nulle part. Bref, même si la CAQ a remplacé le PQ, le travail de l’opposition ça reste du gros niaisage (et quand le PLQ retournera à l’opposition, ce sera aussi du gros niaisage) parce que les médias aiment ça le niaisage (d’où leur passion pour la commission Charbonneau).

Le Québec est défocussé, on se scandalise pour des peccadilles au lieu de voir la situation dans son ensemble. Au Québec, gaspiller 1 million de dollars est un crime abominable.  Mais gaspiller 100 millions de dollars pour nourrir un modèle dépassé, c’est une statistique.


16 juillet 2014

L’échec sur deux roues… Coup de gueule Économie États-Unis Revue de presse

The Wall Street Journal

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City Bike-Sharing Programs Hit Speed Bumps
The Wall Street Journal

At offices, parks, intersections and a pedestrian bridge across the Tennessee River, people here can rent bicycles from solar-powered stations to zip around, using extra-low gears on steep streets. But it has been a tough road since the Bike Chattanooga program began two summers ago. The initial funding of $2.1 million has been spent, revenue has fallen short, and the number of yearly memberships sold to frequent riders is about 90% smaller than projected.

Bike-sharing programs are spreading across the U.S., with more than 21,000 shared bikes in at least 36 urban areas from Boston to Fort Worth, Texas, to Denver, up from just six programs in 2010, according to researchers.

More than half of the programs have stumbled, according to a tally by The Wall Street Journal. Several had to delay their launch because of technical snafus or trouble securing funding from government or the private sector.

In several other places, supplier woes have thwarted plans to add bikes and stations needed to rev up rider revenue. And some bike-share systems are scrambling for money needed to keep them rolling or help them expand.

« The only macro trend is chaos, » says Ryan Rzepecki, chief executive of Social Bicycles Inc., of New York, which supplies bikes and other equipment to the 16-month-old program in Buffalo. « The industry is kind of a mess. »

Le verdict est sans appel: les Bixi c’était une idée de cabochon…

Pour citer P. J. O’Rourke: « Political activists of a certain ideological stripe want citizens to have a child-like dependence on government. And it’s impossible to feel like a grown-up when you’re on a bicycle if you aren’t in the Tour de France. »


15 juillet 2014

Le travail d’activiste Coup de gueule Environnement États-Unis Revue de presse

Bloomberg BusinessWeek

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Faux Activism: Recruiting Anti-Chevron Protesters for $85 a Head
Bloomberg BusinessWeek

In March, a federal judge in New York ruled that the 20-year-long legal campaign against Chevron over oil pollution in Ecuador was actually a bribe-fueled fraud. This week in Texas, anti-Chevron activists recruited phony paid protesters to picket the company’s annual shareholder meeting.

Several dozen demonstrators gathered outside the Permian Basin Petroleum Museum in Midland to condemn Chevron, which held its annual meeting on Wednesday at the historic site in the west Texas oil patch. Humberto Piaguaje, one of the indigenous Ecuadorian leaders involved in a massive lawsuit against the oil company, helped lead the sign-waving, slogan-chanting cohort. To fill out the ranks of the demonstration, a Los Angeles-based production company offered local residents $85 apiece to serve as what the firm described in a recruiting e-mail as “extras/background people.”

Julieta Gilbert, executive producer of DFLA Films, said in the e-mail that the company “need to get a group of people to help us document this event. … We will pay each one of them $85. They will be there for a couple of hours (8am to 12 pm). We need ethically [sic] diverse people.” She obviously meant “ethnically diverse,” but the typo seems illuminating in a Freudian sense.

Aux États-Unis, les activistes qui embauchent les manifestants. Au Québec, c’est le gouvernement qui embauche les activistes… Steven Guilbeault a été nommé coprésident du Comité-conseil sur les changements climatiques du gouvernement du Québec (on retrouvera aussi un membre de la fondation David Suzuki)…


8 juillet 2014

Le travail de député Coup de gueule Économie Québec

Politicien au travailAu Québec, comme c’est souvent le cas, les journalistes se posent les mauvaises questions…

Je fais référence à ce qui est devenu le Bolduc-gate, un député qui décide de pratiquer la médecine et qui au passage se met 215 000$ de prime dans les poches pour avoir pris en charge 1 500 patients pendant 18 mois de travail…

Disons tout d’abord que la prime est injustifiable, odieuse et scandaleuse. D’ailleurs quelle idée saugrenue que de donner une prime à un médecin pour qu’il puisse se constituer une clientèle !

Mon problème avec le traitement médiatique de cette affaire vient de ceux qui considèrent qu’Yves Bolduc ne pouvait pas exercer la médecine, puisqu’il était déjà un député à temps plein. En fait, on devrait plutôt se demander pourquoi le travail de député n’est pas plutôt considéré comme un travail à temps partiel !

Prenons le Texas…

Au Texas, l’Assemblée législative siège uniquement 140 jours tous les 2 ans ! En moyenne, un politicien au Texas gagne un salaire de 17 700$ par année. Autrement dit, au Texas, le travail de politicien doit obligatoirement se faire à temps partiel. Si vous étiez un mécanicien avant de devenir politicien, vous devrez continuer à être un mécanicien si vous voulez nourrir votre famille.

Les avantages de la politique à temps partiel sont multiples:

  • Le politicien garde contact avec le réel, les « vraies affaires ».  Il est si facile de s’isoler dans une tour d’ivoire quand on devient un député à temps plein…
  • Le gouvernement le meilleur est celui qui gouverne le moins.  Quand un député siège uniquement à temps partiel (140 jours tous les 2 ans) on va à l’essentiel.  Pas le temps de mettre en place une réglementation complexe et des lois inutiles…

Si Yves Bolduc a négligé son rôle de député pour exercer un vrai métier, c’est une excellente chose.  Tous nos députés devraient négliger leur travail de députés pour continuer à exercer leur profession d’origine.  Même que pour s’en assurer, on devrait, comme au Texas, leur verser un salaire qui correspond à un emploi à temps partiel.

En passant, grâce à ce système le Texas à l’une des économies les plus prospères et les moins corrompues aux États-Unis.


7 juillet 2014

Le régime péquiste: bulletin final Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Le ministère des Finances du Québec ayant finalement publié le rapport des opérations financières du mois de mars 2014, il est maintenant possible de faire un bilan final du régime péquiste pour l’année financière 2013-2014 (l’année financière du gouvernement s’étant d’avril 2013 à mars 2014).

Premièrement, voici l’évolution mensuelle du déficit pour la présente année financière et la précédente (2012-2013), ce n’est pas joli…

Budget Québec
Notez que le PLQ a été au pouvoir d’avril à septembre 2012.

Pour l’année financière qui se termine, le déficit a été de 3 142 millions de dollars.  L’année financière précédente, ce déficit a été de 1 600 millions de dollars.  Donc, par rapport à l’année précédente, le déficit du Québec a augmenté de 1 541 millions de dollars, un bond spectaculaire et inquiétant de 96,3% !  Dire que jusqu’en septembre 2013, Nicolas Marceau jurait qu’il allait atteindre le déficit zéro…

Autres éléments extrêmement préoccupants, l’évolution de l’impôt des entreprises. Ceux-ci représentent un peu un baromètre économique, quand l’économie va bien, les entreprises font des profits, et payent des impôts.  Dans le cas contraire, les revenus du gouvernement diminuent, une compagnie ne peut pas payer d’impôt si elle ne fait pas de profit.  Voici comment se compare l’année 2012-2013 à 2013-2014:

Budget Québec
Notez que le PLQ a été au pouvoir d’avril à septembre 2012.

Pour l’année financière qui se termine, l’impôt des sociétés a rapporté 3 147 millions de dollars.  L’année financière précédant, ce déficit a été de 3 919 millions de dollars.  Donc, par rapport à l’année précédente, c’est 772 millions de dollars de moins qui se sont retrouvés dans les coffres du gouvernement, un écart significatif de 19,7% ! Cette diminution n’est pas imputable à une réduction de l’impôt des entreprises, mais plutôt au marasme économique dans lequel le Québec est plongé depuis plusieurs mois. Depuis le mois d’avril, l’économie du Québec a produit seulement un mois où les impôts des sociétés ont augmenté par rapport à l’année précédant.  Pour faire une analogie sportive, l’année dernière le Québec a une fiche de 1 victoire et de 11 défaites…

Pour terminer, voici la comparaison du bilan financier pour l’année 2013-204 et des cibles originales qui avait été fixé dans le budget du 20 novembre 2012:

Budget Québec

Devant ces chiffres, on peut prendre toute la mesure du désastre économique survenu lors du passage au pouvoir des péquistes.  Quelques faits saillants:

  • Revenus autonomes.  Dans son budget, le gouvernement avait prévu une croissance de 5,7%.  Au final, la croissance n’a été que de 1,8%, une erreur de -68%.
  • Transferts fédéraux.  Dans son budget, le gouvernement avait prévu une croissance de 2,8%.  Au final, la croissance a été de 6,3%, une erreur de +125%.
  • Dépenses de programmes.  Dans son budget, le gouvernement avait prévu une croissance de 1,8%. Au final, la croissance est de 3,6%, une erreur de +100%.

Je résume: le gouvernement est moins riche que prévu, il dépense plus que prévu et il a pu éviter la catastrophe en recevant plus d’argent que prévu de Stephen Harper.  Un bilan honteux pour un gouvernement qui se veut indépendantiste.

Dire que durant la dernière campagne électorale, les députés péquistes ont juré, la main sur le coeur, qu’ils faisaient une gestion à la cenne près des finances publiques…  Menteur ou incompétent ?  Chose certaine, la disparition du PQ du paysage politique fait partie des conditions gagnantes pour remettre le Québec sur ses rails.

Sources:
Ministère des finances du Québec
Budget 2013-2014
Rapport mensuel des opérations financières


2 juillet 2014

Scandaleux médias Canada Coup de gueule Gauchistan

PropagandisteL’été dernier, le nom de Mike Duffey était sur les lèvres de tous les médias, un MÉGA scandale. Dans cette histoire, on reprochait au chef de cabinet de Stephen Harper d’avoir fait un chèque de 90 000$ à Mike Duffey pour que ce dernier puisse rembourser les contribuables canadiens; le sénateur Duffey avait touché des allocations de résidence secondaire non justifiées. Du printemps jusqu’à la fin de la session, les médias s’étaient déchaînés sur Mike Duffey.

Ce printemps, on a appris que le NPD avait fait des dépenses non réglementaires de 1,17 million de dollars en envois postaux massifs, une somme qui devra être remboursée. Mais cette histoire est passée comme… une lettre à la poste ! Les médias ont rapidement tourné la page malgré l’énormité de la somme en jeu… Ces mêmes médias ont plutôt décidé de fabriquer un scandale de toutes pièces impliquant Peter MacKay.

Résumons: pour nos bons médias, Mike Duffey qui REMBOURSE 90 000$ aux contribuables est une histoire plus scandaleuse que le NPD qui GASPILLE 1,17 million de dollars provenant des contribuables…