Antagoniste


28 août 2014

« K » comme dans Karl Marx… Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Hier, le caucus du Parti québécois a marqué le début officieux de la course au leadership pour remplacer Pauline Marois. En marge de ce caucus, j’ai été très étonné d’apprendre que plusieurs députés péquistes désiraient former une alliance pour bloquer Pierre-Karl Péladeau, on le trouverait trop à droite…

Il n’en fallait pas plus pour que les médias embarquent dans la parade et nous rappellent que Pierre-Karl Péladeau évolue à l’aile droite de son parti. Quand on voit autant de gens propager la légende urbaine voulant que PKP soit de droite, je me demande si les Québécois sont capables de faire la différence entre leur main gauche et leur main droite… Depuis que PKP s’est lancé en politique, son discours a toujours été très à gauche, tellement à gauche qu’on pourrait presque croire qu’il serait à l’aise chez Québec Solidaire. Quelques exemples:

Pour Pierre-Karl Péladeau, pas question de gérer l’État comme une entreprise…

Selon Pierre-Karl Péladeau, le gouvernement québécois doit être gros, car c’est une tradition…

Pour Pierre-Karl Péladeau, la dette du Québec n’est pas préoccupante et les syndicats ont protégé les travailleurs québécois…

Quand on demande à Pierre-Karl Péladeau si on aurait pu le voir avec un carré rouge en tapant sur des casseroles lors du printemps 2012, il ne répond pas par la négative…

M’enfin, Pierre-Karl Péladeau n’est pas un économiste…

Tout un droitiste ce PKP… Un droitiste qui aime l’État, les syndicats et la dette… Pourquoi la classe médiatique et politique s’échinent à nous vendre PKP comme un porte-étendard de la droite ? Je ne vois pas d’autre explication qu’un manque de culture politique puisque dans les faits, PKP c’est de la bonne gauche typiquement péquiste.

Petite anecdote, quand il était étudiant, il a changé son nom de « Carl » pour « Karl », en l’honneur de Karl Marx.


26 août 2014

L’économie québécoise: l’Absurdistan Coup de gueule Économie Environnement Gauchistan Québec

Clown QuébecVoici comment l’économie fonctionne en Absurdistan…

Au Québec, on a décidé de produire de l’électricité avec des éoliennes. Cette électricité coûte 14¢/kWh à produire et elle est ensuite revendue à perte aux Américains.  Pendant ce temps, Hydro-Québec paye 150 millions de dollars par année pour NE PAS utiliser une centrale au gaz qui pourrait produire de l’électricité à environ 5¢/kWh.  Vous avez bien lu, en Absurdistan, on paye pour NE PAS utiliser le moyen le plus économique de produire de l’électricité !

En Absurdistan, les délires écologistes ont un prix…  M’enfin, en Absurdistan, on donne le titre de fleuron économique aux entreprises gouvernementales qui appauvrissent les Québécois…  Ce n’est pas un hasard si le Québec est un îlot de pauvreté en Amérique du Nord… C’est un bon moment pour se rappeler que privatiser Hydro-Québec pourrait protéger les Québécois des stupidités des sociétés d’État comme Hydro-Québec.


25 août 2014

C’est la faute à Harper ! Canada Coup de gueule Économie Québec

PropagandisteLa semaine dernière, les nationaleux du Québec étaient en liesse puisqu’ils ont pu s’adonner à leur sport préféré: accuser Stephen Harper d’être responsable de tous les maux de la planète. Dans le cas qui nous concerne, ils étaient ravis que le BST blâme en partie Transports Canada pour l’accident de Lac-Mégantic.

Pourtant, si on tient absolument à blâmer Transport Canada, on devrait aussi regarder du côté du Québec…  En 2003, la Caisse de dépôt a « investi »  14,7 millions de dollars dans MMA.  Sans cet « investissement », il aurait été beaucoup plus difficile pour la MMA de survivre jusqu’en 2013.

De plus, au gauchiste à la sauce Gilles Duceppe qui accuse le gouvernement Harper d’avoir été à l’origine de la tragédie en réduisant la taille du gouvernement, quelqu’un devrait lui rappeler que du côté du ministère, des agences et des offices réglementant le transport au Canada, le nombre d’employés est passé de 5 040 à 5 601 au moment de la tragédie de Lac-Méganic, une hausse de 11,1% !

P.-S. Avez-vous remarqué dans cette histoire que personne ne s’est questionné sur la qualité du travail par les fonctionnaires à Transport Canada…


25 août 2014

La franchise d’Yves Bolduc Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Au Québec, depuis 2010*, un ménage a dépensé en moyenne 347$ en livres contre 4 218$ en alcool et tabac. Autrement dit, quand un ménage québécois dépense 1$ pour un livre, il dépense 12,16$ en alcool et tabac, une mesure que l’on pourrait appeler « l’indice Bougon »…  Il va de soi qu’on cherche à avoir l’indice le plus bas possible.

J’ai donc décidé de comparer les provinces en utilisant ce très scientifique « indice Bougon », voici le résultat:

Bougon Québec

On me répondra que cette situation est imputable au monopole de la SAQ, qui vend ses produits beaucoup trop chers. C’est en partie vrai, mais les gens restent libres d’aller ou non à la SAQ, ils ont le choix de moins consommer s’ils jugent que le produit est trop cher.  Au final, le bilan est clair, le Québec est la province avec le pire bilan i.e. celle qui préfère le plus l’alcool et le tabac aux livres.  Résultat: le Québec est l’une des provinces où les gens lisent le moins au Canada.

Pourquoi je vous parle de tout ceci ?  À cause d’Yves Bolduc qui a déclaré vendredi dernier que les commissions scolaires pouvaient couper dans les budgets des bibliothèques puisqu’il y avait déjà assez de livres dans les écoles.  Il n’en fallait pas plus pour enflammer l’opinion publique qui a manifesté son indignation sur toutes les tribunes disponibles.  Que voulez-vous, au Québec, à défaut de lire, on aime ça faire semblant qu’on aime les livres…

Mais le plus désespérant dans cette histoire c’est que tout le monde est passé à côté du vrai débat.  Le budget pour l’achat de livres dans les écoles du Québec est de 15 millions de dollars (8,3 millions du ministère et 6,7 millions des commissions scolaires) et personne ne s’est demandé si on en avait pour notre argent. On vit à l’époque du numérique, mais au Québec on parle encore de l’achat de livres papier et de bibliothèques scolaires…  Personne n’a parlé de réaliser des économies (et d’acheter encore plus de livres) en passant au format numérique.  Personne n’a parlé non plus de se joindre au programme scolaire d’Amazon pour créer des bibliothèques scolaires virtuelles à faible coût.

En fait, si personne n’en a parlé, c’est probablement parce que ce genre de partenariat est actuellement illégal au Québec.  Au Québec, la loi interdit formellement aux écoles de négocier des rabais lors de l’achat de livres, interdit d’avoir des économies de volumes !  Mais le ridicule va encore plus loin: une école peut uniquement acheter ses livres d’un libraire avec un permis du gouvernement et qui se trouve dans la région desservie par l’école !  Pour en savoir plus sur ce système complètement fou, je vous invite à aller lire l’excellent texte de Vincent Geloso.

Pour réaliser des économies, et acheter plus de livres, une école en Gaspésie ne peut pas négocier des rabais sur l’achat de livres avec le Costco de Montréal (par exemple).  Avec un pareil système communiste, ce n’est pas demain la veille qu’on risque d’annoncer un partenariat avec Amazon pour la création de bibliothèques électroniques.

Au Québec, la loi fait en sorte que les écoles n’achètent pas des livres pour enrichir les enfants, mais plutôt pour enrichir certains libraires.  Au Québec,  les libraires passent avant les élèves; la priorité des politiciens n’est pas de faire en sorte que les élèves puissent avoir accès au plus grand nombre de livres possible, mais plutôt de garantir un revenu à certains libraires.

Quand Yves Bolduc a déclaré qu’il y avait déjà suffisamment de livres dans les écoles, les gens se sont scandalisés.  Pourtant, Yves Bolduc a dit tout haut ce que les 125 députés de l’Assemblée nationale pensent tout bas, puisque la loi actuellement en place a pour effet d’entraver l’achat de livres par les écoles.  Pour soutenir l’existence de cette loi, il faut obligatoirement penser qu’il y a déjà suffisamment de livres dans les écoles.  Yves Bolduc a simplement été victime de sa franchise.

P.-S. La mise en place de cette loi ridicule, un héritage du PQ, a été pilotée par Denis Vaugeois. Avant et après sa carrière politique, Denis Vaugeois a travaillé dans le monde de l’édition.

*Statistique Canada compile ces chiffres depuis 2010.

Source:
Statistique Canada
Tableau 203-0021


21 août 2014

Les sacrifiés Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Hier débutait la commission parlementaire sur le projet de loi 3 visant à réformer les fonds de pension des employés municipaux.  Cette commission va s’étaler sur cinq jours au bout desquels le projet de loi pourra être modifié.

Durant les trois prochains jours, voici une liste des intervenants qui, espérons-le, vont défendre les contribuables:

  • la Ville de Québec
  • la Ville de Montréal
  • l’Union des municipalités du Québec
  • la Ville de Rimouski
  • la Ville de Longueuil
  • la Ville de Gatineau
  • la Ville de Drummondville
  • la Ville de Sherbrooke
  • Force Jeunesse
  • la Ville de Laval

Voici maintenant la liste des intervenants qui vont assurément défendre les pensionnés de l’État:

  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
  • Association du personnel retraité de la Ville de Québec
  • Confédération des syndicats nationaux
  • Regroupement des associations de pompiers du Québec
  • Association québécoise des retraités du secteurs public et parapublic
  • Centrale des syndicats démocratiques
  • Fédération indépendante des syndicats autonomes
  • Fédération des policiers et policières municipaux du Québec
  • Fraternité des policiers et policières der Montréal
  • Association des pompiers de Montréal
  • Syndicat des pompier et pompières du Québec
  • Réseau FADOQ
  • Fédération des association de cadres municipaux du Québec
  • Syndicat canadien de la fonction publique
  • Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec
  • Association québécoise de défense des personnes retraitées et préretraitées

On compte donc 10 intervenants qui devraient défendre les contribuables contre 16 qui vont assurément défendre les pensionnés de l’État !

Les intervenants qui devraient défendre les contribuables représentent plus de 6 millions de personnes et pourront prendre la parole pendant 10 heures pour faire valoir leur point de vue.  Les intervenants qui vont assurément représenter les pensionnés de l’État ne représentent que 1,4 million de personnes, mais ils auront un droit de parole total de 16 heures…  Les contribuables québécois vont-ils jouer dans une nouvelle suite du film « Les sacrifiés » ?

En passant, avis aux syndicats qui nous disent que leurs fonds de pension sont capitalisés.  Il serait bon de leur rappeler que si c’est le cas, c’est parce que le gouvernement est venu à leur secours dans le passé. Pour Montréal seulement, le gouvernement du Québec s’est engagé à verser 460 millions de dollars pour couvrir le remboursement du déficit actuariel de la caisse de retraite de la Ville.  Pour vous donner une idée, 460 millions de dollars c’est l’équivalent de l’impôt de 146 000 contribuables, l’équivalent de la ville de Saguenay !  Du côté des municipalités, c’est 800 millions qui ont été payés en 2012 pour capitaliser les régimes de retraite de leurs employés !

M’enfin, il y aura toujours de bons gauchistes comme Patrick Lagacé pour penser que si on a subventionné la construction d’un Colisée, on doit impérativement payer des retraites dorées aux employés des villes.  Le pauvre a été incapable de réaliser qu’il serait plus avantageux pour les contribuables de ne pas subventionner un Colisée et des fonds de pension. M’enfin, Lagacé c’est le « sciences humaines sans math » qui s’imagine que les syndicats sont là pour protéger la classe moyenne alors que c’est exactement le contraire.

Le partage 50-50 des fonds de pension ce n’est pas négociable, c’est un minimum pour avoir un début de justice pour les contribuables. J’insiste sur le minimum ! Ultimement, on se fout de savoir si les régimes sont capitalisés ou s’ils le seront dans deux, cinq ou dix ans. Ce qui importe c’est de réduire le fardeau fiscal que font peser ses régimes injustes sur les épaules de contribuables qui eux n’en ont pas !


20 août 2014

L’abus syndical Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Un régime de retraite à prestations déterminées, c’est un peu la Cadillac des régimes de retraite. Ce type de régime est conçu de sorte à fournir un revenu de retraite, peu importe les variations dans la situation économique, le rendement des placements et les taux d’intérêt. Il va sans dire que ce type de régime est très coûteux.

Voici qui a un régime de retraite à prestations déterminées au Québec (n.b. dans la catégorie « secteur privé », on ne tient compte que des entreprises de plus de 200 employés qui ne représentent que 0,8% des entreprises au Québec).

Syndicat Québec
Administration municipale – 25 000 habitants et plus

Le secteur public s’en sort beaucoup mieux que le secteur privé. De plus, garder en tête que le secteur privé ne tient compte que des entreprises de plus de 200 employés, ce qui exclut 99,2% des entreprises québécoises. Il va sans dire que plus une entreprise est petite, plus les régimes de retraite à prestations déterminées sont rares.

Voici maintenant la pièce de résistance: la cotisation des employeurs dans les régimes à prestations déterminées, porter attention aux administrations municipales (et encore une fois, le secteur privé n’est représenté que par les entreprises de plus de 200 employés):

Syndicat Québec
Administration municipale – 25 000 habitants et plus

Dans les administrations municipales, l’employeur (nous) verse en moyenne 11 574$ dans le fonds de pension de chaque employé tous les ans !  Dans le secteur privé, cette somme n’est que de 5 776$.  De plus, même si personne n’en parle en ce moment, un ménage semble aussi s’imposer dans les entreprises publiques (Hydro-Québec, Loto-Québec, SAQ…).  La cotisation annuelle par employé de 14 466$ est tout simplement inconcevable !

On pourrait ramener tout le monde au niveau des fonctionnaires québécois, à 4 117$.  Ceux-ci ont accepté le principe des contributions 50-50 au début des années 80. À ceux qui penseraient que la cotisation reçue par les  fonctionnaires québécois est plutôt maigre, je vous réfère au premier graphique: ils sont couverts à 100% contre seulement à 48,4% pour le secteur privé (avec plus de 200 employés).

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Les régimes complémentaires de retraite : portrait des entreprises québécoises de 200 employés et plus


19 août 2014

La libre négociation… Coup de gueule Québec Terrorisme

Au plus fort la pocheCet été, j’avais un préjugé favorable envers les syndicats d’employés municipaux. On ne pouvait pas renier notre signature au bas des conventions collectives qui avaient été signées, des promesses avaient été faites et il fallait honorer notre parole.

Depuis, j’ai été agacé par l’arrogance crasse de la classe de boomers gauchistes (des exemples ici et ici) qui s’indigne que l’on puisse remettre en question leurs acquis. Au lieu de nous dire « merci » d’avoir fait des sacrifices pour qu’ils puissent avoir de gros salaires et de grosses pensions, on se fait plutôt dire « paye, farme ta yeule pis mange d’la marde ».  Devant aussi peu de gratitude, on éprouve quelques doutes quand vient le temps d’honorer sa parole…

Puis, lundi soir, les employés municipaux de Montréal ont eu la bonne idée de saccager l’hôtel de ville…  Devant de tels gestes, on se demande si les conventions collectives signées dans un pareil contexte sont le fruit de la « libre négociation » ou celui de la violence et l’intimidation, le cas échéant honorer sa parole devient beaucoup moins important…

En 1969, Jean Drapeau devait renégocier les conventions collectives des policiers et des pompiers.  Un des éléments de négociation à l’époque était la cotisation de la ville aux régimes de retraite de ses employés. Le 7 octobre 1969, les policiers et pompiers décident de faire la grève.  Les policiers ne travaillant plus, les petits commerçants sont contraints de barricader leurs commerces pour se protéger des vandales. Les chauffeurs de taxi décident d’aller attaquer les bureaux de la « Murray Hill », une compagnie d’autobus; on lance des cocktails Molotov et on échange des coups de feu qui feront un mort. En tout, 456 vols par effraction sont répertoriés au cours de cette seule journée, dont 9 vols de banques, des incendies font aussi rage aux quatre coins de la ville. En une seule journée, les dommages causés par le vandalisme s’élèvent à 12 millions de dollars.  Une loi spéciale forcera le retour au travail des pompiers et des policiers, mais ceux-ci gagnent néanmoins de nombreuses revendications.

Le 31 octobre 1974, les pompiers de Montréal remettent ça avec une grève de 60 heures. Durant cette période, 25 incendies détruisent 75 maisons; un grand incendie détruit complètement le quartier compris entre les rues Wolfe, Amherst, Sherbrooke et Ontario. Les pompiers finissent par retourner au travail après avoir arraché des gains appréciables à la ville.

Le 13 septembre 1993, c’est au tour des cols bleus de faire parler d’eux en défonçant les portes de l’hôtel de ville de Montréal avec des béliers…

Quand on réalise à quel point de nombreux gains des employés municipaux de Montréal ont été arrachés par la violence et l’intimidation, on peut se demander si nous sommes vraiment tenus de respecter notre parole…  Quelle est la valeur d’un contrat que l’on doit signer parce que la personne en face menace de nous casser la gueule ?

Il est peut-être le temps d’enlever aux employés municipaux ce qu’ils ont eu par la force et qu’ils n’auraient jamais dû avoir…  Pourtant, il y a quelques semaines à peine, j’étais sympathique à leur cause, mais un moment donné, trop c’est comme pas assez…

P.-S. En 1993, quand les cols bleus ont défoncé l’hôtel de ville, aucun saccage n’a été commis, car les policiers attendaient les vandales le pied forme de l’autre côté des portes.  Dans les deux semaines qui ont suivi, les policiers ont utilisé les bandes vidéos pour identifier et arrêter les responsables. En 2014, pas de policiers pour s’opposer au saccage, reste à voir s’il y aura des arrestations.


18 août 2014

Sommes-nous idiots ? Coup de gueule Économie Québec

QuébécoisLa fameuse prime d’Yves Bolduc a été l’un des sujets les plus médiatisés de l’été.  Que ce soit à la radio, la télé ou dans les journaux, tout le monde s’est fait un devoir de déchirer sa chemise pour dénoncer une prime de 215 000$.  Selon les chiffres compilés par Influence Communication, le 8 juillet, 10 juillet et 11 juillet, cette nouvelle c’est classé dans le top 3 quotidien des nouvelles les plus médiatisées au Québec.  Pour les semaines du 8 au 14 juillet et du 15 au 21 juillet, Yves Bolduc s’est retrouvé dans le top 5 hebdomadaire.

Parallèlement, cet été Hydro-Québec a aussi annoncé son intention d’augmenter ses tarifs d’électricité de 3,9%.  Cette nouvelle s’est retrouvée dans le top 3 quotidien uniquement à une seule reprise, soit le 6 août au lendemain de l’annonce.  Cette hausse ne s’est jamais hissée dans le top 5 hebdomadaire.

La prime de 215 000$ d’Yves Bolduc représente environ par contribuable.  La hausse de 3,9% d’Hydro-Québec représente de son côté une hausse de près de 90$ par année pour une maison de taille moyenne.

Peut-on m’expliquer pourquoi la prime d’Yves Bolduc a plus scandalisé les Québécois que la hausse demandée par Hydro-Québec; les Québécois sont-ils idiots à ce point ?  M’enfin, le Québec n’est pas devenu l’une des juridictions les plus pauvres de l’Amérique du Nord pour rien.

Le Québec est défocussé,  ici on se scandalise pour des peccadilles au lieu de voir la situation dans son ensemble. Au Québec, gaspiller 215 000$ est un crime abominable.  Mais aller chercher 348 millions de plus dans les poches des Québécois pour nourrir un modèle dépassé, c’est une statistique.


14 août 2014

Le plat de bonbons Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Quand Jean-François Fortin a quitté le bloc en début de semaine, la majorité des Québécois s’est probablement demandé « le bloc, pourquoi ça existe encore ». La réponse est assez simple, le système de subvention aux partis politiques n’était pas encore totalement éliminé, le Bloc pourra mettre la main sur près de 570 000$ cette année… Tant et aussi longtemps qu’il va avoir un plat avec des bonbons fédéraux, il va avoir un séparatiste pour se mettre la face dans l’assiette et manger comme un cochon.

À ce sujet, voici quelle est la part du budget de chaque parti qui dépend de la subvention fédérale; autrement dit, quel parti dépend le plus de l’argent de nos taxes:

Cochons du Bloc

Le cas du Bloc relève de la tragi-comédie. Nous avons un parti souverainiste qui dépend à 64% de l’argent d’Ottawa pour survivre. Les contributions directes des Québécois à la cause bloquiste ne représentent que 36%.

En bref, le Bloc existe surtout grâce à l’argent du reste du Canada et non pas grâce à l’argent des Québécois. En ce sens, le Bloc est au diapason avec la société québécoise, une société construite sur des valeurs de dépendances et de mendicité.

La fin des subventions au parti politique est prévue pour 2015 et vous pouvez certain que le Bloc disparaîtra uniquement après avoir encaissé le dernier chèque, pas avant.

Sources:
Élection Canada
Rapport financier annuel
Allocations pour:  le premier, deuxième, troisième et quatrième trimestre


13 août 2014

Le « blocus » israélien Coup de gueule En Images Israël Palestine

Le « blocus » israélien dirigé contre Gaza aurait fait de ce territoire un « camp de concentration » et il serait à l’origine d’un désastre humanitaire qui aurait contraint le Hamas à lancer des roquettes sur des civils israéliens. Dans son infinie sagesse, Radio-Canada n’a pas hésité à tracer un parallèle entre la situation à Gaza et l’holocauste… C’est du moins de cette manière que la gauche voit les choses…

Dans la réalité, voici comment on vivait à Gaza lors du « blocus » (et avant que le Hamas ne déclenche la guerre) et comment on vit à Dadaab, en Afrique, dans un des plus grands camps de réfugiés de l’ONU.

À Gaza À Dadaab
Gaza Dadaab
Gaza Dadaab
Gaza Dadaab
Gaza Dadaab
Gaza Dadaab
Gaza Dadaab
Gaza Dadaab
Gaza Dadaab

Gaza est probablement le premier « camp de concentration » de l’histoire de l’humanité avec des écrans plats, des cafés internet, des boutiques qui débordent d’aliments et un parc d’attractions… Comme « blocus », on a vu bien pire… En réalité, cette station ne devrait surprendre personne, car malgré le « blocus », Israël laisse entrer des tonnes de matériel à Gaza toutes les semaines. M’enfin, peut-être que Le Hamas a décidé de lancer des roquettes sur Israël, car l’internet n’était pas assez rapide ou parce que les Palestiniens n’avaient pas accès à HBO… Sans blague, on est très loin de la réalité du Dadaab…

Pendant que la gauche perd son temps à dénoncer le « blocus » israélien, des gens souffrent véritablement ailleurs, mais ils sont contraints de le faire en silence parce que les Palestiniens ont le monopole de la souffrance. Ce qui compte pour la gauche et les médias ce n’est pas de défendre les innocents, mais plutôt de diaboliser Israël.


12 août 2014

Le capitalisme et les sciences humaines Coup de gueule Économie Gauchistan International Revue de presse

Amir KhadirLe sociologue Mathieu Bock-Côté n’aime pas le « capitalisme mondialisé », il semblerait que le capitalisme « capitalisme d’antan » était bien meilleur…

Mais qu’est-ce que le « capitalisme mondialisé », l’antithèse du « capitalisme régionalisé » ? Un Montréalais qui ferait du commerce avec un Trifluvien serait utile à la société, mais par une mystérieuse opération du Saint-Esprit, un Sherbrookois qui ferait du commerce avec un Malaisien serait un paria ? Cette « xénophobie économique » est un trait caractéristique des nationalistes.

Mais qui sont ces méga-riches tant détestés par la gauche ?

  • De la liste du Forbes 400 (les 400 personnes les plus riches) de 1987, 387 sont disparus dans le classement le plus récent i.e. être riche ce n’est pas un titre de « gagnant à vie », il faut travailler pour bâtir et maintenir sa fortune; si oligarchie il y a, elle a des pieds d’argile.
  • Le rendement des fortunes du Forbes 400 est de 2,4%, ce qui est un rendement similaire à celui de la classe moyenne i.e. la classe moyenne a accès aux mêmes véhicules financiers que les riches.
  • Dans le Forbes 400 de 1982, on retrouvait uniquement 40% d’entrepreneurs.  Aujourd’hui, ils représentent 69% des gens dans cette liste i.e. aujourd’hui, la richesse est largement générée par des compétences entrepreneuriales et un entrepreneur fait de l’argent en trouvant un moyen de simplifier la vie des gens !
  • Dans le Forbes 400 de 1982, on retrouvait 60% d’héritiers. Aujourd’hui, ils représentent uniquement 32% des gens dans cette liste i.e. la richesse n’est plus quelque chose qui se gagne par les liens du sang, mais par la sueur !

Selon Mathieu Bock-Côté, le capitalisme était meilleur avant.

Vraiment ?

Le « capitalisme d’antan », qui produisait des riches de manière héréditaires, serait donc supérieur au « capitalisme mondialisé », qui enrichit d’abord et avant tous les entrepreneurs, des gens qui ont bâti leur fortune en étant sensibles aux besoins de la population et qui ont eu une bonne idée capable de rendre plus agréable la vie de millions de gens ?

Moi, je préfère de loin les entrepreneurs du « capitalisme mondialisé » aux aristocrates du « capitalisme d’antan ».

Source:
Tax Foundation
Thomas Piketty’s False Depiction of Wealth in America


7 août 2014

La haine Canada Coup de gueule En Chiffres Québec

En juin dernier, Statistique Canada a publié ses plus récentes statistiques sur les crimes haineux au Canada.  Voici ce qu’on obtient lorsqu’on fait la ventilation de ces crimes haineux en fonction de leur motivation:

La haine

Dans les médias, on parle surtout des crimes haineux commis à l’endroit des homosexuels et des musulmans. C’est très bien, ces crimes doivent être fermement dénoncés chaque fois que l’occasion se présente, mais il est surprenant de constater que les crimes haineux les plus médiatisés ne sont pas les plus fréquents.

Les deux groupes les plus stigmatisés sont les noirs et les juifs, pourtant ce ne sont pas ces crimes haineux qui sont le plus médiatisés.  M’enfin, on comprend peut-être pourquoi le Hamas est présenté de manière si favorable dans nos médias.

À titre indicatif, 58% des crimes haineux à caractère religieux ont visé des tenants de la religion juive, alors que 11% ont été commis contre des musulmans. Pourtant, au Canada, il y a presque 2 fois plus de musulmans que de juifs. Avant de vouloir culpabiliser l’Occident pour sa supposée attitude islamophobe, on devrait plutôt s’attaquer à l’antisémitisme qui est encore et toujours trop présent dans nos sociétés.

Autre élément intéressant, le Québec est la 2e province avec le plus haut taux de crime haineux à l’endroit des religions (l’Ontario est 1ere).  Mais ces chiffres sont ceux de l’année 2012, avant la vague de folie qui s’est emparée du Québec lors du « débat » sur la charte du PQ.

Statistique Canada
Étude : Les crimes motivés par la haine


6 août 2014

L’arnaque des subventions à la culture Coup de gueule Économie Québec

La Culture Des Patates Pilées

24 septembre 2013: le Parti Québécois est très fier de nous annoncer que Technicolor ouvrira un nouveau studio à Montréal qui va créer 200 emplois pour des « artistes en effets visuels ». Le directeur général de Technicolor affirme que cet investissement est rendu possible par l’«environnement propice à l’investissement» mis en place par le gouvernement du Québec:

« La filiale de Technicolor, Moving Picture Company (MPC), ouvrira un nouveau studio dans la métropole québécoise où fourmilleront 200 ‘artistes en effets visuels’ d’ici à trois ans. Le maître des effets spéciaux français s’ancre à Montréal en raison de l’’environnement propice à l’investissement’ mis en place par le gouvernement du Québec, a expliqué le directeur général de Technicolor, Frédéric Rose. »

6 juin 2014: le nouveau gouvernement libéral annonce une réduction uniforme de 20% des crédits d’impôt dans le milieu culturel. Le crédit d’impôt pour les effets visuels passera de 45% à 36%. Désormais, le Québec offre le crédit d’impôt le moins généreux au Canada.

« Les entreprises culturelles dénoncent le premier budget du ministre québécois des Finances Carlos Leitao, qui prévoit une réduction uniforme de 20% des crédits d’impôt. Dans le milieu culturel, l’impact négatif total sera de 85 millions de dollars d’ici les trois prochaines années, soit plus du quart du montant de 370 millions que le gouvernement entend économiser avec cette mesure. »

16 juillet 2014: Sans la réduction du crédit d’impôt québécois, le directeur général de Technicolor menace de quitter Montréal.

« Sans la réduction du crédit d’impôt par le gouvernement Couillard, Technicolor aurait doublé la taille de son studio d’effets visuels à Montréal et créé au moins 200 emplois de plus, a appris La Presse. Mais la modification du crédit d’impôt force la multinationale française à refaire ses calculs et à considérer plusieurs villes, dont Montréal. Technicolor doit déterminer où aura lieu la prochaine phase d’expansion de sa filiale Moving Picture Company (MPC), qui conçoit les effets visuels de films européens et nord-américains. Une expansion qui signifiera au moins 200 nouveaux emplois. En entrevue à La Presse, le grand patron de Technicolor a été clair: sans la réduction du crédit d’impôt québécois, il aurait privilégié le scénario de Montréal, où son studio de 250 employés lancé l’an dernier aurait accueilli ces 200 personnes supplémentaires. »

28 juillet 2014:  Malgré la baisse des crédits d’impôt et l’absence de garanties du gouvernement, Technicolor annonce finalement qu’ils ouvriront quand même un nouveau studio à Montréal créant ainsi 220 nouveaux emplois pour des « artistes en effets visuels ». Cette décision est motivée par la qualification de la main-d’oeuvre montréalaise:

« Technicolor agrandira considérablement son studio d’effets visuels à Montréal qui deviendra de loin le plus important du Québec, a appris La Presse. D’ici six mois, le studio montréalais d’effets visuels de sa filiale, Moving Picture Company (MPC), passera de 300 à 520 employés, selon des sources proches du dossier. Selon des sources, Technicolor, qui a rencontré les ministres Jacques Daoust (Économie) et Hélène David (Culture) avant de prendre sa décision, a décidé de courir le risque de faire sa prochaine phase d’expansion au Québec malgré la baisse récente du taux du crédit d’impôt, notamment parce que ce crédit restait tout de même intéressant et que la main-d’oeuvre montréalaise était qualifiée. »

Conclusion: depuis plusieurs années, le gouvernement a gaspillé notre argent en voulant nous faire croire que les subventions à la culture étaient rentables. Pourtant, même sans subventions, nous profiterons quand même des retombées économiques du nouveau studio de Technicolor ! Les subventions en culture, une grosse arnaque aux frais des contribuables les plus taxés en Amérique du Nord !


6 août 2014

Harper Derangement Syndrome Canada Coup de gueule En Chiffres Québec

Quel est le problème des conservateurs au Québec ? La réponse est plutôt simple: les médias, leur partisanerie et leur pensée unique.

Cette partisanerie et cette pensée unique ont atteint leur apogée à la fin du mois de juillet 2014 quand on a appris que le méchant Stephen Harper avait aboli le prix Thérèse Casgrain en… 2010…  Si on abolit le prix Nobel de médecine, mon petit doigt me dit qu’il ne faudra pas 4 longues années avant de s’en rendre compte…  M’enfin…

De l’abolition de ce prix, Lise Ravary dira qu’il s’agit d’une rupture de Stephen Harper avec le mouvement « progressiste-conservateur », le triomphe de la « droite dure » et du conservatisme à l’américaine sur la « droite douce » et les « traditions libérales ».  Pourtant, le prix Thérèse Casgrain avait déjà été aboli dans le passé, en 1990, par nul autre qu’un progressiste-conservateur et p’tit gars du Québec, Brian Mulroney.

Ensuite, on dit que le méchant Stephen Harper aurait fait disparaître Thérèse Casgrain des billets de cinquante dollars pour la remplacer par un hibou…  Ce qui est complètement faux.

Mais c’est ce passage qui m’a le plus interpellé:

«L’œuvre» de Stephen Harper a depuis longtemps dépassé la bonne gestion de l’économie canadienne pour devenir une tentative de réécrire l’histoire du pays, pour la purger tous les éléments qui faisaient du Canada un des pays les plus admirés dans le monde. Son côté consensuel, modéré, pragmatique, libéral, avec un petit L.

Il existe un mythe profondément ancré chez nos élites québécoises qui veut que depuis que Stephen Harper est devenu premier ministre, le Canada soit perçu comme un État voyou sur la scène internationale.

Vraiment ?

Canada

Un sondage réalisé dans 27 pays pour la BBC dans les mois qui ont suivi l’élection de Stephen Harper a montré que 54% des gens avait une opinion positive du Canada contre 14% qui avait une opinion négative. Quelques années plus tard, en 2013, le sondage de la BBC indique que 55% des gens ont une opinion positive du Canada contre 13% qui ont une opinion négative. Autrement dit, depuis l’élection des conservateurs, la réputation internationale du Canada est demeurée inchangée ! Même qu’en 2013, le Canada était le pays dans ce sondage qui avait le moins d’opinions négatives !

Voilà qui tranche avec l’opinion de nos chroniqueurs qui voudraient bien nous faire croire que le Canada est devenu un paria sur la scène internationale.

Sources:
World Public Opinion
BBC Global Poll (2007)
BBC Global Poll (2013)


5 août 2014

Quand l’histoire se répète Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Péquiste au travail

Le 3 août 1999, Le Devoir nous apprend aussi que le Fonds de solidarité a aidé des entreprises appartenant à Tony Accurso à acheter… Simard-Beaudry ! De cette transaction le porte-parole de la FTQ dira:

« Le geste d’hier donne une bonne idée de la position du Fonds. Ce que l’on veut faire avec le regroupement entre Hyprescon, Louisbourg [appartenant déjà à Accurso] et Simard-Beaudry, c’est créer la troisième entreprise d’ingénierie civile en importance au Québec. »

Autrement dit, l’empire Accurso existe grâce à l’intervention du Fonds de solidarité (qui lui-même existe en bonne partie grâce aux gouvernements).  Donc, en 1999, Tony Accurso est devenu un incontournable dans la construction au Québec.  On connaît la suite, 15 ans plus tard il devra témoigner devant la Commission Charbonneau.

Voici ce qu’on pouvait lire dans La Presse le 1er août 2014:

« Le gouvernement du Québec doit intervenir pour assurer la survie du Groupe Hexagone issu de l’empire de Tony Accurso et, surtout, pour qu’il ne soit pas démantelé au profit d’entreprises étrangères, estime Pierre Karl Péladeau. Joint jeudi par La Presse, le député du Parti québécois, porte-parole en matière d’économie, d’entrepreneuriat, de PME et d’exportations, a plaidé en faveur d’un redressement public de ce «fleuron de l’économie québécoise». »

Autrement dit, PKP se comporte exactement comme un bon socialiste plus ferré en sciences humaines qu’en mathématique.  Plus une industrie fonctionne dans un marché limité et fermé, plus il est facile pour elle de s’adonner à la corruption et à la collusion, le seul antidote valable c’est la compétition, notamment celle de firmes étrangères.  En plaidant pour que les industries de la construction et de l’ingénierie au Québec puissent continuer à opérer en vase clos, PKP contribue à perpétuer un problème qui gangrène l’économie du Québec depuis plusieurs années. C’est l’histoire qui se répète…

Mais que voulez-vous, au Québec on aime mieux se faire fourrer par les nôtres plutôt que de payer le juste prix à un étranger… Vous l’aurez deviné, la Commission Charbonneau ne servira à rien, car cette xénophobie économique est profondément ancrée chez les Québécois.

À lire aussi, le texte d’Adrien Pouliot: La « fleuronnite » aiguë.