Antagoniste


18 décembre 2014

Quand les réchauffistes font la fête ! Coup de gueule Environnement International Revue de presse

The Columbus Dispatch

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Lima talks to leave record carbon footprint
The Columbus Dispatch

The current U.N. climate talks will be the first to neutralize all the greenhouse-gas pollution they generate, offset by host country Peru’s protection of forest reserves, organizers say.

Now the bad news: The Lima conference is expected to have the biggest carbon footprint of any U.N. climate meeting measured to date.

At more than 50,000 metric tons of carbon dioxide, the negotiations’ burden on global warming will be about 1-1/2 times the norm, said Jorge Alvarez, project coordinator for the U.N. Development Program.

The venue is one big reason. It had to be built. Eleven football fields of temporary structures arose for the 13-day negotiations from what three months ago was an empty field behind Peru’s army’s headquarters. Concrete was laid, plumbing installed and components were flown in from as far as France and Brazil.

Standing in the midday sun here can get downright uncomfortable, but the Lima sun is not reliable. That’s one reason solar panels were not used. For electricity, the talks are relying exclusively on diesel generators.

Une conférence sur le climat qui dépend de l’électricité produite par des génératrices fonctionnant au diesel. Vive les réchauffistes !


17 décembre 2014

Une nation de peureux Coup de gueule Économie En Images Environnement États-Unis Gauchistan Québec

Hier, le premier ministre Philippe Couillard, dit le peureux,  a insulté les Québécois pourvus d’une activité cérébrale en rejetant catégoriquement l’exploitation du gaz de schiste au Québec. Cette décision, qui condamne un peu plus le Québec à rester pauvre, est basée sur un rapport idéologique/dogmatique du BAPE qui est arrivé à la conclusion loufoque que le Québec ne pourrait jamais faire d’argent avec cette ressource naturelle.  Qu’importe si en Pennsylvanie l’exploitation des gaz de schiste a fait augmenter l’emploi de 250% et les salaires de 111% dans ce secteur d’activité, au Québec on est jamais capable de faire les choses comme les autres…

Notre courageux premier ministre a aussi fait valoir que nous ne pouvions pas exploiter les gaz de schiste dans les basses terres du St-Laurent, car cette zone était…  trop densément peuple !  Sans blague, voici dans quelle mesure on a creusé des puits de gaz de schiste dans la formation de Barnett au Texas, notez l’apparition des puits en zone urbaine de Fort Worth (835 habitants/km²):

Schiste Québec

Depuis le milieu des années 2000, des milliers de puits ont été creusés en zone urbaine et en banlieue de Forth Worth et malgré tout, aucun désastre écologique, aucun accident industriel et aucune mortalité…  Voulez-vous me dire de quoi les Québécois ont peur ?  Si les Texans peuvent exploiter de manière sécuritaire leur gaz de schiste, pourquoi les Québécois ne pourraient-ils pas faire de même ?  Le BAPE et Philippe Couillard pensent-ils que nous sommes moins intelligents que les Américains ?

En passant, le vice-président du BAPE est un diplômé en sciences politiques et en philosophie qui a gagné sa vie comme chroniqueur-activiste pour Le Devoir, une feuille de chou nationalo-étatiste.  Ceci explique cela…

Au fait, pourquoi au Québec on élit des députés et on nomme un ministre de l’environnement et des ressources naturelles quand les décisions sont prises par des gens non élus comme les activistes du BAPE et de la colonie artistique ?  Qu’on ferme ces deux ministères maintenant devenus inutiles, on va sauver de l’argent…

Source:
EIA
Technology drives natural gas production growth from shale gas formations


15 décembre 2014

Le Québec pauvre Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Les médias en ont peu parlé, mais la semaine dernière c’était la première diffusion des données de la nouvelle Enquête canadienne sur le revenu de Statistique Canada.

Voici comment se classe le Québec au chapitre du revenu médian après impôt…

Pauvreté Québec

Le Québec est presque dernier, devançant à peine la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick… Nous accusons un retard spectaculaire de 22 600$ sur l’Alberta et de 6 200$ sur la moyenne canadienne…  Cette situation est particulièrement honteuse quand on tient compte du fait que notre capital humain et nos ressources naturelles auraient dû faire du Québec une province capable de se battre avec les meilleurs…  Mais voilà, le modèle québécois a tout gâché…

Mais certains diront que si le revenu médias après impôt est si faible, c’est parce que le Québec redistribue efficacement la richesse pour combattre la pauvreté.  Malheureusement, ce n’est pas le cas…

Pauvreté Québec

Malheureusement, même si le modèle québécois pige allègrement dans nos portefeuilles, le Québec fait piètre figure dans la lutte contre la pauvreté. Encore une fois, le Québec est dans le fond du classement, incapable de faire aussi bien que la moyenne canadienne…

Un rappel que dans le modèle québécois on ne paye pas des impôts pour faire reculer la pauvreté ou pour le « bien commun ».  Ici on paye des impôts pour engraisser la machine gouvernementale.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 206-0002 & 206-0003


10 décembre 2014

La statistique inutile Coup de gueule Économie International

Canadiens de MontréalLes gauchistes aiment beaucoup nous parler des inégalités de richesse.  Pour les gauchistes, les inégalités sont synonymes de pauvreté et de misère, ça fait partie de leur petit catéchisme, c’est le dogme central de leur idéologie…

Pourtant, quand on met de côté ses émotions et qu’on décide de réfléchir à tête reposée, on réalise rapidement que toutes les statistiques sur les écarts de richesses sont complètement inutiles.  Une société peut être très riche, mais inégalitaire; ou très pauvre, mais égalitaire.

Pour s’en convaincre, il suffit d’utiliser l’indice gini. L’indice gini est une mesure du degré d’inégalité de la distribution des revenus. Ce coefficient est un nombre variant de 0 à 1, où 0 signifie l’égalité parfaite (tout le monde a le même revenu) et 1 signifie l’inégalité parfaite (une personne a tout le revenu, les autres n’ont rien).  Voyons ce que donne l’indice gini du club de hockey des Canadiens…

L’indice gini du Canadien est de 41,9.  À titre indicatif, l’indice gini du Canada est de 32,1 i.e. le Canada est plus égalitaire que le Canadien. En fait, le niveau d’inégalité chez le Canadien est comparable à celui du Nigéria.  Pourtant, au Nigéria, 82% de la population gagne moins de 2$ par jour; du côté du Canadien, le joueur le plus pauvre, Dustin Tokarski, a plus peur de la fin du monde que de la fin du mois avec son salaire de 562 500$ par année.  Malgré les écarts de richesses chez le Canadien, personne ne se nourrit dans les soupes populaires ou ne s’habille à l’armée du salut.

Comme vous pouvez le constater, toutes les statistiques se rapportant aux inégalités sont inutiles, car le niveau d’inégalités ne nous apprend rien sur la pauvreté ou la misère d’un pays.  Mieux vaut l’inégalité dans la richesse que l’égalité dans la misère.

P.-S. Ce sont peut-être ces écarts de richesses qui expliquent la violence au hockey, les tensions sociales font en sorte que les pauvres s’en prennent aux riches…


8 décembre 2014

Caféinomane Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Puisque les libéraux ont décidé d’insulter notre intelligence en chiffrant le prix de leur impardonnable trahison en « café », je me suis amusé à ventiler le budget du Léviathan québécois de la même manière…

Caféine Québec

En tout, une personne active au Québec doit se taper 178 cafés par semaine, soit 25 par jour, assez pour faire une crise de coeur en moins d’une semaine…

En passant, la dette augmente de 25 millions de dollars par jour, soit l’équivalent de 22 cafés par semaine par personne active…

Source:
Ministère des finances du Québec
Budget 2014-2015


8 décembre 2014

Les manipulations écologiques Coup de gueule Environnement International Revue de presse

The Times of London

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Scientists accused of plotting to get pesticides banned
The Times of London

Research blaming pesticides for the decline in honeybees has been called into question by a leaked note suggesting that scientists had decided in advance to seek evidence supporting a ban on the chemicals.

The private note records a discussion in 2010 between four scientists about how to persuade regulators to ban neonicotinoid pesticides. The EU imposed a temporary ban last year after the European Food Safety Authority identified risks to bees. The Department for Environment, Food and Rural Affairs opposed the ban, saying that there was not enough evidence of harm to bees. Many farmers have blamed the ban for high levels of damage to this winter’s oilseed rape crop from flea beetle.

The leaked note says that the scientists agreed to select authors to produce four papers and co-ordinate their publication to « obtain the necessary policy change, to have these pesticides banned ».

The note, which records that the meeting took place in Switzerland on June 14, 2010, says: « If we are successful in getting these papers published, there will be enormous impact, and a campaign led by WWF etc. »

Ne jamais sous-estimer les plans de communication des écologistes; ils sont prêts à tout pour imposer leur propagande verte (et l’agenda socialiste qui vient avec) dans les médias.


3 décembre 2014

Fermer pour la business Coup de gueule Économie En Vidéos Gauchistan International Mondialisation Québec

Au sujet de de la construction d’un port pétrolier à Cacouna, Pierre Karl Péladeau a déclaré ceci il y a quelques semaines:

« Ces questions sont multipliables à grande échelle : pourquoi par exemple, laissons-nous passer les bateaux sur la voie maritime de notre fleuve Saint-Laurent sans avoir une seule cenne de redevance ? Croyez-vous que c’est gratuit de passer le canal de Panama ? »

Le pauvre PKP semble avoir oublié que le canal de Panama est une construction humaine, un réseau d’écluses qui doit être opéré et entretenu par plus de 9 000 personnes.  C’est pour cette raison que les navires doivent s’acquitter d’un péage quand ils empruntent cette infrastructure.  D’ailleurs, c’est la même chose sur la voie maritime du St-Laurent.  Lorsque les navires transitent entre le St-Laurent et les Grand-Lacs, ils doivent payer pour utiliser les treize écluses canadiennes et les deux écluses américaines. M’enfin, ce qui a surtout retenu mon attention c’est l’idée d’imposer un péage sur le fleuve St-Laurent, une idée qui a été répétée lundi par PKP lors d’une entrevue avec Paul Arcard.

Imposer un péage sur le St-Laurent, c’est entraver le commerce, c’est mettre une barrière de plus dans une province qui en compte déjà beaucoup trop, c’est un repli sur soi et se fermer sur le monde; c’est dire au reste de la planète que le Québec est fermé pour la business.  Bref, c’est tout le contraire du chemin emprunté par Singapour.

Singapour est une petite île à peine plus grande que Montréal, mais qui compte une population de 5,3 millions d’habitants. Cette petite île est dénuée de toutes ressources naturelles et l’agriculture y est à peu près inexistante.  Malgré tout, Singapour est l’un des pays les plus riches de la planète.  Comment un petit pays qui doit importer toutes ses matières premières et ses denrées alimentaires, a-t-il pu devenir aussi riche ?  La réponse est simple: Singapour a décidé de s’ouvrir sur le monde.

Singapour n’a pas imposé un péage aux navires naviguant dans ses eaux, au contraire !  Singapour a plutôt misé sur l’ouverture sur le monde: pas de péage, pas de douane, pas de tarifs, pas de taxes.  Singapour a envoyé le message suivant: venez chez nous, nous sommes ouverts pour la business !  Avec cette stratégie, Singapour a construit le plus gros port de la planète, un carrefour du commerce international qui est devenu un incontournable pour les armateurs.  Tout ce trafic maritime, attiré par cette « ouverture », a créé dans son sillage une économie riche et dynamique, voyez par vous-même (un merveilleux petit vidéo à voir absolument):

Le plan de PKP consiste à faire exactement l’inverse de Singapour: un péage qui va envoyer le message que le Québec est fermé sur le monde et fermé pour la business. Il est évident que Québec ne sera jamais Singapour, notre situation géographique n’est pas la même, mais ce qui importe ici ce sont les incitatifs et le message qui est projeté. Taxer le commerce international est le plus mauvais des messages qu’un politicien peut envoyer au reste de la planète, agir de la sorte c’est accepter de rester petit en réduisant le nombre d’opportunités économiques.

Les politiciens qui s’imaginent que les gouvernements ont un problème de revenus et pas de dépenses sont des dangers économiques.


2 décembre 2014

Désinfoman Coup de gueule Économie Europe Québec

Modèle SuédoisLa semaine dernière, on a présenté à Infoman un topo de Jean-René Dufort réalisé en Suède…

Si Radio-Canada a encore les moyens d’envoyer des humoristes en Suède, c’est signe que les conservateurs n’ont pas encore assez coupé.  M’enfin, c’est quelque chose d’autre qui a retenu mon attention…  Dans son reportage, Jean-René Dufort nous parle du transport en commun en Suède, notamment du métro de Stockholm.  On nous raconte que les Suédois sont des modèles d’excellence et que Montréal devrait s’inspirer de cette ville…  Il n’en fallait pas plus pour que nos médias s’extasient

En effet, le transport en commun à Stockholm à de quoi faire l’envie des Montréalais.  Par contre ce reportage ne dit pas tout…

À Stockholm, le métro est géré par… une compagnie privée depuis 1993 !  Le dernier appelle d’offres, réalisé en 2009, a été gagné par la firme MTR, une compagnie basée à Hong Kong qui se spécialise dans la gestion des métros.  Mais ça, Jean-René Dufort n’en parle pas, ça aurait scrappé son reportage…

Imaginez si on proposait de faire la même chose à Montréal. Dans un premier temps, les gauchistes s’indigneraient de cette arrivée du secteur privée et dans un deuxième temps, les nationalistes économiques dénonceraient l’arrivée d’une compagnie étrangère dans « notre » métro…

D’ailleurs, il n’y a pas que le métro qui a été confié au privé à Stockholm. Une partie du service d’autobus est fourni par la firme Arriva, une compagnie britannique, appartenant à des intérêts allemands, qui est spécialisée dans l’administration du transport en commun. Une autre partie du service d’autobus est donné par Keolis, une compagnie française, elle aussi spécialisée dans l’administration du transport en commun. Fait intéressant, la Caisse de dépôt et placement du Québec est l’un des principaux actionnaires de cette compagnie.

Il est discutable d’envoyer un humoriste en Suède aux frais des contribuables pour nous parler du transport en commun, mais si en plus on est incapable de rapporter correctement toute l’information pertinente l’histoire devient franchement honteuse.


1 décembre 2014

La (trépa)nation québécoise Coup de gueule Économie Environnement Québec

Radio-Canada

Bienvenue en Absurdistan ! Quelques nouvelles en vrac à propos du Québec qui ont de quoi laisser songeur…

Les caméléons

Lors de l’été 2010, la raffinerie Shell de Montréal a annoncé qu’elle allait cesser ses activités.  À l’époque, Denis Coderre, alors député fédéral, avait vivement dénoncé cette décision.  Selon lui, en plus des pertes d’emplois, la fermeture d’une raffinerie à Montréal mettait en danger la sécurité énergétique de tout l’est du Canada…  Les années ont passé, Denis Coderre est devenu maire de Montréal et la semaine dernière l’ancien député fédéral a décidé qu’il allait mettre des bâtons dans les roues des projets d’inversion du flux de l’oléoduc de la Ligne 9B et d’Énergie Est.  Pourtant, ces deux projets pourraient alimenter en pétrole les raffineries encore présentes à Montréal…  Soudainement, la sécurité énergétique de l’est du Canada et les emplois perdus ne sont plus importants pour Denis Coderre…  Nos politiciens sont des caméléons prêts à tout pour ne jamais affronter un vent de face…

La haine

La semaine dernière, je disais que si les Québécois détestent autant le pétrole albertain, c’était parce que celui-ci mettait en évidence l’échec du modèle québécois.  Pour ceux qui doutaient de ma théorie, voici la preuve: extrait de la boîte vocale de la radio de Radio-Canada, on parle des prix du pétrole. Porter surtout attention au 2e intervenant.

Qu’ils mangent de la brioche !

Les emplois reliés à la construction et l’entretien de pipelines payent en moyenne 1 789,58$ par semaine; c’est 878,84$ de plus que la moyenne. Qu’importe, pour Pierre Karl Péladeau ce genre de salaire c’est des « esties de pinottes ». Après tout, si les gens veulent travailler, pas besoin de TransCanada; ils n’ont qu’à hériter d’un empire médiatique de leur père…

Avez-vous remarqué, pour PKP ce qui compte ce n’est pas les bons salaires des travailleurs, mais uniquement les revenus que le gouvernement pourrait avoir…

Les fantômes de vaches sacrées

Imaginer une compagnie privée qui décide de construire un pont. Imaginez que cette compagnie passe une entente avec le gouvernement stipulant qu’elle recevra un certain montant d’argent chaque fois qu’une voiture passera sur ce pont. Imaginez que cette compagnie falsifie les chiffres en faisant passer des « voitures fantômes » sur son pont pour faire grimper la facture du gouvernement. Une fois la fraude découverte, on exigerait que les responsables soient traduits devant les tribunaux. Pourtant, c’est exactement ce qui se passe dans les garderies du Québec avec les « places fantômes », une fraude de 280 millions de dollars. Mais contrairement à mon exemple de pont, comme les « places fantômes » en garderie concernent une vache sacrée, les CPE, il faut accepter la fraude.


1 décembre 2014

Bientôt au Québec ? Coup de gueule Économie France Gauchistan

Le Figaro

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Fleur Pellerin envisage de taxer les cartouches d’encre pour aider l’industrie du livre
Le Figaro

Fleur Pellerin jette l’encre pour sauver l’industrie du livre. La ministre de la Culture envisage la création d’une taxe sur les consommables d’impression, comme les cartouches d’encre et les toners, pour financer le Centre National du Livre (CNL). Cet établissement public a pour rôle de soutenir l’ensemble des acteurs du marché du livre: les auteurs, en premier lieu, mais aussi les éditeurs, les librairies, les bibliothécaires ou les organisateurs de manifestations littéraires.

L’idée de la ministre de la Culture n’est pas neuve. Elle avait déjà été suggérée dans le cadre du rapport «Création et Internet» présenté par Patrick Zelnik, ancien président de la filiale distribution du groupe Virgin, en 2010. «Il est recommandé d’élargir l’assiette de cette taxe, seule mesure à même de donner au CNL les moyens de sa politique de numérisation», peut-on y lire. «L’élargissement de cette assiette aux consommables des appareils de reprographie (cartouches jets d’encre et laser toner) permettrait à lui seul une augmentation des moyens du CNL de 10 à 15 millions d’euros par an, même si le taux de cette taxe était ramené à 1,25%». Comme le rappelle le site Numerama, la taxe de financement numérique du CNL avait déjà été étendue en 2006 pour y inclure les imprimantes, entraînant une augmentation des recettes de 10 millions d’euros.

La stupidité de certain politicien semble être une chose infinie…


27 novembre 2014

Les mathématiques et les artistes Coup de gueule Économie En Chiffres En Vidéos Gauchistan Québec

Il ne faut pas en vouloir à Daniel Boucher. Daniel Boucher est un artiste et les artistes sont des gens qui préfèrent les émotions aux chiffres.

Quand Daniel Boucher trouvera 2 minutes pour laisser ses émotions de côté, il pourra constater qu’il n’y a pas d’austérité au Québec:

Austérité Québec

Il n’y a pas d’austérité au Québec et il n’y a jamais eu d’austérité au Québec, les dépenses ne font qu’augmenter. Au mieux, on diminue légèrement le taux de croissance des dépenses, comme si une voiture décidait d’accélérer à 25 km/h en direction d’un mur au lieu d’accélérer à 30 km/h. Dans les 2 cas, on accélère toujours en direction d’un mur !

P.-S.1 Lors de la mise à jour économique de Nicolas Marceau et durant la campagne électorale, le PQ a fixé l’atteinte du déficit zéro pour l’année 2015-2016. C’est la même cible que les libéraux. J’ai une question pour les péquistes qui critiquent les mesures de fausse austérité des libéraux: comment auriez-vous fait pour atteindre le déficit zéro en 2015-2016 si vous refusez de simplement ralentir l’augmentation des dépenses?

P.-S.2 Les péquiste qui dénoncent l’endettement de Jean Charest dans les dernières années de son mandat, sont-ils en train de dire que le keynésianisme est une mauvaise chose, contredisant ainsi leur idole Paul Krugman ?

Source:
Ministère des finances du Québec
Budget 2014-2015


26 novembre 2014

La paysannerie Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Eco-MarxisteCharles Sirois est sans doute l’un des hommes d’affaires les plus prolifiques du Québec. Il a fait de Télésystème, une petite PME familiale, un géant des télécoms au Canada, ce qui lui a permis de construire au fils des ans, et des projets, une fortune évaluée à plus d’un milliard de dollars.

Un des projets qui occupent Charles Sirois en ce moment se nomme PANGEA. PANGEA est une société qui investit dans les terres agricoles en partenariat avec des agriculteurs. Fait important, les agriculteurs qui décident de s’associer avec PANGEA restent propriétaires de leurs terres, ils ne sont pas des employés, mais des entrepreneurs maîtres de leurs décisions.  Le partenariat avec PANGEA permet à ces agriculteurs d’avoir accès à des équipements à la fine pointe de la technologie, de profiter d’un mentorat agricole et d’affaire et d’avoir accès à des capitaux pour faire grossir leur entreprise. En ce moment, la formule PANGEA a fait ses preuves dans les régions de Lanaudière, Estrie, Lac-St-Jean et dans le Sud-Est de l’Ontario.

Bref, quand vous êtes un agriculteur et que PANGEA s’intéresse à vous, c’est une excellente nouvelle !  C’est une excellente nouvelle…  sauf pour les anticapitalistes…  Voyez par vous-même:

La Terre
Charles Sirois veut acheter des terres à Kamouraska

Selon nos sources, la firme montréalaise serait sur le point de finaliser l’achat d’une terre avec un producteur « partenaire », à Saint-André de Kamouraska. Une deuxième transaction pourrait bientôt être conclue.

« On est inquiets, très inquiets, laisse tomber une productrice, qui ne souhaite pas être identifiée. On entend toutes sortes de rumeurs qui rapportent que Pangea pourrait acheter jusqu’à 4 000 acres de terres dans notre coin. »

« Le problème, précise-t-elle pour justifier sa demande de rester anonyme, c’est que la présence de Pangea divise les producteurs. Certains voient Charles Sirois et son équipe comme des sauveurs, qui sont prêts à payer le gros prix pour leurs terres. À les entendre, ils veulent redynamiser notre région. »

Cette productrice croit toutefois que Pangea fera face à une « forte opposition », qui viendra de la part, principalement, des jeunes producteurs. « On ne les laissera pas acheter nos terres et nous priver du droit d’être propriétaires chez nous », tonne-t-elle. Un vent de mobilisation a commencé à souffler sur la région ciblée par Charles Sirois. […]

De son côté, le président de la Fédération de la relève agricole, Pascal Hudon, 28 ans, lui-même producteur laitier à La Pocatière, croit que « le moment est venu de dénoncer ces acquisitions par des groupes financiers ». […] « C’est une forme de gangrène qui brise les projets d’avenir de la relève, déplore-t-il. Mais il est encore temps de réagir. Moi, je suis prêt à soutenir les producteurs. »

Il constate qu’à Saint-André de Kamouraska, notamment, « il y a beaucoup de terres en location, et ça ouvre la porte à Pangea, qui peut faire des offres plus facilement ».

« Il faut bouger, je le répète, sans quoi on va atteindre un point de non-retour. C’est frustrant, néanmoins. Il nous semble, à la Fédération, que le gouvernement aurait dû intervenir au tout début

Cette méfiance envers les « groupes financiers » m’a rappelé un texte que j’ai lu il y a quelque temps sur le monde agricole…

La façon la plus réaliste d’accroître l’offre mondiale est de répliquer le modèle brésilien de grandes agro-entreprises technologiquement sophistiquées et capables de fournir le marché mondial. Il y a encore beaucoup de régions du monde qui ont de bonnes terres et qui pourraient être utilisées de manière plus productive si elles étaient bien gérées par de grandes entreprises.

Malheureusement, l’agriculture commerciale à grande échelle n’est pas romantique. Les gens idolâtrent la paysannerie: humain et à petite échelle. En ce qui concerne les industries de la fabrication et des services, nous avons passé par-dessus ce fantasme il y a plusieurs années, mais dans le monde agricole, il continue à contaminer nos politiques. Malheureusement, l’agriculture paysanne n’est généralement pas ouverte à l’innovation et à l’investissement.

Ce texte décrit avec une précision remarquable l’attitude réactionnaire de certaines personnes dans le monde agricole québécois.  Mais vous savez ce qu’il y a de plus triste avec ce texte ?  Il n’a pas été écrit pour décrire le Québec, mais pour expliquer l’échec des politiques agricoles en Afrique

L’agriculture comme bien d’autres secteurs de la société québécoise, s’empêche d’évoluer car elle est prisonnière de son passé, nos ancêtres regardaient vers le futur, nous regardons vers le passé…  Une situation typiquement québécoise: on préfère la sécurité d’un petit marché au potentiel limité plutôt que les risques d’un marché mondial au potentiel illimité…


24 novembre 2014

Imaginez si… Coup de gueule États-Unis Hétu Watch

SyndicalleuxImaginez si Stephen Harper faisait adopter à la chambre des communes un projet de loi sur la privatisation du système de santé canadien.

Imaginez que la personne responsable de sa rédaction du texte de loi déclare qu’elle l’a volontairement complexifié de manière à pouvoir berner plus facilement la population canadienne. Imaginez que cette personne déclare aussi que le manque de transparence a été un moyen très efficace pour faire adopter sa loi.  Imaginez que cette personne déclare par la suite que ces actions étaient justifiées puisque les Canadiens étaient trop stupides pour comprendre à quel point sa loi était bonne, par conséquent il était légitime de leur cacher la vérité.  Imaginez que cette personne dise par la suite avoir agi sur ordre du premier ministre Harper…

Si une pareille chose devait se produire, ce serait un scandale qui laisserait des traces profondes dans le paysage politique.  Les médias auraient tôt fait de passer à la moulinette le parti responsable de cette vaste supercherie.

L’histoire que je raconte n’est pas fictive, c’est l’histoire de l’Obamacare et de Jonathan Gruber, un personnage clé dans la rédaction du texte de cette loi (ici, ici, ici et ici)…  Mais dans cet exemple bien réel, puisque le scandale touche le parti démocrate, il n’y aura pas de conséquences


19 novembre 2014

L’argent et les relations publiques Coup de gueule Économie Environnement Gauchistan Québec

Al Gore

Depuis plus d’un an, Équiterre travaille activement à bloquer la construction du pipeline Énergie Est de TransCanada, de même que la construction d’un port pétrolier à Cacouna. Ce battage médiatique n’est pas gratuit, il est donc intéressant de savoir qui participe au financement d’Équiterre pour tenter de paralyser le développement économique du Bas-St-Laurent, une région qui doit composer avec un taux d’emploi de 48,5% (contre 61,6% pour le Canada).

Voici la liste des organismes publics qui ont financé/commandité les activités d’Équiterre, selon leur dernier rapport annuel

  • Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, Direction de santé publique de Montréal
  • Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec
  • Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport
  • Ministère des Ressources naturelles
  • Ministère des Transports du Québec
  • Ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs
  • Secrétariat à l’action communautaire autonome et aux initiatives sociales
  • Société d’habitation du Québec
  • Ministère des Ressources humaines et Développement des compétences
  • Office nationale de l’énergie
  • Agence métropolitaine de transport
  • Conférence régionale des élus de l’agglomération de Longueuil
  • Conférence régionale des élus de la Montérégie Est
  • Conférence régionale des élus de Laval
  • Conférence régionale des élus Vallée-du-Haut-Saint-Laurent
  • Conférence régionale des élus de Laval
  • Société de transport de Montréal
  • Ville de Laval
  • Ville de Longueuil
  • Ville de Montréal
  • Ville de Québec
  • Hydro-Québec
  • Ivanhoé Cambridge
  • Regroupement national des Conseils régionaux de l’environnement
  • Société des alcools du Québec
  • Société des établissements de plein air du Québec

En tout et partout, Équiterre reçoit 1 541 469$ des différents paliers de gouvernements, ce qui correspond à 36% de son financement.  La masse salariale d’Équiterre est de 1 797 545$ pour 23 employés à temps plein et 35 employés à temps partiel.  À ceci, il faut ajouter 344 238$ en honoraires de professionnels ou de consultants.

Selon vous, quelle serait la réaction du public si un gouvernement ou organisme public avait commandité ou financé les activités de relations publiques d’une pétrolière ? Probablement que cette histoire aurait fait un gros scandale… Pourtant, quand c’est pour un groupuscule écologiste, tout passe comme du beurre dans une poêle chaude.

Vous avouerez qu’il est particulier de voir des gouvernements et organismes publics utiliser l’argent des contribuables pour aider un groupuscule écologiste qui entrave le développement économique d’une région avec un taux d’emploi qui n’est que de  48,5%. C’est comme si on utilisait l’argent des contribuables, y compris ceux du Bas-St-Laurent, pour subventionner la création de chômeurs dans le Bas-St-Laurent. Il est également ridicule de voir des villes comme Montréal, Longueuil Laval ou Québec verser leurs deniers publics à un organisme qui va nuire aux intérêts économiques de petits villages dans le Bas-St-Laurent…

En passant, pourquoi Équiterre a été très discret sur le projet de cimenterie ? Ce projet est pourtant plus polluant et coûteux pour les contribuables que le pipeline de TransCanada?


17 novembre 2014

La chicane éternelle Coup de gueule Économie Québec

Vu sur le Facebook de Pierre-Karl Péladeau…

Selon Pierre-Karl Péladeau, malgré les finances précaires du Québec, le gouvernement aurait dû flamber 12 millions de dollars pour changer tout le nom de tous les sites du gouvernement de « .gouv.qc.ca » vers « .quebec »… Une telle dépense aurait été un véritable gaspillage de fonds publics, ce changement de nom n’aurait pas rendu les sites plus rapides ou accessibles, la modification proposée aurait été purement cosmétique. Il y a quelques semaines à peine, on a reproché au gouvernement d’avoir dépensé 800$ pour une conférence de presse. Dans ce contexte, claquer 12 millions pour changer des adresses internet aurait été tout simplement odieux.

Mais cette anecdote indique ce que va devenir le Québec si Pierre-Karl Péladeau devient le chef du PQ. Plus que jamais le PQ va entrer en mode confrontation pour tenter de vendre à la population ses salades nationaleuses. Chaque virgule de chaque déclaration va devenir un prétexte à la chicane; ce sera la fin du débat gauche/droite, la fin des discussions économiques, toutes les énergies seront canalisées par des chicanes mises en scène par les péquistes et qui viseront les Anglais et Ottawa. Avec PKP comme chef, le nationalisme va empoisonner tous les débats de sociétés, on va revenir 20 ans en arrière.

P.-S. Si PKP veut absolument le « .quebec », il pourrait commencer par remplacer les « .com » de tous les sites détenus par Quebecor…