Antagoniste


8 septembre 2014

Le fond du baril… Coup de gueule France Revue de presse Terrorisme

Libération

Nouveaux ennuis judiciaires pour Dieudonné
Libération

Selon RTL, la procédure fait suite à l’une des dernières vidéos publiées par Dieudonné sur son compte YouTube. D’une durée de 19 minutes, elle revient notamment sur la décapitation du journaliste américain James Foley par les djihadistes de l’Etat islamique.

Une exécution prétexte à de nombreuses plaisanteries : «Apparemment, la décapitation en mondovision sur Internet, c’est pas leur truc», sourit Dieudonné. «Moi, ce que je trouve étrange, c’est que la décapitation ça symbolise avant tout le progrès, l’accès à la civilisation. En France on a quand même décapité [le roi] en place publique, devant le peuple. C’est pour ça que je suis étonné qu’on fasse tout ce foin.» Et l’«humoriste» d’appeler les parents de la victime à se «détendre».

Notant que «les cadres de la mafia des Rothschild sont montés au créneau», Dieudonné développe une lecture complotiste de l’événement : «J’en ai parlé à mon directeur de la publication [Germain Gaiffe, meurtrier détenu à Poissy, ndla], il m’a dit : ‘De toute façon cette histoire ça pue l’arnaque encore une fois, c’est pour justifier l’intervention [occidentale contre l’Etat islamique, ndla].’» Une théorie que diffusent aussi certains sympathisants de Dieudonné, tels que Noël Gérard, alias «Joe le Corbeau» : sur son site, on peut ainsi lire que «de nombreux internautes [sic] et des experts médico-légaux considèrent que la vidéo [de la décapitation] est un montage à base d’effets spéciaux».

L’occasion est bonne pour rappeler que Dieudonné a déjà été très fréquentable au Québec


21 août 2014

Le racisme États-Unis Europe Hétu Watch Revue de presse Terrorisme

The Guardian

Antisemitism on rise across Europe ‘in worst times since the Nazis’
The Guardian

In the space of just one week last month, according to Crif, the umbrella group for France’s Jewish organisations, eight synagogues were attacked. One, in the Paris suburb of Sarcelles, was firebombed by a 400-strong mob. A kosher supermarket and pharmacy were smashed and looted; the crowd’s chants and banners included « Death to Jews » and « Slit Jews’ throats ». That same weekend, in the Barbes neighbourhood of the capital, stone-throwing protesters burned Israeli flags: « Israhell », read one banner.

In Germany last month, molotov cocktails were lobbed into the Bergische synagogue in Wuppertal – previously destroyed on Kristallnacht – and a Berlin imam, Abu Bilal Ismail, called on Allah to « destroy the Zionist Jews … Count them and kill them, to the very last one. » Bottles were thrown through the window of an antisemitism campaigner in Frankfurt; an elderly Jewish man was beaten up at a pro-Israel rally in Hamburg; an Orthodox Jewish teenager punched in the face in Berlin. In several cities, chants at pro-Palestinian protests compared Israel’s actions to the Holocaust; other notable slogans included: « Jew, coward pig, come out and fight alone, » and « Hamas, Hamas, Jews to the gas. »

Across Europe, the conflict in Gaza is breathing new life into some very old, and very ugly, demons. But according to academics and Jewish leaders, this time it is different. More than simply a reaction to the conflict, they say, the threats, hate speech and violent attacks feel like the expression of a much deeper and more widespread antisemitism

Au lieu d’inventer des histoires de racisme aux États-Unis, nos bons médias devraient nous parler du vrai racisme qui déferle en ce moment en Europe…


19 août 2014

La libre négociation… Coup de gueule Québec Terrorisme

Au plus fort la pocheCet été, j’avais un préjugé favorable envers les syndicats d’employés municipaux. On ne pouvait pas renier notre signature au bas des conventions collectives qui avaient été signées, des promesses avaient été faites et il fallait honorer notre parole.

Depuis, j’ai été agacé par l’arrogance crasse de la classe de boomers gauchistes (des exemples ici et ici) qui s’indigne que l’on puisse remettre en question leurs acquis. Au lieu de nous dire « merci » d’avoir fait des sacrifices pour qu’ils puissent avoir de gros salaires et de grosses pensions, on se fait plutôt dire « paye, farme ta yeule pis mange d’la marde ».  Devant aussi peu de gratitude, on éprouve quelques doutes quand vient le temps d’honorer sa parole…

Puis, lundi soir, les employés municipaux de Montréal ont eu la bonne idée de saccager l’hôtel de ville…  Devant de tels gestes, on se demande si les conventions collectives signées dans un pareil contexte sont le fruit de la « libre négociation » ou celui de la violence et l’intimidation, le cas échéant honorer sa parole devient beaucoup moins important…

En 1969, Jean Drapeau devait renégocier les conventions collectives des policiers et des pompiers.  Un des éléments de négociation à l’époque était la cotisation de la ville aux régimes de retraite de ses employés. Le 7 octobre 1969, les policiers et pompiers décident de faire la grève.  Les policiers ne travaillant plus, les petits commerçants sont contraints de barricader leurs commerces pour se protéger des vandales. Les chauffeurs de taxi décident d’aller attaquer les bureaux de la « Murray Hill », une compagnie d’autobus; on lance des cocktails Molotov et on échange des coups de feu qui feront un mort. En tout, 456 vols par effraction sont répertoriés au cours de cette seule journée, dont 9 vols de banques, des incendies font aussi rage aux quatre coins de la ville. En une seule journée, les dommages causés par le vandalisme s’élèvent à 12 millions de dollars.  Une loi spéciale forcera le retour au travail des pompiers et des policiers, mais ceux-ci gagnent néanmoins de nombreuses revendications.

Le 31 octobre 1974, les pompiers de Montréal remettent ça avec une grève de 60 heures. Durant cette période, 25 incendies détruisent 75 maisons; un grand incendie détruit complètement le quartier compris entre les rues Wolfe, Amherst, Sherbrooke et Ontario. Les pompiers finissent par retourner au travail après avoir arraché des gains appréciables à la ville.

Le 13 septembre 1993, c’est au tour des cols bleus de faire parler d’eux en défonçant les portes de l’hôtel de ville de Montréal avec des béliers…

Quand on réalise à quel point de nombreux gains des employés municipaux de Montréal ont été arrachés par la violence et l’intimidation, on peut se demander si nous sommes vraiment tenus de respecter notre parole…  Quelle est la valeur d’un contrat que l’on doit signer parce que la personne en face menace de nous casser la gueule ?

Il est peut-être le temps d’enlever aux employés municipaux ce qu’ils ont eu par la force et qu’ils n’auraient jamais dû avoir…  Pourtant, il y a quelques semaines à peine, j’étais sympathique à leur cause, mais un moment donné, trop c’est comme pas assez…

P.-S. En 1993, quand les cols bleus ont défoncé l’hôtel de ville, aucun saccage n’a été commis, car les policiers attendaient les vandales le pied forme de l’autre côté des portes.  Dans les deux semaines qui ont suivi, les policiers ont utilisé les bandes vidéos pour identifier et arrêter les responsables. En 2014, pas de policiers pour s’opposer au saccage, reste à voir s’il y aura des arrestations.


19 août 2014

Liberté de presse Israël Palestine Revue de presse Terrorisme

The Daily Telegraph

Hamas manipulated and intimidated the media in Gaza. Why was that kept from us?
The Daily Telegraph

The Foreign Press Association (FPA) issued an astonishing protest yesterday about « blatant, incessant, forceful and unorthodox » intimidation of journalists in the Gaza Strip by Hamas. « In several cases, » they complained, « foreign reporters working in Gaza have been harassed, threatened or questioned over stories. » The FPA said this amounted to « denying readers and viewers an objective picture from the ground, » adding « we are also aware that Hamas is trying to put in place a ‘vetting’ procedure that would, in effect, allow for the blacklisting of specific journalists. Such a procedure is vehemently opposed by the FPA. » The statement raises a lot of questions. Here is one: why have British broadcasters not mentioned any of this to their viewers?

Israeli filmmaker Michael Grynszpan described on Facebook an exchange he had had with a Spanish journalist who had just left Gaza. « We talked about the situation there. He was very friendly. I asked him how come we never see on television channels reporting from Gaza any Hamas people, no gunmen, no rocket launcher, no policemen. We only see civilians on these reports, mostly women and children. He answered me frankly: ‘It’s very simple, we did see Hamas people there launching rockets, they were close to our hotel, but if ever we dare pointing our camera on them they would simply shoot at us and kill us.' »

J’ai souvent vu des journalistes et chroniqueurs québécois utiliser des prétextes frivoles pour accuser Stephen Harper de menacer la liberté de la presse. Par contre, je ne rappelle pas avoir vu de journaliste dénoncer la censure et l’intimidation du Hamas… Tirez-en vos conclusions.


11 août 2014

Gaza et les chiffres Israël Palestine Revue de presse Terrorisme

The New York Times

Civilian or Not? New Fight in Tallying the Dead From the Gaza Conflict
The New York Times

Even as the war appears to draw to a close, the battle over casualty statistics rages on. No other number is as contentious as the ratio of civilians to combatants killed, widely viewed, including in Israel, as a measure of whether the commanders in the field acted proportionately to the threat posed by militants — or, in the eyes of Israel’s critics, committed war crimes.

Palestinians and their supporters contend Israel massacred innocents with indiscriminate assaults with heavy weapons, citing numerous strikes that killed multiple family members in their homes and several that hit schools sheltering those who had sought refuge.

Israel, in turn, says that Hamas, the militant group that dominates Gaza, purposely sacrifices its own citizens by fighting in their midst, in order to raise the world’s ire against Israel. It says that the ratio of combatants killed in a densely populated urban environment supports its assertion that it conducted the attacks as humanely as possible.

The Times analysis, looking at 1,431 names, shows that the population most likely to be militants, men ages 20 to 29, is also the most overrepresented in the death toll: They are 9 percent of Gaza’s 1.7 million residents, but 34 percent of those killed whose ages were provided. At the same time, women and children under 15, the least likely to be legitimate targets, were the most underrepresented, making up 71 percent of the population and 33 percent of the known-age casualties.

Bref, contrairement à ce que racontent nos médias, les frappes d’Israël ne sont pas faites de manière indiscriminée. Mais comme on dit dans les salles de rédaction du Québec: « Never let the facts get in the way of a good story »


7 août 2014

Le Moyen-Orient en 5 minutes En Vidéos Israël Moyen-Orient Palestine Terrorisme

Le conflit au Proche-Orient est présentée comme l’un des problèmes les plus complexes au monde. Mais, en réalité, il est très simple: les Israéliens veulent vivre en paix et le Hamas veut détruire Israël…


4 août 2014

La vérité à Gaza Israël Palestine Revue de presse Terrorisme

Libération

«Tu dois quitter Gaza au plus vite et arrêter de travailler»
Libération

Cet article, qui décrivait les tentatives d’intimidation à l’encontre du journaliste palestinien Radjaa Abou Dagga, correspondant de «Ouest France» et ancien collaborateur de «Libération», a été dépublié à sa demande.

Pourquoi ne voit-on jamais d’images de combattant du Hamas en provenance de la bande de Gaza ? Pourquoi toutes les histoires en provenance de la bande de Gaza penchent du même bord ?

Vous savez maintenant pourquoi, parce que les seules histoires qui sortent de Gaza sont celles qui font l’affaire du Hamas (y compris les histoires sur le nombre de victimes).

Étrangement, nos journalistes qui n’hésitent pas à dire que Stephen harper représente une menace pour la liberté de la presse restent silencieux sur la censure du Hamas…

P.-S. Le Hamas, plus populaire chez la bonne gauche québécoise que chez les Palestiniens?

Hamas


28 juillet 2014

Flashback Israël Moyen-Orient Palestine Terrorisme

Le 23 juillet 2007, j’avais écrit un billet intitulé « Deux poids, deux mesures » à propos de la situation au Liban.  Je reprends ce billet qui demeure toujours d’actualité en regard de la situation à Gaza:

Nahr al-BaredL’été dernier [2006], les médias se sont déchaînés contre Israël, on a accusé ad nauseam le gouvernement Olmert d’avoir utilisé une force disproportionnée pour combattre le Hezbollah. Des groupes humanitaires, comme Amnesty International, ont même qualifié de « crime de guerre » la destruction d’infrastructures civiles.

Cet été [2007], l’armée libanaise a décidé d’envahir le camp palestinien de Nahr al-Bared avec l’intention de déloger les militants islamistes s’y trouvant. Résultat des courses: le camp de Nahr al-Bared, abritant 40 000 Palestiniens, a été complètement détruit pour venir à bout d’une centaine de militants du Fatah al-Islam (des travailleurs de la Croix rouge et des casques bleus ont aussi été tués lors de l’offensive libanaise).

Mais à la différence de l’été dernier, aucun média n’a déchiré sa chemise, aucune résolution des Nation-Unies et aucun groupe humanitaire n’a endossé le rôle de « pleureuse » pour parler de « crime de guerre ».

Morale de l’histoire: si l’on ne peut imputer la souffrance d’une personne à Israël où aux États-Unis, les gens s’en fichent.

Plus ça change, plus c’est pareil…


21 juillet 2014

Gaza et la Finlande Israël Palestine Terrorisme

TalvisotaEn 1939, l’isthme de Carélie était l’une des régions les plus prospères de Finlande. Faisant près de 3 000 km² cette région très riche en ressources naturelles (forêts et mines) abritait la deuxième ville la plus importante du pays et 10% des zones industrialisées de la Finlande.

Mais en 1939, tout bascule. Jugeant cette région vitale pour protéger ses intérêts, l’URSS décide d’envahir la Finlande pour mettre la main sur l’isthme de Carélie. Malgré la vaillante résistance finlandaise (pour chaque homme perdu par la Finlande, l’URSS en perdit 6), la Finlande a dû baisser pavillon et céder cette portion de son territoire aux Soviétiques. Du jour au lendemain, 422 000 Finlandais ont été expulsés de leurs villes et villages, soit équivalents de 12% de la population du pays. Même une fois la Deuxième Guerre mondiale terminée, l’URSS refusa de céder cette portion de territoire à la Finlande, la région a été colonisée par l’URSS et aujourd’hui, l’isthme de Carélie est toujours considéré comme un territoire russe. Fait intéressant, sous le régime communiste, cette région qui était l’une des plus prospères de Finlande est devenue l’une des plus pauvres de l’URSS…

Ce qui nous amène à Gaza…

Malgré le drame qui s’est joué dans l’isthme de Carélie, vous avez déjà vu des kamikazes finlandais se faire sauter en Russie ? Vous avez déjà vu des groupes terroristes lancer des missiles sur la Russie en espérant chasser les Russes ?

Ce genre de chose n’est jamais arrivé parce que les Finlandais ont réalisé que balancer des roquettes sur la Russie était une activité périlleuse, mais surtout parce que les dirigeants finlandais étaient des gens civilisés… Les gens civilisés ne s’adonnent pas au terrorisme. Les Finlandais ont perdu une guerre, ils ont pansé leurs plaies et ils sont passés à autre chose…

On attend quoi en Palestine pour faire preuve du même bon sens que les Finlandais? Surtout que, contrairement à ce qui s’est passé en Finlande, Israël n’a pas le résultat d’une guerre d’invasion, mais d’une résolution des Nations-Unis…

P.-S. Pour ceux qui veulent en savoir plus sur l’incroyable conflit russo-finlandais, je vous conseille de lire A Frozen Hell: The Russo-Finnish Winter War of 1939-1940, un ouvrage remarquable.