Antagoniste


4 février 2015

Que le cirque commence! En Vidéos Gauchistan Québec

Aujourd’hui, c’est le début officiel de la course à la chefferie du PQ…

Un freak show qui va durer trois mois et pendant lesquels on va parler de trucs qui intéressent seulement les médias…

M’enfin, voici un petit vidéo qui résume assez bien de quoi aura l’air cette campagne…

Trois mois de campagne résumés en quatre minutes.


4 février 2015

L’occupation du territoire… Canada Économie En Chiffres Gauchistan Québec

La semaine dernière, le Conseil du patronat a osé parler d’un sujet tabou au Québec: les régions…

Les propos étaient rationnels, logiques et cohérents. Le Conseil du patronat a simplement signalé que le gouvernement devrait encourager les citoyens à quitter les régions pauvres pour s’établir là où il y a de l’emploi. Le gros bon sens, c’est ce que font les Américains depuis la nuit des temps.

Mais les Québécois étant pour la plupart des êtres émotifs allergiques aux démarches comptables, des gens ont immédiatement grimpé dans les rideaux… Il n’en fallait pas plus pour que le courageux Conseil du patronat présente ses excuses

Dans les régions, on s’est défendu en criant « on n’est pas des BS ». Désolé d’être politiquement incorrect, mais dans certaines régions, il y a beaucoup de « BS »…

Voici l’indice de dépendance économique (RDÉ) des 17 régions administratives du Québec et des 9 provinces canadiennes. Pour une région donnée, RDÉ représente le pourcentage des revenus totaux qui viennent d’un chèque du gouvernement (chômage, assistance sociale, Prestations fiscales pour enfants, crédits pour TPS/TVQ, etc.).

BS Québec

Quelques observations plutôt troublantes:

  • Dans la province de Québec, 22,3% des revenus de la population viennent d’un chèque du gouvernement. C’est largement au-dessus de la moyenne canadienne qui se trouve à 17,1%.
  • Une seule région au Québec fait mieux que la moyenne canadienne, soit l’Outaouais (17,0% vs. 17,1%).
  • Près de la moitié des régions du Québec ont un score similaire aux provinces des maritimes. Nous ne sommes pas très loin de la prédiction de Jean Chrétien qui a déjà dit que le Québec finirait par devenir un gros Nouveau-Brunswick…
  • La Gaspésie est la pire région du Québec.  Dans cette région, presque 50% des revenus de la population vient d’un chèque du gouvernement.  À titre indicatif l’Île-du-Prince-Édouard est la pire province canadienne avec un score de 27,2%.
  • Garder en tête que ces chiffres ne tiennent pas compte du gaspillage dans des projets comme les éoliennes ou une cimenterie…

Devant de pareils chiffres, force est de constater que la suggestion du Conseil du patronat n’était pas dénuée de sens.  L’exploitation des ressources naturelles est la seule raison qui justifie l’existence des régions… ressources !  C’est ce qui est à l’origine de leur création. Ce n’est pas l’exploitation de quelques Bed & Breakfast ouverts quatre mois par année qui permettent à ces régions d’être viables économiquement, mais uniquement l’exploitation des ressources naturelles. Sans l’exploitation de ces ressources, on condamne ces régions à la misère et, éventuellement, à la fermeture. Une région ressource sans ressource n’a pas lieu d’être.

Maintenir artificiellement en vie des régions qui refusent d’exploiter le pétrole, le gaz de schiste, l’uraniuml’apatite, la forêt ou un port pétrolier serait tout aussi ridicule que de payer des gens pour aller travailler dans une usine vide…

Mais que voulez-vous…  Au Québec, le dogme de l’occupation du territoire a transformé certaines régions en musée hautement subventionné que plus personne ne visite… On prétend y conserver quelque chose, mais personne ne semble savoir quoi et dans quel but…

Par contre, les libéraux semblent avoir compris que le Québec n’avait plus les moyens de faire vivre toutes les régions, espérons qu’ils auront le courage d’aller au bout des choses.

Sources:
Institut de la statistiques du Québec
Profils statistiques des régions administratives et des MRC

Statistique Canada
Tableau 111-0025


29 janvier 2015

Intervention divine Économie Gauchistan Revue de presse

Libération

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Venezuela: Maduro s’en remet à Dieu pour résoudre la crise économique
Libération

«Le pétrole ne remontera jamais à 100 dollars, mais Dieu pourvoira» aux destinées du Venezuela : c’est par ces mots que le président socialiste Nicolas Maduro a tenu mercredi soir à rassurer ses concitoyens confrontés à une grave crise économique.

Invocation des mannes célestes, mais aussi modification de la politique de changes, éventuelle augmentation du prix de l’essence…: les mesures annoncées par M. Maduro pour lutter contre la crise que traverse ce pays pétrolier ont été jugées largement insuffisantes par des analystes économiques.

Et provoqué l’inquiétude de la population victime d’un taux d’inflation record (64% par an), de pénuries grandissantes de produits alimentaires, médicaux ou industriels, et d’un déficit budgétaire de 20% du PIB, essentiellement provoqué par la chute vertigineuse des cours du pétrole – qui représente 96% des revenus en devises de l’Etat.

Certains supermarchés d’Etat, expropriés à des groupes privés ces dernières années et dans lesquels sont vendus des produits subventionnés, ont commencé à limiter l’accès de la clientèle à certains jours de la semaine en fonction du numéro de la carte d’identité.

Les belles âmes gauchistes au Québec se sont réjouies plus tôt cette semaine de l’élection des intégristes de gauche en Grèce y voyant là un vent de fraîcheur.

Ces belles âmes oublient de nous dire qu’il y a quelques années, c’est le Venezuela qui était l’objet de leur admiration.

M’enfin, l’expérience vénézuélienne ayant mal tourné, aujourd’hui la bonne gauche fait comme si Chavez n’avait jamais existé. Qu’importe, parions que dans quelques années, si les fondamentalistes de gauche gardent le pouvoir en Grèce, les politiciens seront eux aussi obligés de s’en remettre à dieu pour boucler leur budget.


21 janvier 2015

Ce qu’on ne dit pas… Coup de gueule Gauchistan Québec

PropagandisteDans la semaine du 18 au 24 novembre 2014, les médias ont abondamment parlé de la fuite de la stratégie de communication de TransCanada pour faire aboutir son projet de pipeline.  Bien que le contenu de ce document était plutôt banal, cette nouvelle fut la 3e la plus médiatisée au Québec cette semaine-là.

La semaine dernière, c’est un document de la FTQ qui a été coulé dans les médias.  Ce document explique comment des cotisations syndicales seront utilisées pour faire campagne contre le parti conservateur lors de la prochaine élection.  Une histoire qui n’est pas sans rappeler une précédente violation de la loi électorale du Québec par la FTQ

Même si l’histoire de la FTQ était énorme, contrairement à celle de TransCanada, elle ne s’est pas retrouvée dans les cinq nouvelles les plus médiatisées de la semaine. Certains seront peut-être tentés de répondre que c’était normal, en raison de l’actualité de la semaine qui était très dense (Charlie Hebdo, crise de l’eau potable à Longueuil, etc.), mais peu importe les excuses, un fait demeure: la fuite du document de la FTQ n’a pas été dans les cinq nouvelles les plus médiatisées de la semaine parce que les médias ont décidé de parler d’autre chose.

Cette histoire nous rappelle que le biais gauchiste des médias ne se limite pas à ce que les journalistes disent, mais aussi (et surtout) à ce qu’ils ne disent pas…


20 janvier 2015

Ceux qui ne réfléchissent pas Arguing with Idiots Coup de gueule Économie Gauchistan International

Gauche Égalité

Hier, la bonne gauche a essayé de nous tirer une larme en nous parlant d’une étude populiste et démagogue produite par Oxfam (des exemples ici, ici et ici).

Selon cette étude, d’ici peu 1% de la population mondiale va détenir plus de 50% de la richesse planétaire. À la vue de cette étude, nos belles âmes gauchistes ont toutes eu la même réaction: que faire pour réduire ces inégalités. Mais avant de se demander comment réduire les inégalités, il faudrait d’abord se demander si ces inégalités représentent un problème…

En 2014, malgré l’augmentation des inégalités, le nombre de conflits armés a diminué à un niveau historique, l’espérance de vie a atteint un nouveau sommet et la pauvreté a reculé aux plus bas niveaux jamais observés (les sciences humaines sans math ne semblent pas avoir réalisé encore que la pauvreté peut diminuer même si les inégalités augmentent). En bref, même si Oxfam et la bonne gauche déchirent leurs chemises à propos de l’augmentation des inégalités, nous sommes plus riches, plus en santé et plus en sécurité que nous ne l’avons jamais été ! Donc il est où le problème ?

Plus que jamais, il faut réaliser que les inégalités représentent un « problème » uniquement pour les gens qui sont incapables de réfléchir…

Source:
The Daily Telegraph
Goodbye to one of the best years in history


19 janvier 2015

L’intention avant les résultats Canada Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Il y a quelques semaines, le ministre Yves Bolduc a créé une véritable commotion en disant qu’il songeait à augmenter les ratios maîtres-élèves. Que voulez-vous, la bête étatique est allergique au changement et ne tolère pas la moindre remise en question.

Mais au-delà des coups de gueule des syndicats que disent les chiffres sur les ratios maîtres-élèves au Québec ? La réponse risque de déplaire à la bonne gauche.

Éducation Québec

Le Québec est la province avec les plus bas ratios du Canada alors que c’est dans l’Ouest que l’on retrouve les plus hauts. Par conséquent, on devrait s’attendre à ce que le Québec soit la province avec le moins de décrochage alors que celle de l’Ouest devrait faire piètre figure. Or, il n’en est rien…

Éducation Québec

Le Québec a le ratio maîtres-élèves le plus bas et le taux de décrochage le plus haut…  D’ailleurs, quand on regarde les chiffres, il est difficile d’établir une corrélation entre le taux de décrochage et le ratio maîtres-élèves.  Pourtant, nos bons syndicats prétendent que la qualité de l’éducation passe par de petites classes…

M’enfin, au Québec, ce qui importe, ce ne sont pas les résultats, mais les intentions.  Par conséquent, même si on sait que ratio maîtres-élèves n’est pas un gage de qualité, la machine fera tout en son pouvoir pour maintenir le statu quo.

Sources:
Sources:
MEQ
Rapport élèves-enseignant dans les commissions scolaires

Ressources humaines et Développement des compétences Canada
Apprentissage – Décrochage scolaire


7 janvier 2015

Le prix de l’indépendance Canada Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Durant le rush du temps des fêtes, l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) a publié l’édition 2014 des « comptes économiques des revenus et dépenses du Québec ».

Encore une fois, les nouvelles sont mauvaises pour les péquistes, on pourrait même dire qu’elles sont mortelles pour leur option… Voici ce que dit l’ISQ sur les recettes et dépenses de l’administration fédérale au Québec. Les recettes représentent les taxes, impôts tarifs et cotisations prélevées au Québec par le fédéral et les dépenses représentent l’ensemble des transferts et des subventions du gouvernement fédéral au Québec.

Les BS du PQ

Pour l’année 2013, ce sont les chiffres les plus récents, le gouvernement canadien est venu chercher un grand total de 44,061 milliards dans les poches des Québécois via des taxes, impôts et cotisation de toute sorte. Par contre, ce même gouvernement a dépensé au Québec 61,892 milliards de dollars via ses programmes sociaux, subventions aux entreprises, paiements de transfert au gouvernement et particulier, etc. Donc au final, le gouvernement fédéral perd de l’argent au Québec, le manque à gagner est de 15,832 milliards de dollars. En bref, si demain matin le Québec devenait indépendant, la province serait moins riche de 15,832 milliards de dollars.

Autrement dit, pour que l’indépendance soit à coût nul pour le Québec, le gouvernement devrait aller chercher 15,832 milliards de dollars dans les poches des Québécois, soit l’équivalent de 1 927$/habitant à chaque année (ce qui représente 7 709$ pour une famille de 2 adultes et 2 enfants). Ce n’est pas donné l’indépendance…

P.-S. Cette année, le Québec va recevoir la somme record de 9,5 milliards en péréquation, un programme qui est exclusivement réservé aux provinces pauvres.  Autrement dit, même si le Québec ne représente que 23% de la population, nous allons recevoir 55% de la péréquation.

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Comptes économiques des revenus et dépenses du Québec (Tableau 4.2, p.59)


6 janvier 2015

Les socialistes se cassent la gueule Économie France Gauchistan Revue de presse

L'essentiel

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La France enterre sa taxe sur les très hauts revenus
L’essentiel

Promise par M. Hollande dans un meeting de campagne en 2012, édulcorée après son élection, cette «contribution exceptionnelle de solidarité» vit ses ultimes semaines: les entreprises qui la paient ont jusqu’au 1er février pour verser leur dernier écot. La disparition de ce prélèvement controversé était programmée de longue date. Le Premier ministre, Manuel Valls, avait lui-même annoncé dès octobre lors d’un déplacement à Londres que cet impôt ne serait pas prolongé. Dans une France à la fiscalité parmi les plus élevées d’Europe, aucun impôt n’a fait couler autant d’encre depuis les années 80 et l’instauration par François Mitterrand de l’impôt sur la fortune. Lancée en février 2012 à la surprise générale, le coup politique de la taxe à 75% avait permis à M. Hollande de doper sa campagne présidentielle.

Selon les projections du gouvernement, la taxe à 75% aura rapporté en deux années d’existence un peu plus de 400 millions d’euros, un montant quasi anecdotique au regard des milliards du déficit de la France. Sa non-prolongation coïncide avec le tournant réformiste pris l’an dernier par M. Hollande, avec une politique axée sur l’allègement des charges des entreprises pour relancer l’investissement et l’emploi dans un pays confronté à un chômage record. Ironie de l’histoire, le symbole de ce virage, Emmanuel Macron, ancien proche conseiller du président promu fin août ministre de l’Économie, avait lui-même brocardé en 2012 la taxe à 75% en affirmant qu’elle relevait de «Cuba sans le soleil».

La taxe française à 75% sur les super-riches c’est la solution miracle de tous les socialistes de la planète: il faut taxer les riches !

Cette taxe n’a rapporté que 200 millions d’euro par année sur des dépense de plus de 450 milliards d’euro, à peine 0,04% du budget ! Bref, la solution miracle de la gauche, elle ne fonctionne pas !

Anecdote amusante, des 200 millions que rapportait la super-taxe, 20 millions venaient des joueurs de soccer de première division.


17 décembre 2014

Une nation de peureux Coup de gueule Économie En Images Environnement États-Unis Gauchistan Québec

Hier, le premier ministre Philippe Couillard, dit le peureux,  a insulté les Québécois pourvus d’une activité cérébrale en rejetant catégoriquement l’exploitation du gaz de schiste au Québec. Cette décision, qui condamne un peu plus le Québec à rester pauvre, est basée sur un rapport idéologique/dogmatique du BAPE qui est arrivé à la conclusion loufoque que le Québec ne pourrait jamais faire d’argent avec cette ressource naturelle.  Qu’importe si en Pennsylvanie l’exploitation des gaz de schiste a fait augmenter l’emploi de 250% et les salaires de 111% dans ce secteur d’activité, au Québec on est jamais capable de faire les choses comme les autres…

Notre courageux premier ministre a aussi fait valoir que nous ne pouvions pas exploiter les gaz de schiste dans les basses terres du St-Laurent, car cette zone était…  trop densément peuple !  Sans blague, voici dans quelle mesure on a creusé des puits de gaz de schiste dans la formation de Barnett au Texas, notez l’apparition des puits en zone urbaine de Fort Worth (835 habitants/km²):

Schiste Québec

Depuis le milieu des années 2000, des milliers de puits ont été creusés en zone urbaine et en banlieue de Forth Worth et malgré tout, aucun désastre écologique, aucun accident industriel et aucune mortalité…  Voulez-vous me dire de quoi les Québécois ont peur ?  Si les Texans peuvent exploiter de manière sécuritaire leur gaz de schiste, pourquoi les Québécois ne pourraient-ils pas faire de même ?  Le BAPE et Philippe Couillard pensent-ils que nous sommes moins intelligents que les Américains ?

En passant, le vice-président du BAPE est un diplômé en sciences politiques et en philosophie qui a gagné sa vie comme chroniqueur-activiste pour Le Devoir, une feuille de chou nationalo-étatiste.  Ceci explique cela…

Au fait, pourquoi au Québec on élit des députés et on nomme un ministre de l’environnement et des ressources naturelles quand les décisions sont prises par des gens non élus comme les activistes du BAPE et de la colonie artistique ?  Qu’on ferme ces deux ministères maintenant devenus inutiles, on va sauver de l’argent…

Source:
EIA
Technology drives natural gas production growth from shale gas formations


10 décembre 2014

Sauve qui peut ! Économie Gauchistan Québec

Hier, l’institut de la statistique du Québec a publié son bilan démographique pour l’année 2013. Mauvaise nouvelle pour le Québec, le taux d’accroissement de la population est passé de 9,1‰ en 2012 à 7,7‰ en 2013.  Cette baisse relativement importante est le résultat d’une immigration internationale moins abondante, un recul de 3 050 personnes, mais surtout d’un exode massif des Québécois vers les autres provinces canadiennes.  Jugez par vous-même.

Quitter Le Québec

En 2013, le solde migratoire a été de -13 086 personnes, des gens qui ont quitté le Québec pour surtout aller vivre en Ontario (7 100 personnes) et en Alberta (4 700 personnes).  Les pertes de l’année 2013 sont les pires en 15 ans…  À titre indicatif, une perte de 13 086 personnes, c’est un peu comme si la population de Matane se volatilisait dans une autre province…

On peut dire que les péquistes et le stupide débat sur la charte ont poussé plusieurs Québécois vers la sortie.  De plus, il est bon de rappeler que ce ne sont pas les pires qui quittent le Québec pour refaire leur vie dans une autre province, au contraire…  Quoique faire partir les meilleurs est peut-être une stratégie référendaire…

P.-S. Si le modèle québécois est une réussite qui fait l’envie du monde entier, pourquoi le Québec a un solde migratoire négatif avec les autres provinces?

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Le bilan démographique du Québec. Édition 2014


3 décembre 2014

Fermer pour la business Coup de gueule Économie En Vidéos Gauchistan International Mondialisation Québec

Au sujet de de la construction d’un port pétrolier à Cacouna, Pierre Karl Péladeau a déclaré ceci il y a quelques semaines:

« Ces questions sont multipliables à grande échelle : pourquoi par exemple, laissons-nous passer les bateaux sur la voie maritime de notre fleuve Saint-Laurent sans avoir une seule cenne de redevance ? Croyez-vous que c’est gratuit de passer le canal de Panama ? »

Le pauvre PKP semble avoir oublié que le canal de Panama est une construction humaine, un réseau d’écluses qui doit être opéré et entretenu par plus de 9 000 personnes.  C’est pour cette raison que les navires doivent s’acquitter d’un péage quand ils empruntent cette infrastructure.  D’ailleurs, c’est la même chose sur la voie maritime du St-Laurent.  Lorsque les navires transitent entre le St-Laurent et les Grand-Lacs, ils doivent payer pour utiliser les treize écluses canadiennes et les deux écluses américaines. M’enfin, ce qui a surtout retenu mon attention c’est l’idée d’imposer un péage sur le fleuve St-Laurent, une idée qui a été répétée lundi par PKP lors d’une entrevue avec Paul Arcand.

Imposer un péage sur le St-Laurent, c’est entraver le commerce, c’est mettre une barrière de plus dans une province qui en compte déjà beaucoup trop, c’est un repli sur soi et se fermer sur le monde; c’est dire au reste de la planète que le Québec est fermé pour la business.  Bref, c’est tout le contraire du chemin emprunté par Singapour.

Singapour est une petite île à peine plus grande que Montréal, mais qui compte une population de 5,3 millions d’habitants. Cette petite île est dénuée de toutes ressources naturelles et l’agriculture y est à peu près inexistante.  Malgré tout, Singapour est l’un des pays les plus riches de la planète.  Comment un petit pays qui doit importer toutes ses matières premières et ses denrées alimentaires, a-t-il pu devenir aussi riche ?  La réponse est simple: Singapour a décidé de s’ouvrir sur le monde.

Singapour n’a pas imposé un péage aux navires naviguant dans ses eaux, au contraire !  Singapour a plutôt misé sur l’ouverture sur le monde: pas de péage, pas de douane, pas de tarifs, pas de taxes.  Singapour a envoyé le message suivant: venez chez nous, nous sommes ouverts pour la business !  Avec cette stratégie, Singapour a construit le plus gros port de la planète, un carrefour du commerce international qui est devenu un incontournable pour les armateurs.  Tout ce trafic maritime, attiré par cette « ouverture », a créé dans son sillage une économie riche et dynamique, voyez par vous-même (un merveilleux petit vidéo à voir absolument):

Le plan de PKP consiste à faire exactement l’inverse de Singapour: un péage qui va envoyer le message que le Québec est fermé sur le monde et fermé pour la business. Il est évident que Québec ne sera jamais Singapour, notre situation géographique n’est pas la même, mais ce qui importe ici ce sont les incitatifs et le message qui est projeté. Taxer le commerce international est le plus mauvais des messages qu’un politicien peut envoyer au reste de la planète, agir de la sorte c’est accepter de rester petit en réduisant le nombre d’opportunités économiques.

Les politiciens qui s’imaginent que les gouvernements ont un problème de revenus et pas de dépenses sont des dangers économiques.


1 décembre 2014

Bientôt au Québec ? Coup de gueule Économie France Gauchistan

Le Figaro

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Fleur Pellerin envisage de taxer les cartouches d’encre pour aider l’industrie du livre
Le Figaro

Fleur Pellerin jette l’encre pour sauver l’industrie du livre. La ministre de la Culture envisage la création d’une taxe sur les consommables d’impression, comme les cartouches d’encre et les toners, pour financer le Centre National du Livre (CNL). Cet établissement public a pour rôle de soutenir l’ensemble des acteurs du marché du livre: les auteurs, en premier lieu, mais aussi les éditeurs, les librairies, les bibliothécaires ou les organisateurs de manifestations littéraires.

L’idée de la ministre de la Culture n’est pas neuve. Elle avait déjà été suggérée dans le cadre du rapport «Création et Internet» présenté par Patrick Zelnik, ancien président de la filiale distribution du groupe Virgin, en 2010. «Il est recommandé d’élargir l’assiette de cette taxe, seule mesure à même de donner au CNL les moyens de sa politique de numérisation», peut-on y lire. «L’élargissement de cette assiette aux consommables des appareils de reprographie (cartouches jets d’encre et laser toner) permettrait à lui seul une augmentation des moyens du CNL de 10 à 15 millions d’euros par an, même si le taux de cette taxe était ramené à 1,25%». Comme le rappelle le site Numerama, la taxe de financement numérique du CNL avait déjà été étendue en 2006 pour y inclure les imprimantes, entraînant une augmentation des recettes de 10 millions d’euros.

La stupidité de certain politicien semble être une chose infinie…


27 novembre 2014

Les mathématiques et les artistes Coup de gueule Économie En Chiffres En Vidéos Gauchistan Québec

Il ne faut pas en vouloir à Daniel Boucher. Daniel Boucher est un artiste et les artistes sont des gens qui préfèrent les émotions aux chiffres.

Quand Daniel Boucher trouvera 2 minutes pour laisser ses émotions de côté, il pourra constater qu’il n’y a pas d’austérité au Québec:

Austérité Québec

Il n’y a pas d’austérité au Québec et il n’y a jamais eu d’austérité au Québec, les dépenses ne font qu’augmenter. Au mieux, on diminue légèrement le taux de croissance des dépenses, comme si une voiture décidait d’accélérer à 25 km/h en direction d’un mur au lieu d’accélérer à 30 km/h. Dans les 2 cas, on accélère toujours en direction d’un mur !

P.-S.1 Lors de la mise à jour économique de Nicolas Marceau et durant la campagne électorale, le PQ a fixé l’atteinte du déficit zéro pour l’année 2015-2016. C’est la même cible que les libéraux. J’ai une question pour les péquistes qui critiquent les mesures de fausse austérité des libéraux: comment auriez-vous fait pour atteindre le déficit zéro en 2015-2016 si vous refusez de simplement ralentir l’augmentation des dépenses?

P.-S.2 Les péquiste qui dénoncent l’endettement de Jean Charest dans les dernières années de son mandat, sont-ils en train de dire que le keynésianisme est une mauvaise chose, contredisant ainsi leur idole Paul Krugman ?

Source:
Ministère des finances du Québec
Budget 2014-2015


26 novembre 2014

La paysannerie Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Eco-MarxisteCharles Sirois est sans doute l’un des hommes d’affaires les plus prolifiques du Québec. Il a fait de Télésystème, une petite PME familiale, un géant des télécoms au Canada, ce qui lui a permis de construire au fils des ans, et des projets, une fortune évaluée à plus d’un milliard de dollars.

Un des projets qui occupent Charles Sirois en ce moment se nomme PANGEA. PANGEA est une société qui investit dans les terres agricoles en partenariat avec des agriculteurs. Fait important, les agriculteurs qui décident de s’associer avec PANGEA restent propriétaires de leurs terres, ils ne sont pas des employés, mais des entrepreneurs maîtres de leurs décisions.  Le partenariat avec PANGEA permet à ces agriculteurs d’avoir accès à des équipements à la fine pointe de la technologie, de profiter d’un mentorat agricole et d’affaire et d’avoir accès à des capitaux pour faire grossir leur entreprise. En ce moment, la formule PANGEA a fait ses preuves dans les régions de Lanaudière, Estrie, Lac-St-Jean et dans le Sud-Est de l’Ontario.

Bref, quand vous êtes un agriculteur et que PANGEA s’intéresse à vous, c’est une excellente nouvelle !  C’est une excellente nouvelle…  sauf pour les anticapitalistes…  Voyez par vous-même:

La Terre
Charles Sirois veut acheter des terres à Kamouraska

Selon nos sources, la firme montréalaise serait sur le point de finaliser l’achat d’une terre avec un producteur « partenaire », à Saint-André de Kamouraska. Une deuxième transaction pourrait bientôt être conclue.

« On est inquiets, très inquiets, laisse tomber une productrice, qui ne souhaite pas être identifiée. On entend toutes sortes de rumeurs qui rapportent que Pangea pourrait acheter jusqu’à 4 000 acres de terres dans notre coin. »

« Le problème, précise-t-elle pour justifier sa demande de rester anonyme, c’est que la présence de Pangea divise les producteurs. Certains voient Charles Sirois et son équipe comme des sauveurs, qui sont prêts à payer le gros prix pour leurs terres. À les entendre, ils veulent redynamiser notre région. »

Cette productrice croit toutefois que Pangea fera face à une « forte opposition », qui viendra de la part, principalement, des jeunes producteurs. « On ne les laissera pas acheter nos terres et nous priver du droit d’être propriétaires chez nous », tonne-t-elle. Un vent de mobilisation a commencé à souffler sur la région ciblée par Charles Sirois. […]

De son côté, le président de la Fédération de la relève agricole, Pascal Hudon, 28 ans, lui-même producteur laitier à La Pocatière, croit que « le moment est venu de dénoncer ces acquisitions par des groupes financiers ». […] « C’est une forme de gangrène qui brise les projets d’avenir de la relève, déplore-t-il. Mais il est encore temps de réagir. Moi, je suis prêt à soutenir les producteurs. »

Il constate qu’à Saint-André de Kamouraska, notamment, « il y a beaucoup de terres en location, et ça ouvre la porte à Pangea, qui peut faire des offres plus facilement ».

« Il faut bouger, je le répète, sans quoi on va atteindre un point de non-retour. C’est frustrant, néanmoins. Il nous semble, à la Fédération, que le gouvernement aurait dû intervenir au tout début

Cette méfiance envers les « groupes financiers » m’a rappelé un texte que j’ai lu il y a quelque temps sur le monde agricole…

La façon la plus réaliste d’accroître l’offre mondiale est de répliquer le modèle brésilien de grandes agro-entreprises technologiquement sophistiquées et capables de fournir le marché mondial. Il y a encore beaucoup de régions du monde qui ont de bonnes terres et qui pourraient être utilisées de manière plus productive si elles étaient bien gérées par de grandes entreprises.

Malheureusement, l’agriculture commerciale à grande échelle n’est pas romantique. Les gens idolâtrent la paysannerie: humain et à petite échelle. En ce qui concerne les industries de la fabrication et des services, nous avons passé par-dessus ce fantasme il y a plusieurs années, mais dans le monde agricole, il continue à contaminer nos politiques. Malheureusement, l’agriculture paysanne n’est généralement pas ouverte à l’innovation et à l’investissement.

Ce texte décrit avec une précision remarquable l’attitude réactionnaire de certaines personnes dans le monde agricole québécois.  Mais vous savez ce qu’il y a de plus triste avec ce texte ?  Il n’a pas été écrit pour décrire le Québec, mais pour expliquer l’échec des politiques agricoles en Afrique

L’agriculture comme bien d’autres secteurs de la société québécoise, s’empêche d’évoluer car elle est prisonnière de son passé, nos ancêtres regardaient vers le futur, nous regardons vers le passé…  Une situation typiquement québécoise: on préfère la sécurité d’un petit marché au potentiel limité plutôt que les risques d’un marché mondial au potentiel illimité…


26 novembre 2014

Les médias, les villes et les chiffres Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Dimanche dernier, le gouvernement a rendu public le rapport Robillard sur la révision des programmes gouvernementaux.  Dans ce rapport, la commission suggère de couper 1,3 milliard dans les transferts du gouvernement du Québec dans les municipalités.

Comment les médias ont-ils réagi ?  D’une manière extrêmement prévisible…

Dans l’ensemble des médias, on a dit que cette recommandation ne tenait pas la route puisque si les municipalités voient leurs transferts être réduits de 1,3 milliard, celles-ci n’auront d’autre choix que d’augmenter les taxes municipales pour aller chercher l’équivalent de cette somme d’argent.  Personne dans les médias n’a abordé le problème sous un autre angle; personne ne s’est demandé si les municipalités avaient non pas un problème de revenus, mais plutôt un problème de dépenses…  Les municipalités devaient être très contentes de voir nos bons médias parler d’une hausse de taxe au lieu de questionner leurs dépenses. Ainsi, on fait croire aux gens qu’une hausse de taxes est inévitable puisqu’il n’existe aucun gras à couper dans les administrations municipales.

La réalité est tout autre, les municipalités du Québec ont perdu le contrôle de leurs dépenses.  Si jamais le gouvernement décide de couper 1,3 milliard, les maires pourraient facilement absorber le choc en coupant dans le gras au lieu d’alourdir le fardeau fiscal de leurs citoyens.  Voyez par vous-même:

Municipalité Québec

Municipalité Québec

Gardez en tête que tous les montants présentés ci-dessus sont ajustés pour tenir compte de l’inflation et malgré tout, en 3 ans seulement, on observe une croissance partout.  Si le gouvernement décide de couper les transferts aux municipalités, celles-ci, au lieu d’augmenter les taxes, pourraient simplement résorber la perte en ramenant leur niveau de dépenses par habitant à ce qu’il était en 2009.  Après tout, en 2009, personne ne mourrait dans les rues parce que les municipalités ne dépensaient pas assez…

D’ailleurs, quand on voit Montréal gaspiller 3 millions pour des Bixis, Québec flamber 5 millions pour un cyclotron ou l’ensemble des municipalités claquer 843,1 millions pour la culture, on réalise rapidement que nos élus municipaux ont beaucoup trop d’argent à leur disposition.  Ce n’est pas un hasard si les employés municipaux sont les mieux payés du Québec.

Source:
Centre sur la productivité et la prospérité du Québec
Palmarès des municipalités