Antagoniste


17 novembre 2014

La prison fiscale Économie France Gauchistan

Le Temps

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La France envisage de taxer ses ressortissants où qu’ils se trouvent
Le Temps

La France pourrait bouleverser les fondements de sa fiscalité en cherchant à l’avenir à imposer ses propres ressortissants établis à l’étranger sur le seul critère de leur nationalité. Pour les quelque 160?000 Français de Suisse, dont près de 3000 bénéficieraient d’une imposition au forfait, les conséquences pourraient être considérables.

La récente convention de double imposition signée le 2 avril 2013 avec Andorre, qui doit encore recevoir l’approbation du parlement français, contient en effet une clause qui permettrait à la France, si elle devait le décider un jour, d’imposer pleinement ses ressortissants établis dans la principauté «comme si la présente convention n’existait pas». Ce texte «laisse la porte ouverte à une évolution de la fiscalité française qui aurait pour objet d’imposer les personnes de nationalité française sur ce seul critère, quel que soit le lieu de leur résidence fiscale et de la source de leurs revenus», peut-on lire dans le rapport de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale relatif à la ratification de cette convention, daté du 15 octobre dernier.

Les contribuables réalisant d’importantes plus-values en capital non imposées en Suisse seraient cependant «très lourdement taxés», tout comme les bénéficiaires actuels d’une imposition forfaitaire.

Taxer les Québécois qui ont décidé d’aller vivre ailleurs… Je suis sûr que nos politiciens en rêvent…


13 novembre 2014

Le p’tit Québec, gros préjugés Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Dans le bulletin de nouvelles de 22h à TVA, il arrive qu’on invite Jean-Marc Léger pour discuter d’un sondage à propos des perceptions des Québécois.  Voici les résultats d’un sondage sur les riches…

Propagande Socialiste

Donc les riches ne sont pas riches parce qu’ils sont travaillants, mais parce qu’ils sont…  chanceux !  Difficile d’être fier d’être québécois quand on réalise à quel point le p’tit Québec est rempli de si gros préjugés…

Donc, message aux Québécois qui s’imaginent qu’on devient riche en achetant des gratteux…

Voici la proportion de travailleurs en surcharge de travail pour chaque quartile de salaire (N.B. Un quartile divise la population en 4 tranches de 25%. Le premier quartile représente la tranche de 25% la plus pauvre et le quatrième quartile représente la tranche de 25% la plus riche.)

Le travail des riches
*Surcharge de travail: heures annuelles travaillées durant une période de 5 ans; au moins une fois plus de 2 400 heures et jamais moins de 1 750 heures

Comme on peut le voir, au fur et à mesure que l’on grimpe dans l’échelle salariale, plus la proportion de travailleurs en surcharge de travail augmente. Si des statistiques avaient été disponibles pour le 10% ou le 1% des salaires les plus élevés, la surcharge de travail aurait probablement été encore plus importante.

Morale de l’histoire: les riches travaillent pour gagner leur pain, ils travaillent probablement plus que la vaste majorité de la population.

Source:
Statistique Canada
Instabilité des heures de travail au Canada


5 novembre 2014

Obésité morbide Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Dimanche dernier c’était jour d’élections scolaires au Québec. En tout, il a fallu débourser 20 millions de dollars pour faire voter 251 439 Québécois. Autrement dit, le gouvernement a dépensé l’équivalent de 80$ par vote. Selon moi, il aurait été plus productif de payer un bon repas à ces gens plutôt que de les faire voter dans une élection inutile.

D’autres chiffres qui vont tous dans le même sens: la farce des commissions scolaires a assez durée…

Commission Scolaire

En 1981, les commissions scolaires pouvaient faire le travail demandé avec 10,4 employés par 100 élèves. En 2011 (dernier chiffre disponible), pour faire leur travail on avait besoin de 17,4 employés par 100 élèves, presque le double ! Est-ce que la qualité de l’enseignement a doublé pour autant ?  J’en doute…  L’augmentation spectaculaire de 2000 à 2001 semble correspondre à la déconfessionnalisation des écoles réalisée sous Pauline Marois.

Commission Scolaire

En 2011, on a déboursé l’équivalent de 6 747$ par élève en salaire (dollar de 2011) pour les employés des commissions scolaires, en hausse de 1 038$ par rapport à 1981.  Autrement dit, on verse 6 747$ en salaire pour chaque élève dans le réseau… 6 747$ de bureaucratie, est-ce vraiment nécessaire pour assurer la réussite scolaire d’un étudiant ?  Les syndicats ont été capables de faire augmenter les salaires de 1 038$ par élève en 30 ans, mais la qualité des services semble avoir stagné…

En 2011, les salaires totaux de tous les employés des commissions scolaires ont totalisé 6,6 milliards de dollars sur un budget total de 9 milliards de dollars.

Que les personnes qui pensent qu’imposer l’austérité aux commissions scolaires lèvent la main…

*Élèves: population âgée de 5 à 16 ans.

Sources:
Statistique Canada
Tableau 051-0001 & Tableau 183-0002


4 novembre 2014

La tour d’ivoire Canada Gauchistan

Propagande

Drôle d’entrevue dimanche dernier à Tout le monde en parle durant laquelle un drôle de type a essayé de nous vendre un drôle de livre…

Dans un livre ayant pour titre « Ici était Radio-Canada », son auteur Alain Saulnier, le directeur général de l’information à Radio-Canada congédié en 2012, raconte entre autres que les conservateurs ont pris le contrôle de Radio-Canada…

La semaine dernière, quand Stephen Harper a annoncé une baisse d’impôts par le fractionnement du revenu, qui étaient invités dans l’émission d’Anne-Marie Dussault pour discuter de cette mesure selon vous ? Les heureux élus étaient Gilles Duceppe et Liza Frulla; un séparatiste de gauche et une fédéraliste de gauche unis pour dénigrer un gouvernement conservateur…  Disons que la prise de contrôle de Radio-Canada par Stephen Harper ne saute pas aux yeux, surtout quand on confie l’émission du matin à Marie-France Bazzo

M’enfin, il serait bon de rappeler qu’en 1981, Alain Saulnier a été candidat pour le Parti communiste ouvrier dans la circonscription de Marie-Victorin.  En 1984, il était embauché par Radio-Canada.  Notons aussi que Pierre-Karl Peladeau, qui a reçu l’appui du Parti communiste du Québec il y a quelques semaines, semble aussi être un grand admirateur d’Alain Saulnier.

P.-S. Quelqu’un peut me faire une liste des gens de droite qui ont été embauchés à la télé ou la radio de Radio-Canada depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs ?


3 novembre 2014

Sauvons nos acronymes ! Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Si vous êtes comme moi, vous faites probablement partie du 99,9% des Québécois qui, jusqu’à tout récemment, n’avaient jamais entendu parler des CLD, les Centres Locaux de Développement.  Mais voilà, depuis que les libéraux ont laissé planer l’idée d’abolir ces structures, les CLD sont soudainement devenus essentiels au bon fonctionnement de l’économie québécoise:

Maladie

« Jamais sans mon CLD »…  Voilà que la gauche se parodie de plus en plus en manifestant pour sauver des acronymes bureaucratiques…

Mais il ne faudrait pas oublier Pierre-Karl Péladeau, le nouvel Amir Khadir de l’Assemblée nationale. Lui aussi a soudainement découvert cette semaine que sans les CLD le Québec allait cesser d’exister:

Ainsi donc, selon celui qui a été mis au monde par la Caisse de Dépôt, les CLD c’est comme la culture, chaque dollar dépensé par le gouvernement en rapporterait dix !  C’est comme la santé, l’éducation, les CPE, les subventions aux entreprises ou les infrastructures, selon la gauche chaque dollar dépensé par le gouvernement est supposé rapporter !  Pourtant, malgré toutes ces dépenses qui rapportent, le gouvernement est pris avec une dette de 270 milliards de dollars.

M’enfin, les CLD ont été créés en 1998 pour favoriser l’entrepreneuriat. Les CLD ont-ils un succès ou un échec ? L’année dernière, Statistique Canada a publié une étude longitudinale très intéressante sur le dynamisme des entreprises canadiennes entre 2000 et 2009. Cette étude visait, entre autres, à déterminer la création nette d’entreprise durant cette période.  Les CLD ont-ils propulsé le Québec au sommet du classement ?  Jugez par vous-même:

Maladie

Le bilan des CLD, une dernière position ! Selon PKP, sans les CLD, nous risquons de devenir une province comme les autres. Personnellement, j’aimerais bien que le Québec soit une province comme les autres, ça serait un énorme progrès.

D’ailleurs, les CLD n’ont pas rendu les Québécois plus riches. Depuis leur création, le Québec a perdu du terrain par rapport aux autres provinces:

Revenu Disponible Québec190114b

Au début des années 2000, le Québec se classait en 6e position. En 2012, le Québec est passé au 9e rang… Pas évident les supposés bienfaits des CLD…

Si le gouvernement veut aider les entrepreneurs tout en coupant dans ses dépenses, la solution est simple: on élimine tous les programmes de subventions et la bureaucratie qui l’accompagne pour ensuite baisser l’impôt des entreprises.

Les CLD résument bien tout le drame du modèle québécois. Il y a quelques années, des politiciens ont constaté un problème. Pour régler ce problème, ils ont cru bon mettre en place une nouvelle structure bureaucratique. Quelques années plus tard, on remarque que malgré cette structure le problème est toujours présent, mais il est désormais impossible d’abolir cette dernière, car elle est désormais devenue un choix de société

Sources:
Statistique Canada
Dynamique des entreprises : l’entrée et la sortie d’entreprises dans les provinces canadiennes, 2000 à 2009
Tableau 384-0040
Tableau 051-0001


29 octobre 2014

Les cabochons Coup de gueule Économie En Images Environnement Gauchistan Québec

Pancarte (faite de pétrole) aperçue dimanche dernier dans une manifestation à Sorel-Tracy visant à dénoncer le transport du pétrole…

Sauteux de douche

On pourrait en dire long sur cette pancarte…

Je me limiterai à dire ceci…

Les cabochons qui brandissent fièrement cette pancarte (et leur stupidité) sont-ils en train de nous dire que nous devrions prendre les armes et combattre les compagnies pétrolières de la même manière que nous avons combattu le nazisme il y a 75 ans ?

Le Québec, une terre de Caïn où les gens aiment la misère et la pauvreté.


28 octobre 2014

L’argent des étrangers Canada Économie Gauchistan Mondialisation Québec

Enjoy CapitalismRéaction de Pierre-Karl Péladeau suite aux révélations de La Presse à l’effet que le député péquiste serait intervenu en faveur de Quebecor lors de la vente des studios Mel’s:

« j’ai informé simultanément la direction de Québecor et celle d’Investissement Québec du risque qu’une autre entreprise de chez nous passe à des mains étrangères. Ma démarche était uniquement motivée par ma conviction sur l’importance de garder entre des mains québécoises le contrôle d’une de nos entreprises »

Au Québec, on se méfie des étrangers, surtout de leur argent, surtout quand cet argent risque d’être utilisé pour investir ou acheter des entreprises de chez nous…

Pourtant…

Depuis l’an 2000, la croissance annuelle moyenne de l’emploi dans les compagnies étrangères présentes au Canada a été de 3,4%.  Pour l’ensemble de l’économie, cette croissance n’a été que de 1,5%.  Autrement dit, les compagnies étrangères sont des machines à créer des emplois 2 fois plus efficaces que les entreprises pures laines !  Quand les étrangers s’intéressent à nos entreprises, on devrait s’en réjouir, c’est un signe de santé économique !

Pas convaincu ?

Mise en situation. Vous êtes un entrepreneur montérégien à la tête d’une petite PME. Un homme d’affaires du Saguenay vous contacte pour vous dire qu’il serait très intéressé à investir voire acheter dans votre compagnie. Qu’elle serait votre réaction ?

A) Cette offre vous emballe, elle va vous permettre de prendre de l’expansion, de mieux faire connaître votre produit ou tout simplement de rentabiliser votre investissement initial. Pour vous, c’est un signe que votre entreprise est bien gérée, car elle inspire assez confiance pour attirer de nouveaux investisseurs.

B) Vous informez l’homme d’affaires qu’il n’est pas question d’accepter de l’argent qui provient du Saguenay. Votre entreprise étant montérégienne, vous acceptez uniquement les investissements des gens de votre région. Pour vous, il n’est pas question de voir un Saguenayen venir en Montérégie pour exploiter des travailleurs.

Toute personne raisonnée choisira la première réaction. Pourtant, au Québec, quand on apprend que des « étrangers » veulent venir investir leur argent dans notre province, la réaction des gens s’apparente plutôt à la deuxième réaction…  Au lieu de voir que de l’argent neuf sera investi pour créer des emplois et faire rouler l’économie, les gens s’imaginent plutôt que les « étrangers » viennent ici pour nous voler.

Quand un étranger décide de sortir du confort de son pays pour aller faire des affaires à l’étranger, ce n’est pas pour faire fermer des usines, au contraire c’est plutôt pour les développer et les faire croître !  C’est pour cette raison que depuis le début des années 2000 la croissance de l’emploi dans les entreprises étrangères est 2 fois supérieure à la moyenne canadienne.  Pour en revenir aux studios Mel’s, des Américains ne voulaient les acheter pour les fermer, mais plutôt pour avoir le plus grand nombre de tournages possibles.

En Alberta, plus de 50% des entreprises pétrolières sont sous contrôle étranger, si bien que les corporations étrangères génèrent 1,1 billion en revenu sur un grand total de 1,2 billion pour l’ensemble de l’industrie. Les Albertains ont été assez brillants pour comprendre que les capitaux étrangers sont essentiels pour développer l’économie, car si on avait uniquement misé sur des entrepreneurs locaux pour faire le travail, bien peu de projets auraient vu le jour faute de capitaux.  En Alberta, les politiciens encouragent les Chinois à investir dans leurs ressources naturelles.

Les étrangers ont-ils fait de l’Alberta une province pauvre ? Ont-ils volé les Albertains ? Ont-ils exploité les travailleurs pour ensuite fermer des usines ? Absolument pas, l’argent des étrangers a fait de l’Alberta une des économies les plus riches et dynamiques d’Amérique.

P.-S. Alain Bouchard d’Alimentation Couche-Tard a fait fortune en investissant à l’étranger; Pierre-Karl Péladeau a fait fortune quand le gouvernement a décidé d’empêcher aux étrangers d’investir au Québec


27 octobre 2014

La fête des maires Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Au Québec, on parle souvent de la taille inquiétante, et toujours en croissance, du gouvernement provincial. Mais on devrait aussi commencer à s’intéresser à ce qui se passe dans les municipalités… Quelques chiffres tirés de la plus récente compilation du Centre sur la productivité et la prospérité du HEC à propos des finances de nos villes.

Voici les dépenses municipales totales par habitant pour les 10 villes de plus de 100 000 habitants:

Municipalité Québec

Les deux plus grosses villes du Québec, Québec et Montréal, sont en queue de pelotons… Notons la performance relativement bonne de Laval. Gilles Vaillancourt n’a pas fait que des mauvaises choses…

Mais encore plus préoccupant, voici la croissance annuelle moyenne des dépenses municipales totales par habitant, certaines villes semblent avoir complètement perdu le contrôle de leurs finances:

Municipalité Québec

Montréal est la ville qui dépense le plus par habitant, mais par contre la croissance des dépenses est inférieure à la moyenne. C’est la ville de Québec qui semble avoir complètement perdu le contrôle de ses finances.  En fait, au rythme où vont les choses, la ville de Québec va dépasser Montréal et devenir la ville la plus dépensière du Québec d’ici 2015 !

Les figures médiatiques de la région de Québec qui ont fait du Montréal-bashing leur fonds de commerce devraient commencer à s’intéresser sérieusement ce qui se passe dans leur propre ville, car sous la direction de Régis Labeaume, Québec est en train de se montréaliser à vitesse grand V.  Pour le moment, Labeaumegrad semble avoir été anesthésié avec un Colisée de 400 millions

Je termine avec l’endettement:

Municipalité Québec

Encore une fois, je remarque la bonne performance de Gilles Vaillancourt. Montréal s’en tire relativement bien en étant sous la moyenne, mais Québec se classe encore une fois parmi les pires…  Étonnant pour un maire qui avait promis de gérer sa ville comme une business…

Source:
Centre sur la productivité et la prospérité du Québec
Palmarès des municipalités


22 octobre 2014

La racine du mal Économie Europe Gauchistan Revue de presse

The Economist

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Anti-Semitism: Another cost of bigotry
The Economist

The assertion that Jews “control” finance is commonplace among anti-Semites. A new academic study* finds that people who live in areas of Germany where persecution of Jews was most intense are less likely to invest in the stockmarket, even today.

The relationship has very strong historical roots. People who live in districts from which Jews were likeliest to be sent to concentration camps under the Nazis are 7.5% less likely to invest in stocks than other Germans; those who live in districts where pogroms occurred during the Black Death (back in the 14th century) are 12% less likely to do so. Surveys also show residents of such districts are less likely to trust the financial sector.

The effect of this distrust is that German savers in such districts earn lower returns, because they have lower exposure to the stockmarket. “The legacy of Jewish persecution—distrust of finance—has hindered generations of Germans from accumulating financial wealth,” the authors argue. In other words, “Persecution of minorities reduces not only the long-term wealth of the persecuted, but of the persecutors as well.”

Un rappel que l’antisémitisme et l’anticapitalisme s’abreuvent aux mêmes sources. L’anticapitalisme des Québécois explique probablement aussi pourquoi autant de Québécois détestent Israël.


21 octobre 2014

La générosité des Québécois Économie Gaspillage Gauchistan Québec

Politique PoubelleLa semaine dernière, notre bon gouvernement était tout fier d’annoncer que l’entreprise CGI allait s’installer à Shawinigan pour créer 300 emplois. Cette annonce a été rendue possible par l’octroi d’un crédit d’impôt remboursable (i.e. une subvention) de 25 000$ par emplois durant 13 ans pour un grand total de 97,5 millions de dollars.  Un petit calcul rapide nous informe que le gouvernement va flamber par emplois créés !

Hier, l’entreprise CGI a annoncé qu’elle allait créer 620 emplois au Royaume-Uni.  Ce projet va bénéficier d’une subvention directe de 5,8 millions de dollars. De plus, le gouvernement va donner accès aux nouveaux employés au programme « Skills Growth Wales » qui prévoit une subvention de 4 549$ par année pendant 3 ans pour la formation de la main-d’oeuvre. Si on suppose que les 620 nouveaux employés de CGI vont profiter de ce programme tous les ans pendant 3 ans (le scénario le plus coûteux et le moins probable), c’est 8,5 millions de subventions qui s’ajoutent pour un grand total de 14,3 millions en subventions. Un petit calcul rapide nous informe que ce gouvernement va flamber 23 065$ par emplois créés !

Je résume.

Au Québec, CGI a besoin d’une subvention de 325 000$ pour créer un emploi.  En Angleterre, CGI a besoin d’une subvention de 23 065$ pour créer un emploi. En bref, créer une job au Québec coûte 14 fois plus cher aux contribuables qu’en Angleterre.

On peut expliquer cette différence de deux manières: soit les Québécois sont extrêmement généreux, soit le Québec est une terre de Caïn.


15 octobre 2014

Le Colisée et l’économie Économie Gauchistan Québec

Éléphant BlancVendredi dernier, Statistique Canada a publié les chiffres sur l’emploi au Canada, y compris pour les villes.  Dans la région de Québec, le taux de chômage* s’élève à 5,7%.  Un taux fort respectable quand on sait que le taux provincial est de 7,8%.  Mais quand on fouille un peu, on réalise que tout n’est pas rose dans la Capitale-Nationale.

Depuis le début de l’année, le taux de chômage a augmenté de 33% dans la région de Québec. À l’échelle provinciale, cette augmentation n’a été que de 4% alors qu’à Montréal on observe un accroissement de 6%.  Clairement, la tendance est plus négative que dans l’ensemble du Québec.

En fait, le taux de chômage à Labeaumegrad est à son plus haut depuis un peu plus de 3 ans.  En janvier dernier, la région de Québec pouvait se vanter d’être celle avec le plus faible taux de chômage au Canada (4,3% à égalité avec Saskatoon). Selon le dernier relevé de Statistique Canada, la Vieille-Capitale a glissé de la 1ère à la 7e position (le taux de chômage à Saskatoon est tombé à 4,2%).  Encore une fois, on peut voir une tendance clairement négative.

De plus, garder en tête que la situation de l’emploi dans la région de Québec est probablement surévaluée à cause de la présence de la fonction publique.  En ce moment, on sait que le secteur public embauche beaucoup de gens et on sait aussi que 46% des fonctionnaires travaillent dans la région de Québec alors que son poids démographique n’est que de 9%.

Comment peut-on expliquer cette dégradation du marché de l’emploi dans la région de Québec ?  Une étude publiée en 2006 dans l’ouvrage The Business of Sports permet peut-être de répondre à cette question. Je cite un extrait révélateur:

EconBiz
Mega-Events: The effect of the world’s biggest sporting events on local, regional, and national economies

Public expenditures on sports infrastructure and event operations necessarily entail reductions in other government services, an expansion of government borrowing, or an increase in taxation, all of which produce a drag on the local economy. At best public expenditures on sports-related construction or operation have zero net impact on the economy as the employment benefits of the project are matched by employment losses associated with higher taxes or spending cuts elsewhere in the system.

Le nouvel amphithéâtre de Québec, construit pour Quebecor, est-il en train de devenir un boulet économique ?

*moyenne mobile 3 mois 

Source:
Statistique Canada
Tableau 282-0116


15 octobre 2014

La culture imaginaire Coup de gueule En Chiffres Gauchistan Québec

Dans quelques semaines se tiendra le gala de l’ADISQ. Une occasion pour la clique habituelle de se livrer à une séance intensive d’admiration mutuelle. Les médias profiteront de l’occasion pour se faire croire que le Québec est spécial, que nos artistes illuminent le monde et que la chanson française coule dans les veines de tous les Québécois. Bref, on voudra se convaincre que nos artistes sont importants et que le Québec ne pourrait pas être une nation sans nos chanteurs et chanteuses.

Allons au-delà de cette pensée unique, voici quelques chiffres sur la fréquentation des spectacles de chanson francophone et anglophone au Québec depuis 5 ans:

Chanson québécoise

Même si les spectacles anglophones sont 67% plus chers que les spectacles francophones, ils attirent 111% plus de spectateurs !  Remarquer aussi que dans les spectacles anglophones, on donne 2 fois moins de billets de faveur…  À se demander si le gala de l’ADISQ n’est pas devenu un show pour les journalistes; ils vont en parler pendant plusieurs jours, mais leurs nouvelles laisseront beaucoup de gens indifférents.

Maintenant, vous savez pourquoi nos artistes ont besoin d’un firewall culturel pour continuer d’exister…

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Statistiques des représentations payantes en arts de la scène selon la discipline, la provenance et la taille de la salle, régions administratives et ensemble du Québec


9 octobre 2014

Société distincte Canada Économie En Chiffres États-Unis Gauchistan Québec

Depuis le début de l’été, le prix du pétrole a diminué de manière constante malgré les tensions au Moyen-Orient; une situation imputable en partie à l’augmentation de l’offre découlant de l’exploitation du pétrole de schiste (aux États-Unis, contrairement au Québec, les gens ont été assez intelligents pour sauter sur cette manne pétrolière).

Voici comment cette baisse du prix du pétrole a influencé le prix de l’essence aux États-Unis, en Ontario et au Québec depuis le début de l’été…

Essence Québec

La ligne de l’Ontario suit de près celle des États-Unis, une baisse constante des prix.  Pour ce qui est du Québec…  Il semble que nous soyons une société distincte parce que la tendance ici semble être différente…  Ici, ça diminue beaucoup plus lentement…

Une chance qu’au Québec nous avons une Régie de l’énergie pour fixer un prix plancher sur l’essence et empêcher les guerres de prix, sinon les consommateurs se feraient avoir comme aux États-Unis et en Ontario…   Vive le modèle québécois !

En passant, pour prendre soin de nous, la Régie de l’énergie emploie 92 personnes et dépense 13 518 318$.  La Régie de l’énergie a fait un déficit de 265 294$ l’an dernier.

Sources:
EIA
Weekly U.S. Regular All Formulations Retail Gasoline Prices

Kent Group
Petroleum Price Data


1 octobre 2014

Conservatisme culturel Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

SocialismeDepuis que le gouvernement a annoncé qu’il envisageait la possibilité de fermer les conservatoires en région pour confier cet enseignement aux écoles privées, la bonne gauche n’en finit plus de s’émouvoir. Que voulez-vous; au Québec la culture c’est du fétichisme… Pour nos politiciens, il serait probablement plus facile de couper l’aide aux handicapés que de couper en culture, et ce, même si cette décision devait mettre en danger la vie des handicapés.

Dimanche dernier, on a vu une autre manifestation de ce fétichisme culturel sur le plateau de Tout le monde en parle. Voici quelques chiffres à propos des conservatoires en région qui ne se sont pas retrouvés sur les cartons de l’animateur…

Au Québec, on compte un total de 832 élèves dans tous les conservatoires qui se séparent un budget de 34 124 000$, soit l’équivalent de 41 014$ par étudiants chaque année.  C’est beaucoup d’argent et ont veut nous faire croire qu’il est impossible de couper qquelques millions de dollars dans ce buffet ! Rappelons aussi que dans les conservatoires publics, seulement 21,3% des étudiants inscrits au niveau collégial obtiennent leur diplôme dans un délai normal de 2 ans. Dans les conservatoires privés, cette proportion passe à 86,7% !

Au Québec, on compte 5 conservatoires en région: Gatineau, Rimouski, Saguenay, Trois-Rivières et Val-d’Or. Voici l’effectif étudiant dans ces conservatoires:

  • Gatineau: 101
  • Rimouski: 61
  • Saguenay: 57
  • Trois-Rivières: 75
  • Val-d’Or: 55

Donc, les conservatoires en région ne représentent que 42% de l’effectif total.  La balance, 58%, se retrouve à Montréal et Québec.  En termes de dépense, les conservatoires en région dépensent l’équivalent de 14 313 886$ et on veut nous faire croire qu’il n’y a pas d’exagération, que rien ne peut être coupé ?

Le hockey fait partie de notre culture autant que la musique, pourtant, personne n’a demandé au gouvernement d’ouvrir des écoles de hockey en région. Tout le monde se satisfait des programmes « sport-étude » et des écoles privées. Pourquoi devrait-il en être autrement avec la culture ?

De plus, même si on ferme les conservatoires en régions, ceux de Québec et Montréal seront toujours là.  Déménager pour pouvoir étudier dans un CÉGEP ou une université est le lot d’une majorité d’étudiants au Québec.

Quand je vois les régions réclamer à grand coup de millions des conservatoires de musique je me rappelle que le Québec a une dette de 270 000 000 000$ et je me demande si le Québec a encore les moyens d’avoir des régions…

Source:
Conservatoire Québec
Rapport annuel d’activités 2012-2013 du Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec


30 septembre 2014

Achat local, pauvreté globale Coup de gueule Économie Gauchistan Mondialisation Québec

PKP

La semaine dernière dans La Presse, on rapportait les propos suivants de Pierre-Karl Péladeau à propos de l’achat local:

« Aussi simple que l’avait mentionné nos patriotes des années 1830, n’y a-t-il pas un meilleur geste pour s’enrichir comme collectivité que de s’entraider et consommer les produits de nos concitoyens? Ce qui était vrai il y autant d’années est encore aussi vrai aujourd’hui! »

Si Pierre-Karl Péladeau avait été le premier ministre du Québec, aurait-il donné son appui au traité de libre-échange avec les États-Unis ?  M’enfin, cette déclaration nous rappelle que le nationalisme est d’abord et avant tout une doctrine gauchiste.

Pour réaliser à quel point il est ridicule de penser que l’achat local est un outil d’enrichissement, partons du principe que Pierre-Karl Péladeau a raison i.e. que si on achète à des étrangers, la province s’appauvrit. Donc, pour enrichir la province, le gouvernement décide d’interdire aux étrangers de vendre leurs produits au Québec. On rend donc obligatoire l’achat québécois.

Les gens de la Montérégie, voyant que le Québec espère s’enrichir en fermant ses frontières aux étrangers, décident d’en faire autant et on interdit aux autres régions de faire de vendre leurs produits en Montérégie. On rend donc obligatoire l’achat montérégien.

Si la Montérégie peut s’enrichir en fermant ses frontières, alors la ville de Granby décide de copier cette mesure en interdisant les échanges économiques avec les autres villes montérégiennes, évitant ainsi que les gens de Saint-Hyacinthe puissent vendre leurs produits dans leur ville. On rend donc obligatoire l’achat granbyen.

Voyant que la ville de Granby espère s’enrichir en fermant ses frontières, la famille Gendron décide de faire de même en interdisant l’achat de produits fabriqués par les autres familles de la ville. Elle veut ainsi faire en sorte que les profits générés par les différentes activités économiques seront toujours contrôlés par les Gendron. On rend donc obligatoire l’achat familial.

Réalisant que sa famille espère s’enrichir en interdisant les interactions avec les autres familles de Granby, Paul Gendron décide de s’isoler complètement du reste de la civilisation et de produire lui-même tout ce qu’il consomme, c’est la forme ultime d’achat local. Paul Gendron pense ainsi devenir un homme riche puisqu’il vivra dans un système où personne ne pourra faire de profits à ses dépens. Si le modèle économique des national-protectionniste fonctionnait, alors les ermites vivant en autarcie seraient des gens riches. Malheureusement pour eux, on sait tous que c’est la situation inverse qui prévaut; en s’isolant du reste de la civilisation Paul Gendron ne s’enrichira pas, il va plutôt s’appauvrir.

Chaque fois qu’on augmente d’un cran la politique d’achat local, les gens s’appauvrissent un peu plus, car ils ne peuvent plus profiter de la spécialisation de la main-d’oeuvre, les gens doivent devenir des jack-of-all-trades. Des gens qui sont certes capables de tout faire, mais qui ne font rien de manière efficace. Si l’achat local est ridicule à l’échelle familiale, il l’est tout autant à l’échelle provinciale; si un individu ne devient pas plus riche en vivant en ermite, une province ne peut pas devenir plus riche en vivant en ermite.

Le système économique prôné par Pierre-Karl Péladeau a un nom, il s’agit du mercantilisme. Selon cette théorie économique, une nation peut uniquement prospérer en ayant une balance commerciale positive. Cette théorie a été réfutée au 17e siècle…

Quand on est citoyen du monde, l’achat local dans un « village global » signifie l’achat de produit « Made On Earth ».

P.-S. On attend toujours que Pierre-Karl Péladeau formule sa première politique de droite depuis son arrivée au PQ…