Antagoniste


2 septembre 2014

La fin du monde ! Coup de gueule Économie En Chiffres Environnement Gauchistan International

Vous l’ignorez peut-être, mais depuis deux semaines, il n’y a plus d’air, plus d’eau, plus de poissons, plus d’oiseaux ou de vaches, plus rien. Vous ne vous êtes aperçus de rien ? C’est probablement parce que vous vivez dans le déni néolibéral.

Le 19 août dernier, la terre a épuisé son crédit annuel de ressources naturelles, ce n’est pas moi qui le dis, c’est un billet de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques. Selon une série de savants calculs, à cause de l’infâme néolibéralisme, les humains auraient besoin de 1,5 Terre pour survivre. Entre-temps, on vit à crédit (quoique j’ignore le nom de la banque qui prête l’air, l’eau, les poissons, les oiseaux ou les vaches que nous n’avons plus…)

Mais qu’arriverait-il si au lieu de consommer les ressources de 1,5 planète pour nourrir la bête néolibérale, on décidait de vivre plus humblement (de préférence dans un régime communiste) ?  Voici la réponse:

Écologie
Sources: Global Footprint Network, Banque Mondiale

Une vie insoutenable pour avoir un développement durable… J’imagine mal comment on peut considérer ce projet comme un idéal à atteindre.

La plus grande ressource naturelle disponible sur Terre, c’est la créativité humaine et cette ressource est… inépuisable. Voilà pourquoi depuis le 19 août, nous n’avons jamais manqué de rien et voilà pourquoi le concept d’empreinte écologique est risible.

M’enfin, si jamais un jour un gouvernement décide de nous imposer un « développement durable », voici de quoi les gens discuteront:

Économie


2 septembre 2014

La gestion socialiste Économie Gauchistan Revue de presse Venezuela

El Universal

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Venezuela considers importing crude oil from Algeria
El Universal

Venezuela is pondering the possibility of importing crude oil for the first time ever and could use light oil from its partner in the Organization of Petroleum Exporting Countries (OPEC), Algeria, to dilute its own heavy crude, according to a document of state-run oil giant Petróleos de Venezuela (Pdvsa) obtained by Reuters on Wednesday.

Despite holding the largest oil reserves in the world, in recent years Pdvsa has been buying increasing amounts of heavy naphtha for blending with heavy crude from the Orinoco Oil Belt, the largest oil producing region in the country.

These blends are made to convert extra-heavy oil into an exportable product. Local production of medium and light crude oils previously used as diluents has declined and the construction of new oil upgraders is lagging behind.

Pdvsa has been purchasing naphtha at high prices on the open market, which hits the company’s cash flow and undermines the main source of revenue for the government of Nicolás Maduro. Pdvsa recently told its foreign partners in Venezuela it was holding negotiations with Algerian state-run company Sonatrach to buy crude oil, said a source close to the companies.

La PDVSA, tout comme Hydro-Québec est une compagnie étatique qui, contrairement à la majorité des autres, n’est pas présente en bourse…

Au Québec on produit de l’électricité à perte avec des moulins à vent, au Venezuela on doit importer du pétrole pour pouvoir extraire du pétrole…

Voilà ce qui arrive quand le gouvernement a le monopole de l’exploitation des ressources naturelles. Confier la gestion du Sahara à un socialiste et en moins de 5 ans, il y aura des pénuries de sable…


28 août 2014

L’ethno-socialisme Économie En Citations France Gauchistan

Dominique Reynié

Le politologue français Dominique Reynié à propos du Front national. Sa description me rappelle un certain parti québécois…:

« Seul se distingue le Front national qui propose le grand repli, l’Etat providence, encore et toujours, mais cette fois grâce au nationalisme. C’est un programme de chauvinisme social, une sorte d’ethno-socialisme, le socialisme pour les ‘petits Blancs’. »


28 août 2014

« K » comme dans Karl Marx… Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Hier, le caucus du Parti québécois a marqué le début officieux de la course au leadership pour remplacer Pauline Marois. En marge de ce caucus, j’ai été très étonné d’apprendre que plusieurs députés péquistes désiraient former une alliance pour bloquer Pierre-Karl Péladeau, on le trouverait trop à droite…

Il n’en fallait pas plus pour que les médias embarquent dans la parade et nous rappellent que Pierre-Karl Péladeau évolue à l’aile droite de son parti. Quand on voit autant de gens propager la légende urbaine voulant que PKP soit de droite, je me demande si les Québécois sont capables de faire la différence entre leur main gauche et leur main droite… Depuis que PKP s’est lancé en politique, son discours a toujours été très à gauche, tellement à gauche qu’on pourrait presque croire qu’il serait à l’aise chez Québec Solidaire. Quelques exemples:

Pour Pierre-Karl Péladeau, pas question de gérer l’État comme une entreprise…

Selon Pierre-Karl Péladeau, le gouvernement québécois doit être gros, car c’est une tradition…

Pour Pierre-Karl Péladeau, la dette du Québec n’est pas préoccupante et les syndicats ont protégé les travailleurs québécois…

Quand on demande à Pierre-Karl Péladeau si on aurait pu le voir avec un carré rouge en tapant sur des casseroles lors du printemps 2012, il ne répond pas par la négative…

M’enfin, Pierre-Karl Péladeau n’est pas un économiste…

Tout un droitiste ce PKP… Un droitiste qui aime l’État, les syndicats et la dette… Pourquoi la classe médiatique et politique s’échinent à nous vendre PKP comme un porte-étendard de la droite ? Je ne vois pas d’autre explication qu’un manque de culture politique puisque dans les faits, PKP c’est de la bonne gauche typiquement péquiste.

Petite anecdote, quand il était étudiant, il a changé son nom de « Carl » pour « Karl », en l’honneur de Karl Marx.


27 août 2014

La calamité péquiste Économie Gauchistan Québec

Parti Québécois
Le Québec au lendemain de l’élection du Parti Québécois à la tête d’un gouvernement majoritaire

Cette semaine on a appris, non sans un certain soulagement, que l’agence de notation DBRS a maintenu la cote de crédit du Québec à A (élevé) avec une perspective stable. Parmi les raisons évoquées par DBRS pour permettre au Québec d’éviter le pire, on peut lire ceci:

« DBRS also notes that the convincing defeat of the Parti Québécois government suggests seemingly weaker support for sovereignty (a key objective of the party) than in the 1990s, removing an element of political uncertainty. »

Autrement dit, la raclée historique que le PQ a reçue en pleine gueule lors de la dernière élection a contribué à rassurer les marchés financiers.  Voilà qui confirme ce que les gens sachant compter savent depuis toujours: le PQ a une influence toxique sur le Québec.

On peut donc dire que la simple élection des libéraux a contribué à soulager l’économie du Québec. M’enfin, je devrais plutôt dire que c’est la défaire du PQ qui a soulagé l’économie québécoise, car l’élection de la CAQ aurait eu le même effet.

Source:
DBRS
DBRS Confirms Province of Québec at A (high) and R-1 (middle); Stable Trends


26 août 2014

L’économie québécoise: l’Absurdistan Coup de gueule Économie Environnement Gauchistan Québec

Clown QuébecVoici comment l’économie fonctionne en Absurdistan…

Au Québec, on a décidé de produire de l’électricité avec des éoliennes. Cette électricité coûte 14¢/kWh à produire et elle est ensuite revendue à perte aux Américains.  Pendant ce temps, Hydro-Québec paye 150 millions de dollars par année pour NE PAS utiliser une centrale au gaz qui pourrait produire de l’électricité à environ 5¢/kWh.  Vous avez bien lu, en Absurdistan, on paye pour NE PAS utiliser le moyen le plus économique de produire de l’électricité !

En Absurdistan, les délires écologistes ont un prix…  M’enfin, en Absurdistan, on donne le titre de fleuron économique aux entreprises gouvernementales qui appauvrissent les Québécois…  Ce n’est pas un hasard si le Québec est un îlot de pauvreté en Amérique du Nord… C’est un bon moment pour se rappeler que privatiser Hydro-Québec pourrait protéger les Québécois des stupidités des sociétés d’État comme Hydro-Québec.


26 août 2014

L’intérêt stratégique Canada Économie Gauchistan Revue de presse

Le Journal de Montreal

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Réactions politiques négatives concernant l’achat de Tim Hortons par Burger King
Le Journal de Montréal

«Il semble assez clair que Burger King voudrait déménager son siège social au Canada, a déclaré par courriel à l’Agence QMI la porte-parole néo-démocrate en matière d’industrie, Peggy Nash. Ce qui est moins clair, c’est qu’est-ce que les Canadiens retirent de cette entente.»

«Comme tous les Canadiens, les néo-démocrates veulent des détails sur la prise de contrôle potentielle d’une entreprise qui emploie 100 000 personnes dans notre pays, a poursuivi Mme Nash. Toute prise de contrôle étrangère doit passer le test de l’avantage net et pas seulement une approbation d’office du gouvernement conservateur.»

Tout en disant ne pas vouloir commenter les décisions prises par le secteur privé, le ministre de l’Industrie, James Moore, a rappelé que «les charges fiscales totales au Canada sont maintenant moins élevées de 46 % par rapport aux États-Unis», selon la firme KPMG.

«En réduisant le taux d’imposition des entreprises, nous créons des emplois et nous stimulons les investissements, faisant ainsi du Canada l’un des meilleurs pays au monde pour faire des affaires», a vanté le ministre.

Burger King n’achète pas Tim Horton pour déménager des emplois aux États-Unis, mais pour se sauver du fisc américain. Le NDP se demande ce que les Canadiens pourraient retirer de cette entente. La réponse est assez simple: hier, Burger King payait zéro dollar en impôt au Canada et demain, Burger King pourrait payer plusieurs dizaines de millions de dollars en impôt au gouvernement canadien. Le test de l’avantage net me semble assez clair !

En fait, si le NPD chiale c’est parce que cette nouvelle confirme que la réduction d’impôts aux entreprises, consentis par le gouvernement conservateur, est profitable à l’économie canadienne.


21 août 2014

Les sacrifiés Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Hier débutait la commission parlementaire sur le projet de loi 3 visant à réformer les fonds de pension des employés municipaux.  Cette commission va s’étaler sur cinq jours au bout desquels le projet de loi pourra être modifié.

Durant les trois prochains jours, voici une liste des intervenants qui, espérons-le, vont défendre les contribuables:

  • la Ville de Québec
  • la Ville de Montréal
  • l’Union des municipalités du Québec
  • la Ville de Rimouski
  • la Ville de Longueuil
  • la Ville de Gatineau
  • la Ville de Drummondville
  • la Ville de Sherbrooke
  • Force Jeunesse
  • la Ville de Laval

Voici maintenant la liste des intervenants qui vont assurément défendre les pensionnés de l’État:

  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
  • Association du personnel retraité de la Ville de Québec
  • Confédération des syndicats nationaux
  • Regroupement des associations de pompiers du Québec
  • Association québécoise des retraités du secteurs public et parapublic
  • Centrale des syndicats démocratiques
  • Fédération indépendante des syndicats autonomes
  • Fédération des policiers et policières municipaux du Québec
  • Fraternité des policiers et policières der Montréal
  • Association des pompiers de Montréal
  • Syndicat des pompier et pompières du Québec
  • Réseau FADOQ
  • Fédération des association de cadres municipaux du Québec
  • Syndicat canadien de la fonction publique
  • Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec
  • Association québécoise de défense des personnes retraitées et préretraitées

On compte donc 10 intervenants qui devraient défendre les contribuables contre 16 qui vont assurément défendre les pensionnés de l’État !

Les intervenants qui devraient défendre les contribuables représentent plus de 6 millions de personnes et pourront prendre la parole pendant 10 heures pour faire valoir leur point de vue.  Les intervenants qui vont assurément représenter les pensionnés de l’État ne représentent que 1,4 million de personnes, mais ils auront un droit de parole total de 16 heures…  Les contribuables québécois vont-ils jouer dans une nouvelle suite du film « Les sacrifiés » ?

En passant, avis aux syndicats qui nous disent que leurs fonds de pension sont capitalisés.  Il serait bon de leur rappeler que si c’est le cas, c’est parce que le gouvernement est venu à leur secours dans le passé. Pour Montréal seulement, le gouvernement du Québec s’est engagé à verser 460 millions de dollars pour couvrir le remboursement du déficit actuariel de la caisse de retraite de la Ville.  Pour vous donner une idée, 460 millions de dollars c’est l’équivalent de l’impôt de 146 000 contribuables, l’équivalent de la ville de Saguenay !  Du côté des municipalités, c’est 800 millions qui ont été payés en 2012 pour capitaliser les régimes de retraite de leurs employés !

M’enfin, il y aura toujours de bons gauchistes comme Patrick Lagacé pour penser que si on a subventionné la construction d’un Colisée, on doit impérativement payer des retraites dorées aux employés des villes.  Le pauvre a été incapable de réaliser qu’il serait plus avantageux pour les contribuables de ne pas subventionner un Colisée et des fonds de pension. M’enfin, Lagacé c’est le « sciences humaines sans math » qui s’imagine que les syndicats sont là pour protéger la classe moyenne alors que c’est exactement le contraire.

Le partage 50-50 des fonds de pension ce n’est pas négociable, c’est un minimum pour avoir un début de justice pour les contribuables. J’insiste sur le minimum ! Ultimement, on se fout de savoir si les régimes sont capitalisés ou s’ils le seront dans deux, cinq ou dix ans. Ce qui importe c’est de réduire le fardeau fiscal que font peser ses régimes injustes sur les épaules de contribuables qui eux n’en ont pas !


20 août 2014

L’abus syndical Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Un régime de retraite à prestations déterminées, c’est un peu la Cadillac des régimes de retraite. Ce type de régime est conçu de sorte à fournir un revenu de retraite, peu importe les variations dans la situation économique, le rendement des placements et les taux d’intérêt. Il va sans dire que ce type de régime est très coûteux.

Voici qui a un régime de retraite à prestations déterminées au Québec (n.b. dans la catégorie « secteur privé », on ne tient compte que des entreprises de plus de 200 employés qui ne représentent que 0,8% des entreprises au Québec).

Syndicat Québec
Administration municipale – 25 000 habitants et plus

Le secteur public s’en sort beaucoup mieux que le secteur privé. De plus, garder en tête que le secteur privé ne tient compte que des entreprises de plus de 200 employés, ce qui exclut 99,2% des entreprises québécoises. Il va sans dire que plus une entreprise est petite, plus les régimes de retraite à prestations déterminées sont rares.

Voici maintenant la pièce de résistance: la cotisation des employeurs dans les régimes à prestations déterminées, porter attention aux administrations municipales (et encore une fois, le secteur privé n’est représenté que par les entreprises de plus de 200 employés):

Syndicat Québec
Administration municipale – 25 000 habitants et plus

Dans les administrations municipales, l’employeur (nous) verse en moyenne 11 574$ dans le fonds de pension de chaque employé tous les ans !  Dans le secteur privé, cette somme n’est que de 5 776$.  De plus, même si personne n’en parle en ce moment, un ménage semble aussi s’imposer dans les entreprises publiques (Hydro-Québec, Loto-Québec, SAQ…).  La cotisation annuelle par employé de 14 466$ est tout simplement inconcevable !

On pourrait ramener tout le monde au niveau des fonctionnaires québécois, à 4 117$.  Ceux-ci ont accepté le principe des contributions 50-50 au début des années 80. À ceux qui penseraient que la cotisation reçue par les  fonctionnaires québécois est plutôt maigre, je vous réfère au premier graphique: ils sont couverts à 100% contre seulement à 48,4% pour le secteur privé (avec plus de 200 employés).

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Les régimes complémentaires de retraite : portrait des entreprises québécoises de 200 employés et plus


14 août 2014

Quand le gouvernement s’en mêle Économie États-Unis Gauchistan Hétu Watch Revue de presse

The Wall Street Journal

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Stimulus for Clunkers
The Wall Street Journal

The annals of failed government programs always yield new surprises, and the latest is one for the ages. The White House can’t even pay people to buy new cars without harming car makers. In a National Bureau of Economic Research working paper this month, economists at Texas A&M return to Cash for Clunkers, the 2009 stimulus fillip that dispensed vouchers worth as much as $4,500 if people turned in their old cars for destruction and bought a new set of wheels. Mark Hoekstra, Steven Puller and Jeremy West report their « striking » finding that the $3 billion program’s two-month run subtracted between $2.6 billion and $4 billion from the auto industry.

The A&M economists had the elegant idea of comparing the buying behavior of Texas drivers who owned cars that barely qualified for cash (those that got 18 miles per gallon of gas or less) and those that barely did not (19 mph). Using state DMV sales records, this counterfactual allowed them to isolate the effects of the Cash for Clunkers incentives and show what would have happened without the program. The two groups were equally likely to purchase a new vehicle over the nine month period that started with Cash for Clunkers, so the subsidy did not create any extra auto business. But in order to meet the fuel efficiency mandate, consumers who got the subsidy were induced to purchase smaller vehicle models with less horsepower that cost on average $2,500 to $3,000 less than those bought by their ineligible peers. The clunkers bought more Corollas, and everybody else more Chevys.

Extrapolated nationally, auto revenues may have plunged by more than what the government spent. And any environmental benefits cannot be justified under the federal social cost of carbon estimate of $33 a ton. Prior research from 2009 and 2013 has shown that the program cost between $237 and $288 a carbon ton.

Le programme Cash for Clunkers a coûté aux contribuables américains 3 milliards de dollars et sa seule réalisation aura été d’appauvrir les constructeurs automobiles de 2,6 à 4 milliards de dollars. C’est fou quand on y pense, dépenser de l’argent des payeurs de taxes pour ralentir l’économie ! La stupidité gouvernementale/keynésienne dans sa plus simple expression. Quand le gouvernement voit une personne se noyer, il ne lui lance pas un gilet de sauvetage, mais un sac de brique !

À l’époque, on avait traité d’idéologue le Tea Party pour avoir critiqué ce programme. L’histoire leur donne raison.


12 août 2014

Le capitalisme et les sciences humaines Coup de gueule Économie Gauchistan International Mondialisation

Amir KhadirLe sociologue Mathieu Bock-Côté n’aime pas le « capitalisme mondialisé », il semblerait que le capitalisme « capitalisme d’antan » était bien meilleur…

Mais qu’est-ce que le « capitalisme mondialisé », l’antithèse du « capitalisme régionalisé » ? Un Montréalais qui ferait du commerce avec un Trifluvien serait utile à la société, mais par une mystérieuse opération du Saint-Esprit, un Sherbrookois qui ferait du commerce avec un Malaisien serait un paria ? Cette « xénophobie économique » est un trait caractéristique des nationalistes.

Mais qui sont ces méga-riches tant détestés par la gauche ?

  • De la liste du Forbes 400 (les 400 personnes les plus riches) de 1987, 387 sont disparus dans le classement le plus récent i.e. être riche ce n’est pas un titre de « gagnant à vie », il faut travailler pour bâtir et maintenir sa fortune; si oligarchie il y a, elle a des pieds d’argile.
  • Le rendement des fortunes du Forbes 400 est de 2,4%, ce qui est un rendement similaire à celui de la classe moyenne i.e. la classe moyenne a accès aux mêmes véhicules financiers que les riches.
  • Dans le Forbes 400 de 1982, on retrouvait uniquement 40% d’entrepreneurs.  Aujourd’hui, ils représentent 69% des gens dans cette liste i.e. aujourd’hui, la richesse est largement générée par des compétences entrepreneuriales et un entrepreneur fait de l’argent en trouvant un moyen de simplifier la vie des gens !
  • Dans le Forbes 400 de 1982, on retrouvait 60% d’héritiers. Aujourd’hui, ils représentent uniquement 32% des gens dans cette liste i.e. la richesse n’est plus quelque chose qui se gagne par les liens du sang, mais par la sueur !

Selon Mathieu Bock-Côté, le capitalisme était meilleur avant.

Vraiment ?

Le « capitalisme d’antan », qui produisait des riches de manière héréditaires, serait donc supérieur au « capitalisme mondialisé », qui enrichit d’abord et avant tous les entrepreneurs, des gens qui ont bâti leur fortune en étant sensibles aux besoins de la population et qui ont eu une bonne idée capable de rendre plus agréable la vie de millions de gens ?

Moi, je préfère de loin les entrepreneurs du « capitalisme mondialisé » aux aristocrates du « capitalisme d’antan ».

Source:
Tax Foundation
Thomas Piketty’s False Depiction of Wealth in America


11 août 2014

Privatiser Hydro-Québec Économie Environnement Gauchistan International Québec

Hydro-Québec
YGRECK

Statoil est une compagnie du gouvernement norvégien spécialisée dans le gaz, le pétrole et l’électricité. Statoil est aussi inscrite à la bourse de New York.

Petrobras est une compagnie du gouvernement brésilien spécialisée dans le gaz et le pétrole. Petrobras est aussi inscrite à la bourse de New York.

Electrobras est une compagnie du gouvernement brésilien spécialisée dans la production et la distribution d’électricité. Electrobras est aussi inscrite à la bourse de New York.

Électricité de France est une compagnie du gouvernement français spécialisée dans la production et la distribution d’électricité. Électricité de France est aussi inscrite à la bourse européenne.

Gazprom est une compagnie du gouvernement russe spécialisée dans le gaz. Gazprom est aussi inscrite à la bourse de Londres.

Fortum est une compagnie du gouvernement finlandais spécialisée dans la production et la distribution d’électricité. Fortum est aussi inscrite à la bourse finlandaise.

Je pense que vous avez compris le principe, même si le gaz, le pétrole et l’électricité sont souvent exploités par des entités gouvernementales, dans de nombreux cas on a aussi fait une privatisation partielle de ces entreprises en les inscrivant à la bourse.  En ce sens, Hydro-Québec est une anomalie avec sa structure 100% gouvernementale…

Pourquoi je vous parle de ceci ?  Simplement parce que la semaine dernière, on a appris qu’Hydro-Québec allait demander une hausse de 3,9% des prix de l’électricité, en partie pour compenser pour le fiasco de l’aventure éolienne.  Et si Hydro-Québec avait été privatisée en partie, est-ce qu’on aurait misé autant sur la ruineuse filière éolienne ?

Quand une entreprise gouvernementale est inscrite en bourse, même si la majorité des actions reste la propriété du gouvernement, le marché peut quand même réagir aux décisions qui sont prises, les investisseurs peuvent envoyer des signaux d’alarme et les actionnaires peuvent exiger qu’on leur rende des comptes.  Quand une entreprise gouvernementale est inscrite en bourse, on met en place un mécanisme supplémentaire de check & balance qui rend plus difficile la prise de décisions stupides…  comme l’énergie éolienne…  Mais Hydro-Québec étant un joujou des politiciens, le gouvernement a pu se lancer dans l’aventure éolienne sans trop penser aux conséquences.

La gauche aime bien dire qu’Hydro-Québec est un objet de fierté et un fleuron économique. Désolé, mais une société d’État qui a appauvri les Québécois en plantant des éoliennes inutiles ne peut pas être un objet de fierté ou un fleuron. Nous devrions tous avoir honte d’Hydro-Québec et souhaiter au plus vite une privatisation dans le but d’éviter de futurs dérapages.  Hydro-Québec n’appartient pas aux Québécois, Hydro-Québec appartient aux politiciens et tant qu’il en sera ainsi, les dérapages seront inévitables.


5 août 2014

Quand l’histoire se répète Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Péquiste au travail

Le 3 août 1999, Le Devoir nous apprend aussi que le Fonds de solidarité a aidé des entreprises appartenant à Tony Accurso à acheter… Simard-Beaudry ! De cette transaction le porte-parole de la FTQ dira:

« Le geste d’hier donne une bonne idée de la position du Fonds. Ce que l’on veut faire avec le regroupement entre Hyprescon, Louisbourg [appartenant déjà à Accurso] et Simard-Beaudry, c’est créer la troisième entreprise d’ingénierie civile en importance au Québec. »

Autrement dit, l’empire Accurso existe grâce à l’intervention du Fonds de solidarité (qui lui-même existe en bonne partie grâce aux gouvernements).  Donc, en 1999, Tony Accurso est devenu un incontournable dans la construction au Québec.  On connaît la suite, 15 ans plus tard il devra témoigner devant la Commission Charbonneau.

Voici ce qu’on pouvait lire dans La Presse le 1er août 2014:

« Le gouvernement du Québec doit intervenir pour assurer la survie du Groupe Hexagone issu de l’empire de Tony Accurso et, surtout, pour qu’il ne soit pas démantelé au profit d’entreprises étrangères, estime Pierre Karl Péladeau. Joint jeudi par La Presse, le député du Parti québécois, porte-parole en matière d’économie, d’entrepreneuriat, de PME et d’exportations, a plaidé en faveur d’un redressement public de ce «fleuron de l’économie québécoise». »

Autrement dit, PKP se comporte exactement comme un bon socialiste plus ferré en sciences humaines qu’en mathématique.  Plus une industrie fonctionne dans un marché limité et fermé, plus il est facile pour elle de s’adonner à la corruption et à la collusion, le seul antidote valable c’est la compétition, notamment celle de firmes étrangères.  En plaidant pour que les industries de la construction et de l’ingénierie au Québec puissent continuer à opérer en vase clos, PKP contribue à perpétuer un problème qui gangrène l’économie du Québec depuis plusieurs années. C’est l’histoire qui se répète…

Mais que voulez-vous, au Québec on aime mieux se faire fourrer par les nôtres plutôt que de payer le juste prix à un étranger… Vous l’aurez deviné, la Commission Charbonneau ne servira à rien, car cette xénophobie économique est profondément ancrée chez les Québécois.

À lire aussi, le texte d’Adrien Pouliot: La « fleuronnite » aiguë.


7 juillet 2014

Le fondamentalisme Canada Économie En Vidéos Environnement Gauchistan International

La semaine dernière, Vincent Marissal, chroniqueur à La Presse, a été catastrophé d’entendre que les conservateurs voyaient des aspects positifs à l’exploitation du pétrole.  Selon lui, voir des aspects positifs au pétrole est tout aussi hérétique que de dire que la Terre est plate:

Gauchiste Fondamentaliste

N’en déplaise à Vincent Marissal, l’utilisation des énergies fossiles pourrait sauver des milliers de vies, surtout dans les pays pauvres:

À ceci, ajoutons:

  • Chaque année aux États-Unis on estime qu’il faut 14,4 millions de litres d’essence pour transporter le personnel médical.
  • Chaque année aux États-Unis les hôpitaux américains utilisent 3,4 milliards de tonnes de matériel à base de plastique, un produit dérivé du pétrole.
  • On estime que 99% des médicaments consommés aux États-Unis contiennent un produit dérivé du pétrole.

Ce n’est pas un hasard si l’augmentation de l’espérance et de la qualité de vie chez l’homme a été accompagnée par une utilisation plus intensive du pétrole. Certes, il y a des inconvénients à utiliser cette forme d’énergie, mais il est bon de se rappeler que les avantages sont infiniment plus nombreux !

Pour affirmer sans gêne qu’il n’existe aucun aspect positif à l’exploitation du pétrole, il faut être un fondamentaliste environnemental. D’ailleurs, puisque Vincent Marissal ne voit aucun avantage à l’utilisation du pétrole, je l’invite à s’en passer durant une semaine, il pourrait commencer en se débarrassant de son ordinateur…


2 juillet 2014

Scandaleux médias Canada Coup de gueule Gauchistan

PropagandisteL’été dernier, le nom de Mike Duffey était sur les lèvres de tous les médias, un MÉGA scandale. Dans cette histoire, on reprochait au chef de cabinet de Stephen Harper d’avoir fait un chèque de 90 000$ à Mike Duffey pour que ce dernier puisse rembourser les contribuables canadiens; le sénateur Duffey avait touché des allocations de résidence secondaire non justifiées. Du printemps jusqu’à la fin de la session, les médias s’étaient déchaînés sur Mike Duffey.

Ce printemps, on a appris que le NPD avait fait des dépenses non réglementaires de 1,17 million de dollars en envois postaux massifs, une somme qui devra être remboursée. Mais cette histoire est passée comme… une lettre à la poste ! Les médias ont rapidement tourné la page malgré l’énormité de la somme en jeu… Ces mêmes médias ont plutôt décidé de fabriquer un scandale de toutes pièces impliquant Peter MacKay.

Résumons: pour nos bons médias, Mike Duffey qui REMBOURSE 90 000$ aux contribuables est une histoire plus scandaleuse que le NPD qui GASPILLE 1,17 million de dollars provenant des contribuables…