Antagoniste


11 juin 2015

La décadence latine Économie France Gauchistan Revue de presse

Le Figaro

Les Français ne sont pas très fiers de leur pays
Le Figaro

Les Français ont une piètre vision de la France. Seuls 59% des Français ont une image positive de la France, loin derrière celle qu’ils ont de la Suède (89%), de l’Allemagne (78%), à un moindre degré du Royaume-Uni (67%) et des États-Unis (64%), selon une enquête de l’Institut CSA, réalisée auprès de plus de 2000 personnes. Elle mesure le pessimisme des Français sur la situation de leur pays. D’ailleurs, 26% vivrait ailleurs s’il le pouvait. C’est surtout la situation économique qui les déprime. 88% attendent des changements dans la gestion des finances publiques, 82% pour la fiscalité et le développement économique. Lorsqu’on demande aux personnes sondées, sans leur soumettre une liste de réponses possibles, ce qu’il faudrait changer en priorité, ce sont les instances et le personnel politiques qui viennent en tête (25%).

L’attrait du changement se joignant à la peur de l’avenir, ce sont les jeunes, également les plus touchés par la pauvreté, qui sont les plus enclins à prendre le large pour la Nouvelle-Zélande ou la Chine. A ces pays, où la liberté d’entreprendre leur apparaît plus grande, ils y opposent la morosité de l’hexagone. Là-bas, tout semble possible, les salaires y sont plus intéressants et les évolutions de carrière plus rapides, donc l’avenir meilleur, selon les sondés. Dernièrement, c’est le Moyent-Orient qui attire de plus en plus les jeunes pour des possibilités de carrière plus élargies ainsi que des revenus plus conséquents, selon une étude de HSBC.

Toujours est-il qu’il faut être diplomé pour partir. Car si l’expatriation des Français augmente depuis dix ans, elle concerne davantage les profils qualifiés comme les ingénieurs et les scientifiques possédant un master ou un doctorat.

On voit ce qui se passe en France, au Québec, en Espagne, en Italie ou en Amérique du Sud et on vient à se demander si la décadence économique n’est pas un trait caractéristique des peuples latins…


10 juin 2015

L’industrie des pâtes et papiers est sauvée ! Économie Europe Gauchistan Québec Revue de presse

The Globe And Mail

Grexit and the mysterious case of the near doubling of Fortress Paper shares
The Globe And Mail

A mysterious spike in the shares of a small Canadian pulp and paper stock is rumoured to foretell an exit of Greece from the euro zone.

Fortress Paper’s stock has taken off in recent days despite the lack of any material catalyst, aside from speculation the company is positioned for a deal to print new Greek banknotes.

Greece would only require such a service, of course, were it to withdraw or be expelled from the European Economic and Monetary Union, a fate the country may yet avoid. Linking the stock’s near-doubling to the potential return of the drachma is pure conjecture, but it’s gotten some attention in the absence of any major improvement in Fortress’s operations, its financials or the market it serves.

A portion of the surge in share price may be explained by modest improvements in the woeful global market for dissolving pulp, Fortress’s core line of business. But this is not the first time a spike in Fortress’s trading activity coincided with an escalation of the Greek debt crisis.

Some economists have called for Greece to introduce a parallel currency or return to the drachma should it default on its debt and/or leave the currency union. Its tenuous financial position doesn’t preclude either outcome.

Which is where Fortress Paper could, conceivably, come in.

Le titre boursier de Fortress Paper, une compagnie implantée au Québec, explose en ce moment en bourse parce que si la Grèce fait faillite, elle devra imprimer de l’argent sur du papier produit par cette compagnie !

Avec le niveau d’endettement des gouvernements à travers le monde, j’aurais presque envie de dire que l’industries des pâtes et papiers a un bel avenir devant elle !


9 juin 2015

Un ennemi puissant… Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Taxi Uber Québec

Pourquoi le gouvernement a déclaré la guerre à Uber, un service absolument génial (je suis un utilisateur) ?  Un élément de réponse…

Texte publié le 14 août 2002:

Le Devoir
La FTQ débarque dans le taxi

La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) repart à la conquête de l’industrie du taxi. Le Fonds de solidarité de la FTQ a été le premier à sonner la charge, hier, en annonçant l’investissement de 50 millions dans une société de financement visant à aider les chauffeurs à acheter des permis. […]

Il en coûterait présentement entre 80 000 et 140 000 $ pour acheter un permis de taxi et l’automobile qui s’y rattache à Montréal. Dans le meilleur des cas, les institutions bancaires n’acceptent de financer que 75 % de cette somme, obligeant le chauffeur de taxi à s’en remettre, pour le reste, à un « obscur » financement privé qui prend trop souvent la forme de prêts usuraires dont le taux peut atteindre 25 % et qui aggrave d’autant les conditions financières, et donc les conditions de travail des chauffeurs.

Dans un pareil contexte, la nouvelle société en commandite FINTAXI créée par le Fonds de solidarité n’aura pas de mal à améliorer le sort des chauffeurs tout en présentant de bonnes perspectives de rendement aux actionnaires, explique son p.-d.g., Pierre Genest. On s’attend d’ailleurs à connaître un tel succès avec ce fonds qu’on laisse entendre que la mise de départ de 50 millions pourrait bien être multipliée par cinq durant les prochaines années et atteindre 250 millions si des institutions bancaires acceptent de se joindre au projet.

Texte publié le 6 février 2008:

CNW
Transaction majeure dans l’industrie du taxi: FinTaxi fait l’acquisition de l’École du taxi

FinTaxi sec., une société en commandite créée à l’initiative du Fonds de solidarité FTQ en 2003, est heureuse d’annoncer l’acquisition du Centre de formation professionnelle pour l’industrie du taxi du Québec (CFPITQ), mieux connu sous le nom de « l’École du taxi ».

Fondé en 1987, le CFPITQ est le seul centre de formation privé de l’industrie du taxi, reconnu à la fois par le ministère des Transports du Québec, le ministère de l’Éducation et la ville de Montréal. Depuis sa création, plus de 7 000 chauffeurs de taxi y ont suivi leur formation et obtenu leur certification. De son côté, en tant que première entreprise au Québec spécialisée dans le financement de l’industrie du taxi, FinTaxi a déjà fait bénéficier plus de 900 chauffeurs de ses solutions de financement avantageuses, permettant ainsi à plusieurs d’entre eux de devenir propriétaire de leur permis et d’accéder au statut d’entrepreneur.

Un syndicat, l’un des plus puissants de la province, a mis plusieurs dizaines de millions dans l’industrie du Taxi…  Vous pensez qu’ils sont heureux de voir débarquer Uber dans leur business ?  Vous pensez qu’ils n’ont pas déjà fait part de leurs « préoccupations » à nos élus ?

En passant, on parle beaucoup des permis de taxi qui valent 200 000 dollars à Montréal.  Il est bien de rappeler que ce prix n’est pas celui fixé par les gouvernements, les permis originaux émis par les gouvernements se sont vendu une fraction de ce prix.  Le prix actuel de 200 000 dollars est le résultat de la spéculation découlant d’une vente directe entre deux individus. Quand on spécule parfois on gagne et parfois on perd.  Les spéculateurs qui ont acheté une maison lors de la bulle immobilière aux États-Unis ont perdu et maintenant Uber est en train de faire éclater la bulle du taxi.  Donc, il y aura forcément des perdants chez les gens qui ont spéculé sur la valeur du permis de taxi sans tenir compte des évolutions technologiques.


3 juin 2015

Parizeau et le conseiller financier (redux) Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Il semble que tout le monde doit écrire quelque chose à propos de Jacques Parizeau…

Personnellement, écrire un billet à propos d’un sujet qui concerne principalement les boomers nationalo-étatistes m’ennuie au plus haut point.  Bref, j’ai donc décidé de faire un copier-coller d’un billet que j’ai écrit le 23 mai 2013:

Économie QuébecPaul a décidé de remplacer sa voiture, il décide d’en discuter avec son conseiller financier pour s’assurer de faire le bon choix…

Paul: J’aimerais changer ma voiture, mais j’ai peur de trop m’endetter.  Mes cartes de crédit sont déjà pleines, mais peut-être que je pourrais m’offrir un petit modèle économique…

Conseiller financier: Les cartes de crédit on s’en fiche, changer de voiture c’est un investissement, pas une dépense.  Par conséquent, je conseille l’achat d’une voiture de luxe, une Audi R8 par exemple. Avec une Audi R8, vous seriez plus productif, vous pourrez vous rendre plus rapidement au travail !

Paul: Changer ma voiture est un investissement ?  J’ai toujours pensé qu’un investissement c’est quelque chose que je pourrais revendre ultérieurement avec un profit.  Ma voiture va perdre de la valeur dans le temps, pas en gagner…

Conseiller financier: Foutaise, ce sont les connards de la dré-drette qui pensent ainsi.  Un investissement c’est quelque chose qui fait du bien parce que ce qui vous fait du bien augmente votre productivité.  Une Audi R8, un voyage à Cuba, une paire de billets de saison pour les Nordiques, tous d’excellents investissements si vous voulez mon avis, ca va se rembourser tout seul grâce a l’augmentation de votre productivité !

Paul: Heeee, mettons…  Mais comment je vais quand même avoir de la difficulté à me payer cette Audi puisque je suis déjà passablement endetté !

Conseiller financier: Mon brave, on voit que vous êtes une victime de la propagande néo-libérale…  Vous n’êtes pas du tout endetté, vous avez une maison, un REER et même un CELI !  Ces choses représentent des actifs !  Donc si jamais vous avez de la difficulté à faire les paiements sur votre Audi vous pourrez vider votre CELI, retirer votre REER et au pire on pourra vendre votre maison.  Vous êtes riches grâce à vos actifs et les gens riches conduisent une Audi R8, point final !

Paul: Ouais…  Ma maison, mon REER et mon CELI, c’était des investissements en prévision de ma retraite…

Conseiller financier: Vous n’écoutez pas quand je parle, je vous ai déjà expliqué qu’un investissement c’est quelque chose qui procure un plaisir. Planifier sa retraite n’apporte aucun bonheur, ça n’augmente pas votre productivité…  Seuls les dangereux qui ont déjà voté pour le parti Conservateur pensent comme vous…

Paul: Ishhhh, je pense que je vais solliciter un deuxième avis…

Conseiller financier: Larbin réactionnaire à la solde du grand capital.

Tout comme Paul, vous pensez probablement que ce conseiller financer vit sur une autre planète et que plus rapidement vous cesserez de suivre ces conseils, mieux vous vous porterez…

Maintenant, comparons le discours de notre conseiller financier à celui de Jacques Parizeau:

« Qu’est-ce que c’est la dette brute? C’est la dette sans tenir compte de vos actifs. C’est comme si, vous vous présentez à la banque, vous mentionnez votre hypothèque, vos dettes sur vos cartes de crédit, mais vous oubliez de dire que vous avez un REER, la valeur de votre compte en banque et celle de votre maison. Ça ne tient pas debout. »

Il est plus que temps de faire preuve d’un peu de sérieux et d’ignorer Jacques Parizeau…


2 juin 2015

La liste d’épicerie… Canada Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Régis Labeaume

Hier, Régis Labeaume a convoqué les médias pour une grosse conférence de presse…  C’était pour le dévoilement de sa liste d’épicerie en vue de l’élection fédérale. Bref, le maire de Québec est un quêteux et apparemment il tenait à le faire savoir à un maximum de journalistes…

M’enfin, la « liste d’épicerie » du maire n’est pas donnée, une facture de 205 millions de dollars !  C’est beaucoup d’argent pour une ville ~520 000 personnes.  Si tous les maires du Canada étaient aussi gourmands que Régis Labeaume, le gouvernement fédéral devrait débourser 15 milliards de dollars pour remplir les paniers d’épiceries des villes !  Ce 15 milliards, c’est seulement pour les villes, encore rien pour les familles, la santé, l’éducation, la justice, alouette…

À titre indicatif, lors de la dernière campagne électorale fédérale, la totalité des promesses électorales des dépensiers du NPD avait été chiffrée à 14,4 milliards de dollars. Je vous rappelle que si tous les maires du Canada sont aussi gloutons que Régis Labeaume, seulement les promesses faites aux villes vont coûter 15 milliards de dollars.

P.-S. Quelqu’un à Québec pourrait rappeler à Régis que l’argent du fédéral ne pousse pas dans les arbres, mais dans le portefeuille des contribuables?


14 mai 2015

La ville festive Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Je reviens sur mon billet d’hier à propos des dépenses dans les dix plus grandes villes du Québec.

Selon certains médias, le bon Régis dépense comme un marin en cavale, mais ses dépenses seraient justifiées puisqu’elles ne sont pas « sexy ».  Bref, on voudrait nous faire croire que le bon Régis dépense uniquement l’argent de ses contribuables pour réparer des nids de poule, les égouts et l’aqueduc…

Vraiment?

Voici comment ont évolué les dépenses des grandes villes du Québec au chapitre des loisirs et de la culture:

Labeaume Gaspillage

Québec se retrouve dans le fond du classement avec une moyenne de +25,0% contre +17,9% pour la moyenne. La croissance n’est que de 7,0% pour Montréal, ce qui signifie que si la tendance se maintient, en 2016, les dépenses par habitant pour les loisirs et la culture de la ville de Québec vont surpasser celles de Montréal.

Source:
Centre sur la productivité et la prospérité du Québec
Palmarès des municipalités


14 mai 2015

J’avais raison et les gauchistes avaient tort… Économie Europe Gauchistan Revue de presse

The Wall Street Journal

Greece Falls Back Into Recession
The Wall Street Journal

Greece slipped back into recession in the first quarter, European Union data confirmed on Wednesday, showing how the confrontation between the Athens government and its creditors and uncertainty about the country’s ability to pay its debts is taking a fresh toll on its battered economy.

Political uncertainty has been weighing on Greece’s economy since late 2014, reversing a tentative recovery that began early last year.

Greece’s snap elections in January, which resulted in the election of a new government led by the radical-left Syriza party, have led to a monthslong standoff between Athens and its lenders—the rest of the eurozone and the International Monetary Fund—about the conditions of fresh bailout aid.

Uncertainty about whether Greece’s government might default on its debts this summer, potentially leading to the country’s exit from the euro, has unnerved businesses, consumers and bank depositors. The country now finds itself back in the downturn that has wiped out a quarter of its economic output since 2008.

The EU’s executive arm, the European Commission, recently reduced its forecast for Greek GDP growth in 2015, saying it now expects the economy to expand 0.5%, instead of an earlier, more optimistic forecast of 2.5% growth.

Quand les Grecs ont élu des gauchistes en début d’années, j’ai dit que ce serait une autre occasion de démontrer que la gauche, ça ne fonctionne jamais.

Résultat ?

Les Grecs ont élu des gauchistes, les gauchistes ont mis fin à l’austérité et la fin de l’austérité a signifié un retour en récession du pays.

Amis gauchistes, comme d’habitude vous aviez tort et comme d’habitude j’accepte vos excuses.


13 mai 2015

La fête des maires Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Hier, le Centre sur la productivité et la prospérité de HEC Montréal a publié son analyse annuelle des dépenses des municipalités. Quelques chiffres qui ont attiré mon attention, je limite mon analyse aux 10 plus grandes villes du Québec (des villes de plus de 100 000 habitants)…

Tout d’abord, le niveau de taxation; voici les grandes villes qui taxent le plus leurs résidents:

Taxe Labeaume

Voilà des chiffres qui font voler en éclat de nombreux préjugés. Montréal est la grande ville la moins taxée au Québec alors que le royaume de Régis Labeaume fait partie des villes les plus taxées. Un résultat étonnant…

Mais une ville qui taxe peu peut quand même être une grande dépensière, ce qui aura pour conséquence d’endetter la ville. Voici le niveau d’endettement des grandes villes du Québec:

Taxe Labeaume

Le faible niveau de taxation n’a pas fait de Montréal une ville très endettée, celle-ci reste en deçà de la moyenne. Par contre, on remarque encore une fois que Québec est en queue de peloton, avec un taux d’endettement qui est au-dessus de la moyenne.

Québec, la ville de droite, est plus taxée et endettée que Montréal… Surprenant…

Mais à Québec, les médias, effrayés à l’idée de critiquer le maire, s’empresseront de dire que si Québec est devenue une championne de la taxation et de l’endettement, c’est parce que le bon Régis Labeaume a beaucoup investi dans les dépenses « pas sexy » comme les égouts et l’aqueduc. Ce qu’on ne dit pas c’est que le bon Régis est aussi un champion des dépenses « sexy »: colisée, horloge, art public, diamant, voyages, cyclotron, boule de neige, danse… la liste est longue… Bref, Québec c’est un peu comme le gars sans économie qui est obligé de refaire sa toiture, mais qui refuse en même temps d’annuler son voyage dans le sud l’hiver… Quand une ville est taxée et endettée, on peut toujours accepter les dépenses « pas sexy », mais à condition de couper dans le « sexy »…

Et quand on regarde la tendance, on constate que les choses ne sont pas sur le point de s’améliorer à Labeaumegrad:

Taxe Labeaume

Québec, la championne de l’augmentation des dépenses par habitant… Certaines personnalités de Québec prennent un malin plaisir à qualifier les autres villes de la province de « trou à marde »…  Avant de faire la leçon aux autres, il faudrait commencer par faire le ménage dans sa cour…

Source:
Centre sur la productivité et la prospérité du Québec
Palmarès des municipalités


13 mai 2015

Les communistes ont chaud Environnement France Gauchistan Revue de presse

Le Monde

François Hollande décrit un Fidel Castro « très informé » et « très alerte »
Le Monde

Le suspense aura duré jusqu’au dernier moment, ou presque. Le staff de François Hollande ne se montrait pas particulièrement optimiste quant à une rencontre à La Havane entre le président français et Fidel Castro, eu égard à l’état de santé de ce dernier et à d’éventuels agacements de son frère Raul Castro, le président du Conseil d’Etat cubain, qui lui a succédé en 2008.

Mais la nouvelle est finalement tombée dans la matinée : le « commandant en chef » recevrait bien le président. L’entretien a donc eu lieu lundi 11 mai en début d’après midi, dans la résidence de Fidel Castro, en présence de sa femme et de deux de ses enfants. A en croire M. Hollande, qui était accompagné de Jean-Pierre Bel, ex-président du Sénat et amoureux de Cuba, ainsi que de son conseiller diplomatique Jacques Audibert, « il y avait une part de curiosité. Un président de la République était là, il voulait le rencontrer… ».

Agriculture, alimentation, climat, avec le sommet climat de Paris, en décembre prochain : telles sont les préoccupations actuelles de Fidel Castro, qui les a longuement évoquées avec le président français. « On devinait ce qu’il pouvait faire dans des discours de plusieurs heures », commentait après la rencontre ce dernier, ravi de ce joli coup. François Hollande a néanmoins nié, pour sa part toute visée de politique nationale.

Un bon rappel que les réchauffistes sont des melons d’eau: des gens verts écologistes à l’extérieur, mais rouges communistes à l’intérieur…


7 mai 2015

Le début de la fin ? Canada Économie En Chiffres Environnement Gauchistan

Hier, lendemain de l’élection d’un gouvernement socialiste en Alberta, le prix du pétrole sur le marché mondial est resté stable. Par contre, c’est une tout autre histoire pour les compagnies pétrolières albertaines…  Voici comment leur valeur a évolué sur le marché de Toronto au lendemain de l’élection des gauchistes albertains:

Alberta Communiste

Comme au Saddledome, c’est un « Sea of Red »…

En 2012, j’avais souhaité une victoire du « Wildrose alliance » puisque ce parti voulait revoir le programme de péréquation et tant que le Québec recevra de la péréquation, nous continuerons d’être pauvres, car nous ne serons pas incités à changer notre modèle.

Peut-être qu’avec le NDP majoritaire en Alberta, on arrivera au même résultat.  Mais cette fois-ci parce que l’Alberta va devenir trop pauvre pour faire vivre le Québec…  L’élection des gauchistes en Alberta pourrait être le début de la fin du programme de péréquation.

M’enfin, notons qu’il aura fallu moins de 24 heures après l’élection du NPD pour que la nouvelle première ministre fasse des appels téléphoniques pour essayer de rassurer les pétrolières.

Source:
Google Finance
Stock market quotes


7 mai 2015

C’est con un gauchiste… Coup de gueule Économie France Gauchistan Revue de presse

Marianne

Pour Rebsamen, reconnaître les mauvais chiffres du chômage, c’est « faire le lit de l’extrême droite »
Marianne

Invité ce matin au micro de France Info, le ministre du Travail et de l’Emploi a avancé une bien curieuse justification pour persuader les auditeurs que les nouveaux mauvais chiffres du chômage étaient, en fait, un signe « encourageant » : prétendre le contraire, donc dire la vérité, ce serait faire « le lit de l’extrême droite »…

Le journaliste se demande alors comment le ministre peut trouver là le moindre indicateur de réjouissance. « François Rebsamen, vous avez fait preuve de… Allez on va dire de créativité… Pour nous faire avaler la pilule du chômage : vous avez vu un signe « encourageant » dans le record du mois de mars (la barre des 3,5 millions de chômeurs franchie). Pourquoi ne pas dire tout simplement : « C’est pas bon », « Ca ne va pas » ? »

Ben oui tiens, pourquoi ? Attention, le réponse de François Rebsamen vaut sont pesant de cacahuètes : « On peut toujours se complaire dans une sorte de défaitisme, de déclinisme, de pessimisme… Et faire ainsi – c’est le cas de ceux qui le font, souvent – le lit de l’extrême droite. » Accordons au ministre de l’emploi qu’il possède une bonne dose de créativité dans cette façon de justifier la nécessité de systématiquement nier la réalité.

J’ai l’impression d’entendre un péquiste défendre le modèle québécois…


6 mai 2015

Un communiste en colère Coup de gueule Économie En Vidéos Gauchistan Québec

En octobre 2014, on avait eu une première indication que Pierre Karl Péladeau était un personnage colérique capable d’intimider les gens. Cette impression a été confirmée cette semaine dans un article-choc de Martin Patriquin publié dans le Maclean’s.  Depuis l’histoire a fait boule de neige et d’autres témoins se sont manifestés pour raconter avoir été victime des excès de colère de PKP (ici, ici & ici).

Par contre, c’est autre chose qui a attiré mon attention dans les articles de Martin Patriquin sur PKP…

De « Carl » à « Karl »:

Though he was a philosophy major in his university years—he changed his name from “Carl” to “Karl” in homage to Karl Marx

Ses amis…

Much of the Parti Québécois old guard has lined up behind Péladeau. Writer and former member of the Front Libération du Québec terrorist group Jacques Lanctôt, whose written love affair with Castro’s Cuba is as long as it is profound, has publicly supported Péladeau. Strident separatist Andrée Ferretti, also a long-time communist, praised Péladeau’s “political instincts” and ability to “slake the communal thirst and rid [Quebec] of its federalist and internationalist capitalist vultures.”

Ses préférences musicales…

Soon the former capitalist bogeyman was singing L’internationale, that enduring musical staple of the global socialist movement, with his fans around a pool table.

Depuis son arrivée au PQ, plusieurs personnes ont dit que PKP était de droite et qu’il faisait semblant d’être de gauche pour augmenter ses chances de devenir chef… Et si c’était le contraire. Et si en réalité PKP était de la gauche radicale ? Et si PKP avait plutôt fait semblant d’être de droite lorsqu’il était à la tête de Québecor ?


6 mai 2015

La fiesta albertaine Canada Économie En Chiffres Gauchistan

Quand c’est le party, quand les gens font la fête et s’amusent ferme, personne ne veut que ça s’arrête.  Les gens sont prêts à tout pour que la fête continue, quitte à boire la moindre goutte d’alcool qui leur tombe sous la main en espérant ainsi préserver leur état festif…

Finalement, les Albertains ne sont pas différents des autres, eux aussi veulent poursuivre leur party coûte que coûte…

Quand on regarde les dépenses du gouvernement albertain en proportion de leur richesse, on voit une province frugale qui semble plus raisonnable que le Québec:

Alberta Communiste

Quand Ralph Klein a été élu en 1992, les dépenses du gouvernement en proportion de la taille de l’économie ont fortement diminué.  Ainsi, quand on analyse la taille du gouvernement albertain en fonction du PIB, le secteur public de cette province est presque 2 fois plus petit que celui du Québec: 12,3% vs. 19,4%.

Ces chiffres tendent à démontrer que l’Alberta a un gouvernement beaucoup moins gourmand et omniprésent que le Québec…  Mais l’Alberta est très riche, ce qui a pour effet de biaiser un peu les chiffres.  Si on analyse la taille du gouvernement en fonction des dépenses par habitant, voici ce qu’on obtient:

Alberta Communiste

On peut voir que la très dépensière Alberta a subi une cure minceur à partir de 1992 avec l’arrivée de Ralph Klein, mais à partir de la fin des années 90, les dépenses par habitant sont reparties à la hausse !  En 2013, l’Alberta dépensait l’équivalent de 10 340$ par habitant, soit 1 689$ de plus que le Québec qui fait osciller la balance à 8 642$ !

Bref, l’Alberta a depuis longtemps un gouvernement plus gros et omniprésent que le Québec.  C’était un gros gouvernement que les Albertains avaient les moyens de se payer grâce à leur dynamisme économique, mais voilà que la baisse du pétrole fait en sorte que le gouvernement est devenu trop gros…

Mais comme je disais, les Albertains ne sont pas différents des autres, eux aussi veulent poursuivre leur party coûte que coûte…  Pour éviter que la fiesta se termine, les Albertains ont donc voté pour le parti qui s’est présenté devant les électeurs avec les bras chargés de bouteilles d’alcool…  Résultat, un admirateur d’Hugo Chavez a été élu député pour le NPD avec 62% des votes…  Par contre, avec un party aussi arrosé, il y aura une gueule de bois historique…

Sources:
Ministère Des Finances Du Canada
Tableaux de référence financiers

Statistique Canada
Tableau 051-0001 & 384-0037

Banque du Canada
Taux et statistiques


5 mai 2015

Radios poubelles, secret de polichinelle Coup de gueule Gauchistan Québec

Vendredi dernier, la bonne CSN a annoncé qu’elle allait se mobiliser contre les méchantes « radios poubelles ».  Voici comment la bonne CSN a annoncé sa croisade:

« Leurs propos ne portent jamais à réfléchir, mais à susciter la réaction la plus primaire possible. Ils cherchent un bobo à gratter tous les jours. »

Ironiquement, ce même vendredi, le big boss de la CSN, Jacques Létourneau, est allé tailler le bout de gras avec Benoît Dutrizac.  Entre camarades, il fallait bien discuter de la fête communiste du 1er mai…  Voici le résultat:

Comment le big boss de la CSN, un syndicat en guerre contre la « radio poubelle » a réagi quand Benoît Dutrizac a traité les libéraux de « téteux, parasites et mouches à marde » ?  A-t-il dénoncé son interlocuteur en disant qu’utiliser des qualificatifs aussi orduriers pour décrire des politiciens libéraux était de la « radio poubelle » ?   Jacques Létourneau a-t-il reproché à Benoît Dutrizac « de tenir des propos qui ne portent jamais à réfléchir, mais plutôt à susciter la réaction la plus primaire possible » ?

Pas du tout, le big boss de la CSN a plutôt réagi en disant qu’il appréciait parler avec le bon Benoît !

Cet exemple plutôt banal expose assez clairement un secret de polichinelle à propos des « radios poubelles ».  Au Québec, une radio est dite poubelle non pas à cause de son langage, mais à cause des idées qu’elle exprime.

Autrement dit, une radio qui exprime des idées de droite sera toujours poubelle, peu importe les mots qui sont utilisés.  Inversement, une radio qui est de gauche ne sera jamais poubelle, peu importe les mots utilisés.

Traiter un politicien libéral de nazi ou de mouche à marde, vous ne serez jamais qualifié de « radio poubelle ». Par contre, si vous parlez de l’importance de réduire la taille de l’État vous allez devenir un éboueur des ondes qu’il faut censurer.


4 mai 2015

Le monde selon Dutrizac… Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Pierre Karl Péladeau IEDM

Vous vous rappelez de la conférence de PKP en faveur d’un état puissant et interventionniste à l’IEDM, un think tank gauchiste ?

Moi aussi j’ai oublié…  Pourtant, si on se fie à cette entrevue avec Benoît Dutrizac, pareille chose a déjà dû se produire…  À moins que…

Quelques remarques…

  • PKP reproche au gouvernement libéral de ne pas avoir mis sur pied un consortium québécois pour acheter le Cirque du Soleil…  Par ignorance ou par complaisance, Benoît Dutrizac n’a pas jugé bon demander à PKP pourquoi Québécor, sa compagnie, avait refusé de se joindre à la Caisse de dépôt pour acheter une partie du Cirque.  Si la compagnie de PKP ne voulait pas du Cirque pourquoi d’autres en auraient voulu?
  • Selon PKP, le Québec serait riche parce que la Caisse de dépôt et Investissement Québec, deux créatures gouvernementales, ont de l’argent…  PKP n’a pas réalisé que si les institutions gouvernementales sont riches au Québec, c’est parce que les Québécois sont pauvres… De plus, si la richesse du Québec dépend de la Caisse de dépôt, quelqu’un devrait dire à PKP que Québecor a appauvrit le Québec
  • Durant l’entrevue, après avoir dit qu’il croyait à un état fort et interventionniste, Benoît Dutrizac demande à PKP s’il est trop de droite pour le PQ…  Le pauvre Benoît Dutrizac, un analphabète économique, n’a pas réalisé que l’interventionnisme étatique est une pierre angulaire de l’idéologie gauchiste !  PKP ne peut pas être trop à droite pour le PQ, depuis qu’il a fait le saut en politique, PKP est devenu un membre de la bonne gauche québécoise !

L’entrevue aurait pu être intéressante et corsée.  Malheureusement, Benoît Dutrizac est un interviewer trop ignorant ou trop partisan pour faire correctement son travail…  Remarquer que les deux concepts ne sont pas mutuellement exclusifs, même qu’ils sont plutôt synergiques dans le cas de Benoît…