Antagoniste


17 février 2015

Le pays imaginaire de la gauche Économie France Gauchistan Revue de presse

Le Figaro

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Contre le chômage, la présidente du MJS préconise une année sabbatique
Le Figaro

Permettre le travail du dimanche ou faciliter les heures supplémentaires, très peu pour Laura Slimani. La présidente du « mouvement des jeunes socialistes », invitée sur Sud Radio, avance des pistes assez divergentes de celles étudiées par le gouvernement de Manuel Valls. «La seule manière pour créer massivement de l’emploi ces dix dernières années, ce sont les 35 heures de Martine Aubry», estime la militante du parti socualiste. Une mesure visionnaire à ses yeux: «Je suis de ceux qui pensent, aujourd’hui, en 2015, au XXIème siècle, qu’il faut réduire le temps de travail. Pas uniquement en France, mais partout en Europe».

Et la réduction du temps de travail peut se concrétiser de plusieurs différentes explique-t-elle. «On peut le faire dans la semaine, mais on peut aussi le faire dans l’année. Par exemple, en proposant une année sabbatique à chaque salarié», propose la chef de file des jeunes socialistes. Au Lab, cette dernière détaille sa proposition en proposant qu’une année de repos soit permise tous les 10 ou 20 ans «dans le cadre, évidemment, d’accords avec les partenaires sociaux». Une mesure de bon sens selon elle: «On est dans un dogme qui est de dire qu’il faut travailler plus alors qu’en fait, de fait, la société travaille moins. Ce n’est pas parce qu’elle ne veut pas travailler, mais c’est parce qu’on a des gains de productivité qui augmentent tellement que, finalement, on ne peut pas continuer à travailler autant», juge-t-elle au micro de Sud Radio.

Soupir…


11 février 2015
11 février 2015

La dépendance des Québécois Canada Économie En Chiffres Gauchistan Québec

La semaine dernière, j’ai écrit un billet sur l’indice de dépendance économique dans les régions du Québec. L’indice de dépendance économique mesure le pourcentage des revenus des gens qui viennent d’un chèque du gouvernement. Par exemple, en Gaspésie, c’est 47,9% des revenus de la population qui viennent du gouvernement.

Je reviens sur ce sujet pour vous présenter des chiffres extrêmement préoccupants pour le Québec.  Voici comment cet indice a évolué depuis 2000 dans les provinces canadiennes:

Économie Québec

Le Québec, avec un score de 22,3%, en 2012 (statistiques les plus récentes) fait moins bien que la moyenne canadienne (score de 17,1%).  Par contre, le Québec n’est pas dernier; en 2012 nous étions mieux que la Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve, le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard.

Mais les gens les plus observateurs auront remarqué une tendance inquiétante pour le Québec: l’augmentation de l’indice de dépendance économique ces douze dernières années. En effet, en 2000, 18,7% des revenus des Québécois venaient d’un chèque du gouvernement, en 2012 cette proportion est passée à 22,3%, pour une augmentation spectaculaire de 19,3%.  Voici comment a évolué l’indice de dépendance économique au Canada durant la même période.

Économie Québec

Depuis l’an 2002, le Québec est la 2e province à être devenue la plus dépendante du gouvernement. Seul l’Ontario a fait pire (+19,3% vs. +24,8%).  Par contre, la brusque augmentation de l’Ontario est due à la hausse spectaculaire du taux de chômage lors de la récession.  Depuis la fin de la récession, l’indice ontarien est en baisse alors que celui du Québec est toujours en hausse.

Dans les provinces de l’Atlantique, l’indice a diminué ou très légèrement augmenté.  Ce qui revient à dire qu’au rythme où vont les choses, les Québécois pourraient devenir les gens les plus dépendants du gouvernement d’ici quelques années.

Des Québécois de plus en plus dépendants du gouvernement, un autre héritage de la Révolution tranquille dont on aurait pu se passer…

Source:
Statistique Canada
Tableau 111-0025


5 février 2015

La gauche et les vaccins États-Unis Gauchistan Revue de presse

Science

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Why the ‘Prius Driving, Composting’ Set Fears Vaccines
Science

Journalist Seth Mnookin’s new book, The Panic Virus: A True Story of Medicine, Science, and Fear, explores the public health scare over vaccines and autism.Mnookin warns of grave consequences. Vaccine rates are falling below the level needed to prevent an outbreak in a growing number of communities, including ones with wealthy, educated populations. Last week, Mnookin spoke with ScienceInsider about why.

Q: There’s a perception that vaccine refusal is especially common among affluent, well-educated, politically liberal parents—is there any truth to that?

S.M.: I think it taps into the organic natural movement in a lot of ways.

I talked to a public health official and asked him what’s the best way to anticipate where there might be higher than normal rates of vaccine noncompliance, and he said take a map and put a pin wherever there’s a Whole Foods. I sort of laughed, and he said, « No, really, I’m not joking. » It’s those communities with the Prius driving, composting, organic food-eating people.

On a beaucoup parlé du mouvement anti-vaccin dans l’actualité américaine depuis une semaine.

Il est important de rappeler que ce dangereux mouvement est surtout composé de gauchistes (anti-capitaliste, anti-pharmaceutique, anti-OGM…).

P.-S. Un « Whole Food » est une épicerie qui ne vend que des aliments bios.


4 février 2015

Que le cirque commence! En Vidéos Gauchistan Québec

Aujourd’hui, c’est le début officiel de la course à la chefferie du PQ…

Un freak show qui va durer trois mois et pendant lesquels on va parler de trucs qui intéressent seulement les médias…

M’enfin, voici un petit vidéo qui résume assez bien de quoi aura l’air cette campagne…

Trois mois de campagne résumés en quatre minutes.


4 février 2015

L’occupation du territoire… Canada Économie En Chiffres Gauchistan Québec

La semaine dernière, le Conseil du patronat a osé parler d’un sujet tabou au Québec: les régions…

Les propos étaient rationnels, logiques et cohérents. Le Conseil du patronat a simplement signalé que le gouvernement devrait encourager les citoyens à quitter les régions pauvres pour s’établir là où il y a de l’emploi. Le gros bon sens, c’est ce que font les Américains depuis la nuit des temps.

Mais les Québécois étant pour la plupart des êtres émotifs allergiques aux démarches comptables, des gens ont immédiatement grimpé dans les rideaux… Il n’en fallait pas plus pour que le courageux Conseil du patronat présente ses excuses

Dans les régions, on s’est défendu en criant « on n’est pas des BS ». Désolé d’être politiquement incorrect, mais dans certaines régions, il y a beaucoup de « BS »…

Voici l’indice de dépendance économique (RDÉ) des 17 régions administratives du Québec et des 9 provinces canadiennes. Pour une région donnée, RDÉ représente le pourcentage des revenus totaux qui viennent d’un chèque du gouvernement (chômage, assistance sociale, Prestations fiscales pour enfants, crédits pour TPS/TVQ, etc.).

BS Québec

Quelques observations plutôt troublantes:

  • Dans la province de Québec, 22,3% des revenus de la population viennent d’un chèque du gouvernement. C’est largement au-dessus de la moyenne canadienne qui se trouve à 17,1%.
  • Une seule région au Québec fait mieux que la moyenne canadienne, soit l’Outaouais (17,0% vs. 17,1%).
  • Près de la moitié des régions du Québec ont un score similaire aux provinces des maritimes. Nous ne sommes pas très loin de la prédiction de Jean Chrétien qui a déjà dit que le Québec finirait par devenir un gros Nouveau-Brunswick…
  • La Gaspésie est la pire région du Québec.  Dans cette région, presque 50% des revenus de la population vient d’un chèque du gouvernement.  À titre indicatif l’Île-du-Prince-Édouard est la pire province canadienne avec un score de 27,2%.
  • Garder en tête que ces chiffres ne tiennent pas compte du gaspillage dans des projets comme les éoliennes ou une cimenterie…

Devant de pareils chiffres, force est de constater que la suggestion du Conseil du patronat n’était pas dénuée de sens.  L’exploitation des ressources naturelles est la seule raison qui justifie l’existence des régions… ressources !  C’est ce qui est à l’origine de leur création. Ce n’est pas l’exploitation de quelques Bed & Breakfast ouverts quatre mois par année qui permettent à ces régions d’être viables économiquement, mais uniquement l’exploitation des ressources naturelles. Sans l’exploitation de ces ressources, on condamne ces régions à la misère et, éventuellement, à la fermeture. Une région ressource sans ressource n’a pas lieu d’être.

Maintenir artificiellement en vie des régions qui refusent d’exploiter le pétrole, le gaz de schiste, l’uraniuml’apatite, la forêt ou un port pétrolier serait tout aussi ridicule que de payer des gens pour aller travailler dans une usine vide…

Mais que voulez-vous…  Au Québec, le dogme de l’occupation du territoire a transformé certaines régions en musée hautement subventionné que plus personne ne visite… On prétend y conserver quelque chose, mais personne ne semble savoir quoi et dans quel but…

Par contre, les libéraux semblent avoir compris que le Québec n’avait plus les moyens de faire vivre toutes les régions, espérons qu’ils auront le courage d’aller au bout des choses.

Sources:
Institut de la statistiques du Québec
Profils statistiques des régions administratives et des MRC

Statistique Canada
Tableau 111-0025


29 janvier 2015

Intervention divine Économie Gauchistan Revue de presse

Libération

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Venezuela: Maduro s’en remet à Dieu pour résoudre la crise économique
Libération

«Le pétrole ne remontera jamais à 100 dollars, mais Dieu pourvoira» aux destinées du Venezuela : c’est par ces mots que le président socialiste Nicolas Maduro a tenu mercredi soir à rassurer ses concitoyens confrontés à une grave crise économique.

Invocation des mannes célestes, mais aussi modification de la politique de changes, éventuelle augmentation du prix de l’essence…: les mesures annoncées par M. Maduro pour lutter contre la crise que traverse ce pays pétrolier ont été jugées largement insuffisantes par des analystes économiques.

Et provoqué l’inquiétude de la population victime d’un taux d’inflation record (64% par an), de pénuries grandissantes de produits alimentaires, médicaux ou industriels, et d’un déficit budgétaire de 20% du PIB, essentiellement provoqué par la chute vertigineuse des cours du pétrole – qui représente 96% des revenus en devises de l’Etat.

Certains supermarchés d’Etat, expropriés à des groupes privés ces dernières années et dans lesquels sont vendus des produits subventionnés, ont commencé à limiter l’accès de la clientèle à certains jours de la semaine en fonction du numéro de la carte d’identité.

Les belles âmes gauchistes au Québec se sont réjouies plus tôt cette semaine de l’élection des intégristes de gauche en Grèce y voyant là un vent de fraîcheur.

Ces belles âmes oublient de nous dire qu’il y a quelques années, c’est le Venezuela qui était l’objet de leur admiration.

M’enfin, l’expérience vénézuélienne ayant mal tourné, aujourd’hui la bonne gauche fait comme si Chavez n’avait jamais existé. Qu’importe, parions que dans quelques années, si les fondamentalistes de gauche gardent le pouvoir en Grèce, les politiciens seront eux aussi obligés de s’en remettre à dieu pour boucler leur budget.


21 janvier 2015

Ce qu’on ne dit pas… Coup de gueule Gauchistan Québec

PropagandisteDans la semaine du 18 au 24 novembre 2014, les médias ont abondamment parlé de la fuite de la stratégie de communication de TransCanada pour faire aboutir son projet de pipeline.  Bien que le contenu de ce document était plutôt banal, cette nouvelle fut la 3e la plus médiatisée au Québec cette semaine-là.

La semaine dernière, c’est un document de la FTQ qui a été coulé dans les médias.  Ce document explique comment des cotisations syndicales seront utilisées pour faire campagne contre le parti conservateur lors de la prochaine élection.  Une histoire qui n’est pas sans rappeler une précédente violation de la loi électorale du Québec par la FTQ

Même si l’histoire de la FTQ était énorme, contrairement à celle de TransCanada, elle ne s’est pas retrouvée dans les cinq nouvelles les plus médiatisées de la semaine. Certains seront peut-être tentés de répondre que c’était normal, en raison de l’actualité de la semaine qui était très dense (Charlie Hebdo, crise de l’eau potable à Longueuil, etc.), mais peu importe les excuses, un fait demeure: la fuite du document de la FTQ n’a pas été dans les cinq nouvelles les plus médiatisées de la semaine parce que les médias ont décidé de parler d’autre chose.

Cette histoire nous rappelle que le biais gauchiste des médias ne se limite pas à ce que les journalistes disent, mais aussi (et surtout) à ce qu’ils ne disent pas…


20 janvier 2015

Ceux qui ne réfléchissent pas Arguing with Idiots Coup de gueule Économie Gauchistan International

Gauche Égalité

Hier, la bonne gauche a essayé de nous tirer une larme en nous parlant d’une étude populiste et démagogue produite par Oxfam (des exemples ici, ici et ici).

Selon cette étude, d’ici peu 1% de la population mondiale va détenir plus de 50% de la richesse planétaire. À la vue de cette étude, nos belles âmes gauchistes ont toutes eu la même réaction: que faire pour réduire ces inégalités. Mais avant de se demander comment réduire les inégalités, il faudrait d’abord se demander si ces inégalités représentent un problème…

En 2014, malgré l’augmentation des inégalités, le nombre de conflits armés a diminué à un niveau historique, l’espérance de vie a atteint un nouveau sommet et la pauvreté a reculé aux plus bas niveaux jamais observés (les sciences humaines sans math ne semblent pas avoir réalisé encore que la pauvreté peut diminuer même si les inégalités augmentent). En bref, même si Oxfam et la bonne gauche déchirent leurs chemises à propos de l’augmentation des inégalités, nous sommes plus riches, plus en santé et plus en sécurité que nous ne l’avons jamais été ! Donc il est où le problème ?

Plus que jamais, il faut réaliser que les inégalités représentent un « problème » uniquement pour les gens qui sont incapables de réfléchir…

Source:
The Daily Telegraph
Goodbye to one of the best years in history


19 janvier 2015

L’intention avant les résultats Canada Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Il y a quelques semaines, le ministre Yves Bolduc a créé une véritable commotion en disant qu’il songeait à augmenter les ratios maîtres-élèves. Que voulez-vous, la bête étatique est allergique au changement et ne tolère pas la moindre remise en question.

Mais au-delà des coups de gueule des syndicats que disent les chiffres sur les ratios maîtres-élèves au Québec ? La réponse risque de déplaire à la bonne gauche.

Éducation Québec

Le Québec est la province avec les plus bas ratios du Canada alors que c’est dans l’Ouest que l’on retrouve les plus hauts. Par conséquent, on devrait s’attendre à ce que le Québec soit la province avec le moins de décrochage alors que celle de l’Ouest devrait faire piètre figure. Or, il n’en est rien…

Éducation Québec

Le Québec a le ratio maîtres-élèves le plus bas et le taux de décrochage le plus haut…  D’ailleurs, quand on regarde les chiffres, il est difficile d’établir une corrélation entre le taux de décrochage et le ratio maîtres-élèves.  Pourtant, nos bons syndicats prétendent que la qualité de l’éducation passe par de petites classes…

M’enfin, au Québec, ce qui importe, ce ne sont pas les résultats, mais les intentions.  Par conséquent, même si on sait que ratio maîtres-élèves n’est pas un gage de qualité, la machine fera tout en son pouvoir pour maintenir le statu quo.

Sources:
Sources:
MEQ
Rapport élèves-enseignant dans les commissions scolaires

Ressources humaines et Développement des compétences Canada
Apprentissage – Décrochage scolaire


7 janvier 2015

Le prix de l’indépendance Canada Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Durant le rush du temps des fêtes, l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) a publié l’édition 2014 des « comptes économiques des revenus et dépenses du Québec ».

Encore une fois, les nouvelles sont mauvaises pour les péquistes, on pourrait même dire qu’elles sont mortelles pour leur option… Voici ce que dit l’ISQ sur les recettes et dépenses de l’administration fédérale au Québec. Les recettes représentent les taxes, impôts tarifs et cotisations prélevées au Québec par le fédéral et les dépenses représentent l’ensemble des transferts et des subventions du gouvernement fédéral au Québec.

Les BS du PQ

Pour l’année 2013, ce sont les chiffres les plus récents, le gouvernement canadien est venu chercher un grand total de 44,061 milliards dans les poches des Québécois via des taxes, impôts et cotisation de toute sorte. Par contre, ce même gouvernement a dépensé au Québec 61,892 milliards de dollars via ses programmes sociaux, subventions aux entreprises, paiements de transfert au gouvernement et particulier, etc. Donc au final, le gouvernement fédéral perd de l’argent au Québec, le manque à gagner est de 15,832 milliards de dollars. En bref, si demain matin le Québec devenait indépendant, la province serait moins riche de 15,832 milliards de dollars.

Autrement dit, pour que l’indépendance soit à coût nul pour le Québec, le gouvernement devrait aller chercher 15,832 milliards de dollars dans les poches des Québécois, soit l’équivalent de 1 927$/habitant à chaque année (ce qui représente 7 709$ pour une famille de 2 adultes et 2 enfants). Ce n’est pas donné l’indépendance…

P.-S. Cette année, le Québec va recevoir la somme record de 9,5 milliards en péréquation, un programme qui est exclusivement réservé aux provinces pauvres.  Autrement dit, même si le Québec ne représente que 23% de la population, nous allons recevoir 55% de la péréquation.

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Comptes économiques des revenus et dépenses du Québec (Tableau 4.2, p.59)


6 janvier 2015

Les socialistes se cassent la gueule Économie France Gauchistan Revue de presse

L'essentiel

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La France enterre sa taxe sur les très hauts revenus
L’essentiel

Promise par M. Hollande dans un meeting de campagne en 2012, édulcorée après son élection, cette «contribution exceptionnelle de solidarité» vit ses ultimes semaines: les entreprises qui la paient ont jusqu’au 1er février pour verser leur dernier écot. La disparition de ce prélèvement controversé était programmée de longue date. Le Premier ministre, Manuel Valls, avait lui-même annoncé dès octobre lors d’un déplacement à Londres que cet impôt ne serait pas prolongé. Dans une France à la fiscalité parmi les plus élevées d’Europe, aucun impôt n’a fait couler autant d’encre depuis les années 80 et l’instauration par François Mitterrand de l’impôt sur la fortune. Lancée en février 2012 à la surprise générale, le coup politique de la taxe à 75% avait permis à M. Hollande de doper sa campagne présidentielle.

Selon les projections du gouvernement, la taxe à 75% aura rapporté en deux années d’existence un peu plus de 400 millions d’euros, un montant quasi anecdotique au regard des milliards du déficit de la France. Sa non-prolongation coïncide avec le tournant réformiste pris l’an dernier par M. Hollande, avec une politique axée sur l’allègement des charges des entreprises pour relancer l’investissement et l’emploi dans un pays confronté à un chômage record. Ironie de l’histoire, le symbole de ce virage, Emmanuel Macron, ancien proche conseiller du président promu fin août ministre de l’Économie, avait lui-même brocardé en 2012 la taxe à 75% en affirmant qu’elle relevait de «Cuba sans le soleil».

La taxe française à 75% sur les super-riches c’est la solution miracle de tous les socialistes de la planète: il faut taxer les riches !

Cette taxe n’a rapporté que 200 millions d’euro par année sur des dépense de plus de 450 milliards d’euro, à peine 0,04% du budget ! Bref, la solution miracle de la gauche, elle ne fonctionne pas !

Anecdote amusante, des 200 millions que rapportait la super-taxe, 20 millions venaient des joueurs de soccer de première division.


17 décembre 2014

Une nation de peureux Coup de gueule Économie En Images Environnement États-Unis Gauchistan Québec

Hier, le premier ministre Philippe Couillard, dit le peureux,  a insulté les Québécois pourvus d’une activité cérébrale en rejetant catégoriquement l’exploitation du gaz de schiste au Québec. Cette décision, qui condamne un peu plus le Québec à rester pauvre, est basée sur un rapport idéologique/dogmatique du BAPE qui est arrivé à la conclusion loufoque que le Québec ne pourrait jamais faire d’argent avec cette ressource naturelle.  Qu’importe si en Pennsylvanie l’exploitation des gaz de schiste a fait augmenter l’emploi de 250% et les salaires de 111% dans ce secteur d’activité, au Québec on est jamais capable de faire les choses comme les autres…

Notre courageux premier ministre a aussi fait valoir que nous ne pouvions pas exploiter les gaz de schiste dans les basses terres du St-Laurent, car cette zone était…  trop densément peuple !  Sans blague, voici dans quelle mesure on a creusé des puits de gaz de schiste dans la formation de Barnett au Texas, notez l’apparition des puits en zone urbaine de Fort Worth (835 habitants/km²):

Schiste Québec

Depuis le milieu des années 2000, des milliers de puits ont été creusés en zone urbaine et en banlieue de Forth Worth et malgré tout, aucun désastre écologique, aucun accident industriel et aucune mortalité…  Voulez-vous me dire de quoi les Québécois ont peur ?  Si les Texans peuvent exploiter de manière sécuritaire leur gaz de schiste, pourquoi les Québécois ne pourraient-ils pas faire de même ?  Le BAPE et Philippe Couillard pensent-ils que nous sommes moins intelligents que les Américains ?

En passant, le vice-président du BAPE est un diplômé en sciences politiques et en philosophie qui a gagné sa vie comme chroniqueur-activiste pour Le Devoir, une feuille de chou nationalo-étatiste.  Ceci explique cela…

Au fait, pourquoi au Québec on élit des députés et on nomme un ministre de l’environnement et des ressources naturelles quand les décisions sont prises par des gens non élus comme les activistes du BAPE et de la colonie artistique ?  Qu’on ferme ces deux ministères maintenant devenus inutiles, on va sauver de l’argent…

Source:
EIA
Technology drives natural gas production growth from shale gas formations


10 décembre 2014

Sauve qui peut ! Économie Gauchistan Québec

Hier, l’institut de la statistique du Québec a publié son bilan démographique pour l’année 2013. Mauvaise nouvelle pour le Québec, le taux d’accroissement de la population est passé de 9,1‰ en 2012 à 7,7‰ en 2013.  Cette baisse relativement importante est le résultat d’une immigration internationale moins abondante, un recul de 3 050 personnes, mais surtout d’un exode massif des Québécois vers les autres provinces canadiennes.  Jugez par vous-même.

Quitter Le Québec

En 2013, le solde migratoire a été de -13 086 personnes, des gens qui ont quitté le Québec pour surtout aller vivre en Ontario (7 100 personnes) et en Alberta (4 700 personnes).  Les pertes de l’année 2013 sont les pires en 15 ans…  À titre indicatif, une perte de 13 086 personnes, c’est un peu comme si la population de Matane se volatilisait dans une autre province…

On peut dire que les péquistes et le stupide débat sur la charte ont poussé plusieurs Québécois vers la sortie.  De plus, il est bon de rappeler que ce ne sont pas les pires qui quittent le Québec pour refaire leur vie dans une autre province, au contraire…  Quoique faire partir les meilleurs est peut-être une stratégie référendaire…

P.-S. Si le modèle québécois est une réussite qui fait l’envie du monde entier, pourquoi le Québec a un solde migratoire négatif avec les autres provinces?

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Le bilan démographique du Québec. Édition 2014


3 décembre 2014

Fermer pour la business Coup de gueule Économie En Vidéos Gauchistan International Mondialisation Québec

Au sujet de de la construction d’un port pétrolier à Cacouna, Pierre Karl Péladeau a déclaré ceci il y a quelques semaines:

« Ces questions sont multipliables à grande échelle : pourquoi par exemple, laissons-nous passer les bateaux sur la voie maritime de notre fleuve Saint-Laurent sans avoir une seule cenne de redevance ? Croyez-vous que c’est gratuit de passer le canal de Panama ? »

Le pauvre PKP semble avoir oublié que le canal de Panama est une construction humaine, un réseau d’écluses qui doit être opéré et entretenu par plus de 9 000 personnes.  C’est pour cette raison que les navires doivent s’acquitter d’un péage quand ils empruntent cette infrastructure.  D’ailleurs, c’est la même chose sur la voie maritime du St-Laurent.  Lorsque les navires transitent entre le St-Laurent et les Grand-Lacs, ils doivent payer pour utiliser les treize écluses canadiennes et les deux écluses américaines. M’enfin, ce qui a surtout retenu mon attention c’est l’idée d’imposer un péage sur le fleuve St-Laurent, une idée qui a été répétée lundi par PKP lors d’une entrevue avec Paul Arcand.

Imposer un péage sur le St-Laurent, c’est entraver le commerce, c’est mettre une barrière de plus dans une province qui en compte déjà beaucoup trop, c’est un repli sur soi et se fermer sur le monde; c’est dire au reste de la planète que le Québec est fermé pour la business.  Bref, c’est tout le contraire du chemin emprunté par Singapour.

Singapour est une petite île à peine plus grande que Montréal, mais qui compte une population de 5,3 millions d’habitants. Cette petite île est dénuée de toutes ressources naturelles et l’agriculture y est à peu près inexistante.  Malgré tout, Singapour est l’un des pays les plus riches de la planète.  Comment un petit pays qui doit importer toutes ses matières premières et ses denrées alimentaires, a-t-il pu devenir aussi riche ?  La réponse est simple: Singapour a décidé de s’ouvrir sur le monde.

Singapour n’a pas imposé un péage aux navires naviguant dans ses eaux, au contraire !  Singapour a plutôt misé sur l’ouverture sur le monde: pas de péage, pas de douane, pas de tarifs, pas de taxes.  Singapour a envoyé le message suivant: venez chez nous, nous sommes ouverts pour la business !  Avec cette stratégie, Singapour a construit le plus gros port de la planète, un carrefour du commerce international qui est devenu un incontournable pour les armateurs.  Tout ce trafic maritime, attiré par cette « ouverture », a créé dans son sillage une économie riche et dynamique, voyez par vous-même (un merveilleux petit vidéo à voir absolument):

Le plan de PKP consiste à faire exactement l’inverse de Singapour: un péage qui va envoyer le message que le Québec est fermé sur le monde et fermé pour la business. Il est évident que Québec ne sera jamais Singapour, notre situation géographique n’est pas la même, mais ce qui importe ici ce sont les incitatifs et le message qui est projeté. Taxer le commerce international est le plus mauvais des messages qu’un politicien peut envoyer au reste de la planète, agir de la sorte c’est accepter de rester petit en réduisant le nombre d’opportunités économiques.

Les politiciens qui s’imaginent que les gouvernements ont un problème de revenus et pas de dépenses sont des dangers économiques.