Antagoniste


1 octobre 2014

Conservatisme culturel Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

SocialismeDepuis que le gouvernement a annoncé qu’il envisageait la possibilité de fermer les conservatoires en région pour confier cet enseignement aux écoles privées, la bonne gauche n’en finit plus de s’émouvoir. Que voulez-vous; au Québec la culture c’est du fétichisme… Pour nos politiciens, il serait probablement plus facile de couper l’aide aux handicapés que de couper en culture, et ce, même si cette décision devait mettre en danger la vie des handicapés.

Dimanche dernier, on a vu une autre manifestation de ce fétichisme culturel sur le plateau de Tout le monde en parle. Voici quelques chiffres à propos des conservatoires en région qui ne se sont pas retrouvés sur les cartons de l’animateur…

Au Québec, on compte un total de 832 élèves dans tous les conservatoires qui se séparent un budget de 34 124 000$, soit l’équivalent de 41 014$ par étudiants chaque année.  C’est beaucoup d’argent et ont veut nous faire croire qu’il est impossible de couper qquelques millions de dollars dans ce buffet ! Rappelons aussi que dans les conservatoires publics, seulement 21,3% des étudiants inscrits au niveau collégial obtiennent leur diplôme dans un délai normal de 2 ans. Dans les conservatoires privés, cette proportion passe à 86,7% !

Au Québec, on compte 5 conservatoires en région: Gatineau, Rimouski, Saguenay, Trois-Rivières et Val-d’Or. Voici l’effectif étudiant dans ces conservatoires:

  • Gatineau: 101
  • Rimouski: 61
  • Saguenay: 57
  • Trois-Rivières: 75
  • Val-d’Or: 55

Donc, les conservatoires en région ne représentent que 42% de l’effectif total.  La balance, 58%, se retrouve à Montréal et Québec.  En termes de dépense, les conservatoires en région dépensent l’équivalent de 14 313 886$ et on veut nous faire croire qu’il n’y a pas d’exagération, que rien ne peut être coupé ?

Le hockey fait partie de notre culture autant que la musique, pourtant, personne n’a demandé au gouvernement d’ouvrir des écoles de hockey en région. Tout le monde se satisfait des programmes « sport-étude » et des écoles privées. Pourquoi devrait-il en être autrement avec la culture ?

De plus, même si on ferme les conservatoires en régions, ceux de Québec et Montréal seront toujours là.  Déménager pour pouvoir étudier dans un CÉGEP ou une université est le lot d’une majorité d’étudiants au Québec.

Quand je vois les régions réclamer à grand coup de millions des conservatoires de musique je me rappelle que le Québec a une dette de 270 000 000 000$ et je me demande si le Québec a encore les moyens d’avoir des régions…

Source:
Conservatoire Québec
Rapport annuel d’activités 2012-2013 du Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec


30 septembre 2014

Achat local, pauvreté globale Coup de gueule Économie Gauchistan Mondialisation Québec

PKP

La semaine dernière dans La Presse, on rapportait les propos suivants de Pierre-Karl Péladeau à propos de l’achat local:

« Aussi simple que l’avait mentionné nos patriotes des années 1830, n’y a-t-il pas un meilleur geste pour s’enrichir comme collectivité que de s’entraider et consommer les produits de nos concitoyens? Ce qui était vrai il y autant d’années est encore aussi vrai aujourd’hui! »

Si Pierre-Karl Péladeau avait été le premier ministre du Québec, aurait-il donné son appui au traité de libre-échange avec les États-Unis ?  M’enfin, cette déclaration nous rappelle que le nationalisme est d’abord et avant tout une doctrine gauchiste.

Pour réaliser à quel point il est ridicule de penser que l’achat local est un outil d’enrichissement, partons du principe que Pierre-Karl Péladeau a raison i.e. que si on achète à des étrangers, la province s’appauvrit. Donc, pour enrichir la province, le gouvernement décide d’interdire aux étrangers de vendre leurs produits au Québec. On rend donc obligatoire l’achat québécois.

Les gens de la Montérégie, voyant que le Québec espère s’enrichir en fermant ses frontières aux étrangers, décident d’en faire autant et on interdit aux autres régions de faire de vendre leurs produits en Montérégie. On rend donc obligatoire l’achat montérégien.

Si la Montérégie peut s’enrichir en fermant ses frontières, alors la ville de Granby décide de copier cette mesure en interdisant les échanges économiques avec les autres villes montérégiennes, évitant ainsi que les gens de Saint-Hyacinthe puissent vendre leurs produits dans leur ville. On rend donc obligatoire l’achat granbyen.

Voyant que la ville de Granby espère s’enrichir en fermant ses frontières, la famille Gendron décide de faire de même en interdisant l’achat de produits fabriqués par les autres familles de la ville. Elle veut ainsi faire en sorte que les profits générés par les différentes activités économiques seront toujours contrôlés par les Gendron. On rend donc obligatoire l’achat familial.

Réalisant que sa famille espère s’enrichir en interdisant les interactions avec les autres familles de Granby, Paul Gendron décide de s’isoler complètement du reste de la civilisation et de produire lui-même tout ce qu’il consomme, c’est la forme ultime d’achat local. Paul Gendron pense ainsi devenir un homme riche puisqu’il vivra dans un système où personne ne pourra faire de profits à ses dépens. Si le modèle économique des national-protectionniste fonctionnait, alors les ermites vivant en autarcie seraient des gens riches. Malheureusement pour eux, on sait tous que c’est la situation inverse qui prévaut; en s’isolant du reste de la civilisation Paul Gendron ne s’enrichira pas, il va plutôt s’appauvrir.

Chaque fois qu’on augmente d’un cran la politique d’achat local, les gens s’appauvrissent un peu plus, car ils ne peuvent plus profiter de la spécialisation de la main-d’oeuvre, les gens doivent devenir des jack-of-all-trades. Des gens qui sont certes capables de tout faire, mais qui ne font rien de manière efficace. Si l’achat local est ridicule à l’échelle familiale, il l’est tout autant à l’échelle provinciale; si un individu ne devient pas plus riche en vivant en ermite, une province ne peut pas devenir plus riche en vivant en ermite.

Le système économique prôné par Pierre-Karl Péladeau a un nom, il s’agit du mercantilisme. Selon cette théorie économique, une nation peut uniquement prospérer en ayant une balance commerciale positive. Cette théorie a été réfutée au 17e siècle…

Quand on est citoyen du monde, l’achat local dans un « village global » signifie l’achat de produit « Made On Earth ».

P.-S. On attend toujours que Pierre-Karl Péladeau formule sa première politique de droite depuis son arrivée au PQ…


29 septembre 2014

La république de nananes Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Écouter ceci…

Amir Khadir aime le théâtre, mais il n’est pas un passionné de hockey. Par conséquent, Amir Khadir pense qu’on devrait subventionner les artistes, mais pas la construction d’un aréna.

Denis Gravel et Jérôme Landry aiment le hockey, mais ils ne sont pas des passionnés de théâtre. Par conséquent, Denis Gravel et Jérôme Landry pensent qu’on devrait subventionner la construction d’un aréna, mais pas les artistes.

Amir Khadir, Denis Gravel et Jérôme Landry partagent la même culture politique, ils défendent le même principe: celui de subventionner ce qu’ils aiment et de couper dans ce qu’ils n’aiment pas. Amir Khadir, Denis Gravel et Jérôme Landry, même combat. Ils n’aiment pas tous la même chose, mais ils s’entendent sur le fait que l’on doit subventionner ce qu’on aime, peu importe le prix.

Ils ne sont pas les seuls, au Québec les gens n’ont pas de boussole idéologique pour reprendre l’expression d’Adrien Pouliot. Ici, tout le monde veut couper ce qu’ils n’aiment pas et tout le monde veut subventionner ce qu’ils aiment. Résultat: pour que tout le monde soit content et pour acheter la « paix sociale », on ne coupe rien et on subventionne tout.

Voilà comment s’est construit le modèle québécois et comment nous avons pu accumuler une dette de 270 milliards de dollars.


25 septembre 2014

Péquisterie pétrolière Coup de gueule Environnement Gauchistan Québec

péquiste en uniformeLe PQ, Bernard Drainville en tête, s’est trouvé un nouveau gadget populiste pour étaler sa démagogie dans les médias. Exit la charte, la nouvelle menace c’est le pétrole sale des sales Albertains !

C’est quand même incroyable, en 2013, année où le PQ a été au pouvoir, 65 millions de barils de pétrole ont circulé sur le fleuve pour se rendre au port de Montréal.  Pourtant, pas une seule récrimination de la part des péquistes.  Ils ont été au pouvoir pendant dix-huit longs (trop longs) mois et c’est maintenant que les péquistes découvrent qu’il se transporte du pétrole sur le fleuve.  Peut-être qu’à l’époque les péquistes n’ont pas chialé parce que le pétrole transporté n’était pas albertain, la gauche semble avoir une haine maladive de l’Alberta…

Mais la gogauche va sans doute me répondre que cette fois-ci ce n’est pas pareil puisque depuis le début de la semaine, pour la toute première fois de l’histoire, un pétrolier géant, le Minerva Gloria, a circulé sur le fleuve pour se rendre à Sorel !

Vraiment ?

Si vous avez cru cette histoire, c’est que vous avez été victime d’un travail médiocre de la part des journalistes de Radio-Canada. Les pétroliers géants circulent sur le fleuve depuis décembre 2013.  Le 6 décembre dernier, le port de Montréal a reçu le MT Overseas Portland, un grand pétrolier Aframax.  Le MT Overseas Portland mesure 250 mètres par 44 mètres, exactement la même taille que le Minerva Gloria !  Pourtant, ni le PQ ni les journalistes ne s’en sont plaints.  À l’époque, personne ne parlait d’un complot de Stephen Harper et de Transport Canada pour empoissonner le fleuve.

Résumons: quand le PQ était au pouvoir, un pétrolier de la même taille que le Minerva Gloria a circulé sur le fleuve sur une distance plus grande. Pourtant, pas une seule critique de la part du PQ.  Rien, niet, zéro, nada. Pourquoi ce silence ?  Parce que le pétrole transporté par le MT Overseas Portland n’était pas albertain ?  M’enfin, peu importe la raison, cet exemple ne fait que montrer à quel point le PQ est devenu un parti risible, inutile, hypocrite, démagogue et méprisable.


24 septembre 2014

La prophétie française Économie En Images France Gauchistan

La France c’est comme le Québec, mais sans la péréquation pour leur sauver le cul. Par conséquent, leur déchéance à quelques années d’avance sur nous…  Voici ce qui guette le Québec tant et aussi longtemps qu’on n’aura pas jeté aux ordures le modèle québécois:

Le socialisme, une machine à broyer les Hommes…


17 septembre 2014

Les richesses socialistes Économie En Vidéos Gauchistan International

Selon la légende, on dit que Midas pouvait transformer en or tout ce qu’il touchait…  Le socialisme c’est exactement l’inverse…

La Bolivie, c’est un peu comme le Québec… Là-bas comme ici, on aime mieux se faire fourrer par les nôtres plutôt que de faire de bonnes affaires avec des étrangers…


16 septembre 2014

La faillite du socialisme Économie Gauchistan Revue de presse Venezuela

Bloomberg BusinessWeek

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Venezuelan Default Suggested by Harvard Economist
Bloomberg BusinessWeek

As Venezuela racks up billions of dollars of arrears with importers that are fueling the worst shortages on record, one of the nation’s top economists is questioning the government’s decision to keep servicing its foreign bonds.

A “massive default on the country’s import chain” is part of what has allowed the nation to keep paying its foreign bonds, Ricardo Hausmann, a former Venezuelan planning minister who is now director of the Center for International Development at Harvard University in Cambridge, Massachusetts, said by phone from Boston. “I find the moral choice odd. Normally governments declare that they have an inability to pay way before this point.”

While Hausmann declined to say if he’s specifically recommending a default, he said he found “no moral grounds” for the government and state-owned oil company Petroleos de Venezuela SA to make $5.3 billion of bond payments due in October. With foreign reserves at an 11-year low and arrears to importers growing, Venezuelans are struggling to find everything from basic medicines to toilet paper. And prices are surging on the goods that they can buy, saddling the country with the world’s highest inflation rate.

Saluons au passage le NPD qui a toujours eu un faible pour les politiques d’Hugo Chavez


8 septembre 2014

Le vieux « new deal »… Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

La semaine dernière, le chef de la CAQ est parti à la conquête des régions qui l’ont boudé lors du dernier scrutin. Concrètement, ça veut dire que la CAQ a annoncé qu’elle était ouverte au principe d’acheter des votes en échange de subventions. C’est à se demander si le Québec a encore les moyens d’avoir des régions…

Pour ceux qui pensent que la CAQ ne fait que copier les idées du PLQ et du PQ, soyez sans crainte puisque la CAQ promet que ses subventions, contrairement à toutes celles qui ont été données depuis quarante ans, seront efficaces… Le plan de la CAQ a été qualifié de « New Deal » par François Legault, une référence au plan de Franklin Delano Roosevelt qui, sur suggestion de l’économiste John Maynard Keynes, a dépensé comme un marin en cavale pour sortir les États-Unis de la grande dépression.

Mais avant de souhaiter un nouveau « New Deal », dans les régions du Québec, il serait bon de se demander si le premier a fonctionné.

Une étude réalisée en 2004 par des économistes de l’Université de la Californie et publiée dans le « Journal of Political Economy » a démontré que les politiques économiques de Franklin Delano Roosevelt ont prolongé la dépression économique de… 7 ans !

Les régions n’ont pas besoin d’un « New Deal », elles ont plutôt besoin d’exploiter leurs ressources naturelles, comme le pétrole en Gaspésie. L’exploitation des ressources naturelles est la seule raison qui justifie l’existence des régions… ressources ! Ce n’est pas l’exploitation de quelques Bed & Breakfast ouverts quatre mois par année qui permettent à ces régions d’être viables économiquement, mais uniquement l’exploitation des ressources naturelles. Sans l’exploitation de ces ressources, on condamne ces régions à la misère et, éventuellement, à la fermeture. Une région ressource sans ressource n’a pas lieu d’être.


4 septembre 2014

Le socialisme, une religion Économie Gauchistan Revue de presse Venezuela

The Daily Telegraph

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‘Our Chavez who art in heaven': Venezuela’s Socialist party delegate rewrites the Lord’s Prayer
The Daily Telegraph

A member of Venezuela’s Socialist Party has rolled out a variation of the « Lord’s Prayer » to implore beloved late leader Hugo Chavez for protection from the evils of capitalism.

« Our Chavez who art in heaven, the earth, the sea and we delegates, » red-shirted delegate Maria Estrella Uribe recited on Monday at the PSUV party Congress. « Hallowed be your name, may your legacy come to us so we can spread it to people here and elsewhere. Give us your light to guide us every day, » she said in front of an image of Chavez. « Lead us not into the temptation of capitalism, deliver us from the evil of the oligarchy, like the crime of contraband, because ours is the homeland, the peace and life forever and ever. Amen. Viva Chavez! » she exclaimed to applause.

Though Chavez died of cancer in March 2013, he remains omnipresent in Venezuela. His photo is plastered all over capital Caracas, state TV frequently airs excerpts of his famously lengthy speeches and supporters sometimes don earrings or pendants with an artistic black-and-white rendition of his eyes.

Pour être socialiste, il ne faut pas savoir compter, il faut simplement avoir la foi… Une dangereuse religion le socialisme…


3 septembre 2014

Gagnant à vie Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Un argument souvent entendu depuis le dépôt du projet de loi 3 sur la réforme des fonds de pension des employés municipaux veut que les régimes de retraite de ces travailleurs soient raisonnables dans le contexte ou les syndicats ont consenti d’importants sacrifices au niveau de leur salaire pour pouvoir obtenir des retraites dorées.

Vraiment ?

Alors, voici ce que disent les chiffres. Voici le salaire horaire (excluant les avantages sociaux) pour les quelques employés du secteur privé (entreprises de plus de 200 employés) et des administrations municipales (n.b. les entreprises de plus de 200 employés qui ne représentent que 0,8% des entreprises au Québec).

Retraite Syndicat
Administration municipale – 25 000 habitants et plus

Globalement, le salaire d’un employé dans le secteur privé (plus de deux cents employés) est de 48 180$ contre 53 516$ dans les municipalités. Pour aucune catégorie de travailleurs, on ne peut voir un sacrifice salarial par rapport au secteur privé qui justifierait un fonds de pension doré. Dans les faits, même en excluant les régimes de retraite, les employés municipaux font déjà un bien meilleur salaire que leur équivalent au privé.

D’ailleurs, voici l’équivalent de la rémunération horaire qui correspond à la somme mise dans le fonds de pension par l’employeur:

Retraite Syndicat
Administration municipale – 25 000 habitants et plus

Globalement, un employeur dans le secteur privé met 3 546$ chaque année dans le fonds de pension de ses employés.  Au municipal, cette somme est de… 12 255$ !!!  Voilà ce qui arrive quand un syndicat négocie avec un employeur qui n’a aucun rapport de force (pas de lockout ni de loi spéciale dans le secteur municipal) et qui peut prendre le public en otage avec une grève…

Les syndicats d’employés municipaux rejettent le projet de loi 3 en invoquant le droit à la libre négociation.  Le problème c’est que la libre négociation n’a jamais existé dans le monde municipal,  le système en place a fait en sorte de donner un pouvoir déraisonnable aux syndicats qui ont ensuite utilisé ce pouvoir pour exiger des conditions de travail tout aussi déraisonnables.

Travailler dans une municipalité, c’est comme gagner à la loterie !  Le projet de loi 3 ne fera qu’établir un équilibre qui n’a jamais existé entre les syndicats et l’employeur (nous !).

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Rémunération des salariés – État et évolution comparés


2 septembre 2014

La fin du monde ! Coup de gueule Économie En Chiffres Environnement Gauchistan International

Vous l’ignorez peut-être, mais depuis deux semaines, il n’y a plus d’air, plus d’eau, plus de poissons, plus d’oiseaux ou de vaches, plus rien. Vous ne vous êtes aperçus de rien ? C’est probablement parce que vous vivez dans le déni néolibéral.

Le 19 août dernier, la terre a épuisé son crédit annuel de ressources naturelles, ce n’est pas moi qui le dis, c’est un billet de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques. Selon une série de savants calculs, à cause de l’infâme néolibéralisme, les humains auraient besoin de 1,5 Terre pour survivre. Entre-temps, on vit à crédit (quoique j’ignore le nom de la banque qui prête l’air, l’eau, les poissons, les oiseaux ou les vaches que nous n’avons plus…)

Mais qu’arriverait-il si au lieu de consommer les ressources de 1,5 planète pour nourrir la bête néolibérale, on décidait de vivre plus humblement (de préférence dans un régime communiste) ?  Voici la réponse:

Écologie
Sources: Global Footprint Network, Banque Mondiale

Une vie insoutenable pour avoir un développement durable… J’imagine mal comment on peut considérer ce projet comme un idéal à atteindre.

La plus grande ressource naturelle disponible sur Terre, c’est la créativité humaine et cette ressource est… inépuisable. Voilà pourquoi depuis le 19 août, nous n’avons jamais manqué de rien et voilà pourquoi le concept d’empreinte écologique est risible.

M’enfin, si jamais un jour un gouvernement décide de nous imposer un « développement durable », voici de quoi les gens discuteront:

Économie


2 septembre 2014

La gestion socialiste Économie Gauchistan Revue de presse Venezuela

El Universal

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Venezuela considers importing crude oil from Algeria
El Universal

Venezuela is pondering the possibility of importing crude oil for the first time ever and could use light oil from its partner in the Organization of Petroleum Exporting Countries (OPEC), Algeria, to dilute its own heavy crude, according to a document of state-run oil giant Petróleos de Venezuela (Pdvsa) obtained by Reuters on Wednesday.

Despite holding the largest oil reserves in the world, in recent years Pdvsa has been buying increasing amounts of heavy naphtha for blending with heavy crude from the Orinoco Oil Belt, the largest oil producing region in the country.

These blends are made to convert extra-heavy oil into an exportable product. Local production of medium and light crude oils previously used as diluents has declined and the construction of new oil upgraders is lagging behind.

Pdvsa has been purchasing naphtha at high prices on the open market, which hits the company’s cash flow and undermines the main source of revenue for the government of Nicolás Maduro. Pdvsa recently told its foreign partners in Venezuela it was holding negotiations with Algerian state-run company Sonatrach to buy crude oil, said a source close to the companies.

La PDVSA, tout comme Hydro-Québec est une compagnie étatique qui, contrairement à la majorité des autres, n’est pas présente en bourse…

Au Québec on produit de l’électricité à perte avec des moulins à vent, au Venezuela on doit importer du pétrole pour pouvoir extraire du pétrole…

Voilà ce qui arrive quand le gouvernement a le monopole de l’exploitation des ressources naturelles. Confier la gestion du Sahara à un socialiste et en moins de 5 ans, il y aura des pénuries de sable…


28 août 2014

L’ethno-socialisme Économie En Citations France Gauchistan

Dominique Reynié

Le politologue français Dominique Reynié à propos du Front national. Sa description me rappelle un certain parti québécois…:

« Seul se distingue le Front national qui propose le grand repli, l’Etat providence, encore et toujours, mais cette fois grâce au nationalisme. C’est un programme de chauvinisme social, une sorte d’ethno-socialisme, le socialisme pour les ‘petits Blancs’. »


28 août 2014

« K » comme dans Karl Marx… Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Hier, le caucus du Parti québécois a marqué le début officieux de la course au leadership pour remplacer Pauline Marois. En marge de ce caucus, j’ai été très étonné d’apprendre que plusieurs députés péquistes désiraient former une alliance pour bloquer Pierre-Karl Péladeau, on le trouverait trop à droite…

Il n’en fallait pas plus pour que les médias embarquent dans la parade et nous rappellent que Pierre-Karl Péladeau évolue à l’aile droite de son parti. Quand on voit autant de gens propager la légende urbaine voulant que PKP soit de droite, je me demande si les Québécois sont capables de faire la différence entre leur main gauche et leur main droite… Depuis que PKP s’est lancé en politique, son discours a toujours été très à gauche, tellement à gauche qu’on pourrait presque croire qu’il serait à l’aise chez Québec Solidaire. Quelques exemples:

Pour Pierre-Karl Péladeau, pas question de gérer l’État comme une entreprise…

Selon Pierre-Karl Péladeau, le gouvernement québécois doit être gros, car c’est une tradition…

Pour Pierre-Karl Péladeau, la dette du Québec n’est pas préoccupante et les syndicats ont protégé les travailleurs québécois…

Quand on demande à Pierre-Karl Péladeau si on aurait pu le voir avec un carré rouge en tapant sur des casseroles lors du printemps 2012, il ne répond pas par la négative…

M’enfin, Pierre-Karl Péladeau n’est pas un économiste…

Tout un droitiste ce PKP… Un droitiste qui aime l’État, les syndicats et la dette… Pourquoi la classe médiatique et politique s’échinent à nous vendre PKP comme un porte-étendard de la droite ? Je ne vois pas d’autre explication qu’un manque de culture politique puisque dans les faits, PKP c’est de la bonne gauche typiquement péquiste.

Petite anecdote, quand il était étudiant, il a changé son nom de « Carl » pour « Karl », en l’honneur de Karl Marx.


27 août 2014

La calamité péquiste Économie Gauchistan Québec

Parti Québécois
Le Québec au lendemain de l’élection du Parti Québécois à la tête d’un gouvernement majoritaire

Cette semaine on a appris, non sans un certain soulagement, que l’agence de notation DBRS a maintenu la cote de crédit du Québec à A (élevé) avec une perspective stable. Parmi les raisons évoquées par DBRS pour permettre au Québec d’éviter le pire, on peut lire ceci:

« DBRS also notes that the convincing defeat of the Parti Québécois government suggests seemingly weaker support for sovereignty (a key objective of the party) than in the 1990s, removing an element of political uncertainty. »

Autrement dit, la raclée historique que le PQ a reçue en pleine gueule lors de la dernière élection a contribué à rassurer les marchés financiers.  Voilà qui confirme ce que les gens sachant compter savent depuis toujours: le PQ a une influence toxique sur le Québec.

On peut donc dire que la simple élection des libéraux a contribué à soulager l’économie du Québec. M’enfin, je devrais plutôt dire que c’est la défaire du PQ qui a soulagé l’économie québécoise, car l’élection de la CAQ aurait eu le même effet.

Source:
DBRS
DBRS Confirms Province of Québec at A (high) and R-1 (middle); Stable Trends