Antagoniste


17 décembre 2014

Une nation de peureux Coup de gueule Économie En Images Environnement États-Unis Gauchistan Québec

Hier, le premier ministre Philippe Couillard, dit le peureux,  a insulté les Québécois pourvus d’une activité cérébrale en rejetant catégoriquement l’exploitation du gaz de schiste au Québec. Cette décision, qui condamne un peu plus le Québec à rester pauvre, est basée sur un rapport idéologique/dogmatique du BAPE qui est arrivé à la conclusion loufoque que le Québec ne pourrait jamais faire d’argent avec cette ressource naturelle.  Qu’importe si en Pennsylvanie l’exploitation des gaz de schiste a fait augmenter l’emploi de 250% et les salaires de 111% dans ce secteur d’activité, au Québec on est jamais capable de faire les choses comme les autres…

Notre courageux premier ministre a aussi fait valoir que nous ne pouvions pas exploiter les gaz de schiste dans les basses terres du St-Laurent, car cette zone était…  trop densément peuple !  Sans blague, voici dans quelle mesure on a creusé des puits de gaz de schiste dans la formation de Barnett au Texas, notez l’apparition des puits en zone urbaine de Fort Worth (835 habitants/km²):

Schiste Québec

Depuis le milieu des années 2000, des milliers de puits ont été creusés en zone urbaine et en banlieue de Forth Worth et malgré tout, aucun désastre écologique, aucun accident industriel et aucune mortalité…  Voulez-vous me dire de quoi les Québécois ont peur ?  Si les Texans peuvent exploiter de manière sécuritaire leur gaz de schiste, pourquoi les Québécois ne pourraient-ils pas faire de même ?  Le BAPE et Philippe Couillard pensent-ils que nous sommes moins intelligents que les Américains ?

En passant, le vice-président du BAPE est un diplômé en sciences politiques et en philosophie qui a gagné sa vie comme chroniqueur-activiste pour Le Devoir, une feuille de chou nationalo-étatiste.  Ceci explique cela…

Au fait, pourquoi au Québec on élit des députés et on nomme un ministre de l’environnement et des ressources naturelles quand les décisions sont prises par des gens non élus comme les activistes du BAPE et de la colonie artistique ?  Qu’on ferme ces deux ministères maintenant devenus inutiles, on va sauver de l’argent…

Source:
EIA
Technology drives natural gas production growth from shale gas formations


10 décembre 2014

Sauve qui peut ! Économie Gauchistan Québec

Hier, l’institut de la statistique du Québec a publié son bilan démographique pour l’année 2013. Mauvaise nouvelle pour le Québec, le taux d’accroissement de la population est passé de 9,1‰ en 2012 à 7,7‰ en 2013.  Cette baisse relativement importante est le résultat d’une immigration internationale moins abondante, un recul de 3 050 personnes, mais surtout d’un exode massif des Québécois vers les autres provinces canadiennes.  Jugez par vous-même.

Quitter Le Québec

En 2013, le solde migratoire a été de -13 086 personnes, des gens qui ont quitté le Québec pour surtout aller vivre en Ontario (7 100 personnes) et en Alberta (4 700 personnes).  Les pertes de l’année 2013 sont les pires en 15 ans…  À titre indicatif, une perte de 13 086 personnes, c’est un peu comme si la population de Matane se volatilisait dans une autre province…

On peut dire que les péquistes et le stupide débat sur la charte ont poussé plusieurs Québécois vers la sortie.  De plus, il est bon de rappeler que ce ne sont pas les pires qui quittent le Québec pour refaire leur vie dans une autre province, au contraire…  Quoique faire partir les meilleurs est peut-être une stratégie référendaire…

P.-S. Si le modèle québécois est une réussite qui fait l’envie du monde entier, pourquoi le Québec a un solde migratoire négatif avec les autres provinces?

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Le bilan démographique du Québec. Édition 2014


3 décembre 2014

Fermer pour la business Coup de gueule Économie En Vidéos Gauchistan International Mondialisation Québec

Au sujet de de la construction d’un port pétrolier à Cacouna, Pierre Karl Péladeau a déclaré ceci il y a quelques semaines:

« Ces questions sont multipliables à grande échelle : pourquoi par exemple, laissons-nous passer les bateaux sur la voie maritime de notre fleuve Saint-Laurent sans avoir une seule cenne de redevance ? Croyez-vous que c’est gratuit de passer le canal de Panama ? »

Le pauvre PKP semble avoir oublié que le canal de Panama est une construction humaine, un réseau d’écluses qui doit être opéré et entretenu par plus de 9 000 personnes.  C’est pour cette raison que les navires doivent s’acquitter d’un péage quand ils empruntent cette infrastructure.  D’ailleurs, c’est la même chose sur la voie maritime du St-Laurent.  Lorsque les navires transitent entre le St-Laurent et les Grand-Lacs, ils doivent payer pour utiliser les treize écluses canadiennes et les deux écluses américaines. M’enfin, ce qui a surtout retenu mon attention c’est l’idée d’imposer un péage sur le fleuve St-Laurent, une idée qui a été répétée lundi par PKP lors d’une entrevue avec Paul Arcard.

Imposer un péage sur le St-Laurent, c’est entraver le commerce, c’est mettre une barrière de plus dans une province qui en compte déjà beaucoup trop, c’est un repli sur soi et se fermer sur le monde; c’est dire au reste de la planète que le Québec est fermé pour la business.  Bref, c’est tout le contraire du chemin emprunté par Singapour.

Singapour est une petite île à peine plus grande que Montréal, mais qui compte une population de 5,3 millions d’habitants. Cette petite île est dénuée de toutes ressources naturelles et l’agriculture y est à peu près inexistante.  Malgré tout, Singapour est l’un des pays les plus riches de la planète.  Comment un petit pays qui doit importer toutes ses matières premières et ses denrées alimentaires, a-t-il pu devenir aussi riche ?  La réponse est simple: Singapour a décidé de s’ouvrir sur le monde.

Singapour n’a pas imposé un péage aux navires naviguant dans ses eaux, au contraire !  Singapour a plutôt misé sur l’ouverture sur le monde: pas de péage, pas de douane, pas de tarifs, pas de taxes.  Singapour a envoyé le message suivant: venez chez nous, nous sommes ouverts pour la business !  Avec cette stratégie, Singapour a construit le plus gros port de la planète, un carrefour du commerce international qui est devenu un incontournable pour les armateurs.  Tout ce trafic maritime, attiré par cette « ouverture », a créé dans son sillage une économie riche et dynamique, voyez par vous-même (un merveilleux petit vidéo à voir absolument):

Le plan de PKP consiste à faire exactement l’inverse de Singapour: un péage qui va envoyer le message que le Québec est fermé sur le monde et fermé pour la business. Il est évident que Québec ne sera jamais Singapour, notre situation géographique n’est pas la même, mais ce qui importe ici ce sont les incitatifs et le message qui est projeté. Taxer le commerce international est le plus mauvais des messages qu’un politicien peut envoyer au reste de la planète, agir de la sorte c’est accepter de rester petit en réduisant le nombre d’opportunités économiques.

Les politiciens qui s’imaginent que les gouvernements ont un problème de revenus et pas de dépenses sont des dangers économiques.


1 décembre 2014

Bientôt au Québec ? Coup de gueule Économie France Gauchistan

Le Figaro

-

Fleur Pellerin envisage de taxer les cartouches d’encre pour aider l’industrie du livre
Le Figaro

Fleur Pellerin jette l’encre pour sauver l’industrie du livre. La ministre de la Culture envisage la création d’une taxe sur les consommables d’impression, comme les cartouches d’encre et les toners, pour financer le Centre National du Livre (CNL). Cet établissement public a pour rôle de soutenir l’ensemble des acteurs du marché du livre: les auteurs, en premier lieu, mais aussi les éditeurs, les librairies, les bibliothécaires ou les organisateurs de manifestations littéraires.

L’idée de la ministre de la Culture n’est pas neuve. Elle avait déjà été suggérée dans le cadre du rapport «Création et Internet» présenté par Patrick Zelnik, ancien président de la filiale distribution du groupe Virgin, en 2010. «Il est recommandé d’élargir l’assiette de cette taxe, seule mesure à même de donner au CNL les moyens de sa politique de numérisation», peut-on y lire. «L’élargissement de cette assiette aux consommables des appareils de reprographie (cartouches jets d’encre et laser toner) permettrait à lui seul une augmentation des moyens du CNL de 10 à 15 millions d’euros par an, même si le taux de cette taxe était ramené à 1,25%». Comme le rappelle le site Numerama, la taxe de financement numérique du CNL avait déjà été étendue en 2006 pour y inclure les imprimantes, entraînant une augmentation des recettes de 10 millions d’euros.

La stupidité de certain politicien semble être une chose infinie…


27 novembre 2014

Les mathématiques et les artistes Coup de gueule Économie En Chiffres En Vidéos Gauchistan Québec

Il ne faut pas en vouloir à Daniel Boucher. Daniel Boucher est un artiste et les artistes sont des gens qui préfèrent les émotions aux chiffres.

Quand Daniel Boucher trouvera 2 minutes pour laisser ses émotions de côté, il pourra constater qu’il n’y a pas d’austérité au Québec:

Austérité Québec

Il n’y a pas d’austérité au Québec et il n’y a jamais eu d’austérité au Québec, les dépenses ne font qu’augmenter. Au mieux, on diminue légèrement le taux de croissance des dépenses, comme si une voiture décidait d’accélérer à 25 km/h en direction d’un mur au lieu d’accélérer à 30 km/h. Dans les 2 cas, on accélère toujours en direction d’un mur !

P.-S.1 Lors de la mise à jour économique de Nicolas Marceau et durant la campagne électorale, le PQ a fixé l’atteinte du déficit zéro pour l’année 2015-2016. C’est la même cible que les libéraux. J’ai une question pour les péquistes qui critiquent les mesures de fausse austérité des libéraux: comment auriez-vous fait pour atteindre le déficit zéro en 2015-2016 si vous refusez de simplement ralentir l’augmentation des dépenses?

P.-S.2 Les péquiste qui dénoncent l’endettement de Jean Charest dans les dernières années de son mandat, sont-ils en train de dire que le keynésianisme est une mauvaise chose, contredisant ainsi leur idole Paul Krugman ?

Source:
Ministère des finances du Québec
Budget 2014-2015


26 novembre 2014

La paysannerie Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Eco-MarxisteCharles Sirois est sans doute l’un des hommes d’affaires les plus prolifiques du Québec. Il a fait de Télésystème, une petite PME familiale, un géant des télécoms au Canada, ce qui lui a permis de construire au fils des ans, et des projets, une fortune évaluée à plus d’un milliard de dollars.

Un des projets qui occupent Charles Sirois en ce moment se nomme PANGEA. PANGEA est une société qui investit dans les terres agricoles en partenariat avec des agriculteurs. Fait important, les agriculteurs qui décident de s’associer avec PANGEA restent propriétaires de leurs terres, ils ne sont pas des employés, mais des entrepreneurs maîtres de leurs décisions.  Le partenariat avec PANGEA permet à ces agriculteurs d’avoir accès à des équipements à la fine pointe de la technologie, de profiter d’un mentorat agricole et d’affaire et d’avoir accès à des capitaux pour faire grossir leur entreprise. En ce moment, la formule PANGEA a fait ses preuves dans les régions de Lanaudière, Estrie, Lac-St-Jean et dans le Sud-Est de l’Ontario.

Bref, quand vous êtes un agriculteur et que PANGEA s’intéresse à vous, c’est une excellente nouvelle !  C’est une excellente nouvelle…  sauf pour les anticapitalistes…  Voyez par vous-même:

La Terre
Charles Sirois veut acheter des terres à Kamouraska

Selon nos sources, la firme montréalaise serait sur le point de finaliser l’achat d’une terre avec un producteur « partenaire », à Saint-André de Kamouraska. Une deuxième transaction pourrait bientôt être conclue.

« On est inquiets, très inquiets, laisse tomber une productrice, qui ne souhaite pas être identifiée. On entend toutes sortes de rumeurs qui rapportent que Pangea pourrait acheter jusqu’à 4 000 acres de terres dans notre coin. »

« Le problème, précise-t-elle pour justifier sa demande de rester anonyme, c’est que la présence de Pangea divise les producteurs. Certains voient Charles Sirois et son équipe comme des sauveurs, qui sont prêts à payer le gros prix pour leurs terres. À les entendre, ils veulent redynamiser notre région. »

Cette productrice croit toutefois que Pangea fera face à une « forte opposition », qui viendra de la part, principalement, des jeunes producteurs. « On ne les laissera pas acheter nos terres et nous priver du droit d’être propriétaires chez nous », tonne-t-elle. Un vent de mobilisation a commencé à souffler sur la région ciblée par Charles Sirois. […]

De son côté, le président de la Fédération de la relève agricole, Pascal Hudon, 28 ans, lui-même producteur laitier à La Pocatière, croit que « le moment est venu de dénoncer ces acquisitions par des groupes financiers ». […] « C’est une forme de gangrène qui brise les projets d’avenir de la relève, déplore-t-il. Mais il est encore temps de réagir. Moi, je suis prêt à soutenir les producteurs. »

Il constate qu’à Saint-André de Kamouraska, notamment, « il y a beaucoup de terres en location, et ça ouvre la porte à Pangea, qui peut faire des offres plus facilement ».

« Il faut bouger, je le répète, sans quoi on va atteindre un point de non-retour. C’est frustrant, néanmoins. Il nous semble, à la Fédération, que le gouvernement aurait dû intervenir au tout début

Cette méfiance envers les « groupes financiers » m’a rappelé un texte que j’ai lu il y a quelque temps sur le monde agricole…

La façon la plus réaliste d’accroître l’offre mondiale est de répliquer le modèle brésilien de grandes agro-entreprises technologiquement sophistiquées et capables de fournir le marché mondial. Il y a encore beaucoup de régions du monde qui ont de bonnes terres et qui pourraient être utilisées de manière plus productive si elles étaient bien gérées par de grandes entreprises.

Malheureusement, l’agriculture commerciale à grande échelle n’est pas romantique. Les gens idolâtrent la paysannerie: humain et à petite échelle. En ce qui concerne les industries de la fabrication et des services, nous avons passé par-dessus ce fantasme il y a plusieurs années, mais dans le monde agricole, il continue à contaminer nos politiques. Malheureusement, l’agriculture paysanne n’est généralement pas ouverte à l’innovation et à l’investissement.

Ce texte décrit avec une précision remarquable l’attitude réactionnaire de certaines personnes dans le monde agricole québécois.  Mais vous savez ce qu’il y a de plus triste avec ce texte ?  Il n’a pas été écrit pour décrire le Québec, mais pour expliquer l’échec des politiques agricoles en Afrique

L’agriculture comme bien d’autres secteurs de la société québécoise, s’empêche d’évoluer car elle est prisonnière de son passé, nos ancêtres regardaient vers le futur, nous regardons vers le passé…  Une situation typiquement québécoise: on préfère la sécurité d’un petit marché au potentiel limité plutôt que les risques d’un marché mondial au potentiel illimité…


26 novembre 2014

Les médias, les villes et les chiffres Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Dimanche dernier, le gouvernement a rendu public le rapport Robillard sur la révision des programmes gouvernementaux.  Dans ce rapport, la commission suggère de couper 1,3 milliard dans les transferts du gouvernement du Québec dans les municipalités.

Comment les médias ont-ils réagi ?  D’une manière extrêmement prévisible…

Dans l’ensemble des médias, on a dit que cette recommandation ne tenait pas la route puisque si les municipalités voient leurs transferts être réduits de 1,3 milliard, celles-ci n’auront d’autre choix que d’augmenter les taxes municipales pour aller chercher l’équivalent de cette somme d’argent.  Personne dans les médias n’a abordé le problème sous un autre angle; personne ne s’est demandé si les municipalités avaient non pas un problème de revenus, mais plutôt un problème de dépenses…  Les municipalités devaient être très contentes de voir nos bons médias parler d’une hausse de taxe au lieu de questionner leurs dépenses. Ainsi, on fait croire aux gens qu’une hausse de taxes est inévitable puisqu’il n’existe aucun gras à couper dans les administrations municipales.

La réalité est tout autre, les municipalités du Québec ont perdu le contrôle de leurs dépenses.  Si jamais le gouvernement décide de couper 1,3 milliard, les maires pourraient facilement absorber le choc en coupant dans le gras au lieu d’alourdir le fardeau fiscal de leurs citoyens.  Voyez par vous-même:

Municipalité Québec

Municipalité Québec

Gardez en tête que tous les montants présentés ci-dessus sont ajustés pour tenir compte de l’inflation et malgré tout, en 3 ans seulement, on observe une croissance partout.  Si le gouvernement décide de couper les transferts aux municipalités, celles-ci, au lieu d’augmenter les taxes, pourraient simplement résorber la perte en ramenant leur niveau de dépenses par habitant à ce qu’il était en 2009.  Après tout, en 2009, personne ne mourrait dans les rues parce que les municipalités ne dépensaient pas assez…

D’ailleurs, quand on voit Montréal gaspiller 3 millions pour des Bixis, Québec flamber 5 millions pour un cyclotron ou l’ensemble des municipalités claquer 843,1 millions pour la culture, on réalise rapidement que nos élus municipaux ont beaucoup trop d’argent à leur disposition.  Ce n’est pas un hasard si les employés municipaux sont les mieux payés du Québec.

Source:
Centre sur la productivité et la prospérité du Québec
Palmarès des municipalités


19 novembre 2014

L’argent et les relations publiques Coup de gueule Économie Environnement Gauchistan Québec

Al Gore

Depuis plus d’un an, Équiterre travaille activement à bloquer la construction du pipeline Énergie Est de TransCanada, de même que la construction d’un port pétrolier à Cacouna. Ce battage médiatique n’est pas gratuit, il est donc intéressant de savoir qui participe au financement d’Équiterre pour tenter de paralyser le développement économique du Bas-St-Laurent, une région qui doit composer avec un taux d’emploi de 48,5% (contre 61,6% pour le Canada).

Voici la liste des organismes publics qui ont financé/commandité les activités d’Équiterre, selon leur dernier rapport annuel

  • Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, Direction de santé publique de Montréal
  • Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec
  • Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport
  • Ministère des Ressources naturelles
  • Ministère des Transports du Québec
  • Ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs
  • Secrétariat à l’action communautaire autonome et aux initiatives sociales
  • Société d’habitation du Québec
  • Ministère des Ressources humaines et Développement des compétences
  • Office nationale de l’énergie
  • Agence métropolitaine de transport
  • Conférence régionale des élus de l’agglomération de Longueuil
  • Conférence régionale des élus de la Montérégie Est
  • Conférence régionale des élus de Laval
  • Conférence régionale des élus Vallée-du-Haut-Saint-Laurent
  • Conférence régionale des élus de Laval
  • Société de transport de Montréal
  • Ville de Laval
  • Ville de Longueuil
  • Ville de Montréal
  • Ville de Québec
  • Hydro-Québec
  • Ivanhoé Cambridge
  • Regroupement national des Conseils régionaux de l’environnement
  • Société des alcools du Québec
  • Société des établissements de plein air du Québec

En tout et partout, Équiterre reçoit 1 541 469$ des différents paliers de gouvernements, ce qui correspond à 36% de son financement.  La masse salariale d’Équiterre est de 1 797 545$ pour 23 employés à temps plein et 35 employés à temps partiel.  À ceci, il faut ajouter 344 238$ en honoraires de professionnels ou de consultants.

Selon vous, quelle serait la réaction du public si un gouvernement ou organisme public avait commandité ou financé les activités de relations publiques d’une pétrolière ? Probablement que cette histoire aurait fait un gros scandale… Pourtant, quand c’est pour un groupuscule écologiste, tout passe comme du beurre dans une poêle chaude.

Vous avouerez qu’il est particulier de voir des gouvernements et organismes publics utiliser l’argent des contribuables pour aider un groupuscule écologiste qui entrave le développement économique d’une région avec un taux d’emploi qui n’est que de  48,5%. C’est comme si on utilisait l’argent des contribuables, y compris ceux du Bas-St-Laurent, pour subventionner la création de chômeurs dans le Bas-St-Laurent. Il est également ridicule de voir des villes comme Montréal, Longueuil Laval ou Québec verser leurs deniers publics à un organisme qui va nuire aux intérêts économiques de petits villages dans le Bas-St-Laurent…

En passant, pourquoi Équiterre a été très discret sur le projet de cimenterie ? Ce projet est pourtant plus polluant et coûteux pour les contribuables que le pipeline de TransCanada?


17 novembre 2014

Les garderies en folie Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Au Québec, chaque fois qu’il est question de politiques publiques, on passe souvent à côté des vrais débats. Le dernier exemple en liste: les CPE.  Certains voudraient moduler les tarifs en fonction des revenus, d’autres pensent plutôt qu’il faudrait faire payer tout le monde également, mais une constante demeure, tout le monde semble considérer que les CPE ont un problème de revenu et non pas un problème de dépenses.

Et si, au lieu de plumer une fois de plus les pauvres contribuables québécois, on décidait plutôt de s’attaquer à la colonne des dépenses…

CPE Québec
Rapports annuels de gestion: programme 2; éléments 2, 3 & 4

Lors de la création du programme, il en coûtait 5 685$ au gouvernement par place dans les garderies subventionnées; 15 ans plus tard, la même place coûte désormais 10 510$, presque le double !  Depuis la fin des années quatre-vingt-dix, le nombre de places dans les CPE a augmenté de 130%, mais les coûts du système ont augmenté de 326% !  Je le répète, les CPE n’ont pas un problème de revenus, ils ont un problème de dépenses.

Comment peut-on expliquer une pareille perte de contrôle ? C’est simple, le gouvernement a vendu ce nouveau programme à la population en disant que le budget serait raisonnable. Une fois les contribuable entrés dans la cage à homard, on a laissé les coûts explosés en se disant que de toute manière, le contribuable ne pourrait pas sortir de ladite cage…

Si le coût par place en garderie s’était maintenu au même niveau qu’au moment de la création du programme, nous aurions pu économiser 10,1 milliards de dollars, ce qui représente environ 1 231$ par Québécois (4 923$ pour une famille de 2 adultes, 2 enfants).

Une bonne partie de l’explosion des coûts peut être imputée à la syndicalisation des garderies.  À titre indicatif, voici combien coûte à l’État le fonds de pension des gardiennes:

CPE Québec

En 2013-2014, les coûts ont littéralement explosé, plus de 80 millions de dollars alors que quelques années auparavant on était sous la barre du 50 millions. À titre indicatif, une somme de 80 millions de dollars correspond à l’impôt sur le revenu de 25 000 québécois, l’équivalent de la population de Thetford Mines.

Pour éviter que les Québécois passent encore une fois à la caisse, on ne doit pas augmenter le revenu des CPE, mais couper dans leurs dépenses.  Pour ce faire, la première étape consiste à faire reculer l’emprise des syndicats sur les CPE, si les syndicats ont envahi les CPE ce n’est pas pour le bien de nos enfants, mais pour celui de leurs membres, ce qui est très différent.

Source:
Ministère de la Famille et des Aînés et de la Condition féminine
Rapports annuels de gestion


17 novembre 2014

La prison fiscale Économie France Gauchistan

Le Temps

-

La France envisage de taxer ses ressortissants où qu’ils se trouvent
Le Temps

La France pourrait bouleverser les fondements de sa fiscalité en cherchant à l’avenir à imposer ses propres ressortissants établis à l’étranger sur le seul critère de leur nationalité. Pour les quelque 160?000 Français de Suisse, dont près de 3000 bénéficieraient d’une imposition au forfait, les conséquences pourraient être considérables.

La récente convention de double imposition signée le 2 avril 2013 avec Andorre, qui doit encore recevoir l’approbation du parlement français, contient en effet une clause qui permettrait à la France, si elle devait le décider un jour, d’imposer pleinement ses ressortissants établis dans la principauté «comme si la présente convention n’existait pas». Ce texte «laisse la porte ouverte à une évolution de la fiscalité française qui aurait pour objet d’imposer les personnes de nationalité française sur ce seul critère, quel que soit le lieu de leur résidence fiscale et de la source de leurs revenus», peut-on lire dans le rapport de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale relatif à la ratification de cette convention, daté du 15 octobre dernier.

Les contribuables réalisant d’importantes plus-values en capital non imposées en Suisse seraient cependant «très lourdement taxés», tout comme les bénéficiaires actuels d’une imposition forfaitaire.

Taxer les Québécois qui ont décidé d’aller vivre ailleurs… Je suis sûr que nos politiciens en rêvent…


13 novembre 2014

Le p’tit Québec, gros préjugés Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Dans le bulletin de nouvelles de 22h à TVA, il arrive qu’on invite Jean-Marc Léger pour discuter d’un sondage à propos des perceptions des Québécois.  Voici les résultats d’un sondage sur les riches…

Propagande Socialiste

Donc les riches ne sont pas riches parce qu’ils sont travaillants, mais parce qu’ils sont…  chanceux !  Difficile d’être fier d’être québécois quand on réalise à quel point le p’tit Québec est rempli de si gros préjugés…

Donc, message aux Québécois qui s’imaginent qu’on devient riche en achetant des gratteux…

Voici la proportion de travailleurs en surcharge de travail pour chaque quartile de salaire (N.B. Un quartile divise la population en 4 tranches de 25%. Le premier quartile représente la tranche de 25% la plus pauvre et le quatrième quartile représente la tranche de 25% la plus riche.)

Le travail des riches
*Surcharge de travail: heures annuelles travaillées durant une période de 5 ans; au moins une fois plus de 2 400 heures et jamais moins de 1 750 heures

Comme on peut le voir, au fur et à mesure que l’on grimpe dans l’échelle salariale, plus la proportion de travailleurs en surcharge de travail augmente. Si des statistiques avaient été disponibles pour le 10% ou le 1% des salaires les plus élevés, la surcharge de travail aurait probablement été encore plus importante.

Morale de l’histoire: les riches travaillent pour gagner leur pain, ils travaillent probablement plus que la vaste majorité de la population.

Source:
Statistique Canada
Instabilité des heures de travail au Canada


5 novembre 2014

Obésité morbide Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Dimanche dernier c’était jour d’élections scolaires au Québec. En tout, il a fallu débourser 20 millions de dollars pour faire voter 251 439 Québécois. Autrement dit, le gouvernement a dépensé l’équivalent de 80$ par vote. Selon moi, il aurait été plus productif de payer un bon repas à ces gens plutôt que de les faire voter dans une élection inutile.

D’autres chiffres qui vont tous dans le même sens: la farce des commissions scolaires a assez durée…

Commission Scolaire

En 1981, les commissions scolaires pouvaient faire le travail demandé avec 10,4 employés par 100 élèves. En 2011 (dernier chiffre disponible), pour faire leur travail on avait besoin de 17,4 employés par 100 élèves, presque le double ! Est-ce que la qualité de l’enseignement a doublé pour autant ?  J’en doute…  L’augmentation spectaculaire de 2000 à 2001 semble correspondre à la déconfessionnalisation des écoles réalisée sous Pauline Marois.

Commission Scolaire

En 2011, on a déboursé l’équivalent de 6 747$ par élève en salaire (dollar de 2011) pour les employés des commissions scolaires, en hausse de 1 038$ par rapport à 1981.  Autrement dit, on verse 6 747$ en salaire pour chaque élève dans le réseau… 6 747$ de bureaucratie, est-ce vraiment nécessaire pour assurer la réussite scolaire d’un étudiant ?  Les syndicats ont été capables de faire augmenter les salaires de 1 038$ par élève en 30 ans, mais la qualité des services semble avoir stagné…

En 2011, les salaires totaux de tous les employés des commissions scolaires ont totalisé 6,6 milliards de dollars sur un budget total de 9 milliards de dollars.

Que les personnes qui pensent qu’imposer l’austérité aux commissions scolaires lèvent la main…

*Élèves: population âgée de 5 à 16 ans.

Sources:
Statistique Canada
Tableau 051-0001 & Tableau 183-0002


4 novembre 2014

La tour d’ivoire Canada Gauchistan

Propagande

Drôle d’entrevue dimanche dernier à Tout le monde en parle durant laquelle un drôle de type a essayé de nous vendre un drôle de livre…

Dans un livre ayant pour titre « Ici était Radio-Canada », son auteur Alain Saulnier, le directeur général de l’information à Radio-Canada congédié en 2012, raconte entre autres que les conservateurs ont pris le contrôle de Radio-Canada…

La semaine dernière, quand Stephen Harper a annoncé une baisse d’impôts par le fractionnement du revenu, qui étaient invités dans l’émission d’Anne-Marie Dussault pour discuter de cette mesure selon vous ? Les heureux élus étaient Gilles Duceppe et Liza Frulla; un séparatiste de gauche et une fédéraliste de gauche unis pour dénigrer un gouvernement conservateur…  Disons que la prise de contrôle de Radio-Canada par Stephen Harper ne saute pas aux yeux, surtout quand on confie l’émission du matin à Marie-France Bazzo

M’enfin, il serait bon de rappeler qu’en 1981, Alain Saulnier a été candidat pour le Parti communiste ouvrier dans la circonscription de Marie-Victorin.  En 1984, il était embauché par Radio-Canada.  Notons aussi que Pierre-Karl Peladeau, qui a reçu l’appui du Parti communiste du Québec il y a quelques semaines, semble aussi être un grand admirateur d’Alain Saulnier.

P.-S. Quelqu’un peut me faire une liste des gens de droite qui ont été embauchés à la télé ou la radio de Radio-Canada depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs ?


3 novembre 2014

Sauvons nos acronymes ! Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Si vous êtes comme moi, vous faites probablement partie du 99,9% des Québécois qui, jusqu’à tout récemment, n’avaient jamais entendu parler des CLD, les Centres Locaux de Développement.  Mais voilà, depuis que les libéraux ont laissé planer l’idée d’abolir ces structures, les CLD sont soudainement devenus essentiels au bon fonctionnement de l’économie québécoise:

Maladie

« Jamais sans mon CLD »…  Voilà que la gauche se parodie de plus en plus en manifestant pour sauver des acronymes bureaucratiques…

Mais il ne faudrait pas oublier Pierre-Karl Péladeau, le nouvel Amir Khadir de l’Assemblée nationale. Lui aussi a soudainement découvert cette semaine que sans les CLD le Québec allait cesser d’exister:

Ainsi donc, selon celui qui a été mis au monde par la Caisse de Dépôt, les CLD c’est comme la culture, chaque dollar dépensé par le gouvernement en rapporterait dix !  C’est comme la santé, l’éducation, les CPE, les subventions aux entreprises ou les infrastructures, selon la gauche chaque dollar dépensé par le gouvernement est supposé rapporter !  Pourtant, malgré toutes ces dépenses qui rapportent, le gouvernement est pris avec une dette de 270 milliards de dollars.

M’enfin, les CLD ont été créés en 1998 pour favoriser l’entrepreneuriat. Les CLD ont-ils un succès ou un échec ? L’année dernière, Statistique Canada a publié une étude longitudinale très intéressante sur le dynamisme des entreprises canadiennes entre 2000 et 2009. Cette étude visait, entre autres, à déterminer la création nette d’entreprise durant cette période.  Les CLD ont-ils propulsé le Québec au sommet du classement ?  Jugez par vous-même:

Maladie

Le bilan des CLD, une dernière position ! Selon PKP, sans les CLD, nous risquons de devenir une province comme les autres. Personnellement, j’aimerais bien que le Québec soit une province comme les autres, ça serait un énorme progrès.

D’ailleurs, les CLD n’ont pas rendu les Québécois plus riches. Depuis leur création, le Québec a perdu du terrain par rapport aux autres provinces:

Revenu Disponible Québec190114b

Au début des années 2000, le Québec se classait en 6e position. En 2012, le Québec est passé au 9e rang… Pas évident les supposés bienfaits des CLD…

Si le gouvernement veut aider les entrepreneurs tout en coupant dans ses dépenses, la solution est simple: on élimine tous les programmes de subventions et la bureaucratie qui l’accompagne pour ensuite baisser l’impôt des entreprises.

Les CLD résument bien tout le drame du modèle québécois. Il y a quelques années, des politiciens ont constaté un problème. Pour régler ce problème, ils ont cru bon mettre en place une nouvelle structure bureaucratique. Quelques années plus tard, on remarque que malgré cette structure le problème est toujours présent, mais il est désormais impossible d’abolir cette dernière, car elle est désormais devenue un choix de société

Sources:
Statistique Canada
Dynamique des entreprises : l’entrée et la sortie d’entreprises dans les provinces canadiennes, 2000 à 2009
Tableau 384-0040
Tableau 051-0001


29 octobre 2014

Les cabochons Coup de gueule Économie En Images Environnement Gauchistan Québec

Pancarte (faite de pétrole) aperçue dimanche dernier dans une manifestation à Sorel-Tracy visant à dénoncer le transport du pétrole…

Sauteux de douche

On pourrait en dire long sur cette pancarte…

Je me limiterai à dire ceci…

Les cabochons qui brandissent fièrement cette pancarte (et leur stupidité) sont-ils en train de nous dire que nous devrions prendre les armes et combattre les compagnies pétrolières de la même manière que nous avons combattu le nazisme il y a 75 ans ?

Le Québec, une terre de Caïn où les gens aiment la misère et la pauvreté.