Antagoniste


22 octobre 2014

La pétrophobie Coup de gueule Économie En Chiffres Environnement Québec

Quelle est l’importance des déversements de pétrole causés par les pipelines au Canada ?

Pour bien comprendre, faisons une analogie. En termes relatifs, la quantité de pétrole déversée par les pipelines au Canada par rapport à la quantité de pétrole transportée représente l’équivalent de 1/20 de cuillère à thé que vous échapperiez sur le sol lors d’un plein de 50 litres à la station-service.  Les pétrophobes du PQ grimpent dans les rideaux pour bien peu…

Mais pour voir à quel point la pétrophobie du PQ est devenue maladive, comparons le projet de cimenterie de Port-Daniel à celui de la construction d’un pipeline traversant le Québec jusqu’à Cacouna. Rappelons que le PQ était favorable à la cimenterie alors qu’il s’oppose farouchement au pipeline.

Pétrophobe
Sources: ici, ici, ici & ici

La cimenterie de Port-Daniel va créer moins d’emplois, générer moins de retombées, émettre plus de gaz à effet de serre et exigera une plus grande contribution financière du gouvernement que le pipeline Énergie Est.  À ceci, ajouter que la cimenterie n’est pas encore construite que déjà elle tombe en ruine… Pourtant, le PQ est favorable à la cimenterie et ne veut rien savoir du pipeline. Dans le cas du PQ, on peut vraiment parler de pétrophobie…

En fait, je soupçonne les péquistes, et la gauche en général, de haïr le pétrole, car ce liquide symbolise la réussite de l’Alberta là où le Québec a lamentablement échoué.  L’Alberta a confié le développement de son secteur énergétique (pétrole) au secteur privé tout en misant sur un petit gouvernement. Le Québec a nationalisé son secteur énergétique (électricité) tout en misant sur un gros gouvernement.  Le Québec est devenu une terre de pauvreté et l’Alberta une terre d’abondance… Pour les péquistes, le pétrole albertain transitant par le Québec, c’est l’équivalent de frotter du gros sel dans la plaie ouverte qu’est devenue le modèle québécois…


20 octobre 2014

Le gros bon sens Canada Économie Environnement Revue de presse

Edmonton Journal

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New Brunswick premier heading to Alberta to discuss Energy East Pipeline
Edmonton Journal

New Brunswick Premier Brian Gallant is scheduled to head to Alberta next week to discuss the proposed Energy East Pipeline project with Alberta Premier Jim Prentice. Gallant will spend four days in Alberta, where he will also meet senior TransCanada officials in Calgary.

He says he also wants to meet with Alberta business leaders to show his commitment to the $12-billion development and help secure opportunities for New Brunswick.

Former premiers David Alward and Alison Redford made similar trips to each other’s provinces when they were in office in support of the project.

If it proceeds, the Energy East Pipeline would ship oil from Alberta to refineries in Quebec, with a pipeline extension to be built to a refinery and export terminal in Saint John, N.B. TransCanada is expected to file a formal proposal with the national energy regulator within weeks.

À cause de la couverture médiatique un peu débile au Québec au sujet de la construction du pipeline Énergie Est, on en vient presque à croire que ce pipeline traversera uniquement notre province.

Il est bon de se rappeler que ce projet va s’étendre sur l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, l’Ontario, le Québec et le Nouveau-Brunswick. Étrangement, le mouvement de contestation semble surtout se concentrer au Québec. Ailleurs au Canada, les gens sont capables de mettre leurs émotions de côté et d’avoir des discussions rationnelles sur les pipelines. À beaucoup d’endroits, comme au Nouveau-Brunswick on est même favorable au projet !

Il faudra que le Québec devienne une province mature un jour ou l’autre et qu’on arrête de faire un drame à propos de la moindre peccadille (genre un pipeline).


15 octobre 2014

Mauvaise nouvelle pour les pétrophobes Canada Économie Environnement Revue de presse

The Globe And Mail

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Recreational boat spills more likely to pollute B.C. waters than tankers
The Globe And Mail

Proposed new oil pipelines have heightened concerns about major spills from increased tanker traffic on the West Coast, but a new study has found that fleets of leaking recreational boats and other small vessels are more likely to foul B.C. waters. Stefania Bertazzon, a University of Calgary researcher, worked with several federal government departments and the University of Victoria in putting together what is thought to be the first study of its kind in the world.

The study points to recreational boats, marinas, passenger ships and fishing boats as the causes of most spills, while cargo ships and oil tankers are responsible for a smaller portion. “I would like to stress that we are not saying [the big ships] aren’t polluting,” Stefania Bertazzon said.

Dr. Bertazzon said marinas for small vessels are big contributors of spills. “There are all the old boats [at docks] that are leaking constantly; there are glitches in the way people fill up their boats. Most of it is carelessness. The marina is actually a place where a lot of [oily] discharge is generated.” Dr. Bertazzon warned that multiple recreational boat spills can, over time, be more damaging than a single big spill from a tanker.

“We know these sort of long-term continual spills have a greater impact on the environment than the big catastrophic spills that catch everyone’s attention when they happen,” she said.

Malgré le fait que des milliers de pétroliers arpentent la planète tous les jours sans causer de catastrophes, depuis un mois, le PQ veut nous faire croire qu’il serait impossible d’en faire autant sur le St-Laurent.

Mauvaise nouvelle pour les pétrophobes du PQ, une étude a montré que les grands responsables des déversements dans les cours d’eau ne sont pas les pétroliers, mais les bateaux de plaisance, les traversiers et les bateaux de pêche. Bref, contrairement au discours des écolos, nous n’avons rien à craindre de voir des pétroliers circuler sur le fleuve, les bateaux qui circulent déjà sont bien plus dangereux.

Étrangement, les médias d’ici n’ont pas jugé bon confronter le PQ avec le résultat de cette étude…


14 octobre 2014

Les riches et les pauvres Économie Environnement États-Unis Revue de presse

San Antonio Business Journal

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Texas added 23,100 oil-and-gas jobs over last year
Denver Business Journal

In the association’s “State of Energy Report,” oil-and-gas employment in Texas totaled 411,600 jobs in 2013, an increase of 23,100 jobs over 2012. Nationwide, the industry employed slightly more than 1 million people in 2013, which was an increase fo 30,800 jobs over 2012. Texas lead the nation in employment in 2013, followed by North Dakota (2,100 jobs), Oklahoma (1,800 jobs) and New Mexico (1,700 jobs) between the two years.

In addition, Texas oil and gas companies paid a record $13.6 billion in state and local taxes, and state royalty payments for fiscal year 2013. This is an increase of $1.2 billion over 2012.

TIPRO President Ed Longanecker said in a release that Texas leads the nation in employment and pdroduction due, in part, to the state’s pro-business environment and sensible legislative and regulatory perspective.“States that adopt overreaching regulations targeting oil and gas development will inevitably experience a progressive, or even dramatic decline in these high paying jobs and all associated benefits,” he said.

Oil-and-gas workers were paid a national annualwage of $103,400 in 2013. This industry had a payroll of $105 billion in 2013, up 1 percent from 2012.

L’an dernier, au Texas, le secteur privé a créé 23 100 jobs qui sont payés en moyenne 103 400$

Pendant ce temps au Québec, plus précisément à Cacouna:

Fou Comme De La Marde

Au Québec, on a fait le choix d’être pauvre…


9 octobre 2014

L’uranium enrichit Canada Économie En Images Environnement Québec

Cette semaine, le Journal de Montréal a encore fait peur au monde avec une histoire bidon sur les méchantes mines d’uranium qui pourrait voir le jour au Québec (au fait, je me demande bien ce que pense PKP des mines d’uranium…).

Pourtant…

La Saskatchewan exploite des mines d’uranium depuis 60 ans.  En 1954, la province a même créé une ville nommée Uranium City pour exploiter cette ressource. Voici la localisation des mines en Saskatchewan:

Uranium Canada

Donc la Saskatchewan est capable d’exploiter de manière complètement sécuritaire des mines d’uranium ultra concentrées. La Saskatchewan aime tellement ses mines d’uranium, que l’an dernier elle a diminué ses redevances pour attirer de nouveaux investisseurs.

Quelqu’un peut m’expliquer c’est quoi le problème avec l’exploitation de l’uranium au Québec ? Ce n’est pas comme si on devait ré-inventer la roue; pas besoin de s’embarrasser d’un BAPE aussi coûteux qu’inutile, il suffit de copier ce que la Saskatchewan fait depuis 60 ans !

Surtout que les mines d’uranium créent des emplois très bien rémunérés et non subventionnés. Quand on est pauvre comme le Québec, on n’a tout simplement pas les moyens de dire « non ».

Il y a des pipelines partout dans le monde, mais on n’en veut pas au Québec…  Il y a des pétroliers partout dans le monde, mais on n’en veut pas au Québec…  Il y a des mines d’uranium partout dans le monde, mais on n’en veut pas au Québec… Que faut-il en déduire, que les Québécois sont trop stupides ou peureux pour réaliser des projets qui sont banals ailleurs sur la planète ?


7 octobre 2014

Qui suis-je ? Économie Environnement États-Unis

Invité mystèreCet été, la maison de sondage Gallup a réalisé un vaste sondage pour savoir dans quel État les gens étaient les plus heureux aux États-Unis. Pour ce faire, le sondeur a proposé 43 affirmations différentes et les gens sondés devaient dire si cet énoncé décrivait bien sa situation. Un État a obtenu des résultats si remarquables que Gallup l’a décrit comme étant « légendaire ». Pouvez-vous identifier cet État ?

Voici les affirmations où cet État se classe en première position:

  • N’a pas manqué d’argent pour se loger durant les douze derniers mois
  • Satisfait de la qualité de vie
  • N’a pas manqué d’argent pour la nourriture durant les douze derniers mois
  • L’économie de l’État s’améliore
  • L’économie de l’État est bonne/excellente
  • Un bon endroit pour se trouver un emploi de qualité
  • Un bon endroit pour se lancer en affaires
  • L’économie de la ville s’améliore
  • La qualité de vie s’améliore
  • Satisfait de la qualité de l’air
  • Considère que l’éducation primaire et secondaire est bonne/excellente
  • Satisfait avec le système d’éducation
  • Les écoles préparent bien les étudiants pour avoir un emploi
  • Confiance à la justice
  • Confiance au gouvernement de l’État pour résoudre les problèmes
  • Les gens se traitent avec respect
  • A apprécié la journée qui vient de s’écouler

Voici les affirmations où cet État se classe en au-dessus ou sur la moyenne nationale:

  • Occupe l’emploi idéal
  • Les taxes et impôts ne sont pas trop élevés
  • Satisfait de la qualité de l’eau
  • N’a jamais été victime d’un vol
  • Les professeurs sont respectés
  • Confiance aux policiers
  • L’école prépare les jeunes à exceller en milieu de travail
  • Satisfait avec la qualité et le coût des soins de santé
  • Satisfait de l’état des routes et des autoroutes
  • Satisfait du transport en commun
  • La criminalité n’est pas un problème
  • Les enfants peuvent apprendre en grandissant
  • Peut compter sur des amis ou la famille en cas de problème
  • Les enfants sont traités avec dignité et respect
  • Satisfait des opportunités pour se faire de nouveaux amis
  • Un bon endroit pour accommoder les gens avec une déficience intellectuelle
  • Se sent reposé
  • N’est pas inquiet de l’avenir
  • A fait un don de charité le mois dernier
  • N’est pas stressé
  • A fait du bénévolat le mois dernier

Pouvez-vous identifier ce paradis terrestre qui est premier dans 17 catégories et au-dessus ou sur la moyenne dans 21 catégories (sur un total de 43) ?

Le nom de cet État « légendaire » est le… Dakota du Nord !!!

La maison de sondage Gallup attribue cette performance phénoménale au boom économique qui a suivi l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste. De son État, Andy Peterson, le président de la chambre de commerce dira: « Oil is a very thick frosting on a very nicely baked cake. »  Il ne trouvera personne dans le Dakota du Nord pour le contredire !

On est très loin du gospel gauchiste qui veut que l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste soit à l’origine d’une pestilence menant invariablement à la plus abjecte des misères.

Pendant ce temps au Québec, les gens ont une peur irrationnelle de la fracturation hydraulique…  Au Québec, contrairement au Dakota du Nord, nous avons fait le choix d’être pauvre…

Source:
Gallop Poll
North Dakota: Legendary Among States


2 octobre 2014

L’autoroute du pétrole Économie En Images Environnement Québec

Voici la carte des pipelines en Amérique du Nord:

Pipeline

Les pipelines couvrent une bonne partie de l’Ouest canadien et du sud des États-Unis…

Voici maintenant une carte indiquant la position des pétroliers uniquement dans la Manche:

Pétrolier

Uniquement dans cette région du monde, plus de 500 pétroliers circulent sur les eaux à tout moment de la journée.

Donc, on retrouve des « autoroutes du pétrole » partout dans le monde…

Quelqu’un peut m’expliquer c’est quoi le problème avec la construction de pipelines au Québec et le passage de pétroliers sur le fleuve?  Ce n’est pas comme si on devait ré-inventer la roue, les pipelines et les pétroliers on en retrouve déjà partout et les accidents sont pratiquement inexistants!  Pourquoi ailleurs les gens sont capables de prendre des décisions rationnelles à propos du passage des pipelines et des pétroliers alors qu’au Québec une chose aussi banale devient un drame national?  Sommes-nous à ce point stupide ?

Surtout que les pipelines, tout comme les ports pétroliers, créent des emplois très bien rémunérés et non subventionnés.  Quand on est pauvre comme le Québec, on n’a tout simplement pas les moyens de dire « non ».


30 septembre 2014

La résistance est futile… Économie Environnement International Revue de presse

Bangor Daily News

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Falling price of solar panels leads utilities to lobby for taxes
Bangor Daily News

A year after Spain, the sunniest country in Europe, issued notice of a law forcing solar energy-equipped homes and offices to pay a punitive tax, architect Inaki Alonso re-installed a 250 watt solar panel on a beam over his Madrid roof terrace.

« The government wanted people to be afraid to generate their own energy, but they haven’t dared to actually pass the law, » Alonso said as he tightened screws on the panel on a sunny summer day this month. He had removed solar panels from the roof last year. « We’re tired of being afraid, » he said.

Halfway across the globe, in the « sunshine state » of Queensland, Australia, electrical engineer David Smyth says the war waged by some governments and utilities against distributed energy, the term used for power generated by solar panels, is already lost.

« The utilities are in a death spiral, » he told Reuters by telephone while driving between a pub where he helped set up 120 solar panels to cut its A$60,000 ($53,000) annual power bill and a galvanizing plant which was also adding solar panels to reduce costs.

In Australia, he said, solar panels have shifted from being a heavily subsidized indulgence for environmentally-conscious households to a pragmatic option for businesses wanting certainty about what their running costs will be next year. « Not many people are doing it because of emissions or the environment, » Smyth said. « It’s about the cost. »

Quand le solaire n’était pas abordable, les gouvernements subventionnaient pour se donner bonne conscience. Maintenant que le solaire commence à être abordable, les gouvernements veulent taxer pour décourager son utilisation, espérant ainsi protéger les monopoles en place.

On parie combien que le gouvernement du Québec fera tout en son pouvoir pour protéger le monopole d’Hydro-Québec si jamais un jour l’installation de panneaux solaires devient populaire au Québec…


29 septembre 2014

La pauvreté verte Économie En Chiffres Environnement International

La semaine dernière, j’ai parlé de la décision de la fondation de la famille Rockefeller qui a décidé de ne plus investir dans les compagnies pétrolières, une décision sans grande importance puisque les compagnies de pétroles sont détenues majoritairement par de petits épargnants qui mettent de l’argent de côté pour leur retraite.

Mais qu’arriverait-il si ces épargnants décidaient de suivre les conseils de la gauche et d’imiter la fondation Rockefeller, c’est-à-dire liquider leurs actions de compagnies pétrolières pour acheter des actions de compagnies vertes. Pour répondre à cette question, on peut comparer l’indice RENIXX et l’indice STOXX Global Oil & Gas. L’indice RENNIX mesure la performance des plus grosses compagnies vertes alors l’indice STOXX Global Oil & Gas se concentre sur le secteur des hydrocarbures.

Énergie Verte

N’importe qui peut constater que les industries associées aux énergies vertes se sont complètement effondrées depuis 2008, et ce, malgré les milliards en subvention ! Contrairement aux compagnies vertes, le secteur pétrolier a su récupérer les pertes de la dernière récession.

Une personne qui a investi 100$ en 2002 dans une compagnie verte aurait 35$ aujourd’hui.  Une personne qui a investi 100$ dans les hydrocarbures en 2002 aurait 270$ aujourd’hui.  Si vous décidez de suivre les conseils de la gauche, vous risquez de ne jamais pouvoir accumuler suffisamment d’argent pour prendre votre retraite…  Moi je dis, vive le pétrole !  Certes, il y a des inconvénients à utiliser cette forme d’énergie, mais il est bon de se rappeler que les avantages sont infiniment plus nombreux !


29 septembre 2014

L’humain d’abord Économie Environnement International Revue de presse

The New York Times

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Emissions From India Will Increase, Official Says
The New York Times

In a blow to American hopes of reaching an international deal to fight global warming, India’s new environment minister said Wednesday that his country would not offer a plan to cut its greenhouse gas emissions ahead of a climate summit next year in Paris.

The minister, Prakash Javadekar, said in an interview that his government’s first priority was to alleviate poverty and improve the nation’s economy, which he said would necessarily involve an increase in emissions through new coal-powered electricity and transportation. He placed responsibility for what scientists call a coming climate crisis on the United States, the world’s largest historic greenhouse gas polluter, and dismissed the idea that India would make cuts to carbon emissions.

India’s first task is eradication of poverty,” Mr. Javadekar said, speaking in a New York hotel suite a day after a United Nations climate summit. “Twenty percent of our population doesn’t have access to electricity, and that’s our top priority. We will grow faster, and our emissions will rise.”

In coming decades, as India works to provide access to electricity to more than 300 million people, its emissions are projected to double, surpassing those of the United States and China.

En Inde, pas question d’affaiblir l’économie du pays avec une lutte inutile contre les gaz à effet de serre. La priorité du gouvernement est de réduire la pauvreté.

Voilà qui devrait faire réfléchir le gouvernement du Québec: la réduction des gaz à effet de serre c’est un problème de riche. Or, le Québec est pauvre.


25 septembre 2014

Le consensus et la science En Citations Environnement Philosophie

Richard Tol

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Citation de Richard Tol, professeur d’économie spécialisé dans les changements climatiques pour l’Université Sussex et ancien membre du GIEC:

« Consensus or near-consensus is not a scientific argument. Indeed, the heroes in the history of science are those who challenged the prevailing consensus and convincingly demonstrated that everyone else thought wrong. A claim of consensus serves a political purpose, rather than a scientific one. »


25 septembre 2014

Péquisterie pétrolière Coup de gueule Environnement Gauchistan Québec

péquiste en uniformeLe PQ, Bernard Drainville en tête, s’est trouvé un nouveau gadget populiste pour étaler sa démagogie dans les médias. Exit la charte, la nouvelle menace c’est le pétrole sale des sales Albertains !

C’est quand même incroyable, en 2013, année où le PQ a été au pouvoir, 65 millions de barils de pétrole ont circulé sur le fleuve pour se rendre au port de Montréal.  Pourtant, pas une seule récrimination de la part des péquistes.  Ils ont été au pouvoir pendant dix-huit longs (trop longs) mois et c’est maintenant que les péquistes découvrent qu’il se transporte du pétrole sur le fleuve.  Peut-être qu’à l’époque les péquistes n’ont pas chialé parce que le pétrole transporté n’était pas albertain, la gauche semble avoir une haine maladive de l’Alberta…

Mais la gogauche va sans doute me répondre que cette fois-ci ce n’est pas pareil puisque depuis le début de la semaine, pour la toute première fois de l’histoire, un pétrolier géant, le Minerva Gloria, a circulé sur le fleuve pour se rendre à Sorel !

Vraiment ?

Si vous avez cru cette histoire, c’est que vous avez été victime d’un travail médiocre de la part des journalistes de Radio-Canada. Les pétroliers géants circulent sur le fleuve depuis décembre 2013.  Le 6 décembre dernier, le port de Montréal a reçu le MT Overseas Portland, un grand pétrolier Aframax.  Le MT Overseas Portland mesure 250 mètres par 44 mètres, exactement la même taille que le Minerva Gloria !  Pourtant, ni le PQ ni les journalistes ne s’en sont plaints.  À l’époque, personne ne parlait d’un complot de Stephen Harper et de Transport Canada pour empoissonner le fleuve.

Résumons: quand le PQ était au pouvoir, un pétrolier de la même taille que le Minerva Gloria a circulé sur le fleuve sur une distance plus grande. Pourtant, pas une seule critique de la part du PQ.  Rien, niet, zéro, nada. Pourquoi ce silence ?  Parce que le pétrole transporté par le MT Overseas Portland n’était pas albertain ?  M’enfin, peu importe la raison, cet exemple ne fait que montrer à quel point le PQ est devenu un parti risible, inutile, hypocrite, démagogue et méprisable.


25 septembre 2014

Réchauffement naturel et sécheresse californienne Environnement États-Unis Revue de presse

Los Angeles Times

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West Coast warming linked to naturally occurring changes
Los Angeles Times

Naturally occurring changes in winds, not human-caused climate change, are responsible for most of the warming on land and in the sea along the West Coast of North America over the last century, a study has found.

The analysis challenges assumptions that the buildup of greenhouse gases in the atmosphere has been a significant driver of the increase in temperatures observed over many decades in the ocean and along the coastline from Alaska to California.

Changes in ocean circulation as a result of weaker winds were the main cause of about 1 degree Fahrenheit of warming in the northeast Pacific Ocean and nearby coastal land between 1900 and 2012, according to the analysis of ocean and air temperatures over that time. The study, conducted by researchers from the National Oceanic and Atmospheric Administration and the University of Washington, was published Monday by the Proceedings of the National Academy of Sciences.

If global warming had been the most powerful influence on land and sea temperatures, those temperatures would have been different, the study’s authors said. Most of the warming in the region occurred before 1940, when greenhouse gas concentrations were lower and winds were weaker, the study found. In contrast, winds have strengthened since 1980 and coastal ocean cooled, even as the rise in greenhouse gases has accelerated.

Tous les réchauffistes qui blâment le réchauffement climatique pour la sécheresse en Californie étaient dans l’erreur !!!

Le Los Angeles Times parle des recherches qui contredisent les théories des réchauffistes, dans les médias québécois c’est le silence radio, la pensée unique règne en maître


24 septembre 2014

Le pétrole et les retraites Économie En Chiffres Environnement International

Un frisson a parcouru la bonne gauche cette semaine…

La fondation de la famille Rockefeller, qui a fait sa fortune avec le pétrole, a annoncé qu’elle allait liquider toutes ces actions de compagnies pétrolières. Il n’en fallait pas plus pour que le Plateau se mette à fredonner l’International…  Selon nos bons médias, toujours bien informés, une telle décision devrait porter un dur coup à l’industrie pétrolière.

Vraiment ?

Voici comment se répartit l’actionnariat des compagnies pétrolières américaines:

Pétrolière

La fondation Rockefeller appartient à la catégorie des « investisseurs institutionnels » qui regroupe un maigre 6,6% des actionnaires.  Dans cette catégorie on retrouve des banques, des hedge funds, des compagnies d’assurance et des fondations. Autrement dit, les fondations représentent une infime fraction des actionnaires et la fondation Rockefeller représente une infime fraction de cette infime fraction !  Un coup dur le retrait des Rockefeller ?  On parle plutôt d’une mouche qui s’écrase dans le pare-brise d’un camion…  Ils sont tellement bien informés nos médias gauchistes…

Les pétrolières sont détenues à hauteur de 31,2% par des fonds de pension répartis dans 60 millions de ménages.  Dans les fonds mutuels qui détiennent 20,6% des pétrolières, on retrouve 53,2 millions de ménages qui gagnent  en moyenne 80 000$, la classe moyenne.  Finalement, 17,7% des actions des pétrolières se retrouvent dans les REER de 48,6 millions de ménages qui gagnent en moyenne 70 000$.  Autrement dit, 69,5%  des actions des pétrolières sont la propriété de ménages de la classe moyenne qui les utilisent surtout pour financer leur retraite !  Sans pétrolières, la retraite de plusieurs personnes serait beaucoup moins confortable.

Notons au passage que les dirigeants des compagnies pétrolières, diabolisés par les médias, constituent seulement 2,8% de l’actionnariat. Bref, quand une compagnie pétrolière engrange des milliards de dollars, ce n’est pas la petite élite dirigeante qui en profite le plus, mais… une bonne partie de la société ! L’industrie pétrolière appartient au peuple !

Source:
SONECON
Who Owns America’s Oil and Natural Gas Companies


24 septembre 2014

Science et religion Environnement International Revue de presse

The Independent

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The science of saturated fat: A big fat surprise about nutrition?
The Independent

Challenging any of the conventional wisdom on dietary fat has long been a form of professional suicide for nutrition experts. But Krauss persevered and concluded in 2010, after reviewing all the scientific literature, that saturated fats could not be said to cause heart disease. In March, another group of scientists, including faculty from Cambridge and Harvard, came to the same conclusion. These were stunning results. It seemed that saturated fat, our principal dietary culprit for decades, had been unfairly convicted.

Yet the truth is there never has been solid evidence that these fats cause disease. We only believe this to be true because nutrition policy was derailed over the past half-century by personal ambition, bad science, politics, and bias.

Our fear of saturated fats began in the 1950s when Ancel Keys, a pathologist at the University of Minnesota, first proposed that they raised cholesterol caused heart disease. Our dietary guidance has followed Keys’s view for 50 years now. Despite half-a-billion pounds spent trying to prove his hypothesis, the evidence of its health benefits has never been produced. It’s worth wondering if our working hypothesis about diet and health is not working and if alternative ideas are to be considered. Nutrition science must, like any science, provide an open, civil and unbiased climate for genuine debate.

Il y a quelques années, les nutritionnistes auraient facilement pu déclarer que le débat sur les gras saturés était clos et que la science était définitive. Agir de la sorte aurait rendu impossible toute forme de recherche par des sceptiques. Mais la science de la nutrition n’a pas été contaminée par des fanatiques religieux, les sceptiques ont pu faire leur recherche et publier des résultats qui contredisaient la théorie en place. Ces sceptiques qui ont ramé à contre-courant sont aujourd’hui écoutés et on les inclut volontiers dans les débats; le débat n’a jamais été clos et la science n’a jamais été définitive par conséquent, la connaissance peut progresser.

Bref, la nutrition, contrairement à la climatologie, est encore une science…