« En ces temps d’imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire. » -G.Orwell
|
Dans son dernier livre, Jean-François Lisée s’est donné la difficile tâche de mettre la droite K.-O. en 15 arguments. Pour vérifier si tel est le cas, voici une série de billets qui reprend chacun des arguments avancés par Lisée pour en vérifier la validité. Attention, car la gauche est sur le point d’encaisser une droite !
|
Affirmation #13 de Jean-François Lisée: la droite ment quand elle affirme que le Québec est une province de quêteux. Pour Lisée, le Québec n’est pas avantagé par rapport aux autres provinces; même que sur certains aspects nous sommes défavorisés.
Dans son livre Jean-François Lisée présente une série de chiffres pour montrer que le Québec n’est pas avantagé par les paiements de transfert et de péréquation venant d’Ottawa; soit que nous recevons autant que les autres, soit que nous recevons moins.
Vraiment ?
Pour parvenir à cette conclusion, il faut faire un exercice de comptabilité liséenne. Jean-François Lisée regarde uniquement l’argent que les provinces reçoivent d’Ottawa. Dans son bilan final, il oublie de prendre en considération l’argent qui est perçu par le fédéral dans chaque province.
Imaginons par exemple que Paul donne 100$ à Pierre et que Pierre lui retourne 20$. Jacques de son côté donne 5$ à Pierre qui lui retourne 10$. Selon Lisée, c’est Paul qui fait un meilleur « deal » puisqu’il reçoit 10$ de plus que Jacques. Dans les faits, Paul perd 80$ dans l’opération alors que Jacques fait un gain de 5$.
Voici donc l’état de la situation lorsque l’on prend en considération l’argent perçu dans chaque province par le gouvernement fédéral et l’argent qui est retourné sous forme de paiements de transferts, péréquation et programmes. Un solde négatif indique que le gouvernement fédéral transfère plus d’argent qu’il n’en prélève.

Recettes totales moins le total des dépenses courantes. Un solde négatif indique que le gouvernement fédéral transfère plus qu’il n’en prélève
Comme on peut le voir, le Québec a un solde négatif avec le fédéral i.e. le fédéral transfère plus d’argent au Québec qu’il n’en prélève. Certes, nous ne sommes pas les pires, mais il n’en reste pas moins que nous profitons des largesses d’Ottawa. Mais, à n’en pas douter, le complexe nationalo-socialiste québécois va sans doute se satisfaire de savoir qu’il y a plus dépendant que nous, alors que leur but devrait être l’indépendance financière vis-à-vis le fédéral (comme l’Alberta).
D’ailleurs, la moyenne canadienne sans le Québec (pondérée en fonction de la population) est de -340$/habitant, ce qui est largement inférieur au Québec.
Pour les provinces qui ont eu un solde cumulé négatif entre 2000 et 2009, voici dans quelle mesure les transferts nets ont évolué:

C’est au Québec que le fédéral a le plus augmenté le solde de ses transferts. En 2000, ce solde était de -308$/habitant et en 2009 ce montant est passé à -1 743$/habitant, une augmentation de 465%. Autrement dit, depuis dix ans, la dépendance du Québec vis-à-vis Ottawa s’est accrue de manière colossale !
En Saskatchewan, les transferts nets ont diminué, ils sont passés de -2 266$/habitant à -1 219$/habitant, une diminution de 46%.
À titre indicatif, en 2000 le solde de l’Alberta était de +2 673$/habitant contre +3 995$/habitant en 2009, une augmentation du fardeau du fédéral de 49%.
Dans le chapitre de son livre dédié à cette question, Jean-François Lisée déclare triomphalement: « Le Québec est plus généreux que ses voisins en services divers offerts aux citoyens, et il paie cette générosité avec ses propres taxes et impôts. Bref, c’est nous qui payons ».
J’espère que les bottines suivront les babines et que si Danielle Smith est élue première ministre de l’Alberta Jean-François Lisée se joindra à elle pour réclamer la fin du programme de péréquation. Après tout, selon Lisée nous n’avons pas besoin de la péréquation au Québec…
À lire aussi:
Sources:

Tableau 051-0001
Tableau 202-0809
Comptes économiques provinciaux et territoriaux
Population urbaine et rurale
|
- |
Natural Gas Signals a ‘Manufacturing Renaissance’ The rapid development of shale gas technology has helped reduce energy imports and, in some cases, encouraged companies producing petrochemicals, steel, fertilizers and other products to return to the United States after relocating overseas. According to Kevin Swift, chief economist at the American Chemistry Council, European producers mostly use oil-derived raw materials for making these same products. “The U.S. has a competitive advantage when oil is seven times as expensive as natural gas, but now we have more like a 50-to-1 advantage,” he said. “The ‘shale gale’ is really driving this. A million B.T.U.’s of natural gas that might cost $11 in Europe and $14 in South Korea is $2.25 in the U.S. Partly because of that, chemical producers have plans to expand ethylene capacity in the U.S. by more than 25 percent between now and 2017.” A 2011 PricewaterhouseCoopers study estimates that high rates of shale gas recovery could result in a million new manufacturing jobs by 2025. Robert McCutcheon, United States industrial products leader at PricewaterhouseCoopers, said in a statement that the revived natural gas industry “has the potential to spark a manufacturing renaissance in the U.S., including billions in cost savings, a significant number of new jobs and a greater investment in U.S. plants.” |
Mais au Québec, au lieu de relancer notre industrie manufacturière en exploitant nos gaz de schiste, on préfère plutôt se plaindre en accusant l’Alberta d’être responsable de tous nos malheurs…
De tout temps, la gauche et les souverainistes ont préféré blâmer les autres pour la faiblesse de l’économie québécoise; pas question de blâmer le sacro-saint modèle québécois. Auparavant, le slogan de la gauche souverainiste était « c’est la faute du fédéral ». Avec le temps, ce slogan est devenu « c’est la faute des Albertains ». Mais une constante demeure, ce n’est jamais de notre faute…
Voici comment le gaz de schiste est en train de révolutionner la vie des Américains:
« Appalachia has been the forgotten part of Ohio for the last 50 years, but now we’re at the forefront of economic development in the state of Ohio. »
« In 2008 alone, natural gas companies paid over $1.8 billion in lease and bonus payments to Pennsylvania landowners many of whom are Pennsylvania farmers. »
Pas de danger de voir l’artistocratie québécoise faire des vidéos pour nous montrer à quel point l’exploitation des gaz de schiste peut améliorer le sort des communautés rurales…
Malheureusement, les unilingues francophones n’ont pas accès à cette information…
À de nombreuses reprises, les médias et les politiciens ont accusé les pétrolières d’indécence à cause de leurs profits mirobolants.
Pourtant, la véritable indécence n’est pas du côté des pétrolières, mais bien de celui du gouvernement. Vous l’ignorez peut-être, mais les pétrolières américaines et les consommateurs de produits pétroliers doivent verser aux différents paliers de gouvernement un montant qui est supérieur aux profits empochés par les pétrolières:

Fiscalité totale: taxes & impôts pays aux États-Unis et à l’étranger
Comme on peut le voir, les taxes et impôts payés par les pétrolières basées aux États-Unis et leurs clients ont toujours été supérieurs aux profits de l’industrie. Depuis 1981, les pétrolières ont fait 1 413 671 millions de dollars en profit. Pendant ce temps, les gouvernements engrangeaient 2 637 573 millions de dollars en taxes et impôts, presque le double !
Ce n’est pas les profits des pétrolières qui sont scandaleux, mais plutôt le niveau de taxation (qui finit toujours par être refilé aux consommateurs). L’industrie pétrolière rapporte plus aux gouvernements qu’aux pétrolières… un non-sens !
En passant, le prix de l’essence avant taxe est de 95,2¢/L à Montréal contre 96,1¢/L à Calgary. Vous avez bien lu, avant taxe, l’essence est moins chère à Montréal que Calgary ! Après taxe, la situation se corse… Le prix à Montréal grimpe à 144,2¢/L contre 120.9¢/L à Calgary. 49¢/L de taxe à Montréal contre 24.8¢/L à Calgary…
|
- |
Tax rules for Americans abroad driving some to renounce citizenship A year ago, in Action Comics, Superman declared plans to renounce his U.S. citizenship. Last year, almost 1,800 people followed Superman’s lead, renouncing their U.S. citizenship or handing in their Green Cards. That’s a record number since the Internal Revenue Service began publishing a list of those who renounced in 1998. It’s also almost eight times more than the number of citizens who renounced in 2008, and more than the total for 2007, 2008 and 2009 combined. Many say they parted ways with America for tax reasons. The United States is one of the only countries to tax its citizens on income earned while they’re living abroad. And just as Americans stateside must file tax returns each April – this year, the deadline is Tuesday – an estimated 6.3 million U.S. citizens living abroad brace for what they describe as an even tougher process of reporting their income and foreign accounts to the IRS. For them, the deadline is June. For those wishing to legally escape the filing requirements, the only way is to formally renounce their U.S. citizenship. Last year, IRS records show that at least 1,788 people did, and that’s likely an underestimate. The IRS publishes in the Federal Register the names of those who give up their citizenship, and some who renounced say they haven’t seen their name on the list yet. |
Ironiquement, ce n’est pas Bush qui a fait en sorte que des Américains renoncent à leur citoyenneté, mais bien Barack Obama…
En pendant ce temps des gauchistes continuent toujours de nier que la fiscalité puisse inciter les gens à vivre ailleurs…
|
- |
Away with jerry cans! Oil bubble is bursting One of the great pleasures in life for economists is watching bubbles burst. First the speculative air is pumped in just beyond the point of reason. There is always a trader willing to say that a tulip bulb will soon be worth a million guilders; an investment bank ready to predict $200 oil prices by the end of the year. There is always a looming war or a potential harvest failure to add spurious justification. But the end is inevitably the same. The bubble bursts. That is what is happening now in the energy market. Sometimes the bubble deflates rapidly, as with the US natural gas price – now at a 10-year low of less than $2 per mmbtu. In other cases the air escapes slowly. That is what has been happening to the oil price since the announcement of a modest fall in Chinese imports. Nor is the fall likely to be temporary. Years of high prices have encouraged investment and technical advances have started to transform the energy market. The focus of attention has been on shale gas, with US production up 14-fold since 2000 and now meeting almost a quarter of US demand. In China, shale gas exploration is just beginning and if successful could dramatically reduce import requirements over the next decade. In Europe, the environmental debate is unresolved but following the UK government’s supportive report, a forthcoming paper from the Royal Society could help set new standards, opening the way for production across the continent. |
Pendant ce temps au Québec, 37 000 idiots utiles ont signé une pétition contre le gaz de schiste…
Quelle est la solution miracle trouvée par les fédérations étudiantes et la ministre de l’Éducation pour réduire le gaspillage dans les universités ?
Rien de moins que… la création d’un nouveau comité !!! Plus de gouvernements et plus de fonctionnaires, voilà la solution originale élaborée par nos brillantes élites pour réduire le gaspillage !!! Hors de l’État, point de salut. Fallait y penser, car tout le monde sait que le Québec, avec ses hordes de fonctionnaires, a réussi à éliminer le gaspillage…
Sans blague…
L’élimination du gaspillage dans les universités passe par plus de compétition et la compétition passe par une déréglementation totale des frais de scolarité et du fonctionnement des universités.
Laissons les universités fixer les frais de scolarité à leur guise, vous allez voir que pour attirer un maximum d’élèves, les universités vont rapidement éliminer le gaspillage pour s’assurer d’offrir le meilleur prix possible à leur clientèle. Sans oublier que la compétition va aussi se faire au niveau de la qualité des programmes. Tout le monde y gagnerait, surtout les élèves qui paieraient le juste prix pour leur formation académique.
Cette compétition pourrait même permettre l’arrivée de la gratuité scolaire, si chère aux gauchistes. En effet, depuis 2008 l’Université Harvard a sensiblement réduit ses frais de scolarité pour être en mesure d’attirer dans son giron les élèves les plus brillants. Dans le cas des élèves dont les parents ont un revenu inférieur à 60 000$/année, on a annoncé qu’ils pourront fréquenter gratuitement la prestigieuse université.
Les gens de CLASSE veulent la gratuité scolaire ? Ils savent maintenant ce qu’il leur reste à faire !
|
- |
Working longer for government’s sake “After eight years of having the second-highest corporate tax rate among industrialized countries, the United States has now assumed the top spot following Japan’s scheduled corporate rate cut April 1, 2012,” the Tax Foundation announced last week. The U.S. combined corporate federal and state rate is 39.2 percent. Second-place Japan’s 38.0-percent includes a temporary 10 percent surtax that will expire after 2014, further widening the gap. Let’s hear it for the U.S.A.! We’re No. 1! If you were bothered by reaching the top of that ignoble list, the next news should ratchet up your irk index. Tax Freedom Day, the date representing the point each year when Americans have earned enough to pay all their taxes and begin earning money for themselves, won’t be reached this year until April 17, says the Tax Foundation, which calculates the date based on workers’ current 29.2-percent federal, state and local taxes. That’s four days later than last year. It’s worse in California, where Tax Freedom Day won’t arrive until April 20. |
Au Québec le jour de la libération des taxes sera le… 10 juin! Soupir…
|
Dans son dernier livre, Jean-François Lisée s’est donné la difficile tâche de mettre la droite K.-O. en 15 arguments. Pour vérifier si tel est le cas, voici une série de billets qui reprend chacun des arguments avancés par Lisée pour en vérifier la validité. Attention, car la gauche est sur le point d’encaisser une droite !
|
Affirmation #12 de Jean-François Lisée: la droite ment quand elle affirme que le taux d’endettement du Québec est préoccupant. Pour Lisée, seule la dette nette est importante et à ce chapitre le Québec fait très bien.
Dans son livre, Jean-François Lisée ne conteste pas que la dette brute au Québec a atteint des niveaux stratosphériques, mais pour Lisée c’est la dette nette qui fait foi de tout.
Vraiment ?
La dette nette représente la dette brute duquel on a soustrait les actifs du gouvernement. C’est un peu comme si une personne faisant un salaire de 20 000$/an décidait de s’acheter une maison de 500 000$. S’endetter de 500 000$ pour s’acheter une maison de 500 000$ représente une dette brute de 500 000$, mais une dette nette de… 0$ !
Donc, selon Lisée, la personne qui faisait un tel achat n’a aucun problème d’endettement ! Pourtant, n’importe qui avec un peu de gros bon sens réalisera qu’un tel achat mènera le nouveau propriétaire directement à la faillite, tout simplement parce que les frais d’intérêt se calculent sur la dette brute et non pas la dette nette ! Ce n’est pas un hasard si le concept de dette nette est tout récent au Québec...
De plus, quand on parle de la dette nette, cela sous-entendant que le gouvernement est disposé à vendre ses actifs pour rembourser sa dette, un peu comme si la personne donnée dans mon exemple vendait sa maison pour rembourser son hypothèque. Or, au Québec nos actifs n’ont pas de valeur monnayable. Qui voudrait acheter nos ponts, nos écoles ou nos hôpitaux décrépits. Et Lisée a déjà affirmé que les rares actifs qui ont de la valeur, comme Hydro-Québec, ne sont pas à vendre… Pas plus qu’on ne peut utiliser l’argent des caisses de retraite pour réduire la dette puisque cet argent est déjà promis à d’autres.
Qu’importe, voici le niveau d’endettement des provinces canadiennes, calculé de trois manières différentes: dette en fonction des déficits cumulés, brute nette et la dette brute:



N’en déplaise à Lisée et à sa secte gauchiste, peu importe la méthode de calcul, le Québec est toujours la province la plus endettée.
La gauche oublie aussi de mentionner l’effet le plus pervers de notre haut taux d’endettement: le service de la dette (qui se calcule, rappelons-le, sur la dette brute). L’endettement du Québec est comparable à une personne qui aurait une carte de crédit, mais qui ne rembourserait que les intérêts. L’argent ainsi dépensé est pour ainsi dire « gaspillé », car l’on n’obtient strictement rien en retour. À quoi bon avoir des actifs si l’on ne rembourse pas sa carte de crédit !
Voici quel a été le service de la dette dans les provinces canadiennes depuis 1989:

En 1989, le Québec était la 4e province avec le plus petit service de la dette (3,3% du PIB), devancé uniquement par la Colombie-Britannique, l’Ontario et l’Alberta. Dans les années qui ont suivi, toutes les provinces ont sensiblement réduit leur service de la dette sauf… le Québec ! En 2009, nous sommes passés au dernier rang (3,6% du PIB) !
Voici comment a évolué le service de la dette entre 1989-2009:

Le Québec est la seule province qui a augmenté le service de sa dette. Honteux, tout simplement honteux… Que dire de plus…
Pour terminer, voici la cote de crédit des provinces canadiennes:

Concluons simplement en disant que Jean-François Lisée insulte l’intelligence de ces lecteurs dans son livre.
À lire aussi:
Sources:

Budgets 2012-2013
|
- |
Oil Fuels Population Boom in North Dakota City The fastest-growing small city in the U.S. is Williston, N.D., a longtime railroad outpost 540 miles from the nearest major U.S. sports franchise that has been transformed by the state’s oil boom, according to new Census Bureau data. From April 2010 to July 2011, the population in and around Williston grew far faster than in any other micropolitan area—population centers with at least one urban cluster of between 10,000 and 50,000 people—swelling by 8.8% to 24,374 residents, according to census estimates. The census figures underline the feverish pace of the North Dakota oil boom, which has attracted hundreds of oil rigs to the state’s northwestern corner and thousands of workers to man them. Since new drilling technologies gave oil companies access to up to 4.3 billion barrels of crude in the Bakken Shale, which stretches across North Dakota, Montana and Canada, the influx of cash and oil has turned the once sleepy area into one of the most bustling regional economies in the country. While other states are struggling with budget misery, North Dakota’s coffers are overflowing. The state government’s revenue hit $139 million in February—82% more than February 2010, and 58% more than budget officials’ forecast last year. In two years, motor-vehicle excise-tax revenue has more than doubled, while corporate income-tax revenue has increased fivefold. |
Qu’ont en commun la France et le Québec ? La langue française et un moratoire sur les hydrocarbures de schiste… Une population unilingue facilement manipulable par les médias écolo-marxistes, puisque les gens n’ont pas facilement accès aux informations diffusées dans la presse anglophone, qui est beaucoup plus balancée que la presse francophone…
Au Québec quand le gouvernement sort de l’argent de ses coffres, ce n’est jamais une dépense, c’est toujours un investissement. On ne dépense pas en santé, on investit. On ne dépense pas en éducation, on investit. On ne dépense pas en culture, on investit. On ne dépense pas pour refaire les routes, on investit. On ne dépense pas pour un nouveau Colisée, on investit. On ne dépense pas dans les garderies à 7$, on investit. On ne dépense pas dans les régions, on investit.
Et allez savoir pourquoi, malgré tous ses investissements, le Québec accumule les déficits… Si l’on accepte la prémisse que le gouvernement ne dépense jamais, mais qu’il investit tout le temps, alors force est de constater que les talents d’investisseurs de nos politiciens sont comparables à ceux de Vincent Lacroix…
Le dernier exemple de cette dangereuse mentalité ? Les ineffables « économistes » Pierre Fortin, Luc Godbout et Suzie St-Cerny qui affirment dans une étude qu’en 2008, les garderies étatiques ont permis à 70 000 femmes de gagner le marché du travail ce qui se traduit par des gains de 1,04$ pour chaque dollar investi par le gouvernement. Donc, selon cette étude, le gouvernement pourrait équilibrer son budget en « investissant » 1,4 milliard de dollars supplémentaires dans les garderies !
Depuis que les CPE ont été créés, le nombre de places disponibles est passé de 96 344 à 214 804 ce qui représente une augmentation de 123%. Par contre, les budgets des CPE sont passés de 526 millions à 2 087 millions de dollars, soit une augmentation de… 297% (dollars constants). Vous avez bien lu, pour augmenter le nombre de places de 123%, les budgets ont été augmentés de 297%. Et on voudrait nous faire croire que les garderies sont un investissement intelligent.
Qu’en est-il des 70 000 femmes qui se seraient trouvé un travail en 2008 grâce aux garderies ? Faites le calcul, dépenser 1 800 millions de dollars pour créer 70 000 jobs revient à dépenser 25 713$ par emploi ainsi créé. Il sera moins compliqué et probablement plus efficace de leur faire directement un chèque.
Et pour ceux qui pensent que les garderies sont absolument essentielles pour retourner les femmes sur le marché du travail:

Le Québec est la seule province avec des garderies étatiques et pourtant on ne réussit qu’à battre les provinces maritimes, probablement parce que le marché de l’emploi est déjà plus précaire dans ces provinces. Chose certaine, la belle province est loin derrière l’Alberta, cette province de sois-disant « rednecks »…
On est très loin des réalisations spectaculaires vantées dans l’étude de Pierre Fortin, Luc Godbout et Suzie St-Cerny…
Source:

Rapports annuels de gestion
Dans son dernier budget, le gouvernement du Québec prévoit augmenter ses revenus de 13,9 milliards de dollars entre 2011-2012 et 2016-2017.
De cette somme, le gouvernement consacrera 8,7 milliards de dollars pour de nouvelles dépenses de programmes (63,0% des nouveaux revenus), 1,8 milliards pour le service de la dette (13,1% des nouveaux revenus) et 3,3 milliards de dollars pour la réduction du déficit (23,8% des nouveaux revenus).
Voici comment se compare le Québec aux autres provinces canadiennes qui ont déposé un budget cette année:

Le Québec est déjà la province qui dépense le plus pour ses programmes et qui est la plus endettée. Qu’importe, nous serons aussi la province qui utilisera le plus ses nouveaux revenus pour de nouvelles dépenses de programme et qui utilisera le moins ses mêmes nouveaux revenus pour réduire son déficit. Et on ose parler d’austérité… ciboire !!!
Voilà ce qui arrive quand on est dirigé par un sinistre des finances qui a pour devise « l’important c’est d’être heureux comme peuple ».
Les fous ont pris le contrôle de l’asile, nous sommes gouvernés par des malades mentaux… Si nos politiciens étaient sains d’esprit, nous devrions avoir des chiffres similaires à ceux de la Colombie-Britannique.
|
- |
Greek police to offer ‘cop for hire’ Greek police are offering a 30 euro (£25) per hour « cop-for-hire » scheme for private companies or citizens seeking protection at special events, in a bid to raise money. Police said the service was provided only under special circumstances, such as cases of high-security risk, and that revenues would be used to fund police equipment and boost the state budget. Hiring a police officer for an hour costs 30 euros, according to the law, which has entered into force. A police vehicle escort, for example for the transfer of art works or other sensitive material, will cost an additional 40 euros per hour and a motorcycle escort 20 euros. For larger-scale operations, police patrol boats can be hired for 200 euros and helicopters for an hourly 1,500-euro fee. Along with other public sector workers, Greece’s 55,000 police officers have suffered wage cuts and layoffs amid austerity measures imposed by international lenders in exchange for financial aid. |
Le Québec peut remercier le Canada pour la péréquation… Les Grecs n’ont pas eu cette chance…
À quand un politicien Québécois qui aura le courage de tenir ce genre de discours ?
La côte de popularité de Chris Christie dans le New Jersey est à 59%, c’est un sommet depuis qu’il est le gouverneur de cet état traditionnellement très démocrate.
Christie n’a jamais dilué son message, il a refusé tous les compromis, il a affronté les médias et les syndicats et en l’espace d’un an il est passé de 44% d’approbation à 59%.
Ça paye d’avoir des convictions.
Cette semaine, Jean-François Lisée nous a, une fois de plus, radoté son petit catéchiste socialiste: les riches s’enrichissent et par conséquent les pauvres doivent s’appauvrir.
En guise de preuve, on nous apprend que les salaires médians des dirigeants des 60 entreprises qui composent l’indice TSX60 ont augmenté en moyenne annuellement de 10,9% depuis 12 ans. Une catastrophe selon la gauche puisqu’il existerait une relation de cause à effet négative entre le salaire des patrons et le sort des pauvres.
Vraiment ?
Je me suis amusé à mettre sur un graphique le salaire médian du TSX60 et le taux de pauvreté au Canada depuis 1998, le résultat risque de déplaire à la gauche…

Non seulement il est impossible de voir une augmentation de la pauvreté lorsque les salaires des patrons du TSX60 augmentent, mais on observe plutôt la relation inverse. Quand les salaires augmentent, la pauvreté diminue, quand les salaires diminuent, la pauvreté augmente ou reste stable.
En bref, on voit exactement le contraire de ce qui est prêché par les socialistes !!!
Mais n’allez surtout pas croire que les gauchistes vont se réjouir d’une baisse de la pauvreté si cette dernière est associée à une hausse des salaires des CEO. Voyez-vous, l’idéologie des socialistes c’est l’idéologie de la jalousie. Par conséquent, la gauche se fiche pas mal du sort des pauvres, ce qui compte c’est de punir les riches.
Le tout merveilleusement bien résumé par Margaret Thatcher:
Pour terminer, précisions que si le gouvernement décidait de confisquer la totalité des revenus des 100 dirigeants d’entreprises canadiennes les mieux rémunérés pour le redistribuer aux pauvres, cela permettrait d’augmenter leurs revenus de… 45¢/jour !
Sources:
![]()
Tableau 202-0802
|
- |
Germany set to tax young Germany is proposing to levy extra taxes on the young to pay for the costs of the country’s growing numbers of old people, under government plans for a « demographic reserve » levy. Angela Merkel’s Christian Democrats have drafted proposals that, if law, would require all those over 25 to pay a proportion of their income to cushion Germany against a looming population crisis. The German Chancellor’s ruling party is seeking extra sources of revenue to pay for soaring pensions and bills for social care costs as Germany’s « baby boomer » generation ages amid a decline in the birth rate. Because of a slump in Germany’s population, as more ageing Germans retire there are fewer young workers to replace them as taxpayers to fund generous welfare and pension arrangements. « We have to consider the time after 2030 when the baby boomers of the ’50s and ’60s are retired and costing us more in health and care costs, » said Gunter Krings, who drafted the Christian Democrat position paper. |
Bientôt au Québec ?
Durant le congé pascal, j’ai pu lire un texte assez surréaliste sur le HuffingtonPost Québec qui prétend expliquer la différence entre la gauche et la droite.
Selon son auteur, la gauche c’est un peu comme une classe d’école. Quand un élève a de la difficulté, le professeur oblige un élève plus brillant à aider celui en difficulté en coupant son temps de récréation. La droite, ce sont les élèves qui ignorent celui en difficulté pour jouir de toute leur période de récréation.
Explication plutôt faible…
En fait la droite c’est l’élève qui va volontairement prendre de son temps de récréation pour aider l’élève en difficulté sans que le professeur le contraigne à agir en ce sens. On peut donc dire que ce geste d’entraide sera sincère et motivé par le désir d’aider une personne dans le besoin.
On est loin de la gauche qui oblige un élève à aider un autre. Une forme d’aide qui, puisqu’elle sera exercée sous la contrainte, n’aura rien de sincère. Et puisqu’il s’agit d’une obligation, on peut présumer que dans la majorité des cas, l’élève aidant n’aura qu’une idée en tête: se débarrasser de sa tâche le plus rapidement possible pour aller en récréation.
En bref, il n’y aura aucune sincérité dans ce geste ni un désir réel d’aider une autre personne. Tout se déroule sous la contrainte. On peut se questionner sur les résultats d’un tel système… L’entraide étant non sincère, puisqu’obligatoire, sera inévitablement bâclée et deviendra rapidement un instrument de punition.
Dans les faits, si une classe décidait d’adopter le modèle économique de la gauche, voici comment elle fonctionnerait.
Kévin est un bon élève, il a obtenu 90% dans son examen de mathématiques. Antoine n’a pas la même facilité, il a dû se contenter d’une note de 40%. Le professeur ne va pas demander à Kévin d’aider Antoine, la gauche ne croit pas vraiment aux vertus du travail et de l’effort. Le professeur va plutôt enlever 25 points sur l’examen de Kévin pour les redistribuer sur l’examen d’Antoine. Au final les deux élèves se retrouvent donc avec la note de 65%.
Vive la redistribution de la richesse, jusqu’au jour où Kévin réalisera qu’au lieu d’étudier, il est plus facile de faire comme Antoine et de profiter du travail d’un autre…
Dans la réalité, voici le résultat de ce gâchis:
P. J. O’Rourke à propos de la charité et du rôle du gouvernement (traduction partielle du texte How to Explain Conservatism to Your Squishy Liberal Friends: Individualism ‘R’ Us):
![]() |
- |
« La charité est l’une des grandes responsabilités de la liberté. Mais, pour que nous puissions être responsables – et donc libre – la responsabilité doit être personnelle.
Il n’y a pas de vertu dans la charité rendue obligatoire par le gouvernement et il n’y a pas de vertu à faire la promotion d’un tel système. Un politicien qui se présente comme étant ‘bienveillant’ et ‘sensible’, parce qu’il veut élargir les programmes sociaux, est simplement en train de vous dire qu’il est prêt à faire le bien, mais avec l’argent des autres! Et un électeur qui se dit fier de soutenir des programmes sociaux vous dit en réalité qu’il est disposé à utiliser son argent pour faire le bien uniquement si le gouvernement le menace d’une arme. » |
|
Dans son dernier livre, Jean-François Lisée s’est donné la difficile tâche de mettre la droite K.-O. en 15 arguments. Pour vérifier si tel est le cas, voici une série de billets qui reprend chacun des arguments avancés par Lisée pour en vérifier la validité. Attention, car la gauche est sur le point d’encaisser une droite !
|
Affirmation #11 de Jean-François Lisée: la droite ment quand elle affirme que c’est au Québec que l’on retrouve le plus de gens qui ne payent pas d’impôt. Selon les calculs produits par ce dernier, la situation ici est comparable à celle qui prévaut aux États-Unis et dans le reste du Canada.
Selon Jean-François Lisée au Québec il y a 42% de contribuables qui ne payent pas d’impôt contre 46% aux États-Unis et 43% dans l’Ouest canadien. Le problème avec le onzième chapitre de l’ouvrage de Lisée ? Il déforme les arguments de la droite pour ne reprendre que ce qui l’arrange.
La droite aime ça quand les gens quand les gens ne payent pas d’impôt, 42% ce n’est pas assez, 100% serait encore bien mieux ! Le problème n’est pas, comme le dit Lisée, la proportion des Québécois qui ne payent pas d’impôts, mais plutôt le fait que ces gens qui ne payent pas d’impôts sont devenus dépendants du gouvernement i.e. ils ne payent rien (ce qui est bien), mais ils reçoivent de généreux chèques du gouvernement (ce qui est moins bien). On pourrait parler d’un gros système de pot-de-vin légal.
Voici dans quelle proportion le revenu des 20% des plus pauvres au Canada (quintile inférieur) provient de transferts gouvernementaux:

En Alberta et au Québec, on retrouve sensiblement la même proportion de gens qui ne payent pas d’impôt. Par contre, en Alberta seulement 40,3% du revenu du quintile inférieur (les plus pauvres) vient des chèques du gouvernement contre 61,5% pour le Québec. La différence est là et c’est ce que Lisée n’a pas vu !
Mais vous pensez peut-être que cette redistribution de la richesse si chère aux gauchistes a fait en sorte que les pauvres Québécois sont plus riches que les pauvres Albertains… Pas du tout, le revenu moyen du quintile inférieur au Québec est de 13 700$ contre 16 784$ en Alberta (ajusté au coût de la vie).
Voici la situation dans les autres quintiles de revenus:




Pour redistribuer la richesse, il faut taxer. Quand on taxe, on nuit à l’économie et quand on nuit à l’économie on s’assure que les pauvres restent pauvres et surtout, on les condamne à être dépendants du gouvernement… Et les gouvernements adorent les gens dépendants, c’est une clientèle électorale captive…
À lire aussi:
Sources:

Tableau 202-0301 & Tableau 202-0701
Voici comment performe notre système lorsque l’on prend en considération les sommes d’argent qui y sont investies:

Bon dernier…
L’explication:

Aux dernières nouvelles, aucun pays européen n’avait exprimé le désir d’imiter le « modèle canadien »…
Sources:
![]()
Euro-Canada Health Consumer Index 2009

Value for Money from Health Insurance Systems in Canada and the OECD
|
- |
Another Obama Administration Attempt at Solar Power Central Planning Goes Bust Solar Trust of America LLC, which holds the development rights for the world’s largest solar power project, on Monday filed for bankruptcy protection after its majority owner began insolvency proceedings in Germany. The Oakland-based company has held rights for the 1,000-megawatt Blythe Solar Power Project in the Southern California desert, which last April won $2.1 billion of conditional loan guarantees from the U.S. Department of Energy. It is unclear how the bankruptcy will affect that project. Solar Trust of America and several affiliates filed for protection from creditors with the U.S. bankruptcy court in Delaware. It estimated to have as much as $10 million of assets, and between $50 million and $100 million of liabilities. |
Il y a une semaine, Barack « Le Rouge » Obama a dit que les gens qui s’opposaient aux subventions pour les énergies vertes ne valaient pas mieux que ceux qui pensent que la Terre est plate… I rest my case…
Les ressources naturelles de la province doivent appartenir à tous les Québécois! C’est un mantra inlassablement répété par les national-socialistes au Québec.
Si les ressources naturelles nous appartiennent, puis-je vous demander quand vous avez reçu un chèque qui a retourné dans vos poches votre part des profits d’Hydro-Québec et des redevances provenant de l’exploitation des ressources naturelles ?
Ne vous y trompez pas, les national-socialistes auront beau répéter leurs slogans, quand ils disent que les ressources naturelles sont la propriété de tous les Québécois, ce qu’ils veulent dire en réalité c’est qu’elles appartiennent exclusivement au gouvernement québécois, ce qui est très différent.
En Alberta, le Wild Rose Alliance a une approche différente… Cette semaine, le parti de Danielle Smith s’est engagé à retourner dans les poches des Albertains environ 10%* des redevances liées à l’exploitation des hydrocarbures d’ici 2020. Cela représentera une somme de 464$/habitant (1 856$ pour une famille de deux adultes, deux enfants).
Retourner de l’argent dans les poches des gens, pour qu’ils la dépensent eux-mêmes au lieu de l’utiliser pour soutenir les dépenses gouvernementales somptueuses, une énorme bureaucratie, et des programmes gouvernementaux inefficaces. Il y a juste les « rednecks » de l’Alberta qui sont assez populistes et démagogues pour faire ce genre de chose…
Je me demande si l’opinion des Québécois vis-à-vis les gaz de schiste changerait si le gouvernement introduisait une mesure similaire…
Quand les national-socialistes disent « le Québec aux Québécois » ne vous y trompez pas; ce qu’ils veulent dire en réalité c’est « le Québec au gouvernement québécois » (et à ses syndicats).
*Sur la base que les redevances perçues par le gouvernement représentent 28% des revenus totaux.
|
Le novlangue est la langue officielle d’Océania, inventée par George Orwell pour son roman 1984. C’est une simplification lexicale et syntaxique de la langue destinée à rendre impossible l’expression des idées subversives et à éviter toute formulation de critique (et même la seule « idée » de critique) de l’État. Le mot novlangue est depuis passé dans l’usage au féminin par analogie avec langue, lorsqu’il désigne péjorativement un langage destiné à déformer une réalité.
|
En fouillant dans les documents budgétaires du Québec, j’ai fait une petite découverte plutôt intéressante. Selon vous, en quelle année retrouve-t-on la première utilisation du concept de « dette nette », cette expression magique qui est si chère aux gauchistes, car elle leur permet de se mettre la tête dans l’autruche ?
Les plans budgétaires du Québec sont disponibles depuis 1997-1998 et le terme « dette nette » a fait son apparition… dans le budget 2001-2002 ! Juste à temps pour rassurer les Québécois qui commençaient à s’inquiéter sérieusement de notre niveau d’endettement !
Si le concept de « dette nette » n’était pas nécessaire dans les budgets entre 1997-1998 et 2000-2001, pourquoi l’est-il devenu en 2001-2002 ? Contrairement à ce que la gauche veut nous faire croire, le concept de « dette nette » n’a pas toujours existé, il est apparu quand c’est devenu politiquement rentable/nécessaire.
Source:

Budgets 1997-1998 à 2012-2013
|
Dans son dernier livre, Jean-François Lisée s’est donné la difficile tâche de mettre la droite K.-O. en 15 arguments. Pour vérifier si tel est le cas, voici une série de billets qui reprend chacun des arguments avancés par Lisée pour en vérifier la validité. Attention, car la gauche est sur le point d’encaisser une droite !
|
Affirmation #10 de Jean-François Lisée: la droite ment quand elle affirme que le Québec est infesté de fonctionnaires. Selon les calculs produits par ce dernier, il y a moins de fonctionnaires au Québec qu’en Ontario.
Selon les chiffres produits par Lisée dans son livre, le Québec compte 25 fonctionnaires par 1 000 habitants alors qu’en Ontario on parle plutôt de 28 fonctionnaires par 1 000 habitants. Vous l’aurez deviné, Lisée arrive à cette conclusion en se livrant à son cherry-picking habituel…
Voyez-vous, dans son calcul Lisée ne tient compte que des administrations provinciales et municipales, il a sciemment décidé d’ignorer les employés des institutions de services de santé et services sociaux, des Universités & collèges, des commissions scolaires et des sociétés d’État. Pourtant, tous ces employés sont pris en considération par l’ÉNAP dans leurs calculs.
Voici donc le juste portait de la situation quand on inclut tous les employés qui ont soigneusement été ignorés par Jean-François Lisée:

Le Québec arrive en milieu de peloton, le Québec étant la deuxième province la plus populeuse, on serait en droit de s’attendre à faire de plus grande économie d’échelle… De plus, contrairement à ce qui est affirmé par Jean-François Lisée, l’Ontario fait beaucoup mieux que nous.
Mais ce n’est pas tout… Dans son livre Jean-François Lisée affirme aussi que nos fonctionnaires, puisqu’ils doivent assumer plus de responsabilités que leurs homologues des autres provinces, sont particulièrement travaillants.
Vraiment ?

Si les fonctionnaires québécois travaillaient autant que ceux de l’Ontario, on pourrait couper 10 691 postes, ce qui représenterait des économies de 728 millions de dollars en salaire seulement.
Voilà tout ce que Jean-François Lisée n’a pas jugé bon vous dire à propos de la fonction publique au Québec.
À lire aussi:
Lors de la diffusion du budget fédéral jeudi dernier, Radio-Canada a fait tout en son pouvoir pour spinner les chiffres en espérant faire peur aux gens. Imaginez, une agité du bocal présente en studio a même qualifié ce budget de « libertaire » !
Au Téléjournal, on a raconté que le gouvernement allait être « décapité » puisque les dépenses de l’État en pourcentage du PIB allaient être inférieures à ce qui était observé dans les années 60. Pour les gauchistes présents sur le plateau, des coupes aussi « violentes » mettent en péril les fonctions essentielles de l’État. Il s’en est fallu de peu pour qu’on parle d’un retour du « Far West »…
Vous me connaissez, je n’ai pas pu résister à la tentation de vérifier les chiffres pour savoir si les gauchistes avaient raison de grimper dans les rideaux…
Voici donc le niveau de dépenses du gouvernement fédéral en pourcentage du PIB:

Effectivement, on peut voir que les dépenses du gouvernement en pourcentage du PIB vont tomber en deçà du seuil observé durant les années 60. Par contre, sauf en 2009 et 2010, années de récession, on peut voir que c’est le cas depuis le début des années 2000. Les gauchistes voudraient nous faire croire que le gouvernement ne peut assumer ses fonctions essentielles depuis près d’une décennie ? Un peu de sérieux…
Mais le niveau de dépenses en proportion du PIB n’est pas l’indicateur le plus approprié pour évaluer la taille de l’État. En effet, quand la croissance économique est soutenue, ce ratio peut diminuer même si les dépenses restent constantes ou augmentent.
Pour avoir un portrait plus juste de la taille de l’État, on doit plutôt regarder le niveau de dépenses par habitant. Voici ce qu’on obtient:

Comme on peut le voir, le niveau de dépense par habitant restera bien au-dessus du niveau observé dans les années 60.
De 1961 à 1969, le gouvernement a dépensé en moyenne 3 396$/habitant. En 2016, quand seront appliquées toutes les coupures annoncées dans le budget, le gouvernement dépensera 7 092$/habitant, un montant 2,1 fois supérieures au seuil des années 60 !!! En fait, en 2016, le niveau de dépense par habitant sera comparable à celui observé durant les années 90 et 2000.
Corrigez-moi si je me trompe, durant les années 90 et 2000, personne ne mourait dans les rues parce que le gouvernement ne dépensait pas assez…
Morale de l’histoire, quand un gauchiste parle d’économie, il ne faut jamais boire ces paroles.
Sources:

Tableaux 380-0022, 380-0030, 051-0005 & 052-0005
Sources:
![]()
Perspectives financières
