Antagoniste


27 mai 2015

Quand le Tea Party dit oui ! Économie États-Unis Mondialisation Revue de presse

The Hill

GOP turns to Tea Party to win trade powers for Obama
The Hill

House Ways and Means Chairman Paul Ryan (R-Wis.) and GOP leaders have turned to some unlikely allies to rally support for a key trade bill: Tea-Party conservatives, including some prominent names from the raucous House Freedom Caucus.

Speaker John Boehner (R-Ohio) recently tapped Rep. Tom McClintock to give the weekly GOP address, in which the conservative Californian declared: “Trade means prosperity.”

At the monthly “Conversations with Conservatives” event, Rep. Tim Huelskamp (R-Kansas) informed his colleagues he’s an unequivocal “yes” on granting President Obama so-called “fast-track” trade powers. And both McClintock and Rep. Matt Salmon (R-Ariz.) huddled with reporters in a leadership office last week to talk up the virtues of legislation to help pass Obama’s trade agenda.

“I think it promotes markets, promotes less government,” said Huelskamp, whose central and western Kansas district is rich in agriculture. “I certainly represent an area that is willing and able to trade around the world.

Dans le passé, on a souvent accusé le Tea Party de s’opposer systématiquement à toutes les mesures du président Obama parce que le Tea Party avait un fond raciste… Or, on réalise aujourd’hui que c’est complètement faux. Obama négocie actuellement un accord de libre-échange avec l’Asie et c’est grâce à l’Aide du Tea Party que cet accord sera adopté.

Quand Obama fait la promotion de mesures qui favorisent le libre-marché, le Tea Party dit oui. On peut maintenant se demander si les médias et les démocrates qui s’opposent à cet accord sont… racistes!


21 mai 2015

En français ! Économie France Mondialisation Revue de presse

The Washington Post

Filmmakers defend a language switch at English-heavy Cannes
The Washington Post

The Cannes Film Festival is as close to the movies’ answer to the United Nations. The filmmakers and media of the world are usually represented in one way or the other. The Croisette, Cannes’ seaside promenade, is usually a babble of tongues.

So this year’s festival slate of films was greeted with consternation in some corners when a commonality was noticed across many of the festival’s in-competition selections: the English language.

Though there are only two American filmmakers in competition for Cannes’ Palme d’Or and no British directors, this year’s festival is littered with Europe’s elite filmmakers working in a language not their own. On a continent that has warily watched English become a kind of de facto common language, fears flared that contemporary European cinema was being lost in translation.

Italy’s Paolo Sorrentino will on Wednesday premiere his second English language film, “Youth,” with Michael Cain and Harvey Keitel. Four other notable names in international film — Norway’s Joachim Trier, Italy’s Matteo Garrone, Greece’s Yorgos Lanthimos and Mexico’s Michel Franco — are all making their English language debuts. And Quebecois filmmaker Denis Villenueve, an Oscar-nominee for his French language “Incendies,” premiered his English language drug war thriller “Sicario” on Tuesday.

As the festival has unspooled, many directors have defended their decision to switch languages for the sake of creative curiosity and for the greater opportunities it affords them.

À Cannes, des réalisateurs qui ne sont pas des anglophones décident de présenter des films tournés en anglais. La raison: ces réalisateurs veulent s’assurer qu’un plus grand nombre de gens puisse voir et apprécier leurs films.

Message aux réactionnaires du PQ: l’anglais ce n’est pas seulement la langue des affaires, c’est aussi celle de la culture! Get over it !


29 avril 2015

La fin du monde ne s’est pas produite Économie En Chiffres International Mondialisation

La fin du monde est proche, du moins selon les saintes Écritures du mouvement écologiste…

Eco-Marxiste

« La bataille pour nourrir l’humanité est terminée. Dans les années 1970, des centaines de millions de personnes vont mourir de faim. A cette date tardive, rien ne peut empêcher une augmentation substantielle du taux de mortalité. »Paul R. Ehrlich (Stanford University); 1968

« D’ici l’an 2000, le monde entier, à l’exception de l’Europe occidentale, de l’Amérique du Nord et de l’Australie, vivra une famine permanente. »Peter Gunter (Université North Texas State); 1970

Eco-Marxiste

Depuis plusieurs années, les éco-catastrophistes et les écolo-marxistes se plaisent à nous annoncer la fin du monde. Un des scénarios évoqués veut que l’humanité soit décimée par des famines de masse ayant pour origine la surexploitation agricole, la pollution, le réchauffement climatique, l’épuisement des terres arables, la surpêche, les organismes génétiquement modifiés, les pesticides, les herbicides, les engrais, la mécanisation, la disparition des abeilles et l’industrialisation de l’agriculture… Bref, ce ne sont pas les raisons qui manquent !

Malheureusement pour les éco-catastrophistes et les écolo-marxistes, les chiffres racontent une autre histoire. Voici la proportion de la population qui souffre de malnutrition depuis le début des années 90:

Malnutrition

Conclusion ? Le taux de malnutrition a été réduit de moitié depuis 20 ans et la tendance est encore nettement à la baisse.

Bref, en dépit de la surexploitation agricole, de la pollution, du réchauffement climatique, de l’épuisement des terres arables, de la surpêche, des organismes génétiquement modifiés, des pesticides, des herbicides, des engrais, de la mécanisation, de la disparition des abeilles et de l’industrialisation de l’agriculture, non seulement le nombre de gens souffrant de malnutrition n’a pas augmenté, mais il a diminué de manière drastique !

Désolé, les éco-catastrophistes et les écolo-marxistes devront reporter leur fin du monde de quelques années…

Source:
FAO
Food Security Statistics


20 avril 2015

Les étrangers Canada Économie En Chiffres Mondialisation

Spectacle d’un rare pathétisme cette semaine à l’Assemblée nationale quand la CAQ et le PQ, motivés par un nationalisme primaire et débilitant, ont reproché au gouvernement libéral de ne pas être intervenu dans le dossier de la vente du Cirque du Soleil.  Au Québec, le nationalisme est un des grands responsables de notre pauvreté chronique et ce n’est pas demain la veille où on sera débarrassé de ce poison…

Au Québec, quand les nationaleux apprennent que des « étrangers » veulent venir investir leur argent dans notre province, ils grimpent dans les rideaux. Ce sera encore le cas cette semaine avec la bonne gauche qui prévoit manifester contre le libre-échange.  Ils ne comprennent pas que si un étranger veut investir dans une entreprise d’ici, c’est pour la faire croître en injectant de l’argent neuf. Quand un étranger veut investir au Québec, c’est une bonne nouvelle !

C’est d’autant plus une bonne nouvelle que l’arrivée de joueurs étrangers dans notre paysage économique permet d’augmenter la compétition et c’est le consommateur qui ultimement en profitera.  Vous en doutez ?  Voici qu’elles sont les marges de profits de compagnies canadiennes et étrangères qui font affaire au pays dans quelques secteurs économiques:

Profit Étranger

Au niveau des profits, une chance que les étrangers sont là pour faire compétition à nos compagnies, cela permet à tous les Canadiens de réaliser des économies !

De plus, contrairement à ce que laissent entendre les détestables nationaleux de la CAQ et du PQ, quand un siège social passe dans les mains d’un étranger, cela peut signifier la création de nombreux emplois.  À ce sujet, voici les résultats d’une étude de Statistique Canada réalisée entre 1999 et 2005:

Mondialisation

Parmi les 164 sièges sociaux auparavant sous contrôle canadien qui sont passés sous contrôle étranger entre 1999 et 2005, seulement 21% (34) ont été fermés, ce qui a entraîné la perte de 1 709 emplois. Par contre, 38 sièges sociaux ont été ouverts suite à la prise de contrôle par des intérêts étrangers d’entreprises canadiennes, ce qui s’est traduit par la création de 2 346 emplois.  Bref, par suite de la prise de contrôle par des intérêts étrangers d’entreprises qui étaient sous contrôle canadien, il y a eu plus de sièges sociaux créés que de sièges sociaux fermés, et le nombre d’emplois créés a dépassé le nombre d’emplois perdus.

Comme je disais, au Québec, le nationalisme est un des grands responsables de notre pauvreté chronique. Ce nationalisme fait en sorte qu’ici les gens aiment mieux se fourrer entre eux que de faire de bonnes affaires avec des étrangers.

Sources:
Statistique Canada
Le contrôle étranger dans l’économie canadienne
L’emploi dans les sièges sociaux au Canada, de 1999 à 2005


15 avril 2015

Petite défaite pour les communistes en Europe Économie Europe Mondialisation Revue de presse

Le Figaro

L’Europe tourne la page de trente ans de quotas laitiers
Le Figaro

C’est fini. Depuis le 1er avril, le système administré des quotas laitiers, mis en place il y a trente et un ans dans l’Union européenne, est révolu. Le monde sucrier devra, lui, attendre 2017 pour que des contraintes de production analogues soient abolies. C’est une vraie révolution, à la fois pour les agriculteurs et tous les industriels du lait.

Les quotas, qui ont encadré l’économie laitière depuis 1984, trouvent leurs racines dans l’après-guerre: il faut alors produire plus pour assurer l’autosuffisance alimentaire du continent. Des subventions à tout ont stimulé la production. La politique agricole commune (PAC) voit ainsi le jour en 1962. Mais les prix garantis mis en place conduisent rapidement à une production laitière excédentaire. Cela entraîne la formation de stocks de plus en plus coûteux à gérer par Bruxelles. Les quotas sont alors instaurés pour maîtriser cette production et garantir ainsi un revenu stable aux agriculteurs.

Conséquence, les agriculteurs européens peuvent dorénavant produire les quantités qu’ils veulent. Mais ils sont également soumis à une plus forte volatilité des prix auxquels ils livrent leur lait. Ce prix est désormais indexé sur le cours mondial de la poudre de lait et du beurre. Cette source d’instabilité pour les producteurs comme pour les transformateurs est aussi source d’opportunités. «La fin des quotas correspond à une augmentation de la consommation de produits laitiers dans les pays émergents», rappelle un expert du secteur. L’Asie, l’Amérique du Sud et l’Afrique font aujourd’hui figure d’eldorados pour des industriels impatients d’y vendre leurs produits.

Quand vous entendrez un communiste de l’UPA dire qu’il est impossible d’abolir les quotas en agriculture, vous pourrez lui répondre que c’est de la bullshit !

N’oublions pas que ces quotas appauvrissent la population: ici et ici.


19 mars 2015

L’économie vue à vol d’oiseau Canada Économie En Chiffres Mondialisation Québec

Dans les grandes villes, les aéroports sont des poumons économiques. Ils représentent une porte d’entrée capable d’accueillir la planète. Ils permettent les échanges économiques et les échanges d’idées. Une ville ne peut pas être dynamique sans avoir un aéroport dynamique, c’est une condition sine qua non.

Partant de ce principe, j’ai voulu savoir où se trouvaient les aéroports dynamiques au Canada. J’ai donc sélectionné les 20 plus gros aéroports du pays pour ensuite calculer le nombre de passagers transitant dans cet aéroport par habitant. Le résultat est très intéressant:

Aéroport Canada

Première constatation, on peut avoir un aéroport extrêmement dynamique sans nécessairement habiter une grosse ville.  Par exemple, Vancouver, Victoria, Fort McMurray et St-John’s se classent tous devant Toronto.

Ensuite, on peut voir que le Québec n’est pas à la hauteur.  Montréal se classe en milieu de peloton et Québec est avant-dernier, devançant uniquement la ville de London…  À Québec, on aura beau se péter les bretelles avec un nouveau record d’achalandage, n’en reste pas moins que Labeaumegrad est incapable de compétitionner avec des villes comme…  Winnipeg !

Source:
Statistique Canada
Tableau 401-0044


18 mars 2015

Les Canadiens achetés par le Qatar… Économie En Vidéos France Mondialisation

Le Paris Saint-Germain (PSG), le club de soccer le plus prestigieux de France, la propriété d’un fonds d’investissement qatari depuis 2011… C’est Nasser Al-Khelaïfi qui est le directeur général du club. Ici, aurait-on laissé des gens du Moyen-Orient acheter les Canadiens ?

Discussion sur le PSG, le Qatar et la mondialisation à la télé française. Discussion que nous ne pourrions JAMAIS avoir au Québec à cause de notre analphabétisme économique et de la pensée unique ambiante anticapitaliste…

« Et si la capitale, et donc la France, réalisait que l’on peut construire quelque chose de merveilleux, de courageux, d’enthousiasmant avec du pognon venu du Qatar, des Brésiliens, des Argentins, des Italiens, un Suédois sur le terrain ? Parce qu’à la fin, c’est la capitale qui brille. Ce que l’on accepte quand des jeunes gars courent en short, ne serait-il pas temps de l’accepter pour le capital, les entreprises et l’investissement ? »

P.-S. Au Québec, on fait un caca nerveux quand un Ontarien veut acheter un câblodistributeur ou quand un américain veut acheter une quincaillerie.


18 mars 2015

Économies néolibérales Canada Économie En Chiffres Mondialisation

Dans la supposée plateforme électorale de Pierre Karl Péladeau, on parle de développer la « souveraineté économique du Québec », un concept fumeux qui signifie réellement que le Québec devrait mettre en place des mesures protectionnistes, question de s’isoler un peu plus du reste du monde. Au Québec, les nationaleux préfèrent les petits poissons dans les petits lacs plutôt que les gros poissons pouvant nager dans l’océan.

Pour bien comprendre à quel point l’avenir se trouve dans les politiques néolibérales plutôt que dans les politiques protectionnistes, il faut voir comment a évolué le prix des vêtements au Canada depuis plus de vingt ans. Au Canada, jusqu’en 1995, nous avions un système équivalent à la gestion de l’offre dans le marché des vêtements i.e. le gouvernement rendait quasiment impossible l’importation de vêtements produits à l’étranger, nous devions donc acheter en grande partie des vêtements canadiens. Entre 1995 et 2004, en vertu des accords de libre-échange, le Canada a graduellement aboli les quotas qui sont finalement complètement disparus en 2005.

Inflation Canada

L’indice des prix à la consommation a constamment augmenté depuis le début des années 90, une augmentation considérable de 50%.  Par contre, le prix des vêtements n’a pas subi la même tendance.  La diminution graduelle des quotas et leur abandon complet à partir de l’année 2005 ont permis non seulement de contrer l’augmentation du prix des vêtements, mais d’en diminuer le coût réel.  Aujourd’hui, les vêtements sont 0,9% moins chers qu’au début des années 90.

En bref, si les pressions inflationnistes ont fait augmenter le prix de presque tous les biens de consommation, depuis 1995, des pressions déflationnistes ont fait diminuer le prix nos vêtements ! On peut bien sûr déplorer les nombreuses mises à pied dans l’industrie du textile au Canada, mais on devrait surtout se réjouir des économies substantielles réalisées depuis l’abandon des mesures protectionnistes. L’argent épargné par les millions de Canadiens achetant des vêtements compense amplement pour les quelques milliers d’emplois perdus.  Imaginez si le prix de nos vêtements avait suivi la même tendance que l’inflation, aujourd’hui une paire de jeans à 100$ serait vendue 150$.

Voilà pourquoi on doit combattre toutes les politiques protectionnistes; celles-ci finissent toujours par appauvrir la population même si au départ leurs intentions sont louables.

Source:
Statistique Canada
Tableau 326-0022


17 mars 2015

Le p’tit Québec Économie En Vidéos États-Unis Mondialisation Québec

Quel est le meilleur moyen qu’un gouvernement peut prendre pour stimuler l’entrepreneuriat, spécialement dans le secteur des hautes technologies ?

Une étude publiée il y a quelques jours démontre que l’un de ces moyens consiste à favoriser l’immigration. Selon les auteurs de cette étude, aux États-Unis, les immigrants sont 2 fois plus susceptibles de fonder une entreprise que les « Américains de souche ». De plus, contrairement à ce qu’on pourrait penser, ces entreprises ne se limitent pas aux emplois qui demandent peu de qualification comme les dépanneurs ou les restaurants; de plus en plus les immigrants s’impliquent dans l’économie du savoir. Par exemple, à Silicon Valley, 52% des gens qui ont fondé une entreprise étaient nés à l’extérieur des États-Unis !

Pendant ce temps au Québec, François Legault, le chef de la CAQ, a annoncé hier que les immigrants qui viendront vivre au Québec devront réussir au bout de trois ans à un examen de français sans quoi ils seraient expulsés… Voilà sans doute une mesure qui va rendre le Québec plus attrayant que Silicon Valley aux yeux des jeunes ingénieurs chinois et indiens…

Au fait, suis-je le seul qui a remarqué que depuis quelque temps la CAQ ne parle plus beaucoup d’économie ? On parle d’une police des foulards, d’une police du français, d’une police des valeurs québécoises, mais plus d’économie…

M’enfin, peut-on les blâmer ? Au Québec l’économie n’intéresse personne. Au Québec, on est pauvre, mais ce n’est pas grave, du moment qu’on reste entre nous

Source:
Ewing Marion Kauffman Foundation
How Local and State Governments Can Rev Up Business Creation