Antagoniste


21 mai 2015

En français ! Économie France Mondialisation Revue de presse

The Washington Post

Filmmakers defend a language switch at English-heavy Cannes
The Washington Post

The Cannes Film Festival is as close to the movies’ answer to the United Nations. The filmmakers and media of the world are usually represented in one way or the other. The Croisette, Cannes’ seaside promenade, is usually a babble of tongues.

So this year’s festival slate of films was greeted with consternation in some corners when a commonality was noticed across many of the festival’s in-competition selections: the English language.

Though there are only two American filmmakers in competition for Cannes’ Palme d’Or and no British directors, this year’s festival is littered with Europe’s elite filmmakers working in a language not their own. On a continent that has warily watched English become a kind of de facto common language, fears flared that contemporary European cinema was being lost in translation.

Italy’s Paolo Sorrentino will on Wednesday premiere his second English language film, “Youth,” with Michael Cain and Harvey Keitel. Four other notable names in international film — Norway’s Joachim Trier, Italy’s Matteo Garrone, Greece’s Yorgos Lanthimos and Mexico’s Michel Franco — are all making their English language debuts. And Quebecois filmmaker Denis Villenueve, an Oscar-nominee for his French language “Incendies,” premiered his English language drug war thriller “Sicario” on Tuesday.

As the festival has unspooled, many directors have defended their decision to switch languages for the sake of creative curiosity and for the greater opportunities it affords them.

À Cannes, des réalisateurs qui ne sont pas des anglophones décident de présenter des films tournés en anglais. La raison: ces réalisateurs veulent s’assurer qu’un plus grand nombre de gens puisse voir et apprécier leurs films.

Message aux réactionnaires du PQ: l’anglais ce n’est pas seulement la langue des affaires, c’est aussi celle de la culture! Get over it !


29 avril 2015

La fin du monde ne s’est pas produite Économie En Chiffres International Mondialisation

La fin du monde est proche, du moins selon les saintes Écritures du mouvement écologiste…

Eco-Marxiste

« La bataille pour nourrir l’humanité est terminée. Dans les années 1970, des centaines de millions de personnes vont mourir de faim. A cette date tardive, rien ne peut empêcher une augmentation substantielle du taux de mortalité. »Paul R. Ehrlich (Stanford University); 1968

« D’ici l’an 2000, le monde entier, à l’exception de l’Europe occidentale, de l’Amérique du Nord et de l’Australie, vivra une famine permanente. »Peter Gunter (Université North Texas State); 1970

Eco-Marxiste

Depuis plusieurs années, les éco-catastrophistes et les écolo-marxistes se plaisent à nous annoncer la fin du monde. Un des scénarios évoqués veut que l’humanité soit décimée par des famines de masse ayant pour origine la surexploitation agricole, la pollution, le réchauffement climatique, l’épuisement des terres arables, la surpêche, les organismes génétiquement modifiés, les pesticides, les herbicides, les engrais, la mécanisation, la disparition des abeilles et l’industrialisation de l’agriculture… Bref, ce ne sont pas les raisons qui manquent !

Malheureusement pour les éco-catastrophistes et les écolo-marxistes, les chiffres racontent une autre histoire. Voici la proportion de la population qui souffre de malnutrition depuis le début des années 90:

Malnutrition

Conclusion ? Le taux de malnutrition a été réduit de moitié depuis 20 ans et la tendance est encore nettement à la baisse.

Bref, en dépit de la surexploitation agricole, de la pollution, du réchauffement climatique, de l’épuisement des terres arables, de la surpêche, des organismes génétiquement modifiés, des pesticides, des herbicides, des engrais, de la mécanisation, de la disparition des abeilles et de l’industrialisation de l’agriculture, non seulement le nombre de gens souffrant de malnutrition n’a pas augmenté, mais il a diminué de manière drastique !

Désolé, les éco-catastrophistes et les écolo-marxistes devront reporter leur fin du monde de quelques années…

Source:
FAO
Food Security Statistics


20 avril 2015

Les étrangers Canada Économie En Chiffres Mondialisation

Spectacle d’un rare pathétisme cette semaine à l’Assemblée nationale quand la CAQ et le PQ, motivés par un nationalisme primaire et débilitant, ont reproché au gouvernement libéral de ne pas être intervenu dans le dossier de la vente du Cirque du Soleil.  Au Québec, le nationalisme est un des grands responsables de notre pauvreté chronique et ce n’est pas demain la veille où on sera débarrassé de ce poison…

Au Québec, quand les nationaleux apprennent que des « étrangers » veulent venir investir leur argent dans notre province, ils grimpent dans les rideaux. Ce sera encore le cas cette semaine avec la bonne gauche qui prévoit manifester contre le libre-échange.  Ils ne comprennent pas que si un étranger veut investir dans une entreprise d’ici, c’est pour la faire croître en injectant de l’argent neuf. Quand un étranger veut investir au Québec, c’est une bonne nouvelle !

C’est d’autant plus une bonne nouvelle que l’arrivée de joueurs étrangers dans notre paysage économique permet d’augmenter la compétition et c’est le consommateur qui ultimement en profitera.  Vous en doutez ?  Voici qu’elles sont les marges de profits de compagnies canadiennes et étrangères qui font affaire au pays dans quelques secteurs économiques:

Profit Étranger

Au niveau des profits, une chance que les étrangers sont là pour faire compétition à nos compagnies, cela permet à tous les Canadiens de réaliser des économies !

De plus, contrairement à ce que laissent entendre les détestables nationaleux de la CAQ et du PQ, quand un siège social passe dans les mains d’un étranger, cela peut signifier la création de nombreux emplois.  À ce sujet, voici les résultats d’une étude de Statistique Canada réalisée entre 1999 et 2005:

Mondialisation

Parmi les 164 sièges sociaux auparavant sous contrôle canadien qui sont passés sous contrôle étranger entre 1999 et 2005, seulement 21% (34) ont été fermés, ce qui a entraîné la perte de 1 709 emplois. Par contre, 38 sièges sociaux ont été ouverts suite à la prise de contrôle par des intérêts étrangers d’entreprises canadiennes, ce qui s’est traduit par la création de 2 346 emplois.  Bref, par suite de la prise de contrôle par des intérêts étrangers d’entreprises qui étaient sous contrôle canadien, il y a eu plus de sièges sociaux créés que de sièges sociaux fermés, et le nombre d’emplois créés a dépassé le nombre d’emplois perdus.

Comme je disais, au Québec, le nationalisme est un des grands responsables de notre pauvreté chronique. Ce nationalisme fait en sorte qu’ici les gens aiment mieux se fourrer entre eux que de faire de bonnes affaires avec des étrangers.

Sources:
Statistique Canada
Le contrôle étranger dans l’économie canadienne
L’emploi dans les sièges sociaux au Canada, de 1999 à 2005


15 avril 2015

Petite défaite pour les communistes en Europe Économie Europe Mondialisation Revue de presse

Le Figaro

L’Europe tourne la page de trente ans de quotas laitiers
Le Figaro

C’est fini. Depuis le 1er avril, le système administré des quotas laitiers, mis en place il y a trente et un ans dans l’Union européenne, est révolu. Le monde sucrier devra, lui, attendre 2017 pour que des contraintes de production analogues soient abolies. C’est une vraie révolution, à la fois pour les agriculteurs et tous les industriels du lait.

Les quotas, qui ont encadré l’économie laitière depuis 1984, trouvent leurs racines dans l’après-guerre: il faut alors produire plus pour assurer l’autosuffisance alimentaire du continent. Des subventions à tout ont stimulé la production. La politique agricole commune (PAC) voit ainsi le jour en 1962. Mais les prix garantis mis en place conduisent rapidement à une production laitière excédentaire. Cela entraîne la formation de stocks de plus en plus coûteux à gérer par Bruxelles. Les quotas sont alors instaurés pour maîtriser cette production et garantir ainsi un revenu stable aux agriculteurs.

Conséquence, les agriculteurs européens peuvent dorénavant produire les quantités qu’ils veulent. Mais ils sont également soumis à une plus forte volatilité des prix auxquels ils livrent leur lait. Ce prix est désormais indexé sur le cours mondial de la poudre de lait et du beurre. Cette source d’instabilité pour les producteurs comme pour les transformateurs est aussi source d’opportunités. «La fin des quotas correspond à une augmentation de la consommation de produits laitiers dans les pays émergents», rappelle un expert du secteur. L’Asie, l’Amérique du Sud et l’Afrique font aujourd’hui figure d’eldorados pour des industriels impatients d’y vendre leurs produits.

Quand vous entendrez un communiste de l’UPA dire qu’il est impossible d’abolir les quotas en agriculture, vous pourrez lui répondre que c’est de la bullshit !

N’oublions pas que ces quotas appauvrissent la population: ici et ici.


19 mars 2015

L’économie vue à vol d’oiseau Canada Économie En Chiffres Mondialisation Québec

Dans les grandes villes, les aéroports sont des poumons économiques. Ils représentent une porte d’entrée capable d’accueillir la planète. Ils permettent les échanges économiques et les échanges d’idées. Une ville ne peut pas être dynamique sans avoir un aéroport dynamique, c’est une condition sine qua non.

Partant de ce principe, j’ai voulu savoir où se trouvaient les aéroports dynamiques au Canada. J’ai donc sélectionné les 20 plus gros aéroports du pays pour ensuite calculer le nombre de passagers transitant dans cet aéroport par habitant. Le résultat est très intéressant:

Aéroport Canada

Première constatation, on peut avoir un aéroport extrêmement dynamique sans nécessairement habiter une grosse ville.  Par exemple, Vancouver, Victoria, Fort McMurray et St-John’s se classent tous devant Toronto.

Ensuite, on peut voir que le Québec n’est pas à la hauteur.  Montréal se classe en milieu de peloton et Québec est avant-dernier, devançant uniquement la ville de London…  À Québec, on aura beau se péter les bretelles avec un nouveau record d’achalandage, n’en reste pas moins que Labeaumegrad est incapable de compétitionner avec des villes comme…  Winnipeg !

Source:
Statistique Canada
Tableau 401-0044


18 mars 2015

Les Canadiens achetés par le Qatar… Économie En Vidéos France Mondialisation

Le Paris Saint-Germain (PSG), le club de soccer le plus prestigieux de France, la propriété d’un fonds d’investissement qatari depuis 2011… C’est Nasser Al-Khelaïfi qui est le directeur général du club. Ici, aurait-on laissé des gens du Moyen-Orient acheter les Canadiens ?

Discussion sur le PSG, le Qatar et la mondialisation à la télé française. Discussion que nous ne pourrions JAMAIS avoir au Québec à cause de notre analphabétisme économique et de la pensée unique ambiante anticapitaliste…

« Et si la capitale, et donc la France, réalisait que l’on peut construire quelque chose de merveilleux, de courageux, d’enthousiasmant avec du pognon venu du Qatar, des Brésiliens, des Argentins, des Italiens, un Suédois sur le terrain ? Parce qu’à la fin, c’est la capitale qui brille. Ce que l’on accepte quand des jeunes gars courent en short, ne serait-il pas temps de l’accepter pour le capital, les entreprises et l’investissement ? »

P.-S. Au Québec, on fait un caca nerveux quand un Ontarien veut acheter un câblodistributeur ou quand un américain veut acheter une quincaillerie.


18 mars 2015

Économies néolibérales Canada Économie En Chiffres Mondialisation

Dans la supposée plateforme électorale de Pierre Karl Péladeau, on parle de développer la « souveraineté économique du Québec », un concept fumeux qui signifie réellement que le Québec devrait mettre en place des mesures protectionnistes, question de s’isoler un peu plus du reste du monde. Au Québec, les nationaleux préfèrent les petits poissons dans les petits lacs plutôt que les gros poissons pouvant nager dans l’océan.

Pour bien comprendre à quel point l’avenir se trouve dans les politiques néolibérales plutôt que dans les politiques protectionnistes, il faut voir comment a évolué le prix des vêtements au Canada depuis plus de vingt ans. Au Canada, jusqu’en 1995, nous avions un système équivalent à la gestion de l’offre dans le marché des vêtements i.e. le gouvernement rendait quasiment impossible l’importation de vêtements produits à l’étranger, nous devions donc acheter en grande partie des vêtements canadiens. Entre 1995 et 2004, en vertu des accords de libre-échange, le Canada a graduellement aboli les quotas qui sont finalement complètement disparus en 2005.

Inflation Canada

L’indice des prix à la consommation a constamment augmenté depuis le début des années 90, une augmentation considérable de 50%.  Par contre, le prix des vêtements n’a pas subi la même tendance.  La diminution graduelle des quotas et leur abandon complet à partir de l’année 2005 ont permis non seulement de contrer l’augmentation du prix des vêtements, mais d’en diminuer le coût réel.  Aujourd’hui, les vêtements sont 0,9% moins chers qu’au début des années 90.

En bref, si les pressions inflationnistes ont fait augmenter le prix de presque tous les biens de consommation, depuis 1995, des pressions déflationnistes ont fait diminuer le prix nos vêtements ! On peut bien sûr déplorer les nombreuses mises à pied dans l’industrie du textile au Canada, mais on devrait surtout se réjouir des économies substantielles réalisées depuis l’abandon des mesures protectionnistes. L’argent épargné par les millions de Canadiens achetant des vêtements compense amplement pour les quelques milliers d’emplois perdus.  Imaginez si le prix de nos vêtements avait suivi la même tendance que l’inflation, aujourd’hui une paire de jeans à 100$ serait vendue 150$.

Voilà pourquoi on doit combattre toutes les politiques protectionnistes; celles-ci finissent toujours par appauvrir la population même si au départ leurs intentions sont louables.

Source:
Statistique Canada
Tableau 326-0022


17 mars 2015

Le p’tit Québec Économie En Vidéos États-Unis Mondialisation Québec

Quel est le meilleur moyen qu’un gouvernement peut prendre pour stimuler l’entrepreneuriat, spécialement dans le secteur des hautes technologies ?

Une étude publiée il y a quelques jours démontre que l’un de ces moyens consiste à favoriser l’immigration. Selon les auteurs de cette étude, aux États-Unis, les immigrants sont 2 fois plus susceptibles de fonder une entreprise que les « Américains de souche ». De plus, contrairement à ce qu’on pourrait penser, ces entreprises ne se limitent pas aux emplois qui demandent peu de qualification comme les dépanneurs ou les restaurants; de plus en plus les immigrants s’impliquent dans l’économie du savoir. Par exemple, à Silicon Valley, 52% des gens qui ont fondé une entreprise étaient nés à l’extérieur des États-Unis !

Pendant ce temps au Québec, François Legault, le chef de la CAQ, a annoncé hier que les immigrants qui viendront vivre au Québec devront réussir au bout de trois ans à un examen de français sans quoi ils seraient expulsés… Voilà sans doute une mesure qui va rendre le Québec plus attrayant que Silicon Valley aux yeux des jeunes ingénieurs chinois et indiens…

Au fait, suis-je le seul qui a remarqué que depuis quelque temps la CAQ ne parle plus beaucoup d’économie ? On parle d’une police des foulards, d’une police du français, d’une police des valeurs québécoises, mais plus d’économie…

M’enfin, peut-on les blâmer ? Au Québec l’économie n’intéresse personne. Au Québec, on est pauvre, mais ce n’est pas grave, du moment qu’on reste entre nous

Source:
Ewing Marion Kauffman Foundation
How Local and State Governments Can Rev Up Business Creation


3 décembre 2014

Fermer pour la business Coup de gueule Économie En Vidéos Gauchistan International Mondialisation Québec

Au sujet de de la construction d’un port pétrolier à Cacouna, Pierre Karl Péladeau a déclaré ceci il y a quelques semaines:

« Ces questions sont multipliables à grande échelle : pourquoi par exemple, laissons-nous passer les bateaux sur la voie maritime de notre fleuve Saint-Laurent sans avoir une seule cenne de redevance ? Croyez-vous que c’est gratuit de passer le canal de Panama ? »

Le pauvre PKP semble avoir oublié que le canal de Panama est une construction humaine, un réseau d’écluses qui doit être opéré et entretenu par plus de 9 000 personnes.  C’est pour cette raison que les navires doivent s’acquitter d’un péage quand ils empruntent cette infrastructure.  D’ailleurs, c’est la même chose sur la voie maritime du St-Laurent.  Lorsque les navires transitent entre le St-Laurent et les Grand-Lacs, ils doivent payer pour utiliser les treize écluses canadiennes et les deux écluses américaines. M’enfin, ce qui a surtout retenu mon attention c’est l’idée d’imposer un péage sur le fleuve St-Laurent, une idée qui a été répétée lundi par PKP lors d’une entrevue avec Paul Arcand.

Imposer un péage sur le St-Laurent, c’est entraver le commerce, c’est mettre une barrière de plus dans une province qui en compte déjà beaucoup trop, c’est un repli sur soi et se fermer sur le monde; c’est dire au reste de la planète que le Québec est fermé pour la business.  Bref, c’est tout le contraire du chemin emprunté par Singapour.

Singapour est une petite île à peine plus grande que Montréal, mais qui compte une population de 5,3 millions d’habitants. Cette petite île est dénuée de toutes ressources naturelles et l’agriculture y est à peu près inexistante.  Malgré tout, Singapour est l’un des pays les plus riches de la planète.  Comment un petit pays qui doit importer toutes ses matières premières et ses denrées alimentaires, a-t-il pu devenir aussi riche ?  La réponse est simple: Singapour a décidé de s’ouvrir sur le monde.

Singapour n’a pas imposé un péage aux navires naviguant dans ses eaux, au contraire !  Singapour a plutôt misé sur l’ouverture sur le monde: pas de péage, pas de douane, pas de tarifs, pas de taxes.  Singapour a envoyé le message suivant: venez chez nous, nous sommes ouverts pour la business !  Avec cette stratégie, Singapour a construit le plus gros port de la planète, un carrefour du commerce international qui est devenu un incontournable pour les armateurs.  Tout ce trafic maritime, attiré par cette « ouverture », a créé dans son sillage une économie riche et dynamique, voyez par vous-même (un merveilleux petit vidéo à voir absolument):

Le plan de PKP consiste à faire exactement l’inverse de Singapour: un péage qui va envoyer le message que le Québec est fermé sur le monde et fermé pour la business. Il est évident que Québec ne sera jamais Singapour, notre situation géographique n’est pas la même, mais ce qui importe ici ce sont les incitatifs et le message qui est projeté. Taxer le commerce international est le plus mauvais des messages qu’un politicien peut envoyer au reste de la planète, agir de la sorte c’est accepter de rester petit en réduisant le nombre d’opportunités économiques.

Les politiciens qui s’imaginent que les gouvernements ont un problème de revenus et pas de dépenses sont des dangers économiques.


12 novembre 2014

La Chine et le hockey Canada Chine Économie Mondialisation Revue de presse

The StarPhoenix

Leafs tap into massive Chinese market for NHL
The StarPhoenix

Prime Minister Stephen Harper will address millions of Chinese sports fans during a Toronto Maple Leafs game that will be shown across China by the state broadcaster.

Hockey is not a major sport in China but with more than 1.3 billion citizens it still posts some impressive numbers. For example, Leafs games attract a bigger television audience in China than Canada, Maple Leaf Sports Entertainment Ltd.’s chief commercial officer, Dave Hopkinson, said Sunday.

« When the NHL wants a game here, we will be the first to put up our hands, » said Hopkinson, who has already been to China six times to drum up business for MLSE, which also owns the AHL Toronto Marlies, the NBA’s Toronto Raptors and MLS franchise Toronto FC.

As many as 20 Leafs games are to be shown live this winter on CCTV as part of a 119-game NHL package. MLSE brought four executives to China over the weekend on a visit that was timed to coincide with the presence of Harper and dozens of business leaders from Canada. « Prime Minister Harper likes the idea of using sports as a bridge to China, » said Bo Hu, the Beijing-born manager for MLSE’s international business development. « Being here first is a big advantage. » Some have assumed that the Leafs were trying to emulate the global marketing sensation that Manchester United has become.

Big money may eventually be involved, too. It has not escaped the NHL’s notice that the average ticket price for an NBA pre-season game in China has been $500 US. China already contributes $2.5 million a year to MLSE’s coffers through sponsorships and Mandarin-language advertising on the boards at the Air Canada Centre.

Cette nouvelle est intéressante, car elle montre le formidable potentiel de la mondialisation. En Chine, même si le hockey est très marginal, l’énorme bassin de population fait en sorte que ce sport est plus regarder qu’au Canada !

Il est aussi remarquable de voir des publicités en mandarin sur les bandes du Air Canada Center de Toronto (on a pu les voir samedi dernier). Notons que les Canadiens de Montréal semblent avoir laissé passer ce bateau…

P.-S. On verra les Maple Leafs jouer en Chine avant de voir les Nordiques jouer dans le nouvel aréna de Québec.


28 octobre 2014

L’argent des étrangers Canada Économie Gauchistan Mondialisation Québec

Enjoy CapitalismRéaction de Pierre-Karl Péladeau suite aux révélations de La Presse à l’effet que le député péquiste serait intervenu en faveur de Quebecor lors de la vente des studios Mel’s:

« j’ai informé simultanément la direction de Québecor et celle d’Investissement Québec du risque qu’une autre entreprise de chez nous passe à des mains étrangères. Ma démarche était uniquement motivée par ma conviction sur l’importance de garder entre des mains québécoises le contrôle d’une de nos entreprises »

Au Québec, on se méfie des étrangers, surtout de leur argent, surtout quand cet argent risque d’être utilisé pour investir ou acheter des entreprises de chez nous…

Pourtant…

Depuis l’an 2000, la croissance annuelle moyenne de l’emploi dans les compagnies étrangères présentes au Canada a été de 3,4%.  Pour l’ensemble de l’économie, cette croissance n’a été que de 1,5%.  Autrement dit, les compagnies étrangères sont des machines à créer des emplois 2 fois plus efficaces que les entreprises pures laines !  Quand les étrangers s’intéressent à nos entreprises, on devrait s’en réjouir, c’est un signe de santé économique !

Pas convaincu ?

Mise en situation. Vous êtes un entrepreneur montérégien à la tête d’une petite PME. Un homme d’affaires du Saguenay vous contacte pour vous dire qu’il serait très intéressé à investir voire acheter dans votre compagnie. Qu’elle serait votre réaction ?

A) Cette offre vous emballe, elle va vous permettre de prendre de l’expansion, de mieux faire connaître votre produit ou tout simplement de rentabiliser votre investissement initial. Pour vous, c’est un signe que votre entreprise est bien gérée, car elle inspire assez confiance pour attirer de nouveaux investisseurs.

B) Vous informez l’homme d’affaires qu’il n’est pas question d’accepter de l’argent qui provient du Saguenay. Votre entreprise étant montérégienne, vous acceptez uniquement les investissements des gens de votre région. Pour vous, il n’est pas question de voir un Saguenayen venir en Montérégie pour exploiter des travailleurs.

Toute personne raisonnée choisira la première réaction. Pourtant, au Québec, quand on apprend que des « étrangers » veulent venir investir leur argent dans notre province, la réaction des gens s’apparente plutôt à la deuxième réaction…  Au lieu de voir que de l’argent neuf sera investi pour créer des emplois et faire rouler l’économie, les gens s’imaginent plutôt que les « étrangers » viennent ici pour nous voler.

Quand un étranger décide de sortir du confort de son pays pour aller faire des affaires à l’étranger, ce n’est pas pour faire fermer des usines, au contraire c’est plutôt pour les développer et les faire croître !  C’est pour cette raison que depuis le début des années 2000 la croissance de l’emploi dans les entreprises étrangères est 2 fois supérieure à la moyenne canadienne.  Pour en revenir aux studios Mel’s, des Américains ne voulaient les acheter pour les fermer, mais plutôt pour avoir le plus grand nombre de tournages possibles.

En Alberta, plus de 50% des entreprises pétrolières sont sous contrôle étranger, si bien que les corporations étrangères génèrent 1,1 billion en revenu sur un grand total de 1,2 billion pour l’ensemble de l’industrie. Les Albertains ont été assez brillants pour comprendre que les capitaux étrangers sont essentiels pour développer l’économie, car si on avait uniquement misé sur des entrepreneurs locaux pour faire le travail, bien peu de projets auraient vu le jour faute de capitaux.  En Alberta, les politiciens encouragent les Chinois à investir dans leurs ressources naturelles.

Les étrangers ont-ils fait de l’Alberta une province pauvre ? Ont-ils volé les Albertains ? Ont-ils exploité les travailleurs pour ensuite fermer des usines ? Absolument pas, l’argent des étrangers a fait de l’Alberta une des économies les plus riches et dynamiques d’Amérique.

P.-S. Alain Bouchard d’Alimentation Couche-Tard a fait fortune en investissant à l’étranger; Pierre-Karl Péladeau a fait fortune quand le gouvernement a décidé d’empêcher aux étrangers d’investir au Québec


16 octobre 2014

La richesse des nations Économie En Chiffres International Mondialisation

Résultat extrêmement intéressant d’une étude du Pew Research Center à propos des inégalités.  Dans 44 pays différents, on a demandé aux gens quel était le meilleur moyen pour réduire les écarts de richesses: diminuer les impôts des particuliers et des corporations pour stimuler les investissements et la croissance économique ou encore augmenter les taxes et impôts pour redistribuer la richesse. Voici des résultats qui en surprendront plus d’un:

Écarts De Richesses

Première surprise, globalement une pluralité de personne pense que le meilleur moyen pour réduire les inégalités est de baisser les taxes et impôts. Pourtant, depuis quelques années, on assiste à une importante cabale médiatique pour nous convaincre du contraire. Il est rassurant de voir que, dans une certaine mesure, cette propagande n’a pas autant de supporteurs qu’on aurait pu le croire.

Autre surprise, ce sont surtout les pays pauvres, plus inégalitaires, qui favorisent l’option d’une réduction du fardeau fiscal. En fait, seules les économies riches pensent qu’il faut augmenter la redistribution de la richesse.  Pour chaque classe économique, voici le nombre de pays où une pluralité des gens pense que l’on doit réduire les taxes et impôts:

  • Économies développées: 3 pays sur 10
  • Économies émergentes: 16 pays sur 25
  • Économie en voie de développement: 5 pays sur 9

Dans les pays suivants, c’est plus de 50% de la population qui pense que la droite peut réduire les inégalités sociales:

  • Brésil: 77%
  • Italie: 68%
  • Ouganda: 64%
  • France: 61%
  • Argentine: 60%
  • Vietnam: 60%
  • Philippines: 59%
  • Ghana: 57%
  • Thaïlande: 57%
  • Tunisie: 56%
  • Venezuela: 55%
  • Kenya: 52%
  • Nicaragua: 52%

Comment peut-on expliquer ces résultats étonnants ?

Les pays émergents et en voie de développement sont certes beaucoup plus pauvres et inégalitaires que les économies développées.  Par contre, la croissance économique dans ces pays est beaucoup plus soutenue que dans les pays riches.  Les gens dans les pays pauvres ont compris que le meilleur programme social pour lutter contre les inégalités ne consiste pas à demander au gouvernement de déshabiller Paul pour habiller Pierre, mais plutôt de miser sur la croissance économique, après tout cette croissance soutenue a sorti des millions de personnes de la pauvreté dans ces pays.

Dans les pays riches, on est devenu paresseux, nous avons oublié que notre mode de vie confortable est le fruit de la croissance économique et pas de programmes gouvernementaux visant à redistribuer la richesse.  Un jour ou l’autre, nous devrons revenir à l’essentiel si nous ne voulons rester dans le peloton de tête.

Les pays pauvres voient tous les jours les bienfaits de la croissance économique sur leur niveau de vie, dans les pays riches, nous tenons cette croissance pour acquise, nous ne l’apprécions pas à sa juste valeur…  En bref, l’Occident se fait faire la leçon par les pays émergents et en voie de développement; eux ils viennent de comprendre, nous, nous avons oublié…

Source:
Pew Research Center
Emerging and Developing Economies Much More Optimistic than Rich Countries about the Future


30 septembre 2014

Achat local, pauvreté globale Coup de gueule Économie Gauchistan Mondialisation Québec

PKP

La semaine dernière dans La Presse, on rapportait les propos suivants de Pierre-Karl Péladeau à propos de l’achat local:

« Aussi simple que l’avait mentionné nos patriotes des années 1830, n’y a-t-il pas un meilleur geste pour s’enrichir comme collectivité que de s’entraider et consommer les produits de nos concitoyens? Ce qui était vrai il y autant d’années est encore aussi vrai aujourd’hui! »

Si Pierre-Karl Péladeau avait été le premier ministre du Québec, aurait-il donné son appui au traité de libre-échange avec les États-Unis ?  M’enfin, cette déclaration nous rappelle que le nationalisme est d’abord et avant tout une doctrine gauchiste.

Pour réaliser à quel point il est ridicule de penser que l’achat local est un outil d’enrichissement, partons du principe que Pierre-Karl Péladeau a raison i.e. que si on achète à des étrangers, la province s’appauvrit. Donc, pour enrichir la province, le gouvernement décide d’interdire aux étrangers de vendre leurs produits au Québec. On rend donc obligatoire l’achat québécois.

Les gens de la Montérégie, voyant que le Québec espère s’enrichir en fermant ses frontières aux étrangers, décident d’en faire autant et on interdit aux autres régions de faire de vendre leurs produits en Montérégie. On rend donc obligatoire l’achat montérégien.

Si la Montérégie peut s’enrichir en fermant ses frontières, alors la ville de Granby décide de copier cette mesure en interdisant les échanges économiques avec les autres villes montérégiennes, évitant ainsi que les gens de Saint-Hyacinthe puissent vendre leurs produits dans leur ville. On rend donc obligatoire l’achat granbyen.

Voyant que la ville de Granby espère s’enrichir en fermant ses frontières, la famille Gendron décide de faire de même en interdisant l’achat de produits fabriqués par les autres familles de la ville. Elle veut ainsi faire en sorte que les profits générés par les différentes activités économiques seront toujours contrôlés par les Gendron. On rend donc obligatoire l’achat familial.

Réalisant que sa famille espère s’enrichir en interdisant les interactions avec les autres familles de Granby, Paul Gendron décide de s’isoler complètement du reste de la civilisation et de produire lui-même tout ce qu’il consomme, c’est la forme ultime d’achat local. Paul Gendron pense ainsi devenir un homme riche puisqu’il vivra dans un système où personne ne pourra faire de profits à ses dépens. Si le modèle économique des national-protectionniste fonctionnait, alors les ermites vivant en autarcie seraient des gens riches. Malheureusement pour eux, on sait tous que c’est la situation inverse qui prévaut; en s’isolant du reste de la civilisation Paul Gendron ne s’enrichira pas, il va plutôt s’appauvrir.

Chaque fois qu’on augmente d’un cran la politique d’achat local, les gens s’appauvrissent un peu plus, car ils ne peuvent plus profiter de la spécialisation de la main-d’oeuvre, les gens doivent devenir des jack-of-all-trades. Des gens qui sont certes capables de tout faire, mais qui ne font rien de manière efficace. Si l’achat local est ridicule à l’échelle familiale, il l’est tout autant à l’échelle provinciale; si un individu ne devient pas plus riche en vivant en ermite, une province ne peut pas devenir plus riche en vivant en ermite.

Le système économique prôné par Pierre-Karl Péladeau a un nom, il s’agit du mercantilisme. Selon cette théorie économique, une nation peut uniquement prospérer en ayant une balance commerciale positive. Cette théorie a été réfutée au 17e siècle…

Quand on est citoyen du monde, l’achat local dans un « village global » signifie l’achat de produit « Made On Earth ».

P.-S. On attend toujours que Pierre-Karl Péladeau formule sa première politique de droite depuis son arrivée au PQ…


25 août 2014

Bienvenue au Canada ! Canada Économie États-Unis Mondialisation Revue de presse

The Wall Street Journal

Burger King in Talks to Buy Tim Hortons in Canada Tax Deal
The Wall Street Journal

Burger King Worldwide Inc. is in talks to buy Canadian coffee-and-doughnut chain Tim Hortons Inc., a deal that would be structured as a so-called tax inversion and move the hamburger seller’s base to Canada. The two sides are working on a deal that would create a new company, the companies said. The takeover would create the third-largest quick-service restaurant provider in the world, they said.

Inversion deals have been on the rise lately, and are facing stiff opposition in Washington given that they threaten to deplete U.S. government coffers. A move by Burger King to seal one is sure to intensify criticism of them, since it is such a well-known and distinctly American brand.

By moving to a lower-tax jurisdiction, inversion deals enable companies to save money on foreign earnings and cash stowed abroad, and in some cases lower their overall corporate rate. Even though many of the headline-grabbing inversion deals of late have involved European companies, Canada has also been the focal point for a number of them, given its proximity and similarity to the U.S. Canada’s federal corporate tax rate was lowered to 15% in 2012.

Valeant Pharmaceuticals International Inc., which had been based in California, combined with Canada’s Biovail Corp. in 2010 and redomiciled in Canada. The company now has a tax rate less than 5%

Au Canada, Stephen Harper a baissé l’impôt des corporations de manière importante. Aux États-Unis, l’impôt des corporations est parmi les plus élevés des pays industrialisés et Barack Obama refuse de les baisser. Résultat, des compagnies, et des emplois, déménagent des États-Unis vers le Canada !

La prochaine fois qu’un gauchiste critiquera les baisses d’impôts de Stephen Harper, vous lui parlerez des emplois qui sont déménagés au Canada !


18 août 2014

Le capitalisme entrepreneuriale Économie En Chiffres International Mondialisation

Un entrepreneur c’est quelqu’un qui a eu une bonne idée pour simplifier la vie des gens. Un entrepreneur milliardaire c’est quelqu’un qui a eu une très bonne idée pour simplifier la vie des gens. De plus, les entrepreneurs milliardaires donnent du travail à des milliers de gens au travers leurs entreprises. Voici où se trouvent ces bâtisseurs à l’échelle mondiale:

Capitalisme

Depuis 1996, 1 723 personnes ont été répertoriées dans le classement du Forbes 400 (les 400 personnes les plus riches à l’échelle de la planète).  De ce nombre, 996 ont été des entrepreneurs, soit 57,8%.  Autre élément intéressant, aux États-Unis, 65% des milliardaires sont des entrepreneurs.  Cette proportion n’est que de 42% en Europe.

Faire campagne pour la réduction des écarts de richesse, notamment aux États-Unis, revient à faire campagne contre les gens qui ont réussi !

Source:
EconSTOR
Billionaire Entrepreneurs: A Systematic Analysis