Antagoniste


20 août 2015

Le libre marché contre la corruption Canada Économie Mondialisation Revue de presse

The Globe And Mail

Ukraine PM calls on Canadian investors to help displace oligarchs
The Globe And Mail

Ukraine’s Prime Minister is calling on Canadian investors to take part in a massive privatization of state assets organized by Kiev as a way of weakening the power of wealthy oligarchs blamed for spreading corruption in his country.

Arseniy Yatsenyuk cited, for instance, Ukrainian businessmen who have been “sitting like vampires” on the country’s publicly owned energy sector.

Mr. Yatsenyuk spoke to The Globe and Mail Tuesday after he joined Prime Minister Stephen Harper in Chelsea, Que., to announce that Ukraine and Canada had struck a free-trade deal.

Ukraine is preparing to spin off billions of dollars of government enterprises – including power generation and distribution assets and chemical plants – and the government wants Western investors to bring more orderly business methods to the Eastern European country.

“I don’t want Ukrainian tycoons to buy these state-owned enterprises,” Mr. Yatsenyuk said. “We would be happy to see Canadian folks buying Ukrainian assets and bringing into Ukraine good corporate governance, new investment and new jobs.

“That is what I asked the Canadian Prime Minister: ‘Please tell your investors and your businesses to jump into Ukraine.’”

Je vous parle de cette nouvelle, qui date déjà de quelques semaines, parce que le commie qui écrit dans le journal à PKP avait écrit que l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Ukraine était mauvais, puisque l’Ukraine était un pays corrompu. Le pauvre homme n’a pas encore compris que le libre marché, et la compétition qui en découle, est le remède le plus puissant pour combattre la corruption.

Notez aussi que les politiciens ukrainiens semblent beaucoup plus intelligents que les nôtres, ils ont réalisé qu’une économie se développe avec des investissements étrangers et ils veulent que les Canadiens participent à la privatisation de leurs infrastructures. Ici, tous nos politiciens sont trop arriérés pour comprendre ce principe économique de base, surtout les nationaleux du PQ qui sont allergiques à tout investissement étranger dans notre économie.


18 août 2015

Les subventions Canada Économie Election 2015 États-Unis Mondialisation

Subvention AgricoleDans le débat sur la gestion de l’offre, les défenseurs de ce système injuste font souvent valoir l’argument qu’un pareil système est nécessaire pour se protéger des Américains qui subventionnent massivement leur agriculture.

Vraiment ?

Selon un rapport de l’OCDE publié vendredi dernier, pour la période 2012-2014, les subventions agricoles au Canada ont représenté 11,2% du revenu des agriculteurs. Aux États-Unis, cette proportion est de… 8,2% ! Vous avez bien lu, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, l’agriculture au Canada est plus subventionnée que celle aux États-Unis ! Donc non seulement les Canadiens sont appauvris par le système de gestion de l’offre, mais en plus ils doivent payer des taxes et des impôts pour soutenir un programme de subventions plus généreux que celui des Américains ! Bref, on se fait avoir de tous les côtés !

De plus, il faudrait comprendre que si les subventions canadiennes à l’agriculture sont néfastes pour les contribuables canadiens, les subventions américaines nous avantagent !

Pourquoi ?

Les États-Unis, en subventionnant leurs produits agricoles, font en sorte que ces derniers sont moins chers. Résultat: j’économise lorsque je fais mon épicerie. En bref, si les Américains sont assez bêtes pour payer des taxes dans le but de réduire ma facture d’épicerie, c’est leur problème, ce n’est pas moi qui vais leur dire d’arrêter !

Par contre, pas question qu’on utilise mes taxes pour subventionner les producteurs d’ici afin que les Américains payent leurs aliments moins chers…

Source:
OCDE
Agricultural Policy Monitoring and Evaluation 2015


18 août 2015

Le bilinguisme Économie États-Unis Mondialisation Revue de presse

The Charlotte Observer

Charlotte employers seeking more bilingual staff
Th eCharlotte Observer

In yet another sign of Charlotte’s growing immigrant workforce, a new kind of job fair is being held Friday, to recruit only people who speak more than one language.

Organizers believe it may be the first of many to come.

The Bilingual Customer Service Career Fair at the Latin American Coalition on Central Avenue will include such employers as Verizon, Chipotle, Goodwill and the Charlotte Hornets interviewing people for potential jobs.

Coalition officials say the idea for the fair grew from increased demand in the community for people who are bilingual, particularly those who speak Spanish and English.

The job fair comes at a time when recent U.S. Census Bureau data shows Mecklenburg County’s Hispanic growth rate continues to boom. The non-white Hispanic population grew 14.8 percent between 2010 and last year, more than double the white growth rate. Hispanics are now 12.7 percent of the county’s population, an estimated 128,473 people among 1.01 million residents.

Faith Josephs of the Latin American Coalition says the job fair was created in response to companies in the community that are seeking customer service employees who speak multiple languages. Most of the potential jobs require a high school diploma, through college level education is also being sought.

“This is a sign that Charlotte is changing. A career fair of employers seeking bilingual job candidates is unique, but more and more these companies are finding themselves with Spanish speaking customers,” said Josephs. “A lot (of immigrants) don’t realize what a skill it is to speak more than one language professionally, but it’s very highly sought.”

Dans le sud des États-Unis, les méchants red necks sont plus ouverts au bilinguisme que les péquistes…


17 août 2015

Le cartel agricole Canada Économie Election 2015 En Chiffres Mondialisation

La campagne électorale fédérale est encore jeune, mais pour le moment on ne voit pas de ballot question poindre à l’horizon, mais soyez certain que d’ici le 19 octobre, un enjeu finira bien par polariser l’électorat.

Si j’avais à parier 2$ sur la ballot question de la prochaine élection, je miserais sur la gestion de l’offre, un système qui est de plus en plus contesté par les négociations du partenariat transpacifique.

Au Canada, la production de lait, de volailles et d’oeufs est contrôlée par le gouvernement via un système de gestion de l’offre. Ce système permet au gouvernement de limiter la quantité de lait, de volailles et d’oeufs produite dans les fermes de manière à créer une rareté. Cette rareté permet au gouvernement d’exercer un contrôle des prix et de garantir aux agriculteurs un revenu élevé.

La gestion de l’offre c’est un enjeu idéal pour la gauche et les nationaleux puisqu’il est hautement émotif.  En parlant de la gestion de l’offre, on peut parler de concept absurde comme la souveraineté alimentaire (ici, ici & ici), dire que nos agriculteurs font pitié, que les méchantes grosses compagnies internationales menacent nos charmantes petites fermes familiales et que le capitalisme sauvage va nous empoissonner avec des pesticides et des OGM (vous voyez le genre de rhétorique boboche).

Bref, la gauche et les nationaleux pourront faire peur au monde. Et pendant que les gens seront terrorisés par le lait des Américains, le « cartel agricole » va continuer de leur vider les poches en leur faisant croire que c’est pour leur bien…

Pour bien réaliser à quel point la gestion de l’offre est un système qui dépouille des millions de consommateurs pour faire plaisir à quelques milliers d’agriculteurs, voici l’évolution des prix du lait, de la volaille et des oeufs au Canada et aux États-Unis depuis 20 ans:

Gestion de l'offre

Au Canada, depuis 1995 le prix d’un litre de lait a augmenté de 86% contre seulement 23% aux États-Unis.

Gestion de l'offre

Au Canada, depuis 1995 le prix d’un Kg de poulet a augmenté de 104% contre seulement 48% aux États-Unis.

Gestion de l'offre

Au Canada, depuis 1995 le prix d’une douzaine d’oeufs a augmenté de 110% contre seulement 92% aux États-Unis.

Pendant combien de temps encore la population va-t-elle accepter de soutenir un système qui pénalise autant de monde pour profiter à si peu de gens ?

À lire aussi sur ce sujet:

Sources:
Statistique Canada
Tableau 326-0012

U.S. Bureau of Labor Statistics
Consumer Price Index-Average Price Data

Federal Reserve Bank of St. Louis
Canada / U.S. Foreign Exchange Rate


17 août 2015

Vivre au Québec Canada Chine Économie Mondialisation Québec Revue de presse

South China Morning Post

Millionaire migration to Canada didn’t fall after investor scheme’s axing – it rose, new data reveals
South China Morning Post

It was last year that Ottawa turned off the tap of its millionaire migration scheme, the federal immigrant investor programme (IIP), which has been dominated by rich mainland Chinese. Announced last February, the closure came into effect last summer.

Citizenship and Immigration Canada (CIC) spreadsheets demonstrate that, yes, immigrant investor visa approvals under the federal IIP plunged 42 per cent as the scheme wound down, falling to a mere 2,541 applicants and family members in 2014. Yet, astonishingly, overall investor immigrant approvals nationwide were up by 7.2 per cent, hitting 8,762 approvals, the most since 2011.

How? Because, even while Ottawa was hitting the brakes on millionaire migration, the province of Quebec (which runs its own IIP) was hitting the accelerator. And l’accélérateur was winning. In 2014, Quebec approved a bumper 6,221 millionaire migrants and family members, a whopping 62 per cent increase compared to 2013. It was a near-record year, surpassed only by the 6,292 approvals in 2011.

Quebec’s programme matters to Vancouver, because 89 per cent of Quebec investor immigrants do not end up living there, according to federal data. Most likely end up in Vancouver, assuming those 89 per cent disperse in a fashion similar to their counterparts in the federal scheme. At this point thanks should go to Richard Kurland, the Vancouver immigration lawyer who has been a relentless pursuer of data that CIC does not prefer to release as a matter of course. The CIC spreadsheets that he shared with me this week were only obtained under access to information requests. The spreadsheets demonstrate in clear fashion how Quebec has historically approved a majority of Canada’s millionaire migrants, and has likely approved a majority of those who end up in Vancouver.

Avant de penser de faire du Québec un pays, ça serait bien de faire du Québec autre chose qu’une porte d’entrée au Canada pour les immigrants investisseurs. Quand on sait que 89% des immigrants investisseurs qui arrivent au Québec décident d’aller vivre ailleurs au Canada, c’est parce qu’il y a quelque chose de pourri dans le modèle la province…


23 juillet 2015

La mondialisation sauvage Arguing with Idiots Économie En Chiffres International Mondialisation

Les nationaleux et la gauche n’aiment pas la mondialisation, la mondialisation retire des pouvoirs aux gouvernements pour les redonner au peuple, affaiblir la toute-puissance du gouvernement c’est un sacrilège pour la gauche et les nationaleux.

La semaine dernière, on a découvert que la mondialisation était aussi détestée par l’Église catholique.  Le pape, qui est devenu un vulgaire communiste en soutane reproche sans doute au capitalisme mondialisé d’avoir sorti des millions de gens de la pauvreté, les pauvres c’est le public cible du nouveau pape…

Voyez par vous-même:

Mondialisation

Depuis 2000, le nombre de pauvres s’est réduit de 48% et la classe moyenne a augmenté de 86% !  Du côté des riches, l’augmentation n’est que de 17%, autrement dit, ce ne sont pas les riches qui ont le plus profité de la croissance économique.

En chiffres absolus, c’est 700 millions de personnes qui sont sorties de la pauvreté depuis 2001, un accomplissement remarquable du méchant capitalisme mondialisé.

Source:
Pew Research Center
Population Distribution by Income Tiers, 2001 and 2011


27 mai 2015

Quand le Tea Party dit oui ! Économie États-Unis Mondialisation Revue de presse

The Hill

GOP turns to Tea Party to win trade powers for Obama
The Hill

House Ways and Means Chairman Paul Ryan (R-Wis.) and GOP leaders have turned to some unlikely allies to rally support for a key trade bill: Tea-Party conservatives, including some prominent names from the raucous House Freedom Caucus.

Speaker John Boehner (R-Ohio) recently tapped Rep. Tom McClintock to give the weekly GOP address, in which the conservative Californian declared: “Trade means prosperity.”

At the monthly “Conversations with Conservatives” event, Rep. Tim Huelskamp (R-Kansas) informed his colleagues he’s an unequivocal “yes” on granting President Obama so-called “fast-track” trade powers. And both McClintock and Rep. Matt Salmon (R-Ariz.) huddled with reporters in a leadership office last week to talk up the virtues of legislation to help pass Obama’s trade agenda.

“I think it promotes markets, promotes less government,” said Huelskamp, whose central and western Kansas district is rich in agriculture. “I certainly represent an area that is willing and able to trade around the world.

Dans le passé, on a souvent accusé le Tea Party de s’opposer systématiquement à toutes les mesures du président Obama parce que le Tea Party avait un fond raciste… Or, on réalise aujourd’hui que c’est complètement faux. Obama négocie actuellement un accord de libre-échange avec l’Asie et c’est grâce à l’Aide du Tea Party que cet accord sera adopté.

Quand Obama fait la promotion de mesures qui favorisent le libre-marché, le Tea Party dit oui. On peut maintenant se demander si les médias et les démocrates qui s’opposent à cet accord sont… racistes!


21 mai 2015

En français ! Économie France Mondialisation Revue de presse

The Washington Post

Filmmakers defend a language switch at English-heavy Cannes
The Washington Post

The Cannes Film Festival is as close to the movies’ answer to the United Nations. The filmmakers and media of the world are usually represented in one way or the other. The Croisette, Cannes’ seaside promenade, is usually a babble of tongues.

So this year’s festival slate of films was greeted with consternation in some corners when a commonality was noticed across many of the festival’s in-competition selections: the English language.

Though there are only two American filmmakers in competition for Cannes’ Palme d’Or and no British directors, this year’s festival is littered with Europe’s elite filmmakers working in a language not their own. On a continent that has warily watched English become a kind of de facto common language, fears flared that contemporary European cinema was being lost in translation.

Italy’s Paolo Sorrentino will on Wednesday premiere his second English language film, “Youth,” with Michael Cain and Harvey Keitel. Four other notable names in international film — Norway’s Joachim Trier, Italy’s Matteo Garrone, Greece’s Yorgos Lanthimos and Mexico’s Michel Franco — are all making their English language debuts. And Quebecois filmmaker Denis Villenueve, an Oscar-nominee for his French language “Incendies,” premiered his English language drug war thriller “Sicario” on Tuesday.

As the festival has unspooled, many directors have defended their decision to switch languages for the sake of creative curiosity and for the greater opportunities it affords them.

À Cannes, des réalisateurs qui ne sont pas des anglophones décident de présenter des films tournés en anglais. La raison: ces réalisateurs veulent s’assurer qu’un plus grand nombre de gens puisse voir et apprécier leurs films.

Message aux réactionnaires du PQ: l’anglais ce n’est pas seulement la langue des affaires, c’est aussi celle de la culture! Get over it !


29 avril 2015

La fin du monde ne s’est pas produite Économie En Chiffres International Mondialisation

La fin du monde est proche, du moins selon les saintes Écritures du mouvement écologiste…

Eco-Marxiste

« La bataille pour nourrir l’humanité est terminée. Dans les années 1970, des centaines de millions de personnes vont mourir de faim. A cette date tardive, rien ne peut empêcher une augmentation substantielle du taux de mortalité. »Paul R. Ehrlich (Stanford University); 1968

« D’ici l’an 2000, le monde entier, à l’exception de l’Europe occidentale, de l’Amérique du Nord et de l’Australie, vivra une famine permanente. »Peter Gunter (Université North Texas State); 1970

Eco-Marxiste

Depuis plusieurs années, les éco-catastrophistes et les écolo-marxistes se plaisent à nous annoncer la fin du monde. Un des scénarios évoqués veut que l’humanité soit décimée par des famines de masse ayant pour origine la surexploitation agricole, la pollution, le réchauffement climatique, l’épuisement des terres arables, la surpêche, les organismes génétiquement modifiés, les pesticides, les herbicides, les engrais, la mécanisation, la disparition des abeilles et l’industrialisation de l’agriculture… Bref, ce ne sont pas les raisons qui manquent !

Malheureusement pour les éco-catastrophistes et les écolo-marxistes, les chiffres racontent une autre histoire. Voici la proportion de la population qui souffre de malnutrition depuis le début des années 90:

Malnutrition

Conclusion ? Le taux de malnutrition a été réduit de moitié depuis 20 ans et la tendance est encore nettement à la baisse.

Bref, en dépit de la surexploitation agricole, de la pollution, du réchauffement climatique, de l’épuisement des terres arables, de la surpêche, des organismes génétiquement modifiés, des pesticides, des herbicides, des engrais, de la mécanisation, de la disparition des abeilles et de l’industrialisation de l’agriculture, non seulement le nombre de gens souffrant de malnutrition n’a pas augmenté, mais il a diminué de manière drastique !

Désolé, les éco-catastrophistes et les écolo-marxistes devront reporter leur fin du monde de quelques années…

Source:
FAO
Food Security Statistics


20 avril 2015

Les étrangers Canada Économie En Chiffres Mondialisation

Spectacle d’un rare pathétisme cette semaine à l’Assemblée nationale quand la CAQ et le PQ, motivés par un nationalisme primaire et débilitant, ont reproché au gouvernement libéral de ne pas être intervenu dans le dossier de la vente du Cirque du Soleil.  Au Québec, le nationalisme est un des grands responsables de notre pauvreté chronique et ce n’est pas demain la veille où on sera débarrassé de ce poison…

Au Québec, quand les nationaleux apprennent que des « étrangers » veulent venir investir leur argent dans notre province, ils grimpent dans les rideaux. Ce sera encore le cas cette semaine avec la bonne gauche qui prévoit manifester contre le libre-échange.  Ils ne comprennent pas que si un étranger veut investir dans une entreprise d’ici, c’est pour la faire croître en injectant de l’argent neuf. Quand un étranger veut investir au Québec, c’est une bonne nouvelle !

C’est d’autant plus une bonne nouvelle que l’arrivée de joueurs étrangers dans notre paysage économique permet d’augmenter la compétition et c’est le consommateur qui ultimement en profitera.  Vous en doutez ?  Voici qu’elles sont les marges de profits de compagnies canadiennes et étrangères qui font affaire au pays dans quelques secteurs économiques:

Profit Étranger

Au niveau des profits, une chance que les étrangers sont là pour faire compétition à nos compagnies, cela permet à tous les Canadiens de réaliser des économies !

De plus, contrairement à ce que laissent entendre les détestables nationaleux de la CAQ et du PQ, quand un siège social passe dans les mains d’un étranger, cela peut signifier la création de nombreux emplois.  À ce sujet, voici les résultats d’une étude de Statistique Canada réalisée entre 1999 et 2005:

Mondialisation

Parmi les 164 sièges sociaux auparavant sous contrôle canadien qui sont passés sous contrôle étranger entre 1999 et 2005, seulement 21% (34) ont été fermés, ce qui a entraîné la perte de 1 709 emplois. Par contre, 38 sièges sociaux ont été ouverts suite à la prise de contrôle par des intérêts étrangers d’entreprises canadiennes, ce qui s’est traduit par la création de 2 346 emplois.  Bref, par suite de la prise de contrôle par des intérêts étrangers d’entreprises qui étaient sous contrôle canadien, il y a eu plus de sièges sociaux créés que de sièges sociaux fermés, et le nombre d’emplois créés a dépassé le nombre d’emplois perdus.

Comme je disais, au Québec, le nationalisme est un des grands responsables de notre pauvreté chronique. Ce nationalisme fait en sorte qu’ici les gens aiment mieux se fourrer entre eux que de faire de bonnes affaires avec des étrangers.

Sources:
Statistique Canada
Le contrôle étranger dans l’économie canadienne
L’emploi dans les sièges sociaux au Canada, de 1999 à 2005


15 avril 2015

Petite défaite pour les communistes en Europe Économie Europe Mondialisation Revue de presse

Le Figaro

L’Europe tourne la page de trente ans de quotas laitiers
Le Figaro

C’est fini. Depuis le 1er avril, le système administré des quotas laitiers, mis en place il y a trente et un ans dans l’Union européenne, est révolu. Le monde sucrier devra, lui, attendre 2017 pour que des contraintes de production analogues soient abolies. C’est une vraie révolution, à la fois pour les agriculteurs et tous les industriels du lait.

Les quotas, qui ont encadré l’économie laitière depuis 1984, trouvent leurs racines dans l’après-guerre: il faut alors produire plus pour assurer l’autosuffisance alimentaire du continent. Des subventions à tout ont stimulé la production. La politique agricole commune (PAC) voit ainsi le jour en 1962. Mais les prix garantis mis en place conduisent rapidement à une production laitière excédentaire. Cela entraîne la formation de stocks de plus en plus coûteux à gérer par Bruxelles. Les quotas sont alors instaurés pour maîtriser cette production et garantir ainsi un revenu stable aux agriculteurs.

Conséquence, les agriculteurs européens peuvent dorénavant produire les quantités qu’ils veulent. Mais ils sont également soumis à une plus forte volatilité des prix auxquels ils livrent leur lait. Ce prix est désormais indexé sur le cours mondial de la poudre de lait et du beurre. Cette source d’instabilité pour les producteurs comme pour les transformateurs est aussi source d’opportunités. «La fin des quotas correspond à une augmentation de la consommation de produits laitiers dans les pays émergents», rappelle un expert du secteur. L’Asie, l’Amérique du Sud et l’Afrique font aujourd’hui figure d’eldorados pour des industriels impatients d’y vendre leurs produits.

Quand vous entendrez un communiste de l’UPA dire qu’il est impossible d’abolir les quotas en agriculture, vous pourrez lui répondre que c’est de la bullshit !

N’oublions pas que ces quotas appauvrissent la population: ici et ici.


19 mars 2015

L’économie vue à vol d’oiseau Canada Économie En Chiffres Mondialisation Québec

Dans les grandes villes, les aéroports sont des poumons économiques. Ils représentent une porte d’entrée capable d’accueillir la planète. Ils permettent les échanges économiques et les échanges d’idées. Une ville ne peut pas être dynamique sans avoir un aéroport dynamique, c’est une condition sine qua non.

Partant de ce principe, j’ai voulu savoir où se trouvaient les aéroports dynamiques au Canada. J’ai donc sélectionné les 20 plus gros aéroports du pays pour ensuite calculer le nombre de passagers transitant dans cet aéroport par habitant. Le résultat est très intéressant:

Aéroport Canada

Première constatation, on peut avoir un aéroport extrêmement dynamique sans nécessairement habiter une grosse ville.  Par exemple, Vancouver, Victoria, Fort McMurray et St-John’s se classent tous devant Toronto.

Ensuite, on peut voir que le Québec n’est pas à la hauteur.  Montréal se classe en milieu de peloton et Québec est avant-dernier, devançant uniquement la ville de London…  À Québec, on aura beau se péter les bretelles avec un nouveau record d’achalandage, n’en reste pas moins que Labeaumegrad est incapable de compétitionner avec des villes comme…  Winnipeg !

Source:
Statistique Canada
Tableau 401-0044


18 mars 2015

Les Canadiens achetés par le Qatar… Économie En Vidéos France Mondialisation

Le Paris Saint-Germain (PSG), le club de soccer le plus prestigieux de France, la propriété d’un fonds d’investissement qatari depuis 2011… C’est Nasser Al-Khelaïfi qui est le directeur général du club. Ici, aurait-on laissé des gens du Moyen-Orient acheter les Canadiens ?

Discussion sur le PSG, le Qatar et la mondialisation à la télé française. Discussion que nous ne pourrions JAMAIS avoir au Québec à cause de notre analphabétisme économique et de la pensée unique ambiante anticapitaliste…

« Et si la capitale, et donc la France, réalisait que l’on peut construire quelque chose de merveilleux, de courageux, d’enthousiasmant avec du pognon venu du Qatar, des Brésiliens, des Argentins, des Italiens, un Suédois sur le terrain ? Parce qu’à la fin, c’est la capitale qui brille. Ce que l’on accepte quand des jeunes gars courent en short, ne serait-il pas temps de l’accepter pour le capital, les entreprises et l’investissement ? »

P.-S. Au Québec, on fait un caca nerveux quand un Ontarien veut acheter un câblodistributeur ou quand un américain veut acheter une quincaillerie.


18 mars 2015

Économies néolibérales Canada Économie En Chiffres Mondialisation

Dans la supposée plateforme électorale de Pierre Karl Péladeau, on parle de développer la « souveraineté économique du Québec », un concept fumeux qui signifie réellement que le Québec devrait mettre en place des mesures protectionnistes, question de s’isoler un peu plus du reste du monde. Au Québec, les nationaleux préfèrent les petits poissons dans les petits lacs plutôt que les gros poissons pouvant nager dans l’océan.

Pour bien comprendre à quel point l’avenir se trouve dans les politiques néolibérales plutôt que dans les politiques protectionnistes, il faut voir comment a évolué le prix des vêtements au Canada depuis plus de vingt ans. Au Canada, jusqu’en 1995, nous avions un système équivalent à la gestion de l’offre dans le marché des vêtements i.e. le gouvernement rendait quasiment impossible l’importation de vêtements produits à l’étranger, nous devions donc acheter en grande partie des vêtements canadiens. Entre 1995 et 2004, en vertu des accords de libre-échange, le Canada a graduellement aboli les quotas qui sont finalement complètement disparus en 2005.

Inflation Canada

L’indice des prix à la consommation a constamment augmenté depuis le début des années 90, une augmentation considérable de 50%.  Par contre, le prix des vêtements n’a pas subi la même tendance.  La diminution graduelle des quotas et leur abandon complet à partir de l’année 2005 ont permis non seulement de contrer l’augmentation du prix des vêtements, mais d’en diminuer le coût réel.  Aujourd’hui, les vêtements sont 0,9% moins chers qu’au début des années 90.

En bref, si les pressions inflationnistes ont fait augmenter le prix de presque tous les biens de consommation, depuis 1995, des pressions déflationnistes ont fait diminuer le prix nos vêtements ! On peut bien sûr déplorer les nombreuses mises à pied dans l’industrie du textile au Canada, mais on devrait surtout se réjouir des économies substantielles réalisées depuis l’abandon des mesures protectionnistes. L’argent épargné par les millions de Canadiens achetant des vêtements compense amplement pour les quelques milliers d’emplois perdus.  Imaginez si le prix de nos vêtements avait suivi la même tendance que l’inflation, aujourd’hui une paire de jeans à 100$ serait vendue 150$.

Voilà pourquoi on doit combattre toutes les politiques protectionnistes; celles-ci finissent toujours par appauvrir la population même si au départ leurs intentions sont louables.

Source:
Statistique Canada
Tableau 326-0022


17 mars 2015

Le p’tit Québec Économie En Vidéos États-Unis Mondialisation Québec

Quel est le meilleur moyen qu’un gouvernement peut prendre pour stimuler l’entrepreneuriat, spécialement dans le secteur des hautes technologies ?

Une étude publiée il y a quelques jours démontre que l’un de ces moyens consiste à favoriser l’immigration. Selon les auteurs de cette étude, aux États-Unis, les immigrants sont 2 fois plus susceptibles de fonder une entreprise que les « Américains de souche ». De plus, contrairement à ce qu’on pourrait penser, ces entreprises ne se limitent pas aux emplois qui demandent peu de qualification comme les dépanneurs ou les restaurants; de plus en plus les immigrants s’impliquent dans l’économie du savoir. Par exemple, à Silicon Valley, 52% des gens qui ont fondé une entreprise étaient nés à l’extérieur des États-Unis !

Pendant ce temps au Québec, François Legault, le chef de la CAQ, a annoncé hier que les immigrants qui viendront vivre au Québec devront réussir au bout de trois ans à un examen de français sans quoi ils seraient expulsés… Voilà sans doute une mesure qui va rendre le Québec plus attrayant que Silicon Valley aux yeux des jeunes ingénieurs chinois et indiens…

Au fait, suis-je le seul qui a remarqué que depuis quelque temps la CAQ ne parle plus beaucoup d’économie ? On parle d’une police des foulards, d’une police du français, d’une police des valeurs québécoises, mais plus d’économie…

M’enfin, peut-on les blâmer ? Au Québec l’économie n’intéresse personne. Au Québec, on est pauvre, mais ce n’est pas grave, du moment qu’on reste entre nous

Source:
Ewing Marion Kauffman Foundation
How Local and State Governments Can Rev Up Business Creation