Antagoniste


27 mai 2013

La solidarité mondialisée Économie En Chiffres International Mondialisation

En 2000, l’ONU avait exprimé le souhait de réduire de moitié la proportion de gens vivant dans l’extrême pauvreté (revenu inférieur à 1,25$/jour) d’ici l’an 2015.  Objectif irréaliste ?  Pas du tout, voyez par vous-même:

Mondialisation

À l’échelle mondiale, l’extrême pauvreté est passée de 43,05% en 1990 à 20,63% en 2012, une réduction de 52,1% qui permet d’atteindre le but fixé en 2000 avec 5 années d’avance !  La population mondiale a augmenté de 2,4 milliards de personnes entre 1981 et 2010, mais le nombre de gens vivant dans la pauvreté extrême a été réduit de 723 millions de personnes.

Élément important de l’histoire, la mise en place du processus de mondialisation au début des années 90 qui s’est concrétisé en 1995 avec la fondation de l’Organisation Mondiale du Commerce qui a permis d’enclencher le processus de néo-libéralisation des économies.  Les véritables progrès contre la pauvreté extrême ont été observés au moment où les marchés se sont libéralisés i.e. la mondialisation, qui a été accélérée par le travail de l’OMC, a permis une meilleure redistribution de la richesse.

Voici dans quelle proportion la pauvreté extrême a été réduite depuis la création de l’OMC:

  • Europe et Asie centrale: -80,4%
  • Asie de l’est & Pacifique: -75,4%
  • Amérique latine: -51,5%
  • Moyen-Orient & Afrique du Nord: -49,4%
  • Asie du sud: -40,0%
  • Afrique sub-saharienne: -18,4%
  • MONDE: -49,7%

Dans le cas de l’Asie de l’Est du Pacifique, les progrès sont absolument phénoménaux.  Voici comment a évolué la proportion de gens gagnant moins de 2,50$/jour:

Mondialisation

Une réduction de 52,4% depuis la fondation de l’Organisation Mondiale du Commerce.

La région du monde où les progrès ont été les plus faibles, l’Afrique sub-saharienne, est aussi la région qui a été la moins mondialisée.  Ce qui a fait dire à Johan Norberg:

« Is the problem here lack of access to clean water? No. Is it starvation? No. Is it lazyness? Definitely not. No, it’s poverty due to lack of growth, due to lack of reform. Everything else is just a symptom of that. In fact, even the biggest horrors – famine and war – have political causes. No democracy has ever been inflicted by a famine, and no two democracies have ever made war on each other. Africa has been subjected by socialism, gangster rule and protectionism. Africa has not been too globalized; it has been too marginalized. »

Les altermondialistes sont d’une hypocrisie honteuse, doublée d’une morale plus que douteuse. Pour eux, il est plus légitime que les Africains meurent de faim plutôt que de se faire « exploiter par le néo-libéralisme »  pour augmenter leur niveau de vie. On dirait bien que les néolibéraux sont plus solidaires qu’on le dit et que les altermondialistes sont plus égoïstes qu’on le pense…

Source:
Banque Mondiale
PovcalNet: an online poverty analysis tool

21 mai 2013

Avant de boycotter le Bangladesh… Économie En Vidéos International Mondialisation

En 2005, l’Organisation Mondiale du Commerce a mis un terme aux mesures protectionnistes dans l’industrie du textile pour finalement libéraliser ce marché.

Depuis 10 ans, le PIB du Bangladesh a été multiplié par 2,5 fois.

Depuis 10 ans, le taux de mortalité infantile au Bangladesh a été divisé par 2, ce qui représente 125 000 décès d’enfants de moins chaque année.

Boycotter le Bangladesh fera mourir leurs enfants…

20 mai 2013

En rappel: souveraine absurdité Économie Environnement Mondialisation Québec

Question de donner la réplique à l’absurde projet de loi péquiste concernant la souveraineté alimentaire, je me suis permis de dépoussiérer quelques billets traitant de cette question.

Si la souveraineté alimentaire est une bonne idée, alors pourquoi le ministre Gendron, dans sa vie de tous les jours, n’est pas « alimentairement souverain » ? Billet originalement publié le 21 août 2012.

Souveraineté AlimentaireLes Canadiens-français n’ayant pas d’opinions, mais des émotions, il ne faut pas se surprendre de voir des politiciens prendre les électeurs pour des connards en parlant de « souveraineté alimentaire », un concept fondamentalement populiste et démagogue.

Pour comprendre à quel point ce concept serait néfaste à une société, appliquons-le aux individus. Voudriez-vous être « alimentairement souverain » ? En d’autres termes est-ce que vous seriez intéressé à produire toute la nourriture que vous consommez ?

La totalité des gens (je l’espère) me répondra non: il ne serait pas avantageux pour eux de sacrifier leur travail ou leurs études pour labourer un champ dans le but d’obtenir une maigre pitance. On me dira qu’il est de loin plus profitable de laisser ce travail aux fermiers, une main-d’oeuvre hautement spécialisée, capable de produire efficacement une grande variété d’aliments.

N’étant pas contraints d’être « alimentairement souverain », les individus ont donc la possibilité de se spécialiser dans une tâche qui leur apparaît comme plus profitable. Certains deviendront ingénieurs, d’autres infirmières ou encore plombiers. C’est en uniquement renonçant à la souveraineté alimentaire que ces professions sont possibles. Dans une société où les individus doivent être « alimentairement souverains », personne n’a la possibilité de se spécialiser pour devenir médecin puisqu’il faut passer de longues heures dans les champs.

Si le concept de souveraineté alimentaire est complètement absurde à l’échelle individuelle, il en va de même à l’échelle des pays. Les gens/pays « alimentairement souverains » vont sacrifier la spécialisation pour obtenir une bouchée de pain. Il vaut mieux laisser l’agriculture aux gens/pays spécialisés, ce qui donne aux gens/pays, la possibilité d’accomplir des tâches plus productives.

On me répondra que les pays qui ne sont pas « alimentairement souverains » sont à la merci des pays exportateurs. Vrai, de la même manière, le médecin est à la merci du fermier s’il veut manger trois repas par jour. On sera tous d’accord pour dire qu’une société où des gens ont renoncé à leur souveraineté alimentaire pour devenir médecins est préférable à une société sans médecin parce que tout le monde désire être « alimentairement souverain ».

En passant, même si le Québec ne produit pas de composantes informatiques, il n’y a jamais eu de pénurie d’ordinateurs au Québec. Par contre, si l’on avait voulu faire du Québec une province « technologiquement souveraine », non seulement nous aurions probablement eu des pénuries, mais on peut aussi dire sans trop se tromper que les composantes seraient de piètre qualité.

On pourrait faire un raisonnement analogue avec les politiciens qui parlent de « souveraineté énergétique ».

20 mai 2013

En rappel: nourriture néolibérale Économie Environnement International Mondialisation Québec

Question de donner la réplique à l’absurde projet de loi péquiste concernant la souveraineté alimentaire, je me suis permis de dépoussiérer quelques billets traitant de cette question.

La principale (et unique) conséquence du programme de souveraineté alimentaire proposé par le PQ pourrait bien être d’appauvrir un peu plus les contribuables. Billet originalement publié le 3 août 2012.

Enjoy CapitalismSingapour est une petite île à peine plus grande que Montréal, mais qui compte une population de 5,3 millions d’habitants. Cette petite île n’est pas seulement dénuée de toute ressource naturelle, l’agriculture y est à peu près inexistante. Celle-ci représente un spectaculaire 0% de son PIB, si bien que les Singapouriens doivent importer plus de 90% de la nourriture qu’ils consomment.

Vous devez vous dire que se nourrir à Singapour doit être hors de prix… Que les méchants capitalistes doivent profiter de la situation pour exploiter la faim des habitants de l’île pour leur propre profit…

Et si je vous dis que Singapour est le 2e endroit sur notre belle planète où la nourriture est la plus abordable ! Seulement 7,4% du revenu des Singapouriens est utilisé pour acheter des denrées alimentaires. À titre indicatif, cette proportion est de 14,7% au Japon, un pays avec de nombreuses mesures protectionnistes.

Comment ce miracle est-il possible?

Tout simplement par la mise en place des mécanismes de libre-échange tous azimuts. Les Singapouriens ont été assez intelligents pour ne pas se laisser berner par des concepts ridicules comme la « gestion de l’offre » ou des slogans populistes parlant de « souveraineté alimentaire ».

Autrement dit, à Singapour il n’y a pas de « carrés rouges » réactionnaires, ce qui a permis au néolibéralisme de faire des habitants de cette île des gens très prospères.

M’enfin, au Québec on considère les vendeurs de clous comme étant des fleurons patrimoniaux essentiels au développement économique… Il coulera beaucoup d’eau sous les ponts avant que les Québécois prennent des décisions économiques de manière rationnelle plutôt qu’émotive…

20 mai 2013

En rappel: faire du millage sur pas grand chose Économie Environnement International Mondialisation Québec

Question de donner la réplique à l’absurde projet de loi péquiste concernant la souveraineté alimentaire, je me suis permis de dépoussiérer quelques billets traitant de cette question.

L’achat local permet-il de réduire les émissions de gaz à effet de serre comme le prétend le ministre Gendron? Absolument pas! Billet originalement publié le 17 mai 2007.

Food MilesLe nouveau concept à la mode chez les écologistes/protectionnistes ?

Le "food miles".

Selon ce concept, il faut impérativement acheter des aliments produits localement parce que l'importation de denrées alimentaires génère des gaz à effet de serre (GES).

L'université Lincoln s'est penchée sur la question pour découvrir que… le concept est faux ! Dans une région non propice à l'agriculture (comme le Québec), la production d'un aliment créée plus de GES que son importation d'une région qui est propice à l'agriculture. Pourquoi ?

Parce que la distance ne fait pas foi de tout dans le calcul des GES émis. Dans une région non propice à l'agriculture, on doit utiliser plus de fertilisant (grand producteur de GES), avoir un important travail mécanique de la terre (tracteurs) et utiliser une infrastructure plus énergivore (serres, établissements chauffés).

À titre d'exemple, voici la comparaison des GES émis pour: la production en Angleterre -vs- la production/importation de la Nouvelle-Zélande vers l'Angleterre:

Produits laitiers:
Production en Angleterre: 2 920,7 kg de GES par tonne de produits laitiers
Production & importation de la Nouvelle-Zélande vers l'Angleterre: 1 422,5 kg de GES par tonne de produits laitiers

Pommes:
Production en Angleterre: 271,8 kg de GES par tonne de pommes
Production & importation de la Nouvelle-Zélande vers l'Angleterre: 185,8 kg de GES par tonne de pommes

Agneaux:
Production en Angleterre: 2 849,1 kg de GES par tonne de viande
Production & importation de la Nouvelle-Zélande vers l'Angleterre: 688,0 kg de GES par tonne de viande

Source:
Lincoln University
Food Miles – Comparative Energy/Emissions

7 mai 2013

Bangladesh, une vérité qui dérange Économie En Vidéos International Mondialisation

Sweatshop

L’effondrement de l’édifice Rana Plaza, une sweatshop située au Bangladesh, représente une tragédie sans nom…  Par contre, s’il est normal de s’indigner des risques pris par le propriétaire des lieux et d’exiger que la justice punisse le responsable, il ne faudrait pas jeter le bébé avec l’eau du bain…

Dans Le Devoir, on décrit les sweatshop bangladeshies comme étant des « ateliers de misère ».  Certains vont même jusqu’à dire que ces usines appauvrissent les pays dans lesquels elles s’installent.  La réalité est tout autre…  Voici une vérité qui risque de déranger les gauchistes…

Au Bangladesh, le salaire horaire dans les sweatshops est de 52¢/h*.  Cela peut sembler très peu, la plupart diront même que les ouvriers sont exploités.  Donc, une personne travaillant 8 heures par jour dans un sweatshop aura droit à un salaire quotidien de 4,16$*. Ce qu’il faut savoir c’est qu’au Bangladesh 76,5% de la population vit avec moins de 2$* par jour !

Donc, travailler 8 heures par jour 5 jours par semaine dans une sweatshop bangladeshie permet de gagner 20,8$* par semaine.  Pendant ce temps, les ¾ de la population doivent se contenter d’un salaire hebdomadaire qui sera, dans le meilleur des cas, inférieur à 14$*.

Contrairement à ce qu’on peut entendre à gauche, les sweatshops n’appauvrissent pas les pays, ils les enrichissent !  Il ne s’agit pas ici de dire que le travail dans ses usines est facile ou que la tragédie du Rana Plaza est acceptable, mais seulement de prendre conscience que les sweatshops sont, pour beaucoup de gens dans les pays pauvres, un tremplin vers une vie meilleur, une opportunité de laisser à ses enfants une vie plus facile.  Ce n’est pas pour rien si des gens décident d’aller travailler dans les sweatshops, ils ne sont pas obligés, ils le font, car l’alternative est encore pire !  Donc, quand la gauche « solidaire » parle de faire fermer les sweatshops dites-vous bien ceci: qui veut faire l’ange fait la bête…

Pour bien comprendre l’utilité économique des sweatshops, deux extraits du documentaire « Globalisation is good » de Johan Norberg. Voici comment la mondialisation, via les sweatshops, peut sortir un pays de la pauvreté.

1-Comment les sweatshops rendent les Vietnamiens plus riches et plus instruits:

2-en une génération, grâce au sweatshops, Taïwan est devenue une capitale mondiale de la haute technologie:

*Tous les montants présentés dans ce billet sont exprimés en dollars internationaux ajustés au pouvoir d’achat.

Source:
Banque Mondiale
Bangladesh

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22 août 2012

Le modèle suédois Économie Europe Mondialisation Revue de presse

Bloomberg BusinessWeek

-

Sweden Should Cut Company Taxes, Boost Investments, PM Says
Bloomberg BusinessWeek

“It’s about using our capacity to build a strong Sweden in the long-term and to invest and equip ourselves to protect jobs and get more jobs and more investors to come to Sweden,” Swedish Prime Minister Fredrik Reinfeldt said.

The government parties have agreed to lower the corporate tax to 24 percent from 26.3 percent, Svenska Dagbladet reported today, citing people familiar with the plan. The reduction will cost 6.3 billion kronor ($942 million) and be financed by limiting some corporate interest deductions, the newspaper said.

Reinfeldt said today he would push for a more forceful corporate tax cut than what can be paid for by closing the loophole on interest deductions. The premier will need to agree on budget measures with the remaining parties in his coalition. Next year’s fiscal policy will be presented on Sept. 20.

Au Québec, ce genre de mesure est considéré comme trop à droite pour faire partie des enjeux électoraux. Voilà à quel point le Québec est devenu socialiste, sclérosé et réactionnaire…

21 août 2012

Souveraine absurdité Économie Élection 2012 Gauchistan Mondialisation Québec

Souveraineté AlimentaireLes Canadiens-français n’ayant pas d’opinions, mais des émotions, il ne faut pas se surprendre d’avoir vu des politiciens prendre les électeurs pour des connards en parlant de « souveraineté alimentaire », un concept fondamentalement populiste et démagogue.

Pour comprendre à quel point ce concept serait néfaste à une société, appliquons-le aux individus. Voudriez-vous être « alimentairement souverain » ? En d’autres termes est-ce que vous seriez intéressé à produire toute la nourriture que vous consommez ?

La totalité des gens (je l’espère) me répondra non: il ne serait pas avantageux pour eux de sacrifier leur travail ou leurs études pour labourer un champ dans le but d’obtenir une maigre pitance. On me dira qu’il est de loin plus profitable de laisser ce travail aux fermiers, une main-d’oeuvre hautement spécialisée, capable de produire efficacement une grande variété d’aliments.

N’étant pas contraints d’être « alimentairement souverain », les individus ont donc la possibilité de se spécialiser dans une tâche qui leur apparaît comme plus profitable. Certains deviendront ingénieurs, d’autres infirmières ou encore plombiers. C’est en uniquement renonçant à la souveraineté alimentaire que ces professions sont possibles. Dans une société où les individus doivent être « alimentairement souverains », personne n’a la possibilité de se spécialiser pour devenir médecin puisqu’il faut passer de longues heures dans les champs.

Si le concept de souveraineté alimentaire est complètement absurde à l’échelle individuelle, il en va de même à l’échelle des pays. Les gens/pays « alimentairement souverains » vont sacrifier la spécialisation pour obtenir une bouchée de pain. Il vaut mieux laisser l’agriculture aux gens/pays spécialisés, ce qui donne aux gens/pays, la possibilité d’accomplir des tâches plus productives.

On me répondra que les pays qui ne sont pas « alimentairement souverains » sont à la merci des pays exportateurs. Vrai, de la même manière, le médecin est à la merci du fermier s’il veut manger trois repas par jour. On sera tous d’accord pour dire qu’une société où des gens ont renoncé à leur souveraineté alimentaire pour devenir médecins est préférable à une société sans médecin parce que tout le monde désire être « alimentairement souverain ».

En passant, même si le Québec ne produit pas de composantes informatiques, il n’y a jamais eu de pénurie d’ordinateurs au Québec.  Par contre, si l’on avait voulu faire du Québec une province « technologiquement souveraine », non seulement nous aurions probablement eu des pénuries, mais on peut aussi dire sans trop se tromper que les composantes seraient de piètre qualité.

On pourrait faire un raisonnement analogue avec les politiciens qui parlent de « souveraineté énergétique ».

20 août 2012

Pauvreté & nationalisme économique Canada Économie Élection 2012 En Chiffres Mondialisation Québec

Depuis le début de la campagne, le PQ et la CAQ ont abondamment parlé de nationalisme économique…

Cet enjeu électoral nous rappelle, comme le disait Wilfrid Laurier, que les Canadiens-français n’ont pas d’opinion, ils sont des émotions…

Mise en situation. Vous êtes un entrepreneur montérégien à la tête d’une petite PME. Un homme d’affaires du Saguenay vous contacte pour vous dire qu’il serait très intéressé à investir dans votre compagnie. Qu’elle serait votre réaction ?

A) Cette offre vous emballe, elle va vous permettre de prendre de l’expansion et de mieux faire connaître votre produit. Pour vous, c’est un signe que votre entreprise est bien gérée, car elle inspire assez confiance pour attirer de nouveaux investisseurs.

B) Vous informez l’homme d’affaires qu’il n’est pas question d’accepter de l’argent qui provient du Saguenay. Votre entreprise étant montérégienne, vous acceptez uniquement les investissements des gens de votre région. Pour vous, il n’est pas question de voir un Saguenayen venir en Montérégie pour exploiter des travailleurs.

Toute personne la moindrement raisonnée choisira la première réaction. Pourtant, au Québec, quand on apprend que des « étrangers » veulent venir investir leur argent dans notre province, la réaction des gens a plus tendance à être celle du deuxième scénario…

C’est spécialement le cas quand on apprend que des « étrangers » veulent investir dans « nos » ressources naturelles. Au lieu de voir que de l’argent neuf sera investi pour créer des emplois et faire rouler l’économie, les gens s’imaginent plutôt que les « étrangers » viennent ici pour nous voler. Ce réflexe nationaliste est aussi très présent dans la coalition de François Legault.

Pourtant, cette réaction qui est tout aussi rationnelle que celle de notre entrepreneur montérégien qui refuserait l’argent d’un investisseur saguenayen.

Au Canada, voici les provinces où les « étrangers » investissent le plus:

Investissements Étrangers

Investissements Étrangers

Le Québec représente 23,2% de la population canadienne, mais la province n’attire que 12,3% des investissements étrangers faits au Canada…  C’est l’un des pires ratios !

Les nationalistes vont peut-être se réjouir de la position médiocre du Québec, mais les gens rationnels vont plutôt y voir une tragédie. Le peu d’investissements étrangers au Québec prive la province d’argent frais qui pourrait créer des emplois. C’est aussi le reflet du manque de confiances des « étrangers » à l’égard de notre économie.

Et qu’en est-il de l’argument voulant que les investissements étrangers ne soient bons qu’à voler la population ? Je suis sûr que les Albertains ont une opinion très différente sur cette question… Voici les chiffres:

Investissements Étrangers

Sauf pour Terre-Neuve, on voit une belle corrélation entre les investissements étrangers et le revenu médian: plus les investissements sont hauts, plus les gens ont de bons revenus. Et pour Terre-Neuve, les investissements étrangers associés à l’exploitation de leurs ressources pétrolières sont encore très récents. Si l’on regarde l’évolution du revenu personnel disponible depuis 2001, celui-ci a crû de 35,4%. Au Québec (2e pire performance au Canada).  Durant la même période, la croissance a été  de 56,9% à Terre-Neuve.

Les gens qui affirment que les investissements étrangers spolient les gens de leurs ressources basent leur jugement sur des émotions et non pas sur la raison. Mais le nationalisme se définit précisément par le triomphe des émotions sur la raison…

Je conclus en paraphrasant un sketch de l’humoriste français Fernand Raynaud:

« J’aime pas les étrangers, ils viennent manger le pain des Français.
Un jour, l’étranger a quitté le village avec sa femme et ses enfants.
Et depuis ce jour, on ne mange plus de pain…
Il était boulanger ! »

Sources:
Statistique Canada
Investissements étrangers et nationaux au Canada
Tableau 029-0005
Tableau 051-0001

Institut de la statistiques du Québec
Revenu personnel disponible par habitant

3 août 2012

Nourriture néolibérale Économie International Mondialisation

Enjoy CapitalismSingapour est une petite île à peine plus grande que Montréal, mais qui compte une population de 5,3 millions d’habitants.  Cette petite île n’est pas seulement dénuée de toute ressource naturelle, l’agriculture y est à peu près inexistante.  Celle-ci représente un spectaculaire 0% de son PIB, si bien que les Singapouriens doivent importer plus de 90% de la nourriture qu’ils consomment.

Vous devez vous dire que se nourrir à Singapour doit être hors de prix…  Que les méchants capitalistes doivent profiter de la situation pour exploiter la faim des habitants de l’île pour leur propre profit…

Et si je vous dis que Singapour est le 2e endroit sur notre belle planète où la nourriture est la plus abordable !

Comment ce miracle est-il possible?

Tout simplement par la mise en place des mécanismes de libre-échange tous azimuts.  Les Singapouriens ont été assez intelligents pour ne pas se laisser berner par des concepts ridicules comme la « gestion de l’offre » ou des slogans populistes parlant de « souveraineté alimentaire ».

Autrement dit, à Singapour il n’y a pas de « carrés rouges » réactionnaires, ce qui a permis au néolibéralisme de faire des habitants de cette île des gens très prospères.

M’enfin, au Québec on considère les vendeurs de clous comme étant des fleurons patrimoniaux essentiels au développement économique…  Il coulera beaucoup d’eau sous les ponts avant que les Québécois prennent des décisions économiques  de manière rationnelle plutôt qu’émotive…

27 juillet 2012

Le gaz de schiste américain: même les indiens en profitent ! Économie États-Unis International Mondialisation Revue de presse

The New York Times

-

In Tiny Bean, India’s Dirt-Poor Farmers Strike Gas-Drilling Gold
The New York Times

Sohan Singh’s shoeless children have spent most of their lives hungry, dirty and hot. A farmer in a desert land, Mr. Singh could not afford anything better than a mud hut and a barely adequate diet for his family.

But it just so happens that when the hard little bean that Mr. Singh grows is ground up, it becomes an essential ingredient for mining oil and natural gas in a process called hydraulic fracturing.

Halfway around the world, earnings are down for an oil services giant, Halliburton, because prices have risen for guar, the bean that Mr. Singh and his fellow farmers raise. “Now we have enough food, and we have a house made of stone,” Mr. Singh said proudly while his rail-thin children stared in awe.

Guar, a modest bean so hard that it can crack teeth, has become an unlikely global player, and dirt-poor farmers like Mr. Singh have suddenly become a crucial link in the energy production of the United States. Guar could stiffen water so much that a mixture is able to carry sand sideways into wells drilled by horizontal fracturing, also known as fracking.

“Without guar, you cannot have fracturing fluids,” said Michael J. Economides, a professor of engineering at the University of Houston who is a fracking expert.

Le gaz de schiste et la mondialisation au services des pays pauvres. La gauche risque de faire une crise d’apoplexie !

23 juillet 2012

Ressources naturelles: corporations modèles Économie En Chiffres International Mondialisation

Au Québec, on déteste les corporations, surtout si elles exploitent les ressources naturelles et si de surcroît ce sont des multinationales…

Une entreprise minière étrangère, la tempête parfaite pour la gaugauche québécoise !  De vilains capitalistes qui ourdissent des complots pour acheter des politiciens et voler le pain de la bouche des pauvres…

Vraiment ?

Voici un classement, réalisé par Transparency International, des vingt multinationales qui déploient le plus d’efforts de transparence et de lutte à la corruption.  La gauche risque de ne pas aimer…

Transparency International
le score maximum est de 10 points

Dans ce top vingt, on retrouve 9 compagnies qui exploitent les ressources naturelles (5 pétrolières et 4 minières).  D’ailleurs dans le classement général, le secteur des ressources naturelles est celui qui globalement obtient la meilleure note.

Il y a la propagande des gauchistes et il y a les faits. Je viens de vous présenter les faits.

Source:
Transparency International
Transparency in corporate reporting: Assessing the world’s largest companies

25 juin 2012

Le pouvoir du libre-marché Économie En Vidéos Mondialisation

La fabrication d’un simple crayon nécessite le travail de millions de personnes aux quatre coins de la planète. Ceux-ci vont naturellement coordonner leur travail sans avoir recours à une institution centrale. Une fois le processus achevé, ce simple crayon sera vendu pour quelques sous…

Un miracle économique rendu possible par la main invisible du marché !

17 juin 2012

Le néo-libéralisme et les sweatshops Économie En Chiffres En Vidéos International Mondialisation

Les sweatshops, une plaie du néo-libéralisme et de la mondialisation, c’est le discours de la gauche.

Mais dans les faits, la réalité est bien différente…

Should sweatshops around the world be shut down? What might we say if we looked at sweatshops from the perspective of the world’s poor? While it may be true that sweatshops treat workers unfairly, Professor Matt Zwolinski says there are three points to be made in defense of sweatshops.

  • The exchange between the worker and the employer is mutually beneficial. Sweatshop jobs often pay three to seven times more than wages paid elsewhere in an economy. Workers in the developing world tend to view sweatshop labor as a very attractive option.
  • Even if sweatshop labor is unfair, it’s a bad idea to prohibit it. Taking away sweatshops just takes away an option for the poorest workers of the world. While countries can make it illegal for sweatshops to pay low wages, they cannot prevent sweatshops from shutting down and paying no wages. And when that happens, the workers all lose their jobs.
  • It is better to do something to end the problem of global poverty than it is to do nothing. Sweatshops are doing something to help. They are providing jobs that pay better than other alternatives, and they are contributing to a process of economic development that has the potential to offer dramatic living increases.

If we look at sweatshops from the perspective of the world’s poor, which looks better: the American company that outsources to a sweatshop and provides jobs in developing countries, or the American company that, because of its high-minded moral principles, hires only U.S. workers?

Les sweatshops ont mauvaise presse. Ces manufactures sont considérées par la gauche comme étant le summum de l’exploitation. Il est évident que selon des standards occidentaux, les salaires des sweatshops sont affreusement bas, mais… pour un pays en voie de développement, les sweatshops c’est de l’or en barre !

Sweatshop

Dans les sweatshops du Nicaragua, une semaine de travail de 9,1 heures est suffisante pour obtenir l’équivalent du salaire hebdomadaire moyen. Un Nicaraguayen travaillant dans un sweatshop et faisant une semaine de travail de 60 heures aura un salaire correspondant à 650% du salaire moyen !

En Chine, une semaine de 60 heures dans un sweatsgop assure un revenu 2 fois plus élevé que la moyenne nationale.

Au Honduras, le salaire quotidien dans les sweatshops est de 13,10$ alors que 44% de la population vit avec moins de 2$ par jour.

Lutter contre les sweatshops c’est condamner les gens à la pauvreté. Lutter contre les sweatshops, c’est lutter contre un outil de développement qui permet d’augmenter significativement le niveau de vie des gens. Lutter contre les sweatshops, c’est lutter contre le passage vers la prospérité. L’occident n’exploite personne en achetant les produits des sweatshops. Au contraire, nous donnons aux pays en voie de développement un moyen de s’enrichir.

Rappelons qu’en une génération, Taiwan est passé des sweatshops à la fabrication d’ordinateurs !

Sweatshop

Source:
San Jose State University
Sweatshops and Third World Living Standards: Are the Jobs Worth the Sweat? (Journal of Labor Research)

8 juin 2012

Capitalisme, communisme et démocratie Économie En Chiffres International Mondialisation

Voici dans quelle proportion la démocratie a évolué dans le monde depuis 1973:

Démocratie

On peut voir que la proportion de pays démocratique a augmenté au fur et à mesure que les régimes communistes sont tombés, spécialement à partir du début des années 90.  Ce n’est qu’à ce moment où la proportion de pays démocratique a définitivement surpassé la proportion des pays partiellement démocratiques et non démocratiques.

Autre fait intéressant, le début des années 90 a été marqué par la mise en place de politiques néo-libérales via les processus de mondialisation introduits par la fondation de l’organisation mondiale du commerce.  Encore une fois, durant cette période la démocratie a connu une progression significative.

À partir de 2008, la récession a marqué un retour du protectionnisme et le déploiement de politiques keynésiennes interventionnistes, sans surprise, on a aussi vu un léger recul de la démocratie…

Une vérité qui devrait déranger la racaille anarcho-communiste…

Source:
Freedom House
Freedom in the World