Antagoniste


3 décembre 2014

Fermer pour la business Coup de gueule Économie En Vidéos Gauchistan International Mondialisation Québec

Au sujet de de la construction d’un port pétrolier à Cacouna, Pierre Karl Péladeau a déclaré ceci il y a quelques semaines:

« Ces questions sont multipliables à grande échelle : pourquoi par exemple, laissons-nous passer les bateaux sur la voie maritime de notre fleuve Saint-Laurent sans avoir une seule cenne de redevance ? Croyez-vous que c’est gratuit de passer le canal de Panama ? »

Le pauvre PKP semble avoir oublié que le canal de Panama est une construction humaine, un réseau d’écluses qui doit être opéré et entretenu par plus de 9 000 personnes.  C’est pour cette raison que les navires doivent s’acquitter d’un péage quand ils empruntent cette infrastructure.  D’ailleurs, c’est la même chose sur la voie maritime du St-Laurent.  Lorsque les navires transitent entre le St-Laurent et les Grand-Lacs, ils doivent payer pour utiliser les treize écluses canadiennes et les deux écluses américaines. M’enfin, ce qui a surtout retenu mon attention c’est l’idée d’imposer un péage sur le fleuve St-Laurent, une idée qui a été répétée lundi par PKP lors d’une entrevue avec Paul Arcard.

Imposer un péage sur le St-Laurent, c’est entraver le commerce, c’est mettre une barrière de plus dans une province qui en compte déjà beaucoup trop, c’est un repli sur soi et se fermer sur le monde; c’est dire au reste de la planète que le Québec est fermé pour la business.  Bref, c’est tout le contraire du chemin emprunté par Singapour.

Singapour est une petite île à peine plus grande que Montréal, mais qui compte une population de 5,3 millions d’habitants. Cette petite île est dénuée de toutes ressources naturelles et l’agriculture y est à peu près inexistante.  Malgré tout, Singapour est l’un des pays les plus riches de la planète.  Comment un petit pays qui doit importer toutes ses matières premières et ses denrées alimentaires, a-t-il pu devenir aussi riche ?  La réponse est simple: Singapour a décidé de s’ouvrir sur le monde.

Singapour n’a pas imposé un péage aux navires naviguant dans ses eaux, au contraire !  Singapour a plutôt misé sur l’ouverture sur le monde: pas de péage, pas de douane, pas de tarifs, pas de taxes.  Singapour a envoyé le message suivant: venez chez nous, nous sommes ouverts pour la business !  Avec cette stratégie, Singapour a construit le plus gros port de la planète, un carrefour du commerce international qui est devenu un incontournable pour les armateurs.  Tout ce trafic maritime, attiré par cette « ouverture », a créé dans son sillage une économie riche et dynamique, voyez par vous-même (un merveilleux petit vidéo à voir absolument):

Le plan de PKP consiste à faire exactement l’inverse de Singapour: un péage qui va envoyer le message que le Québec est fermé sur le monde et fermé pour la business. Il est évident que Québec ne sera jamais Singapour, notre situation géographique n’est pas la même, mais ce qui importe ici ce sont les incitatifs et le message qui est projeté. Taxer le commerce international est le plus mauvais des messages qu’un politicien peut envoyer au reste de la planète, agir de la sorte c’est accepter de rester petit en réduisant le nombre d’opportunités économiques.

Les politiciens qui s’imaginent que les gouvernements ont un problème de revenus et pas de dépenses sont des dangers économiques.


12 novembre 2014

La Chine et le hockey Canada Chine Économie Mondialisation Revue de presse

The StarPhoenix

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Leafs tap into massive Chinese market for NHL
The StarPhoenix

Prime Minister Stephen Harper will address millions of Chinese sports fans during a Toronto Maple Leafs game that will be shown across China by the state broadcaster.

Hockey is not a major sport in China but with more than 1.3 billion citizens it still posts some impressive numbers. For example, Leafs games attract a bigger television audience in China than Canada, Maple Leaf Sports Entertainment Ltd.’s chief commercial officer, Dave Hopkinson, said Sunday.

« When the NHL wants a game here, we will be the first to put up our hands, » said Hopkinson, who has already been to China six times to drum up business for MLSE, which also owns the AHL Toronto Marlies, the NBA’s Toronto Raptors and MLS franchise Toronto FC.

As many as 20 Leafs games are to be shown live this winter on CCTV as part of a 119-game NHL package. MLSE brought four executives to China over the weekend on a visit that was timed to coincide with the presence of Harper and dozens of business leaders from Canada. « Prime Minister Harper likes the idea of using sports as a bridge to China, » said Bo Hu, the Beijing-born manager for MLSE’s international business development. « Being here first is a big advantage. » Some have assumed that the Leafs were trying to emulate the global marketing sensation that Manchester United has become.

Big money may eventually be involved, too. It has not escaped the NHL’s notice that the average ticket price for an NBA pre-season game in China has been $500 US. China already contributes $2.5 million a year to MLSE’s coffers through sponsorships and Mandarin-language advertising on the boards at the Air Canada Centre.

Cette nouvelle est intéressante, car elle montre le formidable potentiel de la mondialisation. En Chine, même si le hockey est très marginal, l’énorme bassin de population fait en sorte que ce sport est plus regarder qu’au Canada !

Il est aussi remarquable de voir des publicités en mandarin sur les bandes du Air Canada Center de Toronto (on a pu les voir samedi dernier). Notons que les Canadiens de Montréal semblent avoir laissé passer ce bateau…

P.-S. On verra les Maple Leafs jouer en Chine avant de voir les Nordiques jouer dans le nouvel aréna de Québec.


28 octobre 2014

L’argent des étrangers Canada Économie Gauchistan Mondialisation Québec

Enjoy CapitalismRéaction de Pierre-Karl Péladeau suite aux révélations de La Presse à l’effet que le député péquiste serait intervenu en faveur de Quebecor lors de la vente des studios Mel’s:

« j’ai informé simultanément la direction de Québecor et celle d’Investissement Québec du risque qu’une autre entreprise de chez nous passe à des mains étrangères. Ma démarche était uniquement motivée par ma conviction sur l’importance de garder entre des mains québécoises le contrôle d’une de nos entreprises »

Au Québec, on se méfie des étrangers, surtout de leur argent, surtout quand cet argent risque d’être utilisé pour investir ou acheter des entreprises de chez nous…

Pourtant…

Depuis l’an 2000, la croissance annuelle moyenne de l’emploi dans les compagnies étrangères présentes au Canada a été de 3,4%.  Pour l’ensemble de l’économie, cette croissance n’a été que de 1,5%.  Autrement dit, les compagnies étrangères sont des machines à créer des emplois 2 fois plus efficaces que les entreprises pures laines !  Quand les étrangers s’intéressent à nos entreprises, on devrait s’en réjouir, c’est un signe de santé économique !

Pas convaincu ?

Mise en situation. Vous êtes un entrepreneur montérégien à la tête d’une petite PME. Un homme d’affaires du Saguenay vous contacte pour vous dire qu’il serait très intéressé à investir voire acheter dans votre compagnie. Qu’elle serait votre réaction ?

A) Cette offre vous emballe, elle va vous permettre de prendre de l’expansion, de mieux faire connaître votre produit ou tout simplement de rentabiliser votre investissement initial. Pour vous, c’est un signe que votre entreprise est bien gérée, car elle inspire assez confiance pour attirer de nouveaux investisseurs.

B) Vous informez l’homme d’affaires qu’il n’est pas question d’accepter de l’argent qui provient du Saguenay. Votre entreprise étant montérégienne, vous acceptez uniquement les investissements des gens de votre région. Pour vous, il n’est pas question de voir un Saguenayen venir en Montérégie pour exploiter des travailleurs.

Toute personne raisonnée choisira la première réaction. Pourtant, au Québec, quand on apprend que des « étrangers » veulent venir investir leur argent dans notre province, la réaction des gens s’apparente plutôt à la deuxième réaction…  Au lieu de voir que de l’argent neuf sera investi pour créer des emplois et faire rouler l’économie, les gens s’imaginent plutôt que les « étrangers » viennent ici pour nous voler.

Quand un étranger décide de sortir du confort de son pays pour aller faire des affaires à l’étranger, ce n’est pas pour faire fermer des usines, au contraire c’est plutôt pour les développer et les faire croître !  C’est pour cette raison que depuis le début des années 2000 la croissance de l’emploi dans les entreprises étrangères est 2 fois supérieure à la moyenne canadienne.  Pour en revenir aux studios Mel’s, des Américains ne voulaient les acheter pour les fermer, mais plutôt pour avoir le plus grand nombre de tournages possibles.

En Alberta, plus de 50% des entreprises pétrolières sont sous contrôle étranger, si bien que les corporations étrangères génèrent 1,1 billion en revenu sur un grand total de 1,2 billion pour l’ensemble de l’industrie. Les Albertains ont été assez brillants pour comprendre que les capitaux étrangers sont essentiels pour développer l’économie, car si on avait uniquement misé sur des entrepreneurs locaux pour faire le travail, bien peu de projets auraient vu le jour faute de capitaux.  En Alberta, les politiciens encouragent les Chinois à investir dans leurs ressources naturelles.

Les étrangers ont-ils fait de l’Alberta une province pauvre ? Ont-ils volé les Albertains ? Ont-ils exploité les travailleurs pour ensuite fermer des usines ? Absolument pas, l’argent des étrangers a fait de l’Alberta une des économies les plus riches et dynamiques d’Amérique.

P.-S. Alain Bouchard d’Alimentation Couche-Tard a fait fortune en investissant à l’étranger; Pierre-Karl Péladeau a fait fortune quand le gouvernement a décidé d’empêcher aux étrangers d’investir au Québec


16 octobre 2014

La richesse des nations Économie En Chiffres International Mondialisation

Résultat extrêmement intéressant d’une étude du Pew Research Center à propos des inégalités.  Dans 44 pays différents, on a demandé aux gens quel était le meilleur moyen pour réduire les écarts de richesses: diminuer les impôts des particuliers et des corporations pour stimuler les investissements et la croissance économique ou encore augmenter les taxes et impôts pour redistribuer la richesse. Voici des résultats qui en surprendront plus d’un:

Écarts De Richesses

Première surprise, globalement une pluralité de personne pense que le meilleur moyen pour réduire les inégalités est de baisser les taxes et impôts. Pourtant, depuis quelques années, on assiste à une importante cabale médiatique pour nous convaincre du contraire. Il est rassurant de voir que, dans une certaine mesure, cette propagande n’a pas autant de supporteurs qu’on aurait pu le croire.

Autre surprise, ce sont surtout les pays pauvres, plus inégalitaires, qui favorisent l’option d’une réduction du fardeau fiscal. En fait, seules les économies riches pensent qu’il faut augmenter la redistribution de la richesse.  Pour chaque classe économique, voici le nombre de pays où une pluralité des gens pense que l’on doit réduire les taxes et impôts:

  • Économies développées: 3 pays sur 10
  • Économies émergentes: 16 pays sur 25
  • Économie en voie de développement: 5 pays sur 9

Dans les pays suivants, c’est plus de 50% de la population qui pense que la droite peut réduire les inégalités sociales:

  • Brésil: 77%
  • Italie: 68%
  • Ouganda: 64%
  • France: 61%
  • Argentine: 60%
  • Vietnam: 60%
  • Philippines: 59%
  • Ghana: 57%
  • Thaïlande: 57%
  • Tunisie: 56%
  • Venezuela: 55%
  • Kenya: 52%
  • Nicaragua: 52%

Comment peut-on expliquer ces résultats étonnants ?

Les pays émergents et en voie de développement sont certes beaucoup plus pauvres et inégalitaires que les économies développées.  Par contre, la croissance économique dans ces pays est beaucoup plus soutenue que dans les pays riches.  Les gens dans les pays pauvres ont compris que le meilleur programme social pour lutter contre les inégalités ne consiste pas à demander au gouvernement de déshabiller Paul pour habiller Pierre, mais plutôt de miser sur la croissance économique, après tout cette croissance soutenue a sorti des millions de personnes de la pauvreté dans ces pays.

Dans les pays riches, on est devenu paresseux, nous avons oublié que notre mode de vie confortable est le fruit de la croissance économique et pas de programmes gouvernementaux visant à redistribuer la richesse.  Un jour ou l’autre, nous devrons revenir à l’essentiel si nous ne voulons rester dans le peloton de tête.

Les pays pauvres voient tous les jours les bienfaits de la croissance économique sur leur niveau de vie, dans les pays riches, nous tenons cette croissance pour acquise, nous ne l’apprécions pas à sa juste valeur…  En bref, l’Occident se fait faire la leçon par les pays émergents et en voie de développement; eux ils viennent de comprendre, nous, nous avons oublié…

Source:
Pew Research Center
Emerging and Developing Economies Much More Optimistic than Rich Countries about the Future


30 septembre 2014

Achat local, pauvreté globale Coup de gueule Économie Gauchistan Mondialisation Québec

PKP

La semaine dernière dans La Presse, on rapportait les propos suivants de Pierre-Karl Péladeau à propos de l’achat local:

« Aussi simple que l’avait mentionné nos patriotes des années 1830, n’y a-t-il pas un meilleur geste pour s’enrichir comme collectivité que de s’entraider et consommer les produits de nos concitoyens? Ce qui était vrai il y autant d’années est encore aussi vrai aujourd’hui! »

Si Pierre-Karl Péladeau avait été le premier ministre du Québec, aurait-il donné son appui au traité de libre-échange avec les États-Unis ?  M’enfin, cette déclaration nous rappelle que le nationalisme est d’abord et avant tout une doctrine gauchiste.

Pour réaliser à quel point il est ridicule de penser que l’achat local est un outil d’enrichissement, partons du principe que Pierre-Karl Péladeau a raison i.e. que si on achète à des étrangers, la province s’appauvrit. Donc, pour enrichir la province, le gouvernement décide d’interdire aux étrangers de vendre leurs produits au Québec. On rend donc obligatoire l’achat québécois.

Les gens de la Montérégie, voyant que le Québec espère s’enrichir en fermant ses frontières aux étrangers, décident d’en faire autant et on interdit aux autres régions de faire de vendre leurs produits en Montérégie. On rend donc obligatoire l’achat montérégien.

Si la Montérégie peut s’enrichir en fermant ses frontières, alors la ville de Granby décide de copier cette mesure en interdisant les échanges économiques avec les autres villes montérégiennes, évitant ainsi que les gens de Saint-Hyacinthe puissent vendre leurs produits dans leur ville. On rend donc obligatoire l’achat granbyen.

Voyant que la ville de Granby espère s’enrichir en fermant ses frontières, la famille Gendron décide de faire de même en interdisant l’achat de produits fabriqués par les autres familles de la ville. Elle veut ainsi faire en sorte que les profits générés par les différentes activités économiques seront toujours contrôlés par les Gendron. On rend donc obligatoire l’achat familial.

Réalisant que sa famille espère s’enrichir en interdisant les interactions avec les autres familles de Granby, Paul Gendron décide de s’isoler complètement du reste de la civilisation et de produire lui-même tout ce qu’il consomme, c’est la forme ultime d’achat local. Paul Gendron pense ainsi devenir un homme riche puisqu’il vivra dans un système où personne ne pourra faire de profits à ses dépens. Si le modèle économique des national-protectionniste fonctionnait, alors les ermites vivant en autarcie seraient des gens riches. Malheureusement pour eux, on sait tous que c’est la situation inverse qui prévaut; en s’isolant du reste de la civilisation Paul Gendron ne s’enrichira pas, il va plutôt s’appauvrir.

Chaque fois qu’on augmente d’un cran la politique d’achat local, les gens s’appauvrissent un peu plus, car ils ne peuvent plus profiter de la spécialisation de la main-d’oeuvre, les gens doivent devenir des jack-of-all-trades. Des gens qui sont certes capables de tout faire, mais qui ne font rien de manière efficace. Si l’achat local est ridicule à l’échelle familiale, il l’est tout autant à l’échelle provinciale; si un individu ne devient pas plus riche en vivant en ermite, une province ne peut pas devenir plus riche en vivant en ermite.

Le système économique prôné par Pierre-Karl Péladeau a un nom, il s’agit du mercantilisme. Selon cette théorie économique, une nation peut uniquement prospérer en ayant une balance commerciale positive. Cette théorie a été réfutée au 17e siècle…

Quand on est citoyen du monde, l’achat local dans un « village global » signifie l’achat de produit « Made On Earth ».

P.-S. On attend toujours que Pierre-Karl Péladeau formule sa première politique de droite depuis son arrivée au PQ…


25 août 2014

Bienvenue au Canada ! Canada Économie États-Unis Mondialisation Revue de presse

The Wall Street Journal

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Burger King in Talks to Buy Tim Hortons in Canada Tax Deal
The Wall Street Journal

Burger King Worldwide Inc. is in talks to buy Canadian coffee-and-doughnut chain Tim Hortons Inc., a deal that would be structured as a so-called tax inversion and move the hamburger seller’s base to Canada. The two sides are working on a deal that would create a new company, the companies said. The takeover would create the third-largest quick-service restaurant provider in the world, they said.

Inversion deals have been on the rise lately, and are facing stiff opposition in Washington given that they threaten to deplete U.S. government coffers. A move by Burger King to seal one is sure to intensify criticism of them, since it is such a well-known and distinctly American brand.

By moving to a lower-tax jurisdiction, inversion deals enable companies to save money on foreign earnings and cash stowed abroad, and in some cases lower their overall corporate rate. Even though many of the headline-grabbing inversion deals of late have involved European companies, Canada has also been the focal point for a number of them, given its proximity and similarity to the U.S. Canada’s federal corporate tax rate was lowered to 15% in 2012.

Valeant Pharmaceuticals International Inc., which had been based in California, combined with Canada’s Biovail Corp. in 2010 and redomiciled in Canada. The company now has a tax rate less than 5%

Au Canada, Stephen Harper a baissé l’impôt des corporations de manière importante. Aux États-Unis, l’impôt des corporations est parmi les plus élevés des pays industrialisés et Barack Obama refuse de les baisser. Résultat, des compagnies, et des emplois, déménagent des États-Unis vers le Canada !

La prochaine fois qu’un gauchiste critiquera les baisses d’impôts de Stephen Harper, vous lui parlerez des emplois qui sont déménagés au Canada !


18 août 2014

Le capitalisme entrepreneuriale Économie En Chiffres International Mondialisation

Un entrepreneur c’est quelqu’un qui a eu une bonne idée pour simplifier la vie des gens. Un entrepreneur milliardaire c’est quelqu’un qui a eu une très bonne idée pour simplifier la vie des gens. De plus, les entrepreneurs milliardaires donnent du travail à des milliers de gens au travers leurs entreprises. Voici où se trouvent ces bâtisseurs à l’échelle mondiale:

Capitalisme

Depuis 1996, 1 723 personnes ont été répertoriées dans le classement du Forbes 400 (les 400 personnes les plus riches à l’échelle de la planète).  De ce nombre, 996 ont été des entrepreneurs, soit 57,8%.  Autre élément intéressant, aux États-Unis, 65% des milliardaires sont des entrepreneurs.  Cette proportion n’est que de 42% en Europe.

Faire campagne pour la réduction des écarts de richesse, notamment aux États-Unis, revient à faire campagne contre les gens qui ont réussi !

Source:
EconSTOR
Billionaire Entrepreneurs: A Systematic Analysis


12 août 2014

Le capitalisme et les sciences humaines Coup de gueule Économie Gauchistan International Mondialisation

Amir KhadirLe sociologue Mathieu Bock-Côté n’aime pas le « capitalisme mondialisé », il semblerait que le capitalisme « capitalisme d’antan » était bien meilleur…

Mais qu’est-ce que le « capitalisme mondialisé », l’antithèse du « capitalisme régionalisé » ? Un Montréalais qui ferait du commerce avec un Trifluvien serait utile à la société, mais par une mystérieuse opération du Saint-Esprit, un Sherbrookois qui ferait du commerce avec un Malaisien serait un paria ? Cette « xénophobie économique » est un trait caractéristique des nationalistes.

Mais qui sont ces méga-riches tant détestés par la gauche ?

  • De la liste du Forbes 400 (les 400 personnes les plus riches) de 1987, 387 sont disparus dans le classement le plus récent i.e. être riche ce n’est pas un titre de « gagnant à vie », il faut travailler pour bâtir et maintenir sa fortune; si oligarchie il y a, elle a des pieds d’argile.
  • Le rendement des fortunes du Forbes 400 est de 2,4%, ce qui est un rendement similaire à celui de la classe moyenne i.e. la classe moyenne a accès aux mêmes véhicules financiers que les riches.
  • Dans le Forbes 400 de 1982, on retrouvait uniquement 40% d’entrepreneurs.  Aujourd’hui, ils représentent 69% des gens dans cette liste i.e. aujourd’hui, la richesse est largement générée par des compétences entrepreneuriales et un entrepreneur fait de l’argent en trouvant un moyen de simplifier la vie des gens !
  • Dans le Forbes 400 de 1982, on retrouvait 60% d’héritiers. Aujourd’hui, ils représentent uniquement 32% des gens dans cette liste i.e. la richesse n’est plus quelque chose qui se gagne par les liens du sang, mais par la sueur !

Selon Mathieu Bock-Côté, le capitalisme était meilleur avant.

Vraiment ?

Le « capitalisme d’antan », qui produisait des riches de manière héréditaires, serait donc supérieur au « capitalisme mondialisé », qui enrichit d’abord et avant tous les entrepreneurs, des gens qui ont bâti leur fortune en étant sensibles aux besoins de la population et qui ont eu une bonne idée capable de rendre plus agréable la vie de millions de gens ?

Moi, je préfère de loin les entrepreneurs du « capitalisme mondialisé » aux aristocrates du « capitalisme d’antan ».

Source:
Tax Foundation
Thomas Piketty’s False Depiction of Wealth in America


5 août 2014

Trop d’impôt tue l’impôt Économie International Mondialisation Revue de presse

Sports Illustrated

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Vladimir Sobotka defection to KHL takes another curious turn
Libération

It’s another odd turn in a relationship that didn’t need to go sour. Sobotka is coming off a season in which he set a career-high with nine goals and 33 points and led the league in face-off winning percentage (61.9). Add in the immeasurable grit and competitiveness he brought to every shift and it was clear that he deserved a significant raise over the expiring deal that paid him $1.4 million. After several proposals from both sides were rejected, the Blues made a final offer of one year at $2.7 million. Sobotka held firm at $3 million.

It was easy for the player to draw a line in the sand considering that he had the KHL option in his back pocket all along. But it turns out the multi-year Russian offer was nowhere near as lucrative as the $4 million per season that was originally reported. Instead, an agent says it pays Sobotka just $8.5 million over three years, with $2.5 million coming in 2014-15. Taking state and federal taxes into consideration, he’s still making more in Russia despite the lower dollar amount, but the minimal difference paints a picture of a principled stand rather than a cash grab.

Parce qu’ils ont voulu taxer les riches, les Américains ne taxeront personne, une autre belle démonstration que trop d’impôt finit par tuer l’impôt… Existent-ils encore des gens assez idéologues pour nier l’existence de la courbe de Laffer ? Il vaut mieux taxer 100$ à un taux de 10% que de taxer 0$ à un taux de 50%, le 100$ ayant fuit vers le pays qui taxe à 10%…

C’est aussi une autre démonstration que les Canadiens ont probablement dû payer une « pénalité fiscale » pour mettre PK Subban sous contrat.


2 juillet 2014

Notre monde s’améliore-t-il? Économie En Chiffres International Mondialisation

Gérald Fillion, le chroniqueur économique de Radio-Canada se demande si notre monde s’améliore. On peut facilement répondre à cette question de la manière suivante:

Mondialisation

De 1970 à 2006, le taux de pauvreté a été réduit de 80%.

Mondialisation

De l’an 1 à 1900, le PIB/habitant a augmenté de 170%. De l’an 1900 à 2010, le PIB/habitant a augmenté de 511%.

Notre monde s’améliore-t-il ? OUI !

Sources:
National Bureau of Economic Research
Parametric Estimations of the World Distribution of Income

University of Groningen
Angus Maddison: Historical Statistics


23 juin 2014

Le Canada de Stephen Harper Canada Économie Mondialisation

Stephen HarperSelon l’opinion de nos brillants artistes, Stephen Harper est coupable « de faire la guerre, de faire la mort et de faire l’amour par la bouche de ses canons »… Rien de moins !

Voyons comment a évolué l’indice de paix au Canada depuis que les conservateurs sont au pouvoir. Cet indice est calculé par l’Institute for Economics and Peace. Plus l’indice est bas, plus un pays est pacifique, le score maximum est de 5.

Quand Harper est devenu premier ministre, l’indice de paix du Canada était de 1,481 ce qui était bon pour une 8e place derrière la Suède. Les chiffres pour 2014, publiés la semaine dernière, montrent que le score du Canada est passé à 1,306 ce qui est bon pour une 7e place, nous devançons désormais la Suède !

Donc la prochaine fois que vous entendrez un journaleux ou un tartiste vous raconter que le méchant Stephen Harper est la réincarnation de Genghis Khan, vous saurez qu’un vous bullshit !


23 juin 2014

Commerce équitable égale pauvreté inéquitable Économie International Mondialisation Revue de presse

The Economist

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Not so fair trade
The Economist

After four years of fieldwork in the coffee, tea and flower sectors in Ethiopia and Uganda, where they gathered 1,700 survey responses and conducted more than 100 interviews, the SOAS researchers found people living in ordinary rural communities enjoyed a higher standard of living than seasonal and casual agricultural workers who received an apparently subsidised wage for producing Fair Trade exports. Women’s wages were especially low among producers selling into Fair Trade markets, according to the researchers.

Comparing areas where the same crops were produced by similar, though not Fair Trade-certified employers, they found that workers received higher wages and benefited from better conditions. This was not because the Fair Trade cooperatives were based in areas with higher or particular disadvantages. The rationale of Fair Trade is that producers of commodities subject to price volatility should be protected through payment of a minimum price to cover living and production costs, a price which adjusts whenever the market shifts above the minimum threshold. In addition to this, traders should pay workers a “social premium” of around 5-10% for development and technical assistance.

The SOAS research suggests that Fair Trade has failed to make a positive difference.

Le commerce équitable est une babiole inventée par les gauchistes. C’est donc sans surprise qu’on réalise, quelques années plus tard, que le commerce équitable rend les gens pauvres. La gauche aime les pauvres, c’est leur base électorale.


31 mars 2014

Opportunité ratée Économie Environnement États-Unis Europe Mondialisation Revue de presse

The Guardian

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European leaders ask Obama to allow increased exports of US shale gas
The Guardian

European leaders on Wednesday asked Barack Obama to share the US’s shale gas bonanza with Europe by facilitating gas exports to help counter the stranglehold Russia has on the continent’s energy needs.

With Russia’s gas monopoly, Gazprom, supplying a quarter of Europe’s gas needs, and almost all of the gas in parts of eastern Europe, the energy issue has soared to the top of Europe’s strategic agenda as a result of the Ukrainian crisis and the fear that the Kremlin will be able to blackmail Europe if a threatened trade war erupts.

Herman Van Rompuy and José Manuel Barroso, presidents of the European council and the European commission respectively, asked Obama to come up with measures that would favour European companies obtaining licences to export US shale gas in liquid form to Europe.

While European access to the US shale gas revolution is currently constrained by American licensing procedures, a successful conclusion of ongoing ambitious trade talks aimed at creating a transatlantic free trade area would also hasten European access to American gas.

Un rappel pour vous dire que personne n’a parlé gaz de schiste dans cette campagne électorale. Une autre opportunité d’enrichir le Québec qui a été ratée… Pendant ce temps, les Américains pourront s’enrichir en exportant leur gaz vers l’Europe…


27 mars 2014

Même les Cubains ont compris Économie International Mondialisation Revue de presse

Buenos Aires Herald

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Cuba releases details of project to attract foreign investors
Buenos Aires Herald

Cuba’s government has released further information on a proposed foreign investment law that will cut the profits tax in half and exempt investors from paying it for eight years in an attempt to attract capital into the communist economy.

The law would address the lengthy and sometimes murky process to approve foreign investment deals and improve investment guarantees, two major concerns of potential investors and foreign governments. President Raul Castro’s government is promising legal protections to persuade foreign investors to risk their capital in the Soviet-style economy, and new incentives such as the dramatically lowered tax.

« The Cuban government has a major credibility gap to overcome with foreign investors. Investors will want evidence, not just legislation, that Cuba is prepared to allow investors to make money, employ Cubans they select and not move the goal posts when success seems to be too rewarding, » said Paul Hare, a former British ambassador to Cuba who now teaches at Boston University.

The new law « would apply (to investors) … a tax of 15 percent on taxable net profits, » after which all profit could be repatriated, Juventud Rebelde reported. Under the current foreign investment law, which went into effect in 1995, all tax breaks are negotiated and foreign firms pay a 30 percent profits tax and 20 percent labor tax.

Baisser les impôts pour attirer des investisseurs étrangers… Si les cubains peuvent comprendre ça, pourquoi nos politiciens sont incapable d’en faire de même ?


17 mars 2014

Pancarte électorale: suggestion pour le PQ Économie Élection 2014 En Images France Gauchistan Mondialisation Québec

Voici une affiche électorale, utilisée en France durant les années 90, qui devrait plaire à nos nationalistes, qu’ils soient pro-chartes ou ouvriers de la construction sur la Côte-Nord…

Front National, PQ

Et pour plaire à sa clientèle sur le Plateau, le PQ pourrait bonifier cette affiche en mentionnant ses politiques d’achat local ou de souveraineté alimentaire.  Le spin est différent, mais le principe est le même…