Antagoniste


21 juillet 2014

Le Québec défocussé Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Depuis le début du mois de juillet, deux histoires ont monopolisé l’attention des médias: la prime du docteur Bolduc et les voyages de Jean-François Lisée.

La prime reçue par Yves Bolduc s’élève à 215 000$ et les voyages de Jean-François Lisée ont totalisé 214 894$. Au moment d’écrire ce billet, depuis le début du mois, la dette du Québec a augmenté de 500 000 000$ (25 000 000$ par jour):

Niaisage Médiatique

Bolduc et Lisée, des petits points d’une totale insignifiance dans une mer d’encre rouge…  Mais la dette, tout le monde s’en fiche, ça ne fait pas de bonnes « clips » pour les médias, alors on s’attarde sur les points insignifiants…

Certains diront que cette mer d’encre rouge est constituée d’une myriade de petits points insignifiants.  Ce n’est pas faux, mais c’est passer à côté du problème que personnaliser le débat autour de Lisée et Bolduc (par exemple). Pendant qu’on focus sur le petit point vert de Bolduc et le petit point bleu de Lisée, des dizaines de milliers de petits points rigolent parce que personne ne leur porte la moindre attention. Focusser sur un seul point, c’est l’arbre qui cache la forêt.

Le problème ce n’est pas la prime de Bolduc ou les voyages de Lisée.  Ces deux personnages sont insignifiants dans le grand ordre des choses.  Le problème c’est notre système de santé rendu si inefficace qu’il faut donner des primes aux médecins qu’ils soignent les gens.  Le problème c’est l’existence du Ministère des Relations internationales, une structure bureaucratique inutile et coûteuse qui existe seulement pour que le Québec puisse faire semblant d’être un pays.

Mais pour nos médias, il est tellement plus facile de personnaliser le débat au lieu de débattre des vrais enjeux. Au lieu de parler du privé en santé ou d’abolir un ministère inutile, on invite Éric Caire au téléphone pour remplir dix minutes de radio avec un chamaillage puéril qui ne mène nulle part. Bref, même si la CAQ a remplacé le PQ, le travail de l’opposition ça reste du gros niaisage (et quand le PLQ retournera à l’opposition, ce sera aussi du gros niaisage) parce que les médias aiment ça le niaisage (d’où leur passion pour la commission Charbonneau).

Le Québec est défocussé, on se scandalise pour des peccadilles au lieu de voir la situation dans son ensemble. Au Québec, gaspiller 1 million de dollars est un crime abominable.  Mais gaspiller 100 millions de dollars pour nourrir un modèle dépassé, c’est une statistique.


16 juillet 2014

Éloge de la richesse Économie En Citations Philosophie

Thomas Jefferson

En s’enrichissant, une personne appauvrit-elle les autres ? Citation de Thomas Jefferson qui permet de répondre à cette question:

« Celui qui apprend quelque chose de moi enrichit son savoir sans réduire le mien, tout comme celui qui allume sa chandelle à la mienne se donne de la lumière sans me plonger dans l’obscurité. »


16 juillet 2014

Les « BS » de l’énergie Économie En Chiffres Environnement International

Bien que minimes, les médias aiment bien dénoncer les « subventions » aux pétrolières. Pourtant, si nos bons médias désirent dénoncer le gaspillage, ce sont les énergies vertes qui devraient être l’objet de leurs récriminations.

Voici dans quelle proportion sont subventionnées les industries pétrolières et celle des énergies vertes aux États-Unis:

Subvention Pétrole

L’industrie pétrolière américaine a profité de 4 milliards de subventions et a produit en retour 58 200 milliards de BTU. L’industrie des énergies vertes, avec 14 milliards en subvention, a produit seulement 8 100 milliards de BTU !

De plus, si la gauche tient absolument à dénoncer les subventions aux pétrolières, ce n’est pas les États-Unis ou le Canada qui devraient être le centre d’attention, mais plutôt dans les 12 pays suivants qui à eux seuls sont responsables de 75% des subventions à l’industrie pétrolière à l’échelle mondiale:

  • Iran
  • Arabie Saoudite
  • Russie
  • Inde
  • Chine
  • Venezuela
  • Égypte
  • Émirats Arabes Unis
  • Indonésie
  • Mexique
  • Algérie
  • Irak

À lui seul, l’Iran subventionne son industrie pétrolière à hauteur de 82 milliards. De plus, il existe un point commun entre ces 12 pays responsables de 75% des subventions aux pétrolières: dans tous ces pays, le pétrole a été nationalisé ! Vous avez bien lu, bien que la gauche déteste les subventions aux pétrolières, les pays qui subventionnent le plus les pétrolières sont des régimes de gauche ! Notons que le Venezuela, un autre pays chouchou de la gauche, verse 22 milliards de dollars par année à la PDVSA (la compagnie étatique exploitant le pétrole), c’est le double du budget de la santé dans ce pays !

Que l’on parle d’énergie verte ou de nationalisation du pétrole, le constat est le même: c’est dispendieux d’être de gauche…

Source:
EIA
Direct Federal Financial Interventions and Subsidies in Energy in Fiscal Year 2010


16 juillet 2014

L’échec sur deux roues… Coup de gueule Économie États-Unis Revue de presse

The Wall Street Journal

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City Bike-Sharing Programs Hit Speed Bumps
The Wall Street Journal

At offices, parks, intersections and a pedestrian bridge across the Tennessee River, people here can rent bicycles from solar-powered stations to zip around, using extra-low gears on steep streets. But it has been a tough road since the Bike Chattanooga program began two summers ago. The initial funding of $2.1 million has been spent, revenue has fallen short, and the number of yearly memberships sold to frequent riders is about 90% smaller than projected.

Bike-sharing programs are spreading across the U.S., with more than 21,000 shared bikes in at least 36 urban areas from Boston to Fort Worth, Texas, to Denver, up from just six programs in 2010, according to researchers.

More than half of the programs have stumbled, according to a tally by The Wall Street Journal. Several had to delay their launch because of technical snafus or trouble securing funding from government or the private sector.

In several other places, supplier woes have thwarted plans to add bikes and stations needed to rev up rider revenue. And some bike-share systems are scrambling for money needed to keep them rolling or help them expand.

« The only macro trend is chaos, » says Ryan Rzepecki, chief executive of Social Bicycles Inc., of New York, which supplies bikes and other equipment to the 16-month-old program in Buffalo. « The industry is kind of a mess. »

Le verdict est sans appel: les Bixi c’était une idée de cabochon…

Pour citer P. J. O’Rourke: « Political activists of a certain ideological stripe want citizens to have a child-like dependence on government. And it’s impossible to feel like a grown-up when you’re on a bicycle if you aren’t in the Tour de France. »


14 juillet 2014

L’effet Labeaume Canada Économie En Chiffres Québec

La ville de Québec a toujours été une locomotive économique pour la province, notamment depuis le début des années 2000. Très souvent dans le passé, cette ville a été à l’abri des soubresauts économiques de la province.

Par contre, depuis le début de l’année, les choses ne tournent plus aussi rondement à Labeaumegrad… Voici l’évolution du taux de chômage depuis janvier 2013, remarquer la tendance inquiétante depuis quelques mois…

Chômage Québec

Certes, la ville de Québec se tire encore très bien d’affaire quand on regarde uniquement le taux de chômage.  En juin, celui-ci était de 5,4% contre 8,3% et 7,9% pour la ville de Montréal et la province de Québec respectivement.  Ce qui est inquiétant c’est la tendance depuis quelques mois, le taux de chômage augmente beaucoup plus rapidement dans la ville de Québec qu’a Montréal ou dans la province. En bref, l’économie semble se dégrader très rapidement dans la Capitale nationale, et ce, malgré la présence de la fonction publique qui normalement agit comme un tampon quand l’économie est difficile.

D’ailleurs, la ville de Québec a longtemps été la championne canadienne du plus bas taux de chômage, au début de l’année, elle revendiquait toujours ce titre.  Voici qu’elle est la situation maintenant:

Chômage Québec

Québec, qui a déjà été confortablement en première position doit maintenant se contenter d’une 4e position, à égalité avec Calgary.

Mauvaise passe ou mouvement de fond, seul l’avenir nous le dira. Chose certaine, avoir un maire qui fait exploser le compte de taxes, les dépenses de la ville et dont le travail à temps partiel consiste à insulter les hommes d’affaires ne doit pas aider…

Source:
Statistique Canada
Tableau 282-0116


14 juillet 2014

Le prix de l’hystérie Économie Environnement États-Unis France Revue de presse

Les Echos

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Chimie : le gaz de schiste américain menace 10.000 emplois en France
Les Echos

Les industriels de la chimie le disent depuis de nombreux mois, la révolution des gaz de schiste aux Etats-Unis constitue une grave menace pour leurs sites en Europe. Ce cri d’alarme peut désormais s’appuyer sur des données chiffrées : rien qu’en France, si rien n’est fait, 10.000 emplois directs et 32 sites industriels sont directement menacés d’ici à 2018, selon l’étude réalisée à la demande de l’Union des Industries Chimiques (UIC) par le cabinet Carbone 4.

« L’énergie est l’un des grands facteurs de compétitivité de notre industrie », a rappelé Philippe Goebel, président de l’UIC, en présentant le rapport de Carbone 4, rappelant que la chimie représente 20 % de l’électricité et 40 % du gaz consommés en France. Or l’écart constaté entre l’Europe et les Etats-Unis, où le prix du gaz naturel a été divisé par quatre suite au boom des gaz de schiste, conduit déjà à un écart de compétitivité que Carbone 4 chiffre à 800 millions d’euros par an dans la production de polyéthylène (la matière première de nombreux plastiques), ou de 450 millions pour le PVC.

Au total, 117 milliards de dollars d’investissements ont été annoncés, selon l’American Chemistry Council, qui menacent de nombreuses usines en France et en Europe. La filière éthylène, où 11 millions de tonnes supplémentaires (un tiers de la capacité actuelle) pourraient être produits aux Etats-Unis en 2017-2018, mais aussi les segments de l’ammoniac et de la chlore-soude, sont particulièrement concernées. « Des pans entiers de l’industrie chimique française sont en danger », insiste Philippe Goebel.

On savait déjà que le refus irrationnel d’exploiter des gaz de schiste avait eu comme conséquence de ne pas créer des emplois. Maintenant, on apprend que cette hystérie pourrait aussi nous coûter des emplois qui existaient déjà !

Il y a un prix à écouter les écolos…


10 juillet 2014

Gaétan Barrette a raison Canada Économie En Chiffres Québec

Le ministre Gaétan Barrette ne s’est pas fait d’amis, hier, quand il a déclaré que les jeunes médecins, contrairement à ceux de sa génération, n’étaient pas les plus travaillants…

Joseph Dahine, le président de la Fédération des médecins résidents du Québec, a déclaré que les propos du ministre pouvaient être qualifiés de « stéréotypes » et de « clichés ».

Vraiment ?

Quand on demande aux médecins de famille québécois combien de patients leur pratique compte-t-elle, voici le résultat en fonction de l’âge:

Santé Québec

Toujours en fonction de l’âge, voici le nombre de patients vu par les médecins québécois durant une semaine type (en dehors des heures de garde):

Santé Québec

Les chiffres sont clairs et le verdict est sans appel: les « vieux » médecins travaillent plus que les « jeunes » (et ce, même si on tient compte des heures de garde). N’en déplaise aux médias, le ministre Barette avait raison.

Question de s’amuser un peu, regardons les mêmes indicateurs, mais pour chaque province…

Santé Québec

Le Québec, confortablement en dernière position…

Santé Québec

Encore une fois, une confortable dernière position…  Et cette médiocre performance ne peut pas être expliquée par les heures de garde puisque le Québec est la deuxième province où les médecins ont le moins d’heures de garde !

Bref, si au Québec avoir 1 500 patients c’est un travail à temps plein pour un médecin de famille, dans le reste du Canada c’est plus un boulot à temps partiel…

Source:
Sondage National Des Médecins
Sondage national des médecins


10 juillet 2014

La marijuana soviétique Économie États-Unis Revue de presse

U.S.News & World Report

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Washington Pot Stores Open, But Some Activists Aren’t Celebrating
U.S.News & World Report

Douglas Hiatt says he knows where to find good pot. But the pro-legalization activist and defense attorney says you probably won’t find it at Washington state’s first recreational marijuana stores opening Tuesday.

“You’re going to have people selling grams of pot for $25? What, are you kidding me?” Hiatt says. “You can get the best pot you have ever smoked for 10 bucks a gram at a [medical marijuana] dispensary or from someone else who’s going to give you a better deal than the state.”

Nearly two years after the measure passed, the Washington State Liquor Control Board issued 24 retail store licenses Monday. There will eventually be 334 licensed stores. Growers were licensed beginning in March, but only 80 licenses have been issued to a pool of 2,600 applicants. Several marijuana shops plan to open this week in Washington, but supplies are tight and only one store in Seattle will open Tuesday.

“There’s no way they are going to eliminate the black market with something that’s totally unresponsive to a market at all,” Hiatt says. « You’re going to see very quickly the problems when you try to do things Soviet style. When you’re using universally rejected planning economy theory, you’re going to reap disaster. »

Message è Léo Bureau-Blouin: légaliser la marijuana pour en faire un « monopole d’État » est voué à l’échec.


9 juillet 2014

L’important c’est d’être heureux ! Arguing with Idiots Économie États-Unis International

Clown QuébecDans un billet publié cette semaine, dans lequel on peut lire que Cuba a réalisé des « exploits en terme de développement humain », l’IRIS nous présente un nouvel indice économique plutôt original: l’indice de la planète heureuse !

Apparemment, le PIB ce n’était pas assez joyeux comme indice (probablement trop mathématique et pas assez science humaine), donc il fallait trouver un nouvel indice plus exotique…

Quand on va sur le site internet de l’indice de la planète heureuse, on peut constater que les méchants États-Unis se retrouvent dans le fond du classement au 104e rang sur 151 pays.  Autrement dit, les États-Unis représentent un des pires trous de la planète…

À titre indicatif, voici le classement de quelques pays d’Amérique centrale:

  • El Salvador: 6e place
  • Nicaragua: 13e place
  • Guatemala: 15e place
  • Honduras: 23e place
  • Mexique: 25e place

Autrement dit, dans tous ces pays d’Amérique centrale, on est beaucoup plus heureux que dans l’enfer américain !

Vous savez ce qui est le plus amusant ?

Depuis le début de l’année, on assiste à un afflux massif d’immigrants en provenance d’Amérique centrale vers les États-Unis, on parle de près de 300 000 personnes qui ont essayé d’entrer au pays de l’oncle Sam !

Quelqu’un devrait leur dire que, selon l’indice de la planète heureuse, ces gens seront beaucoup plus heureux dans leur pays d’origine qu’aux États-Unis !  Même que selon cet indice, ce sont les Américains qui devraient immigrer par milliers au Honduras pour trouver le bonheur !  M’enfin, il est aussi possible que tous ces gens prennent la bonne décision et que l’indice de la planète heureuse soit de la foutaise…

Au fait, le pays avec des pénuries de papier cul et aux infrastructures pétrolières en décrépitude, le Venezuela, se classe aussi devant les États-Unis avec une…  12e position…


9 juillet 2014

Et si le gouvernement était une famille… Économie En Chiffres Québec

Lundi, j’ai présenté les chiffres pour l’année financière qui vient de se terminer. Cette année correspond à la dernière du PQ au pouvoir.

Mais dans tout ce capharnaüm de chiffres où les millions et les milliards fusent de partout, il est parfois difficile de prendre toute la mesure des sommes qui sont impliquées. C’est pourquoi j’ai décidé de reprendre les chiffres de l’année financière qui vient de se terminer et de l’appliquer à une famille qui aurait un revenu de 60 000$. Voici ce que ça donne:

Budget Québec

Les « gains à la loterie » font référence aux transferts du fédéral, les « revenus de placements » aux revenus des entités consolidés, les « dépenses courantes » aux dépenses de programme, le « REER » au versement dans le fonds des générations et les « intérêts sur la carte de crédit » au service de la dette.  Notez que le « bilan de l’année » ne contient que des « dépenses d’épicerie » i.e. ce n’est pas de l’endettement pour s’acheter un actif comme une maison.  De la même manière, le « total sur la carte de crédit » contient uniquement de la mauvaise dette (c’est la somme des déficits cumulés), ce chiffre représente uniquement du crédit à la consommation.

Notez qu’avec ce budget, les grands-parents de notre famille ont été placés dans un établissement qui sert uniquement des repas à 2$; la famille est trop pauvre pour leur offrir quelque chose de mieux…

Bref, même en étant très chanceuse à la loterie, notre famille est incapable de boucler son budget…  Vous en connaissez beaucoup des familles qui pourraient soutenir ce rythme de vie?  Si le gouvernement était une famille, ça fait longtemps que l’huissier serait passé pour partir avec les meubles…

Source:
Ministère des finances du Québec
Rapport mensuel des opérations financières


8 juillet 2014

Le travail de député Coup de gueule Économie Québec

Politicien au travailAu Québec, comme c’est souvent le cas, les journalistes se posent les mauvaises questions…

Je fais référence à ce qui est devenu le Bolduc-gate, un député qui décide de pratiquer la médecine et qui au passage se met 215 000$ de prime dans les poches pour avoir pris en charge 1 500 patients pendant 18 mois de travail…

Disons tout d’abord que la prime est injustifiable, odieuse et scandaleuse. D’ailleurs quelle idée saugrenue que de donner une prime à un médecin pour qu’il puisse se constituer une clientèle !

Mon problème avec le traitement médiatique de cette affaire vient de ceux qui considèrent qu’Yves Bolduc ne pouvait pas exercer la médecine, puisqu’il était déjà un député à temps plein. En fait, on devrait plutôt se demander pourquoi le travail de député n’est pas plutôt considéré comme un travail à temps partiel !

Prenons le Texas…

Au Texas, l’Assemblée législative siège uniquement 140 jours tous les 2 ans ! En moyenne, un politicien au Texas gagne un salaire de 17 700$ par année. Autrement dit, au Texas, le travail de politicien doit obligatoirement se faire à temps partiel. Si vous étiez un mécanicien avant de devenir politicien, vous devrez continuer à être un mécanicien si vous voulez nourrir votre famille.

Les avantages de la politique à temps partiel sont multiples:

  • Le politicien garde contact avec le réel, les « vraies affaires ».  Il est si facile de s’isoler dans une tour d’ivoire quand on devient un député à temps plein…
  • Le gouvernement le meilleur est celui qui gouverne le moins.  Quand un député siège uniquement à temps partiel (140 jours tous les 2 ans) on va à l’essentiel.  Pas le temps de mettre en place une réglementation complexe et des lois inutiles…

Si Yves Bolduc a négligé son rôle de député pour exercer un vrai métier, c’est une excellente chose.  Tous nos députés devraient négliger leur travail de députés pour continuer à exercer leur profession d’origine.  Même que pour s’en assurer, on devrait, comme au Texas, leur verser un salaire qui correspond à un emploi à temps partiel.

En passant, grâce à ce système le Texas à l’une des économies les plus prospères et les moins corrompues aux États-Unis.


8 juillet 2014

Schiste: la deuxième révolution ! Économie Environnement International Revue de presse

The Economist

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Flaming rocks
The Economist

A second shale revolution is in prospect, in which cleaner and more efficient ways are being found to squeeze the oil and gas out of the stone. The Jordanian government said on June 12th that it had reached agreement with Enefit, an Estonian company, and its partners on a $2.1 billion contract to build a 540MW shale-fuelled power station. Frustratingly for Jordan, as it eyes its rich, oil-drenched Gulf neighbours, the country sits on the world’s fifth-largest oil-shale reserves but has to import 97% of its energy needs.

In Australia, Queensland Energy Resources, another oil-shale company, has just applied for permission to upgrade its demonstration plant to a commercial scale. Production is expected to start in 2018. Questerre Energy, a Canadian company, also said recently that it would start work on a commercial demonstration project, in Utah in the United States.

In all these projects, the shale is “cooked” cheaply, cleanly and productively in oxygen-free retorts to separate much of the oil and gas. In Enefit’s process the remaining solid is burned to raise steam, which drives a generator. So the process produces electricity, natural gas (a big plus in Estonia, a country otherwise dependent on Russian supplies) and synthetic crude, which can be used to make diesel and aviation fuel. The leftover ash can be used to make cement.

L’exploitation du pétrole et du gaz de schiste a révolutionné l’économie des pays qui ont fait le pari de l’exploitation, notamment les États-Unis. Mais cette révolution n’était qu’un début puisqu’on entre maintenant dans une période où les évolutions technologiques permettront d’aller encore plus loin !

Pendant ce temps au Québec… on restera pauvre…


7 juillet 2014

Le fondamentalisme Canada Économie En Vidéos Environnement Gauchistan International

La semaine dernière, Vincent Marissal, chroniqueur à La Presse, a été catastrophé d’entendre que les conservateurs voyaient des aspects positifs à l’exploitation du pétrole.  Selon lui, voir des aspects positifs au pétrole est tout aussi hérétique que de dire que la Terre est plate:

Gauchiste Fondamentaliste

N’en déplaise à Vincent Marissal, l’utilisation des énergies fossiles pourrait sauver des milliers de vies, surtout dans les pays pauvres:

À ceci, ajoutons:

  • Chaque année aux États-Unis on estime qu’il faut 14,4 millions de litres d’essence pour transporter le personnel médical.
  • Chaque année aux États-Unis les hôpitaux américains utilisent 3,4 milliards de tonnes de matériel à base de plastique, un produit dérivé du pétrole.
  • On estime que 99% des médicaments consommés aux États-Unis contiennent un produit dérivé du pétrole.

Ce n’est pas un hasard si l’augmentation de l’espérance et de la qualité de vie chez l’homme a été accompagnée par une utilisation plus intensive du pétrole. Certes, il y a des inconvénients à utiliser cette forme d’énergie, mais il est bon de se rappeler que les avantages sont infiniment plus nombreux !

Pour affirmer sans gêne qu’il n’existe aucun aspect positif à l’exploitation du pétrole, il faut être un fondamentaliste environnemental. D’ailleurs, puisque Vincent Marissal ne voit aucun avantage à l’utilisation du pétrole, je l’invite à s’en passer durant une semaine, il pourrait commencer en se débarrassant de son ordinateur…


7 juillet 2014

Le régime péquiste: bulletin final Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Le ministère des Finances du Québec ayant finalement publié le rapport des opérations financières du mois de mars 2014, il est maintenant possible de faire un bilan final du régime péquiste pour l’année financière 2013-2014 (l’année financière du gouvernement s’étant d’avril 2013 à mars 2014).

Premièrement, voici l’évolution mensuelle du déficit pour la présente année financière et la précédente (2012-2013), ce n’est pas joli…

Budget Québec
Notez que le PLQ a été au pouvoir d’avril à septembre 2012.

Pour l’année financière qui se termine, le déficit a été de 3 142 millions de dollars.  L’année financière précédente, ce déficit a été de 1 600 millions de dollars.  Donc, par rapport à l’année précédente, le déficit du Québec a augmenté de 1 541 millions de dollars, un bond spectaculaire et inquiétant de 96,3% !  Dire que jusqu’en septembre 2013, Nicolas Marceau jurait qu’il allait atteindre le déficit zéro…

Autres éléments extrêmement préoccupants, l’évolution de l’impôt des entreprises. Ceux-ci représentent un peu un baromètre économique, quand l’économie va bien, les entreprises font des profits, et payent des impôts.  Dans le cas contraire, les revenus du gouvernement diminuent, une compagnie ne peut pas payer d’impôt si elle ne fait pas de profit.  Voici comment se compare l’année 2012-2013 à 2013-2014:

Budget Québec
Notez que le PLQ a été au pouvoir d’avril à septembre 2012.

Pour l’année financière qui se termine, l’impôt des sociétés a rapporté 3 147 millions de dollars.  L’année financière précédant, ce déficit a été de 3 919 millions de dollars.  Donc, par rapport à l’année précédente, c’est 772 millions de dollars de moins qui se sont retrouvés dans les coffres du gouvernement, un écart significatif de 19,7% ! Cette diminution n’est pas imputable à une réduction de l’impôt des entreprises, mais plutôt au marasme économique dans lequel le Québec est plongé depuis plusieurs mois. Depuis le mois d’avril, l’économie du Québec a produit seulement un mois où les impôts des sociétés ont augmenté par rapport à l’année précédant.  Pour faire une analogie sportive, l’année dernière le Québec a une fiche de 1 victoire et de 11 défaites…

Pour terminer, voici la comparaison du bilan financier pour l’année 2013-204 et des cibles originales qui avait été fixé dans le budget du 20 novembre 2012:

Budget Québec

Devant ces chiffres, on peut prendre toute la mesure du désastre économique survenu lors du passage au pouvoir des péquistes.  Quelques faits saillants:

  • Revenus autonomes.  Dans son budget, le gouvernement avait prévu une croissance de 5,7%.  Au final, la croissance n’a été que de 1,8%, une erreur de -68%.
  • Transferts fédéraux.  Dans son budget, le gouvernement avait prévu une croissance de 2,8%.  Au final, la croissance a été de 6,3%, une erreur de +125%.
  • Dépenses de programmes.  Dans son budget, le gouvernement avait prévu une croissance de 1,8%. Au final, la croissance est de 3,6%, une erreur de +100%.

Je résume: le gouvernement est moins riche que prévu, il dépense plus que prévu et il a pu éviter la catastrophe en recevant plus d’argent que prévu de Stephen Harper.  Un bilan honteux pour un gouvernement qui se veut indépendantiste.

Dire que durant la dernière campagne électorale, les députés péquistes ont juré, la main sur le coeur, qu’ils faisaient une gestion à la cenne près des finances publiques…  Menteur ou incompétent ?  Chose certaine, la disparition du PQ du paysage politique fait partie des conditions gagnantes pour remettre le Québec sur ses rails.

Sources:
Ministère des finances du Québec
Budget 2013-2014
Rapport mensuel des opérations financières


7 juillet 2014

Le confort… Économie Europe Revue de presse

The New York Times

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Despite High Unemployment, Portugal Looks Far Afield for Workers
The New York Times

Portugal may have 15 percent unemployment, but that does not mean that Reiter Affiliated Companies, an American fruit producer, can find local people to pick berries on its 76-hectare farm here.

Last year, the company, also known as RAC, began a nationwide recruitment campaign and hired 40 Portuguese. Half quit after the first day. By the end of the week, not a single one was left.

“They wanted a job, but this wasn’t what they were looking for, because it was basically too hard for too little money,” said Arnulfo Murillo, the farm’s production manager. “Farming here isn’t harder than in America, but the big difference is that being unemployed in the U.S. is a lot harder and in no way an attractive alternative.”

Instead, the farm has imported a third of its labor force all the way from Thailand — 160 of 450 employees — a more expensive alternative, but one that has filled its ranks.

The reasons the farm work does not appeal to the Portuguese are complex, but they boil down to one simple fact: It makes little economic sense. That predicament says a lot about the challenges facing the country, and much of the rest of Europe, as it struggles to gain economic traction and foster opportunities, especially for its younger generation.

On voit le même phénomène au Québec, malgré le taux de chômage élevé, on fait venir des Mexicains pour travailler dans les champs.

Quand un État omnipotent transforme le filet de sécurité sociale en confortable hamac, il est plus avantageux pour les gens de se faire vivre par les autres que de contribuer à la société… Jusqu’au jour où il ne reste plus assez de gens pour payer le confortable hamac…