Antagoniste


26 novembre 2014

La paysannerie Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Eco-MarxisteCharles Sirois est sans doute l’un des hommes d’affaires les plus prolifiques du Québec. Il a fait de Télésystème, une petite PME familiale, un géant des télécoms au Canada, ce qui lui a permis de construire au fils des ans, et des projets, une fortune évaluée à plus d’un milliard de dollars.

Un des projets qui occupent Charles Sirois en ce moment se nomme PANGEA. PANGEA est une société qui investit dans les terres agricoles en partenariat avec des agriculteurs. Fait important, les agriculteurs qui décident de s’associer avec PANGEA restent propriétaires de leurs terres, ils ne sont pas des employés, mais des entrepreneurs maîtres de leurs décisions.  Le partenariat avec PANGEA permet à ces agriculteurs d’avoir accès à des équipements à la fine pointe de la technologie, de profiter d’un mentorat agricole et d’affaire et d’avoir accès à des capitaux pour faire grossir leur entreprise. En ce moment, la formule PANGEA a fait ses preuves dans les régions de Lanaudière, Estrie, Lac-St-Jean et dans le Sud-Est de l’Ontario.

Bref, quand vous êtes un agriculteur et que PANGEA s’intéresse à vous, c’est une excellente nouvelle !  C’est une excellente nouvelle…  sauf pour les anticapitalistes…  Voyez par vous-même:

La Terre
Charles Sirois veut acheter des terres à Kamouraska

Selon nos sources, la firme montréalaise serait sur le point de finaliser l’achat d’une terre avec un producteur « partenaire », à Saint-André de Kamouraska. Une deuxième transaction pourrait bientôt être conclue.

« On est inquiets, très inquiets, laisse tomber une productrice, qui ne souhaite pas être identifiée. On entend toutes sortes de rumeurs qui rapportent que Pangea pourrait acheter jusqu’à 4 000 acres de terres dans notre coin. »

« Le problème, précise-t-elle pour justifier sa demande de rester anonyme, c’est que la présence de Pangea divise les producteurs. Certains voient Charles Sirois et son équipe comme des sauveurs, qui sont prêts à payer le gros prix pour leurs terres. À les entendre, ils veulent redynamiser notre région. »

Cette productrice croit toutefois que Pangea fera face à une « forte opposition », qui viendra de la part, principalement, des jeunes producteurs. « On ne les laissera pas acheter nos terres et nous priver du droit d’être propriétaires chez nous », tonne-t-elle. Un vent de mobilisation a commencé à souffler sur la région ciblée par Charles Sirois. […]

De son côté, le président de la Fédération de la relève agricole, Pascal Hudon, 28 ans, lui-même producteur laitier à La Pocatière, croit que « le moment est venu de dénoncer ces acquisitions par des groupes financiers ». […] « C’est une forme de gangrène qui brise les projets d’avenir de la relève, déplore-t-il. Mais il est encore temps de réagir. Moi, je suis prêt à soutenir les producteurs. »

Il constate qu’à Saint-André de Kamouraska, notamment, « il y a beaucoup de terres en location, et ça ouvre la porte à Pangea, qui peut faire des offres plus facilement ».

« Il faut bouger, je le répète, sans quoi on va atteindre un point de non-retour. C’est frustrant, néanmoins. Il nous semble, à la Fédération, que le gouvernement aurait dû intervenir au tout début

Cette méfiance envers les « groupes financiers » m’a rappelé un texte que j’ai lu il y a quelque temps sur le monde agricole…

La façon la plus réaliste d’accroître l’offre mondiale est de répliquer le modèle brésilien de grandes agro-entreprises technologiquement sophistiquées et capables de fournir le marché mondial. Il y a encore beaucoup de régions du monde qui ont de bonnes terres et qui pourraient être utilisées de manière plus productive si elles étaient bien gérées par de grandes entreprises.

Malheureusement, l’agriculture commerciale à grande échelle n’est pas romantique. Les gens idolâtrent la paysannerie: humain et à petite échelle. En ce qui concerne les industries de la fabrication et des services, nous avons passé par-dessus ce fantasme il y a plusieurs années, mais dans le monde agricole, il continue à contaminer nos politiques. Malheureusement, l’agriculture paysanne n’est généralement pas ouverte à l’innovation et à l’investissement.

Ce texte décrit avec une précision remarquable l’attitude réactionnaire de certaines personnes dans le monde agricole québécois.  Mais vous savez ce qu’il y a de plus triste avec ce texte ?  Il n’a pas été écrit pour décrire le Québec, mais pour expliquer l’échec des politiques agricoles en Afrique

L’agriculture comme bien d’autres secteurs de la société québécoise, s’empêche d’évoluer car elle est prisonnière de son passé, nos ancêtres regardaient vers le futur, nous regardons vers le passé…  Une situation typiquement québécoise: on préfère la sécurité d’un petit marché au potentiel limité plutôt que les risques d’un marché mondial au potentiel illimité…


26 novembre 2014

Les médias, les villes et les chiffres Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Dimanche dernier, le gouvernement a rendu public le rapport Robillard sur la révision des programmes gouvernementaux.  Dans ce rapport, la commission suggère de couper 1,3 milliard dans les transferts du gouvernement du Québec dans les municipalités.

Comment les médias ont-ils réagi ?  D’une manière extrêmement prévisible…

Dans l’ensemble des médias, on a dit que cette recommandation ne tenait pas la route puisque si les municipalités voient leurs transferts être réduits de 1,3 milliard, celles-ci n’auront d’autre choix que d’augmenter les taxes municipales pour aller chercher l’équivalent de cette somme d’argent.  Personne dans les médias n’a abordé le problème sous un autre angle; personne ne s’est demandé si les municipalités avaient non pas un problème de revenus, mais plutôt un problème de dépenses…  Les municipalités devaient être très contentes de voir nos bons médias parler d’une hausse de taxe au lieu de questionner leurs dépenses. Ainsi, on fait croire aux gens qu’une hausse de taxes est inévitable puisqu’il n’existe aucun gras à couper dans les administrations municipales.

La réalité est tout autre, les municipalités du Québec ont perdu le contrôle de leurs dépenses.  Si jamais le gouvernement décide de couper 1,3 milliard, les maires pourraient facilement absorber le choc en coupant dans le gras au lieu d’alourdir le fardeau fiscal de leurs citoyens.  Voyez par vous-même:

Municipalité Québec

Municipalité Québec

Gardez en tête que tous les montants présentés ci-dessus sont ajustés pour tenir compte de l’inflation et malgré tout, en 3 ans seulement, on observe une croissance partout.  Si le gouvernement décide de couper les transferts aux municipalités, celles-ci, au lieu d’augmenter les taxes, pourraient simplement résorber la perte en ramenant leur niveau de dépenses par habitant à ce qu’il était en 2009.  Après tout, en 2009, personne ne mourrait dans les rues parce que les municipalités ne dépensaient pas assez…

D’ailleurs, quand on voit Montréal gaspiller 3 millions pour des Bixis, Québec flamber 5 millions pour un cyclotron ou l’ensemble des municipalités claquer 843,1 millions pour la culture, on réalise rapidement que nos élus municipaux ont beaucoup trop d’argent à leur disposition.  Ce n’est pas un hasard si les employés municipaux sont les mieux payés du Québec.

Source:
Centre sur la productivité et la prospérité du Québec
Palmarès des municipalités


26 novembre 2014

Les derniers de classe Canada Économie Environnement Québec Revue de presse

Leader-Post

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Wall blasts Ont., Que. for pipeline ‘conditions’
Leader-Post

Ontario and Quebec are ‘out of line’ in demanding that approval of the Energy East pipeline be conditional on whether the $12-billion project increases greenhouse gas (GHG) emissions linked to global climate change, Premier Brad Wall said Monday. Wall was responding to statements last Friday by Ontario Premier Kathleen Wynne and Quebec Premier Philippe Couillard calling for the project to meet seven conditions, including an assurance by the project proponent, TransCanada Corp., that the pipeline won’t lead to higher GHG emissions.

“What do they want to measure? The oil that will be in the pipeline? The life cycle (carbon emissions) of the oil that’s in the pipeline? Does the steel used to build the pipeline count in the GHG life cycle of the (pipeline)?” “What kind of precedent are we setting here in our country for the transportation of goods and services across Canada?”

“What about the fact that 85 per cent of the GHG (emissions) in Canada come from you and I, from consumers, from people who drive cars that are made in Ontario that are subsidized by the federal and provincial governments?” “If you want to get serious about (reducing) GHGs in Canada, we’d all stop driving cars,” said an exasperated Wall.

He added that TransCanada’s Energy East pipeline, like its proposed Keystone XL pipeline project in the U.S., would actually reduce GHG emissions by taking oil transportation off the rail system and moving it safely underground. “When we reach pipeline capacity, the oil goes on a rail … When that happens, your GHG emissions increase and the intensity of spills and potential accidents is greater,’’

Le Québec et l’Ontario font penser à deux élèves médiocres qui empêchent la progression des élèves doués dans une classe…


24 novembre 2014

Ils ont choisi la pauvreté Canada Économie En Chiffres International Québec

La semaine dernière, l’Institut Fraser a publié le résultat d’une enquête menée auprès de 710 dirigeants de l’industrie pétrolière pour savoir quels étaient les endroits dans le monde les plus ouverts aux investissements pétroliers et gaziers. Encore une fois, le Québec se retrouve en compagnie des républiques de bananes…

Voici l’indice de développement pétrolier et gazier, pour les provinces canadiennes et les pays scandinaves (pays souvent cités en exemple…) avec des gisements d’hydrocarbures; le Québec est l’un des rares endroits dans le monde qui a sciemment choisi de rester pauvre en refusant d’exploiter ses richesses naturelles…

Québec Pétrole
Les notes ont été ramenées sur 100.

Quelques constatations:

  • Le Québec est très confortablement installé dans sa grande médiocrité, les plus proches poursuivants récoltent 2 fois plus de points…  Nous sommes vraiment dans une classe à part, dommage que c’est dans la classe des cancres.  Encore pire, le Québec a reculé par rapport au dernier classement en passant d’un score de 22,9 à 20,5.
  • Comparé aux pays scandinaves, souvent cité en modèle, le Québec a l’air d’une république soviétique: un score de 20,5 au Québec contre 70,3 en Norvège.
  • Les pays scandinaves dament aussi le pion de nombreuses provinces canadiennes ! Par exemple, les Pays-Bas (80,6) font mieux que l’Alberta (73,4) !

Si les provinces de l’Ouest et les pays scandinaves sont riches et que le Québec est pauvre, ce n’est pas à cause du pétrole, mais plutôt parce que le socialisme et l’éco-catastrophisme n’ont pas infecté leur économie; là-bas, on exploite le pétrole et le gaz alors qu’ici on multiplie les moratoires pour faire plaisir à quelques hippies.

Pour prendre la pleine mesure de la détérioration des conditions économiques au Québec pour les entreprises pétrolières et gazières, voici l’évolution de l’indice québécoise:

Pétrole Québec

La descente est tout simplement vertigineuse !  En 2013, le Québec est battu par des pays tels que le Cambodge, le Bangladesh, le Kazakhstan et le Myanmar.  En fait, le Québec fait à peine mieux que la Syrie, un pays ravagé par une guerre civile (20,5 vs. 16,5).  À l’échelle mondiale, le Québec occupe le 133e rang sur 156 pays.

Et à tous ceux qui se questionnent sur l’utilité d’avoir une industrie pétrolière et gazière florissante, voyez par vous-même…

Québec pétrole

Les gens qui travaillent dans le domaine de l’extraction minière et pétrolière gagnent 2 304$/semaine, plus du double de la moyenne de tous les secteurs, qui se chiffre à 910$/semaine.

Au Québec nous avons dit non au gaz de schiste car nous avons décidé être pauvre.

Les idiots de Québécois ne veulent rien couper, même pas les conservatoires en région, et ils ne veulent pas développer leurs ressources naturelles comme le gaz de schiste. Donc, quand le gouvernement décide d’augmenter les tarifs des CPEs, personne n’a le droit de chialer. Lorsque les idiots de Québécois auront été assez saignés par les gouvernements, ils réaliseront peut-être qu’on peut vivre sans des conservatoires en régions et que tout comme les Américains, nous pouvons nous enrichir avec le gaz de schiste.

Pendant ce temps à Ottawa, l’austérité a permis à Harper de dégager des surplus qui seront utilisés pour réduire le fardeau fiscal des familles. Mais au Québec, on ne veut pas d’austérité, alors payez!

Sources:
Fraser Institute
Global Petroleum Survey 2014

Statistique Canada
Tableau 281-0027


24 novembre 2014

Changement climatique: l’Allemagne quitte ne navire Économie Environnement Europe Revue de presse

Der Spiegel

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Germany to Abandon Strict ‘2020’ Climate Change Targets
Der Spiegel

Germany’s Vice Chancellor, Sigmar Gabriel, has indicated that the country will abandon its commitment to reducing CO2 emissions by 40 percent by 2020, from a 1990 base level. In doing so he has won the ongoing clash with his own environmental minister Barbara Hendricks over energy policy, telling her that he will tolerate no further resistance to the change of direction, according to Der Speigel.

The target has been in doubt for some time, not least because Gabriel, a former environment minister himself and current minister for economic affairs and energy, is known to be supportive of the coal industry. According to the Environment Ministry, Germany would have to find a way of cutting emissions by between 62 and 100 million tonnes of CO2 every year for the next sixteen years in order to reach the target. Shutting down coal power stations would only contribute 40 million tonnes to that target.

« It’s clear that the target is no longer viable, » Gabriel said, adding: « We cannot exit from coal power overnight. » Earlier this year Gabriel told Spiegel: « It is an illusion to believe that Germany could simultaneously move away from both nuclear and coal energy ».

Il n’y a pas que Stephen Harper qui pense que la lutte aux supposés changements climatiques n’est rien d’autre qu’un projet pour ruiner l’économie des pays occidentaux.


20 novembre 2014

Mission impossible Économie En Citations Philosophie

Winston Churchill

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Un message de Winston Churchill aux politiciens québécois…

« Une nation qui espère prospérer grâce à l’impôt est comme un homme debout dans un seau qui essaye de se soulever par la poignée. »


20 novembre 2014

Le débat public Économie En Chiffres Québec

Un préjugé très rependu au Québec veut que les méchants think tanks de droite aient des poches très profondes alors que les gentils think tanks de gauche doivent se battre pour se faire entendre…

Vraiment ?

Voici quelques chiffres sur l’Institut Économique de Montréal et Équiterre:

Think Tank Québec

Contrairement aux préjugés largement rependus dans la population, au Québec c’est la gauche qui à d’énormes moyens, en partie grâce à l’argent des contribuables.

À lui seul, le financement gouvernemental d’Équiterre est plus élevé que la masse salariale de l’IEDM, une différence de 50% ! D’ailleurs, le financement gouvernemental d’Équiterre est passé de 605 198$ en 2010 à 1 541 469$ en 2013, une progression de 155% en 3 ans !

Mais plus fondamentalement, il est anormal, voire carrément nocif pour la démocratie, que le gouvernement finance des groupes de pression dont un des objectifs est d’influencer l’opinion publique.  Pourquoi les impôts des gens qui ne partagent pas l’idéologie d’Équiterre servent-ils à financer Équiterre ?  Que les gouvernements laissent cet argent dans nos poches et les gens financent la cause qui les tient le plus à coeur; qu’on laisse les idées libres de compétitionner entre elles au lieu d’en favoriser une avec l’argent des contribuables.


20 novembre 2014

La richesse américaine Économie États-Unis Revue de presse

The Arizona Republic

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Arizona State University to elevate hockey team to NCAA Division I
The Arizona Republic

Arizona State fired a slap shot at college athletics Tuesday by not only adding men’s hockey as an NCAA Division I sport but finding donors also willing to pay for an additional women’s sport.

The expansion is almost unprecedented in an era when men’s sports are in peril due to Title IX requirements. ASU alone since 1993 has dropped varsity men’s teams in gymnastics, archery, badminton, tennis, wrestling and swimming, although boosters raised enough funds for wrestling and swimming to be reinstated.

Anderson still is less than a full year into his tenure as ASU athletic director. He and a host of other athletic and university administrators jumped at the chance to have the Sun Devils become the 60th school in the country to offer Division I hockey once they realized boosters were willing to donate $32 million to make their dream into reality.

Don Mullett, CEO of Bradley Corporation, a Wisconsin-based company that makes commercial plumbing products, is the prime donor behind what Anderson said is the largest donation in ASU athletic history. His son, Chris, is a former ASU hockey player.

Le hockey dans le désert, ça ne marchera jamais…

Blague à part, ce que je retiens surtout de cette nouvelle c’est le don de 32 millions de dollars par un type inconnu du Wisconsin qui vend de la plomberie… Ce don permettra à l’université de l’Arizona d’avoir un club de hockey féminin et masculin dans la division d’élite du circuit universitaire américain.

C’est quand on voit ce genre de chose qu’on réalise à quel point le Québec est pauvre…


19 novembre 2014

L’argent et les relations publiques Coup de gueule Économie Environnement Gauchistan Québec

Al Gore

Depuis plus d’un an, Équiterre travaille activement à bloquer la construction du pipeline Énergie Est de TransCanada, de même que la construction d’un port pétrolier à Cacouna. Ce battage médiatique n’est pas gratuit, il est donc intéressant de savoir qui participe au financement d’Équiterre pour tenter de paralyser le développement économique du Bas-St-Laurent, une région qui doit composer avec un taux d’emploi de 48,5% (contre 61,6% pour le Canada).

Voici la liste des organismes publics qui ont financé/commandité les activités d’Équiterre, selon leur dernier rapport annuel

  • Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, Direction de santé publique de Montréal
  • Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec
  • Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport
  • Ministère des Ressources naturelles
  • Ministère des Transports du Québec
  • Ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs
  • Secrétariat à l’action communautaire autonome et aux initiatives sociales
  • Société d’habitation du Québec
  • Ministère des Ressources humaines et Développement des compétences
  • Office nationale de l’énergie
  • Agence métropolitaine de transport
  • Conférence régionale des élus de l’agglomération de Longueuil
  • Conférence régionale des élus de la Montérégie Est
  • Conférence régionale des élus de Laval
  • Conférence régionale des élus Vallée-du-Haut-Saint-Laurent
  • Conférence régionale des élus de Laval
  • Société de transport de Montréal
  • Ville de Laval
  • Ville de Longueuil
  • Ville de Montréal
  • Ville de Québec
  • Hydro-Québec
  • Ivanhoé Cambridge
  • Regroupement national des Conseils régionaux de l’environnement
  • Société des alcools du Québec
  • Société des établissements de plein air du Québec

En tout et partout, Équiterre reçoit 1 541 469$ des différents paliers de gouvernements, ce qui correspond à 36% de son financement.  La masse salariale d’Équiterre est de 1 797 545$ pour 23 employés à temps plein et 35 employés à temps partiel.  À ceci, il faut ajouter 344 238$ en honoraires de professionnels ou de consultants.

Selon vous, quelle serait la réaction du public si un gouvernement ou organisme public avait commandité ou financé les activités de relations publiques d’une pétrolière ? Probablement que cette histoire aurait fait un gros scandale… Pourtant, quand c’est pour un groupuscule écologiste, tout passe comme du beurre dans une poêle chaude.

Vous avouerez qu’il est particulier de voir des gouvernements et organismes publics utiliser l’argent des contribuables pour aider un groupuscule écologiste qui entrave le développement économique d’une région avec un taux d’emploi qui n’est que de  48,5%. C’est comme si on utilisait l’argent des contribuables, y compris ceux du Bas-St-Laurent, pour subventionner la création de chômeurs dans le Bas-St-Laurent. Il est également ridicule de voir des villes comme Montréal, Longueuil Laval ou Québec verser leurs deniers publics à un organisme qui va nuire aux intérêts économiques de petits villages dans le Bas-St-Laurent…

En passant, pourquoi Équiterre a été très discret sur le projet de cimenterie ? Ce projet est pourtant plus polluant et coûteux pour les contribuables que le pipeline de TransCanada?


19 novembre 2014

Les réfugiés économique Canada Économie En Chiffres Québec

Dans un premier temps, voici quelle a été la durée moyenne du chômage chez les 25-34 ans dans les provinces canadiennes entre 2004 et 2013:

Enfer Québec

Ensuite, voici le solde migratoire des 25-34 ans pour la même période:

Enfer Québec

Conséquence d’une économie merdique, les jeunes, que l’on dit être la force et l’avenir des nations, quittent vers les provinces avec une économique dynamique… Notez que le Québec a presque autant d’expatriés que l’Ontario malgré une population beaucoup plus petite (13,7 millions vs. 8,2 millions).

Et pendant ce temps, des Québécois sont assez idiots pour penser que TransCanada complote pour les appauvrir…  Le Québec, une terre de Caïn…

Source:
Fraser Institute
Go West, Young Adults: The 10-year Western Boom in Investment, Jobs, and Incomes


19 novembre 2014

Obama ne fait plus partie de l’équation Économie Environnement États-Unis Hétu Watch Revue de presse

Bloomberg BusinessWeek

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Poll: Americans Want GOP Congress, Not Obama, to Set National Agenda
Bloomberg BusinessWeek

Times have changed. A new Gallup poll finds that a large majority of Americans would like the Republican-controlled Congress, rather than President Obama, to set the direction for the country in the coming year, a marked change from 2012, when a slim majority said they preferred for Obama to guide the agenda.

« Who do you want to have more influence over the direction the nation takes in the next year—Barack Obama or the Republicans in Congress? » Gallup asked 828 U.S. adults.

Fifty-three percent of those surveyed said they wanted Republicans in Congress to have the greater influence, 36 percent said Obama, and 8 percent, well, didn’t seem to care, answering « same/neither. » In 2012, by contrast, 46 percent of Americans said they wanted Obama to have more influence.

Lorsque les nouveaux sénateurs républicains, élus le 4 novembre dernier, seront assermentés le 20 janvier 2015 et que le sénat deviendra enfin républicain, j’espère que le président Obama en prendra bonne note, spécialement quand le vote pour le pipeline Keystone gagné par le nouveau parti au pouvoir.


18 novembre 2014

Libérez-nous des syndicats ! Économie États-Unis Hétu Watch

SyndicalleuxÀ la fin de l’année 2012, Rick Snyder, le gouverneur républicain du Michigan, a promulgué une loi de type « right-to-work ». Concrètement, cette loi abolit l’équivalent américain de la « formule Rand »; dans les états « right-to-work », il n’y a pas de syndicalisation forcée, les travailleurs sont libres de ne pas payer leurs cotisations syndicales s’ils jugent que leur syndicat fait un mauvais travail.

Il va sans dire que l’adoption de cette loi avait indigné la gauche. Des politiciens démocrates avaient annoncé que l’adoption d’une telle loi allait faire couler le sang, d’autres avaient prédit que l’affaiblissement du pouvoir syndical allait obligatoirement se traduire par une diminution des salaires.

Deux ans plus tard, on constate que la loi n’a pas été la source de violence, mais qu’en est-il des salaires ?  Ont-ils diminué ?

Absolument pas, depuis l’adoption de la loi, les salaires au Michigan sont passés de 38 291$ à 39 215$, une hausse de 834$ (+2,2%) qui correspond à la 9e plus forte augmentation dans les États américains durant cette période !

Bref, l’abolition de la « formule Rand » a été une bonne chose pour les travailleurs michiganais.

D’ailleurs, le gouverneur Rick Snyder a été réélu le 4 novembre dernier en récoltant 51% des votes.


18 novembre 2014

Un avertissement pour le Québec Économie International Revue de presse

The Daily Telegraph

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‘Godfather’ of Abenomics: Japan’s sales tax hike must be delayed
The Daily Telegraph

Japan must delay the second stage of its planned consumption tax hike or policymakers may derail the nascent recovery, the architect of Abenomics has warned.

Koichi Hamada, a special adviser to prime minister Shinzo Abe and one of his closest confidants, said the government’s decision to raise the tax to 8% from 5% in April had triggered a deep economic contraction and that the world’s third largest economy was too fragile to withstand the shock of another hike.

“The consumption tax hike is a great big turbulence to the Japanese economy. It may have erased almost two thirds of the benefits of Abenomics,” he told the Telegraph. “At the very least, a third of this great experiment is gone.

“I used to say that we should wait until the third quarter figures are out. However, by various economic indicators, the GDP figures cannot be very optimistic,” he added.

La perspective d’une hausse de taxe a suffit pour faire replonger le Japon dans une nouvelle récession qui pourrait être profonde…

J’espère que les 125 politicos de l’Assemblée nationale ont noté cette information…


17 novembre 2014

La chicane éternelle Coup de gueule Économie Québec

Vu sur le Facebook de Pierre-Karl Péladeau…

Selon Pierre-Karl Péladeau, malgré les finances précaires du Québec, le gouvernement aurait dû flamber 12 millions de dollars pour changer tout le nom de tous les sites du gouvernement de « .gouv.qc.ca » vers « .quebec »… Une telle dépense aurait été un véritable gaspillage de fonds publics, ce changement de nom n’aurait pas rendu les sites plus rapides ou accessibles, la modification proposée aurait été purement cosmétique. Il y a quelques semaines à peine, on a reproché au gouvernement d’avoir dépensé 800$ pour une conférence de presse. Dans ce contexte, claquer 12 millions pour changer des adresses internet aurait été tout simplement odieux.

Mais cette anecdote indique ce que va devenir le Québec si Pierre-Karl Péladeau devient le chef du PQ. Plus que jamais le PQ va entrer en mode confrontation pour tenter de vendre à la population ses salades nationaleuses. Chaque virgule de chaque déclaration va devenir un prétexte à la chicane; ce sera la fin du débat gauche/droite, la fin des discussions économiques, toutes les énergies seront canalisées par des chicanes mises en scène par les péquistes et qui viseront les Anglais et Ottawa. Avec PKP comme chef, le nationalisme va empoisonner tous les débats de sociétés, on va revenir 20 ans en arrière.

P.-S. Si PKP veut absolument le « .quebec », il pourrait commencer par remplacer les « .com » de tous les sites détenus par Quebecor…


17 novembre 2014

Les garderies en folie Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Au Québec, chaque fois qu’il est question de politiques publiques, on passe souvent à côté des vrais débats. Le dernier exemple en liste: les CPE.  Certains voudraient moduler les tarifs en fonction des revenus, d’autres pensent plutôt qu’il faudrait faire payer tout le monde également, mais une constante demeure, tout le monde semble considérer que les CPE ont un problème de revenu et non pas un problème de dépenses.

Et si, au lieu de plumer une fois de plus les pauvres contribuables québécois, on décidait plutôt de s’attaquer à la colonne des dépenses…

CPE Québec
Rapports annuels de gestion: programme 2; éléments 2, 3 & 4

Lors de la création du programme, il en coûtait 5 685$ au gouvernement par place dans les garderies subventionnées; 15 ans plus tard, la même place coûte désormais 10 510$, presque le double !  Depuis la fin des années quatre-vingt-dix, le nombre de places dans les CPE a augmenté de 130%, mais les coûts du système ont augmenté de 326% !  Je le répète, les CPE n’ont pas un problème de revenus, ils ont un problème de dépenses.

Comment peut-on expliquer une pareille perte de contrôle ? C’est simple, le gouvernement a vendu ce nouveau programme à la population en disant que le budget serait raisonnable. Une fois les contribuable entrés dans la cage à homard, on a laissé les coûts explosés en se disant que de toute manière, le contribuable ne pourrait pas sortir de ladite cage…

Si le coût par place en garderie s’était maintenu au même niveau qu’au moment de la création du programme, nous aurions pu économiser 10,1 milliards de dollars, ce qui représente environ 1 231$ par Québécois (4 923$ pour une famille de 2 adultes, 2 enfants).

Une bonne partie de l’explosion des coûts peut être imputée à la syndicalisation des garderies.  À titre indicatif, voici combien coûte à l’État le fonds de pension des gardiennes:

CPE Québec

En 2013-2014, les coûts ont littéralement explosé, plus de 80 millions de dollars alors que quelques années auparavant on était sous la barre du 50 millions. À titre indicatif, une somme de 80 millions de dollars correspond à l’impôt sur le revenu de 25 000 québécois, l’équivalent de la population de Thetford Mines.

Pour éviter que les Québécois passent encore une fois à la caisse, on ne doit pas augmenter le revenu des CPE, mais couper dans leurs dépenses.  Pour ce faire, la première étape consiste à faire reculer l’emprise des syndicats sur les CPE, si les syndicats ont envahi les CPE ce n’est pas pour le bien de nos enfants, mais pour celui de leurs membres, ce qui est très différent.

Source:
Ministère de la Famille et des Aînés et de la Condition féminine
Rapports annuels de gestion