Antagoniste


30 octobre 2014

La démagogie verte Économie En Images Environnement Europe Québec

Dimanche dernier a eu lieu à Sorel-Tracy une manifestation pour dénoncer le passage de « superpétroliers » sur le fleuve. Comme c’est souvent le cas quand les écolos se rassemblent en troupeau, ce fut un festival de la démagogie…

Premièrement, ce que les médias d’ici appellent des « superpétroliers » sont en réalité de petits « aframax », des bateaux qui font 245 mètres de long par 44 mètres de large.  Les vrais superpétroliers, nommés « Ultra Large Crude oil Carriers » (ULCC) font plus de 415 mètres de long par plus de 68 mètres de large. Bref, contrairement à ce que racontent les médias et les écolos, il n’y a pas de « superpétroliers » sur le fleuve.

Superpétrolier

Ensuite, les écolos ont voulu nous faire croire que le Québec risquait de connaître un désastre écologique, car de 20 à 30 « aframax » pourraient sillonner le St-Laurent tous les ans.  Imaginer, les gens de Greenpeace étaient tellement hystériques durant le dernier week-end qu’on a été jusqu’à dire que les 6 pétroliers qui circulaient sur le St-Laurent (tous plus petits que les « aframax ») causaient un embouteillage pétrolier sur le fleuve…

Six pétroliers font un embouteillage ?  Vraiment ?

Laissez-moi vous parler du port de Rotterdam aux Pays-Bas.  Cette infrastructure construite sur le Rhin couvre une superficie équivalente à près de 20 000 terrains de football et fait partie intégrante d’une ville qui compte plus de 1 million d’habitants.  Le port de Rotterdam est un monument au génie humain, si vous avez quelques minutes prenez le temps de faire quelques recherche sur Google, le gigantisme de ce port est tout simplement spectaculaire.

Superpétrolier

Superpétrolier

Superpétrolier

Combien de pétroliers accostent au port de Rotterdam tous les ans ?

  • 1 366 « coastal »
  • 739 « aframax »
  • 258 « suezmax »
  • 126 « VLCC »
  • 3 « ULCC »

Donc, c’est 1 126 pétroliers qui sont au moins de dimension « aframax » qui sillonnent les eaux bordant la ville de Rotterdam. Pourtant, aucune marée noire, aucun décès, aucun xénocide…  Le port de Rotterdam voit plus de pétroliers « afamax » en 2 semaines qu’il y en aura sur le St-Laurent en 1 an ! Et on voudrait nous faire croire que 20 à 30 « aframax » sur le fleuve St-Laurent représentent quelques chose d’extraordinairement dangereux ?

Les médias, les artistes et les écolos, de vrais pros de la démago !


30 octobre 2014

La province imaginaire Canada Économie En Chiffres Environnement Québec

On doit favoriser les économies vertes, comme celle du Québec, et mettre un frein à la croissance des économies sales, comme celle de l’Alberta. C’est une idée, largement répandue chez la gauche anti-albertaine qui a en sainte horreur le pétrole de l’Ouest canadien, un liquide qui symbolise la réussite de l’Alberta là où le Québec a lamentablement échoué…

Mais le Québec peut-il être un donneur de leçon, notre économie est-elle réellement plus verte, peut-on regarder de haut les Albertains et leur pétrole ?

Voici quelles sont les économies au Canada qui utilise le moins de produits pétroliers raffinés pour faire rouler son économie:

Économie Verte
1 terajoule représente l’équivalent de 163 barils de pétrole

Le Québec s’en tire plutôt bien, nous sommes devancés par l’Ontario et la Colombie-Britannique, nous sommes aussi légèrement au-dessus de la moyenne canadienne, mais c’est tout de même bon pour une 3e position. Par contre, on peut dire exactement la même chose sur l’Alberta !  Eh oui, cette province tant haïe par la bonne gauche québécoise fait aussi bien que nous en ce qui concerne l’utilisation de produits pétroliers raffinés.

Bref, le Québec n’est pas en position pour faire la morale à l’Alberta et nous sommes encore moins bien placés pour refuser de donner un coup de main à cette province pour l’aider à exporter son pétrole.  Les écolos qui parlent du Québec comme d’un el dorado écologique parle d’une province qui existe uniquement dans leur imagination.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 128-0016 & 384-0037


30 octobre 2014

Quand le vert vire au noir Économie Environnement Europe France Revue de presse

Science & Vie

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La France risque le black-out électrique dès l’année prochaine
Science & Vie

Deux rapports mettent en garde certains pays européens, dont la France, contre le risque de black-out électrique durant les prochains hivers. Concrètement, si l’hiver 2015-2016 est rude, il n’y aura peut-être pas assez d’électricité pour tout le monde en France (et dans d’autres pays européens).

Les deux rapports, la 16e édition annuelle de l’Observatoire européen des marchés de l’énergie publiée le 27 octobre par la société Capgemini, l’un des leaders mondiaux du conseil, et le Bilan 2014 publié en septembre par le Réseau de transport d’électricité (RTE, filiale d’EDF), parviennent en effet aux mêmes conclusions alarmistes. Notamment, dès l’hiver 2016-2017, en cas de pic de consommation, il pourrait manquer à la France environ 2000 méga-watts (MW), soit l’équivalent de la production de deux réacteurs nucléaires comme ceux de la centrale de Tricastin. Des coupures sont donc à craindre dont l’étendue et la durée dépendraient du manque net d’électricité mais aussi de son effet déstabilisateur sur l’ensemble de réseaux électriques interconnectés.

Mais peut-être les facteurs les plus importants du manque à venir sont la crise économique et, paradoxalement, l’exigence européenne de monter la part des énergies renouvelables à 20 % dans la production d’électricité en 2020 (et 27% en 2030).

Montrez-moi un politicien qui soutient les énergies vertes et je vais montrer un politicien qui ne sait pas compter…


29 octobre 2014

Néocorporatisme et nationalisme économique Économie Philosophie Québec

Vous l’ignorez peut-être, mais la Commission Charbonneau n’est pas terminée.  Des gens continuent de témoigner, mais comme il s’agit d’experts et non pas de témoins venus faire un show de télé inutile ou tout le monde accuse tout le monde, les médias ont arrêté d’en parler.

Pourtant, lundi dernier, Denis Saint-Martin, professeur titulaire au département de science politique de l’Université de Montréal, a fait un témoignage très intéressant sur le néo-corporatisme et nationalisme économique, j’en cite un extrait:

Commission Charbonneau
Transcription de l’audience du 27 octobre

'Im from the government and Im here to helpLe nationalisme économique, depuis la Révolution tranquille, c’est la colle qui fait coller ensemble le partenariat social. Qui fait tenir ensemble ceux qui font partie du néocorporatisme, les quatre dont je vous ai parlé: état, patronat, syndicat, économie sociale. Eux, ils s’aiment pas la face la plupart du temps mais au niveau du nationalisme économique ils s’entendent parfaitement. Il n’y a aucune différence entre le PQ et le PLQ, entre le patronat et les syndicats, tous partagent l’idéologie du nationalisme économique, hérité de la Révolution tranquille, qui veut que, la richesse, elle aille d’abord à la majorité francophone. Ça c’est l’idéologie du rattrapage de la Révolution tranquille. [...]

Donc, l’idéologie du rattrapage, de la majorité francophone qui a un retard économique, puis l’État doit l’appuyer et mettre toutes ses forces pour faire avancer cette majorité-là. Ça c’est un dogme, ça c’est le paradigme absolu du modèle néocorporatisme québécois.

Et on peut dire que le nationalisme économique vient, en quelque sorte, faire plier les règles du marché. Parce que les règles accordent un certain préférentialisme. Dans le nationalisme économique, la Statue de la Liberté, son regard n’est pas tout à fait bandé, n’est-ce pas? Parce qu’elle va toujours privilégier les entreprises d’ici, francophones. Donc, on peut dire que les ressources économiques, dans un système de nationalisme économique, c’est un régime qui va un peu bloquer l’accès. L’accès sera pas ouvert à tous. On va avoir un traitement préférentiel pour les nôtres. [...]

Mais là le modèle maintenant il arrive à un moment de grande fatigue, vraisemblablement. Et on voit que ça a créé une culture, le modèle néocorporatiste, qui permet aux acteurs économiques de se coordonner, parce que leur action coordonnée est payante pour tout le monde, en théorie, bien, ça a créé un terreau fertile pour des trucs comme, évidemment, Accurso qui veut pas que le Chinois viennent, n’est-ce pas, et qu’on téléphone au premier ministre pour lui en faire part.

Autrement dit, la corruption au Québec découle du fait qu’on aime mieux se faire fourrer par les nôtres plutôt que de faire de bonnes affaires avec des étrangers…


29 octobre 2014

Les cabochons Coup de gueule Économie En Images Environnement Gauchistan Québec

Pancarte (faite de pétrole) aperçue dimanche dernier dans une manifestation à Sorel-Tracy visant à dénoncer le transport du pétrole…

Sauteux de douche

On pourrait en dire long sur cette pancarte…

Je me limiterai à dire ceci…

Les cabochons qui brandissent fièrement cette pancarte (et leur stupidité) sont-ils en train de nous dire que nous devrions prendre les armes et combattre les compagnies pétrolières de la même manière que nous avons combattu le nazisme il y a 75 ans ?

Le Québec, une terre de Caïn où les gens aiment la misère et la pauvreté.


28 octobre 2014

L’argent des étrangers Canada Économie Gauchistan Mondialisation Québec

Enjoy CapitalismRéaction de Pierre-Karl Péladeau suite aux révélations de La Presse à l’effet que le député péquiste serait intervenu en faveur de Quebecor lors de la vente des studios Mel’s:

« j’ai informé simultanément la direction de Québecor et celle d’Investissement Québec du risque qu’une autre entreprise de chez nous passe à des mains étrangères. Ma démarche était uniquement motivée par ma conviction sur l’importance de garder entre des mains québécoises le contrôle d’une de nos entreprises »

Au Québec, on se méfie des étrangers, surtout de leur argent, surtout quand cet argent risque d’être utilisé pour investir ou acheter des entreprises de chez nous…

Pourtant…

Depuis l’an 2000, la croissance annuelle moyenne de l’emploi dans les compagnies étrangères présentes au Canada a été de 3,4%.  Pour l’ensemble de l’économie, cette croissance n’a été que de 1,5%.  Autrement dit, les compagnies étrangères sont des machines à créer des emplois 2 fois plus efficaces que les entreprises pures laines !  Quand les étrangers s’intéressent à nos entreprises, on devrait s’en réjouir, c’est un signe de santé économique !

Pas convaincu ?

Mise en situation. Vous êtes un entrepreneur montérégien à la tête d’une petite PME. Un homme d’affaires du Saguenay vous contacte pour vous dire qu’il serait très intéressé à investir voire acheter dans votre compagnie. Qu’elle serait votre réaction ?

A) Cette offre vous emballe, elle va vous permettre de prendre de l’expansion, de mieux faire connaître votre produit ou tout simplement de rentabiliser votre investissement initial. Pour vous, c’est un signe que votre entreprise est bien gérée, car elle inspire assez confiance pour attirer de nouveaux investisseurs.

B) Vous informez l’homme d’affaires qu’il n’est pas question d’accepter de l’argent qui provient du Saguenay. Votre entreprise étant montérégienne, vous acceptez uniquement les investissements des gens de votre région. Pour vous, il n’est pas question de voir un Saguenayen venir en Montérégie pour exploiter des travailleurs.

Toute personne raisonnée choisira la première réaction. Pourtant, au Québec, quand on apprend que des « étrangers » veulent venir investir leur argent dans notre province, la réaction des gens s’apparente plutôt à la deuxième réaction…  Au lieu de voir que de l’argent neuf sera investi pour créer des emplois et faire rouler l’économie, les gens s’imaginent plutôt que les « étrangers » viennent ici pour nous voler.

Quand un étranger décide de sortir du confort de son pays pour aller faire des affaires à l’étranger, ce n’est pas pour faire fermer des usines, au contraire c’est plutôt pour les développer et les faire croître !  C’est pour cette raison que depuis le début des années 2000 la croissance de l’emploi dans les entreprises étrangères est 2 fois supérieure à la moyenne canadienne.  Pour en revenir aux studios Mel’s, des Américains ne voulaient les acheter pour les fermer, mais plutôt pour avoir le plus grand nombre de tournages possibles.

En Alberta, plus de 50% des entreprises pétrolières sont sous contrôle étranger, si bien que les corporations étrangères génèrent 1,1 billion en revenu sur un grand total de 1,2 billion pour l’ensemble de l’industrie. Les Albertains ont été assez brillants pour comprendre que les capitaux étrangers sont essentiels pour développer l’économie, car si on avait uniquement misé sur des entrepreneurs locaux pour faire le travail, bien peu de projets auraient vu le jour faute de capitaux.  En Alberta, les politiciens encouragent les Chinois à investir dans leurs ressources naturelles.

Les étrangers ont-ils fait de l’Alberta une province pauvre ? Ont-ils volé les Albertains ? Ont-ils exploité les travailleurs pour ensuite fermer des usines ? Absolument pas, l’argent des étrangers a fait de l’Alberta une des économies les plus riches et dynamiques d’Amérique.

P.-S. Alain Bouchard d’Alimentation Couche-Tard a fait fortune en investissant à l’étranger; Pierre-Karl Péladeau a fait fortune quand le gouvernement a décidé d’empêcher aux étrangers d’investir au Québec


27 octobre 2014

L’austérité: un mal imaginaire Économie États-Unis Hétu Watch

GaspillageEn 2011, Paul Ryan, congressman républicain, avait proposé une petite révolution aux États-Unis en proposant un budget qui prévoyait réduire les dépenses de 5 800 milliards de dollars et les taxes et impôts de 4 162 milliards de dollars sur 10 ans.

La gauche avait dénoncé ce plan d’austérité, le qualifiant de suicidaire et d’idéologique.  Paul Krugman en avait ajouté une couche en qualifiant ces propositions budgétaires de ridicules et cruelles tout en spécifiant que la mise en application de ce budget allait provoquer une profonde dépression.

En 2011, il était prévu que le gouvernement dépense 3 954 milliards de dollars en 2014. Le budget Ryan voulait ramener cette somme à 3 583 milliards de dollars.  Finalement, lors de l’année 2014, le gouvernement a dépensé 3 499 milliards de dollars, 84 milliards de dollars de moins que ce qui était prévu dans le budget Ryan !

En 2011, il était prévu que le gouvernement amasse 3 440 milliards de dollars en taxes et impôts pour l’année 2014. Le budget Ryan voulait ramener cette somme à 3 094 milliards de dollars.  Finalement, lors de l’année 2014, le gouvernement a amassé 3 013 milliards de dollars, 81 milliards de dollars de moins que ce qui était prévu dans le budget Ryan !

Autrement dit, en 2014, sous la pression du Congrès républicain, le gouvernement a moins dépensé et moins taxé que ce qui était prévu dans le budget Ryan, un budget qui avait été qualifié de suicidaire, idéologique, ridicule et cruel. Pourtant, non seulement les États-Unis ont continué de fonctionner comme si de rien n’était, mais en plus la croissance économique a été très soutenue !

Bref, la prochaine fois qu’un gauchiste vous dira que l’austérité c’est l’enfer, parler lui du budget Ryan !


27 octobre 2014

La fête des maires Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Au Québec, on parle souvent de la taille inquiétante, et toujours en croissance, du gouvernement provincial. Mais on devrait aussi commencer à s’intéresser à ce qui se passe dans les municipalités… Quelques chiffres tirés de la plus récente compilation du Centre sur la productivité et la prospérité du HEC à propos des finances de nos villes.

Voici les dépenses municipales totales par habitant pour les 10 villes de plus de 100 000 habitants:

Municipalité Québec

Les deux plus grosses villes du Québec, Québec et Montréal, sont en queue de pelotons… Notons la performance relativement bonne de Laval. Gilles Vaillancourt n’a pas fait que des mauvaises choses…

Mais encore plus préoccupant, voici la croissance annuelle moyenne des dépenses municipales totales par habitant, certaines villes semblent avoir complètement perdu le contrôle de leurs finances:

Municipalité Québec

Montréal est la ville qui dépense le plus par habitant, mais par contre la croissance des dépenses est inférieure à la moyenne. C’est la ville de Québec qui semble avoir complètement perdu le contrôle de ses finances.  En fait, au rythme où vont les choses, la ville de Québec va dépasser Montréal et devenir la ville la plus dépensière du Québec d’ici 2015 !

Les figures médiatiques de la région de Québec qui ont fait du Montréal-bashing leur fonds de commerce devraient commencer à s’intéresser sérieusement ce qui se passe dans leur propre ville, car sous la direction de Régis Labeaume, Québec est en train de se montréaliser à vitesse grand V.  Pour le moment, Labeaumegrad semble avoir été anesthésié avec un Colisée de 400 millions

Je termine avec l’endettement:

Municipalité Québec

Encore une fois, je remarque la bonne performance de Gilles Vaillancourt. Montréal s’en tire relativement bien en étant sous la moyenne, mais Québec se classe encore une fois parmi les pires…  Étonnant pour un maire qui avait promis de gérer sa ville comme une business…

Source:
Centre sur la productivité et la prospérité du Québec
Palmarès des municipalités


27 octobre 2014

Sans danger Économie Environnement États-Unis

Science News

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No water contamination found in Ohio’s fracking epicenter
The Economist

Fracking in Carroll County, the heart of Ohio’s natural gas boom, hasn’t contaminated groundwater, new research shows. The study is the first in the country to evaluate drinking water quality before and after the local onset of hydraulic fracturing, better known as fracking.

Some residential water wells did contain high levels of methane, which is the core component of natural gas. But researchers reported October 19 at the Geological Society of America’s annual meeting that the contamination came from natural biological sources such as soil bacteria, not leaky gas wells.

Partout en Amérique on exploitent le gaz de schiste sans danger, sauf au Québec. Ici nous avons décidé d’être pauvre.

M’enfin, dans le p’tit Québec on trouve aussi des gens croient que les compteurs intelligents d’Hydro-Québec sont dangereux


22 octobre 2014

Donner son maximum Canada Économie En Images États-Unis Québec

Au Canada, le NPD voudrait imposer un salaire minimum de 15$/h aux secteurs sous juridiction fédérale.

Au Québec, Québec Solidaire souhaiterait que le salaire minimum s’élève à 11,37$/h.

Dans le Dakota du Nord, le salaire minimum n’est que de 7,25$/h, pourtant voici une affiche que l’on retrouve à l’entrée du Walmart de Williston:

Walmart

Au Dakota du Nord, contrairement au Québec, les gens ont été assez intelligents pour dire « oui » à l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste, ce qui a causé un boom économique.  Les gens n’ont pas besoin d’un salaire minimum pour éviter la pauvreté, mais plutôt d’une économie qui roule !

P.-S. Le Dakota du Nord est l’État américain avec la meilleure qualité de vie aux États-Unis.


22 octobre 2014

La pétrophobie Coup de gueule Économie En Chiffres Environnement Québec

Quelle est l’importance des déversements de pétrole causés par les pipelines au Canada ?

Pour bien comprendre, faisons une analogie. En termes relatifs, la quantité de pétrole déversée par les pipelines au Canada par rapport à la quantité de pétrole transportée représente l’équivalent de 1/20 de cuillère à thé que vous échapperiez sur le sol lors d’un plein de 50 litres à la station-service.  Les pétrophobes du PQ grimpent dans les rideaux pour bien peu…

Mais pour voir à quel point la pétrophobie du PQ est devenue maladive, comparons le projet de cimenterie de Port-Daniel à celui de la construction d’un pipeline traversant le Québec jusqu’à Cacouna. Rappelons que le PQ était favorable à la cimenterie alors qu’il s’oppose farouchement au pipeline.

Pétrophobe
Sources: ici, ici, ici & ici

La cimenterie de Port-Daniel va créer moins d’emplois, générer moins de retombées, émettre plus de gaz à effet de serre et exigera une plus grande contribution financière du gouvernement que le pipeline Énergie Est.  À ceci, ajouter que la cimenterie n’est pas encore construite que déjà elle tombe en ruine… Pourtant, le PQ est favorable à la cimenterie et ne veut rien savoir du pipeline. Dans le cas du PQ, on peut vraiment parler de pétrophobie…

En fait, je soupçonne les péquistes, et la gauche en général, de haïr le pétrole, car ce liquide symbolise la réussite de l’Alberta là où le Québec a lamentablement échoué.  L’Alberta a confié le développement de son secteur énergétique (pétrole) au secteur privé tout en misant sur un petit gouvernement. Le Québec a nationalisé son secteur énergétique (électricité) tout en misant sur un gros gouvernement.  Le Québec est devenu une terre de pauvreté et l’Alberta une terre d’abondance… Pour les péquistes, le pétrole albertain transitant par le Québec, c’est l’équivalent de frotter du gros sel dans la plaie ouverte qu’est devenue le modèle québécois…


22 octobre 2014

La racine du mal Économie Europe Gauchistan Revue de presse

The Economist

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Anti-Semitism: Another cost of bigotry
The Economist

The assertion that Jews “control” finance is commonplace among anti-Semites. A new academic study* finds that people who live in areas of Germany where persecution of Jews was most intense are less likely to invest in the stockmarket, even today.

The relationship has very strong historical roots. People who live in districts from which Jews were likeliest to be sent to concentration camps under the Nazis are 7.5% less likely to invest in stocks than other Germans; those who live in districts where pogroms occurred during the Black Death (back in the 14th century) are 12% less likely to do so. Surveys also show residents of such districts are less likely to trust the financial sector.

The effect of this distrust is that German savers in such districts earn lower returns, because they have lower exposure to the stockmarket. “The legacy of Jewish persecution—distrust of finance—has hindered generations of Germans from accumulating financial wealth,” the authors argue. In other words, “Persecution of minorities reduces not only the long-term wealth of the persecuted, but of the persecutors as well.”

Un rappel que l’antisémitisme et l’anticapitalisme s’abreuvent aux mêmes sources. L’anticapitalisme des Québécois explique probablement aussi pourquoi autant de Québécois détestent Israël.


21 octobre 2014

La générosité des Québécois Économie Gaspillage Gauchistan Québec

Politique PoubelleLa semaine dernière, notre bon gouvernement était tout fier d’annoncer que l’entreprise CGI allait s’installer à Shawinigan pour créer 300 emplois. Cette annonce a été rendue possible par l’octroi d’un crédit d’impôt remboursable (i.e. une subvention) de 25 000$ par emplois durant 13 ans pour un grand total de 97,5 millions de dollars.  Un petit calcul rapide nous informe que le gouvernement va flamber par emplois créés !

Hier, l’entreprise CGI a annoncé qu’elle allait créer 620 emplois au Royaume-Uni.  Ce projet va bénéficier d’une subvention directe de 5,8 millions de dollars. De plus, le gouvernement va donner accès aux nouveaux employés au programme « Skills Growth Wales » qui prévoit une subvention de 4 549$ par année pendant 3 ans pour la formation de la main-d’oeuvre. Si on suppose que les 620 nouveaux employés de CGI vont profiter de ce programme tous les ans pendant 3 ans (le scénario le plus coûteux et le moins probable), c’est 8,5 millions de subventions qui s’ajoutent pour un grand total de 14,3 millions en subventions. Un petit calcul rapide nous informe que ce gouvernement va flamber 23 065$ par emplois créés !

Je résume.

Au Québec, CGI a besoin d’une subvention de 325 000$ pour créer un emploi.  En Angleterre, CGI a besoin d’une subvention de 23 065$ pour créer un emploi. En bref, créer une job au Québec coûte 14 fois plus cher aux contribuables qu’en Angleterre.

On peut expliquer cette différence de deux manières: soit les Québécois sont extrêmement généreux, soit le Québec est une terre de Caïn.


20 octobre 2014

Le dollar péquiste Coup de gueule Économie Québec

Propos aperçus sur le fil Twitter de Stéphane Bédard, chef intérimaire du PQ…

Sciences Humaines Sans Math

Vous aurez compris que le chef du PQ répète la marotte habituelle de la gauche selon laquelle le secteur manufacturier québécois est dans la dèche à cause de la hausse du dollar canadien provoqué par l’exploitation des sables bitumineux albertains. Par conséquent, la péréquation que nous recevons nous est due, car il s’agit d’un dédommagement qui nous revient de droit. On sait que cette théorie est complètement fausse et que le Québec recevait de la péréquation même quand le dollar canadien était à 65¢.

Mais qu’importe, jouons le jeu et supposons que les péquistes ont raison quand ils disent que nous ne recevons pas de la péréquation parce que le Québec est pauvre, mais plutôt pour dédommager notre secteur manufacturier.

  • On sait que dans un Québec indépendant, le Québec continuerait d’utiliser le dollar canadien (ici et ici).
  • On sait aussi que si le Québec devient indépendant, l’Alberta va fort probablement continuer d’exploiter ses ressources pétrolières.
  • Par contre, si le Québec devient indépendant, ce sera la fin de la péréquation.

Je résume: en devenant indépendant, notre secteur manufacturier serait encore malmené par le pétrodollar canadien, mais le Québec perdrait ce que les péquistes considèrent comme un dédommagement…  Autrement dit, selon la logique des péquistes, le projet d’indépendance du Québec consiste à choisir le pire des deux mondes i.e. on conserve le pétrodollar, mais on perd le dédommagement.  Sans le savoir, en faisant de la péréquation un programme de dédommagement, le PQ nous donne une raison de ne pas faire l’indépendance…

M’enfin, les chiffres, ça n’a jamais été le point fort des péquistes (sans quoi ils ne seraient pas péquistes).


20 octobre 2014

Fétichisme culturel Coup de gueule Économie Gaspillage Québec

Il y a quelques semaines se tenait dans la Ville de Québec l’événement « Vision Culture », une patente à gosse qui permet aux politiciens de se donner de l’importance…  Durant cet événement, le maire de Québec a fièrement déclaré que depuis 2009, sa ville avait flambé 252 millions de dollars en culture !  Vous avez bien lu: 252 millions de dollars !

Une dépense de 252 millions de dollars pour la Ville de Québec, c’est l’équivalent d’une dépense de 805 millions pour la ville de Montréal !  Avec 805 millions, la ville de Montréal aurait pu construire 3 salles de spectacle pour l’OSM ou encore 6 quartiers des spectacles. Étrangement, cette dépense du maire Labeaume n’a pas semblé indisposer certains médias de Québec qui pourtant grimpent dans les rideaux quand c’est Montréal qui gaspille l’argent des contribuables dans des projets culturels…  À croire que la construction d’un nouveau Colisée a émoussé le sens critique de certains…

M’enfin…  Il faut être honnête et reconnaître qu’il n’y a pas que Régis Labeaume qui aime gaspiller l’argent de ses contribuables dans la culture, ce mal semble être généralisé dans l’ensemble des villes du Québec.  Pour s’en convaincre, il suffit de voir l’évolution des dépenses culturelle des municipalités depuis 5 ans (les chiffres les plus récents remontent à 2012):

Culture Québec

En 2007, les municipalités avaient dépensé un grand total de 536,1 millions en culture, soit l’équivalent de 69,69$ par habitant (279$ pour une famille de quatre personnes). En 2012, le grand total a été de 843,1 millions ce qui représente une somme de 105,60$ par habitant (422$ pour une famille de quatre personnes).  Autrement dit, les dépenses en culture par habitant ont crû de 51,5% en l’espace de seulement 5 ans !

Voici comment ces dépenses ont évolué selon la taille des villes:

Culture Québec

Au Québec, la culture c’est du fétichisme pour nos politiciens. Nos maires ont toujours de la difficulté pour trouver de l’argent pour nettoyer les rues, ramasser les ordures, déneiger les routes, remplir les nids de poule ou pour réparer les égouts et l’aqueduc, mais quand c’est pour la culture, c’est bar ouvert, l’argent coule à flot…  Rappelons que la dette des municipalités s’élève à 22,6 milliards de dollars…

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Les dépenses culturelles des municipalités