Antagoniste


27 mars 2015

Où vont vos impôts… Économie En Chiffres Québec

Parce que c’est votre argent…

Parce que le gouvernement a déposé un budget hier…

Parce que les syndicalleux et les pékystes vont essayer de vous faire croire que l’on vit une période d’austérité…

Quelques chiffres tirés du dernier budget du Québec (fonds général à ne pas confondre avec le fonds consolidé), demandez-vous si vous en avez pour votre argent…

Budget Québec

Au total, la machine gouvernementale doit consommer près de 205 millions de dollars par jour pour pouvoir fonctionner, l’équivalent de presque 17 000 dollars par personne active.

Ces chiffres sont pour le fonds général. Avec le fond consolidé, les dépenses sont de 98 574 000 000 dollars, ce qui représente 270 065 753 dollars par jour ou 22 403 dollars par personne active.

Mais dans tout ce capharnaüm de chiffres où les millions et les milliards fusent de partout, il est parfois difficile de prendre toute la mesure des sommes qui sont impliquées. C’est pourquoi j’ai décidé de reprendre la mise à jour économique du PQ et de l’appliquer à une famille qui aurait un revenu de 60 000$. Voici ce que ça donne:

Budget Québec

Les « revenus d’emplois » font référence aux revenus autonomes, les « gains à la loterie » font référence aux transferts du fédéral, les « dépenses courantes » aux dépenses de programme, les « intérêts sur la carte de crédit » au service de la dette et le « REER » à la contribution au fonds des générations.  Le « total sur la carte de crédit » contient uniquement la mauvaise dette (c’est la somme des déficits cumulés), ce chiffre représente le crédit à la consommation (l’hypothèque n’est pas incluse).

C’est bien d’équilibrer le budget, mais il faut réaliser qu’on dépend beaucoup des « gains à la loterie » et qu’éventuellement, il faudra faire des surplus pour rembourser la carte de crédit.

Vous en connaissez beaucoup des familles qui pourraient soutenir ce rythme de vie?

Sources:
Ministère des finances du Québec
Discours sur le budget 2015-2016
Le Plan économique du Québec


27 mars 2015

L’effet libéral Économie Québec Revue de presse

Bloomberg BusinessWeek

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Quebec Austerity Makes Bonds Tops Among Provinces
Bloomberg BusinessWeek

Quebec’s vow to balance its budget for the first time in six years is looking a lot more credible in the eyes of bond investors. The yield investors demand to buy Quebec 10-year bonds has dropped to 2.2 percent from 3.5 percent a year ago, reducing the premium to the federal government to the least since 2013, Bloomberg pricing data show.

Quebec bonds are also outperforming provincial peers as Finance Minister Carlos Leitao pledges spending cuts, a civil-service freeze and higher fees for the province’s much-vaunted daycare system amid a government drive to balance the budget in 2015-16. Quebec’s austerity drive belies its reputation as one of Canada’s biggest spenders and contrasts with Ontario, which isn’t projecting a balanced budget until 2017-18.

“There are very strong elements helping to support the Quebec name in the markets,” Marc Rouleau, a fund manager at Manulife Asset Management in Montreal, said in a telephone interview. “Good fiscal policy, a believable government, excellent supply-and-demand dynamics and a trading partner that seems to be doing increasingly well — all of this provides greater confidence for the outlook of the province.”

Yields on Quebec bonds relative to federal government debt have narrowed by nine basis points this year, or 0.09 percentage point, to 74 basis points as of March 9, the best performance among provinces included in the Bank of America Merrill Lynch Canadian Provincial and Municipal Index.

Qu’on aime ou pas les libéraux, les faits sont là et le verdict est sans appel. Quand le PQ dirigeait le Québec, nous étions vus comme une province de cabochon par les marchés financiers. Depuis que les libéraux sont là, nous sommes devenus la meilleure province au Canada !

C’est une preuve indiscutable que l’austérité fonctionne, c’est probablement pourquoi nos bons médias n’ont pas parlé de cette nouvelle…


26 mars 2015

Les capitalistes faillis Économie En Citations Philosophie

H. L. Mencken

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Citation du journaliste et satirise Américain H. L. Mencken, alias ‘le sage de Baltimore’, à propos du socialisme:

« Le socialisme est simplement un capitalisme dégénéré promu par des capitalistes faillis. Son objet véritable est d’obtenir plus d’argent pour ceux qui le professent. »


26 mars 2015

Fonfonville Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Puisque c’est jour de budget aujourd’hui, j’ai pensé faire un billet sur nos bons fonctionnaires, histoire de savoir où notre argent est dépensé…

Fonfon Québec

Il n’y a pas de déclin démographique à Fonfonville…

Source:
Conseil du trésor
L’Effectif de la fonction publique du Québec


25 mars 2015

Les fondations Économie En Vidéos États-Unis

Hier, j’ai fait référence à Singapour pour expliquer que ce pays était devenu riche en misant d’abord sur les sciences dures plutôt que les sciences molles.

Ça m’a rappelé une scène de la série John Adams.  John Adam fut l’un des pères fondateurs et le 2e président des États-Unis. Lors de la guerre d’indépendance contre l’Angleterre, Adams fut envoyé en France avec Benjamin Franklin pour convaincre la monarchie d’appuyer les Américains dans leur guerre contre les Anglais. Adams avait compris quelque chose qui échappait à l’aristocratie française. Cette chose a fait des États-Unis une grande nation…

On reconnaît le Québec dans l’attitude des Français. Le Québec est la province canadienne où les sciences molles sont les plus populaires par rapport aux sciences dures. Nous voulons être festifs et nous concentrer sur la culture, mais nous avons oublié que pour être festif et fort en culture, il faut d’abord être riche et on devient riche avec les mathématiques, la science, le commerce ou l’ingénierie…


25 mars 2015

La haine du pétrole Économie Environnement Gauchistan International Québec

On savait déjà que le PQ ne portait pas les Anglais et les immigrants dans leur coeur, on peut maintenant ajouter le méchant pétrole à leur liste de choses qui opprime les pauvres Québécois…

Tous les candidats à la chefferie du PQ se sont donnés pour objectif de débarrasser le Québec du méchant pétrole, que ce soit Martine Ouellet, Bernard Drainville, Pierre Karl Péladeau ou Alexandre Cloutier.

Le rêve des péquistes de vivre sans pétrole a presque été réalisé dans certains pays, voici les 15 pays consommant le moins de pétrole.  Des pays qui devraient être des modèles pour le Québec selon le PQ…

Pétrole Québec

Sur le graphique, on peut voir les 15 pays qui consomment le moins de pétrole per capita et le Canada.  Ce qui inspire le PQ, ce sont les pays bleus… En passant, dans ces 15 pays, l’espérance de vie moyenne est de 59 ans contre 82 ans pour le Canada…

Je termine en citant The Moral Case for Fossil Fuels d’Alex Epstein:

« The ‘experts’ almost always focus on the risks of a technology but never the benefits– and on top of that, those who predict the most risk get the most attention from the media and from politicians who want to ‘do something.’ But there is little to no focus on the benefits of cheap, reliable energy from fossil fuels. This is a failure to think big picture, to consider all the benefits and all the risks. And the benefits of cheap, reliable energy to power the machines that civilization runs on are enormous. They are just as fundamental to life as food, clothing, shelter, and medical care – indeed, all of these require cheap, reliable energy. By failing to consider the benefits of fossil fuel energy, the experts didn’t anticipate the spectacular benefits that energy brought about in the last thirty years. »

Les pays ne consomment pas du pétrole parce qu’ils sont devenus riches, ils sont devenus riches parce qu’ils ont pu consommer du pétrole !

Source:
EIA
International Energy Statistics


24 mars 2015

Procréation assistée: la grande illusion… Arguing with Idiots Économie Québec

Quitter le QuébecHier, la bonne gauche a voulu nous faire pleurer parce que les libéraux seraient sur le point d’abolir le Programme de procréation assistée…  Patrick Lagacé décrit ce programme de la manière suivante (je cite…):

« Un succès étincelant, qui stimule la science made in Québec, qui contribue à adoucir le choc démographique et qui comble de bonheur les couples qui peuvent concevoir sans se ruiner. […] Les méchantes langues diront que la mort annoncée du Programme de procréation assistée est une autre manifestation de l’indifférence du gouvernement Couillard à l’égard des femmes. La chose a été démontrée : l’austérité frappe davantage les programmes et les mesures dont les femmes profitent. Cette indifférence fait probablement partie de l’équation. »

En fait, Patrick Lagacé est catastrophé parce que ce programme a mis au monde 5 000 bébés québécois depuis 2010 ans.  Selon cet ambassadeur de l’île aux génies, ce programme fait donc partie des solutions au choc démographique…

Parlant de choc démographique…  Depuis 2010, 114 603 Québécois ont décidé de quitter le Québec pour aller vivre dans une autre province. De ce nombre, 68 375 ont décidé d’aller vivre en Ontario et 20 223 ont plutôt opté pour l’Alberta. Des gens, rarement les pires, qui ont fui une fiscalité infernale pour aller vivre dans une économie prospère.

Avant de déchirer sa chemise sur 5 000 bébés qui sont le résultat du Programme de procréation assistée, peut-on parler des 114 603 Québécois qui ont décidé de quitter le Québec ?  Selon moi, ceux qui ont quitté pèsent beaucoup plus lourd dans la balance du choc démographique.

P.-S. Depuis 2010, les 5 000 bébés sont issus du Programme de procréation assistée. Ce programme a coûté au gouvernement la rondelette somme de 280 millions de dollars.  Faites le calcul, c’est 56 000$ par bébés.

Source:
Statistique Canada
Tableau 051-0019


24 mars 2015

Indépendance et fondation d’un pays: mode d’emploi Économie International Revue de presse

South China Morning Post

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Lee Kuan Yew gave Singapore a republic, and the poetry came later
South China Morning Post

To capture the essence of Singapore’s former prime minister, Lee Kuan Yew, you could point to the fact that Richard Nixon once described him as a man who « might have attained the world stature of a Churchill, a Disraeli, or a Gladstone » were he born in another country. Or the fact that Lee has served as a mentor to the likes of Deng Xiaoping and Xi Jinping . Or, more recently, Obama’s assessment that Lee is a « legendary figure of Asia in the 20th and 21st centuries ».

I had none of this perspective while growing up in 1980s Singapore. Gently chided by courtesy campaigns, reminded to save for a rainy day, nurtured and buttressed by Lee’s unique blend of Confucian ethics and Western-style capitalist ideals, all I knew was my Singapore – a dizzying blend of Chinese, Malays, Indians and Eurasians, all jostling for recognition on that tiny island. And it was up to us to sprint to the finish line once the baton was handed over. Except some of us viewed the race itself with scepticism.

« Don’t go wild with your imagination, » my English teacher wrote in the margins. « Very self-indulgent! » was scrawled on the next page, in angry red ink. This was the flip side of Lee’s Singapore. An emerging city state with no natural resources, no agriculture, and a tepid-at-best relationship with its closest neighbours, Singapore needed doctors, engineers, teachers and lawyers. There was no room for whimsy or creativity, a perspective neatly summed up by Lee’s maxim that « poetry is a luxury we cannot afford. What is important for pupils is not literature, but a philosophy of life ».

Je m’en serais voulu de ne pas souligner le décès de Lee Kuan Yew, le père fondateur de Singapour. En l’espace de 30 ans, Lee Kuan Yew a fait de cette petite île, sans ressources naturelles et dépendante des sweatshops, l’économie la plus libre et la plus riche du monde industrialisé.

Ce qui est intéressant dans l’histoire de Lee Kuan Yew, ce sont les moyens qu’il a pris pour faire prospérer cette ancienne colonie britannique. Lee Kuan Yew a misé sur le capitalisme, une société qui était le fruit d’un extraordinaire métissage culturel, sur l’apprentissage de l’anglais et sur une éducation qui a donné la priorité aux sciences dures plutôt qu’aux sciences molles.

Bref, Lee Kuan Yew était aux antipodes des péquistes… Singapour est devenue un îlot de richesse, le Québec est resté un îlot de pauvreté… On a peu parlé du décès de Lee Kuan Yew au Québec…

P.-S. Dans les écoles primaires de Singapour, on apprend la comptine suivante aux élèves: Good, better, best. Never let it rest. Till your good is better and your better, best.

Quelques billets que j’ai écrit sur Singapour au fils des années:


23 mars 2015

Détestable nationalisme Canada Coup de gueule Économie Québec

MondialisationLa semaine dernière, PKP nous a montré le vrai visage du PQ avec sa déclaration sur l’immigration.  Pour les pékystes, les immigrants représentent un corps étranger puisque ceux-ci ne sont pas sympathiques à leur cause nationaliste…  Même si le principal intéressé s’est excusé, ses disciples voient toujours les immigrants comme des ennemies de leur nation.

En passant, savez-vous quelle est la langue maternelle la plus parlée par les immigrants en Alberta ?

Il ne s’agit pas de l’anglais, mais du… tagalog un dialecte venant des Philippines ! En fait, l’Alberta accueille presque deux fois plus d’immigrés parlant le tagalog que l’anglais !  Pourtant, en Alberta, j’ai n’ai pas entendu de politiciens dire que l’immigration menaçait leur identité.  Il semble que ce genre de niaiserie soit exclusif à nos politiciens.

Au Québec, près de 60% des immigrants parlent le français. En Alberta, 23% des immigrants parlent le tagalog.  Pourtant, en Alberta les immigrants ont un taux de chômage qui est seulement 15% plus élevé à celui des gens nés au Canada (4,5% vs. 5,3%). Au Québec, cette proportion est de 36% (7,1% vs. 11,1%)!

Bref, l’Alberta nous rappelle qu’au-delà des conneries des pékystes, le meilleur programme pour intégrer les immigrants c’est…  le travail, pas le nationalisme ethnique !


23 mars 2015

Le trou sans fond… Canada Économie En Chiffres Québec

La nouvelle est vieille, mais elle est trop importante pour ne pas lui consacrer un billet.

Le 11 mars, le Centre sur la productivité et la prospérité des HEC a publié une étude exhaustive sur la dette québécoise. L’originalité de cette étude tient au fait qu’on a calculé la dette du Québec en utilisant toutes les définitions possibles, ce qui permet de répondre aux gauchistes qui veulent minimiser la dette du Québec en voulant nous faire croire que le Québec à une « bonne dette ».

Voici donc la dette du Québec selon les 4 définitions suivantes:

  • Dette directe consolidée
  • Dette brute
  • Dette nette
  • Dette de consommation

Tout d’abord la dette directe consolidée i.e. la dette contractée par le gouvernement sur les marchés financiers:

Dette Québec Dette Québec

La dette brute i.e. dette directe consolidée plus passif net au titre des régimes de retraite moins le Fonds des générations:

Dette Québec Dette Québec

La dette nette i.e. dette brute moins actifs financiers nets:

Dette Québec Dette Québec

Et finalement la dette de consommation i.e. dette nette moins valeur des immobilisations nettes (routes, hôpitaux, bâtiments et autres immobilisations du gouvernement):

Dette Québec Dette Québec

Oublier les histoires de bonne dette de la gauche. Peu importe comment la dette est calculée, plus souvent qu’autrement le Québec est la pire des provinces canadiennes.  D’ailleurs, si le Québec était un pays, nous serions le 9e plus endetté de la planète, devancé par des champions comme la Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Espagne ou la France…

Et pendant ce temps, le messie du PQ nous dit que « l’objectif de l’indépendance est de maintenir le modèle québécois »…  Il faut donc faire l’indépendance pour sauver le modèle économique qui a fait du Québec le tiers-monde de l’Amérique du Nord…  À n’y rien comprendre, c’est comme si on demandait à un docteur un médicament pour renforcer notre cancer…

Source:
Centre sur la productivité et la prospérité du Québec
L’heure juste sur la dette du gouvernement du Québec


19 mars 2015

Libéralisme et socialisme Économie En Citations Philosophie

Winston Churchill

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Le socialisme et le capitalisme veulent la même chose. Mais cette citation de Churchill nous rappelle que les moyens diffèrent radicalement…

« Le socialisme cherche à abattre la richesse, le libéralisme à supprimer la pauvreté. Le socialisme exalte le règlement, le libéralisme exalte l’homme. Le socialisme attaque le capital, le libéralisme attaque les monopoles. »


19 mars 2015

L’économie vue à vol d’oiseau Canada Économie En Chiffres Mondialisation Québec

Dans les grandes villes, les aéroports sont des poumons économiques. Ils représentent une porte d’entrée capable d’accueillir la planète. Ils permettent les échanges économiques et les échanges d’idées. Une ville ne peut pas être dynamique sans avoir un aéroport dynamique, c’est une condition sine qua non.

Partant de ce principe, j’ai voulu savoir où se trouvaient les aéroports dynamiques au Canada. J’ai donc sélectionné les 20 plus gros aéroports du pays pour ensuite calculer le nombre de passagers transitant dans cet aéroport par habitant. Le résultat est très intéressant:

Aéroport Canada

Première constatation, on peut avoir un aéroport extrêmement dynamique sans nécessairement habiter une grosse ville.  Par exemple, Vancouver, Victoria, Fort McMurray et St-John’s se classent tous devant Toronto.

Ensuite, on peut voir que le Québec n’est pas à la hauteur.  Montréal se classe en milieu de peloton et Québec est avant-dernier, devançant uniquement la ville de London…  À Québec, on aura beau se péter les bretelles avec un nouveau record d’achalandage, n’en reste pas moins que Labeaumegrad est incapable de compétitionner avec des villes comme…  Winnipeg !

Source:
Statistique Canada
Tableau 401-0044


18 mars 2015

Les Canadiens achetés par le Qatar… Économie En Vidéos France Mondialisation

Le Paris Saint-Germain (PSG), le club de soccer le plus prestigieux de France, la propriété d’un fonds d’investissement qatari depuis 2011… C’est Nasser Al-Khelaïfi qui est le directeur général du club. Ici, aurait-on laissé des gens du Moyen-Orient acheter les Canadiens ?

Discussion sur le PSG, le Qatar et la mondialisation à la télé française. Discussion que nous ne pourrions JAMAIS avoir au Québec à cause de notre analphabétisme économique et de la pensée unique ambiante anticapitaliste…

« Et si la capitale, et donc la France, réalisait que l’on peut construire quelque chose de merveilleux, de courageux, d’enthousiasmant avec du pognon venu du Qatar, des Brésiliens, des Argentins, des Italiens, un Suédois sur le terrain ? Parce qu’à la fin, c’est la capitale qui brille. Ce que l’on accepte quand des jeunes gars courent en short, ne serait-il pas temps de l’accepter pour le capital, les entreprises et l’investissement ? »

P.-S. Au Québec, on fait un caca nerveux quand un Ontarien veut acheter un câblodistributeur ou quand un américain veut acheter une quincaillerie.


18 mars 2015

Économies néolibérales Canada Économie En Chiffres Mondialisation

Dans la supposée plateforme électorale de Pierre Karl Péladeau, on parle de développer la « souveraineté économique du Québec », un concept fumeux qui signifie réellement que le Québec devrait mettre en place des mesures protectionnistes, question de s’isoler un peu plus du reste du monde. Au Québec, les nationaleux préfèrent les petits poissons dans les petits lacs plutôt que les gros poissons pouvant nager dans l’océan.

Pour bien comprendre à quel point l’avenir se trouve dans les politiques néolibérales plutôt que dans les politiques protectionnistes, il faut voir comment a évolué le prix des vêtements au Canada depuis plus de vingt ans. Au Canada, jusqu’en 1995, nous avions un système équivalent à la gestion de l’offre dans le marché des vêtements i.e. le gouvernement rendait quasiment impossible l’importation de vêtements produits à l’étranger, nous devions donc acheter en grande partie des vêtements canadiens. Entre 1995 et 2004, en vertu des accords de libre-échange, le Canada a graduellement aboli les quotas qui sont finalement complètement disparus en 2005.

Inflation Canada

L’indice des prix à la consommation a constamment augmenté depuis le début des années 90, une augmentation considérable de 50%.  Par contre, le prix des vêtements n’a pas subi la même tendance.  La diminution graduelle des quotas et leur abandon complet à partir de l’année 2005 ont permis non seulement de contrer l’augmentation du prix des vêtements, mais d’en diminuer le coût réel.  Aujourd’hui, les vêtements sont 0,9% moins chers qu’au début des années 90.

En bref, si les pressions inflationnistes ont fait augmenter le prix de presque tous les biens de consommation, depuis 1995, des pressions déflationnistes ont fait diminuer le prix nos vêtements ! On peut bien sûr déplorer les nombreuses mises à pied dans l’industrie du textile au Canada, mais on devrait surtout se réjouir des économies substantielles réalisées depuis l’abandon des mesures protectionnistes. L’argent épargné par les millions de Canadiens achetant des vêtements compense amplement pour les quelques milliers d’emplois perdus.  Imaginez si le prix de nos vêtements avait suivi la même tendance que l’inflation, aujourd’hui une paire de jeans à 100$ serait vendue 150$.

Voilà pourquoi on doit combattre toutes les politiques protectionnistes; celles-ci finissent toujours par appauvrir la population même si au départ leurs intentions sont louables.

Source:
Statistique Canada
Tableau 326-0022


18 mars 2015

Les mirages péquistes Économie Environnement États-Unis Revue de presse

Lincoln Journal Star

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Toyota vs. Tesla: another step for hydrogen
Lincoln Journal Star

Toyota last week officially rolled out what it’s betting will mark « a turning point » in automotive history — a sleek, affordable, eco-friendly « future » car that can drive for 300 miles, takes less than five minutes to charge and comes with three years of free fuel.

Toyota’s Mirai (meaning « future » in Japanese) will be one of if not the first mass-market car to run on hydrogen fuel cells, which convert compressed hydrogen gas to electricity, leaving water vapor as the only exhaust. The sedan will need only about three minutes to get back to full charge, instead of being plugged in all night, like most electric cars, a huge boon for convincing the world’s drivers to convert to a cleaner ride.

But the green technology has found a surprisingly forceful critic in Elon Musk, the electric-car pioneer and founder of Tesla Motors, maker of battery-powered cars like the Model S. Musk has called hydrogen fuel cells « extremely silly » and « fool cells. » His main critique is that hydrogen is too difficult to produce, store and turn efficiently to fuel, diverting attention from better sources of clean energy.

But Toyota, one of Big Auto’s few pioneers of fuel-efficient cars like the Prius hybrid, has not let Musk’s aggression stand. Bob Carter, a Toyota senior vice president, slapped back at Musk and his focus on battery-powered cars: « If I was in a position where I had all my eggs in one basket, I would perhaps be making those same comments. »

The electric-car infighting has opened up a huge division over the future of zero-emission cars. Although they make little sense anywhere else now but California, home of the nation’s few hydrogen refueling stations, Toyota and its home country of Japan are investing heavily into ushering in what Prime Minister Shinzo Abe has called the world’s « hydrogen era. »

Les péquistes sont obsédés par l’électrification des transports, pourtant, on ne sait même pas si la voiture électrique sera celle du futur…

Laisseriez-vous les péquistes prendre un risque énorme en pariant votre argent sur une technologie au futur encore incertain ?