Antagoniste


16 avril 2014

Les élections ont des conséquences Canada Économie Élection 2014 En Chiffres Québec

Dans la foulée du déclenchement des élections, je vous avais parlé de l’augmentation très inquiétante du coût d’emprunt pour le Québec (i.e. le service de la dette). À cette époque, les marchés financiers anticipaient une victoire du PQ.

Provenant directement d’un terminal bloomberg d’un de mes contacts, voici comment le coût d’emprunt pour le Québec et l’Ontario a évolué durant la dernière campagne électorale. Dans le premier graphique, on peut voir l’évolution des taux depuis le 2 janvier 2014 jusqu’au 14 avril 2014. Le second graphique correspond à l’écart (spread) entre les taux ontariens et québécois.

Dette Québec

Dette Québec

Au déclenchement des élections, l’écart avec l’Ontario a bondi de manière inquiétante, à ce moment, la plupart des gens donnaient la victoire au PQ avec un gouvernement majoritaire.  Par contre, la publication d’un premier sondage CROP qui donnait une courte victoire au PLQ a renversé cette tendance.  Cette diminution des taux s’est accélérée quand un sondage Léger a évoqué la possibilité d’un gouvernement libéral majoritaire.  Quand le PLQ a officiellement été élu le 7 avril dernier, nous avons presque retrouvé l’écart qui avait été observé en début d’année.

Même si on aime souvent dire que le PLQ et le PQ c’est blanc bonnet, bonnet blanc, il faut réaliser que les marchés financiers et les investisseurs ne voient pas les choses du même oeil. S’il est vrai que les programmes se ressemblent, il y a des « adultes » au PLQ qui sont capables de réassurer les marchés financiers en réduisant les possibilités de dérapages.

Je ne dis pas que le salut économique du Québec passe obligatoirement par le parti libéral, la CAQ aurait sans doute fait aussi bien, peut-être même mieux. Par contre, je dis que le PQ est devenu un parti qui a un effet délétère sur l’économie du Québec.


16 avril 2014

Pas de panique Économie Environnement International Revue de presse

Financial Times

-

Bogus prophecies of doom will not fix the climate
Financial Times

According to Monday’s report by the Intergovernmental Panel on Climate Change, a further warming of 2C could cause losses equivalent to 0.2-2 per cent of world gross domestic product. On current trends, that level of warming would happen some time in the second half of the 21st century. In other words, half a century of climate change is about as bad as losing one year of economic growth.

Since the start of the crisis in the eurozone, the income of the average Greek has fallen more than 20 per cent. Climate change is not, then, the biggest problem facing humankind. It is not even its biggest environmental problem. The World Health Organisation estimates that about 7m people are now dying each year as a result of air pollution. Even on the most pessimistic estimates, climate change is not expected to cause loss of life on that scale for another 100 years.

The writer is a professor at the University of Sussex and Vrije Universiteit in Amsterdam, and has served on the IPCC since 1994

Adopter des mesures coûteuses et inefficaces en prétextant qu’il est urgeant d’agir pour contrer un possible réchauffement climatique est probablement la pire des attitudes…


15 avril 2014

Qu’est-ce que la justice sociale Économie En Vidéos Philosophie

« Social Justice » is a term you hear almost every day. But did you ever hear anybody define what it actually means? Jonah Goldberg of the American Enterprise Institute tries to pin this catchall phrase to the wall. In doing so, he exposes the not-so-hidden agenda of those who use it. What sounds so caring and noble turns out to be something very different.


15 avril 2014

La loi du moindre effort Coup de gueule Économie France Revue de presse

The Guardian

-

When the French clock off at 6pm, they really mean it
The Guardian

Just in case you weren’t jealous enough of the French already, what with their effortless style, lovely accents and collective will to calorie control, they have now just banned bosses from bothering them once the working day is done.

Well, sort of. Après noticing that the ability of bosses to invade their employees’ home lives via smartphone at any heure of the day or night was enabling real work hours to extend further and further beyond the 35-hour week the country famously introduced in 1999, workers’ unions have been fighting back. Now employers’ federations and unions have signed a new, legally binding labour agreement that will require employers to make sure staff « disconnect » outside of working hours.

Under the deal, which affects around 250,000 employees in the technology and consultancy sectors (including the French arms of Google, Facebook, Deloitte and PwC), employees will also have to resist the temptation to look at work-related material on their computers or smartphones – or any other kind of malevolent intrusion into the time they have been nationally mandated to spend on whatever the French call la dolce vita. And companies must ensure that their employees come under no pressure to do so.

Rendons à César ce qui appartient à César… Quand on leur demande de trouver des moyens pour rendre des travailleurs non productifs, les syndicats sont capables d’une grande efficacité…


14 avril 2014

Les petits politiciens Coup de gueule Québec

indigneGhislain Bolduc était le député libéral de Mégantic lors de l’été 2013, soit au moment de la tragédie de Lac-Mégantic. Lundi dernier, Ghislain Bolduc a été réélu avec une plus forte majorité qu’en 2012.

Dans les jours qui ont suivi sa réélection, Ghislain Bolduc, qui était pourtant le député de cette circonscription au moment de la tragédie, a déclaré que le PQ l’avait délibérément écarté des processus de consultation et de prise de décisions suite au déraillement tragique à Lac-Mégantic. Cette situation a bien évidemment choqué le député libéral.

La mairesse Colette Roy Laroche de son côté a trouvé normal qu’on tienne le député libéral à l’écart. Celle-ci a déclaré:

« Je pense sincèrement que le PQ a agi comme bien d’autres gouvernements auraient agi dans les circonstances. Dans d’autres dossiers que le nôtre et dans d’autres régions, je crois que c’est habituel de voir un député adverse être un peu mis de côté par le gouvernement au pouvoir ».

Est-ce habituel de voir un député adverse être mis de côté suite à une tragédie ?  Est-ce que les autres gouvernements agissent de cette manière ?

Lors du printemps 2011, de graves inondations ont frappé la Montérégie.  Voici comment Jean Charest, le premier ministre libéral, s’est comporté à l’époque:

M. Charest rencontrait samedi à Saint-Jean-sur-Richelieu une dizaine de maires de la région affectée depuis plusieurs semaines par de graves inondations. Le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, était à ses côtés. Les députés péquistes de Saint-Jean, Dave Turcotte, et d’Iberville, Marie Bouillé, étaient également présents.

Contrairement à ce que certains racontent, il est anormal de tenir un député adverse à l’écart durant une tragédie.  Confronté à un drame, Jean Charest avait refusé de faire de la petite politique…

La question que l’on peut se poser: le PQ a-t-il essayé de se faire du capital politique en utilisant la tragédie de Lac-Mégantic pour tenir un député adverse à l’écart?  La petite politique, ultimement, c’est ce qui a coulé le PQ lors de la dernière élection…


14 avril 2014

Les taxes et la légalisation Économie États-Unis Revue de presse

The Washington Times

-

Marijuana black market still thrives in Colorado, where pot is legal
The Washington Times

Just because marijuana is legal in Colorado doesn’t mean the black market for the drug has disappeared. Rather, the opposite, police officials said.

“[Legalization] has done nothing more than enhance the opportunity for the black market,” said Lt. Mark Comte of the Colorado Springs police vice and narcotics unit, in The Associated Press. “If you can get it tax-free on the corner, you’re going to get it on the corner.”

Police are concerned that recent escalations in violence are tied to the legal recreational pot sales market. But their fears are only based on anecdotal evidence; nobody in state or federal government agencies is tracking the numbers of violent crimes that are tied to the marijuana market, AP reported.

Yet Washington police say they’re prepping for similar black market impacts in their state.

“There’s going to be a black market here,” said Cmdr. Pat Slack of the Snohomish Regional Drug/Gang Task Force, outside Seattle, in the AP report. “There will be drug rip-offs and the drug debts that haven’t been paid. All of that is going to stay.”

Bref, il ne sert à rien de légaliser la marijuana si c’est pour la taxer puisque le crime organisé aura toujours la possibilité d’écouler une marchandise moins chère, puisque… non taxée.


10 avril 2014

La valeur refuge Économie Élection 2014 Québec Revue de presse

The Globe And Mail

-

Decisive Liberal win brings economic ‘stability’ to Quebec: economists
The Globe And Mail

The election of a majority Liberal government in Quebec and the decisive defeat of the separatist Parti Québécois signal a turn to greater economic stability and enhanced credibility on the fiscal front in the province, observers say.

“Suffice it to say that the sovereignty issue was all but put to bed last night,” BMO Nesbitt Burns chief economist Douglas Porter said in a note Tuesday. “From an economic perspective, a majority government (and silencing of referendum talk) returns some political stability back to Quebec, which is a clear positive for the flagging economy,” he said, pointing out that the Canadian dollar is modestly stronger Tuesday morning at $1.092 (U.S.).

“Certainly from a foreign investor perspective, they are more comfortable with the idea of the separation issue fading into the background,” said David Watt, chief economist with HSBC Canada. “We still need foreign investment having a strong confidence in Canada.”

“You’ve got four years of stability,” Mr. Mack said about Quebec. But he added that a key driver of market sentiment will be the first Liberal government budget and how determined it is about putting the province’s fiscal house in order. Mr. Porter said to expect the Liberal government of Philippe Couillard to target a budget surplus by 2015-16, mostly through a freeze on spending.”

The “election of a strong majority government increases certainty surrounding government policy since budgets and other key legislation can be passed without support from opposition parties,” Toronto-Dominion Bank economic analyst Sonny Scarfone said in a note Tuesday.

Même si on aime souvent dire que le PLQ et le PQ c’est blanc bonnet, bonnet blanc, il faut réaliser que les marchés financiers et les investisseurs ne voient pas les choses sous cet oeil. S’il est vrai que les programmes se ressemblent, il y a des « adultes » au PLQ qui sont capables de réassurer les acteurs économiques. Contrairement au PQ, vous pouvez être certains que le PLQ n’oubliera pas de nommer un ministre du revenu


9 avril 2014

Les années Couillard Économie Élection 2014 Québec

Charest réingénierie
YGRECK

Est-ce qu’il aurait été préférable d’élire un gouvernement libéral minoritaire lundi dernier ?

C’est la première question qui se pose quand on pense à l’élection de Philippe Couillard au poste de premier ministre. Un gouvernement minoritaire aurait eu des avantages certains. La balance du pouvoir appartenant à la CAQ, le parti de François Legault aurait pu tempérer les élans dépensiers qui nous ont si souvent déçus chez les libéraux.

Par contre, dans le contexte de la commission Charbonneau, un gouvernement minoritaire aurait tenu tout au plus 12 mois. Autrement dit, le Québec aurait dû passer au travers une autre campagne électorale portant sur l’intégrité, les prête-noms, Arthur Porter et probablement la charte. Une autre année complète à tourner en rond. En ce sens, un gouvernement majoritaire apportera une stabilité qui fera du bien à tout le monde.  Sans compter que François Legault pourra utiliser les 4 prochaines pour faire de la CAQ l’alternative naturelle au PLQ.  En 2007, l’élection d’un gouvernement minoritaire a eu pour conséquence que l’équipe de Mario Dumont a manqué de temps pour préparer l’élection qui allait suivre.

Mais avant d’aller plus loin au sujet du gouvernement de Philippe Couillard, je veux faire un détour en 2003, lors de l’élection de Jean Charest…

En 2003, l’un des premiers gestes du PLQ au lendemain de son élection avait été de demander une vérification des états financiers du gouvernement à Guy Breton, l’ancien vérificateur général. Lors de cette vérification, on découvre un trou de 4,3 milliards de dollars dans le budget du gouvernement précédent…

C’est suite à la découverte de ce manque à gagner que Jean Charest parle pour la première fois de la nécessité de procéder à une « réingénierie de l’État » pour sauver le Québec de la faillite (contrairement à la croyance populaire, la promesse de réingénierie n’a jamais été faite durant la campagne électorale, elle est venue après l’élection du gouvernement).

L’opération est lancée par Jean Charest le 4 juin 2003 lors de son discours inaugural dans lequel il déclare:

« Le Québec est à l’heure des décisions. Nous sommes arrivés au bout d’un modèle de fonctionnement. Ce modèle a été créé il y a une quarantaine d’années par de grands Québécois. Il nous a permis d’aller loin. Mais nous devons maintenant le revoir pour continuer à progresser. [...]

L’État québécois, qui a donné le signal de notre émergence parmi les sociétés les plus modernes du monde, a vieilli. Il se trouve aujourd’hui en décalage face aux citoyens. Il ne parvient plus à répondre efficacement à leurs besoins. Et les Québécois en font les frais tous les jours. Il fait de nous les citoyens les plus taxés du continent. Il place notre niveau de vie au 52e rang sur 60 États et provinces du nord du continent. Cet État mal adapté nous coûte 37 % plus cher qu’en Ontario et 25 % plus cher que dans le reste du Canada.

Il s’en trouvera peut-être pour dire que c’est là le prix de notre différence. Nous refusons cette analyse. Notre différence n’est pas une taxe. Je pense plutôt que c’est le prix payé par les Québécois pour des gouvernements qui ont manqué à leur devoir; à leur devoir de réviser périodiquement leurs façons de faire, comme tous les citoyens ont dû le faire, que ce soit dans leur travail, leur entreprise, dans leur foyer et leur famille.[...]

Pendant combien de temps l’État québécois peut-il exiger davantage de sacrifices de ses citoyens que de lui-même? Pendant combien de temps l’État québécois peut-il continuer à tout taxer et à se mêler de tout avec, pour résultat, de souvent faire les choses à moitié?

C’est sur la base de ces principes de gestion que nous inaugurerons six grands travaux qui seront le coeur de la réingénierie de l’État québécois. »

On connaît la suite des choses… La réingénierie a été le plus grand flop de la carrière politique de Jean Charest.

Par contre, à la défense de premier ministre, on pourrait dire qu’il a été en avance sur ton temps.  En 2003, les Québécois faisaient leurs tout premiers pas sur l’axe gauche-droite et ils n’étaient pas outillés pour recevoir et comprendre un tel discours.  Leur attention ayant été monopolisée par les questions constitutionnelles depuis plusieurs décennies, on oublie que sur les questions de politiques publiques les Québécois sont partis de très loin.  Un énorme travail de pédagogie a été réalisé depuis et 11 ans plus tard, la réception à ce genre de discours serait probablement tout autre.

Pourquoi je vous parle de ça ?

Parce que tout comme Jean Charest, Philippe Couillard a débuté son mandat en demandant une vérification des états financiers du gouvernement précédent.  Qui sait, avec un peu de chance on trouvera peut-être un trou dans le budget et Philippe Couillard aura peut-être le courage de faire la réingénierie promise par Jean Charest…

P.-S. Dans un an presque jour pour jour, les conventions collectives du secteur public arriveront à échéance…


7 avril 2014

Je me croise les doigts Coup de gueule Élection 2014 En Vidéos Québec

Je me croise les doigts en espérant que c’est la dernière élection où on pourra voir ce genre de démonstration pathétique…

Petits artistes pour un petit Québec…


7 avril 2014

Les temps sont durs au Québec Canada Économie Élection 2014 En Chiffres Québec

Lundi dernier, le Bureau du surintendant des faillites du Canada a publié ces chiffres finaux pour l’année 2013, la première année complète avec un gouvernement péquiste. Il est légitime de parler d’un film d’horreur…

Tout d’accord, voici dans quelles mesures l’insolvabilité (faillites et propositions concordataires) a augmenté au Québec dans chacune des provinces:

Faillite Québec

C’est le Québec qui a enregistré la pire performance.  Pendant que la majorité des provinces réduisaient leurs problèmes d’insolvabilité, au Québec ils ont bondi de 11,2% !  En 2013, 34% des faillites et propositions concordataires sont survenues au Québec même si la province ne représente que 24% de la population canadienne.

Toujours en 2013, voici qu’elle était le taux d’insolvabilité dans chacune des provinces:

Faillite Québec

Le Québec est uniquement devancé par la Nouveau-Brunswick, mais au rythme où vont les choses, nous risquons de finir sur la première marche du podium…  Si le Québec avait eu un taux d’insolvabilité comparable à la moyenne canadienne, il y aurait eu 12 053 faillites et proposition concordataire de moins dans la province en 2013…

N.B. Les chiffres sur l’insolvabilité au Canada pour l’année 2013 ont été publiés le 31 mars dernier.  Malgré la campagne électorale, aucun grand média n’a jugé bon en parler.

Industrie Canada
Bureau du surintendant des faillites Canada


3 avril 2014

Éducation et économie Canada Économie Élection 2014 En Chiffres Québec

Pour faire suite à mon billet d’hier sur l’éducation et l’indépendance, voici un billet sur l’éducation et l’économie, deux autres oubliées de la campagne électorale…

On oublie trop souvent que les dons de charités représentent un rouage important de tout système d’éducation efficace et performant…

Éducation Québec

Dernier…

Selon la « boussole électorale » de Radio-Canada, 79% des Québécois veulent augmenter le taux d’imposition des entreprises (alors que nous sommes déjà la province la plus imposée).  Si on impose plus les entreprises, ces dernières auront encore moins d’argent pour faire des dons aux universités et vous pouvez parier que l’argent qui sera confisqué par le gouvernement se retrouvera partout, sauf dans notre système d’éducation…

Sources:
Statistique Canada
Tableau 477-0058
Tableau 477-0019


3 avril 2014

Les régions… Coup de gueule Économie Élection 2014 Gauchistan Québec

Le Nord-Est

-

«Rambo» votera pour le PQ
Le Nord-Est

«En tant que père de famille nord-côtier qui ne veut pas voir ses beaux villages de la Côte disparaître et ses villageois se déchirer, je me dois impérativement de voter pour le Parti québécois par chez nous! Nous n’avons pas le choix si nous voulons garder une petite chance de sauver notre région du capitalisme qui est en train de s’y installer», a écrit Bernard Gauthier, en fin d’après-midi sur sa page Facebook, dans un long statut truffé de fautes.

Il affirme «que la chasse au représentant syndical est ouverte sur la Côte-Nord». Il critique la Loi 33 sur le placement syndical «qui est en train de nous faire crever chez nous». «En deux ans, le gouvernement libéral, Lise Thériault en tête et Diane Lemieux, ont réussi à tout démolir de façon à donner à tous les entrepreneurs le pouvoir d’abuser de nos travailleurs de l’industrie […] C’est pas compliqué, ce gouvernement (libéral) a voulu abolir toutes formes de syndicalisation au Québec», poursuit le syndicaliste.

Sans commentaire…


2 avril 2014

La corruption Économie Élection 2014 En Citations Philosophie Québec

Commission Charbonneau

-

Il y a près de deux milles ans, le sénateur et historien romain Tacitus écrivait le rapport de la commission Charbonneau.  Le voici dans son intégralité:

« Plus il y a de lois, plus l’État est corrompu. »


2 avril 2014

Éducation et indépendance Canada Économie Élection 2014 En Chiffres Québec

Pourquoi ne pas parler d’éducation et d’indépendance; un mélange d’un des sujets les moins présents avec l’un des sujets les plus présents dans la campagne électorale !

Tout d’abord, voici l’argent dépensé par les provinces pour l’éducation post-secondaire:

Éducation Québec

Comment le Québec peut-il être simultanément une des provinces qui taxent le plus tout en étant une des provinces qui met le moins d’argent dans son système d’éducation post-secondaire…  Deux réalités difficilement conciliables…

Notons que les frais de scolarité ne sont pas inclus dans ces chiffres.  Quand on les prend en considération, l’Île-du-Prince-Édouard et l’Ontario passent devant le Québec. Autre fait intéressant, au début des années 2000, Terre-Neuve dépensait 8 001$ par étudiant temps plein. Aujourd’hui, cette somme est passée à 21 051$ par étudiant temps plein.  Ce bond spectaculaire (+163%) correspond avec le début de l’exploitation du pétrole par cette province.

Autre élément intéressant, voici la part du fédéral dans le financement de l’éducation post-secondaire:

Éducation Québec

La seule province avec un mouvement indépendantiste est aussi celle qui dépend le plus de l’argent du fédéral pour financer son éducation post-secondaire…  Encore une fois, deux réalités difficilement conciliables…

Sources:
Statistique Canada
Tableau 477-0058
Tableau 477-0019


2 avril 2014

L’intégrisme vert Élection 2014 Environnement Europe Québec Revue de presse

The Guardian

-

James Lovelock: environmentalism has become a religion
The Guardian

Environmentalism has « become a religion » and does not pay enough attention to facts, according to James Lovelock.

The 94 year-old scientist, famous for his Gaia hypothesis that Earth is a self-regulating, single organism, also said that he had been too certain about the rate of global warming in his past book, that « it’s just as silly to be a [climate] denier as it is to be a believer” and that fracking and nuclear power should power the UK, not renewable sources such as windfarms.

Speaking to the Guardian for an interview ahead of a landmark UN climate science report on Monday on the impacts of climate change, Lovelock said of the warnings of climate catastrophe in his 2006 book, Revenge of Gaia: « I was a little too certain in that book. You just can’t tell what’s going to happen. »

“It [the impact from climate change] could be terrible within a few years, though that’s very unlikely, or it could be hundreds of years before the climate becomes unbearable, » he said.

Talking about the environmental movement, Lovelock says: « It’s become a religion, and religions don’t worry too much about facts. » The retired scientist, who worked at the Medical Research Council, describes himself as an « old-fashioned green. »

L’intégrisme vert est la religion la plus dangereuse pour l’économie du Québec. C’est aussi la seule religion qui est n’est pas séparée de l’État et qui n’est pas ciblée par la charte du régime péquiste…