Antagoniste


20 août 2014

Le modèle syndical Économie En Vidéos États-Unis Québec

C’est en anglais et l’auditoire ciblé est américain, n’en reste pas moins que ça décrit parfaitement la situation des syndicats du secteur public au Québec, notamment sur l’enjeu épineux des fonds de pension:


20 août 2014

L’abus syndical Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Un régime de retraite à prestations déterminées, c’est un peu la Cadillac des régimes de retraite. Ce type de régime est conçu de sorte à fournir un revenu de retraite, peu importe les variations dans la situation économique, le rendement des placements et les taux d’intérêt. Il va sans dire que ce type de régime est très coûteux.

Voici qui a un régime de retraite à prestations déterminées au Québec (n.b. dans la catégorie « secteur privé », on ne tient compte que des entreprises de plus de 200 employés qui ne représentent que 0,8% des entreprises au Québec).

Syndicat Québec
Administration municipale – 25 000 habitants et plus

Le secteur public s’en sort beaucoup mieux que le secteur privé. De plus, garder en tête que le secteur privé ne tient compte que des entreprises de plus de 200 employés, ce qui exclut 99,2% des entreprises québécoises. Il va sans dire que plus une entreprise est petite, plus les régimes de retraite à prestations déterminées sont rares.

Voici maintenant la pièce de résistance: la cotisation des employeurs dans les régimes à prestations déterminées, porter attention aux administrations municipales (et encore une fois, le secteur privé n’est représenté que par les entreprises de plus de 200 employés):

Syndicat Québec
Administration municipale – 25 000 habitants et plus

Dans les administrations municipales, l’employeur (nous) verse en moyenne 11 574$ dans le fonds de pension de chaque employé tous les ans !  Dans le secteur privé, cette somme n’est que de 5 776$.  De plus, même si personne n’en parle en ce moment, un ménage semble aussi s’imposer dans les entreprises publiques (Hydro-Québec, Loto-Québec, SAQ…).  La cotisation annuelle par employé de 14 466$ est tout simplement inconcevable !

On pourrait ramener tout le monde au niveau des fonctionnaires québécois, à 4 117$.  Ceux-ci ont accepté le principe des contributions 50-50 au début des années 80. À ceux qui penseraient que la cotisation reçue par les  fonctionnaires québécois est plutôt maigre, je vous réfère au premier graphique: ils sont couverts à 100% contre seulement à 48,4% pour le secteur privé (avec plus de 200 employés).

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Les régimes complémentaires de retraite : portrait des entreprises québécoises de 200 employés et plus


20 août 2014

Un problème universel Économie États-Unis Revue de presse

The Seattle Times

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Court: State can nix public pension increases
The Seattle Times

The Legislature had the right to eliminate state employee pension increases that were approved during the stock market boom of the 1990s, the Washington Supreme Court said unanimously Thursday in two decisions that save the state billions of dollars but leave many public employees feeling cheated.

In twin rulings, the court found lawmakers were within their rights in 2007 when they repealed a « gain-sharing » benefit that paid employees more when investment returns on pension trust funds exceeded expectations, and in 2011 when they repealed automatic cost-of-living adjustments for certain retirees.

In each case, the Legislature had reserved the right to eliminate the benefits in the future, the court said, reversing two lower-court rulings.

« I don’t think having to take away these benefits was something anyone enjoyed, » said Sen. Barbara Bailey, an Oak Harbor Republican who chairs the Legislature’s Select Committee on Pension Policy. « But had we not done this, or had it not been upheld, the cost to the state would have been in the billions. »

The cost-of-living adjustment at issue was approved in 1995. It provided for 3 percent annual increases in retirees’ monthly retirement payments.

Un petit rappel aux syndicats québécois que les problèmes de fonds de pension sont universels et que partout les politiciens sont obligés de revoir les promesses qui ont été faites pour ne pas saigner les contribuables.


19 août 2014

La libre négociation… Coup de gueule Québec Terrorisme

Au plus fort la pocheCet été, j’avais un préjugé favorable envers les syndicats d’employés municipaux. On ne pouvait pas renier notre signature au bas des conventions collectives qui avaient été signées, des promesses avaient été faites et il fallait honorer notre parole.

Depuis, j’ai été agacé par l’arrogance crasse de la classe de boomers gauchistes (des exemples ici et ici) qui s’indigne que l’on puisse remettre en question leurs acquis. Au lieu de nous dire « merci » d’avoir fait des sacrifices pour qu’ils puissent avoir de gros salaires et de grosses pensions, on se fait plutôt dire « paye, farme ta yeule pis mange d’la marde ».  Devant aussi peu de gratitude, on éprouve quelques doutes quand vient le temps d’honorer sa parole…

Puis, lundi soir, les employés municipaux de Montréal ont eu la bonne idée de saccager l’hôtel de ville…  Devant de tels gestes, on se demande si les conventions collectives signées dans un pareil contexte sont le fruit de la « libre négociation » ou celui de la violence et l’intimidation, le cas échéant honorer sa parole devient beaucoup moins important…

En 1969, Jean Drapeau devait renégocier les conventions collectives des policiers et des pompiers.  Un des éléments de négociation à l’époque était la cotisation de la ville aux régimes de retraite de ses employés. Le 7 octobre 1969, les policiers et pompiers décident de faire la grève.  Les policiers ne travaillant plus, les petits commerçants sont contraints de barricader leurs commerces pour se protéger des vandales. Les chauffeurs de taxi décident d’aller attaquer les bureaux de la « Murray Hill », une compagnie d’autobus; on lance des cocktails Molotov et on échange des coups de feu qui feront un mort. En tout, 456 vols par effraction sont répertoriés au cours de cette seule journée, dont 9 vols de banques, des incendies font aussi rage aux quatre coins de la ville. En une seule journée, les dommages causés par le vandalisme s’élèvent à 12 millions de dollars.  Une loi spéciale forcera le retour au travail des pompiers et des policiers, mais ceux-ci gagnent néanmoins de nombreuses revendications.

Le 31 octobre 1974, les pompiers de Montréal remettent ça avec une grève de 60 heures. Durant cette période, 25 incendies détruisent 75 maisons; un grand incendie détruit complètement le quartier compris entre les rues Wolfe, Amherst, Sherbrooke et Ontario. Les pompiers finissent par retourner au travail après avoir arraché des gains appréciables à la ville.

Le 13 septembre 1993, c’est au tour des cols bleus de faire parler d’eux en défonçant les portes de l’hôtel de ville de Montréal avec des béliers…

Quand on réalise à quel point de nombreux gains des employés municipaux de Montréal ont été arrachés par la violence et l’intimidation, on peut se demander si nous sommes vraiment tenus de respecter notre parole…  Quelle est la valeur d’un contrat que l’on doit signer parce que la personne en face menace de nous casser la gueule ?

Il est peut-être le temps d’enlever aux employés municipaux ce qu’ils ont eu par la force et qu’ils n’auraient jamais dû avoir…  Pourtant, il y a quelques semaines à peine, j’étais sympathique à leur cause, mais un moment donné, trop c’est comme pas assez…

P.-S. En 1993, quand les cols bleus ont défoncé l’hôtel de ville, aucun saccage n’a été commis, car les policiers attendaient les vandales le pied forme de l’autre côté des portes.  Dans les deux semaines qui ont suivi, les policiers ont utilisé les bandes vidéos pour identifier et arrêter les responsables. En 2014, pas de policiers pour s’opposer au saccage, reste à voir s’il y aura des arrestations.


19 août 2014

Liberté de presse Israël Palestine Revue de presse Terrorisme

The Daily Telegraph

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Hamas manipulated and intimidated the media in Gaza. Why was that kept from us?
The Daily Telegraph

The Foreign Press Association (FPA) issued an astonishing protest yesterday about « blatant, incessant, forceful and unorthodox » intimidation of journalists in the Gaza Strip by Hamas. « In several cases, » they complained, « foreign reporters working in Gaza have been harassed, threatened or questioned over stories. » The FPA said this amounted to « denying readers and viewers an objective picture from the ground, » adding « we are also aware that Hamas is trying to put in place a ‘vetting’ procedure that would, in effect, allow for the blacklisting of specific journalists. Such a procedure is vehemently opposed by the FPA. » The statement raises a lot of questions. Here is one: why have British broadcasters not mentioned any of this to their viewers?

Israeli filmmaker Michael Grynszpan described on Facebook an exchange he had had with a Spanish journalist who had just left Gaza. « We talked about the situation there. He was very friendly. I asked him how come we never see on television channels reporting from Gaza any Hamas people, no gunmen, no rocket launcher, no policemen. We only see civilians on these reports, mostly women and children. He answered me frankly: ‘It’s very simple, we did see Hamas people there launching rockets, they were close to our hotel, but if ever we dare pointing our camera on them they would simply shoot at us and kill us.’ »

J’ai souvent vu des journalistes et chroniqueurs québécois utiliser des prétextes frivoles pour accuser Stephen Harper de menacer la liberté de la presse. Par contre, je ne rappelle pas avoir vu de journaliste dénoncer la censure et l’intimidation du Hamas… Tirez-en vos conclusions.


18 août 2014

Sommes-nous idiots ? Coup de gueule Économie Québec

QuébécoisLa fameuse prime d’Yves Bolduc a été l’un des sujets les plus médiatisés de l’été.  Que ce soit à la radio, la télé ou dans les journaux, tout le monde s’est fait un devoir de déchirer sa chemise pour dénoncer une prime de 215 000$.  Selon les chiffres compilés par Influence Communication, le 8 juillet, 10 juillet et 11 juillet, cette nouvelle c’est classé dans le top 3 quotidien des nouvelles les plus médiatisées au Québec.  Pour les semaines du 8 au 14 juillet et du 15 au 21 juillet, Yves Bolduc s’est retrouvé dans le top 5 hebdomadaire.

Parallèlement, cet été Hydro-Québec a aussi annoncé son intention d’augmenter ses tarifs d’électricité de 3,9%.  Cette nouvelle s’est retrouvée dans le top 3 quotidien uniquement à une seule reprise, soit le 6 août au lendemain de l’annonce.  Cette hausse ne s’est jamais hissée dans le top 5 hebdomadaire.

La prime de 215 000$ d’Yves Bolduc représente environ par contribuable.  La hausse de 3,9% d’Hydro-Québec représente de son côté une hausse de près de 90$ par année pour une maison de taille moyenne.

Peut-on m’expliquer pourquoi la prime d’Yves Bolduc a plus scandalisé les Québécois que la hausse demandée par Hydro-Québec; les Québécois sont-ils idiots à ce point ?  M’enfin, le Québec n’est pas devenu l’une des juridictions les plus pauvres de l’Amérique du Nord pour rien.

Le Québec est défocussé,  ici on se scandalise pour des peccadilles au lieu de voir la situation dans son ensemble. Au Québec, gaspiller 215 000$ est un crime abominable.  Mais aller chercher 348 millions de plus dans les poches des Québécois pour nourrir un modèle dépassé, c’est une statistique.


18 août 2014

Le capitalisme entrepreneuriale Économie En Chiffres International Mondialisation

Un entrepreneur c’est quelqu’un qui a eu une bonne idée pour simplifier la vie des gens. Un entrepreneur milliardaire c’est quelqu’un qui a eu une très bonne idée pour simplifier la vie des gens. De plus, les entrepreneurs milliardaires donnent du travail à des milliers de gens au travers leurs entreprises. Voici où se trouvent ces bâtisseurs à l’échelle mondiale:

Capitalisme

Depuis 1996, 1 723 personnes ont été répertoriées dans le classement du Forbes 400 (les 400 personnes les plus riches à l’échelle de la planète).  De ce nombre, 996 ont été des entrepreneurs, soit 57,8%.  Autre élément intéressant, aux États-Unis, 65% des milliardaires sont des entrepreneurs.  Cette proportion n’est que de 42% en Europe.

Faire campagne pour la réduction des écarts de richesse, notamment aux États-Unis, revient à faire campagne contre les gens qui ont réussi !

Source:
EconSTOR
Billionaire Entrepreneurs: A Systematic Analysis


18 août 2014

Folies éoliennes Économie Environnement Europe

Bloomberg BusinessWeek

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German Utilities Bail Out Electric Grid at Wind’s Mercy
Bloomberg BusinessWeek

Germany’s push toward renewable energy is causing so many drops and surges from wind and solar power that more utilities than ever are receiving money from the grids to help stabilize the country’s electricity network.

Twenty power companies including Germany’s biggest utilities, EON SE and RWE AG, now get fees for pledging to add or cut electricity within seconds to keep the power system stable, double the number in September, according to data from the nation’s four grid operators. Utilities that sign up to the 800 million-euro ($1.1 billion) balancing market can be paid as much as 400 times wholesale electricity prices, the data show.

Germany’s drive to almost double power output from renewables by 2035 has seen one operator reporting five times as many potential disruptions as four years ago, raising the risk of blackouts in Europe’s biggest electricity market.

Avis aux politiciens québécois: l’énergie éolienne, c’est un échec partout !


14 août 2014

L’aide du gouvernement Économie En Citations États-Unis Philosophie

Ronald Reagan

Ronald Reagan n’est pas devenu le président préféré des Américains pour rien… Voici comment il voyait l’intervention gouvernementale:

"The nine most terrifying words in the English language are « I’m from the government, and I’m here to help. »"


14 août 2014

Le plat de bonbons Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Quand Jean-François Fortin a quitté le bloc en début de semaine, la majorité des Québécois s’est probablement demandé « le bloc, pourquoi ça existe encore ». La réponse est assez simple, le système de subvention aux partis politiques n’était pas encore totalement éliminé, le Bloc pourra mettre la main sur près de 570 000$ cette année… Tant et aussi longtemps qu’il va avoir un plat avec des bonbons fédéraux, il va avoir un séparatiste pour se mettre la face dans l’assiette et manger comme un cochon.

À ce sujet, voici quelle est la part du budget de chaque parti qui dépend de la subvention fédérale; autrement dit, quel parti dépend le plus de l’argent de nos taxes:

Cochons du Bloc

Le cas du Bloc relève de la tragi-comédie. Nous avons un parti souverainiste qui dépend à 64% de l’argent d’Ottawa pour survivre. Les contributions directes des Québécois à la cause bloquiste ne représentent que 36%.

En bref, le Bloc existe surtout grâce à l’argent du reste du Canada et non pas grâce à l’argent des Québécois. En ce sens, le Bloc est au diapason avec la société québécoise, une société construite sur des valeurs de dépendances et de mendicité.

La fin des subventions au parti politique est prévue pour 2015 et vous pouvez certain que le Bloc disparaîtra uniquement après avoir encaissé le dernier chèque, pas avant.

Sources:
Élection Canada
Rapport financier annuel
Allocations pour:  le premier, deuxième, troisième et quatrième trimestre


14 août 2014

Quand le gouvernement s’en mêle Économie États-Unis Gauchistan Hétu Watch Revue de presse

The Wall Street Journal

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Stimulus for Clunkers
The Wall Street Journal

The annals of failed government programs always yield new surprises, and the latest is one for the ages. The White House can’t even pay people to buy new cars without harming car makers. In a National Bureau of Economic Research working paper this month, economists at Texas A&M return to Cash for Clunkers, the 2009 stimulus fillip that dispensed vouchers worth as much as $4,500 if people turned in their old cars for destruction and bought a new set of wheels. Mark Hoekstra, Steven Puller and Jeremy West report their « striking » finding that the $3 billion program’s two-month run subtracted between $2.6 billion and $4 billion from the auto industry.

The A&M economists had the elegant idea of comparing the buying behavior of Texas drivers who owned cars that barely qualified for cash (those that got 18 miles per gallon of gas or less) and those that barely did not (19 mph). Using state DMV sales records, this counterfactual allowed them to isolate the effects of the Cash for Clunkers incentives and show what would have happened without the program. The two groups were equally likely to purchase a new vehicle over the nine month period that started with Cash for Clunkers, so the subsidy did not create any extra auto business. But in order to meet the fuel efficiency mandate, consumers who got the subsidy were induced to purchase smaller vehicle models with less horsepower that cost on average $2,500 to $3,000 less than those bought by their ineligible peers. The clunkers bought more Corollas, and everybody else more Chevys.

Extrapolated nationally, auto revenues may have plunged by more than what the government spent. And any environmental benefits cannot be justified under the federal social cost of carbon estimate of $33 a ton. Prior research from 2009 and 2013 has shown that the program cost between $237 and $288 a carbon ton.

Le programme Cash for Clunkers a coûté aux contribuables américains 3 milliards de dollars et sa seule réalisation aura été d’appauvrir les constructeurs automobiles de 2,6 à 4 milliards de dollars. C’est fou quand on y pense, dépenser de l’argent des payeurs de taxes pour ralentir l’économie ! La stupidité gouvernementale/keynésienne dans sa plus simple expression. Quand le gouvernement voit une personne se noyer, il ne lui lance pas un gilet de sauvetage, mais un sac de brique !

À l’époque, on avait traité d’idéologue le Tea Party pour avoir critiqué ce programme. L’histoire leur donne raison.


13 août 2014

Le « blocus » israélien Coup de gueule En Images Israël Palestine

Le « blocus » israélien dirigé contre Gaza aurait fait de ce territoire un « camp de concentration » et il serait à l’origine d’un désastre humanitaire qui aurait contraint le Hamas à lancer des roquettes sur des civils israéliens. Dans son infinie sagesse, Radio-Canada n’a pas hésité à tracer un parallèle entre la situation à Gaza et l’holocauste… C’est du moins de cette manière que la gauche voit les choses…

Dans la réalité, voici comment on vivait à Gaza lors du « blocus » (et avant que le Hamas ne déclenche la guerre) et comment on vit à Dadaab, en Afrique, dans un des plus grands camps de réfugiés de l’ONU.

À Gaza À Dadaab
Gaza Dadaab
Gaza Dadaab
Gaza Dadaab
Gaza Dadaab
Gaza Dadaab
Gaza Dadaab
Gaza Dadaab
Gaza Dadaab

Gaza est probablement le premier « camp de concentration » de l’histoire de l’humanité avec des écrans plats, des cafés internet, des boutiques qui débordent d’aliments et un parc d’attractions… Comme « blocus », on a vu bien pire… En réalité, cette station ne devrait surprendre personne, car malgré le « blocus », Israël laisse entrer des tonnes de matériel à Gaza toutes les semaines. M’enfin, peut-être que Le Hamas a décidé de lancer des roquettes sur Israël, car l’internet n’était pas assez rapide ou parce que les Palestiniens n’avaient pas accès à HBO… Sans blague, on est très loin de la réalité du Dadaab…

Pendant que la gauche perd son temps à dénoncer le « blocus » israélien, des gens souffrent véritablement ailleurs, mais ils sont contraints de le faire en silence parce que les Palestiniens ont le monopole de la souffrance. Ce qui compte pour la gauche et les médias ce n’est pas de défendre les innocents, mais plutôt de diaboliser Israël.


13 août 2014

Rentabilité énergétique Économie En Chiffres Environnement International

Quel est le moyen le plus efficace et rentable pour réduire les émissions de gaz à effet de serre associé à la production d’électricité ? Voici la réponse à cette question quand on tient compte du cycle de vie complet des différents types d’infrastructures électriques (tiens compte des coûts de construction, de fonctionnement et d’émissions de gaz à effet de serre de même que des revenus générés par la production électrique):

Énergie Verte

Si l’objectif d’Hydro-Québec est de vendre de l’électricité aux Américains pour que ceux-ci puissent fermer leurs centrales au charbon, les choix les plus rentables auraient été le nucléaire et le gaz naturel.  Chaque année, ces deux formes d’énergie dégagent respectivement des profits de 318 569$ et 535 381$ par MW d’électricité produite.  Avec l’éolien, on perd 25 332$ chaque année par MW d’électricité produite !

Je vous signale que les brillants politiciens québécois, ces puits de connaissance capable d’abreuver les masses laborieuses, ont dit non au nucléaire et au gaz pour tout miser sur l’éolien… Ce n’est pas un hasard si le Québec est devenu un îlot de pauvreté en Amérique…

Source:
Brookings Institution
The Net Benefits of Low and No-Carbon Electricity Technologies


13 août 2014

Vive l’austérité ! Canada Économie Revue de presse

National Post

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How Ottawa cut 25,000 jobs, and the world survived
National Post

Tony Clement is better at his job than anyone gave him credit for, it appears. Tasked with chopping 20,000 jobs from the civil service, he may have overachieved. According to the Treasury Board, which Mr. Clement heads, the actual reduction since 2010 now tops 25,000.

The Globe and Mail, which reported the figures, noted that it equates to a 31% “overshoot.” A spokesperson told the paper that Mr. Clement had cut the required 20,000 jobs specified in the 2012 federal budget. The bonus reductions resulted from “other factors such as retirements and programs coming to an end.”

If 25,000 people lose their jobs and the Parliamentary Budget Office can’t spot the impact, what were those jobs doing in the first place? If NAV Canada had eliminated 25,000 air traffic controllers, you can bet someone would have noticed. Planes would be falling from the skies. If the borders had been denuded of patrol officers, you can bet word would have gotten around and we’d all be smuggling cheap goods back from the U.S. en masse. We might even notice if the foreign service had been shuttered, since a strike by diplomats last year created enough problems that Ottawa agreed to a better pay deal. Mr. Clement even posed for a selfie with the foreign service union’s boss.

But somehow 25,000 positions have been terminated and the planes keep flying, airports remain miserable and passports keep getting issued.

Les conservateurs ont supprimé 25 000 jobs de fonctionnaires, de vraies coupures puisque seulement 5 000 mises à pied viennent de départ à la retraite, et personne n’a pu détecter d’impacts négatifs dans les services à la population… Mon petit doigt me dit qu’on pourrait faire la même chose au Québec…


12 août 2014

Le capitalisme et les sciences humaines Coup de gueule Économie Gauchistan International Revue de presse

Amir KhadirLe sociologue Mathieu Bock-Côté n’aime pas le « capitalisme mondialisé », il semblerait que le capitalisme « capitalisme d’antan » était bien meilleur…

Mais qu’est-ce que le « capitalisme mondialisé », l’antithèse du « capitalisme régionalisé » ? Un Montréalais qui ferait du commerce avec un Trifluvien serait utile à la société, mais par une mystérieuse opération du Saint-Esprit, un Sherbrookois qui ferait du commerce avec un Malaisien serait un paria ? Cette « xénophobie économique » est un trait caractéristique des nationalistes.

Mais qui sont ces méga-riches tant détestés par la gauche ?

  • De la liste du Forbes 400 (les 400 personnes les plus riches) de 1987, 387 sont disparus dans le classement le plus récent i.e. être riche ce n’est pas un titre de « gagnant à vie », il faut travailler pour bâtir et maintenir sa fortune; si oligarchie il y a, elle a des pieds d’argile.
  • Le rendement des fortunes du Forbes 400 est de 2,4%, ce qui est un rendement similaire à celui de la classe moyenne i.e. la classe moyenne a accès aux mêmes véhicules financiers que les riches.
  • Dans le Forbes 400 de 1982, on retrouvait uniquement 40% d’entrepreneurs.  Aujourd’hui, ils représentent 69% des gens dans cette liste i.e. aujourd’hui, la richesse est largement générée par des compétences entrepreneuriales et un entrepreneur fait de l’argent en trouvant un moyen de simplifier la vie des gens !
  • Dans le Forbes 400 de 1982, on retrouvait 60% d’héritiers. Aujourd’hui, ils représentent uniquement 32% des gens dans cette liste i.e. la richesse n’est plus quelque chose qui se gagne par les liens du sang, mais par la sueur !

Selon Mathieu Bock-Côté, le capitalisme était meilleur avant.

Vraiment ?

Le « capitalisme d’antan », qui produisait des riches de manière héréditaires, serait donc supérieur au « capitalisme mondialisé », qui enrichit d’abord et avant tous les entrepreneurs, des gens qui ont bâti leur fortune en étant sensibles aux besoins de la population et qui ont eu une bonne idée capable de rendre plus agréable la vie de millions de gens ?

Moi, je préfère de loin les entrepreneurs du « capitalisme mondialisé » aux aristocrates du « capitalisme d’antan ».

Source:
Tax Foundation
Thomas Piketty’s False Depiction of Wealth in America