Antagoniste


8 avril 2014

Réactions à chaud… Élection 2014 En Vidéos Québec

Le champagne ayant fait son oeuvre lors de notre soirée électorale, je garde mon analyse plus poussée pour les prochains jours…

  • Avec un règne de seulement 18 mois, le PQ a eu le plus court mandat au Québec depuis la confédération.
  • La défaite de Pauline Marois aux mains de Philippe Couillard représente la première victoire d’un chef recrue contre une chef établie depuis 1923.
  • Pour le PQ, c’est la pire récolte de siège depuis 1989 (29 à l’époque).
  • Pour le PQ, c’est le pire vote populaire depuis 1970 (23%).
  • C’est Mario Dumont (je crois) qui a eu les mots les plus justes: le PQ ne peux exister sans on article no.1, le PQ ne peut gagner avec son article no.1…

Philippe Couillard est entré à la Faculté de médecine à l’âge de 16 ans. En 1979 à l’âge de 22 ans, il obtient un doctorat en médecine. Aujourd’hui, il aura la tâche de mettre fin à la politicaillerie et de travailler de manière constructive avec la CAQ de François Legault. Son ton non polarisant lors de la campagne laisse présager de belles choses. François Legault peut sortir la tête haute de cette élection. En récoltant plus de députés que lors de l’élection de 2012 (une chose impensable au déclenchement des élections, une chose dont François Legault peut être très fier), la CAQ a maintenant 4 ans pour convaincre les Québécois qu’elle représente l’alternative naturelle, le gouvernement en attente.

La prochaine élection aura lieu le 1er octobre 2018.

P.-S. Je veux Gaétan Barrette, un médecin, au Conseil du Trésor et Martin Coiteux, un économiste, à la santé !

ENFIN!!!!!


7 avril 2014

Je me croise les doigts Coup de gueule Élection 2014 En Vidéos Québec

Je me croise les doigts en espérant que c’est la dernière élection où on pourra voir ce genre de démonstration pathétique…

Petits artistes pour un petit Québec…


7 avril 2014

Les temps sont durs au Québec Canada Économie Élection 2014 En Chiffres Québec

Lundi dernier, le Bureau du surintendant des faillites du Canada a publié ces chiffres finaux pour l’année 2013, la première année complète avec un gouvernement péquiste. Il est légitime de parler d’un film d’horreur…

Tout d’accord, voici dans quelles mesures l’insolvabilité (faillites et propositions concordataires) a augmenté au Québec dans chacune des provinces:

Faillite Québec

C’est le Québec qui a enregistré la pire performance.  Pendant que la majorité des provinces réduisaient leurs problèmes d’insolvabilité, au Québec ils ont bondi de 11,2% !  En 2013, 34% des faillites et propositions concordataires sont survenues au Québec même si la province ne représente que 24% de la population canadienne.

Toujours en 2013, voici qu’elle était le taux d’insolvabilité dans chacune des provinces:

Faillite Québec

Le Québec est uniquement devancé par la Nouveau-Brunswick, mais au rythme où vont les choses, nous risquons de finir sur la première marche du podium…  Si le Québec avait eu un taux d’insolvabilité comparable à la moyenne canadienne, il y aurait eu 12 053 faillites et proposition concordataire de moins dans la province en 2013…

N.B. Les chiffres sur l’insolvabilité au Canada pour l’année 2013 ont été publiés le 31 mars dernier.  Malgré la campagne électorale, aucun grand média n’a jugé bon en parler.

Industrie Canada
Bureau du surintendant des faillites Canada


7 avril 2014

Fin de cycle Élection 2014 France Québec Revue de presse

Le Monde

La crédibilité du Parti québécois s’effrite
Le Monde

Une question hante le Parti québécois : comment être indépendantiste sans parler d’indépendance ? Son premier objectif reste toujours la réalisation de la « souveraineté » du Québec en quittant le Canada, mais, par crainte d’une nouvelle défaite, il refuse de fixer un calendrier précis. Il est déchiré entre son désir de gouverner la province et son ambition de fonder un pays.

La campagne en vue des élections générales du 7 avril a cruellement rappelé aux péquistes leur paradoxe. Dès qu’il a été question d’indépendance, leur avance dans les sondages a fondu comme neige au soleil. La dissolution de l’Assemblée s’est pourtant faite à l’initiative du Parti québécois, qui croyait que le printemps lui serait favorable.

Si l’indépendance était hors de portée pour le moment, elle entendait poser des gestes d’affirmation nationale et déployer une « gouvernance souverainiste ». Mesure emblématique de ce programme, le gouvernement de Mme Marois avait avancé un projet audacieux, avec l’adoption d’une charte de la laïcité.

Depuis 2006, le Québec débat de son modèle d’intégration, et les discussions orageuses sur l’immigration, le communautarisme, réel ou présumé, ont donné cours à certains débordements. En 2012, Québecor, l’empire médiatique dirigé encore récemment par M. Péladeau, s’est inquiété – comme le fit en France le Front national –, de voir de la viande hallal vendue sans que le consommateur en soit informé, laissant entendre que le rite musulman s’était imposé dans les abattoirs. Ni le groupe Québecor ni M. Péladeau ne partagent les idées de Marine Le Pen, mais une partie de la population s’est sentie stigmatisée.

Même vu de la France, le PQ à l’air d’un parti politique qui a perdu sa raison d’être.

On a aussi parlé de l’élection au Québec dans le magazine britannique The Economist et dans le Wall Street Journal. Les termes ne sont pas très élogieux, la charte ne donne pas une belle image du Québec à l’étranger…


3 avril 2014

Mon vote Élection 2014 Québec

PéCul

Qui a fait la meilleure campagne ?  François Legault.

Qui est le meilleur chef ?  François Legault.

Qui a été le meilleur en débat ?  François Legault.

Qui a le meilleur programme ?  François Legault.

Par contre, je suis assez réaliste pour admettre que les chances de voir la CAQ former le prochain gouvernement sont minces.  À ceci, ajoutons qu’en 18 mois le PQ a été capable de devenir l’un des pires gouvernements de l’histoire du Québec.  En moins de deux ans, ils ont saccagé l’économie.  Donc, puisque le choix est entre le parti libéral et le parti québécois, mon vote ira au parti libéral.  Même si la campagne de François Legault a été excellente, je ne peux me résoudre à voter pour la CAQ, ce qui aurait pour conséquence de diviser le vote anti-péquiste permettant ainsi à Pauline Marois de se faufiler en tête.  N’oublions pas que le 4 septembre 2012, Pauline Marois est devenue première ministre grâce à la division de ce vote.

Donc, lundi prochain, je vais voter « stratégique », c’est un vote que j’assume puisqu’en refusant de mettre en place un système proportionnel, les politiciens nous obligent à avoir recours à ce type de vote.  Dans ce contexte, le vote stratégique n’a rien de honteux.  Quand les temps sont durs, les investisseurs protègent leur investissement en achetant de l’or, une valeur refuge.  En ce moment, le parti de Philippe Couillard fait office de valeur refuge.

Certaines personnes pourraient par contre se dire qu’entre le PQ et le PLQ c’est blanc bonnet et bonnet blanc.  Les marchés financiers ne sont pas d’accord avec cette analyse puisqu’au moment de déclencher les élections, quand ceux-ci ont anticipé une victoire de Pauline Marois, les taux obligataire sur la dette du Québec ont explosé.  Quand les sondages sont devenus favorables à Philippe Couillard, ces taux ont diminué. Clairement, les créanciers du Québec redoutent plus l’élection d’un autre gouvernement péquiste que d’un gouvernement libéral.

N’oublions pas non plus la menace référendaire. Le PQ a beau promettre qu’il n’y aura pas de référendum tant que les Québécois ne seront pas prêts, la question n’est pas de savoir s’il y aura un référendum, mais quels seront les moyens utilisés pour convaincre les Québécois d’en faire un.  J’imagine un gouvernement dont la priorité ne sera pas l’économie, mais l’utilisation de fonds publics pour créer des chicanes qui profiteront à leur option.

Par contre, je dois être honnête, les idées économiques du PLQ ne sont guère plus enthousiasmantes que celles du PQ.  Dans un cas comme dans l’autre, on peut prévoir un déclin de la province. Par contre, il existe une différence fondamentale entre ces deux partis: avec le PLQ, on peut espérer un soft landing alors qu’avec le PQ c’est un référendum et un hard landing assuré.  Il est vrai qu’avec la CAQ on pourrait éviter un landing, mais encore une fois, diviser le vote anti-péquiste c’est l’équivalent de jouer à la roulette russe, le risque est tout simplement trop grand pour moi.

S’il est ridicule de subventionner des cimenteries, donner un autre mandat au PQ l’est encore plus.  Ultimement, malgré des engagements électoraux ridicules, souvent calqués sur ceux du PQ, avec le PLQ on peut tenir pour acquis qu’il y a des « adultes » dans la pièce; quand la décote sera réalité, je fais plus confiance à Martin Coiteux qu’à Nicolas Marceau pour prendre les bonnes décisions.  Le PQ serait assez populiste, démagogue et idéologue pour utiliser une décote du Québec pour faire la promotion d’un référendum (qui permettrait à la nation s’affranchir des pouvoirs financiers de Wall Street, vous voyez le genre).

Il ne faudrait pas oublier non plus que François Legault est un peu l’artisan de son propre malheur. En 2012, François Legault a fait campagne en martelant le thème de la gauche efficace et du nationalisme. Il ne fallait pas moins d’État, il fallait un État plus efficace pour nous protéger.  Son virage à droite, encore tout récent, semble plus avoir été motivé par des sondages catastrophiques que par des convictions profondes.  Je n’ai pas oublié le François Legault qui, lors de la campagne de 2012, avait proposé de compenser financièrement les syndicats pour les coupes dans la fonction publique. Même en 2014, la récente embellie dans les sondages a réveillé le côté « gauche efficace » du chef caquiste.

Le 7 avril, je vais voter le nez débouché, je vais voter pour sortir le parti qui gangrène le Québec, avec son option séparatiste, depuis près de 40 ans.  Après PKP promettant, le poing en l’air, de donner un pays à ses enfants, une défaite du PQ le 7 avril signifiera la mort définitive de l’option souverainiste, un passage obligatoire pour reconstruire le Québec.  Un tel scénario est uniquement possible si le vote anti-péquiste n’est pas divisé par la CAQ car, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, un vote pour la CAQ c’est un vote pour le PQ.

Pour espérer un jour prendre le pouvoir, la CAQ a besoin qu’un des deux vieux partis lève les feutres, seul le PQ est dans une telle position de vulnérabilité. Une fois débarrassés du PQ, les 2 frontrunner de la prochaine élection seront le PLQ et la CAQ; quand le choix sera entre ces 2 partis, je pourrai voter pour François Legault. L’étape 1 pour l’élection d’un gouvernement caquiste, c’est de voter contre le PQ. Après, on pourra passer à l’étape 2.

Je termine en laissant la parole à Denis Julien, le meilleur chroniqueur politique au Québec !

P.-S. Je vous invite à aller lire les commentaires, plusieurs discussions très intéressantes donc la vision que j’ai du PCQ sur l’échiquier électoral.


3 avril 2014

Éducation et économie Canada Économie Élection 2014 En Chiffres Québec

Pour faire suite à mon billet d’hier sur l’éducation et l’indépendance, voici un billet sur l’éducation et l’économie, deux autres oubliées de la campagne électorale…

On oublie trop souvent que les dons de charités représentent un rouage important de tout système d’éducation efficace et performant…

Éducation Québec

Dernier…

Selon la « boussole électorale » de Radio-Canada, 79% des Québécois veulent augmenter le taux d’imposition des entreprises (alors que nous sommes déjà la province la plus imposée).  Si on impose plus les entreprises, ces dernières auront encore moins d’argent pour faire des dons aux universités et vous pouvez parier que l’argent qui sera confisqué par le gouvernement se retrouvera partout, sauf dans notre système d’éducation…

Sources:
Statistique Canada
Tableau 477-0058
Tableau 477-0019


3 avril 2014

Les régions… Coup de gueule Économie Élection 2014 Gauchistan Québec

Le Nord-Est

«Rambo» votera pour le PQ
Le Nord-Est

«En tant que père de famille nord-côtier qui ne veut pas voir ses beaux villages de la Côte disparaître et ses villageois se déchirer, je me dois impérativement de voter pour le Parti québécois par chez nous! Nous n’avons pas le choix si nous voulons garder une petite chance de sauver notre région du capitalisme qui est en train de s’y installer», a écrit Bernard Gauthier, en fin d’après-midi sur sa page Facebook, dans un long statut truffé de fautes.

Il affirme «que la chasse au représentant syndical est ouverte sur la Côte-Nord». Il critique la Loi 33 sur le placement syndical «qui est en train de nous faire crever chez nous». «En deux ans, le gouvernement libéral, Lise Thériault en tête et Diane Lemieux, ont réussi à tout démolir de façon à donner à tous les entrepreneurs le pouvoir d’abuser de nos travailleurs de l’industrie […] C’est pas compliqué, ce gouvernement (libéral) a voulu abolir toutes formes de syndicalisation au Québec», poursuit le syndicaliste.

Sans commentaire…


2 avril 2014

La corruption Économie Élection 2014 En Citations Philosophie Québec

Commission Charbonneau

Il y a près de deux milles ans, le sénateur et historien romain Tacitus écrivait le rapport de la commission Charbonneau.  Le voici dans son intégralité:

« Plus il y a de lois, plus l’État est corrompu. »


2 avril 2014

Éducation et indépendance Canada Économie Élection 2014 En Chiffres Québec

Pourquoi ne pas parler d’éducation et d’indépendance; un mélange d’un des sujets les moins présents avec l’un des sujets les plus présents dans la campagne électorale !

Tout d’abord, voici l’argent dépensé par les provinces pour l’éducation post-secondaire:

Éducation Québec

Comment le Québec peut-il être simultanément une des provinces qui taxent le plus tout en étant une des provinces qui met le moins d’argent dans son système d’éducation post-secondaire…  Deux réalités difficilement conciliables…

Notons que les frais de scolarité ne sont pas inclus dans ces chiffres.  Quand on les prend en considération, l’Île-du-Prince-Édouard et l’Ontario passent devant le Québec. Autre fait intéressant, au début des années 2000, Terre-Neuve dépensait 8 001$ par étudiant temps plein. Aujourd’hui, cette somme est passée à 21 051$ par étudiant temps plein.  Ce bond spectaculaire (+163%) correspond avec le début de l’exploitation du pétrole par cette province.

Autre élément intéressant, voici la part du fédéral dans le financement de l’éducation post-secondaire:

Éducation Québec

La seule province avec un mouvement indépendantiste est aussi celle qui dépend le plus de l’argent du fédéral pour financer son éducation post-secondaire…  Encore une fois, deux réalités difficilement conciliables…

Sources:
Statistique Canada
Tableau 477-0058
Tableau 477-0019