Antagoniste


28 août 2012

Top 5 Qc/Ca (en bonus: la partialité de Radio-Canada) Canada Élection 2012 Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (21-27 août) selon Influence Communication:

Actualité Québec

Actualité Canada

Voici comment se réparti le temps d’antennes des chefs sur les grands réseaux de télévision:

Propagande Radio-Canada

Petit commentaire personnel: Quel réseau a donné une couverture disproportionnée à Pauline Marois et à Amir Khadir/Françoise David ? Avec l’argent de nos taxes, Radio-Canada a décidé de donner une couverture équivalente à la CAQ et QS… Mon petit doigt me dit que le fantôme de Walter Duranty, lorsqu’il n’arpente pas les bureaux du New York Times, traîne dans les couloirs de Radio-Canada…

Source:
Influence Communication


27 août 2012

Diviser pour régner Élection 2012 Québec

Wedge issue: un « wedge issue » est un enjeu social, souvent controversé, qui divise et polarise la population. Les « wedge issue » ont pour but d’affaiblir l’unité d’une population avec pour objectif d’inciter les individus polarisés à se choisir un camp et à devenir des militants actifs. Les campagnes électorales qui utilisent ces questions litigieuses le font pour exploiter et exacerber des tensions au sein de la population et se préoccupent seulement de l’attitude des gens qui peuvent voter pour eux.

Wedge IssueLe Parti Québécois est dangereux, intolérant et liberticide, mais le 4 septembre prochain Pauline Marois sera à la tête d’un gouvernement qui, s’il n’est pas majoritaire, pourra probablement compter sur l’appui de Québec Solidaire. En bref, ce sera la deuxième grande noirceur.

Comment le PQ aura-t-il réussi ce tout de force alors qu’il y a un an à peine on prédisait la fin de ce parti ?

La réponse à mon sens est plutôt simple: dans cette campagne, le PQ aura été le seul parti à utiliser efficacement des « wedge issue ».  Dans le cas présent, les « wedges » utilisés furent ceux de la langue et du référendum.

Ce qui ressort de la campagne péquiste ce sont leurs positions radicales en matière de langue (fermeture des CÉGEPs anglophones, faire des immigrants ne parlant pas français des citoyens de seconde classe, rendre la loi 101 encore plus liberticide) et leur obstination à vouloir un référendum…  Des enjeux qui ne laissent personne indifférent et qui divisent profondément la population.  On oblige chaque personne à prendre position dans un camp ou dans l’autre, impossible de rester sur la ligne de touche.

Dans une lutte à trois, la « wedge politics » est particulièrement efficace.  Non seulement elle permet de motiver la base électorale du parti, que ce soit pour avoir des bénévoles, recueillir des dons ou tout simplement pour s’assurer de faire sortir le vote, mais en plus cette polarisation de l’électorat fait en sorte que ceux qui sont contre la position adoptée vont diviser leur vote chez les deux autres partis restants.  Quand on fait de la « wedge politics » nul besoin d’avoir un enjeu populaire, une position qui peut polariser efficacement la population n’a besoin que d’être partagée par seulement 30% de l’électorat pour donner une victoire électorale.

Avec la langue et la souveraineté, le PQ a fait plaisir à ses caribous qui ne représentent 30-35% de l’électorat québécois.  La majorité qui n’est pas d’accord s’est éparpillée à la CAQ et au PLQ.

Le « wedge issue » du PQ a été d’autant plus efficace que ni le PLQ ou la CAQ n’ont joué efficacement cette carte.

Du côté du PLQ, on espérait sans doute faire des carrés rouges un « wedge issue », mais Jean Charest a été victime de l’efficacité de la Loi 78 qui a brisé la nuque du mouvement étudiant.  Sans leur « wedge », la campagne libérale est devenue fade, sans saveur, sans éclat et complètement inintéressante.  On n’excite pas les passions de l’électorat en annonçant un programme pour avoir des taxis écologiques ou pour ouvrir un site web sur l’information locale

Pourtant, même sans les carrés rouges, le PLQ aurait pu faire des syndicats et de la fin de la culture de la gratuité au profit d’un système utilisateur-payeur des « wedge issue » tout aussi redoutables que ceux utilisés par le PQ.  Mais Jean Charest a plutôt opté pour une campagne beige qui n’a intéressé personne, chaque annonce ayant rapidement sombré dans l’oubli vu leur nature convenue…

Le thème des syndicats a été repris par François Legault quand il a accusé, lors du débat, Pauline Marois d’être la reine du statu quo et des syndicats.  Cette réponse a immédiatement polarisé l’électorat et, l’espace d’un instant, changée la dynamique de la campagne en interpellant la population sur un enjeu qui, à mon avis, est encore plus puissant que celui de la langue et du référendum.

En parlant des syndicats, Legault a lancé un gros steak bien juteux à sa base électorale tout en obligeant l’ensemble de la population à se choisir un camp: vous êtes avec les syndicats ou vous êtes avec ceux qui veulent faire le ménage. Au Québec, tout le monde a une opinion sur les syndicats et en plus ils sont peu populaires suite à leurs frasques dans le monde de la construction et de l’éducation.  Mais depuis, la CAQ a malheureusement modéré ses ardeurs

Diviser, polariser et mobiliser; voilà comment une élection se gagne et pour le moment, le PQ est celui qui a eu le plus de succès sur ce terrain.  D’autant plus que le PQ a ouvert un nouveau « wedge » depuis hier: conservateurs contre progressifs.


27 août 2012

Les péquistes: des bluenecks Coup de gueule Élection 2012 Québec Revue de presse

National Post

Marois outdoes her predecessors with the most discriminatory platform Canada’s seen in years
National Post

[Marois] has, by common consent, run on the most frankly discriminatory platform of any party leader in this country’s recent history: from forbidding public servants to wear any religious symbol but the crucifix, to barring non-French speakers from running for public office, to the platform’s precisely worded anguish at the numbers of those living in Montreal whose “mother tongue” is something other than French. Add to that the promise of further restrictions on the use of English in the schools and in the workplace, and in a sense we are already in another country: it is hard to believe we are discussing life in 21st century Canada.

But make no mistake. The ethnocentric positions that have appalled so many commentators, at least outside Quebec, did not spring new-born from Marois’ fevered brow. The particular position of the province’s francophones, a majority within the province that nevertheless sees itself as an imperilled minority within North America, has given licence to a majoritarianism that would be repugnant anywhere else. Every province has its share of rednecks, but in no other province are they given the leadership of major political parties.

Si le parti républicain aux États-Unis faisait la promotion des mêmes mesures identitaires que celles proposées par le PQ, l’ensemble de la société américaine aurait, avec raison, accusé les républicains de racisme.

Mais au Québec, ça passe…


22 août 2012

La démocratie québécoise Économie Élection 2012 En Citations Philosophie Québec

P.J. O'Rourke

Citation de P.J. O’Rourke; à méditer dans le cadre de la campagne électorale:

« A democracy cannot exist as a permanent form of government. It can only exist until a majority of voters discover that they can vote themselves largess out of the public treasury. »


22 août 2012

Voter du bon bord ? Économie Élection 2012 En Chiffres Québec

Dans quelles régions du Québec le gouvernement dépense-t-il notre argent ?  Voilà qui est bon à savoir durant une élection…

Voici les dépenses en immobilisation du gouvernement provincial dans chacune des régions administratives du Québec:

Immobilisation

L’effet « plan nord » est indéniable, mais j’attire votre attention sur la 4e position…  la région de Québec…

Reste à savoir si les électeurs sont à vendre…

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Profils statistiques des régions administratives et des MRC


21 août 2012

Souveraine absurdité Économie Élection 2012 Gauchistan Mondialisation Québec

Souveraineté AlimentaireLes Canadiens-français n’ayant pas d’opinions, mais des émotions, il ne faut pas se surprendre d’avoir vu des politiciens prendre les électeurs pour des connards en parlant de « souveraineté alimentaire », un concept fondamentalement populiste et démagogue.

Pour comprendre à quel point ce concept serait néfaste à une société, appliquons-le aux individus. Voudriez-vous être « alimentairement souverain » ? En d’autres termes est-ce que vous seriez intéressé à produire toute la nourriture que vous consommez ?

La totalité des gens (je l’espère) me répondra non: il ne serait pas avantageux pour eux de sacrifier leur travail ou leurs études pour labourer un champ dans le but d’obtenir une maigre pitance. On me dira qu’il est de loin plus profitable de laisser ce travail aux fermiers, une main-d’oeuvre hautement spécialisée, capable de produire efficacement une grande variété d’aliments.

N’étant pas contraints d’être « alimentairement souverain », les individus ont donc la possibilité de se spécialiser dans une tâche qui leur apparaît comme plus profitable. Certains deviendront ingénieurs, d’autres infirmières ou encore plombiers. C’est en uniquement renonçant à la souveraineté alimentaire que ces professions sont possibles. Dans une société où les individus doivent être « alimentairement souverains », personne n’a la possibilité de se spécialiser pour devenir médecin puisqu’il faut passer de longues heures dans les champs.

Si le concept de souveraineté alimentaire est complètement absurde à l’échelle individuelle, il en va de même à l’échelle des pays. Les gens/pays « alimentairement souverains » vont sacrifier la spécialisation pour obtenir une bouchée de pain. Il vaut mieux laisser l’agriculture aux gens/pays spécialisés, ce qui donne aux gens/pays, la possibilité d’accomplir des tâches plus productives.

On me répondra que les pays qui ne sont pas « alimentairement souverains » sont à la merci des pays exportateurs. Vrai, de la même manière, le médecin est à la merci du fermier s’il veut manger trois repas par jour. On sera tous d’accord pour dire qu’une société où des gens ont renoncé à leur souveraineté alimentaire pour devenir médecins est préférable à une société sans médecin parce que tout le monde désire être « alimentairement souverain ».

En passant, même si le Québec ne produit pas de composantes informatiques, il n’y a jamais eu de pénurie d’ordinateurs au Québec.  Par contre, si l’on avait voulu faire du Québec une province « technologiquement souveraine », non seulement nous aurions probablement eu des pénuries, mais on peut aussi dire sans trop se tromper que les composantes seraient de piètre qualité.

On pourrait faire un raisonnement analogue avec les politiciens qui parlent de « souveraineté énergétique ».


20 août 2012

Pauvreté & nationalisme économique Canada Économie Élection 2012 En Chiffres Mondialisation Québec

Depuis le début de la campagne, le PQ et la CAQ ont abondamment parlé de nationalisme économique…

Cet enjeu électoral nous rappelle, comme le disait Wilfrid Laurier, que les Canadiens-français n’ont pas d’opinion, ils sont des émotions…

Mise en situation. Vous êtes un entrepreneur montérégien à la tête d’une petite PME. Un homme d’affaires du Saguenay vous contacte pour vous dire qu’il serait très intéressé à investir dans votre compagnie. Qu’elle serait votre réaction ?

A) Cette offre vous emballe, elle va vous permettre de prendre de l’expansion et de mieux faire connaître votre produit. Pour vous, c’est un signe que votre entreprise est bien gérée, car elle inspire assez confiance pour attirer de nouveaux investisseurs.

B) Vous informez l’homme d’affaires qu’il n’est pas question d’accepter de l’argent qui provient du Saguenay. Votre entreprise étant montérégienne, vous acceptez uniquement les investissements des gens de votre région. Pour vous, il n’est pas question de voir un Saguenayen venir en Montérégie pour exploiter des travailleurs.

Toute personne la moindrement raisonnée choisira la première réaction. Pourtant, au Québec, quand on apprend que des « étrangers » veulent venir investir leur argent dans notre province, la réaction des gens a plus tendance à être celle du deuxième scénario…

C’est spécialement le cas quand on apprend que des « étrangers » veulent investir dans « nos » ressources naturelles. Au lieu de voir que de l’argent neuf sera investi pour créer des emplois et faire rouler l’économie, les gens s’imaginent plutôt que les « étrangers » viennent ici pour nous voler. Ce réflexe nationaliste est aussi très présent dans la coalition de François Legault.

Pourtant, cette réaction qui est tout aussi rationnelle que celle de notre entrepreneur montérégien qui refuserait l’argent d’un investisseur saguenayen.

Au Canada, voici les provinces où les « étrangers » investissent le plus:

Investissements Étrangers

Investissements Étrangers

Le Québec représente 23,2% de la population canadienne, mais la province n’attire que 12,3% des investissements étrangers faits au Canada…  C’est l’un des pires ratios !

Les nationalistes vont peut-être se réjouir de la position médiocre du Québec, mais les gens rationnels vont plutôt y voir une tragédie. Le peu d’investissements étrangers au Québec prive la province d’argent frais qui pourrait créer des emplois. C’est aussi le reflet du manque de confiances des « étrangers » à l’égard de notre économie.

Et qu’en est-il de l’argument voulant que les investissements étrangers ne soient bons qu’à voler la population ? Je suis sûr que les Albertains ont une opinion très différente sur cette question… Voici les chiffres:

Investissements Étrangers

Sauf pour Terre-Neuve, on voit une belle corrélation entre les investissements étrangers et le revenu médian: plus les investissements sont hauts, plus les gens ont de bons revenus. Et pour Terre-Neuve, les investissements étrangers associés à l’exploitation de leurs ressources pétrolières sont encore très récents. Si l’on regarde l’évolution du revenu personnel disponible depuis 2001, celui-ci a crû de 35,4%. Au Québec (2e pire performance au Canada).  Durant la même période, la croissance a été  de 56,9% à Terre-Neuve.

Les gens qui affirment que les investissements étrangers spolient les gens de leurs ressources basent leur jugement sur des émotions et non pas sur la raison. Mais le nationalisme se définit précisément par le triomphe des émotions sur la raison…

Je conclus en paraphrasant un sketch de l’humoriste français Fernand Raynaud:

« J’aime pas les étrangers, ils viennent manger le pain des Français.
Un jour, l’étranger a quitté le village avec sa femme et ses enfants.
Et depuis ce jour, on ne mange plus de pain…
Il était boulanger ! »

Sources:
Statistique Canada
Investissements étrangers et nationaux au Canada
Tableau 029-0005
Tableau 051-0001

Institut de la statistiques du Québec
Revenu personnel disponible par habitant


20 août 2012

La corruption, je me souviens (partie II)… Élection 2012 Québec

Si vous êtes comme Jean-François Lisée, vous pensez probablement que la corruption au Québec a débuté il y a 9 ans, avec l’arrivée de Jean Charest. Les gens un peu plus intelligents auront sans doute déjà compris que la corruption est aussi vieille que le Québec… Voici une série de billets sur des histoires de corruption qui ont été oubliées… et qui aident à comprendre les événements actuels…

CorruptionJean Charest a un peu « scoopé » mon billet dans le débat d’hier soir en parlant du rapport Moisan, mais puisque je le prépare depuis le 10 août, parlons-en maintenant !

Dans mon premier billet sur Tony Accurso, j’ai présenté les liens qui existaient entre cet homme d’affaires et Louis Laberge, qui a été président de la FTQ de 1964 à 1991, de même que le président fondateur du Fonds de solidarité FTQ.  J’ai conclu ce billet en disant « Qui dit FTQ dit aussi…  PQ » !

Voici donc une vérité qui dérangera sans doute les péquistes…

La compagnie Construction Marton qui est la copropriété de Marcel Mélançon et de Tony Accurso, a vu le jour dans les années 90; « Mar » pour Marcel et « Ton » pour Tony. Retenez le nom de Marcel Mélançon, nous y reviendrons plus tard.

Construction Marton est mentionné pour la première fois dans nos médias dans un reportage du magazine L’actualité, publié en novembre 1996. Dans cet article on y raconte que c’est Construction Marton qui a construit le siège social de la FTQ.

Construction Marton  a aussi défrayé la manchette en février 2000, dans un article publié dans La Presse.  Dans cet article, on apprend qu’en 1997, le consortium J.E. Verreault et Construction Marton a été choisi, sur invitation, pour la construction de 12 centres hospitaliers de soins de longue durée, un contrat de 110 millions de dollars.  À l’époque, il avait fallu un décret du Conseil des ministres pour que les règles normales d’attribution de contrats gouvernementaux soient suspendues.  Ce décret avait été justifié sous prétexte qu’il fallait agir rapidement dans ce dossier.

Toujours dans La Presse, dans un article publié en mars 2000 et ayant pour titre « Une odeur de patronage à Québec », on apprend qu’en plus de la construction, la gérance des projets avait été accordée au consortium J.E. Verreault et Construction Marton.  Voici ce que disait l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec:

Les ingénieurs du gouvernement du Québec réclament une enquête sur les importants dépassements de coûts survenus dans un contrat accordé par la Corporation d’hébergement du Québec, il y a deux ans, pour la gestion de la construction de 12 centres de soins de longue durée au même consortium. Le groupe Verreault-Marton, qui avait obtenu le contrat à l’automne 1997 et qui prévoyait 2,7 millions de dollars pour la gestion de la construction, se retrouve trois ans plus tard, au fil des ajouts suivant l’appel d’offres initial, avec un mandat atteignant 15 millions de dollars.

En passant, à cette époque c’est Pauline Marois qui était la ministre de la Santé…Un journaliste pour la questionner là-dessus ?

Finalement, Construction Marton se retrouvera une nouvelle fois dans l’actualité en juin 2006 lors de la publication du fameux rapport Moisan…  Dans cet article intitulé « Les acteurs du rapport Moisan », on revient sur l’implication d’un certain Marcel Mélançon, j’espère que vous n’avez pas oublié ce nom…  Voici un extrait de cet article:

Ami de Guy Chevrette et de Bernard Landry, Marcel Mélançon est un entrepreneur. Sa compagnie, Marton Construction, a obtenu d’importants contrats pour la construction de centres de soins de longue durée, des mandats relevant du réseau de la Santé, peu après l’arrivée au pouvoir du Parti québécois, en 1994. Proche de la FTQ, il a déjà été l’associé d’un autre entrepreneur de Laval, Tony Accurso. Sous Jacques Parizeau et sous Lucien Bouchard, M. Mélançon a joué un rôle central dans les opérations de financement du PQ auprès des entreprises.

J’ai besoin d’en dire plus ?

Force est de constater que ce n’est pas le PLQ qui a corrompu le gouvernement, mais le gouvernement qui a corrompu le PLQ.  Quand Charest est devenu premier ministre, l’empire Accurso existait déjà et il avait fait de très bonnes affaires avec le PQ.

Si les journalistes ont été très durs avec le PLQ sur les questions de corruption, force est de constater qu’ils ont été plutôt complaisants avec le PQ, pour preuve, plus personne ne se rappelle des liens unissant Accurso au PQ.  Voulait-on protéger des amis ?

Une question se pose: si les médias avaient été aussi durs avec le PQ qu’avec le PLQ sur la corruption, aurait-on pu enrayer ce cancer plus rapidement et ainsi faire économiser aux contribuables des milliards de dollars ? Probablement que oui, mais ce faisant les journalistes auraient pu asséner un coup mortel à leurs amis péquistes…

À lire aussi:

Prochain billet: Quand le PQ a eu besoin…  d’Oxygène !


16 août 2012

Les Asiatiques et les Québécois Économie Élection 2012 En Chiffres En Vidéos International Québec

N’en déplaise à la gauche liséenne, François Legault à raison…

Au Japon et en Corée, il y a moins de gens sans emploi et ceux qui travaillent y consacrent un plus grand nombre d’heures.  Résultat ?  On peut le voir, par exemple, dans le nombre de brevets.  Le taux de décrochage est aussi très révélateur de l’effort consacré aux études.

Et pour ceux qui seraient tentés de conclure que le Québec s’en sort mieux parce que sa productivité est supérieure à celle du Japon et de la Corée, quelques faits élémentaires.  Si Paul produit 5 « gizmos » par heure et qu’il travaille 2 heures par jour, il produira 10 « gizmos » par jour.  Pierre lui produit 3 « gizmos » par heure, il est donc moins productif que Paul, mais il travaille 8 heures par jour, il produit donc 24 gizmos par jour, ce qui est beaucoup plus que Paul…

On a beau dire que le Japon et la Corée sont moins productifs que nous, ils compensent en travaillant plus longtemps.  Imaginez ce que ce sera quand leur productivité rejoindra notre niveau !  Et ce jour n’est pas si loin.  Entre 1981 et 2010, la croissance annuelle moyenne de la productivité a été de 1,1% pour le Québec contre 2,8% pour le Japon et 6,4% pour la Corée.

Ce que François Legault a dénoncé chez les jeunes, c’est ce que j’appelle la « culture du trophée de participation ».

Des jeunes qui pensent que tout le monde est pareil, que tout le monde doit réussir (on ne redouble plus dans les écoles), que les efforts ne sont plus nécessaires et que la compétition n’a plus sa raison d’être.  Il suffit de faire acte de présence pour se faire dire qu’on est le meilleur, qu’on est spéciale.  Des jeunes qui pensent que tout leur est dû; que travailler 40 heures par semaine leur donne droit au même succès qu’une autre qui travaille 60 heures par semaine…

Sources:
OCDE
OECD StatExtracts

Statistique Canada
Tendances du taux de décrochage et des résultats sur le marché du travail des jeunes décrocheurs
Tableau 282-0001