Antagoniste


4 septembre 2012

À voir avant d’aller voter… Canada Élection 2012 En Chiffres Québec

Kébékistan

Vous êtes pas tannés d’être pauvre bande de caves ?

Cette élection sera la plus importante de cette génération. Si par malheur Pauline Marois prend le pouvoir, nous assisterons à une 2e grande noirceur, tant économique que sociale.

Le résultat de cette élection va décider à quoi ressemblera le Québec dans 20 ans, plus que jamais c’est le temps de voter utile pour bloquer le PQ. Si jamais Pauline Marois devient première ministre, au moins dans quelques années vous pourrez regarder vos petits enfants et dire « c’est pas de ma faute, moi j’ai fait ma part pour éviter ça »


4 septembre 2012

La corruption, je me souviens (en supplémentaire)… Élection 2012 Québec

Si vous êtes comme Jean-François Lisée, vous pensez probablement que la corruption au Québec a débuté il y a 9 ans, avec l’arrivée de Jean Charest. Les gens un peu plus intelligents auront sans doute déjà compris que la corruption est aussi vieille que le Québec… Voici une série de billets sur des histoires de corruption qui ont été oubliées… et qui aident à comprendre les événements actuels…

CorruptionJe n’avais pas prévu faire un autre billet sur la corruption et le PQ, mais puisque Guy Chevrette, ancien ministre péquiste, a décidé de faire campagne aux côtés de Pauline Marois ce dimanche, j’ai pensé que ceci pourrait vous intéresser…

Voici ce qu’on pouvait lire dans Le Devoir le 26 mars 2009:

L’ancien ministre péquiste Guy Chevrette connaît M. Accurso, qui est un ami de Marcel Melançon, un ancien collecteur de fonds pour le Parti québécois et qui a présidé l’entreprise Constructions Marton («Mar» pour Marcel et «Ton» pour Tony). Souvent responsable des campagnes annuelles de financement de son parti, M. Chevrette a maintes fois croisé M. Accurso dans les cocktails de financement et a soupé quelques fois avec lui, sans discuter, assure-t-il, des projets de l’entrepreneur. «Il donne à tous les partis politiques. Comme ministre, je rencontrais tout le monde. On dit bonjour, bonjour, mais ce n’est pas toi qui récolte l’argent, qui voit le chèque», a expliqué M. Chevrette au Devoir.

J’ai aussi parlé de Constructions Marton dans ce billet.

À lire aussi:


4 septembre 2012

La frontnationalisation du PQ Coup de gueule Élection 2012 Gauchistan Québec Revue de presse

Maclean's

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The PQ, identity and the Front National
Maclean’s

Yet as far as the politics of identity are concerned, today’s PQ is certainly more forthright in equating the demise of French language and culture with the influx of immigrants who may not have French as their first language. The argument, put forth by PQ candidate Jean-François Lisée, flies in the face of reality: according to l’Office québécois de la langue française, the number of immigrants learning and living in French has actually increased by over 20 percentage points since 1989; as well, the number of immigrants who speak French upon arrival in Quebec has gone up by nearly 20 percentage points since 2001.

Yet despite all evidence to the contrary, the Parti Québécois continues to trade in the canard that French is regressing on the island of Montreal, and its plan to fix this ‘regression’ has the support of France’s Front National. For the record, Lisée best summarized his belief that immigrants who speak French as a first language are better for Quebec than, say, those who have Mandarin as a mother tongue in the following quote from this interview: “From the moment where there isn’t a majority of people whose first language isn’t French, it means there is no majority to defend it. We can be very attached to our second languages, but I won’t go protest to defend English or Spanish.”

Pour lire le commentaire de Steeve Briois, le secrétaire général du Front National, au sujet des politiques identitaires du PQ, cliquez sur le lien donné dans ce billet.

À l’époque où l’ADQ existait, les médias aimaient bien les associer au Front Nationale, et ce, même si le Front National n’a jamais commenté les politiques de Mario Dumont. Maintenant que le Front Nationale approuve les politiques de Pauline Marois, c’est le silence le plus complet dans les médias francophones…


3 septembre 2012

L’isolement carcéral Élection 2012 En Citations Philosophie Québec

Krishnamurti

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Le philosophe indien Jiddu Krishnamurti à propos du nationalisme. À méditer en attendant les résultats de l’élection du 4 septembre qui risque de porter au pouvoir les radicaux du Parti Québécois

« Le nationalisme est une malédiction, parce que, par son esprit patriotique, il crée un mur d’isolement. Il est si identifié à son pays qu’il construit un mur autour de lui, contre ‘les autres’. Et qu’arrive-t-il alors? C’est que ‘les autres’ ne cessent de cogner contre ce mur. Lorsque vous résistez à quelque chose, cette seule résistance indique que vous êtes en conflit avec ‘les autres’. Le nationalisme, qui est un processus d’isolement, qui est le résultat de la volonté de puissance, ne peut pas donner la paix au monde. Le nationalisme qui parle de fraternité ment; il vit dans un état de contradiction. »


3 septembre 2012

La chasse aux riches Canada Économie Élection 2012 En Chiffres Gauchistan Québec

Pauline Marois veut faire la chasse aux riches.  Mais quand on chasse sur le territoire québécois, le gibier est si rare que l’on risque de revenir bredouille…

Voici à partir de quel revenu on est considéré comme riche, c.-à-d. à partir de quel revenu on appartient au 20% de la population la plus riche, dans chaque province canadienne (en dollars constants).

La chasse aux riches

Au Québec, en 2010, on devenait riche avec un maigre revenu de 50 900$.  À titre indicatif, pour être un riche en Alberta il faut avoir un revenu de 70 200$.  À ce chapitre, seulement 3 provinces font pire que le Québec soit Terre-Neuve, le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard.

Mais cette situation ne peut qu’empirer, car pendant que le Québec marche, ces provinces courent.  La croissance du revenu limite n’a été que de 10,2% et Québec alors qu’elle a été de 33,7% à Terre-Neuve, 17,5% au Nouveau-Brunswick et 21,1% pour l’Île-du-Prince-Édouard.

À la lecture de ces chiffres, force est de constater qu’au Québec, les riches sont pauvres !

Mais j’entends déjà les gauchistes crier leurs conneries habituelles en voulant nous faire croire qu’au Québec si les riches sont moins riches, les pauvres sont plus riches.

Vraiment ?

La chasse aux riches

La corrélation n’est pas parfaite, mais plus souvent qu’autrement on peut voir que pour avoir des pauvres riches, il faut avoir des riches riches !  La chasse aux riches de Pauline Marois risque de créer de nombreuses victimes collatérales en étant aussi préjudiciable aux plus pauvres !

M’enfin, Popo pourra toujours s’en sortir en blâmant « les maudits anglais »…

Sources:
Statistique Canada
Tableau 202-0406
Tableau 202-0701


2 septembre 2012

Faut-il aller voter ? Élection 2012 En Vidéos Québec

Contrairement à ce que dit le DGE, un bas taux de participation aux élections n’est pas nécessairement une mauvaises chose…

Le 4 septembre, votre devoir de citoyen c’est aussi de convaincre un imbécile de ne pas aller voter….


2 septembre 2012

La corruption, je me souviens (partie III)… Élection 2012 Québec

Si vous êtes comme Jean-François Lisée, vous pensez probablement que la corruption au Québec a débuté il y a 9 ans, avec l’arrivée de Jean Charest. Les gens un peu plus intelligents auront sans doute déjà compris que la corruption est aussi vieille que le Québec… Voici une série de billets sur des histoires de corruption qui ont été oubliées… et qui aident à comprendre les événements actuels…

CorruptionSi je vous dis « Oxygène 9″, à quoi pensez-vous ?

Probablement rien…  « Oxygène 9″ c’est une grosse histoire de corruption québécoise qui s’est déroulée au début des années 2000, à l’époque le PQ était au pouvoir.

Oxygène 9 était une firme de lobbyiste qui se spécialisait dans « la consultation en gestion stratégique, en financement de projets et en développement de marché ».  Autrement dit, un machin qui servait surtout à obtenir des subventions du gouvernement.

Oxygène 9 était dirigée par Raymond Bréard, directeur général du PQ et ami de longue date de Bernard Landry de même qu’André Desroches, un membre de la famille péquiste qui fut l’organisateur politique et ami de Gilles Baril, un influent ministre péquiste à l’époque.   Chez Oxygène 9, André Desroches et Raymond Bréard utilisaient leurs contacts auprès du PQ, notamment Gilles Baril, pour aider des entreprises à obtenir des subventions, se prélevant au passage de généreuses commissions (10-15% du montant de la subvention).  À l’époque, les liens étaient si étroits entre le PQ et Oxygène 9 que de nombreux membres influents du gouvernement péquiste ont assisté au party de Noël organisé par Oxygène 9.

Par exemple, André Desroches a reçu un salaire de 20 000$ par mois de la part de la STM pour obtenir une subvention du ministère de Gilles Baril pour moderniser des autobus. Oxygène 9 a aussi été grassement payé pour servir d’intermédiaire lors de l’octroi de subventions pour le Festival de Jazz, le Festival Juste pour Rire, le Carnaval de Québec et le Grand Prix de Trois-Rivières, etc.  À l’époque Oxygène 9 a reçu 400 000$ de commission pour des subventions obtenus pour le milieu culturel.

Dans la foulée du scandale Oxygène 9, on a aussi appris à l’époque que le Groupe Vaugeois, dirigé par Sylvain Vaugeois, un proche du premier ministre Bernard Landry, a reçu plusieurs millions de dollars en ristourne pour l’obtention de crédit d’impôt lors de la création de la Cité du multimédia…

L’histoire retiendra aussi que le ministre Gilles Baril aura du démissionné dans la foulée du scandale Oxygène 9. Il était alors ministre responsable du développement du Nord québécois (plan nord péquiste…). Un mois plus tard, il sera nommé directeur du bureau d’Hydro-Québec International à Santiago, au Chili…

Dans une société, plus le gouvernement distribue de subventions, de permis et d’autorisations, plus les gens auront un incitatif à recourir aux pots-de-vin pour obtenir un permis, une subvention ou une autorisation. Dans une société, plus l’État est gros et omniprésent, plus il y a de possibilités de corruption.

Ceci n’est qu’un très bref survol de l’affaire, désormais oublié, Oxygène 9.  Pour en savoir plus et réaliser que la corruption n’est pas une invention du parti libéral, je vous invite à consulter le lien donné à la fin de ce billet.

P.-S. Je me demande combien de reportages Pierre Duchesne et Bernard Drainville ont consacrés au scandale Oxygène 9… Si les médias avaient été aussi durs avec le PQ qu’avec le PLQ sur la corruption, personne n’aurait oublié ce que veut dire Oxygène 9 et peut-être qu’on aurait pu enrayer ce cancer plus rapidement. Mais ce faisant les journalistes auraient pu asséner un coup mortel à leurs amis péquistes…

À lire aussi:

Source:
ENAP
Le cas Oxygène 9


2 septembre 2012

La destruction péquiste Économie Élection 2012 Gauchistan Québec Revue de presse

The Globe And Mail

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Corporate Quebec wary of PQ victory
The Globe And Mail

Quebec’s business community is holding its breath ahead of Tuesday’s election, with the prospect of a Parti Québécois victory and perhaps another referendum adding to the uncertainty that faces the province’s already-suffering economy.

“No one is talking about moving their company outside Quebec [like in the seventies],” said Yves-Thomas Dorval, the president of the Quebec Employers Council, which is the main lobby group for big business. “But as CEOs see an increasingly uncertain business environment, they are putting off investments.”

The investment chill comes at an inopportune time for a province that is already lagging behind Ontario and Western Canada. Quebec’s economy grew at just 1.7 per cent last year and is likely to continue at that pace this year and next, according to Toronto-Dominion Bank forecasts.

Quebec’s relatively high level of taxation for small businesses and high-income people has long been viewed as a drag on investment, as has the province’s tougher regulatory environment. The PQ’s willingness to increase the taxation of the highest-paid Quebeckers will hurt companies that are already struggling to attract talent, which is highly mobile.

L’élection du 4 septembre sera la plus importante de cette génération. Si le PQ prend le pouvoir, même si c’est à la tête d’un gouvernement minoritaire qui ne dure que 6 mois, les dommages à l’économie québécoise se feront sentir durant les 20 prochaines années.

N’importe qui sauf le PQ !


29 août 2012

La CAQ et les médecins, l’urgence d’agir… Économie Élection 2012 En Chiffres Québec

La CAQ, via le coloré docteur Barrette*, a promis un médecin de famille à tous les Québécois et selon ce dernier ce tour de force est réalisable sans augmenter le nombre de médecins de famille.  Selon Charest et Marois, c’est impossible…

Malheureusement pour le roi et la reine du statu quo, le docteur Barrette n’a pas promis l’impossible, il a seulement promis de faire aussi bien que…  le reste du Canada !

Voici le nombre de médecins de famille au Québec et dans le Canada depuis 1996:

CAQ médecins

Comme on peut le voir, le Québec, proportionnellement à sa population, a toujours eu plus de médecins de famille que le Canada (notez que sur le graphique, les chiffres du Québec augmentent la moyenne canadienne).

Avec ce plus grand nombre de médecins, a-t-on un meilleur service ?

CAQ médecins

Le Québec accuse un retard important sur le Canada, ici on retrouve presque deux fois plus de personnes sans médecins de famille que dans l’ensemble du pays (notez que sur le graphique, les chiffres du Québec diminuent la moyenne canadienne).

Je résume: au Québec nous avons plus de médecins de famille par habitant que dans le reste de Canada, mais nous avons aussi une proportion plus grande de gens sans médecins de famille que dans le reste du Canada !  Faire moins avec plus, un trait caractéristique du formidable modèle québécois…

Voici ce qui pourrait expliquer la situation:

CAQ médecins

Le Québec encore une fois bon dernier.  Notez qu’en 2010, le Québec est la seule province qui n’a pas augmenté significativement le nombre de patients vu par les médecins.

Quand Jean Charest et Pauline Marois nous disent que les objectifs fixés par la CAQ sont irréalisables, sont-ils en train de nous dire qu’il est impossible que le Québec fasse aussi bien que les autres provinces ?

*Depuis que je sais que Patrick Lagacé n’aime pas le docteur Barrette, je suis devenu un fan inconditionnel du docteur !

Sources:
Statistique Canada
Tableau 105-3024

ICIS
Nombre, répartition et migration des médecins canadiens

Sondage National Des Médecins
Sondage national des médecins


28 août 2012

Top 5 Qc/Ca (en bonus: la partialité de Radio-Canada) Canada Élection 2012 Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (21-27 août) selon Influence Communication:

Actualité Québec

Actualité Canada

Voici comment se réparti le temps d’antennes des chefs sur les grands réseaux de télévision:

Propagande Radio-Canada

Petit commentaire personnel: Quel réseau a donné une couverture disproportionnée à Pauline Marois et à Amir Khadir/Françoise David ? Avec l’argent de nos taxes, Radio-Canada a décidé de donner une couverture équivalente à la CAQ et QS… Mon petit doigt me dit que le fantôme de Walter Duranty, lorsqu’il n’arpente pas les bureaux du New York Times, traîne dans les couloirs de Radio-Canada…

Source:
Influence Communication


27 août 2012

Diviser pour régner Élection 2012 Québec

Wedge issue: un « wedge issue » est un enjeu social, souvent controversé, qui divise et polarise la population. Les « wedge issue » ont pour but d’affaiblir l’unité d’une population avec pour objectif d’inciter les individus polarisés à se choisir un camp et à devenir des militants actifs. Les campagnes électorales qui utilisent ces questions litigieuses le font pour exploiter et exacerber des tensions au sein de la population et se préoccupent seulement de l’attitude des gens qui peuvent voter pour eux.

Wedge IssueLe Parti Québécois est dangereux, intolérant et liberticide, mais le 4 septembre prochain Pauline Marois sera à la tête d’un gouvernement qui, s’il n’est pas majoritaire, pourra probablement compter sur l’appui de Québec Solidaire. En bref, ce sera la deuxième grande noirceur.

Comment le PQ aura-t-il réussi ce tout de force alors qu’il y a un an à peine on prédisait la fin de ce parti ?

La réponse à mon sens est plutôt simple: dans cette campagne, le PQ aura été le seul parti à utiliser efficacement des « wedge issue ».  Dans le cas présent, les « wedges » utilisés furent ceux de la langue et du référendum.

Ce qui ressort de la campagne péquiste ce sont leurs positions radicales en matière de langue (fermeture des CÉGEPs anglophones, faire des immigrants ne parlant pas français des citoyens de seconde classe, rendre la loi 101 encore plus liberticide) et leur obstination à vouloir un référendum…  Des enjeux qui ne laissent personne indifférent et qui divisent profondément la population.  On oblige chaque personne à prendre position dans un camp ou dans l’autre, impossible de rester sur la ligne de touche.

Dans une lutte à trois, la « wedge politics » est particulièrement efficace.  Non seulement elle permet de motiver la base électorale du parti, que ce soit pour avoir des bénévoles, recueillir des dons ou tout simplement pour s’assurer de faire sortir le vote, mais en plus cette polarisation de l’électorat fait en sorte que ceux qui sont contre la position adoptée vont diviser leur vote chez les deux autres partis restants.  Quand on fait de la « wedge politics » nul besoin d’avoir un enjeu populaire, une position qui peut polariser efficacement la population n’a besoin que d’être partagée par seulement 30% de l’électorat pour donner une victoire électorale.

Avec la langue et la souveraineté, le PQ a fait plaisir à ses caribous qui ne représentent 30-35% de l’électorat québécois.  La majorité qui n’est pas d’accord s’est éparpillée à la CAQ et au PLQ.

Le « wedge issue » du PQ a été d’autant plus efficace que ni le PLQ ou la CAQ n’ont joué efficacement cette carte.

Du côté du PLQ, on espérait sans doute faire des carrés rouges un « wedge issue », mais Jean Charest a été victime de l’efficacité de la Loi 78 qui a brisé la nuque du mouvement étudiant.  Sans leur « wedge », la campagne libérale est devenue fade, sans saveur, sans éclat et complètement inintéressante.  On n’excite pas les passions de l’électorat en annonçant un programme pour avoir des taxis écologiques ou pour ouvrir un site web sur l’information locale

Pourtant, même sans les carrés rouges, le PLQ aurait pu faire des syndicats et de la fin de la culture de la gratuité au profit d’un système utilisateur-payeur des « wedge issue » tout aussi redoutables que ceux utilisés par le PQ.  Mais Jean Charest a plutôt opté pour une campagne beige qui n’a intéressé personne, chaque annonce ayant rapidement sombré dans l’oubli vu leur nature convenue…

Le thème des syndicats a été repris par François Legault quand il a accusé, lors du débat, Pauline Marois d’être la reine du statu quo et des syndicats.  Cette réponse a immédiatement polarisé l’électorat et, l’espace d’un instant, changée la dynamique de la campagne en interpellant la population sur un enjeu qui, à mon avis, est encore plus puissant que celui de la langue et du référendum.

En parlant des syndicats, Legault a lancé un gros steak bien juteux à sa base électorale tout en obligeant l’ensemble de la population à se choisir un camp: vous êtes avec les syndicats ou vous êtes avec ceux qui veulent faire le ménage. Au Québec, tout le monde a une opinion sur les syndicats et en plus ils sont peu populaires suite à leurs frasques dans le monde de la construction et de l’éducation.  Mais depuis, la CAQ a malheureusement modéré ses ardeurs

Diviser, polariser et mobiliser; voilà comment une élection se gagne et pour le moment, le PQ est celui qui a eu le plus de succès sur ce terrain.  D’autant plus que le PQ a ouvert un nouveau « wedge » depuis hier: conservateurs contre progressifs.


27 août 2012

Les péquistes: des bluenecks Coup de gueule Élection 2012 Québec Revue de presse

National Post

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Marois outdoes her predecessors with the most discriminatory platform Canada’s seen in years
National Post

[Marois] has, by common consent, run on the most frankly discriminatory platform of any party leader in this country’s recent history: from forbidding public servants to wear any religious symbol but the crucifix, to barring non-French speakers from running for public office, to the platform’s precisely worded anguish at the numbers of those living in Montreal whose “mother tongue” is something other than French. Add to that the promise of further restrictions on the use of English in the schools and in the workplace, and in a sense we are already in another country: it is hard to believe we are discussing life in 21st century Canada.

But make no mistake. The ethnocentric positions that have appalled so many commentators, at least outside Quebec, did not spring new-born from Marois’ fevered brow. The particular position of the province’s francophones, a majority within the province that nevertheless sees itself as an imperilled minority within North America, has given licence to a majoritarianism that would be repugnant anywhere else. Every province has its share of rednecks, but in no other province are they given the leadership of major political parties.

Si le parti républicain aux États-Unis faisait la promotion des mêmes mesures identitaires que celles proposées par le PQ, l’ensemble de la société américaine aurait, avec raison, accusé les républicains de racisme.

Mais au Québec, ça passe…


22 août 2012

La démocratie québécoise Économie Élection 2012 En Citations Philosophie Québec

P.J. O'Rourke

Citation de P.J. O’Rourke; à méditer dans le cadre de la campagne électorale:

« A democracy cannot exist as a permanent form of government. It can only exist until a majority of voters discover that they can vote themselves largess out of the public treasury. »


22 août 2012

Voter du bon bord ? Économie Élection 2012 En Chiffres Québec

Dans quelles régions du Québec le gouvernement dépense-t-il notre argent ?  Voilà qui est bon à savoir durant une élection…

Voici les dépenses en immobilisation du gouvernement provincial dans chacune des régions administratives du Québec:

Immobilisation

L’effet « plan nord » est indéniable, mais j’attire votre attention sur la 4e position…  la région de Québec…

Reste à savoir si les électeurs sont à vendre…

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Profils statistiques des régions administratives et des MRC


21 août 2012

Souveraine absurdité Économie Élection 2012 Gauchistan Mondialisation Québec

Souveraineté AlimentaireLes Canadiens-français n’ayant pas d’opinions, mais des émotions, il ne faut pas se surprendre d’avoir vu des politiciens prendre les électeurs pour des connards en parlant de « souveraineté alimentaire », un concept fondamentalement populiste et démagogue.

Pour comprendre à quel point ce concept serait néfaste à une société, appliquons-le aux individus. Voudriez-vous être « alimentairement souverain » ? En d’autres termes est-ce que vous seriez intéressé à produire toute la nourriture que vous consommez ?

La totalité des gens (je l’espère) me répondra non: il ne serait pas avantageux pour eux de sacrifier leur travail ou leurs études pour labourer un champ dans le but d’obtenir une maigre pitance. On me dira qu’il est de loin plus profitable de laisser ce travail aux fermiers, une main-d’oeuvre hautement spécialisée, capable de produire efficacement une grande variété d’aliments.

N’étant pas contraints d’être « alimentairement souverain », les individus ont donc la possibilité de se spécialiser dans une tâche qui leur apparaît comme plus profitable. Certains deviendront ingénieurs, d’autres infirmières ou encore plombiers. C’est en uniquement renonçant à la souveraineté alimentaire que ces professions sont possibles. Dans une société où les individus doivent être « alimentairement souverains », personne n’a la possibilité de se spécialiser pour devenir médecin puisqu’il faut passer de longues heures dans les champs.

Si le concept de souveraineté alimentaire est complètement absurde à l’échelle individuelle, il en va de même à l’échelle des pays. Les gens/pays « alimentairement souverains » vont sacrifier la spécialisation pour obtenir une bouchée de pain. Il vaut mieux laisser l’agriculture aux gens/pays spécialisés, ce qui donne aux gens/pays, la possibilité d’accomplir des tâches plus productives.

On me répondra que les pays qui ne sont pas « alimentairement souverains » sont à la merci des pays exportateurs. Vrai, de la même manière, le médecin est à la merci du fermier s’il veut manger trois repas par jour. On sera tous d’accord pour dire qu’une société où des gens ont renoncé à leur souveraineté alimentaire pour devenir médecins est préférable à une société sans médecin parce que tout le monde désire être « alimentairement souverain ».

En passant, même si le Québec ne produit pas de composantes informatiques, il n’y a jamais eu de pénurie d’ordinateurs au Québec.  Par contre, si l’on avait voulu faire du Québec une province « technologiquement souveraine », non seulement nous aurions probablement eu des pénuries, mais on peut aussi dire sans trop se tromper que les composantes seraient de piètre qualité.

On pourrait faire un raisonnement analogue avec les politiciens qui parlent de « souveraineté énergétique ».