Antagoniste


10 décembre 2008

Fidèle mais… Élection 2008 En Chiffres Québec

Une observation très intéressante au sujet du résultat de la dernière élection:

Élection 2008

Le Parti Libéral et le Parti Québécois ont recueilli, à peu de chose près, le même nombre de votes qu'en 2007.  Par contre, les suffrages de l'Action Démocratique ont presque fondu de moitié.

En 2007, le taux de participation a été de 71,23%.  En 2008, seulement 57,33% des gens se sont prévalus de leur droit de vote.

Ces chiffres pourrait indiquer que la débâcle de l'ADQ n'a pas été causée par la défection de leurs électeurs vers le PLQ ou le PQ, mais plutôt par la décision de nombreux adéquistes de ne pas aller voter.

Voilà qui devrait faire réfléchir le prochain chef de l'ADQ…

MISE-À-JOUR

Le Blogue "Western Standard", qui a repris ce billet, a trouvé une petite erreur dans le graphique: les chiffres du PQ et de l'ADQ pour l'élection de 2007 ont été inversés.  Le graphique est maintenant corrigé, mais la conclusion générale reste la même.

Source:
Directeur Général des Élections du Québec
Élections générales 2007; Élections générales 2008

H/T: flying_bobby 


9 décembre 2008

Merci Élection 2008 Québec

Yen à marre !

Aux 43,6% de Québécois qui ont pris le temps de ne pas voter ou d'annuler leur vote, je dis merci. Le taux de participation à cette élection est le pire depuis 1927.

Signifier son mécontentement en refusant de cautionner des partis politiques qui se valent tous, c'est aussi un devoir de citoyen.


7 décembre 2008

Devoir de citoyen Économie Élection 2008 En Images Québec

Pour qui vais-je voter demain ?  Voici de quoi ressemblera mon bulletin de vote:

Élection Québec

Vous l'ignorez peut-être, mais au Québec chaque vote rapporte environ 70¢ au parti qui aura obtenu votre suffrage.  Le tout, il va sans dire, payé avec l'argent de nos taxes.

En cette période de "crise", il est temps de se serrer la ceinture et de couper dans les dépenses inutiles.  Subventionner les niaiseries des politiciens en campagne électorale, c'est une dépense complètement inutile.

C'est pourquoi, demain, votre devoir de citoyen consiste à ne pas voter ou à annuler votre vote.  Chaque suffrage perdu permettra aux contribuables d'économiser 70¢.  Cette somme peut paraître négligeable, mais je n'ai pas l'habitude de payer les gens qui me bullshitent, même quand la somme est négligeable.

Demain, avant de voter, posez-vous la question suivante: "pourquoi devrais-je donner 70¢ à un parti politique qui me traite comme un imbécile depuis 1 mois ?"

Demain, je garde mon 70¢ dans mes poches !


6 décembre 2008

Thérapie de choc Économie Élection 2008 Québec

"On affirme également qu'il est immoral de faire du profit sur la maladie. Alors, pourquoi tolérons-nous que des candidats amassent du capital politique en jouant sur ce que nous avons de plus précieux ?"

Journal de Montréal
La politisation de la santé

Par Nathalie Elgrably-Levy

Phase terminaleVoilà 25 ans que nous cherchons à améliorer l'efficacité de notre système de santé. Chaque campagne électorale et chaque débat sont l'occasion pour les candidats de promettre un système universel et équitable, mais dès qu'on pense avoir réglé une injustice, on en découvre une autre.

Par exemple, Jean Charest propose d'améliorer l'équité du système de santé en assumant les frais reliés à la procréation assistée car l'infertilité est une maladie. Et le cancer, est-ce une maladie? Si oui, alors pourquoi les patients atteints d'un cancer de la sphère ORL (bouche, pharynx, larynx) doivent-ils assumer des frais lorsqu'il faut, par exemple, qu'on leur arrache des dents ?

Les cas semblables sont nombreux car notre système de santé souffre d'un mal dévastateur : il est politisé ! Le système n'évolue pas en fonction des besoins, mais bien en fonction des pressions politiques. Nous cherchons à tâtons des solutions à nos problèmes, alors que des vies sont en danger. Exit le processus d'essai et d'erreur, et finissons-en avec la politisation de la santé. Il faut maintenant s'inspirer des modèles à succès !

Citons, entre autres, le modèle de Singapour. Selon la Banque mondiale, il produit d'excellents résultats à des coûts faibles. À titre comparatif, nous consacrons environ 10 % de notre PIB aux soins de santé, soit 3 fois plus qu'à Singapour. Quant à l'État, il assume plus de 70% des dépenses en santé des Québécois contre 31,9% de celles des Singapouriens.

Pourtant, selon l'Organisation mondiale de la santé, l'espérance de vie d'un Canadien est de 81 ans contre 80 ans pour un Singapourien. Quant aux taux de mortalité infantile et néonatale, ils sont respectivement de 5 pour 1 000 et 3 pour 1 000 au Canada, mais de 3 pour 1 000 et 1 pour 1 000 à Singapour.

Singapour a compris que la gratuité est une fiction et que le jeu politique n'a pas sa place dans un domaine aussi important que la santé. Ainsi, plutôt que de recourir au financement par la taxation, Singapour a mis sur pied le Medisave, un système qui permet aux travailleurs d'épargner pour financer leurs soins de santé. Les Singapouriens ont également le choix entre le Medishield, une assurance-santé offerte par l'État, et les asurances que proposent les compagnies privées. Par ailleurs, il existe le Medifund, en vertu duquel l'État prend en charge les patients dans le besoin. Pour ce qui est de la fourniture des soins, les secteurs privé et public se font vertement concurrence.

Le modèle de Singapour est certes imparfait, mais il prouve que ce ne sont ni l'importance des dépenses gouvernementales, ni le fait de céder aux bureaucrates le pouvoir de légiférer sur ce qui est couvert par l'État qui importent dans le domaine de la santé. Au contraire, si ce modèle fonctionne bien, c'est parce que le patient n'est pas tributaire des humeurs des politiciens et des fonctionnaires.

On dit souvent que la santé est un droit. Dans ce cas, pourquoi la couverture des soins est-elle un enjeu électoral ? On affirme également qu'il est immoral de faire du profit sur la maladie. Alors, pourquoi tolérons-nous que des candidats amassent du capital politique en jouant sur ce que nous avons de plus précieux ? En plus de créer des injustices et de causer l'explosion des coûts, notre système de santé politisé tient les malades en otages. Malheureusement, rien ne changera tant que nos candidats seront trop lâches pour dénoncer ce phénomène et renverser la vapeur !


3 décembre 2008

L’axe fédéralo-souverainiste Canada Coup de gueule Élection 2008 En Images États-Unis Québec

He may be a son-of-a-bitch, but he is our son-of-a-bitch

Selon Pauline Marois, la création d'un gouvernement de coalition à Ottawa va relancer l'option souverainiste au Québec.

Quand le parti québécois affirme le plus sérieusement du monde qu'une poignée de main entre le chef bloquiste et le père de la Loi sur la clarté va relancer la ferveur séparatiste, c'est qu'il y a quelque chose de pourri dans un quelconque royaume…


26 novembre 2008

Agréable surprise Économie Élection 2008 Québec

Mario Dumont ADQMario Dumont m'a très agréablement surpris lors du débat.  Pendant que le PLQ et le PQ s'obstinaient pour savoir lequel des 2 partis a été le pire, le chef de l'ADQ a eu un discours rafraîchissant et différent.  J'ai été tellement impressionné que le jour du scrutin je vais…  Disons que je suis en période de réflexion pour savoir si je vais annuler mon vote, j'ai encore quelques doutes…

Durant ce débat, Jean Charest a principalement attaqué Mario Dumont en lui demandant comment il pourrait couper de 2 milliards de dollars le budget du gouvernement.

En 2003 dans le Devoir*, on peut lire que Monique Jérôme-Forget prévoyait que la réingénierie de l'État allait permettre des économies de plusieurs milliards de dollars.  On connaît la suite…

Quand Charest a demandé à Dumont où il prendrait ses 2 milliards, le chef adéquiste aurait dû lui répondre: "en ayant le courage que vous n'avez pas eu durant de votre premier mandat".

P.-S. Avez-vous remarqué que personne n'a parlé d'environnement dans ce débat ?  Normal, cette année il y avait de vrais enjeux électoraux, personne n'a eu besoin de parler de la météo pour meubler la discussion.

* Le Devoir, samedi, 14 juin 2003, p. A3


24 novembre 2008

C’est Noël à l’année ! Économie Élection 2008 En Citations Gauchistan Québec Récession

Des cadeaux !

Citation du chroniqueur financier Jeff Randall, à propos de l'économie britannique, qui décrit assez bien la campagne électorale québécoise:

"Christmas, even in difficult times, is when children tell Father Christmas what they want – and then adults pay for it. By contrast, budget deficits are when adults tell the Government what they want – and then their children pay for it."


18 novembre 2008

Sucré-salé Économie Élection 2008 États-Unis Mondialisation Québec

MondialisationLa semaine dernière, j'ai dénoncé la politique d'achat local du gouvernement Charest.  Avec ce genre de programme, tout ce que le gouvernement réussira à faire, c'est de soustraire les produits agroalimentaires québécois à la compétition.  On réduit ainsi la nécessité pour les producteurs de développer un produit de qualité à faible coût.

Voici quels sont les coûts associés à une telle mesure.

Aux États-Unis, une loi permet d'imposer des mesures protectionnistes pour garantir que 85% du sucre consommé est produit sur le territoire américain.

Conséquences ?  Le prix d'un kilo de sucre aux États-Unis est de 46,64¢.  Sur le marché mondial, le même kilo de sucre est vendu 25,78¢.

Pour sauver quelques emplois, on pénalise l'ensemble de la population en leur faisant payer le gros prix pour tous les aliments contenant du sucre.  Pour sauver quelques emplois, on réduit le pouvoir d'achat de tous les citoyens.

Qui veut faire l'ange, fait la bête.

Source:
Examiner
Crooked farm bill expands sugar boondoggle


17 novembre 2008

Courage Économie Élection 2008 Québec

Budget déficitHier, on a demandé à Pauline Marois si elle referait la même chose qu'en 1997, lorsque son parti avait mis à la retraite plusieurs milliers de médecins et d'infirmières pour atteindre le déficit zéro.  Pauline Marois a répondu par l'affirmative.

Belle démonstration de courage de Pauline Marois; une qualité de plus en plus rare chez les politiciens.  En 1997, le Québec vivait au-dessus de ses moyens et il était impératif de couper dans les dépenses publiques, c'était la seule chose intelligente à faire.

Bien sûr, l'ADQ et le PLQ sont montés sur leurs grands chevaux pour dénoncer cette "réingénierie" de l'État.

Le problème n'a jamais été les coupures dans le système de santé.  Le problème c'est que le PQ n'a pas compensé cette diminution de service en ouvrant la porte au privé.