Antagoniste


30 septembre 2014

Achat local, pauvreté globale Coup de gueule Économie Gauchistan Mondialisation Québec

PKP

La semaine dernière dans La Presse, on rapportait les propos suivants de Pierre-Karl Péladeau à propos de l’achat local:

« Aussi simple que l’avait mentionné nos patriotes des années 1830, n’y a-t-il pas un meilleur geste pour s’enrichir comme collectivité que de s’entraider et consommer les produits de nos concitoyens? Ce qui était vrai il y autant d’années est encore aussi vrai aujourd’hui! »

Si Pierre-Karl Péladeau avait été le premier ministre du Québec, aurait-il donné son appui au traité de libre-échange avec les États-Unis ?  M’enfin, cette déclaration nous rappelle que le nationalisme est d’abord et avant tout une doctrine gauchiste.

Pour réaliser à quel point il est ridicule de penser que l’achat local est un outil d’enrichissement, partons du principe que Pierre-Karl Péladeau a raison i.e. que si on achète à des étrangers, la province s’appauvrit. Donc, pour enrichir la province, le gouvernement décide d’interdire aux étrangers de vendre leurs produits au Québec. On rend donc obligatoire l’achat québécois.

Les gens de la Montérégie, voyant que le Québec espère s’enrichir en fermant ses frontières aux étrangers, décident d’en faire autant et on interdit aux autres régions de faire de vendre leurs produits en Montérégie. On rend donc obligatoire l’achat montérégien.

Si la Montérégie peut s’enrichir en fermant ses frontières, alors la ville de Granby décide de copier cette mesure en interdisant les échanges économiques avec les autres villes montérégiennes, évitant ainsi que les gens de Saint-Hyacinthe puissent vendre leurs produits dans leur ville. On rend donc obligatoire l’achat granbyen.

Voyant que la ville de Granby espère s’enrichir en fermant ses frontières, la famille Gendron décide de faire de même en interdisant l’achat de produits fabriqués par les autres familles de la ville. Elle veut ainsi faire en sorte que les profits générés par les différentes activités économiques seront toujours contrôlés par les Gendron. On rend donc obligatoire l’achat familial.

Réalisant que sa famille espère s’enrichir en interdisant les interactions avec les autres familles de Granby, Paul Gendron décide de s’isoler complètement du reste de la civilisation et de produire lui-même tout ce qu’il consomme, c’est la forme ultime d’achat local. Paul Gendron pense ainsi devenir un homme riche puisqu’il vivra dans un système où personne ne pourra faire de profits à ses dépens. Si le modèle économique des national-protectionniste fonctionnait, alors les ermites vivant en autarcie seraient des gens riches. Malheureusement pour eux, on sait tous que c’est la situation inverse qui prévaut; en s’isolant du reste de la civilisation Paul Gendron ne s’enrichira pas, il va plutôt s’appauvrir.

Chaque fois qu’on augmente d’un cran la politique d’achat local, les gens s’appauvrissent un peu plus, car ils ne peuvent plus profiter de la spécialisation de la main-d’oeuvre, les gens doivent devenir des jack-of-all-trades. Des gens qui sont certes capables de tout faire, mais qui ne font rien de manière efficace. Si l’achat local est ridicule à l’échelle familiale, il l’est tout autant à l’échelle provinciale; si un individu ne devient pas plus riche en vivant en ermite, une province ne peut pas devenir plus riche en vivant en ermite.

Le système économique prôné par Pierre-Karl Péladeau a un nom, il s’agit du mercantilisme. Selon cette théorie économique, une nation peut uniquement prospérer en ayant une balance commerciale positive. Cette théorie a été réfutée au 17e siècle…

Quand on est citoyen du monde, l’achat local dans un « village global » signifie l’achat de produit « Made On Earth ».

P.-S. On attend toujours que Pierre-Karl Péladeau formule sa première politique de droite depuis son arrivée au PQ…


30 septembre 2014

Top 5 Qc-Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (23-29 septembre) selon Influence Communication.

Le CH reprend le siège du conducteur dans les nouvelles de la semaine au Québec, alors que le camp d’entraînement a occupé 5,01 % de l’actualité dans les médias de la province. De plus, les deux rencontres disputées contre l’Avalanche du Colorado et son entraîneur Patrick Roy, notamment un match au colisée de Québec, pointent au troisième rang. Les frappes aériennes contre l’État Islamique en Syrie et en Irak continuent d’occuper un large espace médiatique un peu partout dans le monde. En effet, cette nouvelle a été au premier rang du palmarès international de mardi à vendredi et elle occupe le premier rang au Canada pour les sept derniers jours. Au 4e rang, au Canada, se trouve aussi la demande d’augmentation du rôle canadien contre l’EI, formulée par les États-Unis. Enfin, les médias du Québec ont salué la carrière de Gilles Latulippe, qui nous a tristement quitté mardi dernier, le 23 septembre dernier à l’âge de 77 ans.

Actualité Québec

Actualité Canada

Source:
Influence Communication


29 septembre 2014

La république de nananes Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Écouter ceci…

Amir Khadir aime le théâtre, mais il n’est pas un passionné de hockey. Par conséquent, Amir Khadir pense qu’on devrait subventionner les artistes, mais pas la construction d’un aréna.

Denis Gravel et Jérôme Landry aiment le hockey, mais ils ne sont pas des passionnés de théâtre. Par conséquent, Denis Gravel et Jérôme Landry pensent qu’on devrait subventionner la construction d’un aréna, mais pas les artistes.

Amir Khadir, Denis Gravel et Jérôme Landry partagent la même culture politique, ils défendent le même principe: celui de subventionner ce qu’ils aiment et de couper dans ce qu’ils n’aiment pas. Amir Khadir, Denis Gravel et Jérôme Landry, même combat. Ils n’aiment pas tous la même chose, mais ils s’entendent sur le fait que l’on doit subventionner ce qu’on aime, peu importe le prix.

Ils ne sont pas les seuls, au Québec les gens n’ont pas de boussole idéologique pour reprendre l’expression d’Adrien Pouliot. Ici, tout le monde veut couper ce qu’ils n’aiment pas et tout le monde veut subventionner ce qu’ils aiment. Résultat: pour que tout le monde soit content et pour acheter la « paix sociale », on ne coupe rien et on subventionne tout.

Voilà comment s’est construit le modèle québécois et comment nous avons pu accumuler une dette de 270 milliards de dollars.


25 septembre 2014

Péquisterie pétrolière Coup de gueule Environnement Gauchistan Québec

péquiste en uniformeLe PQ, Bernard Drainville en tête, s’est trouvé un nouveau gadget populiste pour étaler sa démagogie dans les médias. Exit la charte, la nouvelle menace c’est le pétrole sale des sales Albertains !

C’est quand même incroyable, en 2013, année où le PQ a été au pouvoir, 65 millions de barils de pétrole ont circulé sur le fleuve pour se rendre au port de Montréal.  Pourtant, pas une seule récrimination de la part des péquistes.  Ils ont été au pouvoir pendant dix-huit longs (trop longs) mois et c’est maintenant que les péquistes découvrent qu’il se transporte du pétrole sur le fleuve.  Peut-être qu’à l’époque les péquistes n’ont pas chialé parce que le pétrole transporté n’était pas albertain, la gauche semble avoir une haine maladive de l’Alberta…

Mais la gogauche va sans doute me répondre que cette fois-ci ce n’est pas pareil puisque depuis le début de la semaine, pour la toute première fois de l’histoire, un pétrolier géant, le Minerva Gloria, a circulé sur le fleuve pour se rendre à Sorel !

Vraiment ?

Si vous avez cru cette histoire, c’est que vous avez été victime d’un travail médiocre de la part des journalistes de Radio-Canada. Les pétroliers géants circulent sur le fleuve depuis décembre 2013.  Le 6 décembre dernier, le port de Montréal a reçu le MT Overseas Portland, un grand pétrolier Aframax.  Le MT Overseas Portland mesure 250 mètres par 44 mètres, exactement la même taille que le Minerva Gloria !  Pourtant, ni le PQ ni les journalistes ne s’en sont plaints.  À l’époque, personne ne parlait d’un complot de Stephen Harper et de Transport Canada pour empoissonner le fleuve.

Résumons: quand le PQ était au pouvoir, un pétrolier de la même taille que le Minerva Gloria a circulé sur le fleuve sur une distance plus grande. Pourtant, pas une seule critique de la part du PQ.  Rien, niet, zéro, nada. Pourquoi ce silence ?  Parce que le pétrole transporté par le MT Overseas Portland n’était pas albertain ?  M’enfin, peu importe la raison, cet exemple ne fait que montrer à quel point le PQ est devenu un parti risible, inutile, hypocrite, démagogue et méprisable.


23 septembre 2014

Loi 3: le compromis… Économie Québec

Gouvernement SocialisteDans le cadre des discussions sur le projet visant à réformer les régimes de retraite des employés municipaux, on dit qu’il est important pour le gouvernement de respecter les ententes qui ont été signées dans le passé. En ce qui me concerne, ces ententes ne valent rien, car elles n’ont pas été signées de bonne foi et même si ces ententes étaient de bonne foi, les gouvernements, comme les entreprises privées, devraient avoir le droit de renier leurs signatures quand ils n’ont plus les moyens de payer.  De plus, le projet de loi 3 est une occasion unique de faire reculer le pouvoir syndical au Québec; si les syndicats gagnent cette bataille, ils auront le momentum pour stopper toutes les réformes mises de l’avant par le PLQ au cours de leur prochain mandat.

M’enfin, partons du principe que contrairement aux syndicats, nous sommes des gens honorables qui sont déterminés à respecter leur parole.  Premièrement, il faut reconnaître qu’on ne pourra pas taxer davantage les contribuables pour payer des retraites dorées aux employés municipaux, l’économie québécoise ne survivrait pas à une nouvelle hausse d’impôts et de taxes.  Impossible aussi d’aller chercher cet argent en coupant des services à la population, si on doit fermer des hôpitaux pour renflouer les fonds de pension, c’est encore les contribuables qui seront pénalisés.

Que faire pour respecter nos obligations ?  Je propose le compromis suivant…

Je propose que l’on privatise la SAQ et qu’on libéralise la vente d’alcool au Québec.  À eux seuls, la vente des actifs de la SAQ devrait permettre d’aller chercher quelques milliards pour renflouer les caisses de retraite des employés municipaux.  De plus, cette privatisation/libéralisation sera bénéfique pour les contribuables puisqu’elle provoquera une baisse du prix des vins et spiritueux.  Notez que cette privatisation/libéralisation ne devrait pas affecter les revenus de l’État puisqu’on pourra taxer la vente d’alcool.  Somme toute, je ne propose rien de révolutionnaire, mais simplement d’imiter l’Alberta.

Avec ce compromis, tout le monde est gagnant: les retraités ont leurs pensions, les contribuables vont payer leur alcool moins cher et le gouvernement ne diminuera pas ses revenus !  Un compromis où on peut avoir le beurre et l’argent du beurre, qu’est-ce qu’on attend pour signer !

Pour renflouer les fonds de pensions des retraités, on pourrait aussi solliciter les centrales syndicales.  Après tout, elles ont une certaine part de responsabilité puisque c’est elles qui ont négocié les ententes. Puisque les syndicats sont pour la solidarité et la justice sociales, on pourrait leur demander d’utiliser une partie de leurs cotisations pour renflouer les caisses de retraite de leurs membres. Après tout, les syndicats payent déjà pour des fonds de grève, pourquoi ne pas ajouter les fonds de pensions ? Utiliser les cotisations des membres pour renflouer les fonds de retraite des conventions collectives signées par les syndicats serait bien plus productif que d’utiliser cet argent pour faire de la propagande politique.


23 septembre 2014

Top 5 Qc-Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (16-22 septembre) selon Influence Communication.

Autant au Québec qu’au Canada, c’est la semaine du référendum en Écosse ! En effet, les sondages, la spéculation, les arguments du « oui » et du « non » et les résultats sur le référendum écossais ont monopolisé les nouvelles cette semaine, prenant au passage la première position au Québec et au Canada, avec respectivement un poids médias de 6,94 % et de 4,59 % des nouvelles. Cet intérêt s’est aussi fait sentir sur les médias sociaux, avec une présence du mot « Scotland » en cinquième position du top-5 canadien et du mot « Écosse » en troisième position du top-5 québécois des mots les plus utilisés sur Twitter. La saison d’hockey recommence, comme le démontre la présence du camp d’entraînement du Canadien au Québec avec un poids médias de 5,80 % en deuxième position et de la troisième position des différents camps d’entraînement des équipes de la LNH au Canada avec un poids médias de 1,38 %. Notons au passage la présence de deux nouvelles internationales dans le palmarès du Québec, avec la mobilisation contre l’État Islamique (EI) et les trois jours de confinement en Sierra Leone pour contrer l’ebola, avec un poids médias respectif de 2,51 % et 0,94 %.

Actualité Québec

Actualité Canada

Petit commentaire personnel: Le soir de la tuerie à Moncton, RDI n’a pas jugé bon de faire un bulletin spécial en direct. Le soir du référendum en Écosse, RDA a fait un bulletin spécial en direct de 12h30 à 3h du matin… M’enfin, pour ceux qui s’intéresse encore à l’Écosse, sachez que le premier ministre défait, se transforme lentement mais sûrement en péquiste frustré… Mauvais perdant…

Source:
Influence Communication


22 septembre 2014

La (trépa)nation québécoise Coup de gueule Québec

Bienvenue en Absurdistan ! Quelques nouvelles en vrac à propos du Québec qui ont de quoi laisser songeur…

L’argent du beurre

Maladie

Le député du PQ, Stéphane Bergeron, lors d’une manifestation qui s’est déroulé hier.  Sur un côté de la banderole, on peut lire « NON aux sables bitumineux ». J’imagine que de l’autre côté de cette même banderole on peut lire « …mais OUI au chèque de péréquation »…

Conserves culturelles

Émoi dans la colonie artistique cette semaine, le gouvernement songerait à fermer les conservatoires de musique et d’art dramatique en région. En fait, le gouvernement prévoit plutôt confier cet enseignement aux écoles privées qui existent déjà.  Dans les conservatoires publics, seulement 21,3% des étudiants inscrits au niveau collégial obtiennent leur diplôme dans un délai normal de 2 ans.  Dans les conservatoires privés, cette proportion passe à 86,7% !  On dirait bien que les conservatoires publics sont des endroits où beaucoup de gens vont perdre beaucoup de temps… Marc Hervieux a commenté la fermeture des conservatoires publics en disant « On n’aura peut-être plus de dette, mais on va être con ». Il aurait plutôt dû dire: « On n’aura peut-être plus de dette et on va faire la promotion de l’excellence ».

Arguments stériles

Cette semaine, Jean-Philippe Décarie, un gardien de la révolution qui écrit dans La Presse, a publié un texte qui dénonce une possible réforme des congés parentaux. Ceux-ci passeraient de 12 à 9 mois (quel drame)…  Dans son texte ayant pour titre « Quand austérité rime avec stérilité » (ça ne s’invente pas…), Jean-Philippe Décarie défend ce programme en disant qu’il a permis au taux de natalité de réaliser « un modeste, mais apprécié, gain pour passer de 1,5 à 1,6% ». Vraiment ?  Depuis la mise en place des congés parentaux, le taux de natalité au Québec a augmenté de 11,6%.  C’est une augmentation comparable à Terre-Neuve, l’Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick, des provinces sans régime coûteux de congés parentaux. De plus, même avec des congés parentaux, le Québec a toujours un taux de natalité inférieur au Manitoba, l’Alberta et la Saskatchewan qui eux aussi n’ont pas de régime chromé. Somme toute, le fameux programme de congés parentaux en est un autre où les bonnes intentions sont devenues plus importantes que les résultats.

Heureux qui comme les péquistes ont fait un beau voyage

Cet été, on a essayé de nous faire croire qu’Yves Bolduc ne pouvait pas être un député médecin parce qu’un député doit travailler 70 heures par semaine.  Pourtant, malgré cet horaire chargé et malgré le début d’une nouvelle session parlementaire, Pierre Karl Péladeau, Martine Ouellet, Mathieu Traversy et Alexandre Cloutier ont tous trouvé du temps pour aller prendre des vacances (payées) en Écosse.


22 septembre 2014

Le champ de ruines péquistes… Économie En Chiffres Québec

Le 4 septembre 2012 a marqué l’élection d’un gouvernement péquiste. Celui-ci a officiellement pris les rênes du Québec lors du discours inaugural prononcé le 31 octobre de la même année. Le PQ sera au pouvoir pendant dix-huit mois avant d’être finalement battu le 7 avril 2014.

Durant ces dix-huit mois de pouvoir, le PQ a fait de l’économie du Québec un véritable champ de ruines. Vous en doutez ? Le 10 septembre dernier, l’Institut de la statistique du Québec a publié les chiffres sur la croissance du PIB en 2013, année qui s’est entièrement déroulée sous le règne de Pauline Marois. Pour prendre toute la mesure de la grande noirceur péquiste, il suffit de comparer la croissance du PIB en 2012 (année libérale) à celle de 2013 (année péquiste) dans les différentes régions du Québec:

Pcul

Dans toutes les régions du Québec sauf deux, on peut voir une baisse, souvent catastrophique de la croissance du PIB.  Seules l’Abitibi-Témiscamingue et la Gaspésie ont échappé au carnage et dans le cas de la Gaspésie on sait que cette croissance est principalement due aux subventions du gouvernement, notamment pour des éoliennes aussi coûteuses qu’inutiles.

Dans la région de Montréal, la croissance du PIB a été divisée par 4,0 et dans la région de Québec c’est une réduction de 3,8 fois. Mais c’est la région de Laval qui a payé le tribut le plus lourd avec une croissance du PIB par habitant qui a été amputé d’un facteur 8,7 !

Globalement, en 2012 (année libérale), la croissance du PIB a été de 2,4%.  En 2013 (année péquiste), elle n’a été que de 0,8%. En bref, l’arrivée du PQ au pouvoir a divisé la croissance du PIB par habitant par un facteur 3, tout simplement catastrophique. On se rappellera des dix-huit mois au pouvoir du PQ comme d’une grande noirceur économique…

Pour ceux que ça intéresse, voici le PIB par habitant dans les régions du Québec:

Pcul

La position de Montréal est étonnante. Dans les médias, on parle de la métropole comme d’un boulet économique alors que dans les faits, Montréal est une locomotive.

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Produit intérieur brut régional par industrie au Québec, 2013


18 septembre 2014

Les faux riches Canada Économie En Chiffres Québec

Cette semaine, le gouvernement a laissé entendre qu’il pourrait moduler les tarifs des CPEs en fonction des revenus des parents. D’un côté, on peut se réjouir de voir le gouvernement enfin mettre de l’avant de manière un peu plus prononcée le principe utilisateur-payeur dans les services publics, d’un autre côté on peut condamner l’introduction d’une mesure qui aura pour conséquence de piger encore plus profondément dans les poches des contribuables. Le principe utilisateur-payeur c’est bien, mais seulement si on baisse préalablement les impôts.

Quoi qu’il en soit, on laisse entendre que le gouvernement considérerait qu’une famille est riche quand le revenu des deux conjoints se situerait quelque part entre 70 000$ et 100 000$.

La question se pose: est-on vraiment riche quand un ménage a un revenu supérieur à 70 000$ ou 100 000$ ? Pour répondre à cette question, analysons la fourche de revenus familiaux des couples de la classe moyenne dans les provinces canadiennes. La classe moyenne est un concept plutôt abstrait, mais selon moi celle-ci correspond à la tranche de la population dont le revenu appartient au troisième quintile. Un quintile divise la population en cinq tranches de vingt pour cent. Le premier et le deuxième quintile représentent la tranche la plus pauvre, le quatrième et le cinquième quintile représentent la tranche la plus riche. Il reste donc le troisième quintile qui se situe entre les deux. Donc, voici la tranche de revenus familiaux des couples de la classe moyenne:

Classe Moyenne Québec

Au Québec, les couples de la classe moyenne ont des revenus qui oscillent entre 58 800$ et 81 300$. N’en déplaise aux politicos, au Québec, quand un couple a des revenus de 70 000$, il n’est pas riche, il se situe directement au milieu de la classe moyenne.  À 100 000$, au Québec, on sort de la classe moyenne, mais à peine.

Autre élément qui frappe: la pauvreté des couples de la classe moyenne québécoise.  Si ici la fourche de revenu pour appartenir à ce groupe se situe entre 58 800$ et 81 300$, au Canada cet intervalle se trouve entre 65 600$ et 92 700$  i.e. les couples de la classe moyenne canadienne sont beaucoup plus riches que leur équivalent québécois.  Autrement dit, un couple de la classe moyenne qui fait 70 000$ sera considéré au centre de la classe moyenne québécoise, mais il sera dans la portion inférieure de la classe moyenne canadienne.

Encore plus frappant, un couple qui gagne 70 000$ en Saskatchewan et Alberta est considéré comme trop pauvre pour appartenir à la classe moyenne !  Dans ces deux provinces, il faut avoir un revenu familial minimum de 72 300$ et 82 300$ respectivement pour être considéré dans la classe moyenne. À 70 000$, les couples dans ces provinces appartiennent au deuxième quintile, des gens qui sont considérés comme pauvres.  Bref, la classe moyenne du Québec c’est l’équivalent des classes pauvres en Saskatchewan et en Alberta.

Globalement, ces chiffres sont une autre démonstration de l’échec spectaculaire du modèle québécois, un modèle dont le seul accomplissement aura été de créer des pauvres.  Un modèle qui devrait nous couvrir de honte…

Source:
Statistique Canada
Tableau 202-0405


17 septembre 2014

Maladie… Canada Économie En Chiffres Québec

À Québec, le gouvernement semble chercher désespérément des moyens pour équilibrer son budget et la tentation de piger dans les poches des contribuables semble grande…  Pourtant, comme je l’ai expliqué hier, il serait beaucoup plus simple de s’inspirer du gouvernement conservateur qui, en faisant un ménage dans ses dépenses, a été capable d’équilibrer le budget et pourra même réduire nos impôts dans son prochain budget.

Un exemple de ménage fait par les conservateurs ?  Désormais, chaque fonctionnaire aura droit à 5 jours de congé de maladie par année au lieu de 15. De plus, il sera impossible d’accumuler des congés non utilisés.

La province de Québec aurait intérêt à s’inspirer de cette mesure pour réaliser quelques économies étant donné la « popularité » des congés de maladie chez nos fonctionnaires:

Maladie Québec

Les fonctionnaires au Québec sont les champions des congés de maladie, près de 12 jours alors que la moyenne canadienne est de 10,2 jours.  C’est très loin de l’Île-du-Prince-Édouard et de ses 8,8 jours…  Devant de tels chiffres, deux conclusions possibles: soit nos fonctionnaires ont une santé plutôt fragile, soit il y a carrément de l’abus…

À titre indicatif, voici le nombre de jours de congé de maladie utilisés par les travailleurs québécois dans différents secteurs de l’économie:

Maladie Québec

Devant de pareils chiffres, on est porté à croire qu’il y a de l’abus…

Faire le ménage dans les congés de maladie des fonctionnaires pourrait être un excellent moyen d’aller chercher quelques millions sans piger dans les poches des contribuables.

Source:
Statistique Canada
Tableau 282-0029


16 septembre 2014

Le déséquilibre et le courage Canada Coup de gueule Économie Québec

QuêteuxDans le prochain budget conservateur, on prévoit d’importants surplus, il n’en fallait pas plus pour que les habituels quêteux montent aux barricades pour nous casser les oreilles avec le déséquilibre fiscal. Il est toujours plus facile de gueuler pour avoir de l’argent  des autres que de se retrousser les manches et d’aller la gagner à la sueur de son front pour le gagner le sien…

Et pourquoi le gouvernement de Stephen Harper fera-t-il d’importants surplus ?

Si les conservateurs ont un surplus budgétaire l’an prochain, c’est entre autres parce que les conservateurs auront eu le courage de foutre 20 000 fonctionnaires à la porte.  Pas des départs à la retraite, mais de vrais congédiements.  Pendant ce temps, le gouvernement du Québec annonce qu’il n’y aura pas de mise à pied dans la fonction publique

Autrement dit, certains voudraient profiter du ménage du fédéral pour éviter d’avoir à faire le ménage dans leur propre cour…  Pour équilibrer leur budget, au lieu de quêter l’argent du fédéral, les provinces n’ont qu’à émuler le travail des conservateurs et couper !

P.-S. Si chaque fois que le fédéral fait des surplus il doit les redistribuer aux provinces au nom du déséquilibre fiscal, comment le fédéral pourra-t-il rembourser sa dette ?


16 septembre 2014

Top 5 Qc-Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (9-15 septembre) selon Influence Communication.

Au Québec, c’est encore une fois la semaine de Tony Accurso et de la Commission Charbonneau, qui a occupé plus de 4 % de l’actualité dans la province lors de la dernière semaine. Sinon, deux nouvelles internationales complètent le top 5 de l’actualité au Québec, avec le discours d’Obama pour contrer l’État Islamiste (EI) et le référendum à venir sur l’Écosse. Au Canada, l’hospitalisation surprise de Rob Ford et son retrait de la course à la mairie de Toronto se hisse au premier rang de l’actualité au pays avec un poids médias de 1,79 %. Le Festival international des films de Toronto (TIFF) s’est classé deuxième avec un poids médias de 1,47 %. Sur Twitter, les mots-clic #TIFF14 et Toronto accaparent une énorme part du palmarès Twitter au Canada. Tout comme au Québec, le discours d’Obama pour contrer l’État Islamique (EI) et le référendum à venir sur l’Écosse ont chacun pris un poids médias important au Canada.

Actualité Québec

Actualité Canada

Source:
Influence Communication


15 septembre 2014

L’argent du public Coup de gueule Économie Gaspillage Québec

Argent publicHier, le PQ a annoncé qu’Alexandre Cloutier se rendra en Écosse en « mission officielle » pour observer la tenue du référendum sur l’indépendance qui aura lieu cette semaine (autrement dit, il va avoir des vacances payées en Écosse).

La première fois que le PQ avait évoqué cette « mission officielle », à la fin du mois d’août, on nous avait dit que les contribuables n’avaient rien à craindre puisque c’était le PQ qui allait payer ce voyage avec l’argent du parti…

Rien à craindre, vraiment ?

Depuis 2013, les dons du public aux partis politiques sont limités à 100$. Pour compenser, la baisse des dons, il est désormais prévu que les partis politiques soient généreusement subventionnés avec des fonds publics.

Donc, quand le PQ dit que c’est l’argent du parti qui va servir à payer le voyage d’Alexandre Cloutier, il omet de préciser qu’une part non négligeable de l’argent dans les coffres du PQ vient du portefeuille des contribuables ! Autrement dit, c’est l’argent des contribuables québécois qui va servir à payer une partie de la « mission officielle » du PQ en Écosse. Que le PQ décide de jouer à avoir un pays, c’est une chose, mais qu’il utilise des fonds publics pour le faire, c’est autre chose…

Les partis politiques au Québec désiraient s’affranchir des dons des électeurs pour plutôt être subventionnés par le gouvernement. Fort bien, mais la contrepartie à ce changement devrait faire en sorte que désormais on limite l’argent que les partis peuvent dépenser pour des activités partisanes. Quand on dépense l’argent des contribuables, on n’est plus libre de ses choix et aller faire la fête en Écosse devrait faire partie des choses qui désormais ne sont plus permises.

De plus, si le système de subvention aux partis politiques mis en place est assez généreux pour permettre aux partis politiques de payer des vacances outre-Atlantique à des députés, c’est peut-être un signe qu’on devrait diminuer le montant de cette subvention, car manifestement, les partis ont trop d’argent en leur possession.


15 septembre 2014

Les collecteurs d’impôts Canada Économie En Chiffres Québec

Le Québec est une province avec une criminalité très faible (l’indice de gravité de la criminalité est de 62,25 au Québec contre 68,72 au Canada), mais avec beaucoup de policiers (196,5 policiers par 100 000 habitants au Québec contre 197,0 au Canada).

Cette situation fait en sorte que le Québec est, en théorie, l’une des provinces où l’on retrouve le plus de policiers pour réprimer la criminalité:

Policier Québec

Au Québec, en moyenne, un policier est responsable de 23,84 affaires au Code criminel, cette moyenne est de 30,60 au Canada.  La seule province qui fait mieux que le Québec est l’Ontario où chaque policier est accaparé par 22,76 affaires criminelles.

Donc, avec l’une des charges de travail les plus légères au Canada, on devrait s’attendre à ce que le Québec soit un champion de la répression de la criminalité; parce qu’ils doivent se concentrer sur moins d’affaires au Code criminel, nos policiers devraient être d’une redoutable efficacité.  Malheureusement, ce n’est pas le cas.  Voici le taux de résolution des crimes dans les provinces canadiennes:

Policier Québec

Comme on peut le voir, le Québec est l’une des provinces où les policiers ont le moins « d’affaires classées », un taux de 36,37% contre 39,43% au Canada.  Fait intéressant, l’Ontario qui comme le Québec impose une charge plus légère de travail à ses policiers, a un des meilleurs taux au Canada: 42,48%.  On peut donc dire que l’Ontario en a plus pour son argent que le Québec quand vient le temps de réprimer la criminalité. Intéressant aussi de voir que les policiers de la Saskatchewan sont les plus occupés du pays (57,96 affaires criminelles par policier), mais ce sont aussi ceux qui ont le plus haut taux de résolution (49,82%). Tout un rapport qualité/prix.

Résumons: le Québec est l’une des provinces les moins criminalisées, avec le plus de policiers, nos policiers sont parmi ceux qui ont la charge de travail la plus faible et malgré cette faible charge de travail, ils sont parmi ceux qui attrapent le moins de criminels.

Je ne crois pas une seule seconde que les policiers québécois soient moins intelligents ou plus paresseux que leurs homologues canadiens. D’ailleurs, quand on décortique le taux de résolution des crimes, on constate que pour les crimes violents nous faisons mieux que la moyenne canadienne (62,81% -vs- 60,50%).  Le problème se situe au niveau de la résolution des crimes non violents (vols mineurs, méfaits, etc.), notre taux est de 26,15% contre 30,63% au Canada.

Mon hypothèse ?

J’ai l’impression qu’ici les gouvernements ont transformé une bonne partie de nos forces policières en percepteur d’impôts. Un policier qui fait de la patrouille routière, ce n’est pas la même chose qu’un enquêteur. L’application du Code criminel serait-elle devenue une mission secondaire pour nos policiers, les gouvernements leur demandant surtout de distribuer des contraventions histoire de renflouer les coffres de la province et des municipalités ? Le résultat de cette politique ferait en sorte qu’on se retrouve donc dans une province qui peut compter sur une imposante force policière, mais à qui on demande de distribuer des contraventions au lieu d’attraper des criminels ?

Pour donner un billet de vitesse, les politiciens pourraient faire en sorte que les policiers sont toujours disponibles. Mais pour attraper un cambrioleur, les mêmes politiciens pourraient être beaucoup plus réticents à investir du temps et des hommes. Un billet de vitesse c’est un revenu pour le gouvernement, attraper un cambrioleur c’est une dépense. Encore une fois, le gouvernement du Québec pourrait avoir failli à l’une de ces missions essentielles.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 254-0002 et 252-0052


11 septembre 2014

Nourrir la machine… Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Au Québec, la quasi-totalité des employés du secteur public profite d’un régime de retraite à prestations déterminées.

Un régime de retraite à prestations déterminées dans le secteur public, surtout dans le contexte économique actuel, c’est un peu une pyramide de Ponzi i.e. pour que les gens au sommet de la pyramide (les retraités) soient payés, on doit faire constamment entrer de nouvelles personnes à la base de la pyramide (des travailleurs qui payent des taxes et des impôts).  Autrement dit, pour que les retraités du secteur public puissent avoir une retraite chromée, de plus en plus de contribuables doivent passer à la caisse pour maintenir à flot ces fonds de pension.

Ce constat m’a amené à me poser la question suivante: dans quelles provinces les régimes de retraite à prestations déterminées du secteur public sont le plus sous pression à cause du manque de travailleurs à la base de la pyramide pour nourrir les retraités au sommet de la pyramide.  Voici la réponse:

Retraite Québec

Au Québec, chaque adhérent à un régime de retraite à prestations déterminées du secteur public est supporté par 4,537 travailleurs/contribuables.  À titre indicatif, au Canada cette proportion est de 5,557 et en Alberta, la meilleure province, c’est 7,647 travailleurs/contribuables qui supportent une personne inscrite à un régime de retraite à prestations déterminées du secteur public.

Le Québec n’est pas la pire province, mais nous sommes néanmoins en queue de peloton avec un ratio qui se retrouve sous la moyenne canadienne. Il faut aussi considérer que le Québec est l’une des provinces avec les travailleurs les plus pauvres i.e. contrairement aux provinces avec un pire ratio, nos travailleurs peuvent difficilement en faire plus pour supporter les fonds de pension du secteur public.

N’oubliez pas de signer une pétition en appui au projet de loi 3. Rappelez-vous que tout compromis signifie que le gouvernement devra piger dans vos poches pour payer à des gens quelque chose que vous ne pouvez pas payer pour vous-mêmes.

N.B. Ce graphique assume que dans les autres provinces, le secteur public est aussi entièrement couvert par un régime de retraite à prestations déterminées.  Donc il est possible que la position du Québec soit surévaluée.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 280-0008 et 282-0002