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Antagoniste


18 mars 2010

L’occasion fait le larron Gauchistan Québec Économie

CorruptionIl y a quelques mois, j’ai écrit un billet expliquant pourquoi « Ã©tatisme » et « corruption » vont de pair.  Aujourd’hui, l’actualité nous fournit un exemple très concret de ce genre de situation.

Selon le PQ, le Parti Libéral aurait distribué des permis de garderie et de places subventionnées à des gens ayant contribué à la caisse électorale du parti.

Si le gouvernement n’avait pas étendu ses tentacules dans le réseau des services de garde et si le gouvernement avait décidé de ne pas réglementer les garderies avec des permis et des subventions, personne aujourd’hui ne parlerait de corruption.  La possibilité de corruption est apparue uniquement quand le gouvernement a décidé d’intervenir.  S’il n’y avait pas eu de permis ou de subventions, les cadeaux aux partis politiques pour obtenir des permis et des subventions n’auraient jamais été nécessaires !

Dans une société, plus le gouvernement distribue de subventions, de permis et d’autorisations, plus les gens auront un incitatif à recourir aux pots-de-vin pour obtenir un permis, une subvention ou une autorisation.

Dans une société, plus l’État est gros et omniprésent, plus il y a de possibilités de corruption.

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17 mars 2010

La rentabilité Gauchistan Québec Économie

Politique PoubelleMardi dernier, Benoît Dutrizac a reçu dans ses studios le Gaétan Barrette (président de la Fédération des médecins spécialistes), Louis Godin (PDG de la Fédération des médecins omnipraticiens) et Régine Laurent (Fédération interprofessionnelle de la santé). [Ici & ici]

Durant cette entrevue, Benoît Dutrizac s’est questionné sur le niveau des dépenses colossales dans le système de santé québécois.  Mal lui en prit, car ses invités l’ont immédiatement corrigé: le gouvernement ne dépense pas en santé, il investit !

C’est bien connu, au Québec quand le gouvernement sort de l’argent de ses coffres, ce n’est jamais une dépense, c’est toujours un investissement.  On ne dépense pas en santé, on investit.  On ne dépense pas en éducation, on investit.  On ne dépense pas en culture, on investit.  On ne dépense pas pour refaire les routes, on investit.  On ne subventionne pas les industries, on investit.  On ne dépense pas dans les garderies à 7$, on investit.  On ne dépense pas dans les régions, on investit.

Et allez savoir pourquoi, malgré tous ses investissements, le Québec accumule les déficits…  Si l’on accepte la prémisse que le gouvernement ne dépense jamais, mais qu’il investit, alors force est de conclure que les talents d’investisseurs de nos politiciens sont comparables à ceux de Vincent Lacroix…

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17 mars 2010

Culture de dépendance Canada En Chiffres Québec Économie

En 2007, les 20% de la population avec les plus faibles revenus ont bénéficié d’un transfert gouvernemental de 8 200$; dans le reste du Canada ce même groupe a dû se contenter d’un transfert de 7 521$.

Vous pensez peut-être que cette redistribution de richesse, si chère aux gauchistes, a fait en sorte que les pauvres du Québec étaient plus riches que les pauvres du reste du Canada…  Du tout, les revenus des 20% de Québécois les plus pauvres étaient de 12 700$ alors que dans le reste du Canada ils s’élevaient à 14 514$.

En fait, le Québec est la province pour laquelle les 20% de la population la moins riche ont les revenus les plus bas.  À titre comparatif, ce groupe fait un salaire de 17 100$ en Alberta.

Voici dans quelle mesure les pauvres dépendent du gouvernement au Québec et dans le reste du Canada:

Gauchiste

Si le reste du Canada est passé sous la barre de 50%, le Québec est repassé au-dessus du 60%.

Pour redistribuer la richesse, il faut taxer.  Quand on taxe, on nuit à l’économie et quand on nuit à l’économie on s’assure que les pauvres restent pauvres et surtout, on les condamne à être dépendants du gouvernement…  Et les gouvernements adorent les gens dépendants, c’est une clientèle électorale captive…

Sources:
Statistique Canada
Tableau 202-0301 & Tableau 202-0701

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16 mars 2010

L’urgence d’agir… Coup de gueule Québec Économie

Description de l’état déplorable du système de santé au Québec…

La Presse
Les omnipraticiens lancent un nouvel appel pour décongestionner les urgence

Au moment où le gouvernement s’inquiète de la hausse vertigineuse des coûts de la santé, les médecins omnipraticiens lancent un nouvel appel à l’aide pour décongestionner les salles d’urgence des hôpitaux de Montréal où les problèmes persistent.

Deux ans après l’adoption de [nouvelles mesures] et l’injection de plusieurs millions de dollars, l’Association des médecins omnipraticiens continue de geindre. A la suite d’une enquête effectuée auprès de 17 hôpitaux francophones et anglophones, elle fait le constat suivant: la situation est toujours inacceptable à plusieurs endroits; l’ensemble des établissements ont un taux moyen d’occupation des civières qui atteint 100 p. cent à minuit, une période qui devrait être relativement calme; on manque encore de lits de courte et de longue durée; la pénurie d’effectifs médicaux touche particulièrement les urgences et le privilège qu’ont certains hôpitaux de refuser des ambulances a pour effet de déplacer le problème vers d’autres centres.

«Il persiste un important problème de congestion dans les urgences. Force est donc de conclure que malgré leur mérite, les mesures, telles qu’appliquées actuellement, sont insuffisantes», a déclaré hier le docteur Renald Dutil, président de l’Association des omnipraticiens de Montréal.

Le problème ?

Cet article n’a pas été écrit cette semaine, mais bien le 7 décembre 1988, il y a plus de 20 ans !

Si la solution passait par le système public, on l’aurait trouvé depuis bien longtemps… Après 20 ans d’échecs répétés, il serait temps de voir les choses en face et de réaliser que le privé est la seule solution qu’il nous reste.

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16 mars 2010

En toute simplicité Coup de gueule Gauchistan Québec Économie

Hot Dog Solidaire

-

Le 17 avril prochain, Québec Solitaire organisera une dégustation de bières et saucisses artisanales pour la modique somme de 60$. En plus de la bière et des saucisses, les gens présents auront la chance d’entendre un exposé de Serge Mongeau, un adepte de la simplicité volontaire, sur « la décroissance comme stratégie de sortie de crise ».

Payer 60$ pour boire de la bière et manger des saucisses, voilà qui est parfaitement cohérent avec les objectifs de décroissance et de simplicité volontaire… Tout le monde sait qu’au Québec la saucisse à hot dog et la Milwaukee’s Best sont réservées à la bourgeoisie.

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16 mars 2010

Top 5 Qc/Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (9-15 mars) selon Influence Communication:

Actualité Québec

Les jeux Paralympiques sont au 6e rang au Québec.

Actualité Canada

Source:
Influence Communication
Influence Communication

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10 mars 2010

Les nomenklaturistes En Citations France Philosophie Québec Économie

Pascal Salin

-

Pascal Salin décrivant l’économie en France, mais ses propos pourraient tout aussi bien s’appliquer au Québec

« On a tort de nommer capitalistes les propriétaires des grosses entreprises qui vivent de protections étatiques, de privilèges et de subventions et qui devraient être appelés «nomenklaturistes». Les vrais capitalistes sont tous ces pauvres qui luttent pour leur survie en développant des trésors d’imagination pour contourner les obstacles que les pouvoirs en place mettent sur leur chemin. En France, les victimes de la pensée unique collectiviste sont tous ces hommes et ces femmes exclus du marché du travail, ces petits artisans ou commerçants, ces entrepreneurs imaginatifs qui, bien souvent, n’ont plus que le choix entre la faillite ou l’exil. C’est à tous ces gens que le libéralisme veut redonner un espoir en leur permettant à nouveau d’être responsables, en leur rendant leur dignité. Cet espoir n’est pas vain si l’on veut bien se souvenir que le libéralisme a été l’origine de cet événement historique inouï qui a vu, à partir de la fin du XVIIIe siècle, des masses innombrables accéder à une vie décente et conquérir l’espoir d’une amélioration de leur sort. »

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10 mars 2010

Gâtés pourris Canada En Chiffres Québec Économie

La semaine dernière, le gouvernement de Stephen Harper a déposé son nouveau budget. Gilles Duceppe a été fidèle à lui-même en déclarant que l’exercice n’avait rien de rentable pour le Québec.  Bref, il a radoté la même chose que les années passées…

Pourtant, si l’on considère la taille du chèque de BS que le fédéral envoie au Québec, on peut constater que Stephen Harper est très (probablement trop) généreux avec le Québec:

Budget

Contrairement à ce qu’affirme Gilles Duceppe, le Québec a eu plus que sa part du gâteau.  Pour l’année fiscale 2005-2006, les paiements de transferts, d’aide ciblée directe & de fonds en fiducie comptaient pour 18,8% du budget du gouvernement du Québec.  Pour l’année fiscale 2009-2010, cette proportion a grimpé à 22,7%, soit une augmentation appréciable de 20,7%.

Comme on dit par chez nous, « donne à manger à un cochon, il viendra chier sur ton perron ».

Source:
Ministère des Finances du Canada
Soutien fédéral aux provinces et aux territoires

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9 mars 2010

Le modèle suédois En Vidéos Europe Québec Économie

Au début des années 90, les finances publiques étaient en crise.  Qu’a fait la Suède pour remettre le pays sur la voie de la prospérité ?  Ils ont appliqué l’infâme modèle néo-libéral:

Et voici l’explication de Johan Norberg qui a déjà été le sujet d’un billet en 2008:

En Suède, on a libéralisé l’équivalent d’Hydro-Québec et les transports en commun de même les postes ont été confiés au privé. De plus, les gens ont désormais la possibilité de se retirer du système de pension ou d’assurance-chômage pour aller vers le privé.

Les réformes néo-libérales ont aussi permis l’introduction de bons en éducation (voucher) et le privé a une place de choix dans le système de santé. Du côté de la fonction publique, la rémunération les employés de l’État s’effectue selon la performance et non plus uniquement selon le principe d’ancienneté.

Et que fait le gouvernement suédois en ce moment pour contrer les effets de la récession ? Il diminue le fardeau fiscal de la population ! Notez aussi que la Suède a refusé de sauver le constructeur automobile SAAB de la faillite.

Avis au gouvernement Charest: le modèle suédois a démontré qu’il était possible d’assainir les finances publiques autrement qu’en taxant les gens. Par contre, il faut avoir un certain courage politique pour agir de la sorte, car un parti qui proposerait des mesures économiques similaires à celle de la Suède serait automatiquement qualifié de nazi par la clique du plateau.

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9 mars 2010

Top 5 Qc/Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (2-8 mars) selon Influence Communication:

Actualité Canada

Source:
Influence Communication
Influence Communication

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8 mars 2010

Assez c’est assez Canada En Chiffres Gauchistan Québec Économie

Pour retourner à l’équilibre budgétaire, le gouvernement semble privilégier une hausse de ses revenus. Pourtant, avant de dévaliser (une fois de plus) les contribuables, Jean Charest devrait plutôt s’attaquer au Léviathan qu’est devenu l’État québécois.

Nous sommes déjà les plus taxés au Canada et le gouvernement en veut encore plus ! Moi je dis que le gouvernement en a déjà assez, bien assez:

Impôt Québec

Impôt Québec

Si le gouvernement Charest ne peut pas boucler son budget malgré le taux d’imposition astronomique, c’est parce qu’il a un problème de dépense, pas de revenu.

Source:
CANADIAN FEDERATION OF INDEPENDENT BUSINESS
In Search of Tax Excellence

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7 mars 2010

Vous êtes pas tannés de mourir, bandes de caves? Coup de gueule Gauchistan Québec Économie

En attente d’une chirurgie cardiaque depuis 6 mois, un homme est mort chez lui avant d’avoir pu être opéré… Cette triste histoire ne s’est pas déroulée aux États-Unis, mais au Québec, la province avec le meilleur système de santé au monde selon le ministre Bolduc

Imaginez un système de santé privé où, pour sauver quelques dollars, un hôpital laisserait mourir des gens sur des listes d’attente.  Les gens seraient probablement descendus dans les rues pour dénoncer cet échec du capitalisme.  Les médias auraient probablement exigé une nouvelle réglementation pour nous protéger de l’avarice des businessmen.  Bref, pour tout le monde cette situation aurait été une preuve incontestable de l’échec du privé en santé.

Mais quand ça arrive dans le système public, personne ne descend dans la rue et surtout, personne n’a le courage d’affirmer que cette situation est une preuve incontestable de l’échec système de santé public.  Les gens acceptent la situation en se disant que de toute façon, en dehors de l’État, point de salut…   Ce qui serait inacceptable au privé devient donc la norme au public. Le résultat de plusieurs décennies de pensée unique anti-capitaliste.

Je vous laisse avec un extrait du jugement de la Cour suprême Chaoulli c. Québec sur la validité de la prohibition de l’assurance maladie privée:

Cour Suprême

-

« La preuve révèle que, pour certaines chirurgies, les délais inhérents aux listes d’attente augmentent le risque de mortalité du patient ou d’irrémédiabilité de ses blessures. La preuve révèle également que les patients inscrits sur les listes d’attente non urgente sont souvent des personnes qui souffrent et qui ne peuvent pas profiter pleinement d’une véritable qualité de vie. Le droit à la vie et à l’intégrité de la personne est donc touché par les délais d’attente. »

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7 mars 2010

Révolution culturelle En Vidéos Québec Économie États-Unis

Au lieu d’équilibrer son budget en dévalisant les payeurs de taxes, le gouvernement de Jean Charest devrait s’inspirer de Bob McDonnell, le gouverneur nouvellement élu de la Virginie, et privatiser la SAQ:

Dans un régime privatisé, je doute que le salaire des caissiers passerait de 19,37$/heure à 24,81$/heure…

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6 mars 2010

Le sac de bonbon Québec Récession Économie États-Unis

« Au fil des ans, le gouvernement est devenu une simple courroie qu’utilisent ces groupes pour piger dans nos poches – avec l’approbation des politiciens, qui gagnent leurs élections en dépensant l’argent des autres. »

Journal Métro
Le grand test
par David Descôteaux à l’IEDM

SubventionUn grand test s’en vient. Et je crois que nous allons l’échouer.

Petit détour aux États-Unis: Chris Mesley est président du syndicat des policiers d’Albany, dans l’État de New York. Dans ce comté, des milliers d’hommes et femmes perdent leur emploi. Les coffres de l’État se vident. Le gouverneur doit sabrer le budget des écoles primaires et secondaires. Des enseignants perdent leur emploi, les écoles doivent utiliser du matériel désuet, et les enfants en souffrent.

Mais Chris Mesley s’en balance. Il veut une augmentation de salaire. Pour lui et pour ses membres. «Je ne participe pas à un concours de popularité. Si les impôts des citoyens doivent augmenter pour couvrir ma hausse de salaire, so be it. Je dois veiller à mon bien-être et celui de mes membres syndiqués», a admis candidement Mesley à un journaliste du New York Post.

Pourtant, en combinant son salaire de policier à celui de chef syndical, Chris Mesley gagne plus de 100 000 $. Le contribuable d’Albany gagne en moyenne 33 000 $. M. Mesley a au moins le mérite d’être franc: les syndicats ne luttent pas pour le bien commun. Mais pour celui, plus étroit, de leurs membres. Les autres? Qu’ils s’arrangent!

Ce type de comportement a de quoi inquiéter. Car le pire reste à venir dans cette crise économique. J’espère me tromper, mais une chose est sûre: le party est fini. Les années de forte croissance économique sont derrière nous. Aujourd’hui la planète entière croule sous les dettes, et être «gratteux» revient à la mode – 62% des Américains disent préférer épargner que dépenser, selon un récent sondage. Il faut donc s’attendre à une faible croissance du PIB dans les années à venir, ce qui veut dire moins de revenus pour les gouvernements.

Même en portant des lunettes roses, il apparaît clair que ceux-ci devront réduire leurs dépenses. Des choix devront se faire, qui vont déplaire à plusieurs. Ailleurs dans le monde, c’est déjà commencé. Et la nature humaine se révèle dans toute sa splendeur: l’État grec, qui frôle la faillite, doit s’imposer une cure minceur. Comment réagissent les employés de l’État? Ils lancent des pierres aux policiers et brûlent tout sur leur passage. La Californie, qui doit combler un trou budgétaire de 60 milliards, vient d’annoncer des coupes dans l’éducation. Que font les étudiants de Berkeley le lendemain? Ils fracassent des fenêtres et se bagarrent avec des policiers antiémeutes.

Rien de surprenant. L’État, c’est le royaume des groupes d’intérêt. Et chacun tient à son bonbon. Plus l’État grossit, plus il devient infesté de groupes d’intérêt, qui s’y collent comme des sangsues et gonflent chaque année en suçant plus d‘argent des contribuables. Au fil des ans, le gouvernement est devenu une simple courroie qu’utilisent ces groupes pour piger dans nos poches – avec l’approbation des politiciens, qui gagnent leurs élections en dépensant l’argent des autres. Si vous avez le malheur de ranger le sac de bonbons, la bagarre éclate. Chacun tire la couverte de son bord.

Ce n’est pas une question de gauche ou de droite. Les syndicats et les étudiants sont loin d’être les seuls à sortir leurs griffes quand on leur enlève un «acquis». Vous pensez que les banquiers sont solidaires? Ici comme ailleurs, ils ne désirent qu’une chose: que vous et moi continuions de nous endetter pour faire «rouler» l’économie, et maintenir leurs juteux profits. Peu leur importe que la dette nous sorte déjà par les oreilles. Et si les finances publiques du Québec continuent de se détériorer, pensez-vous que nos politiciens vont réduire leur salaire? Ralentir leurs voyages toutes dépenses payées à l’étranger, ou sacrifier leur généreux régime de retraite? …Moi non plus.

Le Québec croule sous plus de 216 milliards de dettes. Ce montant grimpe sans cesse, notamment parce que nos programmes sociaux comme les garderies à 7$ ou l’assurance-parentale défoncent leur budget d’année en année – nous sommes rendus à emprunter des centaines de millions chaque année pour nous offrir ces programmes! S’il était un pays, le Québec serait la cinquième nation la plus endettée du monde industrialisé. Nous subirons plus sévèrement que les autres le vieillissement de la population. La cohorte de baby-boomers qui s’amène va surcharger nos hôpitaux, qui craquent déjà de partout. Cela va coûter cher. Et comme les Québécois sont déjà parmi les plus taxés de l’Amérique du Nord, il existe peu de marge de manoeuvre du côté des revenus. L’État n’aura pas le choix. Il devra réduire ses dépenses. Mais avec tous ceux qui en profitent actuellement – incluant les politiciens eux-mêmes –, ce sera une tâche titanesque.

Si l’économie s’enlise, croyez-vous que les agriculteurs vont accepter qu’on réduise leurs programmes d’aide? Qu’on permette au prix du lait de baisser? Pensez-vous que les entreprises vont renoncer facilement aux quelque 6 milliards $ de subventions directes et indirectes qu’on leur verse chaque année? Que les employés de la SAQ vont sacrifier leurs généreuses augmentations de salaire? Que l’immense bureaucratie syndicale érigée autour du système de garderies à 7 $ et des autres programmes sociaux va accepter qu’on coupe un sou dans ses privilèges? Que les artistes vont renoncer à leurs subventions? Que les restaurateurs de la rue Crescent vont accepter de payer eux-mêmes pour la venue du Grand Prix? Pensez-vous que les dizaines de ministères et organismes gouvernementaux inutiles vont soudainement dire: «OK, pour le bien commun, abolissez mon poste!» J’en doute.

Comme le disait Frédéric Bastiat en 1848: «L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde». C’est quand ça va mal qu’on le réalise pleinement.

Mais la tyrannie des chiffres – et des budgets – est plus forte que l’idéologie. Un grand ménage s’imposera bientôt, qu’on le veuille ou non. Sans surprise, ce sera «chaque groupe d’intérêt pour lui-même», et tous contre le contribuable.

Jusqu’à ce que ce dernier, à son tour, descende dans la rue.

Un grand test s’en vient.

David Descôteaux est économiste à l’Institut économique de Montréal.

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2 mars 2010

Top 5 Qc/Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (23 février-1er mars) selon Influence Communication:

Actualité Québec

* Le poids médias de Vancouver 2010 s’est accru de 11 % au Québec depuis une semaine.

Actualité Canada

* Le poids médias de Vancouver 2010 s’est accru de 20 % au Canada anglais depuis une semaine.

L’ensemble des éléments de controverse ont occupé 18,21 % de la couverture des jeux.  Le poids médias des thèmes qui ont composé les Jeux:

  1. La météo et les critiques sur l’organisation: 8,67 %
  2. La présence du français: 6,58 %
  3. Joannie Rochette et le deuil: 6,56 %
  4. Cérémonies ouverture/fermeture des Jeux: 5,95 %
  5. Alexandre Bilodeau – Première médaille d’or en sol canadien: 5,47 %
  6. Équipe Canada (hockey): 4,85 %
  7. La course aux médailles: 3,81 %
  8. Charles Hamelin: 3,71 %
  9. La flamme olympique: 2,46 %
  10. La mort du lugeur géorgien: 2,39 %
  11. Garou et ses fausses notes: 1,32 %
  12. La question des stéroïdes*: 1,04 %
  13. Claude Mailhot et Alain Goldberg vs. Johnny Weir: 1,04 %

* Il y a eu deux fois moins d’intérêt des médias pour les stéroïdes en 2010 qu’en 2006.

Le poids médias des principaux médaillés canadiens:

  1. Joannie Rochette: 15,36 %
  2. Alexandre Bilodeau: 11,80 %
  3. Charles Hamelin: 8,68 %
  4. Clara Hughes: 7,20 %
  5. Marianne St-Gelais: 6,96 %
  6. Jennifer Heil: 6,52 %
  7. Kristina Groves: 5,16 %
  8. Christine Nesbitt: 4,12 %
  9. François-Louis Tremblay: 3,72 %
  10. Maëlle Ricker: 3,20 %
  11. Jasey-Jay Anderson: 3,08 %
  12. Scott Moir et Tessa Virtue: 3,00 %
  13. Jon Montgomery: 2,08 %
  14. Ashleigh McIvor: 1,72 %
  15. Mike Robertson: 1,48 %
  16. Kaillie Humphries et Heather Moyse: 1,16 %

La tenue de Vancouver 2010 teinte grandement le palmarès des individus les plus cités dans les médias québécois.  Sur les 50 premiers, 32 proviennent du sport, c’est-à-dire 64 %.

Dans la liste des 250 premiers, on compte 126 personnalités du monde du sport (50 %) et 75 femmes (30 %).  Dans les 30 premières positions on trouve 6 femmes. Le 8 février dernier, le même palmarès n’en avait que 3.

  • 102e Jack Layton (36e en 2009)
  • 179e Denis Coderre (49e en 2009)

Source:
Influence Communication
Influence Communication

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1 mars 2010

En avez-vous pour votre argent ? Canada En Chiffres Québec Économie

Pour retourner à l’équilibre budgétaire, le gouvernement semble privilégier une hausse de ses revenus. Pourtant, avant de dévaliser (une fois de plus) les contribuables, Jean Charest devrait plutôt s’attaquer au Léviathan qu’est devenu l’État québécois.

Nous sommes déjà les plus taxés au Canada et le gouvernement en veut encore plus !  Moi je dis que le gouvernement en a déjà assez, bien assez:

Taxes Québec

La « révolution culturelle » proposée par le gouvernement Charest est en réalité la « révolution du statu quo », car encore une fois, le gouvernement va accroître son emprise sur notre portefeuille au nom du bien commun.  Et plus le gouvernement pigera dans notre portefeuille, plus l’État deviendra obèse.

On nous taxe déjà bien assez, si le gouvernement désire équilibrer son budget, qu’il coupe dans ses dépenses.

Source:
Fraser Institute
Canadians celebrate Tax Freedom Day on June 6 in 2009

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25 février 2010

De la paperasse… Coup de gueule Environnement Europe Québec

GIECPat Finnegan est un membre éminent du GIEC, ce réputé scientifique a participé à un débat en Irlande sur le réchauffement climatique. Quand Phelim McAleer a demandé à Pat Finnegan s’il avait lu le rapport du GIEC, ce dernier a répondu… par la négative ! Son excuse: le rapport du GIEC faisant plus de 1 800 pages, il était irréaliste de penser qu’une personne puisse le lire au complet…  Hé oui, il faudrait dépenser des centaines de milliards sur la base d’un rapport que les scientifiques n’ont pas jugé bon de lire !

Il est aussi ironique de voir les journaleux de « Rue Frontenac » qualifier Maxime Bernier de sceptique quand on sait que ce média n’a jamais pris le temps de rapporter les très nombreuses erreurs contenues dans le rapport du GIEC (ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici & ici).

Je me demande si les syndiqués  de « Rue Frontenac », tout comme ceux de la BBC, ont des intérêts financiers dans le  complexe réchauffo-industriel

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24 février 2010

Comment faire payer les riches Canada En Chiffres Québec Économie

Depuis 1997 au Québec, le taux d’imposition des 20% des Québécois les plus riches est passé de 26,0% à 22,9%, soit une baisse de 11,9%.

À la vue de ces chiffres, Québec Solitaire doit rager.  Selon le grand évangile socialiste, il faut encore et toujours taxer les méchants riches.

N’en déplaise aux gauchistes, si le taux d’imposition des plus riches a diminué depuis 10 ans, la proportion des revenus du gouvernement provenant de ces mêmes riches est passée de 56,9% à 61,5%, soit une augmentation de 8,7%.  Quand plus de 60% des impôts collectés par un gouvernement proviennent de 20% de la population, on se demande bien comment il pourrait être possible de taxer encore plus les riches.

La conclusion est claire: trop d’impôt tue l’impôt. En réduisant le niveau de taxation des plus riches, on cesse de pénaliser leur travail. N’étant plus punis, ces derniers peuvent augmenter leurs revenus de telle sorte que, malgré la diminution du taux d’imposition, l’État peut gonfler ses recettes.

Un calcul bien simple qui donne beaucoup de fil à retordre à de nombreux politiciens québécois…  Bien évidemment, le libertarien en moi vous dira que si les revenus du gouvernement augmentent suite à une baisse d’impôt, c’est un signe que la baisse n’a pas été assez importante.

Voici comment se compare le Québec au reste du Canada:

Impôt

Impots

Même si le Québec a toujours plus taxé ses riches que le reste du Canada, la proportion des revenus du gouvernement québécois provenant des riches a toujours été du même ordre que celle des autres provinces canadiennes.

Source:
Statistique Canada
Tableau 202-0501

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23 février 2010

Top 5 Qc/Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (16-22 février) selon Influence Communication:

Actualité Québec

* Le poids médias de Vancouver 2010 s’est accru de 82 % au Québec depuis une semaine. C’est 2,3 fois le volume de la dernière et plus importante semaine des jeux de Turin en 2006.

** Le dossier de Lucien Bouchard n’est pas sans rappeler les réactions suite aux commentaires de Michel Tremblay en avril 2006. L’histoire avait d’ailleurs reçu un poids médias similaire. Depuis 5 ans, l’intérêt des médias québécois pour la souveraineté a chuté de 63 %.

Actualité Canada

* Le poids médias de Vancouver 2010 s’est accru de 61 % au Canada anglais depuis une semaine.

Au cours de la dernière semaine, l’ensemble des éléments de controverse entourant les jeux de Vancouver ont occupé 13 % de la couverture olympique au Québec, 7 % au Canada anglais et près de 2 % dans le monde.

La place des femmes dans l’actualité en 2010:

  1. Pauline Marois: 8,61 % (17e place au total)
  2. Jennifer Heil: 7,96 % (18e place au total)
  3. Céline Dion: 6,92 % (21e place au total)
  4. Joannie Rochette: 6,42 % (23e place au total)
  5. Michelle Courchesne: 6,06 % (29e place au total)
  6. Clara Hughes: 5,73 % (42e place au total)
  7. Michaëlle Jean: 4,48 % (66e place au total)
  8. Kristina Groves: 3,65 % (113e place au total)
  9. Lady Gaga: 3,59 % (134e place au total)
  10. Nathalie Lambert: 3,42 % (159e place au total)

Note : En 2009, seulement 3 femmes occupaient une place dans le top 30 des personnes les plus médiatisées.  Il y en a actuellement 5.  Jacques Martin, Michael Cammalleri et Jaroslav Halak sont les individus les plus médiatisés depuis le 1e janvier 2010 au Québec.

Source:
Influence Communication
Influence Communication

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22 février 2010

Fraude Coup de gueule Québec Économie

PoliticienDepuis l’adoption de la loi sur le déficit zéro, le gouvernement du Québec fait croire à la population que la dette du Québec n’a pas augmentée.  Dans la réalité, le vérificateur général du Québec a découvert que depuis l’année fiscale 1999-2000, l’équilibre budgétaire n’a jamais été atteint au Québec.  Grâce à des manipulations comptables, le gouvernement a pu cacher des déficits cumulés de 15,8 milliards de dollars.  Pour l’année fiscale 2009-2010, la dette du Québec atteint désormais 72,3% du PIB.

Imaginez une compagnie qui, depuis 10 ans, manipule ses livres comptables pour faire croire à ces actionnaires qu’elle ne fait pas de déficits.  Quand cette supercherie serait découverte, il ne fait pas de doute que les responsables auraient à répondre de leurs actes devant les tribunaux.  Mais bizarrement, quand c’est le gouvernement qui agit de la sorte, c’est légal…

Ce n’est pas le secteur privé qui a besoins d’une plus grande réglementation, c’est le secteur public !  C’est bien beau de colérer contre les Vincent Lacroix et les Earl Jones de ce monde, mais ce faisant, le plus grand des fraudeurs de la province s’en tire à bon compte.  Il serait temps pour la population de revoir ses priorités…

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17 février 2010

Top 5 Qc/Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (9-15 février) selon Influence Communication:

Actualité Québec

* Le poids médias de Vancouver 2010 s’est accru de 216 % au Québec depuis une semaine.  C’est un volume de couverture similaire à celui accordé au spectacle hommage à Michael Jackson.  C’est 3,4 fois la couverture de l’ouverture des jeux de Turin en 2006.

Actualité Canada

* Le poids médias de Vancouver 2010 s’est accru de 88 % au Canada anglais depuis une semaine.

Ce qu’a représenté le départ de Bob Gainey dans nos médias dans les 24 premières heures:

  • 1,9 fois les nouvelles internationales
  • 2,0 fois le lancement du iPad
  • 2,5 fois le poids moyen d’une fermeture d’usine
  • 3,7 fois moins que le congédiement de Guy Carbonneau
  • 5,4 fois notre intérêt pour le Canada anglais
  • 17,9 fois la pauvreté

Source:
Influence Communication
Influence Communication

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15 février 2010

Attention whore Canada Coup de gueule Québec

Olympiques

Avis à tous les nationalistes qui chialent parce qu’il n’y a pas eu assez de français lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques…

Vous êtes probablement trop ethnocentriste pour l’avoir réalisé, mais les Jeux olympiques ce n’est pas un show organisé pour faire plaisir au Québec, mais bien un show organisé pour faire plaisir à l’ensemble de la planète.

Ces nationalistes me font penser à un mononcle qui est incapable de tolérer de ne pas être le centre d’attention lors d’un party…

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15 février 2010

Qui sont les riches ? Canada En Chiffres Québec Économie

L’une des solutions « miraculeuses » de Québec Solitaire pour retrouver l’équilibre budgétaire: taxer les riches.

Mais avant de se demander s’il faut taxer les riches, il faudrait se poser une question bien plus fondamentale: est-ce qu’il y a des riches au Québec ?

Voici comment se compare la « bourgeoisie » québécoise à celle du reste du Canada:

Les Riches

En 2007, les « riches » au Québec totalisaient un revenu moyen de 134 300$ alors que leurs vis-à-vis canadiens empochaient chaque année 169 985$.  Entre 1977 et 2007, l’écart de revenu entre les « riches » québécois et les « riches » canadien est passé de 5 172$ à 35 685$.

Mais les socialistes nous diront probablement que si les riches du Québec sont moins riches cela est compensé par le fait que les plus pauvres sont moins pauvres.

Malheureusement pour nos amis socialistes, c’est faux:

Les Pauvres

Entre 1977 et 2007, le revenu des 20% des plus riches au Québec a augmenté de 17,5%.  C’est la plus faible augmentation parmi les provinces canadiennes.  Durant la même période, le revenu des 20% des plus pauvres au Québec n’a augmenté que de 10,2%.  C’est aussi la plus faible performance au Canada.

À l’opposé du spectre, l’Alberta est la province qui a connu le plus fort enrichissement de ses riches avec une augmentation du revenu de 56,2%.  Du côté des pauvres, l’augmentation a été encore plus spectaculaire: 96,2%.

Voilà qui porte un dur coup au slogan populiste des socialistes voulant que les riches s’enrichissent aux dépens des pauvres.  On semble plutôt observer un phénomène de trickle-down economics.

À vouloir diaboliser les riches, on a fini par oublier qu’ils sont des investisseurs et des créateurs d’emplois essentiels au bon fonctionnement de l’économie.  Un riche qui s’enrichit a bien plus de chance d’enrichir les pauvres que de les appauvrir.

Source:
Statistique Canada
Tableau 202-0701

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14 février 2010

Le véritable problème Coup de gueule Gauchistan Québec

Bureaucratie

Plusieurs personnes considèrent comme problématique la modification du calendrier scolaire pour accommoder les écoles juives orthodoxes.

En fait, le véritable problème réside bien plus dans le fait que des écoles doivent obtenir la permission du gouvernement pour modifier leur calendrier scolaire.

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13 février 2010

L’étatisme déraisonnables Philosophie Québec

La question des accommodements raisonnables est en train de faire un retour en force dans nos médias… Parmi le déluge de textes qui a été consacré à cet enjeu, l’analyse de Martin Masse, du Québécois Libre, est de loin la plus intelligente (voir la seule…) que j’ai pu lire. Ce texte a été publié l’automne dernier.

« Comme c’est le cas de la presque totalité de nos grands ‘débats de société’, on a nationalisé une problématique qui relève en grande partie de la sphère privée. »

Le Québécois Libre
Encore des fausses questions sur les accommodements raisonnables
par Martin Masse

NinjaLa Presse publie encore aujourd’hui un dossier sur la question des accommodements raisonnables visant à démontrer qu’un an et demi après la publication du rapport Bouchard-Taylor, la question n’est toujours pas résolue. Un sondage indique que 72% des Québécois considèrent que le rapport n’a rien clarifié.

Selon le même sondage, une forte majorité s’oppose à la plupart des accommodements qui sont proposés et 68% estiment qu’il y a trop d’accommodements, même s’ils admettent n’être que rarement ou même jamais exposés dans la vraie vie à une telle situation.

Pas étonnant que la confusion règne, puisqu’on leur demande en fait de donner leur opinion sur une situation qu’ils préfèrent de manière abstraite, même si ça ne les concerne pas. Comme c’est le cas de la presque totalité de nos grands «débats de société», on a nationalisé une problématique qui relève en grande partie de la sphère privée.

Prenons les exemples d’accommodements soulevés dans les questions de ce sondage.

Une femme peut-elle exiger de recevoir des leçons de conduite d’un instructeur automobile féminin? Les sondés répondent non à 81%. Mais en quoi s’agit-il d’un enjeu «public»? Une école de conduite est une entreprise privée et devrait pouvoir instaurer ses propres règles. Si elle veut répondre ou non à cette exigence, et perdre ou gagner des clients en conséquence, c’est son affaire.

Devrait-on installer des locaux de prière à l’école ou sur les lieux de travail? Non à 76%. Mais qu’est-ce que ça peut bien faire à Ti-Coune Tremblay de St-Ephrem si une entreprise de Montréal aménage ou non un tel local pour ses employés? Si nous avions des écoles entièrement privées, le problème serait réglé de la même façon. Certaines écoles pourraient décider de le permettre, d’autres non, selon leur type de clientèle, leurs projets pédagogiques et d’autres facteurs propres à chacune.

Devrait-on pouvoir choisir d’être traité par un médecin du même sexe ? Non à 59%. La dynamique est la même que celle pour l’éducation, le gouvernement ayant nationalisé nos corps quand il a nationalisé la santé. Des cliniques et hôpitaux privés devraient pouvoir gérer ce problème à l’interne, sans avoir à en faire chaque fois un débat «national». Mais comme la santé est devenue un «droit» plutôt qu’un service qu’on s’achète, le gouvernement se permet de s’ingérer dans tous les aspects de l’obtention de ce droit.

Doit-on laisser les garderies offrir un menu différent ou accorder des congés pour des fêtes autres que chrétiennes ? Non à 57%. Voilà un débat complètement absurde s’il en est. Pourquoi doit-on décider collectivement ce qu’une garderie de la rue St-Urbain à Montréal sert ce midi à ses poupons ? Il revient aux garderies de régler ce genre de problème avec leur clientèle. Ah mais j’oubliais! — les garderies appartiennent maintenant presque toutes à l’État, y compris les garderies prétendument privées mais qui sont forcées d’exiger les mêmes tarifs et de suivre les mêmes consignes que les autres.

Trois Québécois sur quatre s’opposent systématiquement au port de signes religieux, que ce soit à l’école (à 76%), au travail (à 74%) ou dans les hôpitaux (à 70%). Chacun de ces lieux de travail est pourtant soit un endroit privé où la question devrait être réglée à l’interne, soit un endroit public qui devrait être privé — ou au minimum obtenir une certaine autonomie pour régler ce genre de problème tout en restant public.

Doit-on accommoder les jeunes demoiselles prudes dans les piscines publiques? Non à 90%. Même en présumant que ce service reste sous le contrôle d’une municipalité, c’est justement le type de problème qui devrait être réglée localement. Évidemment, dans une ville comme Montréal, les jacobins voudront une seule règle pour toute l’île. C’est là qu’on voit à quel point le morcellement municipal (le contraire des fusions forcées qui ont eu lieu ces dernières années) permettrait non seulement de réduire la bureaucratie et de donner plus de contrôle aux citoyens, mais aussi de désamorcer ces conflits potentiels. Vous n’aimez pas la règle adoptée dans votre quartier? Vous allez dans un autre et ça finit là.

En bref, certaines de ces fausses questions ne concernent que deux parties à un arrangement privé et pas la population en général. D’autres deviennent d’intérêt public parce que le conflit potentiel prend place dans des secteurs nationalisés par l’État, alors que le problème se réglerait si on les privatisait. En nationalisant un secteur de l’économie et en érigeant la production de services en «droit», on a transporté sur la place publique tous les problèmes qui se règleraient à l’amiable entre un client et un commerçant dans une situation de concurrence, où l’on peut toujours aller ailleurs si on n’est pas satisfait à un endroit donné.

Dans la mesure où l’on garde un État avec certaines fonctions, il resterait bien sûr un espace public — que faire avec les fonctionnaires qui travaillent pour le ministère de la Justice à Québec par exemple? — pour un petit nombre d’employés. Il s’agirait de la seule décision politique à prendre nécessitant un débat public, qui aurait une ampleur beaucoup plus limitée que le débat actuel.

Il est clair qu’une forte majorité des Québécois ne veulent pas faire de compromis sur certaines questions pour s’adapter à leurs concitoyens, surtout des immigrants, qui souhaiteraient qu’on les accommode. Ce qui est tout à fait légitime. Nous avons tous nos limites et nous estimons à juste titre que ce sont les nouveaux arrivants qui doivent d’abord s’adapter à nous, et non le contraire. Personnellement, je ne suis prêt à faire aucun compromis dans ma vie pour accommoder une femme portant une burqa et je n’ai même pas envie de simplement voir des personnes costumées de la sorte dans mon environnement.

La question est plutôt de savoir si la volonté des uns doit être imposée à tous, et la réponse est — dans une société libre — évidemment non. Pour prendre un exemple caricatural, même si 99% des Québécois pensent qu’on ne devrait pas laisser des musulmans exiger le retrait de tous les crucifix sur les murs avant d’entrer dans une maison, si moi je veux me plier à cette demande en recevant des visiteurs musulmans chez moi, c’est mon affaire. Et ce qui se passe chez moi ne regarde absolument pas les 99% de mes concitoyens qui ne sont pas d’accord.

La même règle s’applique à tous les endroits privés. On se souviendra que dans la fameuse histoire des cabanes à sucre servant de la soupe aux pois sans jambon et permettant à leurs clients musulmans de prier sur la piste de danse, qui avait lancé toute une controverse il y a deux ans, il n’y avait eu en fait aucun conflit. Les propriétaires des établissements avaient volontiers accepté de répondre aux demandes spéciales de leurs clients. Tous les xénophobes professionnels de la province en avaient malgré tout fait tout un plat.

Plus fondamentalement, on en revient au débat de fond sur l’immigration. Pourquoi laisse-t-on entrer sur ce territoire, avec tous les «privilèges» dont peuvent se prévaloir les citoyens (en particulier des services publics gratuits), des étrangers dont les valeurs et les coutumes sont si différentes de celles de la majorité? Les libertariens sont évidemment en faveur de la liberté de circuler et ne proposent pas l’adoption d’une politique d’immigration plus restrictive. Sauf que dans une société libertarienne, où l’État ne contrôlerait plus l’entrée et les sorties sur un territoire national, il y aurait d’autres formes de contrôle reflétant non pas des critères politiques et bureaucratiques, mais la volonté de la population s’exprimant dans un marché libre.

L’une de ces formes de contrôle serait le droit de décider quoi faire avec sa personne et sa propriété et donc de pratiquer une discrimination envers certaines personnes. Ce droit fondamental — qu’on nous a enlevé dans de nombreuses situations — enverrait un message clair à ceux qui ne sont pas les bienvenus ici. On ne devrait pas pouvoir expulser une femme portant une burqa, ni la forcer à l’enlever. Sauf que si personne ne souhaite transiger avec elle — ni lui acheter ou lui vendre quelque chose, ni la soigner, ni éduquer ses enfants (la santé et l’éducation sont devenus des services privés), ni lui louer un appartement, ni l’embaucher — eh bien, cette femme aura le choix de s’habiller comme une personne civilisée ou bien de retourner vivre dans sa société d’origine.

On verra également si un simple hijab — qui, personnellement, ne me cause pas plus de problème qu’un chapeau dans la majorité des situations — provoquent les mêmes réactions et comment les gens et les institutions s’y adaptent ou non. Ceux qui le veulent le feront, les autres ne seront pas forcés de le faire. Les femmes portant des hijabs décideront alors si elles peuvent vivre d’une façon qui leur convient compte tenu des restrictions auxquelles elles doivent se conformer dans leurs rapports avec les autres membres de la société.

Cela obligerait tout les personnes concernées (et il n’y en a pas tant que ça) à s’adapter et à évaluer chaque situation au lieu de s’en remettre à des règles édictées par l’État. Mais la liberté, c’est justement de laisser chacun faire ses propres choix dans le respect des droits fondamentaux des autres, même si le portrait collectif que ça donne est plus embrouillé, au lieu d’imposer à tous les règles de la majorité — ou de la minorité qui crie le plus fort. Comme ce n’est pas demain la veille que ces principes libertariens seront appliqués, on peut prévoir que bien d’autres reportages nous annonceront que la question des accommodements raisonnables n’est toujours pas réglée au cours des années à venir…

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