Antagoniste


8 février 2012

Arguing with Idiots: le syndicat des métallos (via Dutrizac) Arguing with Idiots Canada Économie Québec

Ce que j’aime avec les billets « arguing with Idiots » c’est qu’ils me donnent la possibilité de démolir des mythes propagés par les illettrés économiques qui pullulent au Québec.

Les derniers en liste ?  Le syndicat des métallos et Benoit Dutrizac.  Selon ces deux larrons, pour que les Québécois puissent s’enrichir avec les ressources naturelles il faut tout d’abord limiter les investissements étrangers et forcer les entreprises à transformer la matière première au Québec.  En bref, la bonne vieille xénophobie économique…

Mais est-ce vrai ?

L’Alberta représente un bon modèle d’étude en ce qui concerne l’exploitation des ressources naturelles.  Dans cette province, le pétrole a considérablement enrichi la population:

Alberta

Comme on peut le voir, l’exploitation des ressources pétrolières a considérablement profité à la population.  Entre 2000 et 2009,  le revenu médian a augmenté de près de 25% alors que la moyenne pour le reste du Canada est de 14%.  Pour ceux qui se posent la question, l’augmentation au Québec n’a été que de 3%.

Mais comment le pétrole a-t-il enrichi les Albertains ?

Est-ce parce que la province a forcé les entreprises à transformer la matière première extraite en Alberta ?  Pas du tout.  Durant cette période, la quantité de pétrole raffinée en Alberta a décru de 5%.  Voilà une population qui a été assez brillante pour comprendre que la spécialisation de la main-d’oeuvre est une bonne chose. En Alberta, personne ne s’oppose à ce que le pétrole soit exporté dans des raffineries à l’extérieur de la province.

Est-ce parce que la province a limité l’arrivée de capitaux étrangers ?  Pas du tout.  Durant cette période, la présence des étrangers dans le secteur pétrolier à considérablement augmentée.  À ce jour, plus de 50% des entreprises pétrolières sont sous contrôle étranger, si bien que les corporations étrangères génèrent 1,1 billion en revenu sur un grand total de 1,2 billion pour l’ensemble de l’industrie.  Voilà une population qui a été assez brillante pour comprendre que les capitaux étrangers sont une bonne chose, car cela représente une injection d’argent frais dans l’économie.  En Alberta, les politiciens encouragent les Chinois à investir dans leurs ressources naturelles.

Comme on peut le voir, l’Alberta et le Québec ont des conceptions assez différentes de l’économie.  L’une des provinces est très riche et l’autre est très pauvre

Sources:
Statistique Canada
Investissements étrangers et nationaux au Canada / Tableau 202-0203

EIA
International Energy Statistics

7 février 2012

Autre média, autre moeurs En Vidéos Philosophie Québec

Je vous invite à écouter cette excellente entrevue de Maxime Bernier avec George Stroumboulopoulos de la CBC. Ensuite demandez-vous si un journaliste au Québec aurait pu faire une entrevue similaire avec le député de Beauce.

On voit que George Stroumboulopoulos est clairement quelqu’un d’articulé, intéressé par son invité et qu’il s’est suffisamment bien documenté pour aborder des questions de fond. George Stroumboulopoulos n’utilise pas sa tribune pour se mettre en valeur en faisant mal paraître son invité, il prend le temps d’écouter Maxime Bernier et il pose des questions pertinentes, le tout spontanément, sans cartons.

Au Québec, ce genre d’entrevue est quasiment impossible avec nos journalistes. De par leur manque de culture politique, ils sont incapables d’aborder les questions politiques sous un angle philosophique. Par conséquent, ils confrontent, ils sont perpétuellement à la recherche du « gotcha moment ». Il est plus facile de chercher à ridiculiser que de discuter autour du concept de liberté.

Combien de fois j’ai vu un journaliste québécois, incapable de concevoir que l’on puisse avoir un point de vue différent du sien, ne pouvant retenir un petit sourire narquois quand Maxime Bernier parle de libertés individuelles. Mais pas Stroumboulopoulos, celui-ci est assez cultivé et informé pour savoir qu’il s’agit là d’un point de vue qui mérite d’être abordé en profondeur. Notez aussi que contrairement aux journalistes québécois, Stroumboulopoulos n’utilise pas le terme « libertarien » comme une insulte, mais plutôt comme un point de vue politique légitime. Cette différence est une autre illustration d’une maîtrise beaucoup plus fine des enjeux politiques.

Voilà pourquoi il est si important de maîtriser l’anglais au Québec, pour aller s’informer ailleurs.

7 février 2012

Top 5 Qc/Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (31 janvier-6 février) selon Influence Communication:

Actualité Québec

Actualité Canada

Petit commentaire personnel: La déclaration du sénateur Boisvenu est dans le top 5 du Québec, mais pas dans celui du Canada anglais… Les Américains ont une merveilleuse expression pour décrire le type de médias que nous avons au Québec: echo chamber

Un média d’information rapporte une nouvelle qui sera ensuite reprise à l’unisson par d’autres médias qui partagent le même point de vue. Cette affirmation sera sans cesse répétée, souvent sous une forme exagérée ou déformée, jusqu’à ce que la plupart des gens en viennent à croire que ces exagérations sont vraies. Dans un univers médiatique de pensée unique, le echo chamber est inévitable.

C’est exactement ce qui s’est produit avec le sénateur Boisvenu. Un autre bon exemple, le cas de Tim Thomas.

Source:
Influence Communication

6 février 2012

Krash carbonique ! Économie Environnement Europe Québec

Charbon

En décembre 2011, le gouvernement de Jean Charest a décidé de poursuivre son travail de démolition de l’économie québécoise en devenant la première province canadienne à imposer une bourse du carbone. Une facture d’au moins 470 millions pour nos entreprises, certains avancent même le chiffre de 1 milliard.

Avis à tous ceux qui pensent que l’achat de crédit de carbone pourrait être une bonne affaire… En Europe, la bourse du carbone existe déjà depuis 2005. L’an dernier, le rendement sur les crédits de carbone a été de… -44% !!! Avec un rendement de -59%, seuls les bons du Trésor grecs ont moins bien performé.

Source:
The Economist
Asset performance

6 février 2012

Lisée, prise 2: le niveau de vie des québécois Canada Coup de gueule Économie En Chiffres États-Unis Gauchistan Québec

Dans son dernier livre, Jean-François Lisée s’est donné la difficile tâche de mettre la droite K.-O. en 15 arguments. Pour vérifier si tel est le cas, voici une série de billets qui reprend chacun des arguments avancés par Lisée pour en vérifier la validité. Attention, car la gauche est sur le point d’encaisser une droite !

Affirmation #2 de Jean-François Lisée: le Québec n’est pas économiquement médiocre puisque le niveau de vie des Québécois est supérieur à celui de ses voisins.

Pour parvenir à cette conclusion, Jean-François Lisée présente des chiffres comparants les revenus des québécois à ceux des Ontariens et des Américains.  Mais il y a un petit problème avec cette démonstration: elle est truffée d’erreurs méthodologiques et de cherry-picking.

Au niveau de la méthodologie, tous les chiffres présentés par Lisée reposent sur un facteur de conversion pour ajuster ses comparaisons en fonction du coût de la vie.  Le problème ?  Le facteur utilisé par Lisée provient de Statistique Canada.  Que dit cet organisme à propos de ce facteur ?

Statistique Canada
L’Indice des prix à la consommation: Qualité des données, concepts et méthodologie

Ces estimations ne devraient pas être utilisées pour mesurer les différences du coût de la vie entre les villes. Ces indices servent à la comparaison de prix de certains produits sélectionnés seulement et ne sont pas développés pour faire une comparaison exhaustive de tous les produits et services achetés par les consommateurs. De plus, le concept utilisé pour les indices de prix du logement n’est pas propice aux comparaisons du coût de la vie entre les villes.

Puisque le raisonnement utilisé par Lisée repose sur une fondation qui a été construite sur un sol mou, il va de soi que toute la construction sera défaillante.  D’ailleurs, Lisée a reconnu dans un billet que les chiffres qu’il utilise ne sont pas les bons, mais il refuse néanmoins d’apporter les corrections qui s’imposent parce que…  ses intentions sont bonnes ! Ici la question n’est pas de savoir s’il faut ajuster les revenu en fonction du coût de la vie, cet ajustement est nécessaire. Il s’agit plutôt de savoir si les ajustements réalisés sont exacts.

C’est un peu comme si tout le monde s’accordait pour dire qu’il faut repeindre un mur. Jean-François Lisée arrive et décide de repeindre le mur avec une perceuse parce que c’est le seul outil dans son coffre. Ensuite, le même Jean-François Lisée dit que personne ne peut critiquer son travail parce que de toute manière le mur avait besoin d’être repeint.  Ce n’est pas sérieux cette histoire. La validité d’une statistique ne se mesure pas aux intentions de celui qui manipule les chiffres.

Les calculs de comparaisons avec les États-Unis sont aussi discutables, c’est le festival du cherry-picking !  L’astuce trouvée par Jean-François Lisée pour prouver que les Québécois sont plus riches que les Américains consiste à enlever les meilleures données des deux variables qu’il compare.  Le résultat, Lisée a décidé de ne pas tenir compte de l’existence des riches aux États-Unis !  Pourtant les 5% d’Américains les plus riches payent près de 60% des impôts totaux, au Québec c’est moins de 35%.  Comme on peut le voir, aux États-Unis, les riches sont loin d’être une quantité négligeable.  D’ailleurs en excluant les riches de ses calculs, Lisée essaye-t-il de nous convaincre que les Américains auraient été plus riches si Bill Gates où Steve Job n’avaient jamais vu le jour ?

Pour ceux qui se posent la question, selon l’Institut de la statistique du Québec, le revenu des Américains, ajusté en fonction du pouvoir d’achat, est de 39 094$ alors que celui des Québécois est de 28 148$.

Mais ce n’est pas tout, ensuite Jean-François Lisée a décidé de ne pas tenir compte du fait que les Américains travaillent plus que les Québécois.  Un calcul très douteux…  C’est comme si j’affirmais qu’une personne gagnant 20$/heure et qui travaille 10 heures par semaine est plus riche qu’une personne gagnant 10$/heure, mais qui travaille 40 heures par semaine…

Pour en savoir plus sur les nombreuses erreurs méthodologiques dans les calculs de Lisée, je vous invite à lire les billets que Martin Coiteux, économiste, professeur à HEC Montréal, a publiés sur son blogue à ce sujet:

Mais il existe une meilleure mesure pour savoir où se trouve le meilleur niveau de vie, j’ai nommé le bilan migratoire !  Pour reprendre l’expression popularisée par Milton Friedman, le bilan migratoire ce sont les gens qui « votent avec leur pied » i.e. des gens qui acceptent de se déraciner de leur milieu, de quitter amis et famille, pour déménager dans un milieu qui leur offre un avenir meilleur.  Après tout, je connais bien peu de gens qui quittent leur patelin pour aller vivre plus pauvrement ailleurs et si par malheur les attentes de la personne qui déménage ne sont pas satisfaites, elle a toujours la possibilité de revenir vivre parmi les siens.

Puisque Jean-François Lisée amorce son analyse en comparant le niveau de vie des Québécois et des Ontariens, analysons le bilan migratoire entre ces deux provinces:

Lisée Droite

Certes, les choses se sont améliorées avec le temps, mais comme on peut le voir, le Québec n’a jamais eu un bilan migratoire positif avec l’Ontario, en tout temps il y a toujours eu plus de Québécois qui sont allés vivre en Ontario que d’Ontariens qui sont venus vivre au Québec, et ce, même durant la dernière récession qui a durement touché notre voisin.  Depuis 1971, 631 369 Ontariens sont venus vivre au Québec contre 1 001 093 Québécois qui sont allés vivre en Ontario, un bilan négatif de 369 724 personnes.  Sur la base de ces chiffres, c’est l’Ontario qui semble offrir la meilleure qualité de vie.

Et ne me dites pas que la langue pourrait biaiser ces chiffres, la méconnaissance de l’anglais n’a jamais empêché les Mexicains d’immigrer aux États-Unis.

D’ailleurs, si les Québécois étaient plus riches que les Ontariens, ce sont les Québécois qui devraient payer de la péréquation alors que les Ontariens devraient en recevoir.  Depuis 2005, le Québec a reçu 50,2 milliards de dollars en péréquation contre seulement 3,5 milliards pour l’Ontario.

Pourquoi se limiter à l’Ontario, allons voir la situation dans l’ensemble du Canada:

Lisée Droite

Qu’en est-il de la situation avec les États-Unis ?

Je n’ai pas été en mesure de trouver des chiffres sur la migration entre le Québec et les États-Unis.  Par contre, ces statistiques sont disponibles pour le Canada. Selon une étude de Statistique Canada publiée il y a trois ans, entre 2000 et 2004, chaque année, 68 900 Canadiens sont allés vivre aux États-Unis. À l’opposé, seulement 6 110 Américains sont venus vivre au Canada…

Donc sachant que le Québec a un solde migratoire négatif avec le reste du Canada et sachant que le Canada a un solde migratoire négatif avec les États-Unis, on peut raisonnablement supposé que plus de Québécois décident d’aller vivre aux États-Unis qu’il y a d’Américains qui décident de venir vivre au Québec.

Quand les gens « votent avec leurs pieds » et force est de constater que le modèle québécois arrive très loin dans les intentions de vote.

À lire aussi:

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 051-0018 & 051-0019

3 février 2012

La social-bureaucratie Canada Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Le Québec est une province très fonctionnarisée et les fonctionnaires aiment beaucoup la paperasse…  Après tout, leur emploi en dépend…

Dans la réalité, voici le prix de la social-bureaucratie pour nos entreprises:

Social-Bureaucratie

Le Québec était premier en 2005 et malgré une légère diminution il était toujours premier en 2008.  Jean-François Lisée va être content, c’est une autre médaille d’or pour le Québec !

Voici comment a évolué le coût de la réglementation par entreprise entre 2005 et 2008 au Canada:

  1. ÎdP-Édouard: -27,4%
  2. N-Écosse: -20,1%
  3. Saskatchewan: -15,5%
  4. Ontario: -13,1%
  5. Manitoba: -12,6%
  6. Terre-Neuve: -11,5%
  7. N-Brunswick: -11,3%
  8. Québec: -4,0%
  9. Alberta: +2,5%
  10. C-Britannique: +5,1%

Le Québec, encore en queue de peloton de queue…  Notons au passage que si la croissance a été positive en Alberta et en Colombie-Britannique, le coût de la réglementation dans ces deux provinces reste largement inférieur au Québec.

L’Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse montrent qu’il est possible de réduire substantiellement, dans un laps de temps relativement court,  le coût de la bureaucratie.  Voilà qui devrait inspirer nos politiciens.  Mais il est plus facile j’imagine de raconter que le modèle québécois est ce que nous avons de mieux à offrir à l’humanité…

Terminons en citant Ronald Reagan: « La vision économique des gouvernements se résume en quelques phrases courtes: Si ça bouge, on taxe. Si ça continue de bouger, on réglemente. Et quand ça ne bouge plus, on subventionne ».

Sources:
CANADIAN FEDERATION OF INDEPENDENT BUSINESS
La prospérité ligotée par une réglementation excessive

Industrie Canada
Principales statistiques relatives aux petites entreprises

1 février 2012

Lisée, prise 1: la croissance économique québécoise Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Dans son dernier livre, Jean-François Lisée s’est donné la difficile tâche de mettre la droite K.-O. en 15 arguments. Pour vérifier si tel est le cas, voici une série de billets qui reprend chacun des arguments avancés par Lisée pour en vérifier la validité. Attention, car la gauche est sur le point d’encaisser une droite !

Affirmation #1 de Jean-François Lisée: le Québec n’est pas économiquement médiocre puisque depuis 10 ans, la croissance du PIB par habitant rivalise avec les pays du G-7.

Pour parvenir à cette conclusion, Jean-François Lisée présente un graphique comparant la croissance du PIB/habitant du Québec à celle des pays du G-7 et de l’Ontario, pour la période couverte entre 2001 et 2011.  Selon cette analyse, le Québec se classe deuxième, uniquement devancé par l’Allemagne.

Il y a deux problèmes avec cet argument.  Premièrement, la période choisit, on ne peut pas prétendre analyser véritablement les succès du modèle québécois en regardant une période de temps aussi courte.  Ce genre d’analyse demande une analyse sur une période beaucoup plus longue pour être en mesure de dégager une tendance historique significative.  Surtout que la dernière décennie a été plutôt atypique sur le plan de l’économie (deux récessions causées par l’intervention du gouvernement, le 11 septembre et une économie québécoise stimulée artificiellement par des dépenses en infrastructures).  Deuxièmement, l’échantillonnage est relativement petit, pourquoi se limiter uniquement aux pays du G-7 ?

Voici donc comment se compare la croissance du PIB/habitant au Québec pour la période entre 1981 et2010, soit la plage de temps la plus étendue possible pour laquelle des statistiques sont disponibles.

Lisée Droite

Malheureusement pour la gauche québécoise et leur modèle, la Québec se retrouve dans le fond du classement…  Par contre, les observateurs les plus jovialistes ont peut-être remarqué que le Canada se classe relativement près du Québec.  J’invite ces gens à prendre connaissance des deux graphiques suivants à propos des vingt pays les plus riches de l’OCDE:

Lisée Droite Lisée Droite

Ici, il est important de ne pas confondre la croissance annuelle du PIB/habitant et la valeur du PIB/habitant.  Ce n’est pas parce que la croissance du Canada est proche de celle du Québec que les PIB/habitant sont équivalents.  En 2010, le PIB par habitant du Canada était de 47 630$ alors que celui du Québec était de 40 174$.  Donc, de 1981 à 2010, le Québec a été incapable de rattraper le Canada.

Ce phénomène est préoccupant, car normalement le Québec aurait dû profiter du « catch-up effect », un phénomène qui fait en sorte qu’il est plus facile pour un pays pauvre de croître plus rapidement qu’un pays riche.   Ce phénomène explique pourquoi la croissance de la Chine peut atteindre 8% alors que celle des États-Unis dépasse rarement le 3%. Au fur et à mesure que le PIB/habitant de la Chine se rapprochera de celui des États-Unis, plus leur croissance économique ralentira.

Résumons, avant 1981, le Canada a pris une longueur d’avance sur le Québec et de 1981 à 2010, le Québec a été incapable de combler ce retard, celui-ci s’est même légèrement accru.  À cet égard, le second graphique est particulièrement intéressant puisqu’il compare le PIB/habitant en utilisant le Québec comme valeur de référence.  Par exemple, en 1981, le PIB/habitant des vingt pays de l’OCDE les plus riches représentait 102% du PIB/habitant du Québec i.e. les deux valeurs étaient à toute fin pratique identiques.  Par contre, en 2010, le PIB/habitant des pays de l’OCDE représentait 116% du PIB/habitant du Québec, autrement dit le Québec a pris un retard non négligeable.

Si, entre 1981 et 2010, le Québec avait maintenu la même croissance que les pays de l’OCDE les plus riches, le PIB/habitant serait aujourd’hui de 52 183$, soit 12 000$ de plus que le niveau actuellement observé.

La Corée est un brillant exemple de réussite.  Bien que ce pays possède un PIB/habitant bien en deçà de la moyenne de l’OCDE, sa croissance annuelle moyenne de 6% entre 1981 et 2010 (catch-up effect) a fait en sorte que le PIB/habitant de ce pays est passé de 25% de la valeur du Québec en 1981 à 88% en 2010.

Conclusion: on ne peut conclure, comme Jean-François Lisée le fait, que la croissance de l’économie du Québec rivalise avec celle des autres pays, au contraire, le Québec a pris du retard depuis le début des années 80.  Mais attention, ce retard n’est pas imputable aux Québécois qui seraient moins intelligents que les autres, mais plutôt au modèle économique qui a été imposé par les élites à grand coup de sophismes et de diabolisation du système capitaliste.

Mais au-delà de tous ces chiffres, un fait demeure: si le modèle économique québécois était un succès, nous n’aurions pas besoin de recevoir de péréquation…

Sources:
Statistique Canada
Tableau 384-0013

OCDE
OECD StatExtracts

HEC Montréal
Productivité et prospérité au Québec: Troisième édition

31 janvier 2012

Top 5 Qc/Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (24-30 janvier) selon Influence Communication:

Actualité Québec

Actualité Canada

Petit commentaire personnel: Rarement j’ai vu une actualité aussi plate, insipide et peu inspirante… Je m’ennuie presque des nouvelles estivales qui nous disent de boire de l’eau et de faire cuire notre steak haché…

Source:
Influence Communication

30 janvier 2012

La culture de la médiocrité Coup de gueule Gauchistan Québec

Le P'tit QuébecJe veux revenir sur l’interprétation que fait Jean-François Lisée du taux de suicide au Québec.  Selon ce porte-parole de la gauche, le Québec devrait se réjouir de savoir que le Québec n’a que le 26e plus haut taux de suicide à l’échelle de la planète.  Pourtant, quand on prend le temps d’analyser ce classement on réalise assez vite que si le Québec est 26e, cela signifie que si 25 pays font moins bien que nous, il y a environ 80 pays qui font mieux !

Le problème avec la gauche c’est qu’elle se complaît dans la médiocrité,  elle se satisfait de savoir que d’autres font pire que nous.  Au lieu de se comparer aux meilleurs, elle préfère se comparer aux pires pour mieux entretenir l’illusion que tout va bien.

Le Québec a l’un des pires taux de suicide de la planète, mais selon la gauche on devrait se satisfaire du fait que certains pays comme la Guyane, le Kazakhstan, Le Belarus ou le Sri Lanka font pires ! La droite a de plus grandes aspirations pour le Québec, la droite n’est pas intéressée à savoir que nous avons un meilleur taux de suicide que le Kazakhstan, elle veut savoir pourquoi notre taux est 50% plus élevé que celui du Canada !

Jean-François Lisée prétend que seule la gauche aime le Québec.  Dans la réalité, la gauche n’aime pas le Québec, elle aime le modèle québécois, ce qui est très différent…

Lors de son passage à Tout le monde en parle, Jean-François Lisée a défini la droite comme étant « nage ou coule », alors qu’il a dit de la gauche « l’état enseigne à nager et si une personne coule, l’état s’assure de sauver le noyé » (je paraphrase).

Je vais poursuivre dans la métaphore aquatique…

Un gauchiste qui se noie demande l’aide du gouvernement, le droitiste demande l’aide de son voisin… Un droitiste qui voit quelqu’un se noyer offre SON aide. Le gauchiste passe son tour en disant « le gouvernement s’en occupera »…

P.-S. Cette fin de semaine, j’ai acheté le livre de Jean-François Lisée « Comment mettre LA DROITE K.-O. en 15 arguments ».  Dans les semaines qui vont suivre, je vais publier une série de billets qui adresseront chacun de ces 15 arguments, le tout premier billet sera publié mercredi ou jeudi.  À la fin de cette série, vous pourrez imprimer ces billets et brocher les feuilles.  Ainsi vous aurez entre les mains un livre qui aura pour titre  « Comment mettre LA GAUCHE K.-O. en 15 arguments » ;-)

30 janvier 2012

La carte de crédit du gouvernement Économie En Chiffres Québec

Voici, depuis 2006-2007, les sommes que le gouvernement du Québec a dû emprunter pour boucler son budget, coeur sensible s’abstenir…

Pour être en mesure de rencontrer ses obligations financières, depuis 6 ans, le gouvernement du Québec a dû emprunter sur les marchés financiers la somme astronomique de 88,8 milliards de dollars.  Cette somme représente, grosso modo11 100$/habitant ou si vous préférez 44 400$ pour une famille de quatre (deux adultes, deux enfants).

Et pour ajouter l’insulte à la blessure, durant cette même période, le gouvernement a déclaré des déficits cumulés de…  7,6 milliards de dollars…

J’ai comme l’impression que quelqu’un est en train de se faire avoir…

Source:
Ministère des finances du Québec
Le point sur la situation économique et financière du Québec

25 janvier 2012

La maison de la droite Économie En Vidéos Philosophie Québec

Hope and change !

Je ne suis plus un orphelin politique !

Si le parti conservateur du Canada peut se maintenir à 15% dans les sondages au Québec malgré la campagne d’ultra-diabolisation des médias, je pense qu’un parti portant la bannière conservatrice a tout ce qu’il faut pour se tailler une place dans le paysage politique québécois. Surtout que le parti conservateur du Québec est le seul parti de droite au Québec ! Il y a là une chance unique à saisir

Personne à droite, absolument personne, n’a intérêt à voir les efforts du parti conservateur du Québec ne pas être couronnés de succès. Les gens comme J.Jacques Samson n’aiment pas la droite ? So what, jamais je ne voterai pour un parti qui aurait reçu la bénédiction de gens comme J.Jacques Samson.

Pensez à tout ce qu’a fait Québec solidaire avec un seul député, maintenant c’est notre tour. Les gens de droite peuvent soit embarquer dans la parade, soit la laisser passer, mais il serait contre-productif de vouloir la stopper.

25 janvier 2012

Arguing with Idiots: Jean-François Lisée Arguing with Idiots En Chiffres Québec

Jean-François Lisée s’imagine sans doute avoir réalisé un coup fumant: la publication d’un livre dans lequel il prétend pouvoir mettre la droite K.-O. en 15 arguments ! Rien de moins !

En guise d’amuse-gueule, Jean-François Lisée nous présente des statistiques pour nous convaincre que contrairement à ce que la droite affirme, le suicide n’est pas un problème au Québec.  Selon cette savante démonstration, le Québec se classerait au 26e rang, derrière la Finlande, la Belgique, la France ou la Suisse, en matière de suicide.  Merveilleux puisque nous ne sommes pas les pires alors c’est forcément parce que tout est parfait !

Mais d’où vient cette fameuse statistique voulant que le Québec se classe 26e ?  Hé bien la source de cette information est…  WIKIPEDIA !!!  Ce n’est pas une blague, c’est Lisée lui-même qui le dit dans un billet publié cet été !

Passons outre le fait qu’un argument construit à partir de Wikipedia est franchement risible, étant donné que l’on y collige une multitude de chiffres provenant de sources disparates, souvent invérifiable et utilisant des méthodologies différentes…  Donc arriver à une 26e, on doit inclure dans le classement des pays tels que: la Lituanie, la Guyane, le Kazakhstan, Le Belarus, le Sri Lanka, la Moldavie, l’Uruguay ou l’Afrique du Sud…  Jean-François Lisée est-il vraiment en train de nous dire que tout va bien au Québec parce que nous faisons mieux que la fucking Guyane !!!

Sans blague…

Pour une analyse plus sérieuse, on peut consulter les statistiques Éco-Santé produites par l’OCDE et le gouvernement du Québec, l’avantage étant que la méthodologie servant à compiler les données est constante.

Voici le résultat:

Taux Suicide

Le résultat est beaucoup moins sexy que ceux présentés par Jean-François Lisée…  Mais, soyons honnêtes, si l’on enlève du classement le Luxembourg, la Suisse, la France, l’Autriche, la Pologne, l’Islande, la Nouvelle-Zélande, la République tchèque, le Chili, la Slovaquie, la Suède, les États-Unis, le Canada, l’Irlande, le Danemark, la Norvège, l’Allemagne, l’Australie, le Portugal, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie, Israël, le Mexique et la Grèce, alors le Québec obtient la médaille d’or !

Le taux de suicide des hommes au Québec pour l’année 2008 était de 22,1 par 100 000 habitants. Pour les jeunes hommes québécois, c’est encore pire: un taux de 23,4 par 100 000 habitants chez les 20-34 ans.

En 2008, le taux de suicide chez les soldats américains en service actif était de 20,2 par 100 000 habitants. Chez les vétérans, ce taux était de 20,8 par 100 000 habitants.

M’enfin… Il en faudra plus pour espérer avoir un K.-O.

24 janvier 2012

Aimer le Québec, pas le modèle (réponse à JF Lisée) Coup de gueule En Vidéos Gauchistan Philosophie Québec

Virage à gaucheQuelle est la dernière trouvaille de l’ineffable Jean-François Lisée pour diaboliser la droite québécoise ?

Imaginez-vous que selon ce péquiste, sympathique aux idées de Québec Solidaire, la droite déteste le Québec !

N’en déplaise à Lisée, si la droite détestait le Québec, elle se satisferait du statu quo, elle ne demanderait pas que l’on fasse les changements nécessaires pour que la province puisse briller parmi les meilleurs.  Si la droite détestait le Québec, elle se gargariserait avec le sacro-saint modèle québécois, un modèle qui n’a jamais été exporté à l’extérieur de nos frontières. Si la droite n’aimait pas le Québec, elle n’y consacrerait pas autant d’effort pour le rendre plus fort.

Ce que Jean-François Lisée tente de faire, c’est de rattacher l’identité québécoise à une idéologie politique.  Autrement dit, pour être un vrai Québécois il faut être de gauche.  Désolé, mais vouloir mettre en place un régime politique à idéologie unique ce n’est pas une preuve d’amour, c’est au contraire, un signe de mépris envers l’intelligence des citoyens. Ai-je besoin de rappeler à Lisée que les pays qui ont fait de l’identité nationale une idéologie politique se sont tous retrouvés du mauvais côté du rideau de fer ?

Dire que la droite déteste le Québec, c’est un peu comme dire qu’un médecin déteste son patient parce qu’il lui annonce qu’il est atteint d’un cancer et qu’il devra radicalement revoir ses habitudes de vie.  Ce n’est pas agréable de dire à une personne qu’elle a un cancer, prescrire des traitements de chimiothérapie ce n’est pas amusant non plus, on sait que le patient devra passer au travers une période difficile; mais le médecin ne déteste pas son patient pour autant, il veut lui sauver la vie !

La droite aime le Québec, mais elle aime surtout les Québécois.  La droite aime tellement les Québécois qu’elle désire qu’ils soient libres au lieu d’être inféodé à un quelconque gouvernement, qu’il soit provincial ou fédéral.  La droite veut quelque chose de beaucoup plus profond, significatif et constructif qu’un Québec libre, elle veut des Québécois libres !

Margaret Thatcher ne détestait pas la Grande-Bretagne et Ronald Reagan ne détestait pas les États-Unis… Bien au contraire…

L'élection présidentielle française de 1974 a opposé la droite de Valéry Giscard d'Estaing à la gauche de François Mitterrand. Lors du débat présidentiel, d'Estaing lance à Mitterrand une phrase qui passera à l'histoire et que je voudrais rappeler à la mémoire de Jean-François Lisée: "Vous n'avez pas, monsieur Mitterrand, le monopole du coeur, vous ne l'avez pas".

Cette élection fut remportée par Valéry Giscard d'Estaing (qui, à mon grand regret, ne semble pas être capable de faire un noeud de cravate Windsor…).

24 janvier 2012

Top 5 Qc/Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (17-23 janvier) selon Influence Communication:

Actualité Québec

Au 6e rang, on retrouve l’affaire de la taupe au SPVM avec un poids médias de 0,67 %.

Actualité Canada

Au 6e rang, on retrouve la mort de Sarah Burke avec un poids médias de 0,44 %.

Source:
Influence Communication

19 janvier 2012

La droite selon les péquistes Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Un tweet publié hier par Jean-Pierre Charbonneau, le péquiste de service au « Club des ex », diffusé sur les ondes de RDI…

Vous avez bien lu, François Rebello est… de droite ! François Rebello a été le président de Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) de 1994 à 1996 et c’est bien connu que la FEUQ est un repaire de droitistes…

Voici quelques mesures et prises de position « droitistes » mises de l’avant par François Rebello du temps qu’il était péquiste:

  • Il a manifesté avec les indignés pour réclamer encore plus de réglementation.
  • Il a été contre la vente de TMX au consortium Maple.
  • Il a demandé des subventions pour un « train gastronomique » reliant Montréal à New York.
  • Il trouve que la CSST n’est pas assez généreuse.
  • Il veut que le gouvernement intervienne directement dans la gestion des entreprises.
  • Il a demandé des subventions pour un train reliant Montréal et le Maine.
  • Il a demandé au gouvernement de réglementer le prix de l’essence.
  • Il s’est dit favorable à des mesures de protectionnisme économique.
  • Il est un apôtre du « développement durable et du virage vert ».
  • Il a demandé au gouvernement d’intervenir dans le lock-out au Journal de Montréal.
  • Il a dénoncé l’inaction des premiers ministres du Canada et du Québec dans le dossier des TGV.
  • Il a voulu que le gouvernement passe une loi pour limiter le travail des étudiants.
  • Il s’est réjoui de la syndicalisation d’un Wal-Mart.
  • Il est une groupie d’Al Gore.
  • Il est contre la « main invisible » parce qu’elle ne produit pas de voitures vertes.
  • Il est favorable à la création d’une bourse du carbone pour punir l’Alberta.

Selon Jean-Pierre Charbonneau, tout ceci est de droite !!!

Sans blague, il faut être perdu dans le fin fond du champ gauche pour seulement oser penser que François Rebello à des affinités avec la droite.  Son passage au sein du PQ s’est fait exclusivement sous le signe de l’étatisme idéologique !

Jean-Pierre Charbonneau a passé 25 ans à l’Assemblée Nationale et pendant tout ce temps, il n’a pas appris à distinguer sa gauche de sa droite.  Désespérant n’est-ce pas de la part d’un élu…

En guise de conclusion, une petite réflexion de Faustino Ballvé (1887–1959), un économiste espagnol, qui mérite d’être méditée:

Québec Nationalisme

« Nationalism inevitably leads to socialism, and socialism to nationalism.

It is not possible to put a nationalist economic policy into effectwithout taking over control of production and distribution, and this is what socialism is essentially. On the other hand, it is impossible to take over control of production and distribution without inevitably putting into effect a policy of economic nationalism. »

18 janvier 2012

Une véritable mine d’or Économie En Chiffres Environnement Québec

Quelques chiffres intéressants sur les salaires au Québec:

Salaire Québec

J’espère que vous avez remarqué que l’industrie qui verse les meilleurs salaires au Québec est, ironiquement, la plus détestée de la population…  Les gens qui travaillent dans le domaine de l’extraction minière et pétrolière gagnent 1 305$/semaine, presque le double de la moyenne de tous les secteurs, qui se chiffre à 784$/semaine.

Grosso modo, une personne qui travaille dans les mines ou le pétrole fera 67 860$/année et paiera 30 072$/année en taxes, impôts et frais divers.  Sachant qu’au Québec ils sont 14 600, cela représente la rondelette somme de 439 millions de dollars !

Voilà qui devrait être pris en considération dans l’éternel (et inutile) débat sur les redevances.  Et c’est sans compter que la nouvelle loi québécoise sur les mines risque de faire fuir les investisseurs, donc des emplois très bien payés pourraient bien ne jamais être créés.

P.-S. Je me suis aussi amusé à faire les mêmes calculs avec l’Alberta.  Un salaire de 1 857$/semaine dans le domaine de l’extraction minière et pétrolière, ce qui représente 96 564$/année et une fiscalité totale de 36 279$/année. Sachant qu’en Alberta ils sont 140 200, cela représente la jolie somme de 5 086 millions de dollars !

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 282-0008281-0027

17 janvier 2012

Top 5 Qc/Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (10-16 janvier) selon Influence Communication:

Actualité Québec

Actualité Canada

Petit commentaire personnel: certaines personnes pourraient être surprises de constater que l’embauche de Nathalie Normandeau par « Raymond Chabot Grant Thornton » ne fait pas partie du Top 5 des nouvelles au Québec. De mon côté, la chose ne me surprend guère puisque les manques d’éthique au PLQ c’est un peu comme le temps d’attente dans les urgences: la chose est devenue tellement banale que ce n’est plus une nouvelle digne de ce nom… malheureusement…

Source:
Influence Communication

11 janvier 2012

Tous des pourris Élection 2012 En Vidéos États-Unis Philosophie Québec

Un extraits de la dernières chronique d’Alain Dubuc au sujet de François Legault et de ses ‘coalisés’: « François Legault est sans doute incapable de se définir en termes de gauche et de droite parce que ces catégories ont beaucoup perdu de leur sens. Et c’est tout aussi vrai pour Jean Charest ou Pauline Marois. »

Je vous invite à aller lire le texte…

Ensuite, écoutez ce monologue du juge Napolitano, sans doute l’un de ses meilleurs:

Bipartisan Bird of Prey

À quelques détails près, Andrew Napolitano décrit parfaitement la situation politique qui prévaut au Québec… Charest, Marois, Legault… Du pareil au même…

11 janvier 2012

Le modèle québécois dans toute sa splendeur Canada Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Comme dise les Anglais: one-two punch…

Tout d’abord le nombre d’entreprises dans les provinces canadiennes:

Modèle Québécois

Ensuite, les subventions distribuées dans les provinces canadiennes:

Modèle Québécois

J’ai besoin d’en dire plus ?

Et non seulement François Legault n’a pas l’intention d’inverser la tendance, mais il veut en rajouter en utilisant la Caisse de Dépôt comme un instrument de récompense politique (i.e. machine à distribuer des subventions/bonbons).

Pour citer Ronald Reagan: « the more the plans fail, the more the planners plan ».

Sources:
Industrie Canada
Principales statistiques relatives aux petites entreprises

Statistique Canada
Tableau 384-0010

10 janvier 2012

Top5 Qc/Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (3-9 janvier) selon Influence Communication:

Actualité Québec

Actualité Canada

Petit commentaire personnel: dans une société normallement constituée, ce sont les chiffres catastrophiques sur le chômage qui aurait du se retrouver au premier rang au Québec…

Source:
Influence Communication

9 janvier 2012

Le fardeau des Québécois Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Au Québec, on parle souvent du niveau inquiétant d’endettement de la province, mais on devrait aussi commencer à s’intéresser à ce qui se passe dans les municipalités…  Avant les fêtes, j’ai publié un billet sur l’explosion de la dette dans la ville de Québec depuis qu’ils ont élu un bouffon comme maire, voici maintenant le portrait d’ensemble:

Dette Québec
L’endettement total net à long terme est constitué de la dette brute à long terme (obligations, billets et autres dettes à long terme) et de la quote-part de la municipalité dans la dette à long terme d’autres organismes dont elle fait partie (municipalité régionale de comté, régies intermunicipales, etc.)

La situation est tout simplement hors de contrôle…  Que dire de plus…

N’oubliez pas qu’il s’agit de la dette par habitant, cette somme est due par tout le monde, aussi bien par les gens qui travaillent que par les bébés de 6 mois ou les retraités de 80 ans.

Source:
Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire
Profil financier

8 janvier 2012

Chômage: la catastrophe québécoise Canada Économie En Citations États-Unis Québec Récession

Les statistiques sur l’emploi au Québec diffusé vendredi passé par Statistique Canada sont absolument catastrophiques.

Depuis 3 mois au Québec, il s’est perdu pas moins de 69 500 jobs. Pour vous donner une idée, toute proportion gardée, cela représenterait une perte de 2,5 millions d’emplois aux États-Unis.  Entre février 2008 et février 2010, la pire période de la dernière récession aux États-Unis, plus de 8,7 millions d’emplois ont été perdus.  Donc, ces 3 derniers mois au Québec, on a perdu l’équivalent de 30% des emplois perdu aux États-Unis dans les 24 mois qui ont été les pires de la récession.  Il va sans dire que lors de la dernière crise, jamais les États-Unis n’ont perdu autant d’emploi sur une période de 3 mois que le Québec.

En décembre, le taux de chômage au Canada est passé de 7,4% à 7,5%.  Mais si l’on exclut le Québec des statistiques, le taux de chômage au Canada, au lieu d’augmenter, aurait plutôt diminué à 7,1%.  Tirez-en vos conclusions…

Mais il y a plus, voici le bilan de l’emploi dans les provinces canadiennes en 2011:

Emplois Canada

En 2011, seulement deux provinces ont perdu des emplois: Terre-Neuve avec -600 et le Québec avec… -54 100 !!!

Sources:
Statistique Canada
Tableau 282-0087

U.S. Bureau of Labor Statistics
Employment / Labor Force

4 janvier 2012

Le p’tit Québec Canada International Québec Revue de presse

National Post

-

Quebec workplaces are the least diverse in Canada
National Post

Is your workplace a miniature United Nations, with colleagues who trace their origins to many different parts of the globe? Or does everyone you work with come from a similar background? The answer probably tells a lot about how open you are to people from different cultures, according to a new study by the Association for Canadian Studies.

Seventy-three per cent of Canadians describe their workplace or school as diverse, compared to 70 per cent of Americans, 68 per cent of Britons and 67 per cent of French respondents.

Sixty per cent of Quebecers work in a multicultural environment, the lowest proportion of any province.

Fifty-seven per cent of francophones in Canada describe their workplace as diverse, compared to 74 per cent of anglophones and 83 per cent of people who speak a language other than English or French.

Eight out of 10 francophones in Canada say most of their friends come from the same cultural background, compared to 66 per cent of English-Canadians and 55 per cent of people who speak a non-official language.

Les Québécois aiment bien traiter tous ceux qui ne pensent pas comme eux de rednecks, que l’on pense aux Américains ou aux Albertains. Mais si l’on se fie aux résultats de cette étude, les Québécois auraient intérêt à se regarder dans un miroir avant d’utiliser ce qualificatif.

19 décembre 2011

Faire la charité aux riches Économie Environnement États-Unis Québec

Écolo-MarxisteCette semaine, le Québec a annoncé qu’il allait pleinement intégrer le Western Climate Initiative en mettant en place un marché du carbone.  Pour le moment, seule la Californie a aussi décidé de mettre en place un tel marché.  Conséquence, pour atteindre les objectifs fixés par ce traité, le Québec devra acheter des droits d’émission en Californie.

Comme chaque fois que le gouvernement impose une taxe aux corporations, cette dernière sera refilée aux consommateurs.  Donc, la mise en place de ce marché du carbone signifie que les Québécois vont payer une taxe aux entreprises californiennes !

À titre indicatif, le revenu des Québécois est de 28 084$ US (PPA) alors que celui des Californiens est de… 41 353$ US.  Le marché du carbone c’est comme la péréquation, mais à l’envers !

En bref, une autre patente à gosse environnementale du gouvernement Charest qui va nous coûter cher…

19 décembre 2011

Régis Labeaume: l’autre côté de la médaille Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Au Québec, on parle beaucoup de l’endettement de la province, mais qu’en est-il des municipalités ?

Voici l’évolution de la dette, entre 2007 et 2010, dans les municipalités québécoises de plus de 100 000 habitants.  Je vous signale, au passage, que Régis Labeaume a été élu en 2007…

Dette Québec
L’endettement total net à long terme est constitué de la dette brute à long terme (obligations, billets et autres dettes à long terme) et de la quote-part de la municipalité dans la dette à long terme d’autres organismes dont elle fait partie (municipalité régionale de comté, régies intermunicipales, etc.)

En 2010, Québec avait la 2e plus grosse dette (3 335$/habitant), devancée uniquement par Terrebonne (3 585$/habitant).  De son côté, le maire Tremblay a fait osciller la balance de Montréal à 2 971$/habitant.

De 2007 à 2010, la dette de la ville de Québec a augmenté de 45%, devancée uniquement par Saguenay qui a connu une augmentation spectaculaire de 77%.  Par contre, malgré cette augmentation, la dette de Saguenay reste bien en deçà de celle de Québec.  On est loin de la performance de Montréal qui a vu sa dette augmenté de seulement 10%.

Le Régis Labeaume ‘version 2011′ aurait-il pu gagner la mairie en 2007 ?  Et pourquoi les médias ne parlent-ils jamais de la gestion absolument exécrable des finances publiques dans la ville de Québec ?

Source:
Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire
Profil financier