Antagoniste


17 septembre 2014

Maladie… Canada Économie En Chiffres Québec

À Québec, le gouvernement semble chercher désespérément des moyens pour équilibrer son budget et la tentation de piger dans les poches des contribuables semble grande…  Pourtant, comme je l’ai expliqué hier, il serait beaucoup plus simple de s’inspirer du gouvernement conservateur qui, en faisant un ménage dans ses dépenses, a été capable d’équilibrer le budget et pourra même réduire nos impôts dans son prochain budget.

Un exemple de ménage fait par les conservateurs ?  Désormais, chaque fonctionnaire aura droit à 5 jours de congé de maladie par année au lieu de 15. De plus, il sera impossible d’accumuler des congés non utilisés.

La province de Québec aurait intérêt à s’inspirer de cette mesure pour réaliser quelques économies étant donné la « popularité » des congés de maladie chez nos fonctionnaires:

Maladie Québec

Les fonctionnaires au Québec sont les champions des congés de maladie, près de 12 jours alors que la moyenne canadienne est de 10,2 jours.  C’est très loin de l’Île-du-Prince-Édouard et de ses 8,8 jours…  Devant de tels chiffres, deux conclusions possibles: soit nos fonctionnaires ont une santé plutôt fragile, soit il y a carrément de l’abus…

À titre indicatif, voici le nombre de jours de congé de maladie utilisés par les travailleurs québécois dans différents secteurs de l’économie:

Maladie Québec

Devant de pareils chiffres, on est porté à croire qu’il y a de l’abus…

Faire le ménage dans les congés de maladie des fonctionnaires pourrait être un excellent moyen d’aller chercher quelques millions sans piger dans les poches des contribuables.

Source:
Statistique Canada
Tableau 282-0029


16 septembre 2014

Le déséquilibre et le courage Canada Coup de gueule Économie Québec

QuêteuxDans le prochain budget conservateur, on prévoit d’importants surplus, il n’en fallait pas plus pour que les habituels quêteux montent aux barricades pour nous casser les oreilles avec le déséquilibre fiscal. Il est toujours plus facile de gueuler pour avoir de l’argent  des autres que de se retrousser les manches et d’aller la gagner à la sueur de son front pour le gagner le sien…

Et pourquoi le gouvernement de Stephen Harper fera-t-il d’importants surplus ?

Si les conservateurs ont un surplus budgétaire l’an prochain, c’est entre autres parce que les conservateurs auront eu le courage de foutre 20 000 fonctionnaires à la porte.  Pas des départs à la retraite, mais de vrais congédiements.  Pendant ce temps, le gouvernement du Québec annonce qu’il n’y aura pas de mise à pied dans la fonction publique

Autrement dit, certains voudraient profiter du ménage du fédéral pour éviter d’avoir à faire le ménage dans leur propre cour…  Pour équilibrer leur budget, au lieu de quêter l’argent du fédéral, les provinces n’ont qu’à émuler le travail des conservateurs et couper !

P.-S. Si chaque fois que le fédéral fait des surplus il doit les redistribuer aux provinces au nom du déséquilibre fiscal, comment le fédéral pourra-t-il rembourser sa dette ?


16 septembre 2014

Top 5 Qc-Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (9-15 septembre) selon Influence Communication.

Au Québec, c’est encore une fois la semaine de Tony Accurso et de la Commission Charbonneau, qui a occupé plus de 4 % de l’actualité dans la province lors de la dernière semaine. Sinon, deux nouvelles internationales complètent le top 5 de l’actualité au Québec, avec le discours d’Obama pour contrer l’État Islamiste (EI) et le référendum à venir sur l’Écosse. Au Canada, l’hospitalisation surprise de Rob Ford et son retrait de la course à la mairie de Toronto se hisse au premier rang de l’actualité au pays avec un poids médias de 1,79 %. Le Festival international des films de Toronto (TIFF) s’est classé deuxième avec un poids médias de 1,47 %. Sur Twitter, les mots-clic #TIFF14 et Toronto accaparent une énorme part du palmarès Twitter au Canada. Tout comme au Québec, le discours d’Obama pour contrer l’État Islamique (EI) et le référendum à venir sur l’Écosse ont chacun pris un poids médias important au Canada.

Actualité Québec

Actualité Canada

Source:
Influence Communication


15 septembre 2014

L’argent du public Coup de gueule Économie Gaspillage Québec

Argent publicHier, le PQ a annoncé qu’Alexandre Cloutier se rendra en Écosse en « mission officielle » pour observer la tenue du référendum sur l’indépendance qui aura lieu cette semaine (autrement dit, il va avoir des vacances payées en Écosse).

La première fois que le PQ avait évoqué cette « mission officielle », à la fin du mois d’août, on nous avait dit que les contribuables n’avaient rien à craindre puisque c’était le PQ qui allait payer ce voyage avec l’argent du parti…

Rien à craindre, vraiment ?

Depuis 2013, les dons du public aux partis politiques sont limités à 100$. Pour compenser, la baisse des dons, il est désormais prévu que les partis politiques soient généreusement subventionnés avec des fonds publics.

Donc, quand le PQ dit que c’est l’argent du parti qui va servir à payer le voyage d’Alexandre Cloutier, il omet de préciser qu’une part non négligeable de l’argent dans les coffres du PQ vient du portefeuille des contribuables ! Autrement dit, c’est l’argent des contribuables québécois qui va servir à payer une partie de la « mission officielle » du PQ en Écosse. Que le PQ décide de jouer à avoir un pays, c’est une chose, mais qu’il utilise des fonds publics pour le faire, c’est autre chose…

Les partis politiques au Québec désiraient s’affranchir des dons des électeurs pour plutôt être subventionnés par le gouvernement. Fort bien, mais la contrepartie à ce changement devrait faire en sorte que désormais on limite l’argent que les partis peuvent dépenser pour des activités partisanes. Quand on dépense l’argent des contribuables, on n’est plus libre de ses choix et aller faire la fête en Écosse devrait faire partie des choses qui désormais ne sont plus permises.

De plus, si le système de subvention aux partis politiques mis en place est assez généreux pour permettre aux partis politiques de payer des vacances outre-Atlantique à des députés, c’est peut-être un signe qu’on devrait diminuer le montant de cette subvention, car manifestement, les partis ont trop d’argent en leur possession.


15 septembre 2014

Les collecteurs d’impôts Canada Économie En Chiffres Québec

Le Québec est une province avec une criminalité très faible (l’indice de gravité de la criminalité est de 62,25 au Québec contre 68,72 au Canada), mais avec beaucoup de policiers (196,5 policiers par 100 000 habitants au Québec contre 197,0 au Canada).

Cette situation fait en sorte que le Québec est, en théorie, l’une des provinces où l’on retrouve le plus de policiers pour réprimer la criminalité:

Policier Québec

Au Québec, en moyenne, un policier est responsable de 23,84 affaires au Code criminel, cette moyenne est de 30,60 au Canada.  La seule province qui fait mieux que le Québec est l’Ontario où chaque policier est accaparé par 22,76 affaires criminelles.

Donc, avec l’une des charges de travail les plus légères au Canada, on devrait s’attendre à ce que le Québec soit un champion de la répression de la criminalité; parce qu’ils doivent se concentrer sur moins d’affaires au Code criminel, nos policiers devraient être d’une redoutable efficacité.  Malheureusement, ce n’est pas le cas.  Voici le taux de résolution des crimes dans les provinces canadiennes:

Policier Québec

Comme on peut le voir, le Québec est l’une des provinces où les policiers ont le moins « d’affaires classées », un taux de 36,37% contre 39,43% au Canada.  Fait intéressant, l’Ontario qui comme le Québec impose une charge plus légère de travail à ses policiers, a un des meilleurs taux au Canada: 42,48%.  On peut donc dire que l’Ontario en a plus pour son argent que le Québec quand vient le temps de réprimer la criminalité. Intéressant aussi de voir que les policiers de la Saskatchewan sont les plus occupés du pays (57,96 affaires criminelles par policier), mais ce sont aussi ceux qui ont le plus haut taux de résolution (49,82%). Tout un rapport qualité/prix.

Résumons: le Québec est l’une des provinces les moins criminalisées, avec le plus de policiers, nos policiers sont parmi ceux qui ont la charge de travail la plus faible et malgré cette faible charge de travail, ils sont parmi ceux qui attrapent le moins de criminels.

Je ne crois pas une seule seconde que les policiers québécois soient moins intelligents ou plus paresseux que leurs homologues canadiens. D’ailleurs, quand on décortique le taux de résolution des crimes, on constate que pour les crimes violents nous faisons mieux que la moyenne canadienne (62,81% -vs- 60,50%).  Le problème se situe au niveau de la résolution des crimes non violents (vols mineurs, méfaits, etc.), notre taux est de 26,15% contre 30,63% au Canada.

Mon hypothèse ?

J’ai l’impression qu’ici les gouvernements ont transformé une bonne partie de nos forces policières en percepteur d’impôts. Un policier qui fait de la patrouille routière, ce n’est pas la même chose qu’un enquêteur. L’application du Code criminel serait-elle devenue une mission secondaire pour nos policiers, les gouvernements leur demandant surtout de distribuer des contraventions histoire de renflouer les coffres de la province et des municipalités ? Le résultat de cette politique ferait en sorte qu’on se retrouve donc dans une province qui peut compter sur une imposante force policière, mais à qui on demande de distribuer des contraventions au lieu d’attraper des criminels ?

Pour donner un billet de vitesse, les politiciens pourraient faire en sorte que les policiers sont toujours disponibles. Mais pour attraper un cambrioleur, les mêmes politiciens pourraient être beaucoup plus réticents à investir du temps et des hommes. Un billet de vitesse c’est un revenu pour le gouvernement, attraper un cambrioleur c’est une dépense. Encore une fois, le gouvernement du Québec pourrait avoir failli à l’une de ces missions essentielles.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 254-0002 et 252-0052


11 septembre 2014

Nourrir la machine… Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Au Québec, la quasi-totalité des employés du secteur public profite d’un régime de retraite à prestations déterminées.

Un régime de retraite à prestations déterminées dans le secteur public, surtout dans le contexte économique actuel, c’est un peu une pyramide de Ponzi i.e. pour que les gens au sommet de la pyramide (les retraités) soient payés, on doit faire constamment entrer de nouvelles personnes à la base de la pyramide (des travailleurs qui payent des taxes et des impôts).  Autrement dit, pour que les retraités du secteur public puissent avoir une retraite chromée, de plus en plus de contribuables doivent passer à la caisse pour maintenir à flot ces fonds de pension.

Ce constat m’a amené à me poser la question suivante: dans quelles provinces les régimes de retraite à prestations déterminées du secteur public sont le plus sous pression à cause du manque de travailleurs à la base de la pyramide pour nourrir les retraités au sommet de la pyramide.  Voici la réponse:

Retraite Québec

Au Québec, chaque adhérent à un régime de retraite à prestations déterminées du secteur public est supporté par 4,537 travailleurs/contribuables.  À titre indicatif, au Canada cette proportion est de 5,557 et en Alberta, la meilleure province, c’est 7,647 travailleurs/contribuables qui supportent une personne inscrite à un régime de retraite à prestations déterminées du secteur public.

Le Québec n’est pas la pire province, mais nous sommes néanmoins en queue de peloton avec un ratio qui se retrouve sous la moyenne canadienne. Il faut aussi considérer que le Québec est l’une des provinces avec les travailleurs les plus pauvres i.e. contrairement aux provinces avec un pire ratio, nos travailleurs peuvent difficilement en faire plus pour supporter les fonds de pension du secteur public.

N’oubliez pas de signer une pétition en appui au projet de loi 3. Rappelez-vous que tout compromis signifie que le gouvernement devra piger dans vos poches pour payer à des gens quelque chose que vous ne pouvez pas payer pour vous-mêmes.

N.B. Ce graphique assume que dans les autres provinces, le secteur public est aussi entièrement couvert par un régime de retraite à prestations déterminées.  Donc il est possible que la position du Québec soit surévaluée.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 280-0008 et 282-0002


10 septembre 2014

Dr. Jekyll et Mr. Hyde Économie Québec

Le 5 septembre 2014, Philippe Couillard a eu le courage de prononcer des paroles qui n’avaient probablement jamais été prononcées par un premier ministre québécois depuis au moins 40 ans:

Couillard

-

« La reprise est particulièrement faible au Québec pour des raisons structurelles profondes qui ont lien à notre productivité, notre fardeau réglementaire trop élevé et à la place trop grande de l’État dans l’économie. On a pris l’habitude au Québec d’envoyer des crédits d’impôt et des subventions à tout le monde, y compris à ceux qui n’en demandent pas. Après avoir consacré près de 3 milliards par année aux entreprises, on se rend compte qu’on a des entreprises moins vigoureuses qu’ailleurs. La place que prend l’État dans l’économie n’est pas prise par les entreprises qui créent l’emploi. »

Le 7 septembre 2014, réagissant à la fermeture d’une usine,  Philippe Couillard a prononcé des paroles qui ont probablement été prononcées par tous les premiers ministres québécois depuis au moins 40 ans:

« L’argent [pour un fonds de relance de l'économie] n’est pas un problème. Les 20 millions de dollars sont présents, ils sont dans les fonds d’Investissement Québec. Ça pourrait même être 30 millions de dollars. Il y en a de l’argent pour investir dans les entreprises au Québec à Investissement Québec. Mais je ne veux pas que ça soit des dépenses, mais des investissements sur de vrais projets qui créent de vrais jobs. »

-

Dralliuoc

Si je comprends bien, au Québec l’État prend trop de place dans l’économie, sauf quand c’est le temps d’acheter des votes…


9 septembre 2014

Le devoir d’austérité Économie Québec

Austérité médiatiqueLe 13 avril 2013 dans Le Devoir, on a publié un texte ayant pour titre « L’austérité, quelle idée toxique! » Dans ce texte on pouvait lire:

Le monde est aujourd’hui aux prises « avec une terrible maladie » qui ravage notamment l’Europe et les États-Unis : l’austérité, a déclaré vendredi le célèbre économiste en entrevue au Devoir. « Nous savons pourtant, depuis la Grande Dépression, que l’austérité ne fonctionne pas.» [...] « Si on peut vendre des produits toxiques, comme la cigarette, qui tuent des gens, on peut aussi vendre des idées toxiques, comme l’austérité. »

Dans un tout autre ordre d’idée, on a appris la semaine dernière que Le Devoir allait appliquer un plan de redressement budgétaire qui réduira les dépenses du quotidien de 900 000$.  Ce plan prévoit des départs à la retraite et le congédiement d’employés surnuméraires. Selon la direction, ce plan est essentiel pour que Le Devoir puisse retrouver l’équilibre budgétaire en 2015…

Finalement, même les gauchistes du Devoir ont fini par comprendre que l’austérité c’était nécessaire pour ne pas faire faillite…

P.-S. Il y a quelques mois, Le Devoir trouvait ridicule l’idée de demander à Radio-Canada de « faire plus avec moins ».


9 septembre 2014

Top 5 Qc-Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (2-8 septembre) selon Influence Communication.

Au Québec, c’est la semaine à Tony Accurso dans les nouvelles ! En effet, son passage à la Commission Charbonneau a occupé plus de 5 % de l’actualité dans la province lors de la dernière semaine. Accurso figure aussi au cinquième rang du palmarès avec sa révélation selon laquelle il aurait donné un chèque de 250 000$ à Jacques Duchesneau à la suite de sa campagne électorale à la mairie de Montréal. La Commission Charbonneau figure aussi au 12e rang au Canada sur Twitter avec son mot-clic #ceic. Au Canada, le Festival international des films de Toronto (TIFF) se hisse au premier rang de l’actualité au pays avec un poids médias de 1,58 %. À la même période l’an dernier, le TIFF s’était classé deuxième avec un poids médias de 1,69 %, tout juste derrière la crise en Syrie. Sur Twitter, les mots-clic #TIFF14 et Toronto accaparent une énorme part du palmarès Twitter au Canada. Enfin, le tournoi de tennis du US Open perd près de la moitié de son poids médias par rapport à la semaine dernière. L’absence de Canadiens lors de la deuxième semaine de jeu explique fort probablement ce déclin dans l’intérêt médiatique canadien et québécois par rapport à cette dernière levée du Grand Chelem de l’année 2014.

Actualité Québec

Actualité Canada

Source:
Influence Communication


8 septembre 2014

Le vieux « new deal »… Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

La semaine dernière, le chef de la CAQ est parti à la conquête des régions qui l’ont boudé lors du dernier scrutin. Concrètement, ça veut dire que la CAQ a annoncé qu’elle était ouverte au principe d’acheter des votes en échange de subventions. C’est à se demander si le Québec a encore les moyens d’avoir des régions…

Pour ceux qui pensent que la CAQ ne fait que copier les idées du PLQ et du PQ, soyez sans crainte puisque la CAQ promet que ses subventions, contrairement à toutes celles qui ont été données depuis quarante ans, seront efficaces… Le plan de la CAQ a été qualifié de « New Deal » par François Legault, une référence au plan de Franklin Delano Roosevelt qui, sur suggestion de l’économiste John Maynard Keynes, a dépensé comme un marin en cavale pour sortir les États-Unis de la grande dépression.

Mais avant de souhaiter un nouveau « New Deal », dans les régions du Québec, il serait bon de se demander si le premier a fonctionné.

Une étude réalisée en 2004 par des économistes de l’Université de la Californie et publiée dans le « Journal of Political Economy » a démontré que les politiques économiques de Franklin Delano Roosevelt ont prolongé la dépression économique de… 7 ans !

Les régions n’ont pas besoin d’un « New Deal », elles ont plutôt besoin d’exploiter leurs ressources naturelles, comme le pétrole en Gaspésie. L’exploitation des ressources naturelles est la seule raison qui justifie l’existence des régions… ressources ! Ce n’est pas l’exploitation de quelques Bed & Breakfast ouverts quatre mois par année qui permettent à ces régions d’être viables économiquement, mais uniquement l’exploitation des ressources naturelles. Sans l’exploitation de ces ressources, on condamne ces régions à la misère et, éventuellement, à la fermeture. Une région ressource sans ressource n’a pas lieu d’être.


4 septembre 2014

Message aux médias… Coup de gueule Québec

On s'en câlisseSelon le plus récent sondage Léger Marketing, 21% des gens appuyant Québec solidaire sont favorables à la privatisation de la SAQ… Parallèlement, ce sondage nous apprend aussi que chez les 18-24 ans, seulement 19% de l’électorat est péquiste. Chez les 25-35 ans, cette proportion diminue à 18%.

Autrement dit, en proportion, il y a plus de gens chez Québec solidaire qui souhaitent la privatisation de la SAQ qu’il y a de jeunes qui voteraient pour le PQ.

Par conséquent, chers médias, la prochaine fois que Bernard Drainville vous appellera pour solliciter une entrevue pour parler du référendum qu’il veut organiser dans 10 ans, sentez-vous bien lire de lui dire « non »…


3 septembre 2014

La vie de député Coup de gueule En Images Québec

Voici le calendrier des travaux de l’Assemblée nationale 2014-2015:

Calandrier Assnat

Première chose que je remarque, une semaine de travail « normal » pour un député ne compte que 3 jours, du mardi au jeudi…

Sauf bien sûr quand un député doit « travailler » dans sa circonscription, ce qui arrive 5 fois par année, dont une fois durant la semaine de relâche. En pareille circonstance, le député a une épuisante semaine de 5 jours…

N’oublions pas aussi les 3 semaines de « travaux intensifs », des semaines de 4 jours…  Travailler du mardi au vendredi, quel calvaire…

Mentionnons aussi que sur ce calendrier, il manque les mois de juillet et août. Tant qu’à y être, on aurait pu aussi enlever le mois de janvier qui ne comptera aucune journée de travail.

Dire que cet été on a écrit dans un grand journal que le travail de député c’était du 70 heures par semaine et qu’un simple député comme Bolduc ne pouvait pas avoir le temps de pratiquer la médecine… Désolé, mais à moins d’être ministre, je vois certaines périodes libres dans cet horaire…

En tout, on prévoit donc 107 jours de travail pour un salaire équivalent à 108 424$, c’est un salaire de plus de 1 000$ par jour.


3 septembre 2014

Gagnant à vie Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Un argument souvent entendu depuis le dépôt du projet de loi 3 sur la réforme des fonds de pension des employés municipaux veut que les régimes de retraite de ces travailleurs soient raisonnables dans le contexte ou les syndicats ont consenti d’importants sacrifices au niveau de leur salaire pour pouvoir obtenir des retraites dorées.

Vraiment ?

Alors, voici ce que disent les chiffres. Voici le salaire horaire (excluant les avantages sociaux) pour les quelques employés du secteur privé (entreprises de plus de 200 employés) et des administrations municipales (n.b. les entreprises de plus de 200 employés qui ne représentent que 0,8% des entreprises au Québec).

Retraite Syndicat
Administration municipale – 25 000 habitants et plus

Globalement, le salaire d’un employé dans le secteur privé (plus de deux cents employés) est de 48 180$ contre 53 516$ dans les municipalités. Pour aucune catégorie de travailleurs, on ne peut voir un sacrifice salarial par rapport au secteur privé qui justifierait un fonds de pension doré. Dans les faits, même en excluant les régimes de retraite, les employés municipaux font déjà un bien meilleur salaire que leur équivalent au privé.

D’ailleurs, voici l’équivalent de la rémunération horaire qui correspond à la somme mise dans le fonds de pension par l’employeur:

Retraite Syndicat
Administration municipale – 25 000 habitants et plus

Globalement, un employeur dans le secteur privé met 3 546$ chaque année dans le fonds de pension de ses employés.  Au municipal, cette somme est de… 12 255$ !!!  Voilà ce qui arrive quand un syndicat négocie avec un employeur qui n’a aucun rapport de force (pas de lockout ni de loi spéciale dans le secteur municipal) et qui peut prendre le public en otage avec une grève…

Les syndicats d’employés municipaux rejettent le projet de loi 3 en invoquant le droit à la libre négociation.  Le problème c’est que la libre négociation n’a jamais existé dans le monde municipal,  le système en place a fait en sorte de donner un pouvoir déraisonnable aux syndicats qui ont ensuite utilisé ce pouvoir pour exiger des conditions de travail tout aussi déraisonnables.

Travailler dans une municipalité, c’est comme gagner à la loterie !  Le projet de loi 3 ne fera qu’établir un équilibre qui n’a jamais existé entre les syndicats et l’employeur (nous !).

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Rémunération des salariés – État et évolution comparés


2 septembre 2014

Les lobbyistes Canada Économie Environnement Québec

Chandail MacKay

La semaine dernière, le ministre Peter MacKay a causé tout un émoi en s’affichant avec un chandail de l’Association canadienne pour les armes à feu, un lobby pro-arme. Il n’en fallait pas plus pour enflammer la colonie journalistique: porter le chandail d’un groupe de pression est un crime d’une extraordinaire gravité qui devrait disqualifier tout ministre.

Vraiment ?

Alors peut-on m’expliquer pourquoi les journalistes ne dénoncent jamais la proximité des politiciens avec les lobbys écologistes ?  En novembre dernier, Pauline Marois n’a pas revêtu le chandail d’Équiterre, mais elle a invité Steven Guilbeault à ses côtés pour remettre une subvention de 85 millions de dollars à RER Hydro, une compagnie qui fabrique des hydroliennes.  Tel que prévu, cette compagnie a fait faillite quelques mois plus tard.

Qu’est-ce qui est le plus grave: faire plaisir à un lobby en portant un chandail ou faire plaisir a un lobby en gaspillant des millions de dollars ? Quand le ministre MacKay porte un chandail de l’Association canadienne pour les armes à feu, ça ne coûte rien aux contribuables et ça n’enlève aucune liberté à personne.  Quand un politicien québécois se fait photographier à côté d’un écologiste, la plupart du temps les millions s’envolent.  Mais aller savoir pourquoi, si le premier exemple rend les médias furax, le second les laisse de glace…


28 août 2014

« K » comme dans Karl Marx… Coup de gueule Économie Gauchistan Québec

Hier, le caucus du Parti québécois a marqué le début officieux de la course au leadership pour remplacer Pauline Marois. En marge de ce caucus, j’ai été très étonné d’apprendre que plusieurs députés péquistes désiraient former une alliance pour bloquer Pierre-Karl Péladeau, on le trouverait trop à droite…

Il n’en fallait pas plus pour que les médias embarquent dans la parade et nous rappellent que Pierre-Karl Péladeau évolue à l’aile droite de son parti. Quand on voit autant de gens propager la légende urbaine voulant que PKP soit de droite, je me demande si les Québécois sont capables de faire la différence entre leur main gauche et leur main droite… Depuis que PKP s’est lancé en politique, son discours a toujours été très à gauche, tellement à gauche qu’on pourrait presque croire qu’il serait à l’aise chez Québec Solidaire. Quelques exemples:

Pour Pierre-Karl Péladeau, pas question de gérer l’État comme une entreprise…

Selon Pierre-Karl Péladeau, le gouvernement québécois doit être gros, car c’est une tradition…

Pour Pierre-Karl Péladeau, la dette du Québec n’est pas préoccupante et les syndicats ont protégé les travailleurs québécois…

Quand on demande à Pierre-Karl Péladeau si on aurait pu le voir avec un carré rouge en tapant sur des casseroles lors du printemps 2012, il ne répond pas par la négative…

M’enfin, Pierre-Karl Péladeau n’est pas un économiste…

Tout un droitiste ce PKP… Un droitiste qui aime l’État, les syndicats et la dette… Pourquoi la classe médiatique et politique s’échinent à nous vendre PKP comme un porte-étendard de la droite ? Je ne vois pas d’autre explication qu’un manque de culture politique puisque dans les faits, PKP c’est de la bonne gauche typiquement péquiste.

Petite anecdote, quand il était étudiant, il a changé son nom de « Carl » pour « Karl », en l’honneur de Karl Marx.