Antagoniste


7 mai 2015

C’est con un gauchiste… Coup de gueule Économie France Gauchistan Revue de presse

Marianne

Pour Rebsamen, reconnaître les mauvais chiffres du chômage, c’est « faire le lit de l’extrême droite »
Marianne

Invité ce matin au micro de France Info, le ministre du Travail et de l’Emploi a avancé une bien curieuse justification pour persuader les auditeurs que les nouveaux mauvais chiffres du chômage étaient, en fait, un signe « encourageant » : prétendre le contraire, donc dire la vérité, ce serait faire « le lit de l’extrême droite »…

Le journaliste se demande alors comment le ministre peut trouver là le moindre indicateur de réjouissance. « François Rebsamen, vous avez fait preuve de… Allez on va dire de créativité… Pour nous faire avaler la pilule du chômage : vous avez vu un signe « encourageant » dans le record du mois de mars (la barre des 3,5 millions de chômeurs franchie). Pourquoi ne pas dire tout simplement : « C’est pas bon », « Ca ne va pas » ? »

Ben oui tiens, pourquoi ? Attention, le réponse de François Rebsamen vaut sont pesant de cacahuètes : « On peut toujours se complaire dans une sorte de défaitisme, de déclinisme, de pessimisme… Et faire ainsi – c’est le cas de ceux qui le font, souvent – le lit de l’extrême droite. » Accordons au ministre de l’emploi qu’il possède une bonne dose de créativité dans cette façon de justifier la nécessité de systématiquement nier la réalité.

J’ai l’impression d’entendre un péquiste défendre le modèle québécois…


30 avril 2015

La marginalisation des syndicats Économie France Revue de presse

Le Figaro

À peine un Français sur trois se sent proche d’un syndicat
Le Figaro

Selon les résultats de la vague 6 de l’EcoScope, le baromètre mensuel réalisé par OpinionWay pour Axys Consultants, Le Figaro et BFM Business, 67% d’entre eux ne se reconnaissent en effet dans aucune organisation existante. À la veille du 1er Mai, la défiance est totale.

À la veille des traditionnelles mobilisations du 1er Mai pour la fête du Travail, la rupture entre les Français et les syndicats de salariés semble définitivement consommée. Selon la dernière vague de l’EcoScope, le baromètre mensuel réalisé par OpinionWay pour Axys Consultants, Le Figaro et BFM Business, près de sept Français sur dix se disent en effet proches d’aucun syndicat: 67% exactement.

Cette défiance est particulièrement affirmée chez les femmes (73%), les 25-34 ans (73%), les classes populaires (71%), les indépendants (77%), les salariés du privé (69%), les chômeurs (89%) et les sympathisants UMP (78%). Une vraie claque. Parmi les militants politiques, seuls les partisans de la gauche radicale et du PS ont un taux d’éloignement inférieur à 50% (respectivement 35% et 44%).

La première étape pour se sortir de la misère et de la pauvreté, c’est la marginalisation des syndicats. En espérant que les Québécois marchent dans les pas des Français…


23 avril 2015

Marine Le Pen, une péquiste Coup de gueule France Revue de presse

Le Monde

Marine Le Pen à New York : « Je ne parle pas anglais, moi. Je suis française ! »
Le Monde

Marine Le Pen a beau avoir été désignée par Time parmi les cent personnes les plus influentes au monde, c’est en français que la présidente du Front national a tenté de faire passer ses messages, mardi 21 avril, lors de la cérémonie organisée par le magazine américain. « Ah non, je ne parle pas anglais, moi. Je suis française ! », lâche-t-elle, juste avant que ne débute le gala au Jazz Lincoln Center, à New York.

« Je fais partie de la majorité des Français, qui parlent peu l’anglais. En cela je suis très gaullienne : I speak very badly », plaisante-t-elle avec un accent à couper au couteau. C’est donc Ludovic de Danne, le conseiller aux affaires européennes du parti, qui a joué les interprètes, le professionnel sollicité préalablement ayant fait faux bond au dernier moment.

Même si Mme Le Pen était déjà dans la liste de Time en 2011, sa venue au gala est une première. « C’est une nomination plus politique que celle de 2011. A l’époque, il s’agissait d’une promesse. Aujourd’hui, c’est plus la conséquence d’une analyse de l’importance politique que prend le FN », fait-elle valoir. Le magazine ne dit pas autre chose, écrivant pour justifier son choix : « Il y a moins d’un an, Marine Le Pen annonçait à Time que son parti serait au pouvoir dans une décennie. Sa prédiction ne paraît plus absurde. »

Les nationaleux, qu’ils soient au Québec ou en France, sont tous les mêmes. Ils sont petits et inutiles.


21 avril 2015

PKP et l’économie française Coup de gueule Économie France Gauchistan Québec

PKPLe site Dailymotion est un équivalent à YouTube, c’est un site où des gens peuvent mettre des vidéos en ligne.  Par contre, si YouTube est un site américain, Dailymotion est basé en France.  Dailymotion et YouTube sont venus au monde à un mois d’intervalle en 2005 et, fait remarquable, initialement les Français de Dailymotion ont récolté plus de capitaux de risque que leur concurrent américain.  Mais la belle histoire de Dailymotion s’arrête là…

Rapidement, le gouvernement français a mis ses grosses pattes chez Dailymotion.  En 2009, le gouvernement a commencé à subventionner l’entreprise.  En 2011, toujours incapable de prendre son envol, c’est Orange, le géant français des télécoms qui arrivent à la rescousse.  Le fait que 27% des actions d’Orange soient détenues par le gouvernement français n’est probablement pas étranger à cette décision.  Paralysé par la lourdeur bureaucratique d’Orange, Dailymotion est incapable de s’adapter au marché et poursuit son déclin.  En 2013, Dailymotion a la possibilité de trouver un second souffle quand Yahoo propose de les acheter pour 300 millions. Mais cette tentative avorte, car même si Dailymotion ne va nulle part, le gouvernement français décide que Dailymotion est un « fleuron » qui ne doit pas passer dans les mains d’une compagnie américaine.  La transaction est donc bloquée par les politiciens…  En 2015, nouvelle tentative de sauvetage, par un fonds de Hong Kong cette fois.  Mais le résultat sera le même, les politiciens français refusent que ce « fleuron » imaginaire soit acheté par des étrangers…

Pendant ce temps, YouTube, qui a été fondé avec à peine 11,5 millions a été revendu à Google pour 1,65 milliard. On connaît la suite…  Même si les politiciens ont donné à Dailymotion le statut de « fleuron », l’entreprise ne fait que vivoter.  Google, qui n’a pas été emmerdé par les politiciens, est devenu un géant.  Même en France, YouTube est plus populaire que Dailymotion, le « fleuron » des politiciens…

Le résultat de la débâcle politique de Dailymotion fait en sorte que les étrangers sont désormais réticents à investir dans les startups français, ils ont peur que les politiciens déclarent leur entreprise « fleuron » ce qui équivaut à une quasi-nationalisation…

Pourquoi je vous parle de tout ceci?

Parce que dimanche dernier, commentant la vente du Cirque du Soleil,  PKP a écrit sur son Facebook que les agissements du gouvernement français avec Dailymotion étaient un exemple… à imiter !  Vous avez bien lu, PKP voudrait qu’au Québec, les politiciens copient le comportement qui a fait de Dailymotion un joueur marginal et qui a endommagé un pan entier de l’économie française…

Il est préoccupant de voir celui qui passe comme la vedette économique du PQ vouloir copier les mesures qui ont fait de la France un cancre économique en Europe; c’est comme si un médecin voulait soigner un cancer du poumon en prescrivant des cigarettes à son patient…

Source:
Quartz
Government meddling is part of the reason the YouTube of France has sputtered


14 avril 2015

La vie de fonctionnaire Économie États-Unis France Gauchistan

Fonfon QuébécoisQuelques chiffres très intéressants publiés par l’Institut de recherches économiques et fiscales.

En États-Unis, 61,3% des hauts fonctionnaires en charge de « ministère » à vocation économique ont déjà travaillé dans le secteur privé.  En  France, cette proportion n’est que de 24,6% !  Voilà un élément de réponse qui explique pourquoi l’économie française est si sclérosée alors que celle des États-Unis semble être capable de tourner sur un 10¢ !  Il serait intéressant d’avoir des chiffres équivalents pour le Québec, mais parions que nous sommes assez proches des Français sur ce point.

Autre fait intéressant, en France, 61,4% des hauts fonctionnaires viennent de 5 universités (Sciences-Po, ENA, Polytechnique, Mines, Centrale). Aux États-Unis, le système est beaucoup moins élitiste, seulement 33% des hauts fonctionnaires viennent de l’ivy league (Brown, Columbia, Cornell, Dartmouth, Harvard, UPenn, Princeton et Yale).


18 mars 2015

Les Canadiens achetés par le Qatar… Économie En Vidéos France Mondialisation

Le Paris Saint-Germain (PSG), le club de soccer le plus prestigieux de France, la propriété d’un fonds d’investissement qatari depuis 2011… C’est Nasser Al-Khelaïfi qui est le directeur général du club. Ici, aurait-on laissé des gens du Moyen-Orient acheter les Canadiens ?

Discussion sur le PSG, le Qatar et la mondialisation à la télé française. Discussion que nous ne pourrions JAMAIS avoir au Québec à cause de notre analphabétisme économique et de la pensée unique ambiante anticapitaliste…

« Et si la capitale, et donc la France, réalisait que l’on peut construire quelque chose de merveilleux, de courageux, d’enthousiasmant avec du pognon venu du Qatar, des Brésiliens, des Argentins, des Italiens, un Suédois sur le terrain ? Parce qu’à la fin, c’est la capitale qui brille. Ce que l’on accepte quand des jeunes gars courent en short, ne serait-il pas temps de l’accepter pour le capital, les entreprises et l’investissement ? »

P.-S. Au Québec, on fait un caca nerveux quand un Ontarien veut acheter un câblodistributeur ou quand un américain veut acheter une quincaillerie.


16 mars 2015

On n’arrête pas le progrès Économie En Vidéos France Revue de presse

Le Figaro

Paris a perdu 83 librairies depuis 2011
Le Figaro

À la demande de la Ville de Paris, l’Atelier parisien d’urbanisme a présenté une carte de l’évolution des commerces dans la capitale entre 2011 et 2014. La baisse du nombre d’établissements consacrés aux livres s’amplifie.

L’image de carte postale du Paris et de ses boutiques vient d’être décortiquée par l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur). Ce recensement à permis de dénombrer plus de 62.000 commerces dans la capitale, une densité spectaculaire par rapport à Londres et aux grandes villes de province. Au sein de cette croissance, toutefois, les évolutions sont contrastées. Sur l’évolution annuelle, on constate une certaine stagnation des commerces de loisirs. D’après le rapport, la baisse des librairies et de la presse, comme de la photographie, s’amplifie par rapport à la période précédente 2007-2011. En effet, le nombre de librairies a chuté de 10% avec la fermeture de 83 établissements.

Cette baisse importante s’explique en partie par l’impact du e-commerce, explique le rapport, même s’il est difficile d’évaluer la véritable influence d’Internet. L’emplacement de ces librairies est également un facteur important et tous les arrondissements parisiens ne sont pas touchés de la même manière. Les V et VIe arrondissements bénéficient encore d’une protection particulière.

Pour protéger ses librairies, la France a mis en place un prix minimum et une loi anti-Amazon.

Malgré tous, les gens délaissent les librairies pour l’achat en ligne et le livre numérique. Espérons que les technophobes nationalistes du Québec vont en prendre bonne note.


10 mars 2015

Victoire de la droite Économie France Revue de presse

The Wall Street Journal

France’s Hollande Casts Fate With Ex-Banker Macron
The Wall Street Journal

French Economy Minister Emmanuel Macron got an earful in January from U.S. technology and retail executives as they lectured him in a meeting at the Venetian hotel in Las Vegas about France’s inhospitable business reputation.

They complained that the government meddles too much, the labor market is too rule-bound and corporate taxes are onerous, including a two-year 75% tax on salaries of more than €1 million ($1.1 million) imposed by President François Hollande after his election in 2012.

The 37-year-old Mr. Macron, a former investment banker who became France’s top economic official last August, folded his hands prayer-like and then responded with the message he had flown from Paris to deliver: “I agree with everything.” He added: “I think the 75% tax was a big mistake.”

Mr. Macron’s dig at his own boss was no slip of the tongue. For years, he prodded Mr. Hollande and his ruling Socialist Party to carry out a long-delayed modernization of France’s economy, the eurozone’s second largest. Now the French president is staking his government’s survival on Mr. Macron’s agenda.

In February, Mr. Hollande pushed economic overhauls designed by Mr. Macron—and known as the “Macron Law”—past the lower house of Parliament. Opposition from the president’s own party was so fierce that Mr. Hollande invoked special constitutional powers to bypass the National Assembly, the first use of that maneuver in nearly a decade. By backing Mr. Macron, Mr. Hollande is turning away from his past as an apparatchik who focused on appeasing the Socialist Party’s left with tax-the-rich policies and employment programs that stretched France’s finances, such as job subsidies for more than 150,000 young people.

Élu en 2012, le socialiste François Hollande rend finalement les armes et reconnaît que les idées de gauche ne fonctionnent pas. Pour sauver l’économie de son pays, le président s’en remet à un banquier qui appliquera des idées de droites.

Ça serait bien si la gogauche québécoise prenait acte… Ça nous éviterait de perdre du temps avec des « débats » inutiles.


4 mars 2015

L’austérité, ça marche Économie Europe France Revue de presse

La Tribune

Dépenses publiques : comment l’Allemagne a creusé l’écart avec la France
La Tribune

La France atteindrait un nouveau record de dépenses publiques, alors que l’Allemagne continue de les diminuer. L’écart entre les deux pays s’est fortement accru depuis le début des années 2000. Principalement en raison d’économies sur la protection sociale en Allemagne. Notamment en matière de retraites

La France a échappé mercredi à des sanctions à Bruxelles. Les commissaires lui reprochent bien sûr de ne pas tenir ses promesses en matière de réduction des déficits publics, mais aussi et surtout de ne pas couper dans ses dépenses. Les dépenses publiques représenteraient en France près de 58% du PIB. Telle est en tous cas la dernière estimation de la commission européenne. Pour les experts de Bruxelles, les crédits publics ont probablement atteint un nouveau record en France, avec précisément 57,7% de la richesse nationale en 2014, contre 57,1% en 2013.

Rien à voir avec l’Allemagne, par exemple, où ce ratio ne cesse de diminuer (il serait tombé à 44,1%). L’écart entre les deux pays atteint 14 points de PIB, soit presque trois fois plus qu’au début des années 2000 !

Bref, l’Allemagne est un autre exemple que l’austérité ça fonctionne.