Antagoniste


1 octobre 2015

Les cours de morale Économie France Revue de presse

Le Parisien

Gattaz en a « assez de recevoir des cours de morale» des politiques et syndicats
Le Parisien

Pierre Gattaz [président du Medef, l’équivalent français du conseil du patronat] monte au créneau. «J’en ai assez de recevoir tous les jours des cours de morale d’hommes politiques et de syndicalistes qui n’ont jamais créé un seul emploi dans leur vie» lâche le président du Medef dans une interview au Figaro publiée ce vendredi.

Une réponse sèche à la question de savoir ce qu’il faut faire de plus, en dépit des aides du gouvernement et de meilleures marges, pour que les entreprises embauchent.

«Syndicalistes, députés, politiques, tous ne devraient avoir qu’une obsession : créer de l’emploi. Or, ce n’est pas le cas. Certains sont dans des postures idéologiques d’un autre âge et dans la défense d’appareils. Ce sont des destructeurs d’emplois ! », s’insurge le patron des patrons alors que le ton a viré à l’aigre ces derniers jours entre gouvernement et patronat. «À cause de leur conservatisme fou, ils freinent cet élan de réformes structurelles absolument nécessaires», poursuit-il.

Je me suis dit que ça serait bien d’avoir au Québec un président du conseil du patronat qui aurait le courage de tenir le même discours… Et je me suis rappeler que ça servirait à rien puisque que j’habite au Québec et qu’au Québec, les gens se crissent de l’économie, tout ce qui compte c’est ce sont les foutues histoires de niqab


21 septembre 2015

Quand l’État veut votre bien Économie France Gauchistan Revue de presse

Challenges

« Uberisation » de l’économie: le Sénat contre-attaque
Nature

Il n’y a pas que les taxis, les hôteliers et les loueurs de voitures à avoir peur de la concurrence des particuliers. L’essor des plateformes collaboratives, sur le modèle de l’ex-UberPOP et ses chauffeurs non professionnels, inquiète également l’Etat, qui craint de voir ses recettes fiscales s’éroder. Blablacar, Airbnb, VizEat, Ornikar… De plus en plus de secteurs sont bousculés par des sites internet permettant aux particuliers de s’échanger des biens ou des services. Un bouleversement pour les professionnels concernés, mais aussi pour l’administration, quelque peu démunie face à ces changements.

« On parle de révolution numérique, mais il faudrait aussi parler de révolution fiscale », estime Bernard Lalande, parlementaire PS et membre de la commission des Finances du Sénat. Car si en théorie, les revenus réalisés par des particuliers sur Internet sont soumis aux prélèvements sociaux et à l’impôt sur le revenu, rares sont dans la pratique ceux qui sont déclarés… et donc imposés.

« C’est très facile avec ces sites de se faire des compléments de revenus qui échappent à l’impôt », souligne Vincent Drezet, secrétaire général de Solidaires Finances Publiques. « Comme l’économie collaborative est appelée à se développer, mécaniquement, les pertes pour l’Etat vont s’accroître », ajoute-t-il. Pour Michel Taly, avocat fiscaliste et ancien directeur de la législation fiscale à Bercy, « internet permet de revenir à une économie de troc sur une grande échelle ». « Si cela conduit à faire sortir des pans entiers de l’activité de l’économie traditionnelle, on peut se faire du souci », estime-t-il.

Au-delà des secteurs d’activité « uberisés », c’est l’essor dans son ensemble de l’économie numérique qui donne des sueurs froides au Trésor public.

La technophobie de la gauche s’explique, c’est une question d’argent, les gouvernements ont faim et pas question de donner aux citoyens la liberté de commercer sans être injustement taxés…

« L’uberisation de l’économie », attendez-vous à voir cette expression apparaître prochainement au Québec…


15 septembre 2015

Vive l’austérité ! Économie En Images Europe France

Ça date déjà quelques semaines, mais c’est encore du matériel pertinent…

C’est l’histoire de deux premiers ministres, l’un français et l’autre britannique.  Cet été, nos deux premiers ministres ont fait un voyage personnel…

Le PM britannique, un conservateur qui a relancé l’économie de son pays avec un régime d’austérité, a pris l’avion pour rejoindre sa famille au Portugal et le PM français, un bon socialiste avec le coeur sur la main, a pris l’avion pour aller voir un match de soccer à Berlin.

L’un a pris un vol en classe économique avec Easyjet et l’autre a nolisé un avion gouvernemental… Je vous laisse deviner qui est qui !

Cameron Valls
Girl films Cameron eating Pringles on an Easyjet flight «Si Valls faisait la queue pour un billet d’avion, on aurait honte pour la France!»

L’austérité c’est ça !


2 septembre 2015

Une bonne idée française ! Économie France Revue de presse

Le Figaro

L’État emploie près de 50.000 personnes «au noir»
Le Figaro

Un rapport épingle le service public et en particulier le ministère de la Justice qui emploie 40.000 personnes non déclarées. Une pratique ancienne.

Le ministère de la Justice est durement épinglé par un rapport d’inspection interministérielle pour l’emploi de 40.000 personnes non déclarées, une situation en cours de régularisation, assure mardi la chancellerie.

Le rapport de l’Inspection générale des Finances, des Services judiciaires et des Affaires sociales, dont l’AFP a obtenu une copie, évalue à près de 50.000 le nombre de ces «collaborateurs occasionnels du service public» employés par différents ministères, dont «40.500 pour le seul ministère de la Justice».

Ces employés – interprètes, experts, médiateurs… – qui sont souvent amenés à intervenir quotidiennement, sont considérés comme des prestataires, rémunérés à l’heure: «le ministère de la Justice n’applique aucun assujettissement aux cotisations sociales et assimile les indemnités de ses collaborateurs à des prestations sans pour autant mettre en place les conditions de leur assujettissement à la TVA», selon le rapport, rendu à l’été 2014 et révélé par le Canard enchaîné.

Embaucher des fonfons au noir pour économiser… Enfin une bonne idée de la France que le Québec devrait importer !


20 août 2015

Le modèle québécois Économie En Citations France Philosophie Québec

État-Providence

En 1866, voici comment Alexis de Tocqueville décrivait le modèle français…  Près de 150 ans plus tard, on pourrait dire exactement la même chose de ceux qui osent encore défendre le modèle québécois…

« Tous les étrangers, dit-on, nous envient notre administration, et surtout l’extrême centralisation qui la caractérise. Ceci, messieurs, est un lieu commun qui, ainsi que cela arrive souvent, n’est autre chose qu’une commune erreur. Mais, ce que j’ai le droit de dire avec certitude, c’est qu’on ne trouve la trace d’aucune opinion semblable chez les deux grandes nations libres qui existent aujourd’hui dans le monde; j’ai eu l’occasion de traiter mille fois ce sujet avec les hommes les plus éclairés de l’Amérique et de l’Angleterre, et j’affirme à l’Académie que je n’en ai pas rencontré un seul qui voulût adopter pour son pays notre système administratif ni qui pensât qu’un tel système pût à la longue demeurer compatible avec la liberté. »


11 juin 2015

La décadence latine Économie France Gauchistan Revue de presse

Le Figaro

Les Français ne sont pas très fiers de leur pays
Le Figaro

Les Français ont une piètre vision de la France. Seuls 59% des Français ont une image positive de la France, loin derrière celle qu’ils ont de la Suède (89%), de l’Allemagne (78%), à un moindre degré du Royaume-Uni (67%) et des États-Unis (64%), selon une enquête de l’Institut CSA, réalisée auprès de plus de 2000 personnes. Elle mesure le pessimisme des Français sur la situation de leur pays. D’ailleurs, 26% vivrait ailleurs s’il le pouvait. C’est surtout la situation économique qui les déprime. 88% attendent des changements dans la gestion des finances publiques, 82% pour la fiscalité et le développement économique. Lorsqu’on demande aux personnes sondées, sans leur soumettre une liste de réponses possibles, ce qu’il faudrait changer en priorité, ce sont les instances et le personnel politiques qui viennent en tête (25%).

L’attrait du changement se joignant à la peur de l’avenir, ce sont les jeunes, également les plus touchés par la pauvreté, qui sont les plus enclins à prendre le large pour la Nouvelle-Zélande ou la Chine. A ces pays, où la liberté d’entreprendre leur apparaît plus grande, ils y opposent la morosité de l’hexagone. Là-bas, tout semble possible, les salaires y sont plus intéressants et les évolutions de carrière plus rapides, donc l’avenir meilleur, selon les sondés. Dernièrement, c’est le Moyent-Orient qui attire de plus en plus les jeunes pour des possibilités de carrière plus élargies ainsi que des revenus plus conséquents, selon une étude de HSBC.

Toujours est-il qu’il faut être diplomé pour partir. Car si l’expatriation des Français augmente depuis dix ans, elle concerne davantage les profils qualifiés comme les ingénieurs et les scientifiques possédant un master ou un doctorat.

On voit ce qui se passe en France, au Québec, en Espagne, en Italie ou en Amérique du Sud et on vient à se demander si la décadence économique n’est pas un trait caractéristique des peuples latins…


21 mai 2015

En français ! Économie France Mondialisation Revue de presse

The Washington Post

Filmmakers defend a language switch at English-heavy Cannes
The Washington Post

The Cannes Film Festival is as close to the movies’ answer to the United Nations. The filmmakers and media of the world are usually represented in one way or the other. The Croisette, Cannes’ seaside promenade, is usually a babble of tongues.

So this year’s festival slate of films was greeted with consternation in some corners when a commonality was noticed across many of the festival’s in-competition selections: the English language.

Though there are only two American filmmakers in competition for Cannes’ Palme d’Or and no British directors, this year’s festival is littered with Europe’s elite filmmakers working in a language not their own. On a continent that has warily watched English become a kind of de facto common language, fears flared that contemporary European cinema was being lost in translation.

Italy’s Paolo Sorrentino will on Wednesday premiere his second English language film, “Youth,” with Michael Cain and Harvey Keitel. Four other notable names in international film — Norway’s Joachim Trier, Italy’s Matteo Garrone, Greece’s Yorgos Lanthimos and Mexico’s Michel Franco — are all making their English language debuts. And Quebecois filmmaker Denis Villenueve, an Oscar-nominee for his French language “Incendies,” premiered his English language drug war thriller “Sicario” on Tuesday.

As the festival has unspooled, many directors have defended their decision to switch languages for the sake of creative curiosity and for the greater opportunities it affords them.

À Cannes, des réalisateurs qui ne sont pas des anglophones décident de présenter des films tournés en anglais. La raison: ces réalisateurs veulent s’assurer qu’un plus grand nombre de gens puisse voir et apprécier leurs films.

Message aux réactionnaires du PQ: l’anglais ce n’est pas seulement la langue des affaires, c’est aussi celle de la culture! Get over it !


13 mai 2015

Les communistes ont chaud Environnement France Gauchistan Revue de presse

Le Monde

François Hollande décrit un Fidel Castro « très informé » et « très alerte »
Le Monde

Le suspense aura duré jusqu’au dernier moment, ou presque. Le staff de François Hollande ne se montrait pas particulièrement optimiste quant à une rencontre à La Havane entre le président français et Fidel Castro, eu égard à l’état de santé de ce dernier et à d’éventuels agacements de son frère Raul Castro, le président du Conseil d’Etat cubain, qui lui a succédé en 2008.

Mais la nouvelle est finalement tombée dans la matinée : le « commandant en chef » recevrait bien le président. L’entretien a donc eu lieu lundi 11 mai en début d’après midi, dans la résidence de Fidel Castro, en présence de sa femme et de deux de ses enfants. A en croire M. Hollande, qui était accompagné de Jean-Pierre Bel, ex-président du Sénat et amoureux de Cuba, ainsi que de son conseiller diplomatique Jacques Audibert, « il y avait une part de curiosité. Un président de la République était là, il voulait le rencontrer… ».

Agriculture, alimentation, climat, avec le sommet climat de Paris, en décembre prochain : telles sont les préoccupations actuelles de Fidel Castro, qui les a longuement évoquées avec le président français. « On devinait ce qu’il pouvait faire dans des discours de plusieurs heures », commentait après la rencontre ce dernier, ravi de ce joli coup. François Hollande a néanmoins nié, pour sa part toute visée de politique nationale.

Un bon rappel que les réchauffistes sont des melons d’eau: des gens verts écologistes à l’extérieur, mais rouges communistes à l’intérieur…


7 mai 2015

Le modèle québécois en 55 mots Économie En Citations France Philosophie

Revel

Tiré du livre « La Grande parade » de Jean-François Revel (1924-2006). On y parle de la France, mais on aurait pu dire la même chose du Québec…

« Dans une société où les inégalités résultent non de la compétition ou du marché, mais de décisions de l’État, le grand art économique consiste à obtenir de la puissance publique qu’elle dévalise à mon profit mon voisin, si possible sans que celui-ci sache à qui va la somme qu’on lui prend. »