Antagoniste


30 avril 2015

La marginalisation des syndicats Économie France Revue de presse

Le Figaro

À peine un Français sur trois se sent proche d’un syndicat
Le Figaro

Selon les résultats de la vague 6 de l’EcoScope, le baromètre mensuel réalisé par OpinionWay pour Axys Consultants, Le Figaro et BFM Business, 67% d’entre eux ne se reconnaissent en effet dans aucune organisation existante. À la veille du 1er Mai, la défiance est totale.

À la veille des traditionnelles mobilisations du 1er Mai pour la fête du Travail, la rupture entre les Français et les syndicats de salariés semble définitivement consommée. Selon la dernière vague de l’EcoScope, le baromètre mensuel réalisé par OpinionWay pour Axys Consultants, Le Figaro et BFM Business, près de sept Français sur dix se disent en effet proches d’aucun syndicat: 67% exactement.

Cette défiance est particulièrement affirmée chez les femmes (73%), les 25-34 ans (73%), les classes populaires (71%), les indépendants (77%), les salariés du privé (69%), les chômeurs (89%) et les sympathisants UMP (78%). Une vraie claque. Parmi les militants politiques, seuls les partisans de la gauche radicale et du PS ont un taux d’éloignement inférieur à 50% (respectivement 35% et 44%).

La première étape pour se sortir de la misère et de la pauvreté, c’est la marginalisation des syndicats. En espérant que les Québécois marchent dans les pas des Français…


23 avril 2015

Marine Le Pen, une péquiste Coup de gueule France Revue de presse

Le Monde

Marine Le Pen à New York : « Je ne parle pas anglais, moi. Je suis française ! »
Le Monde

Marine Le Pen a beau avoir été désignée par Time parmi les cent personnes les plus influentes au monde, c’est en français que la présidente du Front national a tenté de faire passer ses messages, mardi 21 avril, lors de la cérémonie organisée par le magazine américain. « Ah non, je ne parle pas anglais, moi. Je suis française ! », lâche-t-elle, juste avant que ne débute le gala au Jazz Lincoln Center, à New York.

« Je fais partie de la majorité des Français, qui parlent peu l’anglais. En cela je suis très gaullienne : I speak very badly », plaisante-t-elle avec un accent à couper au couteau. C’est donc Ludovic de Danne, le conseiller aux affaires européennes du parti, qui a joué les interprètes, le professionnel sollicité préalablement ayant fait faux bond au dernier moment.

Même si Mme Le Pen était déjà dans la liste de Time en 2011, sa venue au gala est une première. « C’est une nomination plus politique que celle de 2011. A l’époque, il s’agissait d’une promesse. Aujourd’hui, c’est plus la conséquence d’une analyse de l’importance politique que prend le FN », fait-elle valoir. Le magazine ne dit pas autre chose, écrivant pour justifier son choix : « Il y a moins d’un an, Marine Le Pen annonçait à Time que son parti serait au pouvoir dans une décennie. Sa prédiction ne paraît plus absurde. »

Les nationaleux, qu’ils soient au Québec ou en France, sont tous les mêmes. Ils sont petits et inutiles.


21 avril 2015

PKP et l’économie française Coup de gueule Économie France Gauchistan Québec

PKPLe site Dailymotion est un équivalent à YouTube, c’est un site où des gens peuvent mettre des vidéos en ligne.  Par contre, si YouTube est un site américain, Dailymotion est basé en France.  Dailymotion et YouTube sont venus au monde à un mois d’intervalle en 2005 et, fait remarquable, initialement les Français de Dailymotion ont récolté plus de capitaux de risque que leur concurrent américain.  Mais la belle histoire de Dailymotion s’arrête là…

Rapidement, le gouvernement français a mis ses grosses pattes chez Dailymotion.  En 2009, le gouvernement a commencé à subventionner l’entreprise.  En 2011, toujours incapable de prendre son envol, c’est Orange, le géant français des télécoms qui arrivent à la rescousse.  Le fait que 27% des actions d’Orange soient détenues par le gouvernement français n’est probablement pas étranger à cette décision.  Paralysé par la lourdeur bureaucratique d’Orange, Dailymotion est incapable de s’adapter au marché et poursuit son déclin.  En 2013, Dailymotion a la possibilité de trouver un second souffle quand Yahoo propose de les acheter pour 300 millions. Mais cette tentative avorte, car même si Dailymotion ne va nulle part, le gouvernement français décide que Dailymotion est un « fleuron » qui ne doit pas passer dans les mains d’une compagnie américaine.  La transaction est donc bloquée par les politiciens…  En 2015, nouvelle tentative de sauvetage, par un fonds de Hong Kong cette fois.  Mais le résultat sera le même, les politiciens français refusent que ce « fleuron » imaginaire soit acheté par des étrangers…

Pendant ce temps, YouTube, qui a été fondé avec à peine 11,5 millions a été revendu à Google pour 1,65 milliard. On connaît la suite…  Même si les politiciens ont donné à Dailymotion le statut de « fleuron », l’entreprise ne fait que vivoter.  Google, qui n’a pas été emmerdé par les politiciens, est devenu un géant.  Même en France, YouTube est plus populaire que Dailymotion, le « fleuron » des politiciens…

Le résultat de la débâcle politique de Dailymotion fait en sorte que les étrangers sont désormais réticents à investir dans les startups français, ils ont peur que les politiciens déclarent leur entreprise « fleuron » ce qui équivaut à une quasi-nationalisation…

Pourquoi je vous parle de tout ceci?

Parce que dimanche dernier, commentant la vente du Cirque du Soleil,  PKP a écrit sur son Facebook que les agissements du gouvernement français avec Dailymotion étaient un exemple… à imiter !  Vous avez bien lu, PKP voudrait qu’au Québec, les politiciens copient le comportement qui a fait de Dailymotion un joueur marginal et qui a endommagé un pan entier de l’économie française…

Il est préoccupant de voir celui qui passe comme la vedette économique du PQ vouloir copier les mesures qui ont fait de la France un cancre économique en Europe; c’est comme si un médecin voulait soigner un cancer du poumon en prescrivant des cigarettes à son patient…

Source:
Quartz
Government meddling is part of the reason the YouTube of France has sputtered


14 avril 2015

La vie de fonctionnaire Économie États-Unis France Gauchistan

Fonfon QuébécoisQuelques chiffres très intéressants publiés par l’Institut de recherches économiques et fiscales.

En États-Unis, 61,3% des hauts fonctionnaires en charge de « ministère » à vocation économique ont déjà travaillé dans le secteur privé.  En  France, cette proportion n’est que de 24,6% !  Voilà un élément de réponse qui explique pourquoi l’économie française est si sclérosée alors que celle des États-Unis semble être capable de tourner sur un 10¢ !  Il serait intéressant d’avoir des chiffres équivalents pour le Québec, mais parions que nous sommes assez proches des Français sur ce point.

Autre fait intéressant, en France, 61,4% des hauts fonctionnaires viennent de 5 universités (Sciences-Po, ENA, Polytechnique, Mines, Centrale). Aux États-Unis, le système est beaucoup moins élitiste, seulement 33% des hauts fonctionnaires viennent de l’ivy league (Brown, Columbia, Cornell, Dartmouth, Harvard, UPenn, Princeton et Yale).


18 mars 2015

Les Canadiens achetés par le Qatar… Économie En Vidéos France Mondialisation

Le Paris Saint-Germain (PSG), le club de soccer le plus prestigieux de France, la propriété d’un fonds d’investissement qatari depuis 2011… C’est Nasser Al-Khelaïfi qui est le directeur général du club. Ici, aurait-on laissé des gens du Moyen-Orient acheter les Canadiens ?

Discussion sur le PSG, le Qatar et la mondialisation à la télé française. Discussion que nous ne pourrions JAMAIS avoir au Québec à cause de notre analphabétisme économique et de la pensée unique ambiante anticapitaliste…

« Et si la capitale, et donc la France, réalisait que l’on peut construire quelque chose de merveilleux, de courageux, d’enthousiasmant avec du pognon venu du Qatar, des Brésiliens, des Argentins, des Italiens, un Suédois sur le terrain ? Parce qu’à la fin, c’est la capitale qui brille. Ce que l’on accepte quand des jeunes gars courent en short, ne serait-il pas temps de l’accepter pour le capital, les entreprises et l’investissement ? »

P.-S. Au Québec, on fait un caca nerveux quand un Ontarien veut acheter un câblodistributeur ou quand un américain veut acheter une quincaillerie.


16 mars 2015

On n’arrête pas le progrès Économie En Vidéos France Revue de presse

Le Figaro

Paris a perdu 83 librairies depuis 2011
Le Figaro

À la demande de la Ville de Paris, l’Atelier parisien d’urbanisme a présenté une carte de l’évolution des commerces dans la capitale entre 2011 et 2014. La baisse du nombre d’établissements consacrés aux livres s’amplifie.

L’image de carte postale du Paris et de ses boutiques vient d’être décortiquée par l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur). Ce recensement à permis de dénombrer plus de 62.000 commerces dans la capitale, une densité spectaculaire par rapport à Londres et aux grandes villes de province. Au sein de cette croissance, toutefois, les évolutions sont contrastées. Sur l’évolution annuelle, on constate une certaine stagnation des commerces de loisirs. D’après le rapport, la baisse des librairies et de la presse, comme de la photographie, s’amplifie par rapport à la période précédente 2007-2011. En effet, le nombre de librairies a chuté de 10% avec la fermeture de 83 établissements.

Cette baisse importante s’explique en partie par l’impact du e-commerce, explique le rapport, même s’il est difficile d’évaluer la véritable influence d’Internet. L’emplacement de ces librairies est également un facteur important et tous les arrondissements parisiens ne sont pas touchés de la même manière. Les V et VIe arrondissements bénéficient encore d’une protection particulière.

Pour protéger ses librairies, la France a mis en place un prix minimum et une loi anti-Amazon.

Malgré tous, les gens délaissent les librairies pour l’achat en ligne et le livre numérique. Espérons que les technophobes nationalistes du Québec vont en prendre bonne note.


10 mars 2015

Victoire de la droite Économie France Revue de presse

The Wall Street Journal

France’s Hollande Casts Fate With Ex-Banker Macron
The Wall Street Journal

French Economy Minister Emmanuel Macron got an earful in January from U.S. technology and retail executives as they lectured him in a meeting at the Venetian hotel in Las Vegas about France’s inhospitable business reputation.

They complained that the government meddles too much, the labor market is too rule-bound and corporate taxes are onerous, including a two-year 75% tax on salaries of more than €1 million ($1.1 million) imposed by President François Hollande after his election in 2012.

The 37-year-old Mr. Macron, a former investment banker who became France’s top economic official last August, folded his hands prayer-like and then responded with the message he had flown from Paris to deliver: “I agree with everything.” He added: “I think the 75% tax was a big mistake.”

Mr. Macron’s dig at his own boss was no slip of the tongue. For years, he prodded Mr. Hollande and his ruling Socialist Party to carry out a long-delayed modernization of France’s economy, the eurozone’s second largest. Now the French president is staking his government’s survival on Mr. Macron’s agenda.

In February, Mr. Hollande pushed economic overhauls designed by Mr. Macron—and known as the “Macron Law”—past the lower house of Parliament. Opposition from the president’s own party was so fierce that Mr. Hollande invoked special constitutional powers to bypass the National Assembly, the first use of that maneuver in nearly a decade. By backing Mr. Macron, Mr. Hollande is turning away from his past as an apparatchik who focused on appeasing the Socialist Party’s left with tax-the-rich policies and employment programs that stretched France’s finances, such as job subsidies for more than 150,000 young people.

Élu en 2012, le socialiste François Hollande rend finalement les armes et reconnaît que les idées de gauche ne fonctionnent pas. Pour sauver l’économie de son pays, le président s’en remet à un banquier qui appliquera des idées de droites.

Ça serait bien si la gogauche québécoise prenait acte… Ça nous éviterait de perdre du temps avec des « débats » inutiles.


4 mars 2015

L’austérité, ça marche Économie Europe France Revue de presse

La Tribune

Dépenses publiques : comment l’Allemagne a creusé l’écart avec la France
La Tribune

La France atteindrait un nouveau record de dépenses publiques, alors que l’Allemagne continue de les diminuer. L’écart entre les deux pays s’est fortement accru depuis le début des années 2000. Principalement en raison d’économies sur la protection sociale en Allemagne. Notamment en matière de retraites

La France a échappé mercredi à des sanctions à Bruxelles. Les commissaires lui reprochent bien sûr de ne pas tenir ses promesses en matière de réduction des déficits publics, mais aussi et surtout de ne pas couper dans ses dépenses. Les dépenses publiques représenteraient en France près de 58% du PIB. Telle est en tous cas la dernière estimation de la commission européenne. Pour les experts de Bruxelles, les crédits publics ont probablement atteint un nouveau record en France, avec précisément 57,7% de la richesse nationale en 2014, contre 57,1% en 2013.

Rien à voir avec l’Allemagne, par exemple, où ce ratio ne cesse de diminuer (il serait tombé à 44,1%). L’écart entre les deux pays atteint 14 points de PIB, soit presque trois fois plus qu’au début des années 2000 !

Bref, l’Allemagne est un autre exemple que l’austérité ça fonctionne.


3 mars 2015

Le PQ et le FN Coup de gueule France Gauchistan Québec

La Presse nous a appris hier que des gens de l’entourage de Bernard Drainville avaient envisagé de s’associer au Front national pour dénoncer la décision des libéraux de hausser les droits de scolarité des étudiants français.

Sur Twitter, Barnard Drainville s’est empressé de nier toute filiation entre le PQ et le FN:

Front National

Le FN  véhiculerait des valeurs contraires aux PQ ?  Vraiment ?  Voici quelques valeurs du Fr03ont national:

  • Le FN est contre l’austérité (ici)
  • Le FN est pour la nationalisation des ressources naturelles et de certaines industries (ici)
  • Le FN est contre la mondialisation (ici)
  • Le FN croit que l’État doit entraver le capitalisme (ici)
  • Le FN est en faveur des politiques keynésiennes (ici)
  • Le FN appuie les politiques identitaires du PQ (ici)
  • Le FN est contre le néolibéralisme (ici)
  • Le FN est pour l’achat local (ici)
  • Le FN est contre les riches (ici)
  • Le FN est un parti environnementaliste (ici)
  • Le FN est contre la privatisation des services publics (ici)
  • Le FN est pour l’État providence (ici)
  • Le FN est pour des mesures protectionnistes (ici)
  • Le FN veut devenir indépendant du pétrole (ici)
  • Le FN est pour une version radicale de la laïcité (ici)
  • Le FN veut baisser les seuils d’immigration (ici)
  • Le FN est pour la souveraineté alimentaire (ici)

Je pourrais continuer longtemps comme ça, la liste semble infinie. Mais je pense que vous avez déjà compris que contrairement à ce que raconte Bernard Drainville, le FN et le PQ c’est la même bouette réactionnaire.


19 février 2015

Punir le travail Coup de gueule Économie France Gauchistan Revue de presse

Le Figaro

Un boulanger poursuivi en justice pour être ouvert 7 jours sur 7
Le Figaro

Le site internet de la boulangerie de Stéphane Cazenave l’annonce fièrement: il a reçu le prix de la meilleure baguette tradition de France en 2014, récompense suprême d’années de travail et de savoir-faire. Des baguettes qu’il vend sept jours sur sept dans sa boutique ouverte il y a trois ans à Saint-Paul-lès-Dax, dans les Landes. Ses 22 salariés bénéficient bien de leurs deux jours de repos hebdomadaires, mais le boulanger a reçu une convocation devant le tribunal.

Un arrêté préfectoral datant du 25 mars 1999 impose en effet aux boulangeries du département des Landes de fermer au public au moins un jour par semaine.

Devant les caméras de France 3, Stéphane Cazenave admet être «très en colère», et a l’impression d’être «pris comme un petit voyou». «Je demande juste à travailler. Je pense que travailler n’est pas un délit en France». Selon lui, le jour de fermeture qui lui est imposé pourrait lui coûter autour de 250.000 euros, et l’obligerait à se séparer de plusieurs salariés.

Normalement quand la gauche veut punir le travail elle préfère des moyens subtils comme l’impôt sur le revenu. Par contre, il lui arrive d’être plus directe…


18 février 2015

Do you speak english ? Économie France

The Daily Telegraph

France demands that its future leaders must speak English
The Daily Telegraph

France’s elite finishing school for future leaders is to make fluency in English an essential entry requirement for the first time. It follows generations of Gallic politicians and academics fighting a « war » against the global supremacy of the language of Shakespeare.

Now, the National School of Administration (ENA) in Strasbourg, has conceded that English is an essential tool.

A spokesman said all « énarques » – as ENA graduates including President Francois Hollande are called – needed fluent English « in order to cope with their future roles ».

Natalie Loiseau, ENA’s director, confirmed that the reform of the entrance exam reflected a break with the past. English is the world’s third most spoken language, after Mandarin and Spanish, and is widely accepted as the language of business.

Adopting compulsory English is another step in a general reform of ENA, which is regularly accused of being out-of-touch with a diverse, increasingly globalised modern democracy.

Pendant que la France réalise que l’anglais est devenu la langue du savoir, au Québec les nationaleux ont plutôt exprimé leur volonté de garder nos universités dans l’ignorance en les enfermant dans la prison de l’unilinguisme.


17 février 2015

Le pays imaginaire de la gauche Économie France Gauchistan Revue de presse

Le Figaro

Contre le chômage, la présidente du MJS préconise une année sabbatique
Le Figaro

Permettre le travail du dimanche ou faciliter les heures supplémentaires, très peu pour Laura Slimani. La présidente du « mouvement des jeunes socialistes », invitée sur Sud Radio, avance des pistes assez divergentes de celles étudiées par le gouvernement de Manuel Valls. «La seule manière pour créer massivement de l’emploi ces dix dernières années, ce sont les 35 heures de Martine Aubry», estime la militante du parti socualiste. Une mesure visionnaire à ses yeux: «Je suis de ceux qui pensent, aujourd’hui, en 2015, au XXIème siècle, qu’il faut réduire le temps de travail. Pas uniquement en France, mais partout en Europe».

Et la réduction du temps de travail peut se concrétiser de plusieurs différentes explique-t-elle. «On peut le faire dans la semaine, mais on peut aussi le faire dans l’année. Par exemple, en proposant une année sabbatique à chaque salarié», propose la chef de file des jeunes socialistes. Au Lab, cette dernière détaille sa proposition en proposant qu’une année de repos soit permise tous les 10 ou 20 ans «dans le cadre, évidemment, d’accords avec les partenaires sociaux». Une mesure de bon sens selon elle: «On est dans un dogme qui est de dire qu’il faut travailler plus alors qu’en fait, de fait, la société travaille moins. Ce n’est pas parce qu’elle ne veut pas travailler, mais c’est parce qu’on a des gains de productivité qui augmentent tellement que, finalement, on ne peut pas continuer à travailler autant», juge-t-elle au micro de Sud Radio.

Soupir…


6 janvier 2015

Les socialistes se cassent la gueule Économie France Gauchistan Revue de presse

L'essentiel

La France enterre sa taxe sur les très hauts revenus
L’essentiel

Promise par M. Hollande dans un meeting de campagne en 2012, édulcorée après son élection, cette «contribution exceptionnelle de solidarité» vit ses ultimes semaines: les entreprises qui la paient ont jusqu’au 1er février pour verser leur dernier écot. La disparition de ce prélèvement controversé était programmée de longue date. Le Premier ministre, Manuel Valls, avait lui-même annoncé dès octobre lors d’un déplacement à Londres que cet impôt ne serait pas prolongé. Dans une France à la fiscalité parmi les plus élevées d’Europe, aucun impôt n’a fait couler autant d’encre depuis les années 80 et l’instauration par François Mitterrand de l’impôt sur la fortune. Lancée en février 2012 à la surprise générale, le coup politique de la taxe à 75% avait permis à M. Hollande de doper sa campagne présidentielle.

Selon les projections du gouvernement, la taxe à 75% aura rapporté en deux années d’existence un peu plus de 400 millions d’euros, un montant quasi anecdotique au regard des milliards du déficit de la France. Sa non-prolongation coïncide avec le tournant réformiste pris l’an dernier par M. Hollande, avec une politique axée sur l’allègement des charges des entreprises pour relancer l’investissement et l’emploi dans un pays confronté à un chômage record. Ironie de l’histoire, le symbole de ce virage, Emmanuel Macron, ancien proche conseiller du président promu fin août ministre de l’Économie, avait lui-même brocardé en 2012 la taxe à 75% en affirmant qu’elle relevait de «Cuba sans le soleil».

La taxe française à 75% sur les super-riches c’est la solution miracle de tous les socialistes de la planète: il faut taxer les riches !

Cette taxe n’a rapporté que 200 millions d’euro par année sur des dépense de plus de 450 milliards d’euro, à peine 0,04% du budget ! Bref, la solution miracle de la gauche, elle ne fonctionne pas !

Anecdote amusante, des 200 millions que rapportait la super-taxe, 20 millions venaient des joueurs de soccer de première division.


9 décembre 2014

Le miroir français Économie France Revue de presse

Expansion

Quand les entreprises françaises prennent le large
L’Expansion

C’est un mouvement à prendre au sérieux: de plus en plus de dirigeants français s’expatrient et de grandes sociétés se délocalisent à l’étranger. Les effets de la mondialisation, dira-t-on. Oui, mais aussi les lourdeurs administratives, les pesanteurs sociales et, bien sûr, la pression fiscale.

C’est un consultant, un des spécialistes de la gouvernance d’entreprise, qui l’assure, l’air entendu : « Abstraction faite des banques, il n’est pas aberrant de dire que 40% des sociétés du CAC 40 ont leurs dirigeants installés hors de France. Pas forcément les n°1. Je vous parle des cadres de haut niveau, membres des comités exécutifs ou de direction. »

Le propos est troublant, presque incroyable, et, une fois de plus, « off ». En France, en 2014, il est toujours aussi compliqué d’évoquer l’exil des dirigeants d’entreprises ou la délocalisation de centres de décision. Pis : personne n’est capable de mesurer précisément le phénomène! Une commission d’enquête parlementaire s’est attelée à la tâche en avril dernier : six mois de travaux et 34 auditions plus tard, son président, Luc Chatel (UMP), et son rapporteur, Yann Galut (PS), sont demeurés sur des convictions irréconciliables, interprétant, chacun de leur côté, chiffres et données. De quoi s’interroger sur la réalité du pouvoir de contrôle du Parlement.

Lire sur la France, c’est un peu comme lire sur ce que serait devenu un Québec souverain…


4 décembre 2014

L’impôt et le vol Économie France

Le Figaro

Un tiers des Français voient dans les impôts… une extorsion de fonds
Le Figaro

Si une petite majorité des Français considèrent toujours les impôts comme un acte citoyen, une partie significative de la population les voient comme un vol, selon une étude Opinion Way. C’est une confirmation supplémentaire de la réalité du «haut-le-cœur fiscal», constaté récemment par Manuel Valls, après des années de hausses d’impôts massives. Certes, le consentement à l’impôt existe encore. Mais seule une petite majorité de Français (56%), considèrent que c’est un devoir de citoyen, qui garantit la cohésion de la société, selon un sondage OpinionWay pour la plate-forme de financement participatif Finsquare. Cette conception est surtout défendue par les plus de 55 ans et les personnes les plus aisées.

Dans le même temps, et c’est inquiétant, ce consentement vole en éclats dans une partie significative de la population. Plus d’un tiers (37%) des Français considèrent tout simplement l’impôt comme une extorsion de fonds. Rien de moins. Autre alerte, au-delà de ces catégories de contestataires, la défiance est globalement très élevée à l’égard des pouvoirs publics. Ainsi, face à un système qu’ils jugent opaque, 73% des Français préféreraient choisir eux-mêmes comment sont affectées les recettes fiscales. Et pour cause, une écrasante majorité (84%) estime que les gouvernements gaspillent l’argent des impôts. Plus d’une personne sur deux considèrent d’ailleurs qu’ils servent à alimenter le train de vie des élus. Et seule une minorité pense qu’ils permettent d’aider les plus fragiles (39%) ou les entreprises (30%).

Il serait intéressant de faire le même exercice au Québec, surtout après l’ignoble et impardonnable trahison des libéraux cette semaine.

P.-S. J’espère qu’avec leurs mesures complètement débiles visant les banques et les pétrolières le PLQ va avoir le vote des péquistes et de Québec Solidaire, car ils ont perdu le mien. Les libéraux m’ont cocufié pour la dernière fois.