Antagoniste


15 avril 2014

La loi du moindre effort Coup de gueule Économie France Revue de presse

The Guardian

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When the French clock off at 6pm, they really mean it
The Guardian

Just in case you weren’t jealous enough of the French already, what with their effortless style, lovely accents and collective will to calorie control, they have now just banned bosses from bothering them once the working day is done.

Well, sort of. Après noticing that the ability of bosses to invade their employees’ home lives via smartphone at any heure of the day or night was enabling real work hours to extend further and further beyond the 35-hour week the country famously introduced in 1999, workers’ unions have been fighting back. Now employers’ federations and unions have signed a new, legally binding labour agreement that will require employers to make sure staff « disconnect » outside of working hours.

Under the deal, which affects around 250,000 employees in the technology and consultancy sectors (including the French arms of Google, Facebook, Deloitte and PwC), employees will also have to resist the temptation to look at work-related material on their computers or smartphones – or any other kind of malevolent intrusion into the time they have been nationally mandated to spend on whatever the French call la dolce vita. And companies must ensure that their employees come under no pressure to do so.

Rendons à César ce qui appartient à César… Quand on leur demande de trouver des moyens pour rendre des travailleurs non productifs, les syndicats sont capables d’une grande efficacité…


7 avril 2014

Fin de cycle Élection 2014 France Québec Revue de presse

Le Monde

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La crédibilité du Parti québécois s’effrite
Le Monde

Une question hante le Parti québécois : comment être indépendantiste sans parler d’indépendance ? Son premier objectif reste toujours la réalisation de la « souveraineté » du Québec en quittant le Canada, mais, par crainte d’une nouvelle défaite, il refuse de fixer un calendrier précis. Il est déchiré entre son désir de gouverner la province et son ambition de fonder un pays.

La campagne en vue des élections générales du 7 avril a cruellement rappelé aux péquistes leur paradoxe. Dès qu’il a été question d’indépendance, leur avance dans les sondages a fondu comme neige au soleil. La dissolution de l’Assemblée s’est pourtant faite à l’initiative du Parti québécois, qui croyait que le printemps lui serait favorable.

Si l’indépendance était hors de portée pour le moment, elle entendait poser des gestes d’affirmation nationale et déployer une « gouvernance souverainiste ». Mesure emblématique de ce programme, le gouvernement de Mme Marois avait avancé un projet audacieux, avec l’adoption d’une charte de la laïcité.

Depuis 2006, le Québec débat de son modèle d’intégration, et les discussions orageuses sur l’immigration, le communautarisme, réel ou présumé, ont donné cours à certains débordements. En 2012, Québecor, l’empire médiatique dirigé encore récemment par M. Péladeau, s’est inquiété – comme le fit en France le Front national –, de voir de la viande hallal vendue sans que le consommateur en soit informé, laissant entendre que le rite musulman s’était imposé dans les abattoirs. Ni le groupe Québecor ni M. Péladeau ne partagent les idées de Marine Le Pen, mais une partie de la population s’est sentie stigmatisée.

Même vu de la France, le PQ à l’air d’un parti politique qui a perdu sa raison d’être.

On a aussi parlé de l’élection au Québec dans le magazine britannique The Economist et dans le Wall Street Journal. Les termes ne sont pas très élogieux, la charte ne donne pas une belle image du Québec à l’étranger…


26 mars 2014

L’alliance Coup de gueule Élection 2014 France Québec Revue de presse

Le Figaro

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FN : du poujadisme au socialo-communisme
Le Figaro

En ce lendemain d’élections municipales, nous ne pouvons que constater, une fois encore, «la montée des extrêmes».

Ce qui a été déjà remarqué, mais à mon sens pas assez martelé, est que les extrêmes se rejoignent, bien sûr dans leur rhétorique anti-système, mais surtout dans leur vision dirigiste de la société. La comparaison entre les programmes économiques du Front de Gauche et du Front National est sans appel: planification centrale, renforcement de la fonction publique, planche à billets, tarifs réglementés, etc. C’est le grand retour de l’ «Etat fort», si tant est qu’il ait jamais disparu dans un pays où la dépense publique n’a pas cessé de croître depuis quarante ans.

Hélas, ce phénomène n’est pas nouveau. Dans un livre publié en 1944, Omnipotent Government, Ludwig von Mises, figure tutélaire des économistes dits «autrichiens» (Hayek, Rothbard, etc), dressait déjà la comparaison entre les politiques économiques et sociales de l’Allemagne nationale-socialiste et de la Russie communiste. «Les systèmes de socialisme allemands et russes partagent le fait que le gouvernement possède totalement les moyens de production», explique-t-il, et que la dépense publique quasi illimitée y permet une réduction artificielle du chômage. Seule différence (de forme), l’URSS se montrait parfaitement explicite dans sa démarche de nationalisation totale, tandis que le Reich conservait une apparence de propriété privée, quoique vidée de sa substance par la détermination gouvernementale des prix, des salaires et des taux d’intérêt. Mais fondamentalement, extrême-gauche et extrême-droite partagent le rêve d’un contrôle total.

La sainte alliance du nationalisme et du socialisme… On a vu la même chose au Québec.


25 mars 2014

L’exil Économie France Revue de presse

Le Monde

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De plus en plus de jeunes quittent la France
Le Monde

La France perd-elle ses forces vives ? La chambre de commerce et d’industrie de Paris-Ile-de-France (CCIP), qui représente 800 000 entreprises, commence à s’inquiéter de voir de plus en plus de jeunes cadres faire leurs valises. Formés dans un pays où la morosité est quasiment devenue un art de vivre, ils se laissent aspirer par une course aux talents devenue mondiale.

Pour y voir plus clair sur la réalité du phénomène, la CCIP a analysé les informations disponibles. Un document, que Le Monde a pu consulter, sera rendu public le 12 mars à l’occasion de deux tables rondes organisées à Paris. L’étude montre que le mouvement d’expatriation s’accélère. La population des Français établis à l’étranger est estimée de 1,5 à 2 millions de personnes. « Qualifiée et active », elle a augmenté de « 3 % à 4 % par an au cours des dix dernières années (soit environ de 60 000 à 80 000 personnes par an) ». Dans le même temps, la population française croissait de 0,6 % en moyenne.

Autre sujet d’inquiétude : « Il y a bien un changement majeur de comportement parmi les jeunes générations, avec une nette accélération de leur mobilité, indique l’étude. Chômage et morosité poussent les jeunes au départ. » Notamment les jeunes entrepreneurs, ce qui préoccupe la CCIP.

Ça devrait servir d’avertissement pour le Québec…


20 mars 2014

Athégrisme Coup de gueule France Revue de presse

Le Figaro

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Profanations du Sacré-Cœur : les anarchistes pointés du doigt
Le Figaro

Sur les colonnes et le parvis de l’édifice, des inscriptions à la peinture rouge scandent notamment «Feux aux chapelles», «Ni Dieu, ni Maître». Une autre mention fait référence à deux militants incarcérés dans le cadre d’un attentat à la bombe visant une basilique espagnole. Le commissariat du XVIIIe arrondissement a été saisi d’une enquête après la découverte mardi d’inscriptions insultantes maculant le parvis de la basilique du Sacré-Cœur à Paris.

Sur les colonnes de l’édifice religieux, qui ferme ses portes de 23 heures à 6 heures du matin, un ou plusieurs inconnus ont inscrit, à l’aide de bombes de peinture rouge et sur une cinquantaine de centimètres de hauteur, divers slogans anarchistes et anticléricaux dont «Feux aux chapelles», «Ni Dieu, ni Maître», «À bas toutes les autorités» ou encore «Fuck le tourisme».

Une autre inscription appelle à la «solidarité Monica et Francisco», semble-t-il en référence à Monica Caballero et Francisco Solar, deux militants chiliens incarcérés en Espagne après un attentat à l’explosif commis le 2 octobre dernier contre la basilique del Pilar de Saragosse. Une bonbonne de gaz remplie de poudre noire avait causé d’importants dégâts à l’intérieur, faisant un blessé. L’attentat avait été revendiqué par le «Comando Insurreccional Mateo Morral», groupuscule qui avait signé l’attentat visant le 7 février 2013 la cathédrale de La Almudena, à Madrid. Depuis leur prison, «Monica et Francisco» ont rédigé un communiqué menaçant d’un «désastre général».

Nul besoin d’être une personne religieuse pour être un fanatique…


17 mars 2014

Pancarte électorale: suggestion pour le PQ Économie Élection 2014 En Images France Gauchistan Mondialisation Québec

Voici une affiche électorale, utilisée en France durant les années 90, qui devrait plaire à nos nationalistes, qu’ils soient pro-chartes ou ouvriers de la construction sur la Côte-Nord…

Front National, PQ

Et pour plaire à sa clientèle sur le Plateau, le PQ pourrait bonifier cette affiche en mentionnant ses politiques d’achat local ou de souveraineté alimentaire.  Le spin est différent, mais le principe est le même…


6 mars 2014

Le modèle franco-québécois Économie France Gauchistan Revue de presse

Le Figaro

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Bruxelles épingle une nouvelle fois la France sur son manque de compétitivité
Le Figaro

La Commission européenne a décidé de placer la France sous surveillance renforcée, après avoir une nouvelle fois épinglé son manque de compétitivité et le niveau élevé de sa dette. Paris promet de faire des efforts.

Pour l’exécutif européen, la France souffre de nombreux déséquilibres macroéconomiques qui n’ont pas été suffisamment corrigés et nécessitent désormais ce type de surveillance qui sera également appliquée à l’Espagne et à l’Irlande, deux pays qui viennent tout juste de sortir de leur plan d’assistance financière. Deuxième économie de la zone euro, la France se retrouve donc au côté de pays qui ont été en grande difficulté au plus fort de la crise de la zone euro et ont eu besoin d’un plan d’aide.

L’annonce de Bruxelles vient s’ajouter à une longue liste de griefs à l’encontre de la France, à qui est reproché un manque de compétitivité, un coût du travail trop élevé et une dette publique qui ne cesse d’enfler. «Le déficit commercial qui ne cesse de se creuser reflète la perte continue des parts de marché à l’exportation», analyse la Commission. «Malgré les mesures prises pour favoriser la compétitivité, jusqu’à présent, le rééquilibrage est limité. (…) Le coût du travail reste élevé et pèse sur les marges des entreprises», souligne-t-elle dans son rapport. Concernant le niveau de la dette, le risque est que la France se retrouve «exposée à des turbulences sur les marchés financiers, qui auraient des retombées sur l’économie réelle».

Est-ce que le Québec est devenu une petite France ou est-ce la France qui est devenue un gros Québec, difficile à dire. Chose certaine, ces 2 endroits sont gouvernés par des politiciens assez bêtes pour penser que le choix est entre la prospérité ou l’austérité.


27 février 2014

Objectif: le monde ! Chine Économie En Vidéos France Mondialisation

S’il est vrai que le Québec et la France partagent de nombreux travers socialistes, sur certains aspects la France n’est pas tombée aussi bas que le Québec…

Par exemple, en France, il n’y a pas de système protectionniste de gestion de l’offre en agriculture. Résultat: si les étrangers peuvent vendre leur produit en France, les Français peuvent aussi vendre leur produit à l’étranger ! Par exemple, parce que les Français produisent du lait de qualité supérieure, grâce à la mondialisation ils peuvent faire fortune en le vendant à la Chine !

Malheureusement, les producteurs laitiers de chez nous ne peuvent pas participer au boom mondial de l’industrie laitière à cause du système de gestion de l’offre. Ce système interdit la concurrence étrangère ici, mais il interdit aussi l’exportation de nos produits laitiers ailleurs.

Une situation typiquement québécoise: on préfère la sécurité d’un petit marché au potentiel limité plutôt que les risques d’un marché au potentiel illimité…


24 février 2014

Les républiques socialistes Économie France Gauchistan Revue de presse

Le Monde

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Arnaud Montebourg confirme la « renaissance » d’une compagnie nationale des mines
Le Monde

Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, confirme, vendredi 21 février dans un entretien au Parisien, la « renaissance » d’une « Compagnie nationale des mines de France » (CMF). Elle sera dotée d’un budget de 200 à 400 millions d’euros et chargée d’explorer les sous-sols français et étrangers « tout en respectant les aspirations environnementales de nos concitoyens », assure le ministre.

Afin de créer cette nouvelle entreprise publique, « la France va fédérer l’Agence des participations de l’Etat et le Bureau des recherches géologiques minières qui ensemble vont investir entre 200 et 400 millions d’euros sur cinq à sept ans, précise le ministre. Nous sommes en train de boucler le budget de l’entreprise », qui aura « vocation à travailler en Asie centrale et en Amérique du Sud ».

La France n’avait pas créé d’entreprise publique depuis 1993 et l’avènement du Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies. Alors que M. Montebourg est interrogé sur ce « grand retour de l’Etat actionnaire » après l’annonce de l’entrée dans le capital de PSA, le ministre assure que « la stratégie du gouvernement est de considérer l’Etat comme un acteur intelligent de l’économie servant les intérêts de notre nation ».

On ne sait plus si c’est la France qui copie le Québec ou si c’est le Québec qui copie la France, chose certaine, ces deux économies sont dans la dèche.

En bref, les gouvernements socialistes utilisent l’argent des contribuables pour résoudre des problèmes qui n’existeraient pas si le gouvernement n’était pas d’abord intervenu en dépensant l’argent des contribuables…


13 février 2014

Front national et Parti québécois Canada Coup de gueule France Gauchistan Revue de presse

Le Monde

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34 % des Français « adhèrent aux idées du Front national »
Le Monde

L’enquête menée a en tout cas mesuré un record : aujourd’hui, 34 % des personnes interrogées « adhèrent aux idées du Front national », en hausse de deux points par rapport à 2013 ; 59 % des sondés pensent le contraire. Depuis l’accession de Marine Le Pen à la présidence du parti d’extrême droite, le niveau d’adhésion aux idées du FN ne cesse d’augmenter : il était à 22 % lors de la prise de fonction de Mme Le Pen en 2011, bondissant à 31 % l’année suivante et à 32 % en 2013.

Il y a donc une sorte « d’effet plateau », qui voit le FN se stabiliser à un niveau très haut. Une tendance que l’on retrouve dans les niveaux d’adhésion à différentes opinions relevant du programme du FN comme le sentiment de « ne plus se sentir chez soi en France », « la défense des valeurs traditionnelles ».

Autre point essentiel : 46 % des personnes interrogées jugent que Mme Le Pen est « plutôt la représentante d’une droite patriote attachée aux valeurs traditionnelles » (+ 2 points) contre 43 % qui pensent qu’elle représente « une extrême droite nationaliste et xénophobe ». Les deux courbes s’étaient croisées l’an passé. L’écart se creuse en 2014.

On aurait pu écrire exactement la même chose à propos du Québec des péquistes… Les 2 électorats semblent partager les mêmes valeurs.

Notons par contre que tout comme le Parti Québécois, le Front national est un parti de gauche, il suffit d’écouter le discours de Marine Le Pen, qui aurait aussi pu être prononcé par Pauline Marois, pour s’en convaincre: exemple ici.


5 février 2014

La France et le Québec Coup de gueule Économie En Vidéos France Québec

Acteurs trop payés, subventions mur à mur, produits de mauvaise qualité… Est-ce le cinéma français qui a copié le cinéma québécois ou le cinéma québécois qui a copié le cinéma français ?

Au moins, les Français sont assez lucides pour mettre de l’avant des solutions qui ne consistent pas à voler les contribuables.

À voir: les chiffres désastreux sur le cinéma québécois


3 février 2014

Voir grand ! Économie France International Mondialisation Revue de presse

Le Figaro

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Lactalis part à la conquête de l’Inde
Le Figaro

Le premier producteur de lait mondial, met la main sur l’indien Tirumala. Après avoir acquis en 2011 l’italien Parmalat, le groupe français poursuit ainsi son développement international.

Lactalis s’offre un champion indien des produits laitiers, Tirumala Milk Products, qui réalise environ 200 millions d’euros de chiffre d’affaires. Le français, propriétaire du lait Lactel, du beurre et du camembert Président ou encore de la crème Bridel, ajoute ainsi à son actif le lassi (yaourt indien), le panir (fromage), les desserts lactés et les glaces.

Avec Tirumala, qui est essentiellement implanté dans le sud-est de l’Inde, Lactalis prend pied dans un pays à la taille d’un continent. Avec 140 milliards de litres produit , l’Inde – premier producteur de lait mondial – offre un potentiel de développement énorme pour l’entreprise française.

«Cette acquisition est en phase avec la stratégie de développement mondial de Lactalis dans les pays émergents sur toutes les catégories de produits laitiers», commente un porte-parole du groupe français, qui ne communique pas le montant de l’opération. En fusionnant avec l’italien Parmalat, Lactalis avait acquis en 2011 la première place mondiale des fabricants de produits laitiers.

Malheureusement, les producteurs laitiers de chez nous ne peuvent pas participer au boom mondial de l’industrie laitière à cause du système de gestion de l’offre. Ce système interdit la concurrence étrangère ici, mais il interdit aussi l’exportation de nos produits laitiers ailleurs.

Une situation typiquement québécoise: on préfère la sécurité d’un petit marché au potentiel limité plutôt que les risques d’un marché au potentiel illimité… On l’a vu encore tout récemment avec le libre-échange des fromages avec l’Europe


13 janvier 2014

La gauche au pays des merveilles Économie Europe France Gauchistan

En mai 2012, Paul Krugman, le pape de la gauche annonçait fièrement que l’austérité ne fonctionnait pas; que le modèle français, consistant à taxer et dépenser, allait produire de meilleurs résultats que le modèle britannique qui privilégie plutôt une baisse des dépenses et un allègement du fardeau fiscal.

Voici ce qu’on a pu lire dans les médias en décembre 2013 lors de la divulgation des chiffres sur l’emploi dans ces deux pays:

Austérité
The Independent (05/12/13)

Austérité
The Independent (18/12/13)

Paul Krugman est à l’économie, ce que le GIEC est au climat: une personne que la gauche lit non pas parce qu’elle veut savoir, mais parce qu’elle veut croire…


7 janvier 2014

La fraude éolienne: la justice européenne dit non Économie Environnement Europe France Revue de presse

Libération

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Le tarif de l’éolien français remis en cause par la justice européenne
Libération

Le tarif auquel EDF achète l’électricité éolienne s’apparente à une intervention de l’Etat, a tranché jeudi la justice européenne, enclenchant un «compte à rebours» à Bruxelles et à Paris pour éviter une disparition temporaire de ce tarif bonifié en France. L’obligation en France d’acheter l’électricité produite par des éoliennes à un prix supérieur à celui du marché constitue une intervention de l’Etat au moyen des ressources de l’Etat, a dit en substance la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).

La Cour avait été saisie par des opposants français à l’éolien dont Vent de colère qui milite contre les éoliennes. L’association avait attaqué le tarif institué en 2008 en argumentant qu’il s’agissait d’une aide d’Etat qui n’avait pas été notifiée en bonne et due forme à Bruxelles.

Cette incertitude autour du tarif d’achat a paralysé l’activité du secteur en France depuis l’an dernier, de nombreuses banques refusant de financer des nouveaux projets tant que la sécurité juridique du tarif bonifié ne serait pas assurée.

Ce qui est désormais illégal en France, c’est à dire surpayer l’énergie éolienne pour ensuite refiler la facture aux consommateurs, constitue une stratégie de développement économique au Québec


17 décembre 2013

Le pouvoir et l’État Économie En Vidéos France Philosophie

De passage dans les studios de Radio-Canada, l’immortel Jean-François Revel utilise le prétexte de la privation des postes pour parler du pouvoir de l’État français. Probablement sans le savoir, Revel décrit aussi le pouvoir de l’appareil politique québécois.

Des décennies plus tard, le discours n’a pas pris une seule ride. Au Québec, comme en France, la population ne perçoit pas le pouvoir politique comme une entité qui doit être à son service, mais plutôt comme une autorité sacrée qui doit diriger la plèbe dans le chemin choisi par une bureaucratie toute puissante. En bref, ce n’est pas l’État au service du peuple, c’est le peuple au service de l’État…