Antagoniste


4 mars 2015

L’austérité, ça marche Économie Europe France Revue de presse

La Tribune

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Dépenses publiques : comment l’Allemagne a creusé l’écart avec la France
La Tribune

La France atteindrait un nouveau record de dépenses publiques, alors que l’Allemagne continue de les diminuer. L’écart entre les deux pays s’est fortement accru depuis le début des années 2000. Principalement en raison d’économies sur la protection sociale en Allemagne. Notamment en matière de retraites

La France a échappé mercredi à des sanctions à Bruxelles. Les commissaires lui reprochent bien sûr de ne pas tenir ses promesses en matière de réduction des déficits publics, mais aussi et surtout de ne pas couper dans ses dépenses. Les dépenses publiques représenteraient en France près de 58% du PIB. Telle est en tous cas la dernière estimation de la commission européenne. Pour les experts de Bruxelles, les crédits publics ont probablement atteint un nouveau record en France, avec précisément 57,7% de la richesse nationale en 2014, contre 57,1% en 2013.

Rien à voir avec l’Allemagne, par exemple, où ce ratio ne cesse de diminuer (il serait tombé à 44,1%). L’écart entre les deux pays atteint 14 points de PIB, soit presque trois fois plus qu’au début des années 2000 !

Bref, l’Allemagne est un autre exemple que l’austérité ça fonctionne.


4 février 2015

Vision économique Économie Europe Revue de presse

IEEE Spectrum

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Germany’s Autobahns Say « Willkommen » To Robocars
IEEE Spectrum

It must be unnerving for a new driver to prepare to enter the passing lane only to see, at the last possible moment, a metallic monster streaking by. How much more nerve-wracking would it be if the monster had no driver at the wheel?

For some, that would be the true test of robocar reliability. And, if Germany’s government has its way, it’ll happen first on that country’s autobahn system, famous for its speed-limit-free stretches.

In an announcement earlier this week, the government said that it would soon allow robocars onto autobahn A9, which runs from Berlin straight down to Munich. In the beginning, at least, it will involve experimental cars, such as those now in development at Mercedes-Benz, Audi and BMW.

Not all of A9 allows unlimited speed, and it’s unclear whether the early test cars will be given free rein on the parts that do. But the pavement-burning prospect is obviously part of the appeal.

Not only would the cars drive themselves, they’d communicate with other cars and with roadside infrastructure. That means cars that think would be running on roads that think—a technological double-header.

En ouvrant ses autoroutes aux compagnies travaillant au développement des voitures sans conducteur, l’Allemagne prend des mesures pour devenir un chef de file mondial dans le domaine. De manière collatérale, c’est tout le secteur des « routes intelligentes » que l’Allemagne pourra développer.

Pourquoi ce genre d’annonce n’est jamais fait au Québec ?

Pourquoi, par exemple, le Québec n’aurait pas pu ouvrir ses routes pour que des compagnies puissent développer des voitures sans conducteurs en condition hivernale ?

Mais non, ici on préfère demander au gouvernement de sauver des papetières, de faire du subventionnage de PME ou gaspiller de l’argent dans des régions sans avenir

Pour sauver les emplois du passé, le Québec est en train de sacrifier ceux du futur…


3 février 2015

L’environnement américain Économie Environnement États-Unis Europe

PollutionDemandez à un Québécois lambda de comparer l’importance de l’environnement pour les Américains et les Européens et vous aurez probablement une réponse du type:

« Pour les gros gorets américains, l’environnement ne compte pas. Tout ce qui importe c’est le néolibéralisme destructeur, les gros 4×4, les centrales aux charbons, l’exploitation du pétrole et du gaz de schiste, alouette… En Europe, la bonne gauche a compris qu’il fallait se sacrifier collectivement pour protéger la planète parce que l’argent ne se mange pas ».

Bref, vous voyez le genre. Pourtant…

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a un programme pour monitorer la qualité de l’air aux quatre coins de la planète. Une des mesures les plus importantes de la qualité de l’air est la quantité de particules fines en suspension, on considère qu’un niveau supérieur à 10ug/M³ est néfaste pour la santé.

Aux États-Unis, la concentration de particules fines dans les villes est en moyenne de 9,6ug/M³.  En tout et partout, seulement 33% des villes américaines sont au-dessus du niveau considéré comme néfaste par l’OMS.  Qu’en est-il de l’Europe ?  En moyenne dans les villes européennes la concentration de particules fines dans les villes est en moyenne de 21,7ug/M³ !  Au total, 93% des villes ont un niveau supérieur à ce que recommande l’OMS !

Encore plus surprenant, les villes les moins polluées d’Europe, qui se trouvent en Scandinavie, ont des niveaux de pollution équivalente à la moyenne américaine.  Autrement dit, les champions d’Europe avec leur vélo ne font pas mieux que la moyenne des villes américaines avec leur 4×4 !

Encore une fois, on peut constater que le socialisme semble être beaucoup plus destructeur que le néolibéralisme.

Source:
New York Times
Pollution Around the World: A Matter of Choices


27 janvier 2015

L’anti-austérité Coup de gueule Économie Europe Revue de presse

The Irish Times

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German government says Greece’s obligation unchanged by vote
The Irish Times

Germany has said Sunday evening’s election victory by the far-left Syriza movement has changed nothing in German and European attitudes towards the Greek reform programme.

Bombarded by questions at a government press conference in Berlin, Chancellor Angela Merkel’s spokesman Steffen Seibert said the German leader had not yet contacted Syriza leader Alexis Tsipras, but would do so if or when he forms a government.

“Greece has made obligations that aren’t erased by election day,” said Mr Seibert. “The position of European and German partners is unchanged from the last years: EU solidarity in exchange for Greek effort and reform readiness.”

A spokeswoman for the finance ministry said an application to extend loans to Greece would be studied if filed by a new government.

Ainsi, les Grecs ont décidé d’élire des communistes anti-austérités à la tête de leur pays, ce qui a beaucoup excité les communistes du Québec.

Moi j’ai une question pour les communistes anti-austérités.

Si votre pays/province a des revenus de 78 milliards et que vos dépenses sont de 87 milliards, vous faites comment pour arriver si plus personne ne veut vous prêter de l’argent parce que vous avez décidé de ne plus rembourser vos dettes ? Il faudrait qu’on nous l’explique celle-là…

P.-S. Les communistes Grèce vont faire un gouvernement de coalition avec les nationaleux. Ce qui confirme ce que j’ai toujours dit, nationaliste égale gauchiste.


19 janvier 2015

La résilience canadienne Canada Économie Europe

Pétrole CanadaLa Norvège et le Canada ont un point en commun, le pétrole. Par conséquent, le prix du pétrole pèse lourd dans la force de leur économie.

Sachant que plus une économie est forte et dynamique, plus sa devise est forte, on peut donc présumer que le Canada et la Norvège ont vu leurs devises se déprécier considérablement par rapport au dollar américain depuis que le prix du pétrole a amorcé sa chute.

Depuis juin 2014, le dollar canadien a perdu 9,1% de sa valeur contre 21,2% pour la couronne norvégienne i.e. la devise norvégienne s’est dépréciée 2 fois plus rapidement que le dollar canadien !

Ces chiffres semblent indiquer que l’économie canadienne est beaucoup plus résiliente et diversifiée que celle de la Norvège.  Autrement dit, l’économie norvégienne dépend beaucoup plus du pétrole que celle du Canada.

La gauche aime bien dénigrer le Canada en le qualifiant « d’État pétrolier ».  Ironiquement, la Norvège, un des pays fétiche de cette même gauche, mérite ce qualificatif bien avant le Canada.

Source:
Banque du Canada
Taux quotidiens : recherche – dix dernières années


18 décembre 2014

Il nous faut Angela Merkel ! Économie En Citations Europe

Ronald Reagan

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Cette année, l’Allemagne est revenue au déficit zéro après s’être imposé l’austérité. Voici comment la chancelière Angela Merkel a décrit cet accomplissement lors du congrès de son parti qui s’est tenu à Cologne la semaine dernière.  Au Québec en 2015, on se souhaite des politiciens avec le même courage qu’Angela Merkel (son taux d’approbation en Allemagne est de 67%).

« L’État a vécu au-dessus de ses moyens pendant des décennies et nous avons décidé d’y mettre un terme. Nous avons cessé de vivre à crédit, car nous pensons à nos enfants et petits-enfants. »


15 décembre 2014

L’austérité, ça fonctionne ! Économie Europe Revue de presse

La Libre Belgique

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Fitch abaisse la note de la France et maintient celle du Royaume-Uni
La Libre Belgique

L’agence de notation Fitch Ratings a abaissé vendredi la note de la France de « AA+ » à « AA » en l’assortissant d’une perspective stable, en raison notamment du dérapage budgétaire. Fitch a également qualifié de « faibles » les perspectives économiques du pays et affirmé que celles-ci pesaient sur la consolidation des finances publiques et la stabilisation du ratio de la dette.

« L’économie française devrait croître moins que la moyenne des pays de la zone euro pour la première fois en quatre ans », a souligné Fitch. L’agence estime que le programme de réformes structurelles du gouvernement « n’apparaît pas suffisant pour renverser les tendances négatives qui pèsent sur la croissance à long terme et la compétitivité ».

L’agence de notation financière Fitch a confirmé vendredi la note « AA+ » de la Grande-Bretagne en l’assortissant d’une perspective stable, citant à l’appui de sa décision la bonne reprise économique dans ce pays.

« Le Royaume-Uni bénéficie d’une reprise économique stable et solide. La forte croissance trimestrielle du PIB –en moyenne 0,8% d’un trimestre sur l’autre depuis le deuxième trimestre 2013– s’est poursuivie depuis le dernier examen en juin 2014 et a été la moins volatile parmi celle des principales économies industrialisées », souligne Fitch.

La France qui refuse l’austérité est décotée par les agences de crédit alors que le Royaume-Uni, qui a mis en place des politiques d’austérité, conserve sa cote de crédit.

Mais cela n’empêchera pas nos journalistes de dire que l’austérité c’est mauvais…


2 décembre 2014

Désinfoman Coup de gueule Économie Europe Québec

Modèle SuédoisLa semaine dernière, on a présenté à Infoman un topo de Jean-René Dufort réalisé en Suède…

Si Radio-Canada a encore les moyens d’envoyer des humoristes en Suède, c’est signe que les conservateurs n’ont pas encore assez coupé.  M’enfin, c’est quelque chose d’autre qui a retenu mon attention…  Dans son reportage, Jean-René Dufort nous parle du transport en commun en Suède, notamment du métro de Stockholm.  On nous raconte que les Suédois sont des modèles d’excellence et que Montréal devrait s’inspirer de cette ville…  Il n’en fallait pas plus pour que nos médias s’extasient

En effet, le transport en commun à Stockholm à de quoi faire l’envie des Montréalais.  Par contre ce reportage ne dit pas tout…

À Stockholm, le métro est géré par… une compagnie privée depuis 1993 !  Le dernier appelle d’offres, réalisé en 2009, a été gagné par la firme MTR, une compagnie basée à Hong Kong qui se spécialise dans la gestion des métros.  Mais ça, Jean-René Dufort n’en parle pas, ça aurait scrappé son reportage…

Imaginez si on proposait de faire la même chose à Montréal. Dans un premier temps, les gauchistes s’indigneraient de cette arrivée du secteur privée et dans un deuxième temps, les nationalistes économiques dénonceraient l’arrivée d’une compagnie étrangère dans « notre » métro…

D’ailleurs, il n’y a pas que le métro qui a été confié au privé à Stockholm. Une partie du service d’autobus est fourni par la firme Arriva, une compagnie britannique, appartenant à des intérêts allemands, qui est spécialisée dans l’administration du transport en commun. Une autre partie du service d’autobus est donné par Keolis, une compagnie française, elle aussi spécialisée dans l’administration du transport en commun. Fait intéressant, la Caisse de dépôt et placement du Québec est l’un des principaux actionnaires de cette compagnie.

Il est discutable d’envoyer un humoriste en Suède aux frais des contribuables pour nous parler du transport en commun, mais si en plus on est incapable de rapporter correctement toute l’information pertinente l’histoire devient franchement honteuse.


24 novembre 2014

Changement climatique: l’Allemagne quitte ne navire Économie Environnement Europe Revue de presse

Der Spiegel

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Germany to Abandon Strict ‘2020’ Climate Change Targets
Der Spiegel

Germany’s Vice Chancellor, Sigmar Gabriel, has indicated that the country will abandon its commitment to reducing CO2 emissions by 40 percent by 2020, from a 1990 base level. In doing so he has won the ongoing clash with his own environmental minister Barbara Hendricks over energy policy, telling her that he will tolerate no further resistance to the change of direction, according to Der Speigel.

The target has been in doubt for some time, not least because Gabriel, a former environment minister himself and current minister for economic affairs and energy, is known to be supportive of the coal industry. According to the Environment Ministry, Germany would have to find a way of cutting emissions by between 62 and 100 million tonnes of CO2 every year for the next sixteen years in order to reach the target. Shutting down coal power stations would only contribute 40 million tonnes to that target.

« It’s clear that the target is no longer viable, » Gabriel said, adding: « We cannot exit from coal power overnight. » Earlier this year Gabriel told Spiegel: « It is an illusion to believe that Germany could simultaneously move away from both nuclear and coal energy ».

Il n’y a pas que Stephen Harper qui pense que la lutte aux supposés changements climatiques n’est rien d’autre qu’un projet pour ruiner l’économie des pays occidentaux.


12 novembre 2014

La gauche corruptrice Économie Europe Philosophie

CorruptionCette semaine, on a commémoré le 25e anniversaire de la chute du mur de Berlin.  La division de l’Allemagne en une société capitaliste et communiste a eu de profonds effets sur la population qui, encore aujourd’hui, sont le sujet d’études universitaires.

Dans l’une de ces études réalisées conjointement par une université américaine et allemande, on a voulu mettre à l’épreuve l’honnêteté des Allemands au moyen d’un jeu de dés, pour ensuite leur demander où ils avaient vécu tout au long de leur vie.  Les résultats risquent de déplaire à certains…

Les auteurs ont constaté qu’en moyenne, ceux qui avaient des racines est-allemandes trichaient 2 fois plus souvent que ceux qui avaient grandi en Allemagne de l’Ouest sous le capitalisme. Les chercheurs ont aussi documenté le nombre d’années où les gens ont vécu en Allemagne de l’Est avant la chute du mur de Berlin et ils ont découvert que plus les participants avaient été exposés au socialisme, plus la probabilité qu’ils trichent était élevée.

Les universitaires concluent leur étude en affirmant que malgré les prétentions de certains, à l’effet que le libre-marché est responsable de l’apparition de comportements contraire à l’éthique, ce sont plutôt les régimes socialistes qui pourraient avoir un effet très néfaste sur le comportement des individus.

Voilà qui pourrait expliquer pourquoi le Québec est si corrompu…

Source:
Ludwig-Maximilians-Universität München
The (True) Legacy of Two Really Existing Economic Systems


30 octobre 2014

La démagogie verte Économie En Images Environnement Europe Québec

Dimanche dernier a eu lieu à Sorel-Tracy une manifestation pour dénoncer le passage de « superpétroliers » sur le fleuve. Comme c’est souvent le cas quand les écolos se rassemblent en troupeau, ce fut un festival de la démagogie…

Premièrement, ce que les médias d’ici appellent des « superpétroliers » sont en réalité de petits « aframax », des bateaux qui font 245 mètres de long par 44 mètres de large.  Les vrais superpétroliers, nommés « Ultra Large Crude oil Carriers » (ULCC) font plus de 415 mètres de long par plus de 68 mètres de large. Bref, contrairement à ce que racontent les médias et les écolos, il n’y a pas de « superpétroliers » sur le fleuve.

Superpétrolier

Ensuite, les écolos ont voulu nous faire croire que le Québec risquait de connaître un désastre écologique, car de 20 à 30 « aframax » pourraient sillonner le St-Laurent tous les ans.  Imaginer, les gens de Greenpeace étaient tellement hystériques durant le dernier week-end qu’on a été jusqu’à dire que les 6 pétroliers qui circulaient sur le St-Laurent (tous plus petits que les « aframax ») causaient un embouteillage pétrolier sur le fleuve…

Six pétroliers font un embouteillage ?  Vraiment ?

Laissez-moi vous parler du port de Rotterdam aux Pays-Bas.  Cette infrastructure construite sur le Rhin couvre une superficie équivalente à près de 20 000 terrains de football et fait partie intégrante d’une ville qui compte plus de 1 million d’habitants.  Le port de Rotterdam est un monument au génie humain, si vous avez quelques minutes prenez le temps de faire quelques recherche sur Google, le gigantisme de ce port est tout simplement spectaculaire.

Superpétrolier

Superpétrolier

Superpétrolier

Combien de pétroliers accostent au port de Rotterdam tous les ans ?

  • 1 366 « coastal »
  • 739 « aframax »
  • 258 « suezmax »
  • 126 « VLCC »
  • 3 « ULCC »

Donc, c’est 1 126 pétroliers qui sont au moins de dimension « aframax » qui sillonnent les eaux bordant la ville de Rotterdam. Pourtant, aucune marée noire, aucun décès, aucun xénocide…  Le port de Rotterdam voit plus de pétroliers « afamax » en 2 semaines qu’il y en aura sur le St-Laurent en 1 an ! Et on voudrait nous faire croire que 20 à 30 « aframax » sur le fleuve St-Laurent représentent quelques chose d’extraordinairement dangereux ?

Les médias, les artistes et les écolos, de vrais pros de la démago !


30 octobre 2014

Quand le vert vire au noir Économie Environnement Europe France Revue de presse

Science & Vie

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La France risque le black-out électrique dès l’année prochaine
Science & Vie

Deux rapports mettent en garde certains pays européens, dont la France, contre le risque de black-out électrique durant les prochains hivers. Concrètement, si l’hiver 2015-2016 est rude, il n’y aura peut-être pas assez d’électricité pour tout le monde en France (et dans d’autres pays européens).

Les deux rapports, la 16e édition annuelle de l’Observatoire européen des marchés de l’énergie publiée le 27 octobre par la société Capgemini, l’un des leaders mondiaux du conseil, et le Bilan 2014 publié en septembre par le Réseau de transport d’électricité (RTE, filiale d’EDF), parviennent en effet aux mêmes conclusions alarmistes. Notamment, dès l’hiver 2016-2017, en cas de pic de consommation, il pourrait manquer à la France environ 2000 méga-watts (MW), soit l’équivalent de la production de deux réacteurs nucléaires comme ceux de la centrale de Tricastin. Des coupures sont donc à craindre dont l’étendue et la durée dépendraient du manque net d’électricité mais aussi de son effet déstabilisateur sur l’ensemble de réseaux électriques interconnectés.

Mais peut-être les facteurs les plus importants du manque à venir sont la crise économique et, paradoxalement, l’exigence européenne de monter la part des énergies renouvelables à 20 % dans la production d’électricité en 2020 (et 27% en 2030).

Montrez-moi un politicien qui soutient les énergies vertes et je vais montrer un politicien qui ne sait pas compter…


22 octobre 2014

La racine du mal Économie Europe Gauchistan Revue de presse

The Economist

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Anti-Semitism: Another cost of bigotry
The Economist

The assertion that Jews “control” finance is commonplace among anti-Semites. A new academic study* finds that people who live in areas of Germany where persecution of Jews was most intense are less likely to invest in the stockmarket, even today.

The relationship has very strong historical roots. People who live in districts from which Jews were likeliest to be sent to concentration camps under the Nazis are 7.5% less likely to invest in stocks than other Germans; those who live in districts where pogroms occurred during the Black Death (back in the 14th century) are 12% less likely to do so. Surveys also show residents of such districts are less likely to trust the financial sector.

The effect of this distrust is that German savers in such districts earn lower returns, because they have lower exposure to the stockmarket. “The legacy of Jewish persecution—distrust of finance—has hindered generations of Germans from accumulating financial wealth,” the authors argue. In other words, “Persecution of minorities reduces not only the long-term wealth of the persecuted, but of the persecutors as well.”

Un rappel que l’antisémitisme et l’anticapitalisme s’abreuvent aux mêmes sources. L’anticapitalisme des Québécois explique probablement aussi pourquoi autant de Québécois détestent Israël.


14 octobre 2014

Quand ce sont les autres qui payent Économie Europe

RichesseRésultat d’une étude assez intéressante réalisée en Suède. Dans un premier temps un groupe de chercheurs universitaires a réalisé un sondage dans lequel on demandait aux gens de se situer dans une échelle de revenu.  L’immense majorité des gens à systématiquement sous-estimé leur position relative i.e. les gens se voyaient plus pauvres qu’ils l’étaient en réalité.  Cette sous-estimation était particulièrement marquée chez les jeunes et les gens peu instruits.  Plus les gens sous-estimaient leur position relative dans une échelle de revenus, plus ils appuyaient des mesures visant à redistribuer la richesse.

Ensuite, le groupe de chercheurs a refait la même étude, mais en corrigeant les gens qui sous-estimait leur position. Les répondants qui ont appris qu’ils étaient plus riches qu’ils ne le pensaient ont réduit de manière significative leur appui aux mesures visant à redistribuer la richesse et ont accru leur soutien pour le parti conservateur suédois.

Autrement dit, la plupart des gens qui veulent plus de redistributions s’imaginent qu’ils n’auront rien à payer, car ils pensent que les riches ce sont les autres. Mais quand ils réalisent qu’ils font partie des riches et qu’ils devront payer, leur opinion change du tout au tout !

Bref, les gens sont de gauche, mais uniquement quand ce sont les autres qui payent !

Source:
Research Institute of Industrial Economics
Richer (and Holier) Than Thou? The Effect of Relative Income Improvements on Demand for Redistribution


1 octobre 2014

La logique suisse Économie Europe Revue de presse

Le Monde

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Les Suisses votent contre un système d’assurance-maladie public
Le Monde

Les Suisses ont voté non à 61,8 % à la création d’une caisse unique publique d’assurance-maladie, selon les résultats définitifs de cette votation publiés par la Chancellerie fédérale à Berne. Pour que ce texte soit adopté, il fallait obtenir une double majorité : la majorité des votants et la majorité des 26 cantons composant la Suisse. Aucune des deux majorités requises n’a été atteinte.

La caisse unique, une initiative lancée par la gauche en Suisse, aurait remplacé la soixantaine de caisses d’assurance-maladie privées, accusées de coûter trop cher aux assurés. Les caisses maladies privées suisses étaient très opposées à ce texte, et n’ont pas manqué de faire part de leur satisfaction. « La population suisse ne veut toujours rien savoir d’une caisse maladie unique », a déclaré l’organisation Association Suisse d’Assurances (ASA), qui ajoute que le système de santé suisse « est l’un des meilleurs et des plus performants au monde ».

Le gouvernement était opposé à la réforme, et s’est félicité du rejet du texte. « Nous n’avons pas de déficit en Suisse, c’est un système en bonne santé, bien sûr on peut critiquer un manque de transparence chez certains assureurs, mais un système contrôlé par l’État ne résoudrait pas de tels problèmes », a déclaré Ivan Slatkine, un des responsables du parti libéral (droite).

En septembre 2010, lors d’un référendum, 59% des Suisses ont dit non à un impôt minimum pour les riches.

En novembre 2013, lors d’un référendum, 65% des Suisses ont dit non à l’imposition d’un plafond salarial pour les dirigeants de compagnie pour réduire les écarts de richesses.

En mai 2014, lors d’un référendum, 76% des Suisses ont dit non à une hausse du salaire minimum.

En septembre 2014, lors d’un référendum, 62% des Suisses ont dit non à la création d’un système de santé entièrement public.

Si ces 4 référendums avaient eu lieu au Québec, je suspecte qu’on aurait eu exactement les résultats inverses. Ce n’est pas un hasard si les Suisses sont riches et que les Québécois sont pauvres…