Antagoniste


16 mars 2012

Où sont les meilleures récoltes ? Canada Économie En Chiffres États-Unis Europe Mondialisation

Les subventions agricoles constituent des mesures protectionnistes qui entravent le développement de l’agriculture dans plusieurs pays pauvres. Voici dans quelle mesure les pays industrialisés subventionnent leur agriculture:

Subventions Agricoles

Subventions Agricoles

Subventions Agricoles

Pour ceux qui pensent que les subventions sont nécessaires pour avoir un secteur agricole vigoureux… Pour l’année 2010 en Nouvelle-Zélande, l’agriculture représentait 4,7% du PIB contre 1,9% pour le Canada, et ce, même si le Canada subventionne 35 fois plus..

Source:
OCDE
Politiques agricoles: suivi et évaluation 2011 – Pays de l’OCDE et économies émergentes

16 mars 2012

Moins d’État ou mieux d’État ? Économie États-Unis Revue de presse

The San DiegoUnion-Tribune

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Anti-fraud effort disappoints
The San DiegoUnion-Tribune

Congressional officials say a $77 million computer system launched last summer to stop Medicare fraud before it happens had prevented just one suspicious payment by Christmas.

That saved taxpayers exactly $7,591.

Hoping for much better results, a disappointed Sen. Tom Carper says that when he saw the number he wondered if Medicare had left out some zeros.

The Delaware Democrat was expecting the system would finally allow Medicare to stanch a $60-billion-a-year fraud hemorrhage. Now lawmakers are worried about its future performance.

Medicare officials say it’s unfair to grade the new technology on a single statistic.

When other benefits of the system are taken into account, potential savings in the first six months easily exceed $20 million, Medicare says. Officials don’t know how much has actually been recovered.

Un programme anti-fraude de 77 millions de dollars qui a rapporté 7 591$… Voilà qui devrait servir d’avertissement à tous ceux qui pense que « mieux d’État » est une alternative viable à « moins d’État ».

14 mars 2012

Les excuses Afghanistan Coup de gueule États-Unis Terrorisme

Taliban

Quand des soldats américains brûlent des Corans et que les Afghans réagissent en sauvage en tuant des Américains pour se venger cet « affront », il n’en faut pas plus pour que le président Obama accoure pour demander pardon à genou devant le président Hamid Karzai.

Cette semaine, un soldat américain a lui aussi agi en sauvage en tuant des afghans, on devrait donc s’attendre à voir le président Hamid Karzai accourir lui aussi pour demander pardon à genou devant Obama, car après tout si ce soldat a perdu la tête c’était probablement pour se venger l’affront subi suite aux meurtres de ses compatriotes…

M’enfin, quelque chose me dit que dans cette région du monde les excuses se font à sens unique i.e. c’est toujours la personne civilisée qui doit s’excuser aux barbares et jamais l’inverse…

14 mars 2012

Le $chiste Économie En Chiffres États-Unis

La dernière récession a frappé dur aux États-Unis.  Entre 2007 et 2010, dans 38 des 50 États, le revenu des ménages a subi un recul moyen de 3,5%.  Malgré tout, il y a eu quelques villages gaulois qui ont été capables de résister à la tourmente. Voici les 10 États qui ont le mieux fait durant la dernière récession:

Gaz de schiste

Qu’ont en commun le Wyoming, le Dakota du Nord, l’Alaska, la Louisiane, la Virginie Occidentale, l’Oklahoma et le Texas ?  Tous ces états exploitent du gaz et/ou du pétrole de schiste !  Vous avez bien lu, 7 des 10 États où la croissance des revenus médians a été le plus élevée ont exploité le schiste.

Mais il y a plus, voici les 10 régions métropolitaines qui ont le mieux fait face à la récession:

Gaz de Schiste

Qu’ont en commun les régions métropolitaines de Lafayette, Corpus Christi, Odessa, Longview-Marshall, Grand Junction, Galveston, McAllen-Edinburg, Johnstown, Amarillo et Brazoria ?  Toutes ces régions métropolitaines exploitent du gaz et/ou du pétrole de schiste !  Vous avez bien lu, 10 des 10 régions métropolitaines où la croissance des revenus médians a été le plus élevée ont exploité le schiste.

Aux États-Unis, le salaire moyen des gens qui travaillent dans l’industrie du gaz est de 76 910$/an contre 50 398$/an pour la moyenne nationale.

Un communiqué de presse publié hier par le département de l’Énergie nous apprit que les États-Unis avaient devancé les Russes pour devenir le premier producteur mondial de gaz, une situation rendue possible par l’exploitation du gaz de schiste.

M’enfin, le message le plus important à retenir à propos de tout ceci est le suivant: au Québec, nous n’avons pas besoin d’exploiter les hydrocarbures de schiste.

Source:
Energy In Depth
New Study: Shale States Weathering Recession Better than Others

14 mars 2012

L’affaire n’est pas dans le sac Économie Élection 2012 États-Unis Revue de presse

Politico

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Obama polls: An up-and-down roller coaster
Politico

The polls go up and the polls go down but all of them illuminate the same static reality: Barack Obama probably can’t win if the 2012 election is strictly a referendum on Barack Obama.

The latest curb on Obama’s enthusiasm comes after six weeks of generally good economic and electoral news — several key polls show his job approval falling back underwater. Dissatisfaction with his handling of the economy is up, rising to a new high, thanks in great measure to a nasty spike in gas prices and months of accumulated attacks by the GOP presidential field.

It’s a consistent pattern. Obama is a president who can’t seem to stay above 50 percent — after three-plus years at the helm, after navigating a score of world-shaking crises, his week-to-week popularity remains fluid in the capricious churn of the economic news cycle.

And while Obama’s regained a bit of his swagger recently, his campaign in Chicago is a team of worriers full of insecurity about their candidate’s standing (if not the ultimate outcome of the election).

Pourtant j’aurais cru qu’avec la faiblesse des candidats républicains et le parti pris des médias, la réélection d’Obama était déjà dans le sac…

12 mars 2012

Lisée, prise 7: les syndicats québécois Canada Coup de gueule Économie En Chiffres États-Unis Gauchistan Québec

Dans son dernier livre, Jean-François Lisée s’est donné la difficile tâche de mettre la droite K.-O. en 15 arguments. Pour vérifier si tel est le cas, voici une série de billets qui reprend chacun des arguments avancés par Lisée pour en vérifier la validité. Attention, car la gauche est sur le point d’encaisser une droite !

Affirmation #7 de Jean-François Lisée: la droite ment quand elle affirme que les syndicats représentent un boulet économique pour le Québec.

La démonstration de Jean-François Lisée est aussi succincte que faiblarde.  Pour parvenir à cette conclusion, Lisée nous représente le graphique comparant la croissance du PIB/habitant pour le Québec et les États-Unis.  Ce graphique, qui avait déjà été présenté dans le premier chapitre de son livre, a déjà été critiqué dans un billet précédant.  Résumons simplement en disant qu’entre 1981 et 2010, la croissance annuelle moyenne au Québec, qui est syndiqué à 39%, a été de 1,34% contre 1,71% pour les États-Unis qui sont syndiqués à 11,8%.

On pourrait aussi dire qu’au Québec, la province la plus syndiquée, est aussi la province où l’on travaille le moins, l’une des provinces où la productivité et la croissance de la productivité sont les plus faibles et l’une des provinces où les revenus et la croissance des revenus sont les plus faibles.  Par contre, l’Alberta, qui est la province la moins syndiquée au Canada, se classe en tête de liste dans chacune de ces catégories.  Comme quoi les travailleurs albertains n’ont pas eu besoin des syndicats pour profiter de la manne pétrolière.

Mais faisons l’analyse que Jean-François Lisée a été trop paresseux pour faire.  Voici la relation qui existe entre le taux de chômage et le taux de syndicalisation, on verra bien si la syndicalisation est un boulet économique…

Lisée Droite
1997, première année avec des statistiques disponibles; en rouge les États américains, en vert les provinces canadiennes, en bleu le Québec

On observe une relation positive entre le taux de syndicalisation et le taux de chômage. Même si le chômage dépend de bien d’autres facteurs que la syndicalisation, la tendance suggérée par ce graphique tant à confirmer que la syndicalisation représente bel et bien un fardeau économique.

On peut aussi constater que les syndicats représentent un boulet économique quand on regarde l’évolution du nombre de travailleurs dans l’industrie manufacturière, qui a fortement été éprouvée depuis quelques années:

Lisée Droite

Au Québec, depuis 1997, 64,1% des pertes d’emploi dans l’industrie manufacturière proviennent des entreprises syndiquées contre 35,9% pour les entreprises non syndiquées. Encore une fois, on peut voir que la syndicalisation représente un fardeau à porter pour les travailleurs.

Le même phénomène est observable aux États-Unis.  Entre 1981 et 2010, l’emploi dans le secteur manufacturier syndiqué a diminué de 73% alors que dans le secteur non syndiqué la perte n’est que de 14%.

Il est fini le temps où la gauche pouvait dire que les syndicats sont nécessaires pour protéger les emplois des travailleurs, ils ont tellement tiré sur l’élastique que les entreprises syndiquées doivent maintenant mettre des gens à la porte. Ma question pour les gauchistes: veut-il mieux ne pas avoir d’emploi du tout que d’avoir un emploi non syndiqué ?

La syndicalisation s’accompagne aussi d’autres effets pervers.  Une étude publiée dans le Industrial and Labour Relations Review montre qu’une industrie à taux de syndicalisation moyen affiche un taux d’investissement brut en capital inférieur de 18 % à 25 % par rapport à une industrie non syndiquée.

Une autre étude publiée dans le Canadian Journal of Economics montre de son côté que l’investissement en recherche et développement est de 28% et 40% plus faible lorsqu’on passe d’une industrie marginalement syndiquée à une industrie fortement syndiquée.

On pourrait aussi parler de l’hyper-syndicalisation dans l’industrie de la construction qui coûte aux Québécois 3,4 milliards de dollars et 52 000 emplois.

Dans son livre Lisée défend les syndicats en disant que le coût de la non-syndicalisation est élevé pour les travailleurs.  Il fait notamment mention des heures supplémentaires non payées et des pauses repas écourtées…  Par contre Lisée, ne parle pas du coût de la syndicalisation: pertes d’emplois, faibles investissements, hausse des coûts…  Cela ne semble pas être très important pour la gauche.  Je repose donc ma question, veut-il mieux ne pas avoir d’emploi du tout que d’avoir un emploi non syndiqué ?

De plus, si Jean-François Lisée a raison et que les syndicats font un travail remarquable pour protéger les droits des travailleurs, alors pourquoi les syndicats tiennent-ils mordicus à la formule Rand qui oblige les travailleurs à être membres d’un syndicat ?

Si les syndicats font un bon travail, les travailleurs choisiront d’être membres sans qu’on les y contraigne.

De plus, si les syndicats font un si bon travail, alors pourquoi la profession de syndicaliste est-elle l’une des moins respectées au Québec ? Seulement 24% de la population font confiance aux syndicalistes, c’est la même proportion qui fait confiance aux entrepreneurs en construction.  Sachant que 39% des travailleurs québécois sont syndiqués, cela implique que beaucoup de syndiqués ne font pas confiance à leur organisation…

Les syndicats ont peut-être peur de ceci:

Lisée Droite

Parlant de la formule Rand, aux États-Unis, dans 22 des 50 États, la formule Rand a été abolie (ce que les Américains appellent des Right-to-Work States).

Dans ces États, en 2011, le taux de chômage était de 8,7%. Dans les États où l’adhésion au syndicat est obligatoire (maintien de la formule Rand), le taux de chômage était de 9,1%. La différence de 0,4 pt de % peut sembler minime, mais elle représente néanmoins 395 000 emplois.

De plus, dans ces États, de 2008 à 2009, année où la récession a frappé de plein fouet, la croissance économique a été de -1,66%. Dans les États où l’adhésion au syndicat est obligatoire, la croissance économique a été de -2,42%. C’est une différence non négligeable de 46% entre les 2 systèmes.

Somme toute, Jean-François Lisée a tort quand il affirme que le syndicalisme québécois n’est pas un boulet économique tout comme il a tort quand il affirme que le coût de la non-syndicalisation est prohibitif.   Je repose pour une troisième fois ma question, car elle est primordiale: veut-il mieux ne pas avoir d’emploi du tout que d’avoir un emploi non syndiqué ?

À lire aussi:

Sources:
Statistique Canada
Tableau 282-0078
Tableau 282-0087

U.S. Bureau of Labor Statistics
Local Area Unemployment Statistics
Economy at a Glance

Unionstats.com
State: Union Membership

11 mars 2012

Quand le gouvernement s’en mêle Économie Environnement États-Unis Revue de presse

The Washington Post

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Government-subsidized green light bulb carries costly price tag
The Washington Post

The U.S. government last year announced a $10 million award, dubbed the “L Prize,” for any manufacturer that could create a “green” but affordable light bulb.

Energy Secretary Steven Chu said the prize would spur industry to offer the costly bulbs, known as LEDs, at prices “affordable for American families.” There was also a “Buy America” component. Portions of the bulb would have to be made in the United States.

Now the winning bulb is on the market.

The price is $50.

Retailers said the bulb, made by Philips, is likely to be too pricey to have broad appeal. Similar LED bulbs are less than half the cost.

Si on avait confié au gouvernement le mandat de créer le prochain iPhone, on aurait probablement eu droit à un téléphone à roulette qui aurait été vendu plusieurs milliers de dollars et qui aurait coûté des dizaines de milliards en recherche et développement…

9 mars 2012

L’affaire Limbaugh: l’arroseur arrosé États-Unis Revue de presse

Los Angeles Times

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Rush Limbaugh to advertiser: I don’t want you back
Los Angeles Times

The intense campaign to cut advertising to “The Rush Limbaugh Show” took another turn Thursday when one of the first companies to pull its ads reportedly asked to return to the radio show — only to be told by Team Limbaugh that the conservative host no longer would give his endorsement.

A Limbaugh spokesman said that California mattress company Sleep Train asked to restart a “voiced endorsement” from Limbaugh that it had publicly cut off last week. Sleep Train’s departure from the program had been billed by some observers as particularly significant because the mattress retailer had been with Limbaugh show for 25 years.

Limbaugh spokesman Brian Glicklich on Thursday forwarded a copy of an email that he said had been sent to Sleep Train Chief Executive Dale Carlsen. In it, Glicklich wrote that Limbaugh had personally received the company’s requests to resume advertising on his show.

“Unfortunately, » Glicklich wrote, « your public comments were not well received by our audience, and did not accurately portray either Rush Limbaugh’s character or the intent of his remarks. Thus, we regret to inform you that Rush will be unable to endorse Sleep Train in the future.”

Carbonite est un autre annonceur qui a décidé de boycotter l’émission de Rush Limbaugh. Depuis, le titre sur le NASDAQ a chuté fortement.

Mais ça, l’exécrable Richard Hétu n’en parlera pas.

5 mars 2012

Lisée, prise 6: la fiscalité des Québécois Canada Coup de gueule Économie En Chiffres États-Unis Gauchistan Québec

Dans son dernier livre, Jean-François Lisée s’est donné la difficile tâche de mettre la droite K.-O. en 15 arguments. Pour vérifier si tel est le cas, voici une série de billets qui reprend chacun des arguments avancés par Lisée pour en vérifier la validité. Attention, car la gauche est sur le point d’encaisser une droite !

Affirmation #6 de Jean-François Lisée: la droite ment quand elle affirme que le Québec est un « enfer fiscal ». Selon Lisée, le Québec est l’un des endroits dans le monde où les gens sont les moins imposés.

Selon les calculs présentés par Jean-François Lisée dans son livre, les Québécois seraient moins imposés que les Canadiens, les Américains et la quasi-totalité des pays industrialisés !  Pour parvenir à cette conclusion, Jean-François Lisée utilise un artifice très ingénieux (et malhonnête), il déduit des impôts payés par les gens, les « services » qu’ils sont reçus du gouvernement.  Par exemple, si une personne paye 10 000$ en impôts et reçoit 8 000$ en services gouvernementaux, son niveau d’imposition réel ne serait que de 2 000$.

Le problème avec ce genre de calcul, Jean-François Lisée fait abstraction de la qualité des services reçus i.e. il ne se demande pas si les contribuables en ont pour leur argent.  C’est un peu comme si un critique gastronomique qui mange exactement le même hamburger dans un McDonald’s pour 5$ et dans un restaurant cinq étoiles pour 50$ parvenait à la conclusion que le hamburger du restaurant cinq étoiles est le meilleur parce que le restaurateur lui a fourni un service qui valait 50$.

Voici à titre d’exemple la qualité des services produits par le gouvernement québécois dans quelques-unes de ses sphères d’activité:

Lisée Droite

Lisée Droite

Lisée Droite

Lisée Droite

Des temps d’attente de 17 heures dans les urgences, des CHSLD qui servent de la nourriture infecte, un ministère de l’Éducation qui cache désormais ses chiffres sur le décrochage pour dissimuler sa médiocrité, des listes d’attente interminable pour avoir accès à des CPE...  Voilà les services que les Québécois reçoivent en échange de leurs impôts…

Si les Québécois payaient très peu d’impôts/de taxes/de tarifs, il serait normal que le gouvernement nous donne en retour des services merdiques, or ce n’est pas le cas!  Voici à quoi ressemble la fiscalité des particuliers au Québec:

Lisée Droite

Lisée Droite

Lisée Droite

Maintenant, posez-vous la question: ces impôts permettent-ils aux Québécois d’avoir de meilleures écoles, de meilleurs soins de santé, de meilleures routes que les autres provinces ?

Les Québécois sont ceux qui payent le plus tous azimuts, mais Lisée veut nous faire croire que les « services » que l’on reçoit du gouvernement compensent.  Avec les impôts que l’on paye, le Québec devrait offrir des services cinq étoiles mur à mur.  Or, comme je l’ai montré dans les graphiques ci-haut, on doit se contenter de services merdiques, alors que nous devrions être en tête dans tous les classement avec l’argent que l’on verse au gouvernement.

Un autre moyen pour calculer la lourdeur fiscale consiste à faire le rapport entre le « revenu personnel disponible » et le « revenu disponible ».  Le « revenu disponible » mesure la totalité des sommes gagnées par un individu, que ce soit un revenu d’emploi ou de placements.  Le « revenu personnel disponible » mesure ce qui reste dans les poches d’un individu après le paiement des impôts/taxes/tarifs faits à tous les paliers de gouvernement.  Le rapport entre le « revenu personnel disponible » et le « revenu disponible » donne la proportion du revenu gagné par un travailleur qui ne finit pas dans les coffres des gouvernements.  Voici la mesure de ce rapport à l’échelle de l’Amérique du Nord:

Lisée Droite

Les Québécois sont ceux qui payent le plus d’impôts et qui reçoivent les services les plus médiocres.  Contrairement à ce qu’affirme Lisée, la belle province mérite amplement son qualificatif d’enfer fiscal.

D’ailleurs, si le Québec n’était pas un enfer fiscal comme le prétend Lisée, si le Québec offrait le meilleur rapport qualité/prix pour ses impôts et ses services, les Québécois ne seraient pas si nombreux à quitter la province:

Lisée Droite

Je n’ai pas été en mesure de trouver des chiffres sur la migration entre le Québec et les États-Unis.  Par contre, ces statistiques sont disponibles pour le Canada. Selon une étude de Statistique Canada publiée il y a trois ans, entre 2000 et 2004, chaque année, 68 900 Canadiens sont allés vivre aux États-Unis. À l’opposé, seulement 6 110 Américains sont venus vivre au Canada…

Donc sachant que le Québec a un solde migratoire négatif avec le reste du Canada et sachant que le Canada a un solde migratoire négatif avec les États-Unis, on peut raisonnablement supposé que plus de Québécois décident d’aller vivre aux États-Unis qu’il y a d’Américains qui décident de venir vivre au Québec.

À lire aussi:

Sources:
The Frontier Centre For Public Policy
Canada Health Consumer Index 2011

Statistique Canada
Statistiques sur les tribunaux de juridiction criminelle pour adultes, 2008-2009
L’âge de l’infrastructure publique : une perspective provinciale
Tendances du taux de décrochage et des résultats sur le marché du travail des jeunes décrocheurs
Tableau 384-0012
Tableau 051-0018

CANADIAN FEDERATION OF INDEPENDENT BUSINESS
Fiscalité : À la recherche de l’excellence

U.S. Census Bureau
Personal Income

5 mars 2012

Couper les dépenses avant de taxer les riches Économie États-Unis Revue de presse

The Washington Post

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Poll: Millionaire tax popular, but people prefer spending cuts over tax hikes to cut deficits
The Washington Post

Most people like President Barack Obama’s proposal to make millionaires pay a significant share of their incomes in taxes. Yet they’d still rather cut spending than boost taxes to balance the federal budget, an Associated Press-GfK poll shows, giving Republicans an edge over Democrats in their core ideological dispute over the nation’s fiscal ills.

The survey suggests that while Obama’s election-year tax plan targeting people making at least $1 million a year has won broad support, it has done little to shift people’s basic views in the long-running partisan war over how best to tame budget deficits that lately have exceeded $1 trillion annually.

Sixty-five percent of the people in the AP-GfK poll favor Obama’s plan to require people making $1 million or more pay taxes equal to at least 30 percent of their income. Just 26 percent opposed Obama’s idea.

Yet by 56 percent to 31 percent, more embraced cuts in government services than higher taxes as the best medicine for the budget, according to the survey, which was conducted Feb. 16 to 20.

Les Américains sont plus lucides que les Québécois, ici les gens préfèrent augmenter les taxes plutôt que de réduire les dépenses. Ce n’est pas un hasard si les Américains sont aussi plus riches que les Québécois.

2 mars 2012

Andrew Breitbart 1969-2012 En Vidéos États-Unis Philosophie

One thing that he [Breitbart] and Bill [Buckley] shared was this basic contempt for the premise that the mainstream liberal elite institutions in the United States are in a position to judge and adjudicate the worth of conservatives. That they are in a position to judge our souls. That if we disagree with liberals, that proves that we are somehow wanting or lacking in compassion; lacking in humanity. That is a fundamental thing that enraged Andrew, this idea that if you disagreed about public policy, if you disagreed about how to organize society, that proved you were a racist. That proved you were a fascist. That proved you were a homophobe. It was the fundamental bad faith of the leading liberal institutions that controlled the commanding heights of this culture that infuriated him. And he refused, at the most basic level, to give them that authority over him or his ideas, and that is was fueled his Righteous Indignation, as his book title called it. -Jonah Goldberg

Aperçu du documentaire « Hating Breitbart », dont la diffusion était prévue plus tard cette année:

Breitbart’s Greatest Moments: ‘Man Against The Mob’:

26 février 2012

La modération Élection 2012 États-Unis Philosophie

Résultat assez intéressant d’un sondage réalisé par Gallup dans lequel on a demandé aux Américains de se prononcer sur l’idéologie politique des principaux acteurs de l’élection présidentielle…  Les résultats devraient en surprendre plus d’un…

Idéologie

Aux États-Unis, on retrouve plus de gens qui pensent que Barack Obama est trop à gauche qu’on retrouve de gens qui pensent que Mitt Romney ou Rick Santorum sont trop à droite.  Ce sont aussi les deux candidats républicains qui passent pour les plus modérés (% about right).

Si les médias s’autorisent à traiter les candidats républicains d’ultra-conservateurs, alors sur la base de ces chiffres, il serait encore plus approprié de qualifier Barack Obama d’ultra-gauchiste.

Non pas que je pense que Mitt Romney ou Rick Santorum feraient de meilleurs présidents que Barack Obama, mais je trouve tout de même intéressant, voire réconfortant, de constater que l’électorat américain a une opinion très différente de celle de leurs médias.

22 février 2012

Arguing with Idiots: Marie-Claude Lortie Arguing with Idiots Chine Économie En Chiffres Environnement États-Unis Mondialisation

Dans un texte publié dans La Presse la semaine dernière, la chroniqueuse Marie-Claude « Granola » Lortie s’indigne du fait que l’on puisse retrouver des produits chinois dans nos supermarchés.  Selon cette idéologue verdoyante, manger chinois serait dangereux !

Vraiment ?

Pour vérifier si tel était le cas, j’ai fouillé sur le site du Centers for Disease Control and Prevention, un organisme gouvernemental américain qui, entre autre chose, recueille des statistiques sur les cas de contamination alimentaire. Si les importations d’aliments chinois et l’industrialisation de l’agriculture en général représentent véritablement une menace à la santé publique, la chose devrait se savoir…

Voici donc ce que disent les chiffres du Centers for Disease Control and Prevention relativement à la sécurité des aliments consommés aux États-Unis:

Contamination Aliments
Les données ne remontent qu’à 1998, parce que cette année le CDC a changé son système de surveillance.

Comme on peut le voir, malgré le fait que les importations et l’industrialisation alimentaires ont augmenté depuis 1998, il n’y a eu aucune augmentation des éclosions de contamination alimentaire; même que l’on observe plutôt une légère diminution ! Autrement dit, Marie-Claude Lortie est complètement à côté de ses pompes ! Quand on a la chance de travailler pour un grand média, on a aussi le devoir de rapporter une information qui est factuelle…

Dans sa diatribe nauséabonde, Marie-Claude Lortie affirme aussi que la production en Chine engendre des coûts sociaux parce que les employés seraient sous-payés…  Mais personne n’est obligé de travailler sur ces fermes.  Si certains font ce choix, c’est parce que le salaire versé par les entreprises agricoles est de loin préférable à l’agriculture de subsistance qui se pratique dans les campagnes. Mieux vaut un emploi mal payé que pas d’emploi du tout !

Marie-Claude Lortie s’inquiète aussi de la pollution engendrée par le transport des denrées alimentaires. Étant donné que chaque achat effectué représente invariablement une forme quelconque d’énergie stockée, on se doit de conclure que le prix d’un aliment représente la mesure la plus fiable de son « empreinte écologique ».  Par conséquent, il se peut que l’achat d’aliments au plus bas prix possible minimise les impacts environnementaux de l’agriculture.  À titre d’exemple, l’importation de produits laitiers de pommes ou d’agneau de la Nouvelle-Zélande vers le Royaume-Uni produit moins de gaz à effet de serre que leur équivalent produit localement.

Source:
Centers for Disease Control and Prevention
Outbreak Response Team

16 février 2012

Le Dakota du Nord, le Québec & les artistes pour la paix… Économie En Vidéos États-Unis Gauchistan Québec

Vidéo traitant de l’exploitation du pétrole de schiste au Dakota du Nord:

Vidéo traitant de l’exploitation du gaz de schiste au Québec:

Le taux de chômage au Dakota du Nord est de 3,3%, contre 8,4% au Québec.

En 2009, le revenu personnel disponible (ajusté au pouvoir d’achat) au Dakota du Nord était de 43 812$. En 2010, il est passé à 47 927$, soit une augmentation de 8,4%.

En 2009, le revenu personnel disponible au Québec était de 25 847$. En 2010, il est passé à 26 642$, soit une augmentation de 3,1%.

Mais les pauvres Nord-Dakotains… Ils ne l’ont pas encore réalisé, mais en confiant l’exploitation de leurs ressources naturelles aux multinationales du secteur privé, non seulement ils se font exploiter honteusement, mais en plus on saccage leur environnement.

Ici au Québec, ça fait longtemps que l’artistocratie a compris ça. Au Dakota du Nord, contrairement au Québec, ils n’ont pas la chance d’avoir des artistes, qui ont gagné le prix pour la paix, pour leur faire comprendre que l’exploitation des ressources naturelles « menace la paix sociale »…

Vraiment, les Américains n’ont rien compris…

16 février 2012

Devinez quoi ? Encore une erreur des réchauffistes ! Environnement États-Unis Revue de presse

San Francisco Chronicle

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Study: Sierra snowfall consistent over 130 years
San Francisco Chronicle

Snowfall in the Sierra Nevada has remained consistent for 130 years, with no evidence that anything has changed as a result of climate change, according to a study released Tuesday.

The analysis of snowfall data in the Sierra going back to 1878 found no more or less snow overall – a result that, on the surface, appears to contradict aspects of recent climate change models.

John Christy, the Alabama state climatologist who authored the study, said the amount of snow in the mountains has not decreased in the past 50 years, a period when greenhouse gases were supposed to have increased the effects of global warming.

« The dramatic claims about snow disappearing in the Sierra just are not verified, » said Christy, a climate change skeptic and director of the Earth System Science Center at the University of Alabama in Huntsville. « It looks like you’re going to have snow for the foreseeable future. »

La « science » réchauffiste est en train de devenir un running gag. Mais malheureusement pour les Québécois, nos médias sont peu enclins à rapporter les erreurs des réchauffistes.

15 février 2012

Rick Santorum et la gauche Économie Élection 2012 En Vidéos États-Unis Philosophie

Qu’ont en commun Rick Santorum et la gauche ?

Tous les deux détestent les libertariens:

Les sociales-démocrates n’ont pas compris que leurs politiques d’émancipation, associées aux libertés civiles, reposent sur l’existence préalable des libertés économiques. La droite morale n’a pas compris que leurs politiques de libertés économiques entraînent invariablement un phénomène d’émancipation, associée à une augmentation des libertés civiles.

Les libertarienss sont les seuls qui ont une vision politique cohérente i.e. non étatiste, qui combine à la fois les libertés économiques et civiles.

14 février 2012

Propagande médiatique En Vidéos États-Unis Gauchistan

On pourrait dire la même chose des journalistes québécois…

En complément…

Gallup
Majority in U.S. Continues to Distrust the Media, Perceive Bias, More perceive liberal bias than conservative bias

The majority of Americans still do not have confidence in the mass media to report the news fully, accurately, and fairly. The 44% of Americans who have a great deal or fair amount of trust and the 55% who have little or no trust remain among the most negative views Gallup has measured.

The majority of Americans (60%) also continue to perceive bias, with 47% saying the media are too liberal and 13% saying they are too conservative, on par with what Gallup found last year. The percentage of Americans who say the media are « just about right » edged up to 36% this year but remains in the range Gallup has found historically.

Media Bias

In a report released Thursday, the Pew Research Center for the People and the Press found record-high negativity toward the media on 9 of 12 core measures it tracks.

14 février 2012

Le rêve américain Économie États-Unis Revue de presse

The Plain Dealer

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Yoenis Cespedes, Cuban defector who holds the country’s single-season home run record, agrees to contract with Oakland Athletics
The Plain Dealer

Cuban defector Yoenis Cespedes and the Oakland Athletics have agreed to a $36 million, four-year contract.

Agent Adam Katz confirmed Monday the outfielder had reached agreement on a deal, with details still to be finalized. This is a significant move for Oakland, which now has the steady hitter it sought to boost the roster heading into 2012.

Cespedes said six teams were interested in signing him: the Marlins, Baltimore Orioles, Detroit Tigers, Cleveland Indians and the Chicago Cubs and White Sox.

In 90 games in Cuba last season, Cespedes hit .333 with 33 homers and 99 RBIs, setting the Cuban League’s single-season home run record.

Qu’un sait si le contraire est déjà arrivé ? Si un joueur américain a déjà fait défection au paradis des travailleurs pour profiter des avantages associés aux sociétés égalitaires ?

13 février 2012

Comptabilité gauchiste Économie États-Unis Gauchistan Revue de presse

The Hill

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Obama budget sees increased deficit
The Hill

President Obama’s 2013 budget due out Monday will estimate the deficit for 2012 to be $1.33 trillion, higher than the $1.29 trillion deficit in 2011, according to senior administration officials.

The increase happens largely because the budget assumes enactment of a $350 billion stimulus package, including extension of the payroll tax cut. That package is a scaled-down version of the $447 billion American Jobs Act that Obama proposed in the fall.

The budget estimates that the deficit in 2013 will be $901 billion. This means that Obama will fail to cut the deficit in half after his first term, something he once vowed to do.

Last year’s budget had a rosy prediction that the deficit would decline to $768 billion in 2013, about half the $1.4 trillion deficit of his first year.

Il est toujours drôle de voir à quel point les politiciens sous-estiment la taille des déficits dans leurs prévisions. M’enfin, je suis sûr qu’un Jean-François Lisée américains va nous dire que la situation n’est pas alarmante, car les États-Unis ont des actifs…

7 février 2012

L’impôt américain, trop compliqué même pour Romney Économie Élection 2012 États-Unis Revue de presse

The New York Times

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Romney Paid More Than He Owed
The New York Times

Mitt Romney’s tax returns tell us some things about him. They tell us a lot more about the sad state of the tax laws in this country.

What really stands out is the mind-numbing complexity of tax laws, and about how hard it seems to have been for even the high-priced help Mr. Romney can afford to get things right.

In one case, the trustee for one of the Romney trusts sent two letters to the Internal Revenue Service electing to use an apparently irrelevant section of the tax code, and in the process misstated the facts involved.

That mistake did not affect the taxes owed, but another error was more significant. It appears that the return filed by that trust overstated capital gains realized by nearly $300,000, causing Mr. Romney and his wife to pay about $44,000 more in taxes than they owed.

A President Romney would probably enter office knowing more about loopholes in the tax code than any of his predecessors, and could, if he so chose, be an effective advocate for reform. Whether or not Mr. Romney wins, the disclosure of his tax returns provides the rest of us with an insight into just how dysfunctional the system has become.

La seule solution: flat tax !

6 février 2012

Lisée, prise 2: le niveau de vie des québécois Canada Coup de gueule Économie En Chiffres États-Unis Gauchistan Québec

Dans son dernier livre, Jean-François Lisée s’est donné la difficile tâche de mettre la droite K.-O. en 15 arguments. Pour vérifier si tel est le cas, voici une série de billets qui reprend chacun des arguments avancés par Lisée pour en vérifier la validité. Attention, car la gauche est sur le point d’encaisser une droite !

Affirmation #2 de Jean-François Lisée: la droite ment quand elle affirme que les québécois sont moins riches que les autres. Selon Lisée, le Québec n’est pas économiquement médiocre puisque le niveau de vie des Québécois est supérieur à celui de ses voisins.

Pour parvenir à cette conclusion, Jean-François Lisée présente des chiffres comparants les revenus des québécois à ceux des Ontariens et des Américains.  Mais il y a un petit problème avec cette démonstration: elle est truffée d’erreurs méthodologiques et de cherry-picking.

Au niveau de la méthodologie, tous les chiffres présentés par Lisée reposent sur un facteur de conversion pour ajuster ses comparaisons en fonction du coût de la vie.  Le problème ?  Le facteur utilisé par Lisée provient de Statistique Canada.  Que dit cet organisme à propos de ce facteur ?

Statistique Canada
L’Indice des prix à la consommation: Qualité des données, concepts et méthodologie

Ces estimations ne devraient pas être utilisées pour mesurer les différences du coût de la vie entre les villes. Ces indices servent à la comparaison de prix de certains produits sélectionnés seulement et ne sont pas développés pour faire une comparaison exhaustive de tous les produits et services achetés par les consommateurs. De plus, le concept utilisé pour les indices de prix du logement n’est pas propice aux comparaisons du coût de la vie entre les villes.

Puisque le raisonnement utilisé par Lisée repose sur une fondation qui a été construite sur un sol mou, il va de soi que toute la construction sera défaillante.  D’ailleurs, Lisée a reconnu dans un billet que les chiffres qu’il utilise ne sont pas les bons, mais il refuse néanmoins d’apporter les corrections qui s’imposent parce que…  ses intentions sont bonnes ! Ici la question n’est pas de savoir s’il faut ajuster les revenu en fonction du coût de la vie, cet ajustement est nécessaire. Il s’agit plutôt de savoir si les ajustements réalisés sont exacts.

C’est un peu comme si tout le monde s’accordait pour dire qu’il faut repeindre un mur. Jean-François Lisée arrive et décide de repeindre le mur avec une perceuse parce que c’est le seul outil dans son coffre. Ensuite, le même Jean-François Lisée dit que personne ne peut critiquer son travail parce que de toute manière le mur avait besoin d’être repeint.  Ce n’est pas sérieux cette histoire. La validité d’une statistique ne se mesure pas aux intentions de celui qui manipule les chiffres.

Les calculs de comparaisons avec les États-Unis sont aussi discutables, c’est le festival du cherry-picking !  L’astuce trouvée par Jean-François Lisée pour prouver que les Québécois sont plus riches que les Américains consiste à enlever les meilleures données des deux variables qu’il compare.  Le résultat, Lisée a décidé de ne pas tenir compte de l’existence des riches aux États-Unis !  Pourtant les 5% d’Américains les plus riches payent près de 60% des impôts totaux, au Québec c’est moins de 35%.  Comme on peut le voir, aux États-Unis, les riches sont loin d’être une quantité négligeable.  D’ailleurs en excluant les riches de ses calculs, Lisée essaye-t-il de nous convaincre que les Américains auraient été plus riches si Bill Gates où Steve Job n’avaient jamais vu le jour ?

Pour ceux qui se posent la question, selon l’Institut de la statistique du Québec, le revenu des Américains, ajusté en fonction du pouvoir d’achat, est de 39 094$ alors que celui des Québécois est de 28 148$.

Mais ce n’est pas tout, ensuite Jean-François Lisée a décidé de ne pas tenir compte du fait que les Américains travaillent plus que les Québécois.  Un calcul très douteux…  C’est comme si j’affirmais qu’une personne gagnant 20$/heure et qui travaille 10 heures par semaine est plus riche qu’une personne gagnant 10$/heure, mais qui travaille 40 heures par semaine…

Pour en savoir plus sur les nombreuses erreurs méthodologiques dans les calculs de Lisée, je vous invite à lire les billets que Martin Coiteux, économiste, professeur à HEC Montréal, a publiés sur son blogue à ce sujet:

Mais il existe une meilleure mesure pour savoir où se trouve le meilleur niveau de vie, j’ai nommé le bilan migratoire !  Pour reprendre l’expression popularisée par Milton Friedman, le bilan migratoire ce sont les gens qui « votent avec leur pied » i.e. des gens qui acceptent de se déraciner de leur milieu, de quitter amis et famille, pour déménager dans un milieu qui leur offre un avenir meilleur.  Après tout, je connais bien peu de gens qui quittent leur patelin pour aller vivre plus pauvrement ailleurs et si par malheur les attentes de la personne qui déménage ne sont pas satisfaites, elle a toujours la possibilité de revenir vivre parmi les siens.

Puisque Jean-François Lisée amorce son analyse en comparant le niveau de vie des Québécois et des Ontariens, analysons le bilan migratoire entre ces deux provinces:

Lisée Droite

Certes, les choses se sont améliorées avec le temps, mais comme on peut le voir, le Québec n’a jamais eu un bilan migratoire positif avec l’Ontario, en tout temps il y a toujours eu plus de Québécois qui sont allés vivre en Ontario que d’Ontariens qui sont venus vivre au Québec, et ce, même durant la dernière récession qui a durement touché notre voisin.  Depuis 1971, 631 369 Ontariens sont venus vivre au Québec contre 1 001 093 Québécois qui sont allés vivre en Ontario, un bilan négatif de 369 724 personnes.  Sur la base de ces chiffres, c’est l’Ontario qui semble offrir la meilleure qualité de vie.

Et ne me dites pas que la langue pourrait biaiser ces chiffres, la méconnaissance de l’anglais n’a jamais empêché les Mexicains d’immigrer aux États-Unis.

D’ailleurs, si les Québécois étaient plus riches que les Ontariens, ce sont les Québécois qui devraient payer de la péréquation alors que les Ontariens devraient en recevoir.  Depuis 2005, le Québec a reçu 50,2 milliards de dollars en péréquation contre seulement 3,5 milliards pour l’Ontario.

Pourquoi se limiter à l’Ontario, allons voir la situation dans l’ensemble du Canada:

Lisée Droite

Qu’en est-il de la situation avec les États-Unis ?

Je n’ai pas été en mesure de trouver des chiffres sur la migration entre le Québec et les États-Unis.  Par contre, ces statistiques sont disponibles pour le Canada. Selon une étude de Statistique Canada publiée il y a trois ans, entre 2000 et 2004, chaque année, 68 900 Canadiens sont allés vivre aux États-Unis. À l’opposé, seulement 6 110 Américains sont venus vivre au Canada…

Donc sachant que le Québec a un solde migratoire négatif avec le reste du Canada et sachant que le Canada a un solde migratoire négatif avec les États-Unis, on peut raisonnablement supposé que plus de Québécois décident d’aller vivre aux États-Unis qu’il y a d’Américains qui décident de venir vivre au Québec.

Quand les gens « votent avec leurs pieds » et force est de constater que le modèle québécois arrive très loin dans les intentions de vote.

À lire aussi:

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 051-0018 & 051-0019

6 février 2012

Les mirages de la gauche populiste Économie États-Unis Gauchistan Revue de presse

The Washington Post

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‘Buffett Tax’ and truth in numbers
The Washington Post

In September, the Congressional Budget Office estimated the 10-year deficit at $8.5 trillion. The nonpartisan Tax Foundation estimates that a Buffett Tax might now raise $40 billion annually. Citizens for Tax Justice, a liberal group, estimates $50 billion. With economic growth, the 10-year total might optimistically be $600 billion to $700 billion. It would be a tiny help; that’s all. “The purpose of the Buffett Rule is not to close the deficit gap,” Buffett has said. Hard choices remain, in part because existing deficit estimates already assume steep defense cuts.

It’s also a myth that all the ultra-rich enjoy low tax rates. In 2007, the richest 1 percent of taxpayers paid an average tax rate of 29.5 percent and provided 28.1 percent of federal revenues, reports the CBO. On their wages and salaries, many of the ultra-rich pay the top income tax rate of 35 percent plus a Medicare tax of 1.45 percent.

So, raise tax rates on Warren Buffett and others to upper-middle-class levels. But recognize that the anti-wealthy populist rhetoric is mostly political expediency. It distracts from the serious issues the country faces — creating jobs and closing long-term budget deficits.

5 février 2012

Une victoire pour la liberté Économie États-Unis Revue de presse

USA Today

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Indiana becomes Rust Belt’s first right-to-work state
USA Today

The state Senate voted 28-22 to pass the labor union bill as thousands of protesters packed Statehouse hallways, shouting their disapproval. Thousands more were outside waiting to get in.

Gov. Mitch Daniels signed the bill shortly thereafter without ceremony, making Indiana the 23rd state in the nation with such a law. Indiana also is the first state in the « Rust Belt » of the Midwest and Northeast to adopt the measure.

Under right-to-work laws, companies can no longer negotiate a contract with a union that requires non-members to pay fees for representation. The House earlier passed the measure 54-44.

Daniels and other Republican supporters characterized the measure as needed for Indiana to attract jobs.

« Indiana will improve still further its recently earned reputation as one of America’s best places to do business, and we will see more jobs and opportunity for our young people and for all those looking for a better life, » the governor said in a statement released by his office.

Je vous invite à lire ceux billet que j’ai écrit à propos des lois « Right-to-Work » qui montrent que les États américains qui ont adoptés ces mesures ont mieux résisté à la récession: ici & ici.

3 février 2012

Faire payer les riches ? Canada Économie États-Unis

FiscalitéEn 2011, Mitt Romney a fait un salaire de 20 901 075$ et il a dû verser 3 226 623$ au fisc américain, ce qui représente un taux d’imposition de 15,4%.

Si Mitt Romney avait été canadien, le fisc lui aurait seulement pris 2 973 021$, ce qui représente un taux d’imposition de… 14,2%.

Vous avez bien lu, le Canada impose moins les riches que les États-Unis (merci à Jean-François Lisée d’avoir déniché cette information) !

Deux conclusions s’imposent… 1-Sachant que le Canada est un pays plus égalitaire que les États-Unis (pour ce que ça vaut…), on peut conclure que l’atteinte de cette sacro-sainte égalité ne passe pas nécessairement par l’imposition des riches. 2-Sachant que le Canada, contrairement aux États-Unis, n’est pas menacé par une crise budgétaire, on peut conclure qu’une gestion plus saine des finances publiques ne passe pas nécessairement par l’imposition des riches.

En bref, c’est tout un pan de l’argumentaire socialiste qui en prend pour son rhume.

3 février 2012

Vive le capitalisme ! Économie États-Unis Revue de presse

The Chronicle of Philanthropy

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Record Facebook IPO Could Be a Charity Boon
The Chronicle of Philanthropy

With Facebook’s initial public offering set to create more than 1,000 of new millionaires, MSNBC says charities could benefit significantly.

The article cites the new liquidity of Facebook workers’ assets; the availability of philanthropic vehicles to limit the tax hit from huge capital gains, such as donor-advised funds; and the example of company co-founder Mark Zuckerberg—who gave $100-million to Newark public schools in 2010 and last year signed the Giving Pledge—as factors likely to drive a share of the firm’s new wealth into causes.

“Will all the new thousand millionaires give? Absolutely not,” said Rob Mitchell of Atlas of Giving, which tracks U.S. philanthropy. “But one of things we saw in 2011 was the fact that wealthy people were again interested in donating appreciated assets and specifically stock.”

Il y a huit ans, un gamin a construit un site Web dans son dortoir.

Ensuite, parce que certaines personnes, appartenant au « 1% », ont risqué leur argent et l’argent que leur avait confié le « 99% », ce site web a été en mesure de devenir une entreprise très prospère.

Et aujourd’hui, grâce à Facebook, des gens qui appartenaient au « 99% » font maintenant partie du « 1% ». Et parmi tous les nouveaux riches ainsi créés, il y en aura probablement un pour qui inventera le prochain Facebook !