Antagoniste


7 novembre 2012

I hope he fails Élection 2012 États-Unis Revue de presse

National Journal

Obama Victory Comes With No Mandate
National Journal

Barack Obama won a second term but no mandate. Thanks in part to his own small-bore and brutish campaign, victory guarantees the president nothing more than the headache of building consensus in a gridlocked capital on behalf of a polarized public.

If the president begins his second term under any delusion that voters rubber-stamped his agenda on Tuesday night, he is doomed to fail.

Mandates are rarely won on election night. They are earned after Inauguration Day by leaders who spend their political capital wisely, taking advantage of events without overreaching. Obama is capable—as evidenced by his first-term success with health care reform. But mandate-building requires humility, a trait not easily associated with him.

“The mandate is a myth,” said John Altman, associate professor of political science at York College of Pennsylvania. “But even if there was such a thing as a mandate, this clearly isn’t an election that would produce one.”

En passant, voici la prédiction que j’ai fait dans la nuit de lundi à mardi…

La note de 100% pour moi.


5 novembre 2012

Les maîtres du monde Économie Élection 2012 États-Unis

Lobby

Selon la gauche, les méchantes pétrolières et les compagnies d’armement contrôlent l’agenda politique aux États-Unis en remplissant les coffres des différents partis politiques.

Well, think again…

Depuis 1990, les pétrolières ont donné 317 millions de dollars aux partis politiques. Le secteur de la défense de son côté a donné 186 millions de dollars aux partis politiques. Durant la même période, les syndicats ont donné 778 millions de dollars aux partis politiques.

Pour chaque dollar donné par les pétrolières et les compagnies d’armement, les syndicats ont donné 1,55 dollar.

Source:
Open Secrets
Labor: Long-Term Contribution Trends, Oil & Gas: Long-Term Contribution Trends, Defense: Long-Term Contribution Trends


5 novembre 2012

Fair & Balanced Élection 2012 En Chiffres États-Unis

Quel média a eu la couverture électorale la plus équilibrée depuis le début de la campagne présidentielle ? CNN, NBC, Fox News, MSNBC, les journaux… ?

Les plus récentes statistiques du « Project for Excellence in Journalism » permettent de répondre à cette question.

Pour chaque candidat, j’ai calculé le nombre de nouvelles négatives reçues pour chaque nouvelle positive. Par exemple, un score de 1,6 signifie que chaque fois qu’un média a publié une nouvelle positive sur un candidat, il a publié 1,6 nouvelle négative pour ce même candidat. L’équilibre parfait est donc de 1 (et en deçà de cette valeur, le média a publié plus de nouvelles positives que négatives sur le candidat).

Mitt Romney Vs. Barack Obama

J’attire votre attention sur Fox News et MSNBC.  Dans chacun des cas, ces deux réseaux ont couvert « leur candidat » d’une manière positivement équivalente (o,4 nouvelle négative par nouvelle positive). Par contre, le traitement réservé à « leur adversaire », bien que très négatif, diffère énormément.  Si Fox News a diffusé 7,4 nouvelles négatives par nouvelle positive sur Barack Obama, MSNBC a diffusé 20,3 nouvelles négative par nouvelle positive.  Presque 3 fois plus ! La gauche, avant de faire la leçon à Fox News, devrait regarder dans sa propre cour.

Au final, Obama a reçu 1,7 nouvelle négative par nouvelle positive alors que Romney a reçu 2,4 nouvelles négatives par nouvelle positive, une différence de 40% de plus.

Source:
journalism.org
Winning the Media Campaign 2012


5 novembre 2012

Combat extrême Élection 2012 États-Unis Revue de presse

Politico

RIP positive ads in 2012
Politico

Many predicted this would be the most negative presidential campaign in history, with outside groups blanketing swing-state airwaves with attack ads. But few thought the hostility would erupt quite so intensely from the candidates themselves.

Barack Obama and Mitt Romney are tearing each other up on the television airwaves in the final days of Election 2012, setting a record for the most negative campaign ads in presidential election history.

A full 86 percent of Obama’s television advertising and 79 percent of Romney’s has been negative, according to the Wesleyan Media Project, which tracks political advertising. By comparison, Obama and John McCain had spent an average of 69 percent of their TV budgets on negative ads by this point in 2008, and George W. Bush and John Kerry had spent 58 percent in 2004.

J’en profite pour vous rappeler que Barack Obama est un homme qui devait changer la politique…

P.-S. Aujourd’hui les billets seront consacré à l’élection américaines !


31 octobre 2012

L’ouragan Obama Économie Élection 2012 En Chiffres États-Unis Gauchistan

Pour le moment, on estime que l’ouragan Sandy, qui a touché terre sur la côte Est cette semaine, a causé pour 20 000 000 000$ en dommage.  Depuis 1900, c’est 221 ouragans différents qui ont touché terre et qui ont causé un grand total de 1 457 519 200 000$ en dommage (valeur actualisée en dollars de 2012), ce qui représente en moyenne 6 595 109 502$ par ouragan.

1 457 519 200 000$ en dommage depuis 1900, il va sans dire que c’est beaucoup d’argent, mais dans la vie, tout est relatif…

Socialisme

112 ans de dommages par des ouragans représentent uniquement 26,2% des déficits cumulés par Barack Obama en 4 ans…  Autrement dit, 4 ans de socialisme ont coûté plus cher aux Américains que 112 saisons des ouragans.  Comme quoi le socialisme est la pire des catastrophes naturelles !

Source:
ICAT Damage Estimator
All Storm


25 octobre 2012

Ne laissez pas les faits ruiner une bonne histoire… Coup de gueule Élection 2012 États-Unis Québec

Mardi, on a pu lire dans beaucoup de médias québécois une histoire absolument effroyable: une jeune femme noire de 20 ans, immolée par le feu par des ordures se réclamant du KKK.

Cette nouvelle s’est retrouvée à la une des sites internet des principaux médias québécois (Journal de Montréal, La Presse & Radio-Canada):

Élection États-UnisÉlection États-Unis

Élection États-Unis

Sans contredit une bonne histoire pour les médias québécois qui, en la jouant à la une, nous rappelait que l’élection aux États-Unis se déroule sur un fond de racisme…

Le problème ?

Mardi soir, on a appris que c’est la jeune femme qui avait dessiné les graffitis racistes et qui s’était elle-même immolée par le feu

Au moment d’écrire ce billet, ni le Journal de Montréal, ni La Presse n’ont jugé bon publier la conclusion de l’enquête sur leur site.  Par contre, Radio-Canada l’a fait, impossible par contre de savoir si cette histoire a été publiée en une de leur site web.  Mais on sait qu’elle a été deux fois moins partagée sur les réseaux sociaux que l’histoire originale.

Une petite anecdote qui résume assez bien pourquoi il est impossible d’être convenablement informé sur ce qui se passe aux États-Unis en lisant les médias francophones…


23 octobre 2012

Les « Bernard Madoff » de l’écologie Économie Élection 2012 Environnement États-Unis

Éolienne

Qu’on en commun les compagnies suivantes:

  • Evergreen Solar*
  • SpectraWatt*
  • Solyndra*
  • Beacon Power*
  • Nevada Geothermal
  • SunPower
  • First Solar
  • Babcock and Brown
  • Ener1*
  • Amonix
  • Fisker Automotive
  • Abound Solar*
  • A123 Systems*
  • Willard and Kelsey Solar Group*
  • Johnson Controls
  • Schneider Electric
  • Brightsource
  • ECOtality
  • Raser Technologies*
  • Energy Conversion Devices*
  • Mountain Plaza, Inc.*
  • Olsen’s Crop Service and Olsen’s Mills Acquisition Company*
  • Range Fuels*
  • Thompson River Power*
  • Stirling Energy Systems*
  • Azure Dynamics*
  • GreenVolts
  • Vestas
  • LG Chem’s subsidiary Compact Power
  • Nordic Windpower*
  • Navistar
  • Satcon*
  • Konarka Technologies Inc.*
  • Mascoma Corp.

La réponse…

  1. Ce sont des compagnies qui sont spécialisées dans les énergies vertes;
  2. Ce sont des compagnies qui ont reçu l’aide du gouvernement américain, grand total de 7,5 milliards de dollars;
  3. Ce sont des compagnies qui…  ont fait faillite, ont déposé une demande pour se protéger de leurs créanciers ou ont mis à pied plus de travailleurs qu’elles en ont embauchés !

Autrement dit, une liste qui se veut un monument consacré aux lubies des écologistes…

Ces compagnies ont eu besoin de l’aide du gouvernement, car les marchés ont jugé qu’elles ne représentaient pas un investissement rentable et responsable. En s’imaginant plus intelligents que les investisseurs privés, les gouvernements ne font que gaspiller notre argent…

Au Québec, on voit la même chose avec l’énergie éolienne, des investissements/gaspillages gouvernementaux qui ont été rendus inutiles par l’arrivée des gaz de schiste.

*Compagnie qui a déclaré faillite

Sources:
Heritage Foundation
President Obama’s Taxpayer-Backed Green Energy Failures


10 octobre 2012

Un K.-O. historique pour Mitt Romney ! Élection 2012 En Chiffres États-Unis

À l’exception de Barack Obama, le reste de la planète sait que Mitt Romney a servi une raclée mémorable au président sortant lors du premier débat.

En fait, cette raclée est, selon la maison de sondage Gallup, historique, car jamais dans le passé un candidat présidentiel n’a perdu un débat par une aussi grande marge.  Voici ce que ça donne lorsque l’on compare les marges par lesquelles un candidat a été désigné comme gagnant depuis 1984:

Débat Romney Obama

Selon Gallup, 72% des électeurs ont désigné Romney comme gagnant du débat (un record) alors qu’Obama a dû se contenter de 20% des appuis (aussi un record dans un débat à 2), pour une différence de +52 favorisant Mitt Romney (encore une fois un record).  La marque à battre avait été établie par Bill Clinton dans le deuxième débat en 1992, il avait gagné avec une marge de +42.

Il reste encore deux débats dans la présente campagne et rien n’est encore joué pour Mitt Romney, mais, chose certaine, ce dernier est passé à l’histoire comme étant le candidat ayant le plus écrasé son adversaire lors d’un débat présidentiel !  Pas seulement un K.-O., mais un K.-O. historique pour Mitt Romney !

Sources:
Gallop Poll
What History Tells Us About Second and Third Debates
Kerry Wins Third Debate
Obama Viewed as Winner of Third Debate
Romney Narrows Vote Gap After Historic Debate Win


21 septembre 2012

Les squelettes et les placards du PQ Coup de gueule Élection 2012 Québec

Le Conseil Des Ministres du PQ

Lors de la présentation de ses ministres, Pauline Marois a promis d’être « intraitable » sur les questions d’éthique.  Je me suis donc amusé à fouiller dans le passé de certains ministres péquistes pour savoir s’ils étaient tous « intraitables »…

Bernard Drainville: Ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne Président du Comité ministériel de l’identité.  Voici ce qu’on pouvait lire sur Bernard Drainville dans Le Devoir (9 février 2007):

Le journaliste Bernard Drainville a lui-même sollicité le Parti québécois afin d’en porter les couleurs lors des prochaines élections générales, a appris Le Devoir d’une source péquiste sûre.

Or l’aspirant candidat, qui est en congé sans solde de la télévision de Radio-Canada, a affirmé en conférence de presse hier que les premiers pas ont été faits par l’ancien premier ministre Jacques Parizeau.

Faire son entrée dans l’arène politique sur ce qui semble être un mensonge…  Pas très éthique, surtout quand on sait que quelques jours avant de faire le saut avec le PQ, Drainville utilisait son temps d’antenne à Radio-Canada pour critiquer l’ADQ et interviewer André Boisclair, le chef du PQ…

Marie Malavoy: Ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Voici ce qu’on pouvait lire sur Marie Malavoy dans La Presse (26 novembre 1994):

Une étoile montante au sein du gouvernement Parizeau s’est transformée hier en étoile filante. Ministre de la Culture, des Communications et ministre responsable de la Charte de la langue française, Marie Malavoy a démissionné deux mois seulement après avoir été nommée au cabinet.

Mme Malavoy quitte ses fonctions parce qu’elle a, jusqu’à l’an dernier, voté illégalement à plusieurs scrutins, y compris au référendum de 1980. Ce n’est que le 6 octobre 1993 que la démissionnaire, née à Berlin en 1948, mais de nationalité française, a obtenu la citoyenneté canadienne.

Elle a admis connaître les lois électorales et se savait en état de «désobéissance civile».

Voter illégalement et ensuite plaider la « désobéissance civile »…  Éthique intraitable ?

Pierre Duchesne: Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie. Voici ce qu’on pouvait lire sur Pierre Duchesne dans La Presse (5 juin 2012):

Des rumeurs l’envoyaient en politique active, du côté du Parti québécois, «ce n’est pas fondé» tranche-t-il, soulignant n’avoir aucun projet de faire le saut en politique active. «Je ne suis pas dans un scénario de politique, j’ai été bâti à l’école du journalisme, avec des règles d’éthique. Là je suis plutôt dans le deuil de Radio-Canada», a-t-il conclu.

Pierre Duchesne a nié vouloir faire le saut en politique active, car il avait « des règles d’éthique bâties à l’école du journalisme »…  Un autre journaliste de Radio-Canada qui s’est joint au PQ dans des circonstances plus ou moins éthiques…

Diane De Courcy: Ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles Ministre responsable de la Charte de la langue française. Voici ce qu’on pouvait lire sur Diane De Courcy dans le Journal de Montréal (15 avril 2012):

Alors que la Commission scolaire de Montréal fait face à un déficit de plus de 19 M$, les dépenses de sa présidente, Diane de Courcy, ont augmenté de plus de 60% au cours des derniers mois.

Alors de Mme De Courcy a réclamé une somme de 10 070$ en 2010-2011, la note pour ses comptes de dépense s’élève déjà à 16 207$ pour l’année en cours, révèle une compilation effectuée par la Coalition avenir Québec (CAQ).

Et là je ne parle même pas des nombreux cas de moisissure et du taux de décrochage catastrophique dans les écoles de la Commission scolaire de Montréal. Intraitable vous dites ?

Élaine Zakaïb: Ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec. Voici ce qu’on pouvait lire sur Élaine Zakaïb dans L’Actualité (23 mai 2002):

Originalement, le montage financier du projet [relance de la Gaspésia] devait être complété à hauteur de près de 100 M$ par du financement bancaire. C’est à ce sujet qu’il y a entre autres des changements. En effet, le financement bancaire a été réduit à environ 70 M$, explique Hélène Zakaib, une responsable de la relance de l’usine Gaspésia au Fonds de solidarité.

Selon elle, cela ne veut pas dire que les institutions financières ne sont pas intéressées par le projet de relance de la Gaspésia. «Les grands projets sont toujours difficiles à financer», affirme Mme Zakaib. Trois institutions financières auraient été approchées, dont une du Québec. «Mais il n’y aura pas de syndicat financier. On va choisir l’une des trois institutions», dit-elle, tout en précisant qu’une annonce sera faite sous peu.

La réouverture de la Gaspésia est prévue pour 2004. Seulement la moitié des 560 travailleurs en poste en 1998 retrouveront leur emploi.

La ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, une ex de la FTQ qui a participé au financement de la relance de la Gaspésia, l’un des plus gros gouffres financiers de l’histoire du Québec… Voilà qui me rend « intraitablement »  rassuré !

Pour terminé, une petite anecdote sur Nicolas Marceau, le ministre des Finances, publié dans Le Devoir (11 avril 2011):

Au PQ, les députés Nicolas Marceau (Rousseau), Marie Malavoy (Taillon) et Sylvain Simard (Richelieu), notamment, voudraient aller dans le même sens que leur ancien collègue. Selon plusieurs sources, ils plaident pour une indexation, voire une hausse des droits de scolarité. «Notre position, c’est que nous sommes favorables à l’indexation, nous croyons que l’indexation au rythme de l’inflation, c’est raisonnable», a déclaré M. Marceau à la mi-mars, à RDI et à TVA.

Espérons que le nouveau ministre des finance aura le courage de de défendre la même position dans les mois à venir !