Antagoniste


22 novembre 2012

Démocrate vs. Républicains: voter avec ses pieds Économie Élection 2012 États-Unis

CapitalismeVoter avec ses pieds désigne la possibilité qu’a un individu d’immigrer dans un endroit qu’il considère plus propice à son bonheur.

Cette expression a été popularisée par Milton Friedman qui avait l’habitude de dire que les pays/états/provinces étaient en compétition les uns avec les autres, car ultimement, le résultat électoral le plus important était celui où les électeurs décidaient de retirer leur appui à un gouvernement pour le donner à un autre en s’expatriant. Ce genre de décision, par opposition au bulletin de vote conventionnel, doit être mûrement réfléchi et implique un investissement personnel relativement important.

Question de m’amuser un peu, je me suis posé la question suivante: quand les Américains votent avec leurs pieds, qui des démocrates ou des républicains s’en tire le mieux ? On compte 1 536 204 Américains vivant dans un État ayant voté démocrate en 2012 qui sont déménagés dans un État ayant voté républicain. Inversement, 1 278 057 Américains vivant dans un État ayant voté républicain en 2012 qui sont déménagés dans un État ayant voté démocrate. Au final, les États républicains ont un solde migratoire positif de 258 147 personnes !

Informations complémentaires pour aller au-delà de l’anecdote:

Source:
U.S. Census Bureau
Geographical Mobility/Migration


22 novembre 2012

Les Américains, des libertariens de centre ? Économie Élection 2012 États-Unis Revue de presse

Los Angeles Times

Has America gone from center-right to center libertarian?
Los Angeles Times

After 32 straight losses for same-sex wedding laws, four states approved marriage-equality proposals last week. Two other states legalized marijuana for recreational purposes. Wisconsin elected the first openly homosexual U.S. senator in history, Tammy Baldwin. An Iowa Supreme Court justice targeted for removal because he voted in 2007 to approve gay marriage, David Wiggins, defeated an effort to oust him. And, crucially, Obama won with 60% of voters telling exit pollsters they supported the president’s call for higher taxes on the rich.

But Americans appear to remain more receptive to conservative viewpoints on spending, debt and the size of government. A bare majority, 51%, of voters told exit pollsters that government should do less, with 43% saying it should do more.

But the terms no doubt mean something different to just about everyone who uses them. A more precise verdict would be that the majority of the country remains slightly right of center when it comes to supporting lower spending, decreased debt and smaller government. But America appears to have shifted left of center in allowing more liberal policies on drugs and the institution of marriage. So, left on social issues and right on economics. If you eliminated the desire to tax the rich, it would sound like we had a center-libertarian nation.

Ça rejoint un billet que j’ai écrit au lendemain de l’élection…


15 novembre 2012

Darwinisme politique Élection 2012 États-Unis Philosophie Revue de presse

Politico

Welcome to the Rand Paul evolution
Politico

He’ll push to loosen marijuana penalties, legalize undocumented immigrants and pursue a less aggressive American foreign policy.

In the wake of Barack Obama’s reelection win and ahead of a possible 2016 White House bid of his own, the Kentucky Republican plans to mix his hard-line tea party conservatism with more moderate policies that could woo younger voters and minorities largely absent from the GOP coalition. It’s the latest tactic of the freshman senator to inject the Libertarian-minded views shared by his retiring father into mainstream Republican thinking as the party grapples with its future.

In an interview with POLITICO, Paul said he’ll return to Congress this week pushing measures long avoided by his party. He wants to work with liberal Democratic Sen. Patrick Leahy and Republicans to eliminate mandatory minimum sentences for pot possession. He wants to carve a compromise immigration plan with an “eventual path” to citizenship for illegal immigrants, a proposal he believes could be palatable to conservatives. And he believes his ideas — along with pushing for less U.S. military intervention in conflicts overseas — could help the GOP broaden its tent and appeal to crucial voting blocs that handed Democrats big wins in the West Coast, the Northeast and along the Great Lakes.

En passant, le père de Rand Paul, Ron Paul, a livré son dernier discours comme congressman hier, disponible ici. Ron Paul a été élu pour la première fois en 1976, il a décidé de prendre sa retraite à l’age vénérable de 77 ans.


13 novembre 2012

Le cocon de Richard Hétu Élection 2012 États-Unis Hétu Watch Revue de presse

UCLA

A Balanced News Diet, Not Selective Exposure: Evidence from a Direct Measure of Media Exposure
University of California, Los Angeles (UCLA), Department of Political Science

The dramatic increase in media available to citizens as well as the reemergence of a vibrant and visible partisan press has many scholars and pundits concerned that citizens seek out media sources confirming their political predispositions and avoid media sources challenging their political views. To address this concern, I present the first analysis to measure ideological selectivity to partisan media in the context of peoples daily lives. I draw on individual data that track media exposure automatically (users cell phones pick up radio and TV sound which is matched against a database of programming) and measure viewer self-reported partisanship. Results indicate that most people consume predominately non-partisan local TV newscasts, while tuning out news from partisan sources altogether. Of those who do turn to partisan sources, most have a balanced news diet — in that they consume news programming from both ends of the political spectrum. Contrary to recent claims depicting an electorate where powerful partisan loyalties bind citizens to their preferred ideological news sources, there is little evidence that selective exposure occurs on a sufficiently broad scale to affect deliberative democracy or contribute to mass polarization.

Toujours soucieux de diaboliser les républicains, Richard Hétu a rapporté sur son blogue que la droite américaine était déconnectée de la réalité parce que celle-ci s’informait uniquement chez les médias sympathiques à leurs idées. Malheureusement pour Richard Hétu, la science montre que celui-ci a encore fait un travail médiocre sur son blogue. Mais comme on le sait, le Hétutistan forme un cocon imperméable aux faits et à la science…


12 novembre 2012

Le président idéal Économie Élection 2012 États-Unis Philosophie

Les Vieux Partis

Résultat du dernier scrutin présidentiel aux États-Unis: Barack Obama 50,6%, Mitt Romney 47,9%.

Rarement les Américains ont été si divisés, ni les démocrates ni les républicains n’ont été en mesure de rallier une part importante de la population derrière leurs idées…

Ce qui amène la question suivante: à quoi ressemblerait le président idéal aux États-Unis ? Quelle serait la recette gagnante pour unir une vaste majorité d’Américains sous une même bannière ?

Du côté « social », les Américains semblent être d’accord avec l’idée que le gouvernement devrait laisser les gens libres de faire ce qu’ils veulent:

Du côté « économique », les Américains semblent aussi être d’accord avec l’idée que le gouvernement est trop présent:

Si le parti démocrate séduit les électeurs avec ses positions sociales, il rebute les électeurs avec ses positions économiques…

Si le parti républicain séduit les électeurs avec ses positions économiques, il rebute les électeurs avec ses positions sociales…

Conclusion: le président idéal serait celui qui donnerait plus de liberté aux gens tant sur le plan social qu’économique, un président qui aurait comme slogan: « sortons le gouvernement des chambres à coucher et de nos portefeuilles » !  Autrement dit, les États-Unis auraient besoin d’un président sympathique aux idées libertariennes !

Voilà un grand paradoxe de la politique américaine.  Le libéralisme social a été rendu possible par le libéralisme économique.  D’un côté, on a donc le parti républicain qui est d’accord avec le libéralisme économique, mais qui est contre sa résultante…  D’un autre côté, on a donc le parti démocrate qui est d’accord avec le libéralisme social, mais qui est contre sa prémisse…

Le politicien qui sera capable de faire la promotion de la liberté sur tous les fronts, aussi bien sur le plan social qu’économique, pourrait être celui qui unira les Américains.


9 novembre 2012

Arguing with Idiots: les médias Arguing with Idiots Élection 2012 En Chiffres En Vidéos États-Unis

Dans ce billet, je vais reprendre quelques passages d’un « article » du « journaliste » Alexandre Sirois de La Presse, mais en réalité c’est à tous les médias du monde que je pourrais faire référence; aussi bien ceux du Québec, du Canada, des États-Unis ou d’Europe… Alexandre Sirois n’est qu’un parmi tant d’autres…

La Presse
Mitt Romney et les contorsions du Cirque du Soleil

C’est l’intransigeance des républicains radicaux en matière d’immigration qui a forcé Mitt Romney à s’associer à ceux qui souhaitent compliquer la vie aux immigrés illégaux. Pour les pousser sur la voie de «l’auto-expulsion».

La haine des républicains pour les immigrants, voilà un talking point qui est souvent ressorti durant la campagne et qui a sûrement eu un effet déterminant sur le résultat de l’élection. Mais, trop occupés à salir Mitt Romney, les journalistes n’ont pas trouvé le temps de répondre à une question essentielle, à savoir comment l’Administration Obama a-t-elle traité les latinos? Voici la réponse que les journalistes, trop paresseux, ne vous ont pas donnée:

Obama Immigration
*Projection. Petit conseil à ceux qui voudraient me dire qu’il est normal que les déportations soient moins élevées dans les années qui ont précédé l’arrivée au pouvoir d’Obama parce qu’il y avait moins d’illégaux aux États-Unis, allez lire le document source avant de faire votre commentaire…

Avec Obama, on ne parle pas d’auto-déportation, mais de déportation tout court ! Jamais un président n’a autant déporté d’immigrants que Barack Obama, pourtant, les médias n’en ont jamais parlé…  La situation aurait-elle été la même avec un républicain ?

La Presse
Mitt Romney et les contorsions du Cirque du Soleil

Parlant de George W. Bush, c’est justement la dérive des membres plus radicaux du parti qui fait de lui aujourd’hui l’un des républicains les plus toxiques du pays. Notamment celle des néoconservateurs en politique étrangère.

Ce qui est le plus drôle quand on parle des politiques néoconservatrices de Bush c’est qu’Obama s’inscrit dans leur continuité…  Qu’on pense, par exemple, aux campagnes d’assassinats ciblés menées avec des drones

Si c’était un républicain qui avait mené ces campagnes d’assassinats, mon petit doigt me dit que les journalistes en auraient parlé…

Mention spéciale à Jean-Charles Lajoie qui, en plus d’avoir laissé entendre que le 11 septembre pourrait être un complot, a aussi qualifié les gens du Midwest de « sans-dessin, retardés mentaux, reculés, judéo-crétins et fascistes ». Pourtant les gens du Midwest ont voté pour Obama à 51%… J’oubliais, il a aussi dit qu’Obama était un gardien de la paix…

Source:
Department of Homeland Security
Yearbook of Immigration Statistics


9 novembre 2012

L’autre perdant de l’élection présidentielle… Élection 2012 États-Unis Revue de presse

Bloomberg Businessweek

Obama’s Congrats Caller: Christie
Bloomberg BusinessWeek

Chris Christie, who last year dashed many Republicans’ hopes by turning down pleas to challenge President Barack Obama, says he had one word for Obama during a phone call last night: Congratulations.

And Republican Mitt Romney, the man he endorsed a full year before the election, raised millions in cash for, stood with at campaign stops across the country and delivered the keynote address for at the party’s convention?

The New Jersey governor says he sent him an e-mail yesterday.

Asked if he’s spoken to Romney since his loss, Christie said: “No; we exchanged e-mails last night,” Christie said. “We haven’t spoken on the phone yet.”

Chris Christie qui prend le temps d’appeler Obama mais qui envoie un ridicule email à Mitt Romney… Cette petite anecdote résume bien pourquoi Chris Christie est l’autre grand perdant de l’élection…

Depuis l’ouragan Sandy, Chris Christie a:

Et le tout a culminé avec cette histoire de email…

Chris Christie aurait pu être un candidat républicain lors d’une élection présidentielle, mais depuis Sandy, sa carrière nationale est morte, un suicide politique. Christie est désormais détesté par la frange conservatrice du GOP, par son establishment et par ses collecteurs de fonds… Trois groupes qui ont toujours eu de la difficulté à se supporter l’un et l’autre, mais qui sont d’accord sur un point: Chris Christie est persona non grata.

Et la raison de tout ça ? La rumeur veut que Christie soit encore frustré de ne pas avoir été choisi pour le poste de vice-président


7 novembre 2012

Équité intergénérationnelle Économie Élection 2012 États-Unis

Eisenhower

Extrait du discours d’adieux de Dwight D. Eisenhower, qui a été président à une époque où il fallait avoir quelque chose d’intelligent à dire pour aspirer à la plus haute fonction du gouvernement américain (je fais référence à l’insipide discours donné par Obama hier, qui a répété la même chose qu’en 2008). Le voici s’exprimant à propos des déficits budgétaires:

« As we peer into society’s future, we — you and I, and our government — must avoid the impulse to live only for today, plundering for our own ease and convenience the precious resources of tomorrow. We cannot mortgage the material assets of our grandchildren without risking the loss also of their political and spiritual heritage. We want democracy to survive for all generations to come, not to become the insolvent phantom of tomorrow. »


7 novembre 2012

Le déclin de l’empire américain Canada Économie Élection 2012 En Chiffres États-Unis Gauchistan

Les gauchistes aiment bien dire qu’Obama est plus à droite que Harper… C’est un discours que j’ai entendu à plusieurs reprises…

Analysons la chose avec des faits plutôt qu’avec des émotions i.e. avec une perspective de droite. Voici comment ont évolué les indices de liberté économique du Canada et des États-Unis depuis le milieu des années 90:

Obama Socialiste

Quand Harper est devenu premier ministre en 2006, le Canada était le 10e pays le plus libre.  En 2012, le Canada est passé au 6e rang.

Quand Obama est devenu président en 2009, les États-Unis étaient le 5e pays le plus libre.  En 2012, les États-Unis sont passés au 10e rang.

C’est sans surprise que le Canada a mieux traversé la récession que les États-Unis…  Des Canadiens plus forts et plus libres, des Américains plus faibles et dépendants…  Voilà l’héritage des 4 premières années de Barack Obama.

Source:
Heritage Foundation
The 2010 Index of Economic Freedom