Antagoniste


15 octobre 2015

La libre entreprise Économie En Vidéos États-Unis

Milton Friedman explique la différence entre être pro-libre entreprise et être pro-business:

Friedman est pro-libre entreprise.

PKP est pro-business…


13 octobre 2015

Taxer les pauvres ? Économie États-Unis Revue de presse

The Wall Street Journal

Bobby Jindal Wants All to Pay Some Income Tax
The Wall Street Journal

Louisiana Gov. Bobby Jindal, seeking to breathe life into his presidential campaign, is taking a sharply different approach to tax policy than his Republican rivals.

The presidential contender plans to unveil a tax plan Wednesday in Iowa whose goal is to make all citizens pay at least some federal income tax. That puts Mr. Jindal at the center of a long-running debate over who foots the cost of federal spending.

“We simply must require that every American has some skin in this game,” Mr. Jindal said in a written statement. “If we have generations of Americans who never pay any taxes, it will be very easy for them to turn a blind eye to absurd government spending and to continue to allow our government to bankrupt our nation.”

Mr. Jindal takes a different tack on taxes than his GOP rivals, particularly those looking to shield more Americans from paying federal income taxes at all, including former Florida Gov. Jeb Bush and real-estate developer Donald Trump. Mr. Bush would nearly double the standard deduction and estimates under his plan that roughly 15 million additional Americans would “no longer bear any income-tax liability.”

“Jeb [Bush] and [Donald] Trump are campaigning on a promise that they are going to move more people off of the tax rolls,” said Bob Williams of the Tax Policy Center, a joint venture of the Brookings Institution and the Urban Institute. “Jindal is going the other way.”

C’est un point intéressant que fait valoir Bobby Jindal.

Tous les citoyens, riches ou pauvres, devraient payer des taxes. On peut discuter longtemps des taux de taxation, mais pas du fait qu’un citoyen qui ne paye pas de taxe ne pourra jamais prendre de décisions éclairées quand viendra le temps de voter. Influencer le débat public sans y participer monétairement, c’est n’être imputable de rien !


8 octobre 2015

Désavantage numérique Canada Économie En Chiffres États-Unis Gauchistan Québec

Puisque c’est le début d’une nouvelle saison dans la NHL, un graphique à saveur sportive…

Cette semaine, la Fédération canadienne des contribuables et l’Americans for Tax Reform ont publié conjointement une étude sur les impôts que doivent payer les joueurs de hockey dans chacune des villes de la NHL.

Une statistique a attiré mon attention, celle sur le plafond salarial réel pour chaque équipe. Le plafond salarial dans la NHL pour la saison 2015-2016 est fixé à 69 millions de dollars. Par contre, ce plafond ne tient pas compte de la rémunération des joueurs qui finit dans les poches des gouvernements. Ces sommes, bien que versées en salaire, ne servent pas vraiment à payer les joueurs. Autrement dit, quand un joueur sait qu’il est fortement imposé, risque fort bien de demander un plus gros contrat, ce qui réduit la marge de manœuvre d’une équipe.

Voici donc les vrais plafonds salariaux dans la NHL i.e. l’argent qu’une équipe peut vraiment dépenser pour rémunérer les joueurs (le plafond salarial de 69 millions duquel on retire ce qui est payé par les joueurs en impôts):

NHL

Le plafond salarial réel est le plus élevé à Dallas, en Floride, à Nashville et à Tampa Bay; presque 41 millions de dollars pour ces villes sans impôts d’État.  À l’opposé du spectre, on retrouve Montréal avec un plafond salarial réel qui n’est que de 31,6 millions de dollars, c’est un écart de 9,4 millions de dollars par rapport aux équipes de tête.  Avec 9,4 millions de dollars, on peut se payer un joueur comme Sidney Crosby ou Alex Ovechkin…

Source:
Canadian Taxpayers Federation
Major Penalty for High Taxes: CTF Study Examines Impact of Personal Income Taxes on NHL Players, Teams and the Salary Cap


29 septembre 2015

Les pauvres Économie États-Unis

Fast-FoodUne idée reçue largement rependue chez la bonne gauche veut que les pauvres soient stupides…

Par exemple, la gauche s’imagine que si vous êtes pauvre, vous allez vous goinfrer de malbouffe. C’est pour cette raison que la bonne gauche tient absolument à bannir les fast-foods aux abords des écoles, surtout celle dans les quartiers pauvres.

Le problème avec ce raisonnement ?  Il est complètement faux !

Une étude publiée la semaine dernière par le Centers for Disease Control montre qu’il n’existe aucune corrélation entre la consommation de malbouffe et le revenu des familles; même que pour les familles les plus pauvres, le pourcentage de calories consommées provenant de la malbouffe est inférieur à celui des familles les plus riches.  Cette réalité est observable aussi bien chez les enfants que les adolescents.

Bref, les pauvres n’ont pas besoin d’être maternés par la bonne gauche.

Source:
Centers for Disease Control and Prevention
National Health and Nutrition Examination Survey


28 septembre 2015

C’était la faute du gouvernement Économie États-Unis Gauchistan

PharmaceutiqueLa semaine dernière, vous avez peut-être entendu parler de Martin Shkreli.

Martin Shkreli est un gestionnaire de hedge fund qui a acquis les droits du daraprim, un médicament prescrit aux sidéens pour combattre les infections parasitaires. Aux États-Unis, le daraprim est un médicament qui se vendait 13,50$ par comprimé, après s’en être porté acquéreur, Martin Shkreli a fait passer le prix à 750$.  Il va sans dire que nos bons médias ont été scandalisés, si bien que Martin Shkreli a décidé de reconsidérer sa décision.

Le problème avec cette histoire ?

Les médias, toujours aussi ignorant et/ou idéologique, n’ont pas identifié le bon coupable.

Le daraprim est un médicament vieux de 62 ans, autrement dit, aucun brevet ne limite sa fabrication. Demain matin, votre beau-frère pourrait produire et vendre du daraprim et faire compétition à Martin Shkreli.  Par contre, pour ce faire votre beau-frère devra se soumettre à un processus réglementaire si long et si coûteux qu’il risque d’abandonner en cour de route.  Martin Shkreli n’a pas vraiment acheté les droits du daraprim, ce qu’il a acheté c’est surtout la licence de la FDA pour produire ce composé.  Martin Shkreli a profité de la réglementation en place qui fait en sorte que l’obtention de licence de production est si difficile, que le gouvernement crée des monopoles !

À titre indicatif, en Inde le daraprim est vendu par comprimé !2828

Bref, la réglementation de la FDA c’est un autre cas où qui veut faire l’ange fait la bête !


28 septembre 2015

Pour l’amour du sport Économie États-Unis Revue de presse

Bloomberg Business Week

NFL Wants Players to Pay for Los Angeles Stadium
Bloomberg BusinessWeek

The National Football League is asking its players to help finance any new stadium in Los Angeles, a prerequisite to putting a team in the No. 2 U.S. media market for the first time since the Raiders and Rams bolted in 1994.

The NFL players union, which confirmed the talks, typically assumes some of the cost of stadium financing through what are called stadium credits, negotiated in the collective bargaining agreement. However, team owners have exhausted the credits approved in the existing contract, which runs through 2020. Any additional money from players — as for a proposed stadium in L.A. — must be approved on a one-off basis.

How much the players would pay for either stadium is unclear. The ultimate amount of a stadium credit is affected by several things, including how much projected revenue the proposed facility would generate.

Still, two executives from NFL teams said the credit could be worth about $300 million if two teams share the stadium. The executives requested anonymity because the league hasn’t commented on talks with the players association.

On n’arrête pas de nous dire à quel point les joueurs de jockey ont hâte de jouer à Québec et qu’ils souhaitent tous le retour des Nordiques…

Parfait, puisque les joueurs de la NHL sont en amour avec Québec qu’on fasse comme la NFL; que la ligue exige que l’association des joueurs participe au projet, on pourrait leur demander de débourser 200 millions pour rembourser la part du gouvernement provincial dans le projet…

Put your money where your mouth is… Après tout, ce n’est pas normal que des contribuables payent des impôts pour venir en aide à des millionnaires du sport. Merci à la NFL de l’avoir, dans une certaine mesure, compris.


14 septembre 2015

Stupide partisanerie Coup de gueule Économie États-Unis

Big BrotherLa firme de sondage YouGov s’est livrée à un exercice extrêmement intéressant aux États-Unis…

Dans un premier temps, on a demandé aux Américains s’ils étaient d’accord avec l’idée de Barack Obama de mettre en place un régime de santé universel. Sans surprise, 82% des démocrates ont dit être pour contre seulement 16% du côté républicain.

Dans un 2e temps, le sondeur a posé exactement la même question, mais en substituant le nom de Barack Obama par celui de Donald Trump.  Quand l’instauration d’un système de santé universel devient une idée républicaine, seulement 46% des démocrates sont pour (-36) et cette proportion grimpe à 44% chez les républicains (+28%).

Le même exercice a été répété avec plusieurs questions touchant de nombreux enjeux (entente avec l’Iran, sécurité sociale, discrimination positive) et à chaque fois on arrive à la conclusion que ce qui compte pour les Américains, ce n’est pas de savoir si une idée est de droite ou de gauche, c’est de savoir à quel parti l’idée appartient…  Autrement dit, la politique aux États-Unis n’est plus une affaire d’idées, mais de partisanerie crasse.

Cette bêtise fait en sorte que Donald Trump est désormais le candidat favori des républicains, et ce, même si son programme économique a reçu l’imprimatur de Paul Krugman, le chroniqueur gauchiste du New York Time qui trouve Obama trop à droite…

N’allez pas croire qu’au Québec nous sommes plus intelligents…  Les péquistes qui ont déchiré leur chemise à propos du rapport Godbout auraient probablement applaudi si l’idée était venue de PKP, les conservateurs qui ont salué la ligne dure d’Harper avec les réfugiés syriens auraient été émus aux larmes si le premier ministre avait plutôt décidé de parrainer une famille et des gens de droite se seraient sans doute prosternés devant un maire qui aurait proposé de dépenser des millions de dollars pour leur sport favori…

Les gens n’ont plus de boussole idéologique, ils sont prêts à applaudir n’importe quelle idée du moment qu’elle a été dite par une personne portant le chandail de leur équipe.  On dit souvent que les gens sont cyniques avec leur politicien…  Si j’étais un politicien, je serais plutôt cynique envers mes électeurs…


10 septembre 2015

L’écologie, du « BS » pour les riches Économie En Chiffres Environnement États-Unis

Aux États-Unis, les différents paliers de gouvernement offrent trois grandes classes de subventions pour faire la promotion de l’idéologie verte. Il y a les subventions résidentielles qui visent à encourager les rénovations éco-énergétiques, les subventions pour les véhicules hybrides et les subventions pour les véhicules électriques.

Des chercheurs de l’Université Berkeley ont analysé ces différents programmes pour savoir qui en profitait le plus.  Voici qui profite le plus de ces subventions en fonction du quintile de revenus des individus (un quintile divise la population en cinq tranches de vingt pour cent. Le premier quintile représentent la tranche la plus pauvre et le cinquième quintile représentent la tranche la plus riche).

Enverdeur

De 2006 à 2012 aux États-Unis, on a distribué 18 milliards de dollars en subventions pour des programmes verts. Où est allé cet argent ?  L’immense majorité a abouti dans les poches des plus riches, les gens du quintile V qui gagnent plus de 75 000 dollars !  Dans cette classe de revenus, on monopolise de 58% à 89% des subventions !

L’écologie est une chose formidable.  C’est la seule idéologie qui existe sur la planète Terre qui fait en sorte que les pauvres et la classe moyenne sont heureux de payer des taxes et des impôts pour aider des gens plus riches qu’eux…  Même que souvent les pauvres et la classe moyenne votent pour avoir de programmes verts encore plus généreux !

Source:
University of California Berkeley
The Distributional Effects of U.S. Clean Energy Tax Credits


10 septembre 2015

La « péquisation » du parti républicain Coup de gueule États-Unis Revue de presse

The Washington Post

Donald Trump: Jeb Bush should ‘set the example by speaking English’
The Washington Post

It’s Trump vs. Bush, round — well, we’ve lost track.

The Republican presidential contenders continued their weeks-long feud on Wednesday as Donald Trump responded to Jeb Bush’s recent bilingual attacks on his conservative bona fides by suggesting that the former Florida governor should stick to one language.

“I like Jeb,” Trump said in an interview with Breitabart News. “He’s a nice man. But he should really set the example by speaking English while in the United States.”

With that, Trump may have sparked yet another debate about whether or not to make English the official language of the United States. There is no official U.S. language, but lawmakers in both parties have tried in vain to make English official for years.

Trump’s comments came after Bush attacked his rival in English and Spanish Tuesday. Bush’s wife, Columba, was born in Mexico and they predominantly speak Spanish in their Miami home.

C’est triste de voir le parti républicain devenir comme le PQ…

Le parti républicain, tout comme le PQ, se referme sur le monde, demande plus de protectionnisme et veut un gros gouvernement interventionniste

Ces prises de position sont un effet d’un empoisonnement par « le nationalisme »…