Antagoniste


17 août 2015

Vivre au Québec Canada Chine Économie Mondialisation Québec Revue de presse

South China Morning Post

Millionaire migration to Canada didn’t fall after investor scheme’s axing – it rose, new data reveals
South China Morning Post

It was last year that Ottawa turned off the tap of its millionaire migration scheme, the federal immigrant investor programme (IIP), which has been dominated by rich mainland Chinese. Announced last February, the closure came into effect last summer.

Citizenship and Immigration Canada (CIC) spreadsheets demonstrate that, yes, immigrant investor visa approvals under the federal IIP plunged 42 per cent as the scheme wound down, falling to a mere 2,541 applicants and family members in 2014. Yet, astonishingly, overall investor immigrant approvals nationwide were up by 7.2 per cent, hitting 8,762 approvals, the most since 2011.

How? Because, even while Ottawa was hitting the brakes on millionaire migration, the province of Quebec (which runs its own IIP) was hitting the accelerator. And l’accélérateur was winning. In 2014, Quebec approved a bumper 6,221 millionaire migrants and family members, a whopping 62 per cent increase compared to 2013. It was a near-record year, surpassed only by the 6,292 approvals in 2011.

Quebec’s programme matters to Vancouver, because 89 per cent of Quebec investor immigrants do not end up living there, according to federal data. Most likely end up in Vancouver, assuming those 89 per cent disperse in a fashion similar to their counterparts in the federal scheme. At this point thanks should go to Richard Kurland, the Vancouver immigration lawyer who has been a relentless pursuer of data that CIC does not prefer to release as a matter of course. The CIC spreadsheets that he shared with me this week were only obtained under access to information requests. The spreadsheets demonstrate in clear fashion how Quebec has historically approved a majority of Canada’s millionaire migrants, and has likely approved a majority of those who end up in Vancouver.

Avant de penser de faire du Québec un pays, ça serait bien de faire du Québec autre chose qu’une porte d’entrée au Canada pour les immigrants investisseurs. Quand on sait que 89% des immigrants investisseurs qui arrivent au Québec décident d’aller vivre ailleurs au Canada, c’est parce qu’il y a quelque chose de pourri dans le modèle la province…


27 avril 2015

L’argent des communistes Chine Économie États-Unis

ChineLa gauche aime bien justifier son antiaméricanisme primaire en disant que la politique aux États-Unis est réservée à une petite élite très riche qui utilise ensuite le système pour devenir encore plus riche. Le cliché est vieux comme le monde…

Aux États-Unis, le titre du politicien le plus riche revient à Darrell Issa, un républicain qui a fait fortune avec des systèmes d’alarme.  La fortune de Darrell Issa est évaluée à 448,4 millions de dollars.  C’est beaucoup d’argent, mais si Darrell Issa était un politicien chinois, il se classerait seulement en…  166e positions.  La fortune du politicien chinois le plus riche, Zong Qinghou, est évaluée à plus de 19 milliards de dollars.

Au total, les politiciens chinois cumulent une fortune de 463,8 milliards de dollars contre seulement 4,3 milliards pour les politiciens américains.

Étrangement, c’est le régime ayant recours à la main visible de l’État qui a produit les politiciens les plus riches… M’enfin, il n’y a rien de bien étrange quand on y pense: un gouvernement qui, au nom du bien commun, est assez gros pour concentrer le pouvoir et l’argent va forcément enrichir ceux qui détiennent le pouvoir ! Preuve qu’il est plus sage de miser sur la bonne vieille main invisible du marché.

Source:
New York Times
Billionaire Lawmakers Ensure the Rich Are Represented in China’s Legislature


12 novembre 2014

La Chine et le hockey Canada Chine Économie Mondialisation Revue de presse

The StarPhoenix

Leafs tap into massive Chinese market for NHL
The StarPhoenix

Prime Minister Stephen Harper will address millions of Chinese sports fans during a Toronto Maple Leafs game that will be shown across China by the state broadcaster.

Hockey is not a major sport in China but with more than 1.3 billion citizens it still posts some impressive numbers. For example, Leafs games attract a bigger television audience in China than Canada, Maple Leaf Sports Entertainment Ltd.’s chief commercial officer, Dave Hopkinson, said Sunday.

« When the NHL wants a game here, we will be the first to put up our hands, » said Hopkinson, who has already been to China six times to drum up business for MLSE, which also owns the AHL Toronto Marlies, the NBA’s Toronto Raptors and MLS franchise Toronto FC.

As many as 20 Leafs games are to be shown live this winter on CCTV as part of a 119-game NHL package. MLSE brought four executives to China over the weekend on a visit that was timed to coincide with the presence of Harper and dozens of business leaders from Canada. « Prime Minister Harper likes the idea of using sports as a bridge to China, » said Bo Hu, the Beijing-born manager for MLSE’s international business development. « Being here first is a big advantage. » Some have assumed that the Leafs were trying to emulate the global marketing sensation that Manchester United has become.

Big money may eventually be involved, too. It has not escaped the NHL’s notice that the average ticket price for an NBA pre-season game in China has been $500 US. China already contributes $2.5 million a year to MLSE’s coffers through sponsorships and Mandarin-language advertising on the boards at the Air Canada Centre.

Cette nouvelle est intéressante, car elle montre le formidable potentiel de la mondialisation. En Chine, même si le hockey est très marginal, l’énorme bassin de population fait en sorte que ce sport est plus regarder qu’au Canada !

Il est aussi remarquable de voir des publicités en mandarin sur les bandes du Air Canada Center de Toronto (on a pu les voir samedi dernier). Notons que les Canadiens de Montréal semblent avoir laissé passer ce bateau…

P.-S. On verra les Maple Leafs jouer en Chine avant de voir les Nordiques jouer dans le nouvel aréna de Québec.


3 novembre 2014

Les chiqueux de guenille Chine Coup de gueule Économie En Vidéos Québec

L’escapade de Philippe Couillard en Chine la semaine dernière a débuté bizarrement quand un employé de Quebecor a voulu faire croire aux Québécois que le premier ministre s’était ridiculisé parce qu’il a voulu faire la promotion du porc québécois en Chine. Pourtant, le Canada exporte déjà pour 2,1 milliards de dollars de porc dans ce pays, ce qui fait du Canada le troisième plus gros pays exportateur de porc en chine.

M’enfin, ce qui a surtout retenu mon attention, c’est la question des droits humains, notamment l’incohérence de nos bons médias.

En 2009, lors du premier voyage de Stephen Harper en Chine, voici ce qu’on pouvait lire au Québec:

Les Affaires
L’idéologie n’a pas sa place en diplomatie

Stephen Harper a ignoré la Chine et a même refusé l’invitation d’assister à l’ouverture des Jeux olympiques de Beijing en 2008, contrairement aux chefs de gouvernement de nombreux pays, dont George W. Bush. Stephen Harper a préféré faire des accolades au Dalaï Lama et a profité de différentes occasions pour faire la leçon aux dirigeants chinois sur la question du respect des droits de l’homme. […]

Mais peu importe les raisons qui l’ont amené à bouder la Chine, Stephen Harper se trompe s’il pense que la stratégie commerciale du Canada doit reposer prioritairement sur les échanges avec les États-Unis, notre principal partenaire commercial. Alors que le 20e siècle a été celui des États-Unis, le 21e siècle sera celui de l’Asie, et plus particulièrement de la Chine, dont le produit intérieur brut dépassera celui du Japon en 2010, ce qui en fera la deuxième puissance mondiale.

Bref, on reprochait à Harper de trop en faire pour les droits humains; l’idéologie ne devait pas devenir plus importante que les relations d’affaires entre les deux pays.

Maintenant, voici comment nos médias ont traité la visite de Philippe Couillard en Chine:

La Presse
Droits humains: Couillard ne donnera pas de leçons aux Chinois

Soucieux de ne pas froisser ses hôtes, Philippe Couillard n’a pas l’intention de faire la leçon aux dirigeants chinois sur le problème épineux des droits de la personne, puisqu’il veut surtout parler affaires avec eux.

Au cours du premier point de presse de sa mission chinoise, dimanche, à Shanghai, le premier ministre a indiqué qu’il allait mettre des gants blancs au cours de ses entretiens avec les leaders communistes, dans ce pays où les droits civils comme les libertés d’opinion, de la presse et de la conscience sont bafouées.

Cette question délicate revient hanter chaque premier ministre québécois ou canadien dès qu’il met le pied en Chine et révèle toujours un malaise sur la conciliation difficile des relations économiques et du principe du respect des droits fondamentaux.

Quand Harper parle des droits humains en Chine, on l’accuse d’être trop idéologue. Quand Couillard ne parle pas des droits humains en Chine, on l’accuse d’être trop affairiste. On peut expliquer cette contradiction de la manière suivante: Stephen Harper et Philippe Couillard sont détestés des médias, par conséquent, peu importe leur position vis-à-vis la Chine, les médias vont aborder la question sous un angle négatif.

Mais le chicage de guenille de nos bons médias ne s’est pas arrêté là. De retour au Québec, Philippe Couillard a fait un arrêt à Reykjavik, en Islande, pour faire la promotion du plan nord. Lors de son allocution, le premier ministre a créé une véritable commotion au sein du parti Quebecor puisqu’il s’est adressé aux gens d’affaires réunis uniquement en… anglais ! Parler en anglais en Islande, quel scandale !

Si Couillard avait fait son discours en islandais, il n’y aurait aucune controverse; cette histoire c’est strictement une affaire d’anglophobie et rien d’autre. C’est une autre manifestation du p’tit Québec ethnocentrique. Faites le test, demandez à un Québécois le contraire de « français ». Il ne répondra pas « russes », « allemand », « chinois » ou tout simplement qu’il n’y a pas de bonne réponse; il répondra presque toujours « anglais ».

M’enfin, pour les chiqueux de guenille, voici comment devrait parler un premier ministre québécois à l’étranger:


30 avril 2014

L’électrification des transports Chine Environnement Revue de presse

MIT Technology Review

Selling Teslas in China Won’t Do Much for the Environment
MIT Technology Review

Sales of electric vehicles in China, the world’s largest auto market, have been minuscule despite government incentives meant to put five million of the cars on the nation’s roads by 2020. Tesla Motors hopes to begin changing that as it makes its first deliveries of Model S sedans to customers in China this month.

But while having more EVs might help China reach its transportation goals, it probably won’t improve the environment, given the country’s reliance on coal for more than 70 percent of its electricity. Making matters worse, coal in China is often dirtier than it is elsewhere, and many power plants don’t employ modern emission-control technologies.

Recent research led by Christopher Cherry, a professor of civil and environmental engineering at the University of Tennessee, has shown that in much of the country, an electric vehicle the size of a Nissan Leaf accounts for roughly the same amount of carbon dioxide per mile driven as a comparable gasoline-powered car. On top of that, EVs in China account for a larger amount of dangerous particulate emissions than conventional cars.

N’en déplaise aux verdoyants, le véhicule électrique, en plus de ne pas être très pratique, ne sauvera pas la planète… Mais cela ne devrait pas empêcher les gouvernements de gaspiller des milliards dans des programmes de subventions, histoire de faire plaisir au lobby vert…


27 février 2014

Objectif: le monde ! Chine Économie En Vidéos France Mondialisation

S’il est vrai que le Québec et la France partagent de nombreux travers socialistes, sur certains aspects la France n’est pas tombée aussi bas que le Québec…

Par exemple, en France, il n’y a pas de système protectionniste de gestion de l’offre en agriculture. Résultat: si les étrangers peuvent vendre leur produit en France, les Français peuvent aussi vendre leur produit à l’étranger ! Par exemple, parce que les Français produisent du lait de qualité supérieure, grâce à la mondialisation ils peuvent faire fortune en le vendant à la Chine !

Malheureusement, les producteurs laitiers de chez nous ne peuvent pas participer au boom mondial de l’industrie laitière à cause du système de gestion de l’offre. Ce système interdit la concurrence étrangère ici, mais il interdit aussi l’exportation de nos produits laitiers ailleurs.

Une situation typiquement québécoise: on préfère la sécurité d’un petit marché au potentiel limité plutôt que les risques d’un marché au potentiel illimité…


27 février 2014

Politicien, capitalisme et démocratie… Chine Économie En Chiffres États-Unis Hétu Watch

Politicien, capitalisme et démocratie… Donnez ces trois mots à un gauchiste et il pourra vous pondre, les deux doigts dans le nez, un texte de cinq mille mots expliquant avec moult détails comment le capitalisme permet d’acheter des politiciens corrompant ainsi la démocratie.  On vous racontera aussi que le seul moyen d’éviter les écueils d’une ploutocratie décadente est de se soumettre au dogme du bien commun et de se convertir au socialisme…

Vraiment ?

Voici comment se compare la richesse des politiciens aux États-Unis (première puissance capitaliste) et en Chine (première puissance socialiste):

Ploutocratie

La fortune totale des politiciens chinois s’élève à 94,7 milliards de dollars contre seulement 1,6 milliard aux États-Unis, autrement dit, pour chaque 1$ dans le compte de banque d’un politicien américain, le politicien chinois à près de 60$.

Étrangement, c’est le régime ayant recours à la main visible de l’État qui a produit les politiciens les plus riches…  M’enfin, il n’y a rien de bien étrange quand on y pense: un gouvernement qui, au nom du bien commun, est assez gros pour concentrer le pouvoir et l’argent va forcément enrichir ceux qui détiennent le pouvoir !  Preuve qu’il est plus sage de miser sur la bonne vieille main invisible du marché.

Autre détail intéressant.  En Chine, on estime que dans les industries qui possèdent des contacts au sein du gouvernement et de la haute fonction publique, le taux de mortalité des travailleurs est 5 fois plus élevé que dans les industries qui n’ont pas de contact politique.   Une situation qui s’explique de la manière suivante: les entreprises proches des politiciens peuvent opérer grâce à leurs relations alors que celles éloignées du pouvoir doivent miser sur la sécurité de leurs installations.

Bref, le bien commun est mieux servi par la main invisible du marché que par la main visible de l’État !

Sources:
The Economist
Politics and the purse

BusinessWeek
In China, Politically Connected Firms Have Higher Worker Death Rates


9 mai 2013

Les énergies vertes pour les nuls… Chine Économie Environnement Revue de presse

The Washington Post

Chinese solar panel maker Suntech flames out
The Washington Post

Business was going gangbusters for solar module maker Suntech and its chief executive, Shi Zhengrong, just a few years ago. In 2007, Time magazine called him one of the “heroes of the environment.”

In 2008, CNN named Shi “China’s Sunshine Boy.” In 2009, Fortune anointed him “China’s new king of solar.” That year, New York Times columnist Thomas Friedman also cited Shi and Suntech as models of China’s green leap forward — which he called “the Sputnik of our day” and a spur for U.S. clean energy policy.

Now, however, the Chinese Sputnik has crashed to Earth, and the Sun King has been toppled. Buffeted by fierce global competition, faced with a worldwide manufacturing glut and hobbled by heavy debt, Suntech’s directors ousted Shi on March 4 and defaulted on $541 million worth of convertible bonds 10 days later. The following week, a Chinese court declared the company bankrupt after a petition from eight Chinese banks. On Wednesday, the company announced that its 2012 revenue had plunged 48 percent from the previous year.

Suntech — which in 2011 was the world’s biggest seller of silicon-based photovoltaic modules — was once valued at $13 billion on the New York Stock Exchange; it is worth less than 1 percent of that today.

L’énergie solaire a échoué partout, même en Chine ! Case closed… Les politiciens qui font miroiter les possibilités d’emplois dans ce secteur sont des menteurs ou des imbéciles.


8 mai 2013

Laffer avait raison (encore une fois) Chine Économie États-Unis Revue de presse

Los Angeles Times

Manny Pacquiao chooses Brandon Rios as next opponent
Los Angeles Times

Manny Pacquiao will return to the ring Nov. 23 against Oxnard’s Brandon Rios at the Venetian Macao resort, his promoter and lead advisor announced Monday. The welterweight fight will be televised by HBO pay-per-view.

Although Pacquiao (54-5-2, 38 knockouts) and Rios (31-1-1, 23 KOs) are coming off losses in their most recent fights, veteran promoter Bob Arum said the desire to match the two free swingers against each other was impossible to resist and should produce a strong audience.

“We felt with Rios, based on his past of being an [active] competitor would make this a great fight against Manny,” Arum said. “It’s a fight people want to see. Most boxing fans want to see guys mix it up.

By going to China and not Las Vegas, Pacquiao can avoid paying hefty U.S. taxes that Arum claimed would subtract up to 40% of his purse. The Macao venue played host to an event this year, and Arum is convinced the gambling locale will bring hefty riches to the event.

Existe-t-il encore des gens assez idéologues et dogmatiques pour nier l’existence de la courbe de Laffer ?