Antagoniste


5 avril 2012

En avoir pour son argent Canada Économie En Chiffres Europe

Voici comment performe notre système lorsque l’on prend en considération les sommes d’argent qui y sont investies:

Santé Canada

Bon dernier…

L’explication:

Santé Canada

Aux dernières nouvelles, aucun pays européen n’avait exprimé le désir d’imiter le « modèle canadien »…

Sources:
The Frontier Centre For Public Policy
Euro-Canada Health Consumer Index 2009

Fraser Institute
Value for Money from Health Insurance Systems in Canada and the OECD

3 avril 2012

Le Québec aux Québécois ! Canada Économie Québec

Hedge FundLes ressources naturelles de la province doivent appartenir à tous les Québécois!  C’est un mantra inlassablement répété par les national-socialistes au Québec.

Si les ressources naturelles nous appartiennent, puis-je vous demander quand vous avez reçu un chèque qui a retourné dans vos poches votre part des profits d’Hydro-Québec et des redevances provenant de l’exploitation des ressources naturelles ?

Ne vous y trompez pas, les national-socialistes auront beau répéter leurs slogans, quand ils disent que les ressources naturelles sont la propriété de tous les Québécois, ce qu’ils veulent dire en réalité c’est qu’elles appartiennent exclusivement au gouvernement québécois, ce qui est très différent.

En Alberta, le Wild Rose Alliance a une approche différente…  Cette semaine, le parti de Danielle Smith s’est engagé à retourner dans les poches des Albertains environ 10%* des redevances liées à l’exploitation des hydrocarbures d’ici 2020. Cela représentera une somme de 464$/habitant (1 856$ pour une famille de deux adultes, deux enfants).

Retourner de l’argent dans les poches des gens, pour qu’ils la dépensent eux-mêmes au lieu de l’utiliser pour soutenir les dépenses gouvernementales somptueuses, une énorme bureaucratie, et des programmes gouvernementaux inefficaces.  Il y a juste les « rednecks » de l’Alberta qui sont assez populistes et démagogues pour faire ce genre de chose…

Je me demande si l’opinion des Québécois vis-à-vis les gaz de schiste changerait si le gouvernement introduisait une mesure similaire…

Quand les national-socialistes disent « le Québec aux Québécois » ne vous y trompez pas; ce qu’ils veulent dire en réalité c’est « le Québec au gouvernement québécois » (et à ses syndicats).

*Sur la base que les redevances perçues par le gouvernement représentent 28% des revenus totaux.

3 avril 2012

Top5 Qc/Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (27 mars-2 avril) selon Influence Communication:

Actualité Québec

Actualité Canada

Petit commentaire personnel: 3 des 5 nouvelles les plus médiatisées au Québec se rapportent à des demandes faites au gouvernement… Hors de l’État, point de salut…

Source:
Influence Communication

2 avril 2012

Lisée, prise 10: les fonctionnaires québécois Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Dans son dernier livre, Jean-François Lisée s’est donné la difficile tâche de mettre la droite K.-O. en 15 arguments. Pour vérifier si tel est le cas, voici une série de billets qui reprend chacun des arguments avancés par Lisée pour en vérifier la validité. Attention, car la gauche est sur le point d’encaisser une droite !

Affirmation #10 de Jean-François Lisée: la droite ment quand elle affirme que le Québec est infesté de fonctionnaires. Selon les calculs produits par ce dernier, il y a moins de fonctionnaires au Québec qu’en Ontario.

Selon les chiffres produits par Lisée dans son livre, le Québec compte 25 fonctionnaires par 1 000 habitants alors qu’en Ontario on parle plutôt de 28 fonctionnaires par 1 000 habitants.  Vous l’aurez deviné, Lisée arrive à cette conclusion en se livrant à son cherry-picking habituel…

Voyez-vous, dans son calcul Lisée ne tient compte que des administrations provinciales et municipales, il a sciemment décidé d’ignorer les employés des institutions de services de santé et services sociaux, des Universités & collèges, des commissions scolaires et des sociétés d’État.  Pourtant, tous ces employés sont pris en considération par l’ÉNAP dans leurs calculs.

Voici donc le juste portait de la situation quand on inclut tous les employés qui ont soigneusement été ignorés par Jean-François Lisée:

Lisée Droite

Le Québec arrive en milieu de peloton, le Québec étant la deuxième province la plus populeuse, on serait en droit de s’attendre à faire de plus grande économie d’échelle…  De plus, contrairement à ce qui est affirmé par Jean-François Lisée, l’Ontario fait beaucoup mieux que nous.

Mais ce n’est pas tout…  Dans son livre Jean-François Lisée affirme aussi que nos fonctionnaires, puisqu’ils doivent assumer plus de responsabilités que leurs homologues des autres provinces, sont particulièrement travaillants.

Vraiment ?

Lisée Droite

Si les fonctionnaires québécois travaillaient autant que ceux de l’Ontario, on pourrait couper 10 691 postes, ce qui représenterait des économies de 728 millions de dollars en salaire seulement.

Voilà tout ce que Jean-François Lisée n’a pas jugé bon vous dire à propos de la fonction publique au Québec.

À lire aussi:

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 183-0002, 383-0009 & 051-0001

1 avril 2012

Arguing with Idiots: la gauche radio-canadienne Arguing with Idiots Canada Économie En Chiffres

Lors de la diffusion du budget fédéral jeudi dernier, Radio-Canada a fait tout en son pouvoir pour spinner les chiffres en espérant faire peur aux gens. Imaginez, une agité du bocal présente en studio a même qualifié ce budget de « libertaire » !

Au Téléjournal, on a raconté que le gouvernement allait être « décapité » puisque les dépenses de l’État en pourcentage du PIB allaient être inférieures à ce qui était observé dans les années 60. Pour les gauchistes présents sur le plateau, des coupes aussi « violentes » mettent en péril les fonctions essentielles de l’État. Il s’en est fallu de peu pour qu’on parle d’un retour du « Far West »…

Vous me connaissez, je n’ai pas pu résister à la tentation de vérifier les chiffres pour savoir si les gauchistes avaient raison de grimper dans les rideaux…

Voici donc le niveau de dépenses du gouvernement fédéral en pourcentage du PIB:

Budget Canada

Effectivement, on peut voir que les dépenses du gouvernement en pourcentage du PIB vont tomber en deçà du seuil observé durant les années 60.  Par contre, sauf en 2009 et 2010, années de récession, on peut voir que c’est le cas depuis le début des années 2000.  Les gauchistes voudraient nous faire croire que le gouvernement ne peut assumer ses fonctions essentielles depuis près d’une décennie ?  Un peu de sérieux…

Mais le niveau de dépenses en proportion du PIB n’est pas l’indicateur le plus approprié pour évaluer la taille de l’État.  En effet, quand la croissance économique est soutenue, ce ratio peut diminuer même si les dépenses restent constantes ou augmentent.

Pour avoir un portrait plus juste de la taille de l’État, on doit plutôt regarder le niveau de dépenses par habitant.  Voici ce qu’on obtient:

Budget Canada

Comme on peut le voir, le niveau de dépense par habitant restera bien au-dessus du niveau observé dans les années 60.

De 1961 à 1969, le gouvernement a dépensé en moyenne 3 396$/habitant.  En 2016, quand seront appliquées toutes les coupures annoncées dans le budget, le gouvernement dépensera 7 092$/habitant, un montant 2,1 fois supérieures au seuil des années 60 !!!  En fait, en 2016, le niveau de dépense par habitant sera comparable à celui observé durant les années 90 et 2000.

Corrigez-moi si je me trompe, durant les années 90 et 2000, personne ne mourait dans les rues parce que le gouvernement ne dépensait pas assez…

Morale de l’histoire, quand un gauchiste parle d’économie, il ne faut jamais boire ces paroles.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 380-0022, 380-0030, 051-0005 & 052-0005

Sources:
Ministère Des Finances Du Canada
Perspectives financières

Banque du Canada
Taux et statistiques

1 avril 2012

La transformation du Canada Canada Revue de presse

Calgary Sun

-

Poll: Wildrose continues wild rise
Le Journal de Montréal

Wildrose Party popularity continues to bloom, suggests a new Abacus Data poll conducted for Sun News Network.

The Abacus poll finds the Wildrose has skipped ahead of the PC Party, now leading by 13 percentage points. Compared to a similar Abacus poll in early March, the Wildrose is up 12 percentage points while the Tory party is down six percent.

Provincewide, Wildrose has the support of 41% of decided voters, followed by the PCs at 28%, the Liberals at 16% and the NDP 12%.

Of those decided voters supporting the PCs, 90% said the party is headed in the right direction while 9% said the party is on the wrong track. Of those supporting the Wildrose, 10% said the PC party is headed in the right direction while 88% said the Tories are off track.

Plusieurs ont souligné que le dernier budget conservateur a initié un changement de culture politique à Ottawa. L’élection du Wildrose Alliance, qui s’oppose fermement au maintien du programme de péréquation dans sa forme actuelle, pourrait être un catalyseur de changement encore plus grand pour le pays !

29 mars 2012

Les coupures du fédéral: je me souviens… Canada Économie En Chiffres

Au moment d’écrire ce billet j’ignore encore tout du contenu du prochain budget fédéral, mais si l’on se fie au spin des journaleux, un cataclysme sans précédent est sur le point de frapper le Canada…

Question de mettre les choses en perspective, remontons le temps jusqu’au milieu des années 90, époque où Paul Martin a fait le ménage dans les finances publiques…

Fonfons Fédéraux

De juin 95 à mars 96, 64 751 fonctionnaires ont fait leurs boîtes, une moyenne de 7 195 fonctionnaires mis à pied tous les mois pendant cette période !

Par la suite, le nombre de fonctionnaires a très brièvement augmenté en 96, à cause du recensement, mais les effectifs ont quand même diminué par la suite.

De juin 1995 à juin 1996, c’est 57 946 fonctionnaires qui ont été mis au chômage, ce qui correspond a une baisse non négligeable de 11,2% de la taille de la fonction publique. À titre indicatif, à l’échelle du Québec cela représenterait une coupure de… 14 687 fonctionnaires, en 12 mois seulement !

Quand Paul Martin a massivement réduit la taille de la fonction publique, corrigez-moi si je me trompe, mais je n’ai pas souvenir d’avoir vu des gens mourir dans les rues parce qu’on manquait de fonctionnaires. Qu’importe, je suis sûr que les journaleux vont déchirer leur chemise même si les coupures proposées par les conservateurs seront beaucoup plus modestes…

MISE-À-JOUR

Dans son budget, le gouvernement conservateur a annoncé le départ de… 19 200 fonctionnaires sur une période de… 3 ans. Une moyenne de 533 départs par mois.

Avec Paul Martin, 64 751 fonctionnaires ont fait leurs boîtes en l’espace de 9 mois seulement, une moyenne de 7 195 fonctionnaires remerciés de leurs fonctions chaque mois pendant cette période !

Résumons: les conservateurs vont éliminer 3 fois moins de fonctionnaires sur une période de temps 4 fois plus longue… Et on ose appeler ça « l’austérité » !

Source:
Statistique Canada
Tableau 051-0001

28 mars 2012

L’inefficacité de l’étatisme Canada Économie Gauchistan

Médecine Socialiste

À tous ceux qui pensent que le gouvernement peut améliorer le système de santé en y consacrant plus d’argent…

Depuis 1997, les transferts fédéraux aux provinces pour la santé ont été bonifiés de 97,6 milliards de dollars, une somme amplement suffisante pour combler l’inflation et l’augmentation de la population. Pourtant, le temps d’attente moyen pour recevoir un traitement médical au Canada est passé de 9,5 semaines en 1997 à 19,0 semaines en 2011.

J’espère que les différents partis politiques québécois en prendront bonne note avant d’aller quêter le fédéral… Le problème ce n’est pas le financement, c’est le modèle !

Source:
Fraser Institute
Canadian Federal Health Transfers to the Provinces

27 mars 2012

Top 5 Qc/Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (20-26 mars) selon Influence Communication:

Actualité Québec

Petit commentaire personnel: La 2e nouvelle la plus médiatisée au Québec, le budget de monsieur Bonheur, nous a appris que le Québec croule sous les dettes. Dans la 1ere, 4e et 5e nouvelles les plus médiatisées, on a des gens qui demandent encore plus d’argent au gouvernement.  Comme si personne ne voyait le mur approché.

Dans le reste du Canada, l’arrivée de de Payton Manning avec les Broncos, qui a chassé Tim Tebow de Denver, a eu un poids média de 0,66%… presque le chiffre de la bête !

Source:
Influence Communication

26 mars 2012

Lisée, prise 9: l’efficacité du gouvernement québécois Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Dans son dernier livre, Jean-François Lisée s’est donné la difficile tâche de mettre la droite K.-O. en 15 arguments. Pour vérifier si tel est le cas, voici une série de billets qui reprend chacun des arguments avancés par Lisée pour en vérifier la validité. Attention, car la gauche est sur le point d’encaisser une droite !

Affirmation #9 de Jean-François Lisée: la droite ment quand elle affirme que les Québécois n’en ont pas pour leur argent. Selon Lisée, au Québec nous avons une tonne de services publics qui sont très abordables.

Sans doute l’un des chapitres les plus faibles dans le livre de Lisée…  L’argument, tiré du document Le Québec face à ses défis (fascicule 1), est très simple et se résume en peu de lignes:

  • Les Québécois paient 7 milliards de plus à l’État que les Ontariens.
  • Les Québécois reçoivent 17,5 milliards de plus de service de l’État que les Ontariens.
  • Le rendement est de 250% en faveur des Québécois.

Résumons: au Québec, nous avons des programmes sociaux en abondance et nous ne payons pas beaucoup d’impôt… Autrement dit au Québec nous avons le beurre, l’argent du beurre et le cul de la fermière.  C’est à se demander pourquoi le reste du Canada n’immigre pas massivement au Québec, province où l’argent semble pousser dans les arbres !

Mais comment le Québec peut-il offrir autant de services en payant aussi peu d’impôt ? Le document Le Québec face à ses défis (fascicule 2) permet de répondre à cette question, mais Lisée a été trop paresseux et/ou malhonnête pour nous parler des conclusions de ce document…  Voici ce qu’il dit:

Ministère des finances du Québec
Le Québec face à ses défis (fascicule 2)

Les constats tirés par le comité consultatif et présentés dans le premier fascicule ont été résumés en quelques chiffres.

Le Québec finance davantage de services publics que l’Ontario.

  • Le Québec finance 26 % de plus de services publics que l’Ontario.
  • Si le Québec offrait aux citoyens le panier de services financé publiquement par l’Ontario, il réduirait annuellement ses dépenses de 17,5 milliards de dollars.

Or, le Québec crée moins de richesse que l’Ontario.

  • Le PIB par habitant du Québec est inférieur de 14 % à celui de l’Ontario.
  • Cela signifie que l’assiette fiscale potentielle du Québec (une fois ajustée en fonction du nombre d’habitants) est inférieure de 50 milliards de dollars à celle de l’Ontario.

Pour financer les services publics, nous avons choisi de prélever plus d’impôts et de nous endetter davantage qu’ailleurs.

Nous nous sommes endettés en majeure partie pour financer des dépenses courantes (ce que l’on appelle communément « l’épicerie »).

  • La dette brute du Québec, sur laquelle sont calculés les intérêts que nous devons payer, atteint maintenant 150 milliards de dollars.
  • Les deux tiers sont constitués de « mauvaises dettes », correspondant aux déficits cumulés.

Le niveau élevé de notre endettement réduit notre marge de manoeuvre budgétaire.

  • Nous affectons au service de la dette près de 60 % de l’argent perçu au titre de la TVQ.
  • Nous sommes de plus en plus vulnérables aux fluctuations des taux d’intérêt.
  • Nous sommes exposés plus que jamais aux fluctuations des transferts fédéraux.

Malgré ce niveau élevé d’endettement, nous n’avons pas suffisamment investi dans les infrastructures, ce qui nous contraint à procéder maintenant à un rattrapage rapide.

Avec le temps, notre marge de manœuvre s’est trouvée de plus en plus réduite, et cela, alors que de nouveaux défis se profilent entre temps à l’horizon :

  • l’augmentation des coûts de la santé;
  • l’impact des changements démographiques sur la création de richesse;
  • le rattrapage en matière d’infrastructures.

N.B. Ce document a été rédigé en 2010

Ce deuxième fascicule explique de manière claire et limpide comment en prélevant 7 milliards de moins en impôts que l’Ontario nous avons pu avoir 17,5 milliards de plus en services…  Ce tout de force a été rendu possible par l’endettement et grâce aux transferts du fédéral !  Maintenant, on comprend pourquoi Lisée n’a pas jugé bon nous parler de ce document !

Voici comment se compare l’endettement du Québec et de l’Ontario:

Lisée Droite

Bien que l’écart se soit rétréci depuis 2010, on peut voir que l’endettement du Québec reste largement supérieur à celui de l’Ontario.  C’est de cette manière que le Québec peut se payer plus de service que l’Ontario tout en imposant peu la population, on finance notre mode de vie avec une carte de crédit.  Mais gardez toujours en tête que l’endettement représente de l’impôt que nous avons décidé de reporter à plus tard.  Un jour où l’autre, il faudra passer à la caisse.

Notons aussi que l’Ontario, avec la publication du rapport Drummond, a décidé de prendre de nombreuses mesures pour réduire son endettement.  Au Québec, ce genre de mesure se fait toujours attendre…

Il ne faudrait pas oublier la péréquation:

Lisée Droite

Voilà comment le Québec, en prélevant 7 milliards de moins en taxes et impôts que l’Ontario, peut se payer 17,5 milliards de plus en service: en s’endettant et en utilisant la péréquation venant des provinces riches.  Voilà ce que Jean-François Lisée n’a pas raconté dans son livre, voilà pourquoi son neuvième argument ne vaut pas le papier sur lequel il a été écrit.

Mais Lisée fait aussi une autre erreur dans son chapitre, selon lui plus un service public est financé, plus il sera de qualité.  Voici comment se compare la qualité de certains services de même que les écarts de financement par rapport à l’Ontario (les écarts sont calculés dans Le Québec face à ses défis, fascicule 1).

Lisée Droite

Contrairement à ce qu’affirme Jean-François Lisée, les Québécois n’en ont pas pour leur argent…

À lire aussi:

Sources:
Ministère des finances du Québec
Budgets

Ministère Des Finances Du Canada
Soutien fédéral aux provinces et aux territoires

Banque du Canada
Taux et statistiques

Industrie Canada
Principales statistiques relatives aux petites entreprises

HEC Montréal
Malgré un financement généreux en R-D, le Canada et le Québec innovent très peu

Statistique Canada
Tableau 051-0001, Tableau 105-3024

26 mars 2012

Quand la Saskatchewan donne l’exemple Canada Économie Revue de presse

The Vancouver Sun

-

Saskatchewan Party tables balanced budget
The Vancouver Sun

The Saskatchewan Party government tabled a balanced budget Wednesday that includes some program cuts to make way for new spending promised in the 2011 fall election.

The film employment tax credit, a program designed to encourage film and television production in Saskatchewan, is being eliminated, along with $4 million in annual funding to more than a dozen regional economic development bodies across the province. The provincial drug plan cap that limits per-prescription costs for seniors and children to a maximum of $15 is being bumped to $20.

« Around the world, we are seeing the chaos caused by governments that did not live within their means. Here in Canada other provinces like Ontario face severe choices in the years ahead. Saskatchewan’s economy and our finances are in much better shape, » Finance Minister Ken Krawetz said.

« This budget is keeping the Saskatchewan advantage by keeping the promises we made in the election campaign, keeping our economy strong and growing and keeping our spending sustainable and our budget balanced. »

The province anticipates an overall surplus of $15 million, based on summary financial statements that take into account all government operations including the Crown corporations.

Aucun journaleux, absolument aucun n’a jugé qu’il fût pertinent de parler du budget de la Saskatchewan. Pourtant, c’est un budget absolument remarquable. Pour remplir ses promesses électorales tout en équilibrant le budget, les politiciens ont décidé de faire… des coupures ! Par exemple, fini les subventions pour les films !

C’est l’antithèse du budget de monsieur Bonheur. Le Québec a beaucoup à apprendre de la Saskatchewan. Nos journaleux auraient dû se faire un devoir de comparer notre budget à celui des Saskatchewanais.

25 mars 2012

L’arrogance Canada Économie En Chiffres Mondialisation

Dans la foulée de la fermeture d’Aveos, cette entreprise avec des installations à Montréal qui faisait l’entretien des avions d’Air Canada, de nombreux médias ont évoqué le danger que cette décision faisait planer sur les clients d’Air Canada.

Pourquoi ?  Parce qu’Aveos va probablement délocaliser ses activités au Salvador.  Pour les médias, il va de soi que les Salvadoriens ne peuvent pas être aussi compétents que des Québécois…  Un jugement plutôt arrogant, comme si les Salvadoriens étaient inférieurs aux Québécois…

Ce qu’il faut savoir c’est que depuis le début des années 2000, les compagnies aériennes ont graduellement délocalisé leurs activités de maintenance dans des pays émergents, notamment en Amérique du Sud et en Chine.  Aujourd’hui, plus de 75% des activités de maintenance des avions sont sous-traités.

Cette décision a-t-elle mis en péril la vie des passagers comme l’ont prétendu nos médias cette semaine ?

Sécurité Aviation

Comme on peut le voir, le phénomène de délocalisation n’a pas été marqué par une recrudescence du nombre de tragédies aériennes.  La campagne de peur des médias n’est donc pas justifiée.

Il est aussi ironique de la part des médias de décrier la décision d’Aveos de délocaliser des emplois canadiens au Salvador, après tout, les médias n’arrêtent pas de nous dire qu’il faut redistribuer la richesse…

Source:
Ascend
2011: safest year on record for air travel

21 mars 2012

Police partout, justice nulle part Canada Économie En Chiffres Québec

Dans La Presse cette semaine, on a pu lire cette déclaration d’André Poulin, le directeur de Destination centre-ville, un regroupement de commerçants, au sujet du saccage réalisé par les manifestants contre la brutalité policière: « Les policiers doivent arrêter de protéger les manifestants et protéger nos commerces, nos immeubles, nos voitures et nos citoyens ».

On pourrait aussi parler des actes criminels dirigés contre l’IEDM qui sont restés impunis par les policiers.

Je me suis demandé si cette apparence de laxisme envers les criminels pouvait être imputée au manque d’effectifs policiers.  Voici la réponse:

Police Justice Québec

Comme on peut le voir, le Québec est l’une des provinces avec le plus de policiers…  Il faut donc trouver une autre explication…

Mais peut-être que le Québec ne finance pas adéquatement ses services de police, le cas échéant avoir un grand nombre de policiers serait peu utile.  Voici ce que les chiffres disent:

Police Justice Québec

Comme on peut le voir, le Québec est l’une des provinces qui dépensent le plus dans la sécurité…  Il faut donc trouver une autre explication…

Mais peut-être que le Québec est une province très criminalisée, le cas échéant il nous faudrait beaucoup de policiers pour contenir cette criminalité.  Voici ce que les chiffres disent:

Police Justice Québec

Comme on peut le voir, la charge de travail des policiers au Québec est très légère…  Il faut donc trouver une autre explication…

Mais peut-être que cette charge de travail plus faible se traduit dans la réalité par une plus grande efficacité dans le travail des policiers. Voici ce que les chiffres disent:

Police Justice Québec

Comme on peut le voir, le Québec est l’une des provinces où les policiers ont le moins « d’affaires classées »…

Résumons.  Le Québec est l’une des provinces avec le plus de policiers, qui dépensent le plus en sécurité, nos policiers sont parmi ceux qui ont la charge de travail la plus faible et malgré cette faible charge de travail, ils sont parmi ceux qui attrapent le moins de criminels.

Je ne crois pas que les policiers québécois soient moins intelligents ou plus paresseux que leurs homologues canadiens.  J’ai plutôt l’impression qu’ici les gouvernements ont transformé une bonne partie de nos forces policières en percepteur d’impôts.  Un policier qui fait de la patrouille routière, ce n’est pas la même chose qu’un enquêteur.

L’application du Code criminel est devenue une mission secondaire, on leur demande surtout de distribuer des contraventions.  On se retrouve donc dans une province qui peut compter sur une imposante force policière qui coûte très cher, mais qui est incapable de lutter efficacement contre la criminalité.  Soft on crime comme le dit le sénateur Boisvenu…

Pour donner un billet de vitesse, les politiciens font en sorte que les policiers sont toujours disponibles, mais s’il faut stopper une émeute ou remuer ciel et terre pour attraper des cyberprédateurs, les mêmes politiciens sont beaucoup plus réticents à donner carte blanche à leurs hommes…  Encore une fois, le gouvernement du Québec a failli à une mission essentielle.

« Police partout, justice nulle part » devrait être un slogan de la droite, pas de la gauche.

Jean-Marc Fournier, le ministre de la Justice, a déjà dit que le Québec était l’une des provinces les moins criminalisées.  Alors j’ai une question pour le ministre: si la criminalité au Québec est si faible, pourquoi dépenser autant pour une force policière aussi imposante ? On veut protéger la population ou la taxer avec des contraventions ?

Sources:
Statistique Canada
Tableau 254-0002
Tableau 252-0052
Statistiques les plus récentes disponibles

20 mars 2012

Top 5 Qc/Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (13-19 mars) selon Influence Communication:

Actualité Québec

Actualité Canada

Quelques faits intéressants:

  • La grève étudiante ne fait pas partie des cinq sujets les plus tweetés.
  • Les étudiants qui s’opposent à la hausse des frais de scolarité ont 7 fois plus de couvertures dans les médias que les étudiants qui sont contre.

Petit commentaire personnel: Le soccer est au sport, ce que la vague orange est à la politique… Une jolie bulle gonflée par les médias…

Source:
Influence Communication

19 mars 2012

Lisée, prise 8: la fiscalité des entreprises québécoises Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Dans son dernier livre, Jean-François Lisée s’est donné la difficile tâche de mettre la droite K.-O. en 15 arguments. Pour vérifier si tel est le cas, voici une série de billets qui reprend chacun des arguments avancés par Lisée pour en vérifier la validité. Attention, car la gauche est sur le point d’encaisser une droite !

Affirmation #8 de Jean-François Lisée: la droite ment quand elle affirme que le Québec impose un fardeau trop lourd à ses entreprises.  Selon Lisée, le Québec est l’un des endroits dans le monde où les entreprises sont les moins imposées.

La démonstration de Jean-François Lisée est en deux parties.

La première « preuve » de Lisée est un document du ministère des Finances du Québec qui compare les taux effectifs marginaux sur l’investissement et qui montre que le Québec impose moins ses entreprises que le reste du Canada et que les pays de l’OCDE.  Le problème avec ce document ?  On ne tient pas compte d’une foule de facteurs régionaux et des particularités des régimes fiscaux propres à chaque province.  D’ailleurs depuis quand peut-on croire le ministère des Finances quand il nous dit que nous sommes peu imposés ?  Une étude réalisée par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante permet de comparer le Québec aux autres provinces, nos compétiteurs immédiats:

Lisée Droite

Lisée Droite

Lisée Droite

Comme on peut le voir, le Québec est loin d’être la province qui impose le moins ses entreprises…

Mais ce n’est pas tout, il faut aussi considérer les charges sociales i.e. les cotisations versées par les employés ou les employeurs. Qu’on pense pour le Québec à la CSST, le RRQ ou le régime d’assurance parentale. Même si ces cotisations ne constituent pas un impôt corporatif, mais elles incarnent néanmoins un impôt sur la masse salariale.  À ceci il faut aussi ajouter les impôts fonciers et sur le capital.

Encore une fois, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante a réalisé un classement qui permet de tenir compte tous ces facteurs en calculant un indice pour les charges sociales et les impôts des sociétés, fonciers et sur le capital:

Lisée Droite

Le Québec est en queue de peloton, on est bien loin des lunettes roses de Jean-François Lisée…

Et cette lourde fiscalité combinée au fardeau réglementaire n’est pas sans conséquence, si le Québec est un paradis fiscal pour les entreprises, cela ne se voit pas sur le terrain…

Lisée Droite

Le deuxième argument de Jean-François Lisée est une étude de la firme KPMG qui montre qu’à l’échelle de la planète, Montréal est la troisième ville où le coût d’exploitation des entreprises est le plus faible…  Si tel est vraiment le cas, alors cela devrait pouvoir se mesurer concrètement.  Voici donc comment performe Montréal à l’échelle du Canada, si Montréal est au sommet de la hiérarchie mondiale, il devrait en être de même dans notre pays.

Lisée Droite
Basé sur le classement du Financial Post 500 (500 plus grandes entreprises au Canada).

Pour une ville qui est censée trôner au sommet, Montréal s’en tire plutôt mal au Canada…

Lisée Droite

Montréal est encore une fois dans une classe à part, malheureusement pour Lisée, ce n’est pas une classe à laquelle on désire appartenir…

Si le Québec est un paradis fiscal pour les entreprises et si Montréal est l’une des villes où faire rouler une entreprise est le plus abordable, cela semble un secret très bien gardé…

À lire aussi:

Sources:
CANADIAN FEDERATION OF INDEPENDENT BUSINESS
Fiscalité : À la recherche de l’excellence

Industrie Canada
Principales statistiques relatives aux petites entreprises

Fraser Institute
Corporate headquarters in Canada

Statistique Canada
Tableau 282-0116

16 mars 2012

Où sont les meilleures récoltes ? Canada Économie En Chiffres États-Unis Europe Mondialisation

Les subventions agricoles constituent des mesures protectionnistes qui entravent le développement de l’agriculture dans plusieurs pays pauvres. Voici dans quelle mesure les pays industrialisés subventionnent leur agriculture:

Subventions Agricoles

Subventions Agricoles

Subventions Agricoles

Pour ceux qui pensent que les subventions sont nécessaires pour avoir un secteur agricole vigoureux… Pour l’année 2010 en Nouvelle-Zélande, l’agriculture représentait 4,7% du PIB contre 1,9% pour le Canada, et ce, même si le Canada subventionne 35 fois plus..

Source:
OCDE
Politiques agricoles: suivi et évaluation 2011 – Pays de l’OCDE et économies émergentes

13 mars 2012

La productivité des associations étudiantes québécoises Canada Coup de gueule En Chiffres Gauchistan Québec

Puisque les associations québécoises sont en quelque sorte la ligue américaine du PQ, des syndicats et de tout ce qui traîne à gauche, il ne faudrait pas se surprendre de constater que celles-ci soient coûteuses, peu productives et hyper-bureaucratisées…

Voyez par vous-même comment nos valeureuses associations, la FEUQ et la FECQ, se comparent à leurs équivalents dans le reste du Canada:

Grève Associations Étudiantes

Pas très productive les associations étudiantes québécoises… Ailleurs au Canada dans certaines associations étudiantes, 1 officier représente presque 3 fois plus d’étudiants qu’ici…

Et le plus beau au Québec c’est que le gouvernement encourage cette lourdeur bureaucratique en distribuant des subventions pour payer le salaire des permanents élus des associations étudiantes.  Vous avez bien lu, le salaire des permanents n’est pas uniquement payé par les cotisations des étudiants, mais aussi par nos impôts !  Les montants peuvent atteindre 9 096$ par année, la FEUQ et la FECQ se partageant à elles seules un montant qui oscille entre 100 000$ et 150 000$ par année.  Voilà qui incite à transformer les études en carrière professionnelle.

Voilà qui explique aussi comment la FEUQ a eu les moyens de se payer les services de la firme de communication Octane en 2010…

Si vous êtes un étudiant et que tout ceci vous indispose, je vous rappelle qu’il est possible de quitter votre association étudiante, tous les détails ici: jemeretire.ca

13 mars 2012

Top 5 Qc/Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (6-12 mars) selon Influence Communication:

Actualité Québec

Actualité Canada

Scandale des commandites : 10 ans

Après 10 ans de médiatisation, le dossier du scandale des commandites peut-être considéré comme la plus importante nouvelle des années 2000 au Québec, en termes de volume et de longévité.

Depuis le 11 mars 2002, 91 973 articles de journaux ont été publiés au Canada dont 32 % au Québec.

L’ensemble des stations de radio et de télévision du Canada ont diffusé 412 611 mentions pour un total de 11 263 heures de temps d’antenne ou plus de 469 jours de diffusion.

Les médias québécois ont contribué pour 56 % du volume grâce notamment à la diffusion des travaux de la Commission Gomery.??Aucune autre nouvelle n’a généré autant de couverture sur une aussi longue période depuis l’an 2000 au Canada.??Si l’on convertissait tout l’espace et le temps d’antenne en publicité, la valeur d’une telle campagne frôlerait le milliard de dollars.

Voici le premier article publié le 11 mars 2002 sur le sujet

http://www.theglobeandmail.com/archives/article1035745.ece

Petit commentaire personnel: Les libéraux n’étant plus la cible à abattre par la presse nationaleuse québécoise, ce rôle est maintenant assumé par les conservateurs, il n’est pas étonnant que le scandale des commandites n’ait pas été rappelé à la mémoire des gens en ce dixième anniversaire. Surtout que dans leur croisade anti-conservatrice, les médias ont fait du PLC un allié ! L’ennemie de mon ennemie est un ami…

Source:
Influence Communication

13 mars 2012

La fabrication d’un scandale (redux) Canada Coup de gueule Revue de presse

The Globe And Mail

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Online form letters behind ‘majority’ of 31,000 robo-call complaints
The Globe And Mail

Elections Canada says the bulk of the 31,000 messages it’s received from Canadians concerning fraudulent robo-calls in the 2011 ballot were merely form letters.

“The majority of those contacts were made via automated forms or online form letters,” agency spokesman John Enright said Monday.

Form letters such as those generated by activist website Leadnow.ca – which encourages Canadians to submit them – do not spell out an allegation about specific robo-calls but merely raise concern about the subject.

Separately Monday, the Conservatives tried to turn the tables on opposition attacks over fraudulent robo-calls in Guelph by hammering the Liberals over automated calls made by Grit candidate Frank Valeriote during the 2011 campaign.

The anti-Conservative robo-call in Guelph surfaced at the end of last week and the Liberals have publicly acknowledged they were behind it. The recorded message does not tell listeners it was funded by the Valeriote campaign.

Un sondage publié dimanche montre que les conservateurs n’ont perdu aucun appui suite à ce fameux scandale des robocalls. Le public semble avoir été assez brillant pour réaliser que les médias ont voulu instrumentaliser cette histoire pour faire campagne sur le dos des conservateurs. Surtout quand on apprend, plus d’une semaine plus tard, que les libéraux ont utilisé des robocalls illégaux durant la campagne.

12 mars 2012

Lisée, prise 7: les syndicats québécois Canada Coup de gueule Économie En Chiffres États-Unis Gauchistan Québec

Dans son dernier livre, Jean-François Lisée s’est donné la difficile tâche de mettre la droite K.-O. en 15 arguments. Pour vérifier si tel est le cas, voici une série de billets qui reprend chacun des arguments avancés par Lisée pour en vérifier la validité. Attention, car la gauche est sur le point d’encaisser une droite !

Affirmation #7 de Jean-François Lisée: la droite ment quand elle affirme que les syndicats représentent un boulet économique pour le Québec.

La démonstration de Jean-François Lisée est aussi succincte que faiblarde.  Pour parvenir à cette conclusion, Lisée nous représente le graphique comparant la croissance du PIB/habitant pour le Québec et les États-Unis.  Ce graphique, qui avait déjà été présenté dans le premier chapitre de son livre, a déjà été critiqué dans un billet précédant.  Résumons simplement en disant qu’entre 1981 et 2010, la croissance annuelle moyenne au Québec, qui est syndiqué à 39%, a été de 1,34% contre 1,71% pour les États-Unis qui sont syndiqués à 11,8%.

On pourrait aussi dire qu’au Québec, la province la plus syndiquée, est aussi la province où l’on travaille le moins, l’une des provinces où la productivité et la croissance de la productivité sont les plus faibles et l’une des provinces où les revenus et la croissance des revenus sont les plus faibles.  Par contre, l’Alberta, qui est la province la moins syndiquée au Canada, se classe en tête de liste dans chacune de ces catégories.  Comme quoi les travailleurs albertains n’ont pas eu besoin des syndicats pour profiter de la manne pétrolière.

Mais faisons l’analyse que Jean-François Lisée a été trop paresseux pour faire.  Voici la relation qui existe entre le taux de chômage et le taux de syndicalisation, on verra bien si la syndicalisation est un boulet économique…

Lisée Droite
1997, première année avec des statistiques disponibles; en rouge les États américains, en vert les provinces canadiennes, en bleu le Québec

On observe une relation positive entre le taux de syndicalisation et le taux de chômage. Même si le chômage dépend de bien d’autres facteurs que la syndicalisation, la tendance suggérée par ce graphique tant à confirmer que la syndicalisation représente bel et bien un fardeau économique.

On peut aussi constater que les syndicats représentent un boulet économique quand on regarde l’évolution du nombre de travailleurs dans l’industrie manufacturière, qui a fortement été éprouvée depuis quelques années:

Lisée Droite

Au Québec, depuis 1997, 64,1% des pertes d’emploi dans l’industrie manufacturière proviennent des entreprises syndiquées contre 35,9% pour les entreprises non syndiquées. Encore une fois, on peut voir que la syndicalisation représente un fardeau à porter pour les travailleurs.

Le même phénomène est observable aux États-Unis.  Entre 1981 et 2010, l’emploi dans le secteur manufacturier syndiqué a diminué de 73% alors que dans le secteur non syndiqué la perte n’est que de 14%.

Il est fini le temps où la gauche pouvait dire que les syndicats sont nécessaires pour protéger les emplois des travailleurs, ils ont tellement tiré sur l’élastique que les entreprises syndiquées doivent maintenant mettre des gens à la porte. Ma question pour les gauchistes: veut-il mieux ne pas avoir d’emploi du tout que d’avoir un emploi non syndiqué ?

La syndicalisation s’accompagne aussi d’autres effets pervers.  Une étude publiée dans le Industrial and Labour Relations Review montre qu’une industrie à taux de syndicalisation moyen affiche un taux d’investissement brut en capital inférieur de 18 % à 25 % par rapport à une industrie non syndiquée.

Une autre étude publiée dans le Canadian Journal of Economics montre de son côté que l’investissement en recherche et développement est de 28% et 40% plus faible lorsqu’on passe d’une industrie marginalement syndiquée à une industrie fortement syndiquée.

On pourrait aussi parler de l’hyper-syndicalisation dans l’industrie de la construction qui coûte aux Québécois 3,4 milliards de dollars et 52 000 emplois.

Dans son livre Lisée défend les syndicats en disant que le coût de la non-syndicalisation est élevé pour les travailleurs.  Il fait notamment mention des heures supplémentaires non payées et des pauses repas écourtées…  Par contre Lisée, ne parle pas du coût de la syndicalisation: pertes d’emplois, faibles investissements, hausse des coûts…  Cela ne semble pas être très important pour la gauche.  Je repose donc ma question, veut-il mieux ne pas avoir d’emploi du tout que d’avoir un emploi non syndiqué ?

De plus, si Jean-François Lisée a raison et que les syndicats font un travail remarquable pour protéger les droits des travailleurs, alors pourquoi les syndicats tiennent-ils mordicus à la formule Rand qui oblige les travailleurs à être membres d’un syndicat ?

Si les syndicats font un bon travail, les travailleurs choisiront d’être membres sans qu’on les y contraigne.

De plus, si les syndicats font un si bon travail, alors pourquoi la profession de syndicaliste est-elle l’une des moins respectées au Québec ? Seulement 24% de la population font confiance aux syndicalistes, c’est la même proportion qui fait confiance aux entrepreneurs en construction.  Sachant que 39% des travailleurs québécois sont syndiqués, cela implique que beaucoup de syndiqués ne font pas confiance à leur organisation…

Les syndicats ont peut-être peur de ceci:

Lisée Droite

Parlant de la formule Rand, aux États-Unis, dans 22 des 50 États, la formule Rand a été abolie (ce que les Américains appellent des Right-to-Work States).

Dans ces États, en 2011, le taux de chômage était de 8,7%. Dans les États où l’adhésion au syndicat est obligatoire (maintien de la formule Rand), le taux de chômage était de 9,1%. La différence de 0,4 pt de % peut sembler minime, mais elle représente néanmoins 395 000 emplois.

De plus, dans ces États, de 2008 à 2009, année où la récession a frappé de plein fouet, la croissance économique a été de -1,66%. Dans les États où l’adhésion au syndicat est obligatoire, la croissance économique a été de -2,42%. C’est une différence non négligeable de 46% entre les 2 systèmes.

Somme toute, Jean-François Lisée a tort quand il affirme que le syndicalisme québécois n’est pas un boulet économique tout comme il a tort quand il affirme que le coût de la non-syndicalisation est prohibitif.   Je repose pour une troisième fois ma question, car elle est primordiale: veut-il mieux ne pas avoir d’emploi du tout que d’avoir un emploi non syndiqué ?

À lire aussi:

Sources:
Statistique Canada
Tableau 282-0078
Tableau 282-0087

U.S. Bureau of Labor Statistics
Local Area Unemployment Statistics
Economy at a Glance

Unionstats.com
State: Union Membership

9 mars 2012

Un régime riche en gras Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan

Les conservateurs ont déjà annoncé qu’ils voulaient réduire les dépenses du gouvernement de 5 à 10% dans leur prochain budget.  Il n’en fallait pas plus pour que les gauchistes grimpent dans les rideaux. De telles coupures risquent de provoquer le retour de la peste bubonique, des pluies de grenouilles et la mort de tous les premiers-nés…

Question de mettre les choses en perspective, voici ce que représente une coupure de 10% dans les dépenses du gouvernement…

Dépense Harper

Même avec des coupures de 10%, le gouvernement continuera de dépenser plus d’argent qu’en 2006, année où Stephen Harper est devenu premier ministre.  Corrigez-moi si je me trompe, mais en 2006, personne ne mourait dans les rues parce que le gouvernement ne dépensait pas assez…

Les gauchistes disent que l’atteinte de l’équilibre budgétaire relève de l’idéologie.  Ce qu’ils oublient de dire c’est que refuser d’équilibrer le budget relève aussi de l’idéologie, une idéologie irresponsable qui plus est…

P.-S. Dans mon graphique, je surestime les coupures prévues par le gouvernement conservateur puisque les chiffres présentés incluent les transferts aux provinces et aux individus.  Or, les conservateurs ont déjà annoncé que ces deux postes budgétaires étaient exclus de leur calculs.

Sources:
Ministère Des Finances Du Canada
Rapport financier annuel du gouvernement du Canada

Statistique Canada
Tableau 051-0001

Banque du Canada
Taux et statistiques

7 mars 2012

La fabrication d’un scandale Canada Coup de gueule Revue de presse

The Globe And Mail

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If robo-calls were meant to keep voters away, they failed miserably
The Globe And Mail

Tales of voter suppression in the last federal election have emerged across the country. But while ridings alleged to have been targeted by these tactics were won by smaller margins than those not implicated, an analysis of these ridings indicates voter turnout was higher, not lower, than elsewhere in Canada.

An analysis of these ridings shows turnout averaged 61.6 per cent, slightly higher than the 60.9 per cent average turnout in ridings where no allegations of impropriety have been reported. If we only focus on the ridings in which allegations of misleading robo-calls have been made, the turnout averaged 62 per cent.

Compared to 2008, turnout increased by 4.7 per cent in these ridings. It increased by only 3.9 per cent in ridings that have not been implicated in the scandal. Turnout in neighbouring untainted ridings does not seem to have been significantly different. If these allegations of voter suppression tactics are indeed true, they do not appear to have been very successful.

The average margin of victory in 2008 in ridings where no allegations have been made was 10,927 votes and 25 percentage points. In ridings where allegations of misleading calls have been made, that margin was only 6,191 votes and 14.2 percentage points, not dissimilar from the 2011 results.

Pourquoi ce genre d’analyse est absente dans les médias du Québec ? Poser la question c’est y répondre…

6 mars 2012

Du sable dans l’engrenage des écologistes Canada En Images Environnement

Une tuile vient de s’abattre sur les enverdeurs…

Une étude publiée par la NASA, une organisation qu’on ne peut pas accuser d’être à la solde des pétrolières, arrive à la conclusion que l’exploitation des sables bitumineux est beaucoup moins polluante qu’on ne l’imaginait…

Selon les analyses de la NASA, la pollution émise par l’ensemble des sites d’exploitation des sables bitumineux de l’Athabasca est comparable à la pollution émise par une centrale au charbon.  Voici à quoi ressemble la pollution dans la région de l’Athabasca:

Sables bitumineux de l'Athabasca

Pas de quoi fouetter un chat !

À titre indicatif, on compte 1 396 centrales au charbon aux États-Unis.  Du côté de la Chine, qui a vertement critiqué le Canada pour s’être retirée du protocole de Kyoto, on compte 620 centrales au charbon et on estime que 2 nouvelles centrales sont construites toutes les semaines.

Source:

Emissions from Oil Sands Mining

6 mars 2012

Top5 Qc/Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (28 février-5 mars) selon Influence Communication:

Actualité Québec

Actualité Canada

Petit commentaire personnel: Avec la semaine de relâche qui débute, parions que les étudiants vont dégringoler dans le prochain classement…

Source:
Influence Communication

5 mars 2012

Lisée, prise 6: la fiscalité des Québécois Canada Coup de gueule Économie En Chiffres États-Unis Gauchistan Québec

Dans son dernier livre, Jean-François Lisée s’est donné la difficile tâche de mettre la droite K.-O. en 15 arguments. Pour vérifier si tel est le cas, voici une série de billets qui reprend chacun des arguments avancés par Lisée pour en vérifier la validité. Attention, car la gauche est sur le point d’encaisser une droite !

Affirmation #6 de Jean-François Lisée: la droite ment quand elle affirme que le Québec est un « enfer fiscal ». Selon Lisée, le Québec est l’un des endroits dans le monde où les gens sont les moins imposés.

Selon les calculs présentés par Jean-François Lisée dans son livre, les Québécois seraient moins imposés que les Canadiens, les Américains et la quasi-totalité des pays industrialisés !  Pour parvenir à cette conclusion, Jean-François Lisée utilise un artifice très ingénieux (et malhonnête), il déduit des impôts payés par les gens, les « services » qu’ils sont reçus du gouvernement.  Par exemple, si une personne paye 10 000$ en impôts et reçoit 8 000$ en services gouvernementaux, son niveau d’imposition réel ne serait que de 2 000$.

Le problème avec ce genre de calcul, Jean-François Lisée fait abstraction de la qualité des services reçus i.e. il ne se demande pas si les contribuables en ont pour leur argent.  C’est un peu comme si un critique gastronomique qui mange exactement le même hamburger dans un McDonald’s pour 5$ et dans un restaurant cinq étoiles pour 50$ parvenait à la conclusion que le hamburger du restaurant cinq étoiles est le meilleur parce que le restaurateur lui a fourni un service qui valait 50$.

Voici à titre d’exemple la qualité des services produits par le gouvernement québécois dans quelques-unes de ses sphères d’activité:

Lisée Droite

Lisée Droite

Lisée Droite

Lisée Droite

Des temps d’attente de 17 heures dans les urgences, des CHSLD qui servent de la nourriture infecte, un ministère de l’Éducation qui cache désormais ses chiffres sur le décrochage pour dissimuler sa médiocrité, des listes d’attente interminable pour avoir accès à des CPE...  Voilà les services que les Québécois reçoivent en échange de leurs impôts…

Si les Québécois payaient très peu d’impôts/de taxes/de tarifs, il serait normal que le gouvernement nous donne en retour des services merdiques, or ce n’est pas le cas!  Voici à quoi ressemble la fiscalité des particuliers au Québec:

Lisée Droite

Lisée Droite

Lisée Droite

Maintenant, posez-vous la question: ces impôts permettent-ils aux Québécois d’avoir de meilleures écoles, de meilleurs soins de santé, de meilleures routes que les autres provinces ?

Les Québécois sont ceux qui payent le plus tous azimuts, mais Lisée veut nous faire croire que les « services » que l’on reçoit du gouvernement compensent.  Avec les impôts que l’on paye, le Québec devrait offrir des services cinq étoiles mur à mur.  Or, comme je l’ai montré dans les graphiques ci-haut, on doit se contenter de services merdiques, alors que nous devrions être en tête dans tous les classement avec l’argent que l’on verse au gouvernement.

Un autre moyen pour calculer la lourdeur fiscale consiste à faire le rapport entre le « revenu personnel disponible » et le « revenu disponible ».  Le « revenu disponible » mesure la totalité des sommes gagnées par un individu, que ce soit un revenu d’emploi ou de placements.  Le « revenu personnel disponible » mesure ce qui reste dans les poches d’un individu après le paiement des impôts/taxes/tarifs faits à tous les paliers de gouvernement.  Le rapport entre le « revenu personnel disponible » et le « revenu disponible » donne la proportion du revenu gagné par un travailleur qui ne finit pas dans les coffres des gouvernements.  Voici la mesure de ce rapport à l’échelle de l’Amérique du Nord:

Lisée Droite

Les Québécois sont ceux qui payent le plus d’impôts et qui reçoivent les services les plus médiocres.  Contrairement à ce qu’affirme Lisée, la belle province mérite amplement son qualificatif d’enfer fiscal.

D’ailleurs, si le Québec n’était pas un enfer fiscal comme le prétend Lisée, si le Québec offrait le meilleur rapport qualité/prix pour ses impôts et ses services, les Québécois ne seraient pas si nombreux à quitter la province:

Lisée Droite

Je n’ai pas été en mesure de trouver des chiffres sur la migration entre le Québec et les États-Unis.  Par contre, ces statistiques sont disponibles pour le Canada. Selon une étude de Statistique Canada publiée il y a trois ans, entre 2000 et 2004, chaque année, 68 900 Canadiens sont allés vivre aux États-Unis. À l’opposé, seulement 6 110 Américains sont venus vivre au Canada…

Donc sachant que le Québec a un solde migratoire négatif avec le reste du Canada et sachant que le Canada a un solde migratoire négatif avec les États-Unis, on peut raisonnablement supposé que plus de Québécois décident d’aller vivre aux États-Unis qu’il y a d’Américains qui décident de venir vivre au Québec.

À lire aussi:

Sources:
The Frontier Centre For Public Policy
Canada Health Consumer Index 2011

Statistique Canada
Statistiques sur les tribunaux de juridiction criminelle pour adultes, 2008-2009
L’âge de l’infrastructure publique : une perspective provinciale
Tendances du taux de décrochage et des résultats sur le marché du travail des jeunes décrocheurs
Tableau 384-0012
Tableau 051-0018

CANADIAN FEDERATION OF INDEPENDENT BUSINESS
Fiscalité : À la recherche de l’excellence

U.S. Census Bureau
Personal Income