Antagoniste


28 avril 2011

Arguing with Idiots: Benoît Dutrizac Arguing with Idiots Canada Économie Election 2011

ÉtatismeSi les idées de la gauche passent si bien dans les médias, c’est parce que la gauche a un avantage indéniable sur la droite: son discours s’adresse aux émotions des gens plutôt qu’à leur raison.  Pour un journaliste paresseux, il sera toujours plus facile d’utiliser le plus petit dénominateur commun des sentiments plutôt que de susciter une véritable réflexion.

Un excellent exemple de cette situation: hier, Benoît Dutrizac a louangé la politique du NPD visant à limiter les taux d’intérêt sur les cartes de crédit.  Tasha Kheiriddin, du National Post, a bien tenté de raisonner l’animateur, mais son discours plutôt mou est tombé à plat quand Dutrizac a accusé les banquiers d’être des crosseurs professionnels faisant des profits de 19 milliards sur le dos du pauvre monde.

Voici donc pourquoi la mesure du NPD à propos des cartes de crédit est stupide.  Attention, je vais faire appel à votre intelligence.

La mise en situation

Avec la mesure de Jack Layton, les taux sur une carte de crédit seraient fixés environ de 8% (+5% du taux de la Banque du Canada qui est actuellement de 3%). C’est un taux similaire à celui offert dans les institutions financières pour un prêt personnel.  Par contre, quand on fait un prêt personnel en institution financière, il y a une enquête de crédit et plus souvent qu’autrement on doit offrir une garantie.  Somme toute, si le coût du crédit dans une banque est plus faible que celui sur une carte de crédit, c’est parce que la banque prend moins de risque puisque ce prêt est conditionnel.

Donc, avec la mesure du NPD, les gens auraient accès à un crédit bon marché même si la banque doit prendre plus de risque puisque le prêt est fait par l’intermédiaire d’une carte de crédit.

Les conséquences ?

Puisque le crédit serait moins cher, cette mesure faciliterait l’accès au crédit et, par conséquent, on inciterait les gens à s’endetter.  Quand on sait que le taux sur une carte de crédit sera de 8% au lieu du 20% habituel, on est plus disposé à utiliser ce mode de paiement i.e. moins une chose est cher, plus on a tendance à la sur-utiliser.  C’est d’ailleurs l’objectif avoué de cette mesure néo-démocrate, on veut que l’utilisation de la carte de crédit soit moins douloureuse: « With the rising price of everyday essentials like groceries, home heating, filling up the tank, far too many families have had to turn to their credit cards to make ends mee ».

Qui veut faire l’ange fait la bête

Puisque cette mesure va encourager l’utilisation de la carte de crédit, il y aura invariablement une augmentation du nombre de défauts de paiement puisque contrairement aux prêts personnels, cette forme de crédit comporte plus de risque pour les institutions financières.

Comment les banques pourraient-elles réagir ?

Le comportement responsable consisterait à réduire de manière significative les marges sur les cartes de crédit ou encore donner des cartes de crédit uniquement aux gens qui représentent un risque minimum.  Mais cette solution irait à l’encontre de la mesure du NPD qui veut faciliter l’accès au crédit, on peut donc imaginer une loi qui obligerait les banques à émettre des cartes de crédit. De plus, les banques font de l’argent en prêtant de l’argent, donc en limitant l’émission des cartes de crédit, on limiterait du même coup les profits.

De manière réaliste, la réaction des banques seraient probablement la suivante: « we are too big to fail » !  Donc, il ne serait pas étonnant que les banques décident de prendre d’énormes risques avec leurs cartes de crédit dans l’espoir d’encaisser des profits puisqu’en cas de défauts de paiement massifs, celles-ci pourraient compter sur l’aide de l’État pour les sauver de la faillite.

L’histoire se répète…

Mes lecteurs les plus allumés ont probablement déjà compris que la mesure préconisée le NPD équivaut à la mise en place d’un système de « sub-prime » similaire à celui qui a causé une crise économique aux États-Unis ! N’oublions pas que cette crise a été provoquée par le système de réglementation qui a obligé les banques de faire du crédit risqué aux gens qui voulaient s’acheter une maison, on a vu le résultat (le dossier complet ici).  Aux États-Unis la crise est venue du marché immobilier; avec le NPD elle viendrait plutôt du marché des cartes de crédit.

Mais quand on est un animateur de radio comme Benoît Dutrizac, il est plus facile de faire de la démagogie et du populisme i.e. s’adresser aux émotions des gens, plutôt que d’essayer d’avoir une conservation s’adressant à leur raison.


26 avril 2011

Les années Harper Canada Économie Election 2011 En Chiffres International Récession

Le bilan économique de Stephen Harper depuis son élection en 2006:

Économie Canada

Économie Canada

Économie Canada
N.B.:Le Japon, qui caracole à plus de 200%, n’est pas présent sur ce graphique.

Le gouvernement Harper dépense-t-il trop ? Oui.

Les déficits du gouvernement Harper sont-ils trop élevés ? Oui.

La dette a-t-elle augmenté sous le gouvernement Harper ? Oui.

Mais quand on se compare, on se console…

Voter conservateur, c’est accepter qu’on ne puisse aller au bal avec la plus belle fille de l’école, mais que c’est toujours mieux que de passer la soirée tout seul chez soi…

Source:
International Monetary Fund
World Economic Outlook Database, April 2011 Edition


20 avril 2011

La dépendance des Québécois Canada Économie Election 2011 En Chiffres Gauchistan Québec

Hier, Pierre Duhamel a publié un excellent billet (j’en suis jaloux) sur le niveau de pauvreté des Québécois.  L’an dernier, j’avais fait un exercice similaire en montrant que les Québécois étaient devenus hyper-dépendant des gouvernements.  Pour complémenter le billet de Pierre Duhamel, et celui que j’ai déjà publié précédemment, voici une statistique très intéressante: l’indice de dépendance économique.

Plus cet indice est élevé, plus les citoyens d’une province dépendent des paiements de transferts gouvernementaux.  Question de démolir une idée propagée par le Bloc Québécois voulant que le Québec ne reçoive pas « sa juste part » du fédéral, j’ai comparé les indices canadiens pour 2000 et 2008 pour chaque province.

Dépendance Québec

Le Québec se classe en milieu de peloton, on ne peut donc pas vraiment conclure que le Québec ne reçoit pas sa juste part.

Mais la statistique qui est sans contredit la plus intéressante, c’est l’évolution de l’indice de dépendance entre 2000 et 2008 (statistique la plus récente).  Toutes les provinces, à l’exception de l’Ontario et du Québec, ont diminué leur indice de dépendance.  Dans le cas de l’Ontario, la progression a été de 10,0% alors que le Québec a fait encore pire avec une augmentation de 11,6%.

Nous sommes très loin de la performance de Terre-Neuve, la Saskatchewan et l’Alberta qui ont connu des baisses spectaculaires de 13,4%, 23,9% et 25,2% respectivement.

Pour citer ce que j’avais écrit il y a un an…Pour redistribuer la richesse, il faut taxer.  Quand on taxe, on nuit à l’économie et quand on nuit à l’économie on s’assure que les pauvres restent pauvres et surtout, on les condamne à être dépendants du gouvernement…  Et les gouvernements adorent les gens dépendants, c’est une clientèle électorale captive…

Source:
Statistique Canada
Tableau 111-0025


19 avril 2011

La « génération Paillé » Canada Économie Election 2011 En Vidéos Gauchistan Québec

Madame Paillé est devenue une figure emblématique du débat suite à un vigoureux spin des médias.  La chose ne devrait surprendre personne, puisque la madame en question a déclaré ne pas aimer Stephen Harper: du bonbon pour nos journaleux…

Mais bien avant d’être la figure emblématique du débat, madame Paillé est d’abord et avant tout une figure emblématique de toute une génération de Québécois, celle des baby-boomers.  Invitée à questionner les chefs de partis, qu’a demandé madame Paillé?  Elle a demandé qu’est-ce que le gouvernement pouvait faire pour elle !

Un comportement typique des boomers au Québec, une génération qui est devenue tellement dépendante du gouvernement qu’elle en est venue à croire qu’en dehors de l’État, il n’y avait point de salut.  Ce comportement irresponsable ne devrait surprendre personne puisque les boomers n’ont jamais eu à faire face aux conséquences de leurs décisions, ils ont construit une société dont le seul héritage aux générations futures sera une dette gigantesque.  Il est facile de transformer le filet de sécurité sociale du gouvernement en confortable hamac quand on sait que ce même gouvernement refilera la facture à un autre.  Et dire qu’on accuse les libertariens d’être égoïstes, c’est le monde à l’envers.

Donc, durant le débat, madame Paillé a demandé aux chefs de partis ce qu’ils feraient pour créer des jobs dans une circonscription bloquiste de la Mauricie.  La « génération Paillé » n’a jamais été en mesure de comprendre que le gouvernement ne peut pas créer d’emplois.  Tout ce que les politiciens et leurs armées de bureaucrates peuvent faire s’est déshabiller Paul pour habiller Pierre; Pierre étant un baby-boomer et Paul étant la génération montante.

Pour terminer, je vous invite à comparer la « mentalité Paillé » à la « mentalité américaine ».  Voici un vidéo présentant un homme de Yazoo City au Mississippi qui a tout perdu suite au passage d’une tornade:


14 avril 2011

La dépendance du Bloc Québécois Canada Économie Election 2011 En Chiffres Gauchistan Québec

Au Canada, les partis politiques financent leurs activités avec deux sources de financement: dans un premier temps, ils recueillent des dons des particuliers et dans un deuxième temps ils reçoivent une subvention du gouvernement (nos taxes…) en fonction de leurs résultats lors de la précédente élection.

Quelle est la part du budget de chaque parti qui dépend de la subvention fédérale ? Autrement dit, quel parti dépend le plus de l’argent de nos taxes ?  Voici la réponse:

Dépendance Bloquiste

Premier constat, plus un parti est à gauche, plus il dépend de l’État…  Rien de bien surprenant.

Le cas particulier du Bloc relève de la tragi-comédie.  Nous avons un parti souverainiste qui dépend à 81,1% de l’argent d’Ottawa pour survivre.  Les contributions directes des Québécois à la cause bloquiste ne représentent que  18,9%.

En bref, le Bloc existe surtout grâce à l’argent du reste du Canada et non pas grâce à l’argent des Québécois.  En ce sens, le Bloc est au diapason avec la société québécoise, une société construite sur des valeurs de dépendances et de mendicité.

Quand on voit tous ces chiffres, on peut comprendre Stephen Harper de vouloir abolir les subventions aux partis.

Sources:
Élection Canada
Rapport financier trimestriel
Allocations pour:  le premier, le deuxième, le troisième et le quatrième trimestre


13 avril 2011

Le bilan du débat (en anglais) Canada Election 2011

Les médias ont laissé Duceppe mentir impunément au sujet de la coalition en refusant de diffuser la vidéo suivante, qui remonte à 2004:

Duceppe a montré à quel point ses arguments étaient usés en invoquant George Bush pour attaquer Harper…

À entendre Ignatieff, le Canada serait dirigé par un dictateur et il serait impératif de reconstruire la démocratie au Canada. Un peu plus, le chef du parti libéral allait exiger qu’une coalition de l’OTAN bombarde le 24 Sussex pour que les rebelles puissent prendre le pouvoir… Harper, le premier dictateur de l’histoire de l’humanité à la tête d’un gouvernement… minoritaire !

Selon les trois chefs de l’opposition, les autres pays auraient une mauvaise opinion du Canada. Ce à quoi je réponds: « Who cares? »

Layton est contre la baisse d’impôts aux grosses entreprises, mais il est favorable à une baisse pour les PME. Pourquoi Layton déteste-t-il autant les grosses entreprises? Après tout, plus une entreprise est grosse, mieux elle paye ses employés. Le salaire hebdomadaire moyen dans une entreprise de 0-50 employés est de 648$ contre 906$ pour une entreprise de plus de 500 employés.

Et pour les trois chefs de l’opposition qui semblent avoir en horreur les baisses d’impôt aux corporations… Il faut aussi savoir que l’impôt des corporations affecte négativement les travailleurs.  Une étude réalisée aux États-Unis a montré qu’entre 1992 et 2005, chaque fois que la fiscalité des entreprises était augmentée d’un point de pourcentage, le salaire des travailleurs était réduit de 0,52%.

Lors du Téléjournal, Céline Galipeau a affirmé que la décision de Stephen Harper de s’adresser directement à la caméra avait été la mauvaise. Sa source, les « médias sociaux »…


12 avril 2011
12 avril 2011

Top 5 Qc/Ca Canada Election 2011 Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (5-11 avril) selon Influence Communication:

Actualité Canada

*Baisse de 21 % sur la semaine passée.

Actualité Canada

*Hausse de 4 % sur la semaine passée.

Bilan hebdomadaire de la campagne – Période du 4 au 10 avril

Élection Fédéral 2011

Principaux enjeux – Québec:

  1. Plateforme libérale: 9,08 %
  2. Plateforme conservatrice: 8,73 %
  3. Nouveau pont Champlain: 7,16 %

Principaux enjeux – Canada:

  1. Plateforme libérale: 16,77 %
  2. Plateforme conservatrice: 12,99 %
  3. L’Affaire Bruce Carson: 7,24 %

Source:
Influence Communication


11 avril 2011

Le spin bloquiste n’est que mensonge Canada Election 2011 En Chiffres Québec

Dans cette campagne, les mensonges bloquistes s’accumulent à un rythme effarant (ici, ici & ici).  En voici deux autres que vous ne risquez pas de lire dans les médias…

Depuis le début de la campagne, Gilles Duceppe a accusé à de nombreuses reprises Stephen Harper d’être un politicien autoritaire.  Pourtant, quand on regarde les résultats des votes à la Chambre des communes, devinez quel est le parti où les députés votent le plus souvent selon la ligne de parti imposée par leur chef ?

Bloc Quebecois

Il y a 10 fois plus de dissidence dans le très autoritaire Parti Conservateur que dans le très ouvert Bloc Québécois.  Voilà une réalité qui contraste avec le spin des médias.

Le Bloc Québécois aime aussi répéter ad nauseam qu’ils travaillent sans relâche pour défendre les intérêts du Québec.  Voici quel est le bilan législatif du Bloc à la Chambre des communes:

Bloc Quebecois

Le parti qui, en théorie, est censé défendre inlassablement les intérêts des Québécois est en réalité le plus paresseux du parlement…

C’est facile de faire élire 50 députés au Québec quand les médias sont des « spin doctors ».

Source:
How'd They Vote
Statistics for the 40th Parliament: 1st Session, 2nd Session; 3rd Session