Plusieurs médias ont estimé le coût de la dernière élection fédérale à 300 millions de dollars. Lors de cette élection, 23,4 millions de Canadiens avaient le droit de vote. Faites le calcul, Élection Canada a dépensé 12,82$ par électeur inscrit pour organiser le dernier scrutin pour obtenir un taux de participation de 59,1%.
Au lieu de s'indigner des 300 millions de dollars "gaspillés" lors de la dernière élection, ne devrait-on pas se demander s'il serait possible de réduire les coûts d'une élection ?
Le poids médias de différents éléments de la campagne selon selon Influence Communication:
Le jour du scrutin a occupé 40 % de l'actualité. En comparaison, le scrutin de 2007 avait obtenu un poids médias de 62 % au cours des 24 premières heures. Globalement, la campagne qu'on vient de connaître accuse un recul médiatique de 15 % sur 2006.
Les candidats régionaux ont obtenu 12 % plus d'espace qu'en 2006 mais 20 % de moins qu'en 2004.
Deux grands thèmes ont été exclus de la campagne : le tissus social et le développement régional. Les éléments de controverse ont occupé plus de place que l'immigration, la pauvreté, les municipalités, les infrastructures, les industries et le développement régional, les femmes, les familles, la santé et la justice réunis.
Depuis l'an 2000, on n'a jamais autant utilisé de "spin doctors" que lors de la présente campagne. Les analystes neutres tels que des communicateurs ou des professeurs d'université n'ont été vus, lus ou entendus que dans 9 % des cas. En 2006, ils étaient cités ou questionnés dans 16 % des cas et 17 % en 2004.
Durant cette campagne électorale, on a traité les conservateurs de barbare dans les journaux. Sur internet, on les a caricaturés comme étant la réincarnation du parti fasciste. Sur la radio de Radio-Canada, ils ont été qualifiés de vulgaires mangeurs de cheese-whiz.
Dans mon quartier de Montréal, la majorité des pancartes du candidat conservateur ont été vandalisées (souvent avec des croix gammées ou en dessinant une moustache à la Hitler sur le visage du candidat). Pourtant, je n’ai vu aucune pancarte du Bloc, du PLC et du NPD être la cible de vandales.
Si la situation avait été inversée, si c'est le Bloc avait été la cible d'une démagogie analogue à celle du groupe "Unissons Nos Voix", il y aurait probablement eu une levée de boucliers dans les médias. Dans la présente campagne, les médias ont plutôt préféré jeter de l'huile sur le feu allumé par les gauchistes…
Force est de constater que la tolérance ne se trouve plus à gauche, mais à droite…
La semaine dernière à Bazzo.tv, Richard Martineau a dit de Barack Obama que même si ses discours n'avaient aucun contenu, il avait quand même les larmes aux yeux en écoutant le candidat démocrate…
Durant la campagne électorale au Canada, j'ai pu entendre plusieurs personnes déplorer le fait qu'il n'y avait aucun politicien avec le charisme d'un Barack Obama…
Je me pose la question: du point de vue d'un électeur, est-il vraiment souhaitable d'avoir des politiciens charismatiques ?
Supposons que vous magasinez pour l'achat d'une voiture usagée. Si l'on vous donnait le choix d'avoir affaire avec un vendeur charismatique et un vendeur fade, lequel préféreriez-vous ?
Moi j'opterais pour le vendeur ennuyeux parce qu'il aurait beaucoup plus de difficulté à me vendre un citron que le vendeur charismatique.
Depuis 2 semaines, à entendre Stéphane Dion, nos banques sont sur le bord de la faillite et il faut agir au plus vite pour imposer une nouvelle réglementation. La situation est tout autre, selon un rapport du Forum Économique Mondial, le Canada possède le système bancaire le plus solide de la planète (devant la Suède, le Luxembourg et l’Australie).
Voici l’évaluation de la solidité des systèmes bancaires pour les pays du G7 et pour la Chine:
J’espère que vous avez noté la position des États-Unis et de la Chine…
La semaine dernière, le premier ministre albertain Ed Stelmach est venu au Québec pour s'adresser à la chambre de commerce du Montréal métropolitain. Voici ce qu'il avait à dire au sujet des sables bitumineux:
"J'ai remarqué que ceux qui en appellent à des taxes punitives sur l'énergie, des transferts massifs de richesse, ou même un arrêt complet de l'exploitation des sables bitumineux, n'expliquent jamais aux Canadiens et aux Québécois comment ils vont payer pour les soins de santé, l'éducation et les autres programmes fédéraux supportés par la contribution albertaine au trésor fédéral."
Samedi, à l'émission "Ouvert Le Samedi" diffusée sur la radio de Radio-Canada, on a eu droit à un débat de type "town hall".
Une participante dans la salle, ayant perdu son emploi dans l'industrie du textile, a posé la question suivante au candidat conservateur:
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J'ai trouvé la réponse peu convaincante. Si j'avais été le candidat conservateur, voici ce que j'aurais répondu:
Madame, je pourrais bien tenter de vous flatter dans le sens du poil avec une réponse démagogique et populiste, mais vous méritez la vérité: ces emplois sont partis et ils ne reviendront jamais. Ces emplois appartiennent désormais aux pays en voie de développement et non plus aux pays avec des économies industrialisées.
Pourquoi ne pas avoir eu recours aux quotas et à d'autres mesures protectionnistes ? Bonne question. Chaque année, le coût de la vie augmente c'est-à-dire que tous les biens que nous achetons sont de plus en plus chers. Tous les biens sauf… les vêtements ! Depuis que nous avons ouvert notre marché aux importations, le prix des vêtements diminue constamment ce qui permet à tous les Canadiens de réaliser des économies. Vous allez peut-être me trouver "froid" mais je ne crois pas qu'il faille pénaliser 30 millions de Canadiens pour sauver 1 300 emplois. Cette décision n'est pas idéologique, elle est rationnelle.
Le rôle du gouvernement est de recycler les travailleurs qui ont perdu leur emploi, pas de sacrifier les emplois du futur pour sauver les emplois du passé.
La semaine dernière, la Banque du Canada a abaissé son taux directeur de 0,5 point. Les banques canadiennes ont réagi prudemment en coupant de 0,25 point leur taux d'intérêt.
Réaction de Jack Layton ? Le chef néo-démocrate a accusé les banques d'avarice. Une avarice qui, selon lui, justifie une plus grande réglementation.
L'une des causes de la situation aux États-Unis fut un accès trop facile au crédit qui a été catalysé par des taux d'intérêt exagérément bas. Bref, Jack Layton veut une nouvelle réglementation pour encourager les banques canadiennes à répéter les erreurs des banques américaines…
Il faut dire que les gauchistes apprennent rarement des erreurs du passé.
Soit Dion ne comprend pas l’anglais. Soit il comprend l’anglais, mais il est trop con pour saisir le sens de la question. Soit il comprend l’anglais et le sens de la question, mais il ne sait pas quoi répondre…
"Unissons Nos Voix" est un organisme gauchiste qui tente de convaincre les gens que Stephen Harper est la réincarnation d'Hitler et un mangeur de bébé. Rien de nouveau sous le soleil…
Là où l'histoire devient intéressante, c'est quand on analyse qui sont les gens qui ont participé à cette campagne de peur…
Premièrement, il y a Isabelle Guilbeault, une journaliste pour Radio-Canada:
Ensuite, il y a Catherine Pogonat, une animatrice d’un magazine culturel pour ArtTV (propriété à 60% de Radio-Canada):
Et pour terminer, il y a Jacques Languirand, animateur à la radio de Radio-Canada:
Passons outre le mépris et la démagogie de ces intervenants, cette démonstration est aussi utile qu’enfoncer une porte ouverte.
Je veux plutôt parler de la partialité des médias. De voir un aussi grand nombre d’employés de la télé d’État s’impliquer de manière aussi outrancière dans une campagne électorale à de quoi révolter, surtout dans le cas d’Isabelle Guilbeault qui est une journaliste.
Que des artistes donnent leurs opinions sur Harper c’est leur droit. Mais quand des animateurs d’émission d’affaires publiques affichent aussi clairement leurs opinions laissent planer un doute sur l’objectivité de Radio-Canada. Suite à cette prise de position, il est parfaitement logique de croire que ces personnes ne seront pas particulièrement disposées à donner une tribune aux gens ne partageant pas leurs opinions.
De plus, dois-je vous rappeler que Christine St-Pierre a été congédiée manu militari l’an dernier pour avoir écrit une lettre d’opinion défendant la mission canadienne en Afghanistan ?
La rapidité avec laquelle Radio-Canada sanctionne les idées de droite et sa complaisance avec les idées de gauche en dit long sur sa partialité et son professionnalisme.