Antagoniste


23 septembre 2014

Top 5 Qc-Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (16-22 septembre) selon Influence Communication.

Autant au Québec qu’au Canada, c’est la semaine du référendum en Écosse ! En effet, les sondages, la spéculation, les arguments du « oui » et du « non » et les résultats sur le référendum écossais ont monopolisé les nouvelles cette semaine, prenant au passage la première position au Québec et au Canada, avec respectivement un poids médias de 6,94 % et de 4,59 % des nouvelles. Cet intérêt s’est aussi fait sentir sur les médias sociaux, avec une présence du mot « Scotland » en cinquième position du top-5 canadien et du mot « Écosse » en troisième position du top-5 québécois des mots les plus utilisés sur Twitter. La saison d’hockey recommence, comme le démontre la présence du camp d’entraînement du Canadien au Québec avec un poids médias de 5,80 % en deuxième position et de la troisième position des différents camps d’entraînement des équipes de la LNH au Canada avec un poids médias de 1,38 %. Notons au passage la présence de deux nouvelles internationales dans le palmarès du Québec, avec la mobilisation contre l’État Islamique (EI) et les trois jours de confinement en Sierra Leone pour contrer l’ebola, avec un poids médias respectif de 2,51 % et 0,94 %.

Actualité Québec

Actualité Canada

Petit commentaire personnel: Le soir de la tuerie à Moncton, RDI n’a pas jugé bon de faire un bulletin spécial en direct. Le soir du référendum en Écosse, RDA a fait un bulletin spécial en direct de 12h30 à 3h du matin… M’enfin, pour ceux qui s’intéresse encore à l’Écosse, sachez que le premier ministre défait, se transforme lentement mais sûrement en péquiste frustré… Mauvais perdant…

Source:
Influence Communication


18 septembre 2014

Les faux riches Canada Économie En Chiffres Québec

Cette semaine, le gouvernement a laissé entendre qu’il pourrait moduler les tarifs des CPEs en fonction des revenus des parents. D’un côté, on peut se réjouir de voir le gouvernement enfin mettre de l’avant de manière un peu plus prononcée le principe utilisateur-payeur dans les services publics, d’un autre côté on peut condamner l’introduction d’une mesure qui aura pour conséquence de piger encore plus profondément dans les poches des contribuables. Le principe utilisateur-payeur c’est bien, mais seulement si on baisse préalablement les impôts.

Quoi qu’il en soit, on laisse entendre que le gouvernement considérerait qu’une famille est riche quand le revenu des deux conjoints se situerait quelque part entre 70 000$ et 100 000$.

La question se pose: est-on vraiment riche quand un ménage a un revenu supérieur à 70 000$ ou 100 000$ ? Pour répondre à cette question, analysons la fourche de revenus familiaux des couples de la classe moyenne dans les provinces canadiennes. La classe moyenne est un concept plutôt abstrait, mais selon moi celle-ci correspond à la tranche de la population dont le revenu appartient au troisième quintile. Un quintile divise la population en cinq tranches de vingt pour cent. Le premier et le deuxième quintile représentent la tranche la plus pauvre, le quatrième et le cinquième quintile représentent la tranche la plus riche. Il reste donc le troisième quintile qui se situe entre les deux. Donc, voici la tranche de revenus familiaux des couples de la classe moyenne:

Classe Moyenne Québec

Au Québec, les couples de la classe moyenne ont des revenus qui oscillent entre 58 800$ et 81 300$. N’en déplaise aux politicos, au Québec, quand un couple a des revenus de 70 000$, il n’est pas riche, il se situe directement au milieu de la classe moyenne.  À 100 000$, au Québec, on sort de la classe moyenne, mais à peine.

Autre élément qui frappe: la pauvreté des couples de la classe moyenne québécoise.  Si ici la fourche de revenu pour appartenir à ce groupe se situe entre 58 800$ et 81 300$, au Canada cet intervalle se trouve entre 65 600$ et 92 700$  i.e. les couples de la classe moyenne canadienne sont beaucoup plus riches que leur équivalent québécois.  Autrement dit, un couple de la classe moyenne qui fait 70 000$ sera considéré au centre de la classe moyenne québécoise, mais il sera dans la portion inférieure de la classe moyenne canadienne.

Encore plus frappant, un couple qui gagne 70 000$ en Saskatchewan et Alberta est considéré comme trop pauvre pour appartenir à la classe moyenne !  Dans ces deux provinces, il faut avoir un revenu familial minimum de 72 300$ et 82 300$ respectivement pour être considéré dans la classe moyenne. À 70 000$, les couples dans ces provinces appartiennent au deuxième quintile, des gens qui sont considérés comme pauvres.  Bref, la classe moyenne du Québec c’est l’équivalent des classes pauvres en Saskatchewan et en Alberta.

Globalement, ces chiffres sont une autre démonstration de l’échec spectaculaire du modèle québécois, un modèle dont le seul accomplissement aura été de créer des pauvres.  Un modèle qui devrait nous couvrir de honte…

Source:
Statistique Canada
Tableau 202-0405


17 septembre 2014

Maladie… Canada Économie En Chiffres Québec

À Québec, le gouvernement semble chercher désespérément des moyens pour équilibrer son budget et la tentation de piger dans les poches des contribuables semble grande…  Pourtant, comme je l’ai expliqué hier, il serait beaucoup plus simple de s’inspirer du gouvernement conservateur qui, en faisant un ménage dans ses dépenses, a été capable d’équilibrer le budget et pourra même réduire nos impôts dans son prochain budget.

Un exemple de ménage fait par les conservateurs ?  Désormais, chaque fonctionnaire aura droit à 5 jours de congé de maladie par année au lieu de 15. De plus, il sera impossible d’accumuler des congés non utilisés.

La province de Québec aurait intérêt à s’inspirer de cette mesure pour réaliser quelques économies étant donné la « popularité » des congés de maladie chez nos fonctionnaires:

Maladie Québec

Les fonctionnaires au Québec sont les champions des congés de maladie, près de 12 jours alors que la moyenne canadienne est de 10,2 jours.  C’est très loin de l’Île-du-Prince-Édouard et de ses 8,8 jours…  Devant de tels chiffres, deux conclusions possibles: soit nos fonctionnaires ont une santé plutôt fragile, soit il y a carrément de l’abus…

À titre indicatif, voici le nombre de jours de congé de maladie utilisés par les travailleurs québécois dans différents secteurs de l’économie:

Maladie Québec

Devant de pareils chiffres, on est porté à croire qu’il y a de l’abus…

Faire le ménage dans les congés de maladie des fonctionnaires pourrait être un excellent moyen d’aller chercher quelques millions sans piger dans les poches des contribuables.

Source:
Statistique Canada
Tableau 282-0029


16 septembre 2014

Le déséquilibre et le courage Canada Coup de gueule Économie Québec

QuêteuxDans le prochain budget conservateur, on prévoit d’importants surplus, il n’en fallait pas plus pour que les habituels quêteux montent aux barricades pour nous casser les oreilles avec le déséquilibre fiscal. Il est toujours plus facile de gueuler pour avoir de l’argent  des autres que de se retrousser les manches et d’aller la gagner à la sueur de son front pour le gagner le sien…

Et pourquoi le gouvernement de Stephen Harper fera-t-il d’importants surplus ?

Si les conservateurs ont un surplus budgétaire l’an prochain, c’est entre autres parce que les conservateurs auront eu le courage de foutre 20 000 fonctionnaires à la porte.  Pas des départs à la retraite, mais de vrais congédiements.  Pendant ce temps, le gouvernement du Québec annonce qu’il n’y aura pas de mise à pied dans la fonction publique

Autrement dit, certains voudraient profiter du ménage du fédéral pour éviter d’avoir à faire le ménage dans leur propre cour…  Pour équilibrer leur budget, au lieu de quêter l’argent du fédéral, les provinces n’ont qu’à émuler le travail des conservateurs et couper !

P.-S. Si chaque fois que le fédéral fait des surplus il doit les redistribuer aux provinces au nom du déséquilibre fiscal, comment le fédéral pourra-t-il rembourser sa dette ?


16 septembre 2014

Top 5 Qc-Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (9-15 septembre) selon Influence Communication.

Au Québec, c’est encore une fois la semaine de Tony Accurso et de la Commission Charbonneau, qui a occupé plus de 4 % de l’actualité dans la province lors de la dernière semaine. Sinon, deux nouvelles internationales complètent le top 5 de l’actualité au Québec, avec le discours d’Obama pour contrer l’État Islamiste (EI) et le référendum à venir sur l’Écosse. Au Canada, l’hospitalisation surprise de Rob Ford et son retrait de la course à la mairie de Toronto se hisse au premier rang de l’actualité au pays avec un poids médias de 1,79 %. Le Festival international des films de Toronto (TIFF) s’est classé deuxième avec un poids médias de 1,47 %. Sur Twitter, les mots-clic #TIFF14 et Toronto accaparent une énorme part du palmarès Twitter au Canada. Tout comme au Québec, le discours d’Obama pour contrer l’État Islamique (EI) et le référendum à venir sur l’Écosse ont chacun pris un poids médias important au Canada.

Actualité Québec

Actualité Canada

Source:
Influence Communication


15 septembre 2014

Les collecteurs d’impôts Canada Économie En Chiffres Québec

Le Québec est une province avec une criminalité très faible (l’indice de gravité de la criminalité est de 62,25 au Québec contre 68,72 au Canada), mais avec beaucoup de policiers (196,5 policiers par 100 000 habitants au Québec contre 197,0 au Canada).

Cette situation fait en sorte que le Québec est, en théorie, l’une des provinces où l’on retrouve le plus de policiers pour réprimer la criminalité:

Policier Québec

Au Québec, en moyenne, un policier est responsable de 23,84 affaires au Code criminel, cette moyenne est de 30,60 au Canada.  La seule province qui fait mieux que le Québec est l’Ontario où chaque policier est accaparé par 22,76 affaires criminelles.

Donc, avec l’une des charges de travail les plus légères au Canada, on devrait s’attendre à ce que le Québec soit un champion de la répression de la criminalité; parce qu’ils doivent se concentrer sur moins d’affaires au Code criminel, nos policiers devraient être d’une redoutable efficacité.  Malheureusement, ce n’est pas le cas.  Voici le taux de résolution des crimes dans les provinces canadiennes:

Policier Québec

Comme on peut le voir, le Québec est l’une des provinces où les policiers ont le moins « d’affaires classées », un taux de 36,37% contre 39,43% au Canada.  Fait intéressant, l’Ontario qui comme le Québec impose une charge plus légère de travail à ses policiers, a un des meilleurs taux au Canada: 42,48%.  On peut donc dire que l’Ontario en a plus pour son argent que le Québec quand vient le temps de réprimer la criminalité. Intéressant aussi de voir que les policiers de la Saskatchewan sont les plus occupés du pays (57,96 affaires criminelles par policier), mais ce sont aussi ceux qui ont le plus haut taux de résolution (49,82%). Tout un rapport qualité/prix.

Résumons: le Québec est l’une des provinces les moins criminalisées, avec le plus de policiers, nos policiers sont parmi ceux qui ont la charge de travail la plus faible et malgré cette faible charge de travail, ils sont parmi ceux qui attrapent le moins de criminels.

Je ne crois pas une seule seconde que les policiers québécois soient moins intelligents ou plus paresseux que leurs homologues canadiens. D’ailleurs, quand on décortique le taux de résolution des crimes, on constate que pour les crimes violents nous faisons mieux que la moyenne canadienne (62,81% -vs- 60,50%).  Le problème se situe au niveau de la résolution des crimes non violents (vols mineurs, méfaits, etc.), notre taux est de 26,15% contre 30,63% au Canada.

Mon hypothèse ?

J’ai l’impression qu’ici les gouvernements ont transformé une bonne partie de nos forces policières en percepteur d’impôts. Un policier qui fait de la patrouille routière, ce n’est pas la même chose qu’un enquêteur. L’application du Code criminel serait-elle devenue une mission secondaire pour nos policiers, les gouvernements leur demandant surtout de distribuer des contraventions histoire de renflouer les coffres de la province et des municipalités ? Le résultat de cette politique ferait en sorte qu’on se retrouve donc dans une province qui peut compter sur une imposante force policière, mais à qui on demande de distribuer des contraventions au lieu d’attraper des criminels ?

Pour donner un billet de vitesse, les politiciens pourraient faire en sorte que les policiers sont toujours disponibles. Mais pour attraper un cambrioleur, les mêmes politiciens pourraient être beaucoup plus réticents à investir du temps et des hommes. Un billet de vitesse c’est un revenu pour le gouvernement, attraper un cambrioleur c’est une dépense. Encore une fois, le gouvernement du Québec pourrait avoir failli à l’une de ces missions essentielles.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 254-0002 et 252-0052


11 septembre 2014

Nourrir la machine… Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Au Québec, la quasi-totalité des employés du secteur public profite d’un régime de retraite à prestations déterminées.

Un régime de retraite à prestations déterminées dans le secteur public, surtout dans le contexte économique actuel, c’est un peu une pyramide de Ponzi i.e. pour que les gens au sommet de la pyramide (les retraités) soient payés, on doit faire constamment entrer de nouvelles personnes à la base de la pyramide (des travailleurs qui payent des taxes et des impôts).  Autrement dit, pour que les retraités du secteur public puissent avoir une retraite chromée, de plus en plus de contribuables doivent passer à la caisse pour maintenir à flot ces fonds de pension.

Ce constat m’a amené à me poser la question suivante: dans quelles provinces les régimes de retraite à prestations déterminées du secteur public sont le plus sous pression à cause du manque de travailleurs à la base de la pyramide pour nourrir les retraités au sommet de la pyramide.  Voici la réponse:

Retraite Québec

Au Québec, chaque adhérent à un régime de retraite à prestations déterminées du secteur public est supporté par 4,537 travailleurs/contribuables.  À titre indicatif, au Canada cette proportion est de 5,557 et en Alberta, la meilleure province, c’est 7,647 travailleurs/contribuables qui supportent une personne inscrite à un régime de retraite à prestations déterminées du secteur public.

Le Québec n’est pas la pire province, mais nous sommes néanmoins en queue de peloton avec un ratio qui se retrouve sous la moyenne canadienne. Il faut aussi considérer que le Québec est l’une des provinces avec les travailleurs les plus pauvres i.e. contrairement aux provinces avec un pire ratio, nos travailleurs peuvent difficilement en faire plus pour supporter les fonds de pension du secteur public.

N’oubliez pas de signer une pétition en appui au projet de loi 3. Rappelez-vous que tout compromis signifie que le gouvernement devra piger dans vos poches pour payer à des gens quelque chose que vous ne pouvez pas payer pour vous-mêmes.

N.B. Ce graphique assume que dans les autres provinces, le secteur public est aussi entièrement couvert par un régime de retraite à prestations déterminées.  Donc il est possible que la position du Québec soit surévaluée.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 280-0008 et 282-0002


9 septembre 2014

Top 5 Qc-Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (2-8 septembre) selon Influence Communication.

Au Québec, c’est la semaine à Tony Accurso dans les nouvelles ! En effet, son passage à la Commission Charbonneau a occupé plus de 5 % de l’actualité dans la province lors de la dernière semaine. Accurso figure aussi au cinquième rang du palmarès avec sa révélation selon laquelle il aurait donné un chèque de 250 000$ à Jacques Duchesneau à la suite de sa campagne électorale à la mairie de Montréal. La Commission Charbonneau figure aussi au 12e rang au Canada sur Twitter avec son mot-clic #ceic. Au Canada, le Festival international des films de Toronto (TIFF) se hisse au premier rang de l’actualité au pays avec un poids médias de 1,58 %. À la même période l’an dernier, le TIFF s’était classé deuxième avec un poids médias de 1,69 %, tout juste derrière la crise en Syrie. Sur Twitter, les mots-clic #TIFF14 et Toronto accaparent une énorme part du palmarès Twitter au Canada. Enfin, le tournoi de tennis du US Open perd près de la moitié de son poids médias par rapport à la semaine dernière. L’absence de Canadiens lors de la deuxième semaine de jeu explique fort probablement ce déclin dans l’intérêt médiatique canadien et québécois par rapport à cette dernière levée du Grand Chelem de l’année 2014.

Actualité Québec

Actualité Canada

Source:
Influence Communication


8 septembre 2014

Abus financiers Canada Économie En Chiffres

Un régime de retraite à prestations déterminées, c’est un peu la Cadillac des régimes de retraite. Ce type de régime est conçu de sorte à fournir un revenu de retraite, peu importe les variations dans la situation économique, le rendement des placements et les taux d’intérêt. Il va sans dire que ce type de régime est très coûteux. C’est aussi ce type de régime qui est au coeur du problème dans le secteur municipal, ces régimes chromés sont devenus trop dispendieux pour les contribuables.

Voici comment a évolué la popularité des régimes de retraite à prestations déterminées dans les secteurs publics et privés au Canada depuis 1974 (début des statistiques):

Retraite Déterminée

En 1974, 53,9% des gens profitant d’un régime de retraite à prestations déterminées appartenait au secteur privé, contre 46,1% pour le secteur public. En 2011, renversement complet de la situation: seulement 32,3% vient du secteur privé et 67,7% vient du secteur public.

Mais ce qui est le plus aberrant dans ces chiffres, c’est la dramatique tendance observable depuis le début des années 2000.  À ce moment, le secteur privé a décidé de délaisser ce type de régime devenu beaucoup trop coûteux.  Pendant ce temps, le secteur public a privilégié de manière massive ce système; rien de trop beau quand ce sont les contribuables qui paient…  Depuis 2000, le nombre d’adhérents à un régime à prestations déterminés a augmenté de 30,6% dans le secteur public alors qu’il a reculé de 34,0% dans le secteur privé, et ce, même si le nombre de travailleurs dans le secteur privé augmentait.

La modification des fonds de pension municipaux par le projet de loi 3 prévoit un réaménagement des régimes de retraite à prestations déterminées. Pourtant, ce n’est pas un réaménagement qui devrait être prôné, mais carrément la fin de ce type de régime de retraite dans le secteur public.  Tout comme le secteur privé, on devrait remplacer les régimes à prestations déterminées par des régimes à cotisations déterminées qui sont beaucoup moins dispendieux.

Voilà pourquoi le projet de loi 3 du gouvernement doit être considéré comme un minimum à atteindre, ce projet de loi est en soi déjà un compromis.  Pour éviter que le gouvernement cède encore plus de terrain face aux lobbys syndicaux, je vous invite à signer une pétition en appui au projet de loi 3. Rappelez-vous que tout compromis supplémentaire signifie qu’on devra aller chercher plus d’argent dans vos poches pour payer à des gens quelque chose que vous ne pouvez pas payer pour vous-mêmes.

Source:
Statistique Canada
Tableaux 280-0012


2 septembre 2014

Les lobbyistes Canada Économie Environnement Québec

Chandail MacKay

La semaine dernière, le ministre Peter MacKay a causé tout un émoi en s’affichant avec un chandail de l’Association canadienne pour les armes à feu, un lobby pro-arme. Il n’en fallait pas plus pour enflammer la colonie journalistique: porter le chandail d’un groupe de pression est un crime d’une extraordinaire gravité qui devrait disqualifier tout ministre.

Vraiment ?

Alors peut-on m’expliquer pourquoi les journalistes ne dénoncent jamais la proximité des politiciens avec les lobbys écologistes ?  En novembre dernier, Pauline Marois n’a pas revêtu le chandail d’Équiterre, mais elle a invité Steven Guilbeault à ses côtés pour remettre une subvention de 85 millions de dollars à RER Hydro, une compagnie qui fabrique des hydroliennes.  Tel que prévu, cette compagnie a fait faillite quelques mois plus tard.

Qu’est-ce qui est le plus grave: faire plaisir à un lobby en portant un chandail ou faire plaisir a un lobby en gaspillant des millions de dollars ? Quand le ministre MacKay porte un chandail de l’Association canadienne pour les armes à feu, ça ne coûte rien aux contribuables et ça n’enlève aucune liberté à personne.  Quand un politicien québécois se fait photographier à côté d’un écologiste, la plupart du temps les millions s’envolent.  Mais aller savoir pourquoi, si le premier exemple rend les médias furax, le second les laisse de glace…


28 août 2014

Un ministre et un chandail Canada États-Unis Revue de presse

The Washington Times

-

Chicago crime rate drops as concealed carry applications surge
The Washington Times

Since Illinois started granting concealed carry permits this year, the number of robberies that have led to arrests in Chicago has declined 20 percent from last year, according to police department statistics. Reports of burglary and motor vehicle theft are down 20 percent and 26 percent, respectively. In the first quarter, the city’s homicide rate was at a 56-year low.

“It isn’t any coincidence crime rates started to go down when concealed carry was permitted. Just the idea that the criminals don’t know who’s armed and who isn’t has a deterrence effect,” said Richard Pearson, executive director of the Illinois State Rifle Association. “The police department hasn’t changed a single tactic — they haven’t announced a shift in policy or of course — and yet you have these incredible numbers.”

As of July 29 the state had 83,183 applications for concealed carry and had issued 68,549 licenses. By the end of the year, Mr. Pearson estimates, 100,000 Illinois citizens will be packing. When Illinois began processing requests in January, gun training and shooting classes — which are required for the application — were filling up before the rifle association was able to schedule them, Mr. Pearson said.

A July study by the Crime Prevention Research Center found that 11.1 million Americans have permits to carry concealed weapons, a 147 percent increase from 4.5 million seven years ago. Meanwhile, homicide and other violent crime rates have dropped by 22 percent.

Je dédie ce billet à Peter MacKay et l’Association canadienne pour les armes à feu. Dans les jours à venir, ils seront sans doute les victimes de l’intolérance et de la haine de bien des Québécois (d’ailleurs, c’est déjà commencé dans le cas de la demoiselle que l’on voit sur la photo)…


26 août 2014

Top 5 Qc-Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (19-25 août) selon Influence Communication.

Le phénomène social du « défi du seau d’eau glacée » ou « Ice bucket challenge » pour faire connaître la sclérose latérale amyotrophique a maintenant gagné les médias traditionnels qui en ont amplement parlé cette semaine. En effet, ce phénomène ce glisse au deuxième rang au Québec derrière la Commission parlement sur la réforme des régimes de retraite, mais pointe au premier rang au Canada. Or, le #icebucketchallenge ne figure toutefois pas au palmarès. Pourquoi ? Un journaliste américain s’est penché sur la question et affirme que ce phénomène social est davantage lié à Facebook, tandis que les informations sur les émeutes au Missouri liées à la mort de Michael Brown sont davantage relayées sur Twitter. Enfin, le Bureau de la sécurité des transports du Canada a émis son rapport sur la tragédie de Lac-Mégantic et n’a pas manqué d’écorcher MMA et Transport Canada dans ses conclusions. Cette nouvelle est troisième au Québec et cinquième au Canada.

Actualité Québec

Actualité Canada

Source:
Influence Communication


26 août 2014

L’intérêt stratégique Canada Économie Gauchistan Revue de presse

Le Journal de Montreal

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Réactions politiques négatives concernant l’achat de Tim Hortons par Burger King
Le Journal de Montréal

«Il semble assez clair que Burger King voudrait déménager son siège social au Canada, a déclaré par courriel à l’Agence QMI la porte-parole néo-démocrate en matière d’industrie, Peggy Nash. Ce qui est moins clair, c’est qu’est-ce que les Canadiens retirent de cette entente.»

«Comme tous les Canadiens, les néo-démocrates veulent des détails sur la prise de contrôle potentielle d’une entreprise qui emploie 100 000 personnes dans notre pays, a poursuivi Mme Nash. Toute prise de contrôle étrangère doit passer le test de l’avantage net et pas seulement une approbation d’office du gouvernement conservateur.»

Tout en disant ne pas vouloir commenter les décisions prises par le secteur privé, le ministre de l’Industrie, James Moore, a rappelé que «les charges fiscales totales au Canada sont maintenant moins élevées de 46 % par rapport aux États-Unis», selon la firme KPMG.

«En réduisant le taux d’imposition des entreprises, nous créons des emplois et nous stimulons les investissements, faisant ainsi du Canada l’un des meilleurs pays au monde pour faire des affaires», a vanté le ministre.

Burger King n’achète pas Tim Horton pour déménager des emplois aux États-Unis, mais pour se sauver du fisc américain. Le NDP se demande ce que les Canadiens pourraient retirer de cette entente. La réponse est assez simple: hier, Burger King payait zéro dollar en impôt au Canada et demain, Burger King pourrait payer plusieurs dizaines de millions de dollars en impôt au gouvernement canadien. Le test de l’avantage net me semble assez clair !

En fait, si le NPD chiale c’est parce que cette nouvelle confirme que la réduction d’impôts aux entreprises, consentis par le gouvernement conservateur, est profitable à l’économie canadienne.


25 août 2014

C’est la faute à Harper ! Canada Coup de gueule Économie Québec

PropagandisteLa semaine dernière, les nationaleux du Québec étaient en liesse puisqu’ils ont pu s’adonner à leur sport préféré: accuser Stephen Harper d’être responsable de tous les maux de la planète. Dans le cas qui nous concerne, ils étaient ravis que le BST blâme en partie Transports Canada pour l’accident de Lac-Mégantic.

Pourtant, si on tient absolument à blâmer Transport Canada, on devrait aussi regarder du côté du Québec…  En 2003, la Caisse de dépôt a « investi »  14,7 millions de dollars dans MMA.  Sans cet « investissement », il aurait été beaucoup plus difficile pour la MMA de survivre jusqu’en 2013.

De plus, au gauchiste à la sauce Gilles Duceppe qui accuse le gouvernement Harper d’avoir été à l’origine de la tragédie en réduisant la taille du gouvernement, quelqu’un devrait lui rappeler que du côté du ministère, des agences et des offices réglementant le transport au Canada, le nombre d’employés est passé de 5 040 à 5 601 au moment de la tragédie de Lac-Méganic, une hausse de 11,1% !

P.-S. Avez-vous remarqué dans cette histoire que personne ne s’est questionné sur la qualité du travail par les fonctionnaires à Transport Canada…


25 août 2014

La franchise d’Yves Bolduc Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Au Québec, depuis 2010*, un ménage a dépensé en moyenne 347$ en livres contre 4 218$ en alcool et tabac. Autrement dit, quand un ménage québécois dépense 1$ pour un livre, il dépense 12,16$ en alcool et tabac, une mesure que l’on pourrait appeler « l’indice Bougon »…  Il va de soi qu’on cherche à avoir l’indice le plus bas possible.

J’ai donc décidé de comparer les provinces en utilisant ce très scientifique « indice Bougon », voici le résultat:

Bougon Québec

On me répondra que cette situation est imputable au monopole de la SAQ, qui vend ses produits beaucoup trop chers. C’est en partie vrai, mais les gens restent libres d’aller ou non à la SAQ, ils ont le choix de moins consommer s’ils jugent que le produit est trop cher.  Au final, le bilan est clair, le Québec est la province avec le pire bilan i.e. celle qui préfère le plus l’alcool et le tabac aux livres.  Résultat: le Québec est l’une des provinces où les gens lisent le moins au Canada.

Pourquoi je vous parle de tout ceci ?  À cause d’Yves Bolduc qui a déclaré vendredi dernier que les commissions scolaires pouvaient couper dans les budgets des bibliothèques puisqu’il y avait déjà assez de livres dans les écoles.  Il n’en fallait pas plus pour enflammer l’opinion publique qui a manifesté son indignation sur toutes les tribunes disponibles.  Que voulez-vous, au Québec, à défaut de lire, on aime ça faire semblant qu’on aime les livres…

Mais le plus désespérant dans cette histoire c’est que tout le monde est passé à côté du vrai débat.  Le budget pour l’achat de livres dans les écoles du Québec est de 15 millions de dollars (8,3 millions du ministère et 6,7 millions des commissions scolaires) et personne ne s’est demandé si on en avait pour notre argent. On vit à l’époque du numérique, mais au Québec on parle encore de l’achat de livres papier et de bibliothèques scolaires…  Personne n’a parlé de réaliser des économies (et d’acheter encore plus de livres) en passant au format numérique.  Personne n’a parlé non plus de se joindre au programme scolaire d’Amazon pour créer des bibliothèques scolaires virtuelles à faible coût.

En fait, si personne n’en a parlé, c’est probablement parce que ce genre de partenariat est actuellement illégal au Québec.  Au Québec, la loi interdit formellement aux écoles de négocier des rabais lors de l’achat de livres, interdit d’avoir des économies de volumes !  Mais le ridicule va encore plus loin: une école peut uniquement acheter ses livres d’un libraire avec un permis du gouvernement et qui se trouve dans la région desservie par l’école !  Pour en savoir plus sur ce système complètement fou, je vous invite à aller lire l’excellent texte de Vincent Geloso.

Pour réaliser des économies, et acheter plus de livres, une école en Gaspésie ne peut pas négocier des rabais sur l’achat de livres avec le Costco de Montréal (par exemple).  Avec un pareil système communiste, ce n’est pas demain la veille qu’on risque d’annoncer un partenariat avec Amazon pour la création de bibliothèques électroniques.

Au Québec, la loi fait en sorte que les écoles n’achètent pas des livres pour enrichir les enfants, mais plutôt pour enrichir certains libraires.  Au Québec,  les libraires passent avant les élèves; la priorité des politiciens n’est pas de faire en sorte que les élèves puissent avoir accès au plus grand nombre de livres possible, mais plutôt de garantir un revenu à certains libraires.

Quand Yves Bolduc a déclaré qu’il y avait déjà suffisamment de livres dans les écoles, les gens se sont scandalisés.  Pourtant, Yves Bolduc a dit tout haut ce que les 125 députés de l’Assemblée nationale pensent tout bas, puisque la loi actuellement en place a pour effet d’entraver l’achat de livres par les écoles.  Pour soutenir l’existence de cette loi, il faut obligatoirement penser qu’il y a déjà suffisamment de livres dans les écoles.  Yves Bolduc a simplement été victime de sa franchise.

P.-S. La mise en place de cette loi ridicule, un héritage du PQ, a été pilotée par Denis Vaugeois. Avant et après sa carrière politique, Denis Vaugeois a travaillé dans le monde de l’édition.

*Statistique Canada compile ces chiffres depuis 2010.

Source:
Statistique Canada
Tableau 203-0021