Antagoniste


25 novembre 2014

Le sentiment de supériorité Canada En Vidéos Environnement Québec

Au Québec, les défenseurs du modèle aiment bien se donner un air de supériorité, notamment avec l’Alberta. Par exemple, on aime bien dire que le Québec, contrairement à l’Alberta, a fait le choix de l’énergie propre avec son hydro-électricité…

Voici maintenant ce qu’il faut savoir et ce que les défenseurs du modèle ne disent jamais.

Pour le moment, l’exploitation des sables bitumineux en Alberta a nécessité le déboisement de moins de 1 000 km2 de forêt.  Pour exploiter la totalité des sables bitumineux en Alberta, on estime qu’il faudrait couper 4 800 km2 de forêt. À titre indicatif, à lui seul, le projet hydro-électrique de la Baie Jame a entraîné la destruction de 9 715 km2 de forêt !

Pour ceux qui pensent que les barrages restent quand même un moindre mal puisqu’une fois construits, contrairement aux sites d’exploitation des sables bitumineux, ils sont « propres », il faut savoir que la décomposition de la matière végétale dans les réservoirs entraîne une importante contamination au mercure de la faune locale.  Encore aujourd’hui, on recommande de ne pas consommer des poissons de la Baie James plus d’une fois par semaine.

De plus, il est impossible de restaurer les zones affectées par les barrages, une fois le lac artificiel créé, il sera là tant et aussi longtemps que le barrage existera.  Pour les sables bitumineux, c’est tout le contraire. Une fois le pétrole extrait, il est possible de replanter une forêt, vidéo à voir absolument:

Et que penser des gaz à effet de serre ?

Selon les calculs d’Andrew Weaver, un climatologue spécialisé dans la modélisation du climat qui collabore avec le GIEC, si demain matin on extrayait et consommait les 170 milliards de barils de pétrole commercialement disponibles dans les réserves de sable bitumineux de l’Alberta, la température augmentait de 0,03°C. À titre indicatif, selon cette étude, l’utilisation de la totalité des réserves de charbon pourrait faire augmenter la température de 14,8°C. Andrew Weaver conclu donc que l’exploitation des sables bitumineux aura un impact négligeable sur réchauffement climatique.

Cet air de supériorité que se donnent les défenseurs du modèle par rapport à l’Alberta sert surtout à cacher le bilan économique médiocre du Québec. Les péquistes, et la gauche en général, haïssent le pétrole, car ce liquide symbolise la réussite de l’Alberta là où le Québec a lamentablement échoué. L’Alberta a confié le développement de son secteur énergétique (pétrole) au secteur privé tout en misant sur un petit gouvernement. Le Québec a nationalisé son secteur énergétique (électricité) tout en misant sur un gros gouvernement. Le Québec est devenu une terre de pauvreté et l’Alberta une terre d’abondance… Pour les péquistes, le pétrole albertain transitant par le Québec, c’est l’équivalent de frotter du gros sel dans la plaie ouverte qu’est devenue le modèle québécois…


25 novembre 2014

Top 5 Qc-Ca Canada Québec Top Actualité

Le Québec se distingue à nouveau par ses nouvelles locales et sportives cette semaine alors qu’il faut attendre le 10e rang pour trouver une nouvelle de l’extérieur de la province, soit la tempête de neige record à Buffalo. Trois sujets controversés ont notamment retenu l’attention la semaine dernière, soit la modulation des tarifs des garderies, le projet de pipeline Énergie Est de TransCanada et l’absence d’accusations contre le policier qui a heurté un véhicule à Longueuil et tué un enfant de cinq ans.

Au Canada, c’est plutôt le projet Keystone qui retient l’attention des médias du pays, alors que le Sénat américain s’est opposé au projet par une seule voix. La Chambre des représentants avait pourtant donné son appui la semaine précédente, ce qui avait placé cette nouvelle au 8e rang de l’actualité dans les médias du Canada. Notons enfin la présence des deux demi-finales de la Ligue canadienne de football (LCF) aux 4e et 5e échelons. La finale de la Coupe Grey sera disputée dimanche prochain et nous surveillerons attentivement les médias cette semaine, car cet événement obtient année après année une très large médiatisation. C’est d’ailleurs une nouvelle habituée au top 10 annuel : on la retrouvait au 9e rang en 2013 (poids médias de 4,45 %), au 2e rang en 2012 (PM de 6,16 %) et au 10e rang en 2011 (PM de 6,80 %).

Actualité Québec

Actualité Canada

Source:
Influence Communication


25 novembre 2014

La réputation du Canada Canada International Revue de presse

The Independent

-

Germany named best country in the world
The Independent

Germany has beaten the US to be named the best country in the world, according to a survey that rates nations on how they are perceived by outsiders. America has topped the charts for the past five years in the annual Nation Brands Index produced by Anholt-GfK, which carried out more than 20,000 interviews across 20 countries.

The UK successfully held onto its third-place performance from last year, while France was ranked fourth and Canada came fifth.

The study claims to reflect “global public opinion”, and asked people to rank the 50 developed and developing countries listed based on twenty-three different attributes.Combined, these scores meant the countries could be ranked on the value which, according to Anholt-GfK , build up a nation’s image. They were: exports, governance, culture, people, tourism and immigration/investment.

Simon Anholt, an independent policy advisor who co-produced the report, said that the interviews were carried out shortly after Germany’s footballing victory in the 2014 World Cup – likely contributing to a huge jump in its score for “sport excellence”.

La gogauche n’arrête pas de nous dire que Stephen Harper a fait du Canada un paria sur la scène internationale, un État voyou qui est méprisé à la grandeur du globe…

Pourtant, quand on lit la presse étrangère on apprend que le Canada est dans le top cinq des pays les plus admirés, devant la Suède, la Norvège ou la Finlande ! Pas de danger que nos bons médias nous en parlent…

En passant, quand Harper a été élu à la tête d’un gouvernement majoritaire, le Canada était 6e. Donc, sous le règne du gouvernement conservateur, la situation s’est améliorée !


24 novembre 2014

Ils ont choisi la pauvreté Canada Économie En Chiffres International Québec

La semaine dernière, l’Institut Fraser a publié le résultat d’une enquête menée auprès de 710 dirigeants de l’industrie pétrolière pour savoir quels étaient les endroits dans le monde les plus ouverts aux investissements pétroliers et gaziers. Encore une fois, le Québec se retrouve en compagnie des républiques de bananes…

Voici l’indice de développement pétrolier et gazier, pour les provinces canadiennes et les pays scandinaves (pays souvent cités en exemple…) avec des gisements d’hydrocarbures; le Québec est l’un des rares endroits dans le monde qui a sciemment choisi de rester pauvre en refusant d’exploiter ses richesses naturelles…

Québec Pétrole
Les notes ont été ramenées sur 100.

Quelques constatations:

  • Le Québec est très confortablement installé dans sa grande médiocrité, les plus proches poursuivants récoltent 2 fois plus de points…  Nous sommes vraiment dans une classe à part, dommage que c’est dans la classe des cancres.  Encore pire, le Québec a reculé par rapport au dernier classement en passant d’un score de 22,9 à 20,5.
  • Comparé aux pays scandinaves, souvent cité en modèle, le Québec a l’air d’une république soviétique: un score de 20,5 au Québec contre 70,3 en Norvège.
  • Les pays scandinaves dament aussi le pion de nombreuses provinces canadiennes ! Par exemple, les Pays-Bas (80,6) font mieux que l’Alberta (73,4) !

Si les provinces de l’Ouest et les pays scandinaves sont riches et que le Québec est pauvre, ce n’est pas à cause du pétrole, mais plutôt parce que le socialisme et l’éco-catastrophisme n’ont pas infecté leur économie; là-bas, on exploite le pétrole et le gaz alors qu’ici on multiplie les moratoires pour faire plaisir à quelques hippies.

Pour prendre la pleine mesure de la détérioration des conditions économiques au Québec pour les entreprises pétrolières et gazières, voici l’évolution de l’indice québécoise:

Pétrole Québec

La descente est tout simplement vertigineuse !  En 2013, le Québec est battu par des pays tels que le Cambodge, le Bangladesh, le Kazakhstan et le Myanmar.  En fait, le Québec fait à peine mieux que la Syrie, un pays ravagé par une guerre civile (20,5 vs. 16,5).  À l’échelle mondiale, le Québec occupe le 133e rang sur 156 pays.

Et à tous ceux qui se questionnent sur l’utilité d’avoir une industrie pétrolière et gazière florissante, voyez par vous-même…

Québec pétrole

Les gens qui travaillent dans le domaine de l’extraction minière et pétrolière gagnent 2 304$/semaine, plus du double de la moyenne de tous les secteurs, qui se chiffre à 910$/semaine.

Au Québec nous avons dit non au gaz de schiste car nous avons décidé être pauvre.

Les idiots de Québécois ne veulent rien couper, même pas les conservatoires en région, et ils ne veulent pas développer leurs ressources naturelles comme le gaz de schiste. Donc, quand le gouvernement décide d’augmenter les tarifs des CPEs, personne n’a le droit de chialer. Lorsque les idiots de Québécois auront été assez saignés par les gouvernements, ils réaliseront peut-être qu’on peut vivre sans des conservatoires en régions et que tout comme les Américains, nous pouvons nous enrichir avec le gaz de schiste.

Pendant ce temps à Ottawa, l’austérité a permis à Harper de dégager des surplus qui seront utilisés pour réduire le fardeau fiscal des familles. Mais au Québec, on ne veut pas d’austérité, alors payez!

Sources:
Fraser Institute
Global Petroleum Survey 2014

Statistique Canada
Tableau 281-0027


19 novembre 2014

Les réfugiés économique Canada Économie En Chiffres Québec

Dans un premier temps, voici quelle a été la durée moyenne du chômage chez les 25-34 ans dans les provinces canadiennes entre 2004 et 2013:

Enfer Québec

Ensuite, voici le solde migratoire des 25-34 ans pour la même période:

Enfer Québec

Conséquence d’une économie merdique, les jeunes, que l’on dit être la force et l’avenir des nations, quittent vers les provinces avec une économique dynamique… Notez que le Québec a presque autant d’expatriés que l’Ontario malgré une population beaucoup plus petite (13,7 millions vs. 8,2 millions).

Et pendant ce temps, des Québécois sont assez idiots pour penser que TransCanada complote pour les appauvrir…  Le Québec, une terre de Caïn…

Source:
Fraser Institute
Go West, Young Adults: The 10-year Western Boom in Investment, Jobs, and Incomes


18 novembre 2014

Top 5 Qc-Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (11-17 novembre) selon Influence Communication.

Les cérémonies pour le Jour du Souvenir ont été particulièrement suivies cette année en raison des attentats de St-Jean-sur-Richelieu et d’Ottawa. C’est particulièrement imposant au Québec, alors que l’an dernier, le Jour du Souvenir n’avait obtenu qu’un poids médias de 0,79 %. Au Canada, ces cérémonies représentaient l’an dernier la 6e nouvelle la plus médiatisée de l’année avec un poids de 4,93 %. À la suite de ces cérémonies qui avaient lieu mardi, les médias du Québec et du Canada se sont mis en mode football, alors que les éliminatoires ont débuté dans la Ligue Canadienne de Football (LCF) et que les finales régionales du football universitaire se tenaient aux quatre coins du pays. Le constat est particulièrement surprenant au Québec, alors que la victoire surprise des Carabins s’est faufilée au troisième échelon des nouvelles les plus médiatisées lors de la dernière semaine. Ce match universitaire a obtenu 38 % plus de médiatisation que la demi-finale de l’est entre les Alouettes de Montréal et les Lions de la Colombie-Britannique. Notons que les assistances aux deux parties ont été relativement similaires (environ 15 000 à Montréal contre 13 500 à Québec). Le mot-clic #carabins a aussi passé près de percer le top 100 au Québec avec la 106e position. Au Canada, c’est toutefois la LCF qui retient l’attention, avec les 3e et 5e échelons du palmarès hebdomadaire des nouvelles les plus médiatisées.

Actualité Québec

Actualité Canada

Source:
Influence Communication


12 novembre 2014

La Chine et le hockey Canada Chine Économie Mondialisation Revue de presse

The StarPhoenix

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Leafs tap into massive Chinese market for NHL
The StarPhoenix

Prime Minister Stephen Harper will address millions of Chinese sports fans during a Toronto Maple Leafs game that will be shown across China by the state broadcaster.

Hockey is not a major sport in China but with more than 1.3 billion citizens it still posts some impressive numbers. For example, Leafs games attract a bigger television audience in China than Canada, Maple Leaf Sports Entertainment Ltd.’s chief commercial officer, Dave Hopkinson, said Sunday.

« When the NHL wants a game here, we will be the first to put up our hands, » said Hopkinson, who has already been to China six times to drum up business for MLSE, which also owns the AHL Toronto Marlies, the NBA’s Toronto Raptors and MLS franchise Toronto FC.

As many as 20 Leafs games are to be shown live this winter on CCTV as part of a 119-game NHL package. MLSE brought four executives to China over the weekend on a visit that was timed to coincide with the presence of Harper and dozens of business leaders from Canada. « Prime Minister Harper likes the idea of using sports as a bridge to China, » said Bo Hu, the Beijing-born manager for MLSE’s international business development. « Being here first is a big advantage. » Some have assumed that the Leafs were trying to emulate the global marketing sensation that Manchester United has become.

Big money may eventually be involved, too. It has not escaped the NHL’s notice that the average ticket price for an NBA pre-season game in China has been $500 US. China already contributes $2.5 million a year to MLSE’s coffers through sponsorships and Mandarin-language advertising on the boards at the Air Canada Centre.

Cette nouvelle est intéressante, car elle montre le formidable potentiel de la mondialisation. En Chine, même si le hockey est très marginal, l’énorme bassin de population fait en sorte que ce sport est plus regarder qu’au Canada !

Il est aussi remarquable de voir des publicités en mandarin sur les bandes du Air Canada Center de Toronto (on a pu les voir samedi dernier). Notons que les Canadiens de Montréal semblent avoir laissé passer ce bateau…

P.-S. On verra les Maple Leafs jouer en Chine avant de voir les Nordiques jouer dans le nouvel aréna de Québec.


11 novembre 2014

Un grand québécois Canada Économie Québec Revue de presse

Canadian Business

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CEO of the Year 2014: Louis Vachon of National Bank
New York Magazine

In the past 12 months, National Bank’s shares have outperformed those of its five main competitors, returning 23%. There are external factors to explain the bank’s stellar performance, such as a stable provincial government in Quebec. But, more important, investors are recognizing that Vachon’s strategy, which he’s dubbed “one client, one bank,” is paying off. “Looking at the growth over the past few years, not only with revenue but how he and his team have made the company into a solid leader in Canada, I’m impressed,” says Isabelle Hudon, president of Sun Life Financial in Quebec and a member of the Canadian Business CEO of the Year judging panel. One bank analyst, who wasn’t authorized to speak on the record, put it more bluntly: “Louis is considered to be a very astute business person, and he will make money.”

Vachon’s hallmark “one client, one bank” initiative involves breaking down silos to ultimately improve client services. Analysts have been impressed with the effort to cross-sell products too, as well as Vachon’s progress in turning National Bank into a one-stop shop for all its clients’ financial needs. That might mean referring a small-business owner to the bank’s wealth management division in order to provide both business and personal banking services. The strategy is more profitable on a per product basis, and the more things clients rely on an institution for, the more likely they are to stick with it.

Nos bons médias ont été tellement occupés à nous dire que Philippe Couillard aurait dû parler français en Islande, qu’ils n’ont pas eu le temps de nous dire que Louis Vachon avait gagné le titre du meilleur PDG de l’année. Chacun ses priorités…


10 novembre 2014

Charité bien ordonnée commence par soi-même Canada Économie En Chiffres France Québec

La semaine dernière, beaucoup de Québécois ont probablement appris qu’en vertu d’une entente signée en 1978, les étudiants français qui fréquentent les universités québécoises payent exactement les mêmes frais de scolarité des étudiants d’ici et non pas le tarif normalement imposé aux étudiants étrangers.  Pour le Québec, les 12 495 étudiants français représentent une dépense de 50 millions de dollars.  Les étudiants québécois qui vont étudier en France ont aussi droit au même privilège, mais puisque l’accès se limite aux universités publiques, des institutions franchement médiocres, c’est à peine un millier de Québécois qui va étudier en France.

Au moment où le gouvernent déploie des efforts considérables pour équilibrer le budget, il est intéressant d’analyser les frais de scolarité payés par les étudiants étrangers au Canada et au Québec (années la plus récente, statistiques non disponibles pour certaines provinces):

Scolarité français

Scolarité français

Scolarité français

Scolarité français

Au Québec, les frais de scolarité ne sont pas uniquement bas pour les Québécois, mais aussi pour les étrangers, dans plusieurs cas, 2 fois moins cher qu’au Canada.

Que peut-on en conclure ?  De deux choses l’une; soit nos universités sont médiocres et nous ne pouvons pas changer plus aux étrangers pour un diplôme qui n’a pas beaucoup de valeur, soit nos universités sont aussi bonnes que les autres, mais que les Québécois sont très généreux.

Dans un cas comme dans l’autre, c’est un problème quand on a 270 milliards de dettes.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux: 477-0021, 477-0022, 477-0023 & 477-0024


6 novembre 2014

Péréquation 101 Canada Économie Québec

Péréquation

Quand il est question de péréquation canadienne, la gauche aime bien rependre des légendes urbaines histoire de justifier la médiocre position du Québec. Par exemple, on peut souvent les entendre dire que durant de nombreuses années, c’est le Québec qui envoyait de la péréquation en Alberta.

J’ai donc pensé compiler quelques faits sur la péréquation pour vous donner des munitions lors de votre prochaine discussion avec un gauchiste.

  • Le système de péréquation a été créé en 1957, il a ensuite été enchâssé dans la constitution de 1982.
  • Depuis la création du programme, le Manitoba, le Québec, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard ont reçu de la péréquation de manière ininterrompue depuis 1957.
  • Terre-Neuve a reçu de la péréquation de manière ininterrompue entre 1957 et 2007. Depuis 2007, la province ne s’est pas qualifiée.
  • La Colombie-Britannique et la Saskatchewan ont déjà reçu de la péréquation, mais de manière intermittente. La Colombie-Britannique et la Saskatchewan ont touché leur dernier chèque de péréquation en 2007.
  • De 1957 à 2009, l’Ontario n’a pas reçu un sou de péréquation. Par contre, depuis 2009 elle s’est qualifiée chaque année.
  • L’Alberta a reçu de la péréquation uniquement entre 1957 et 1964.  Depuis, l’Alberta n’a jamais été admissible au programme.

Bref, ceux qui disent que le Québec a déjà envoyé de la péréquation en Alberta sont ou bien menteurs, ou bien ignorants.

Source:
University of Alberta
The Centre for Constitutional Studies


4 novembre 2014

La tour d’ivoire Canada Gauchistan

Propagande

Drôle d’entrevue dimanche dernier à Tout le monde en parle durant laquelle un drôle de type a essayé de nous vendre un drôle de livre…

Dans un livre ayant pour titre « Ici était Radio-Canada », son auteur Alain Saulnier, le directeur général de l’information à Radio-Canada congédié en 2012, raconte entre autres que les conservateurs ont pris le contrôle de Radio-Canada…

La semaine dernière, quand Stephen Harper a annoncé une baisse d’impôts par le fractionnement du revenu, qui étaient invités dans l’émission d’Anne-Marie Dussault pour discuter de cette mesure selon vous ? Les heureux élus étaient Gilles Duceppe et Liza Frulla; un séparatiste de gauche et une fédéraliste de gauche unis pour dénigrer un gouvernement conservateur…  Disons que la prise de contrôle de Radio-Canada par Stephen Harper ne saute pas aux yeux, surtout quand on confie l’émission du matin à Marie-France Bazzo

M’enfin, il serait bon de rappeler qu’en 1981, Alain Saulnier a été candidat pour le Parti communiste ouvrier dans la circonscription de Marie-Victorin.  En 1984, il était embauché par Radio-Canada.  Notons aussi que Pierre-Karl Peladeau, qui a reçu l’appui du Parti communiste du Québec il y a quelques semaines, semble aussi être un grand admirateur d’Alain Saulnier.

P.-S. Quelqu’un peut me faire une liste des gens de droite qui ont été embauchés à la télé ou la radio de Radio-Canada depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs ?


4 novembre 2014

Top 5 Qc-Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (28 octobre-3 novembre) selon Influence Communication.

Une semaine après les attentats qui ont secoué les villes d’Ottawa et de Saint-Jean-sur-Richelieu, le temps était à la prière et au recueillement pour les proches et les familles des deux victimes. Au Québec, ce sont les funérailles de l’adjudant Patrice Vincent qui ont davantage obtenu de couverture médiatique alors qu’au Canada, ce sont celles du caporal Nathan Cirillo qui ont dominé l’actualité lors de la dernière semaine. Fait à noter, l’affaire Ghomeshi s’immisce même devant les funérailles de Patrice Vincent dans les médias au Canada, alors qu’elle est seulement 7e dans les médias du Québec. Ce scandale sexuel concernant l’animateur vedette de l’émission Q à la radio de CBC a beaucoup fait réagir au Canada, autant dans les médias traditionnels que sur les médias sociaux. Le Toronto Star a notamment publié les histoires de huit présumées victimes de Ghomeshi, alors que ce dernier a préféré devancer les allégations en publiant un long message sur sa page Facebook. Depuis, autant sa firme de relations publiques que sa firme de promotions l’ont largué. Le mot-clic #JianGhomeshi est d’ailleurs 5e au palmarès canadien lors de la dernière semaine.

Actualité Québec

Actualité Canada

Source:
Influence Communication


3 novembre 2014

Sauvons nos acronymes ! Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Si vous êtes comme moi, vous faites probablement partie du 99,9% des Québécois qui, jusqu’à tout récemment, n’avaient jamais entendu parler des CLD, les Centres Locaux de Développement.  Mais voilà, depuis que les libéraux ont laissé planer l’idée d’abolir ces structures, les CLD sont soudainement devenus essentiels au bon fonctionnement de l’économie québécoise:

Maladie

« Jamais sans mon CLD »…  Voilà que la gauche se parodie de plus en plus en manifestant pour sauver des acronymes bureaucratiques…

Mais il ne faudrait pas oublier Pierre-Karl Péladeau, le nouvel Amir Khadir de l’Assemblée nationale. Lui aussi a soudainement découvert cette semaine que sans les CLD le Québec allait cesser d’exister:

Ainsi donc, selon celui qui a été mis au monde par la Caisse de Dépôt, les CLD c’est comme la culture, chaque dollar dépensé par le gouvernement en rapporterait dix !  C’est comme la santé, l’éducation, les CPE, les subventions aux entreprises ou les infrastructures, selon la gauche chaque dollar dépensé par le gouvernement est supposé rapporter !  Pourtant, malgré toutes ces dépenses qui rapportent, le gouvernement est pris avec une dette de 270 milliards de dollars.

M’enfin, les CLD ont été créés en 1998 pour favoriser l’entrepreneuriat. Les CLD ont-ils un succès ou un échec ? L’année dernière, Statistique Canada a publié une étude longitudinale très intéressante sur le dynamisme des entreprises canadiennes entre 2000 et 2009. Cette étude visait, entre autres, à déterminer la création nette d’entreprise durant cette période.  Les CLD ont-ils propulsé le Québec au sommet du classement ?  Jugez par vous-même:

Maladie

Le bilan des CLD, une dernière position ! Selon PKP, sans les CLD, nous risquons de devenir une province comme les autres. Personnellement, j’aimerais bien que le Québec soit une province comme les autres, ça serait un énorme progrès.

D’ailleurs, les CLD n’ont pas rendu les Québécois plus riches. Depuis leur création, le Québec a perdu du terrain par rapport aux autres provinces:

Revenu Disponible Québec190114b

Au début des années 2000, le Québec se classait en 6e position. En 2012, le Québec est passé au 9e rang… Pas évident les supposés bienfaits des CLD…

Si le gouvernement veut aider les entrepreneurs tout en coupant dans ses dépenses, la solution est simple: on élimine tous les programmes de subventions et la bureaucratie qui l’accompagne pour ensuite baisser l’impôt des entreprises.

Les CLD résument bien tout le drame du modèle québécois. Il y a quelques années, des politiciens ont constaté un problème. Pour régler ce problème, ils ont cru bon mettre en place une nouvelle structure bureaucratique. Quelques années plus tard, on remarque que malgré cette structure le problème est toujours présent, mais il est désormais impossible d’abolir cette dernière, car elle est désormais devenue un choix de société

Sources:
Statistique Canada
Dynamique des entreprises : l’entrée et la sortie d’entreprises dans les provinces canadiennes, 2000 à 2009
Tableau 384-0040
Tableau 051-0001


30 octobre 2014

La province imaginaire Canada Économie En Chiffres Environnement Québec

On doit favoriser les économies vertes, comme celle du Québec, et mettre un frein à la croissance des économies sales, comme celle de l’Alberta. C’est une idée, largement répandue chez la gauche anti-albertaine qui a en sainte horreur le pétrole de l’Ouest canadien, un liquide qui symbolise la réussite de l’Alberta là où le Québec a lamentablement échoué…

Mais le Québec peut-il être un donneur de leçon, notre économie est-elle réellement plus verte, peut-on regarder de haut les Albertains et leur pétrole ?

Voici quelles sont les économies au Canada qui utilise le moins de produits pétroliers raffinés pour faire rouler son économie:

Économie Verte
1 terajoule représente l’équivalent de 163 barils de pétrole

Le Québec s’en tire plutôt bien, nous sommes devancés par l’Ontario et la Colombie-Britannique, nous sommes aussi légèrement au-dessus de la moyenne canadienne, mais c’est tout de même bon pour une 3e position. Par contre, on peut dire exactement la même chose sur l’Alberta !  Eh oui, cette province tant haïe par la bonne gauche québécoise fait aussi bien que nous en ce qui concerne l’utilisation de produits pétroliers raffinés.

Bref, le Québec n’est pas en position pour faire la morale à l’Alberta et nous sommes encore moins bien placés pour refuser de donner un coup de main à cette province pour l’aider à exporter son pétrole.  Les écolos qui parlent du Québec comme d’un el dorado écologique parle d’une province qui existe uniquement dans leur imagination.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 128-0016 & 384-0037


28 octobre 2014

L’argent des étrangers Canada Économie Gauchistan Mondialisation Québec

Enjoy CapitalismRéaction de Pierre-Karl Péladeau suite aux révélations de La Presse à l’effet que le député péquiste serait intervenu en faveur de Quebecor lors de la vente des studios Mel’s:

« j’ai informé simultanément la direction de Québecor et celle d’Investissement Québec du risque qu’une autre entreprise de chez nous passe à des mains étrangères. Ma démarche était uniquement motivée par ma conviction sur l’importance de garder entre des mains québécoises le contrôle d’une de nos entreprises »

Au Québec, on se méfie des étrangers, surtout de leur argent, surtout quand cet argent risque d’être utilisé pour investir ou acheter des entreprises de chez nous…

Pourtant…

Depuis l’an 2000, la croissance annuelle moyenne de l’emploi dans les compagnies étrangères présentes au Canada a été de 3,4%.  Pour l’ensemble de l’économie, cette croissance n’a été que de 1,5%.  Autrement dit, les compagnies étrangères sont des machines à créer des emplois 2 fois plus efficaces que les entreprises pures laines !  Quand les étrangers s’intéressent à nos entreprises, on devrait s’en réjouir, c’est un signe de santé économique !

Pas convaincu ?

Mise en situation. Vous êtes un entrepreneur montérégien à la tête d’une petite PME. Un homme d’affaires du Saguenay vous contacte pour vous dire qu’il serait très intéressé à investir voire acheter dans votre compagnie. Qu’elle serait votre réaction ?

A) Cette offre vous emballe, elle va vous permettre de prendre de l’expansion, de mieux faire connaître votre produit ou tout simplement de rentabiliser votre investissement initial. Pour vous, c’est un signe que votre entreprise est bien gérée, car elle inspire assez confiance pour attirer de nouveaux investisseurs.

B) Vous informez l’homme d’affaires qu’il n’est pas question d’accepter de l’argent qui provient du Saguenay. Votre entreprise étant montérégienne, vous acceptez uniquement les investissements des gens de votre région. Pour vous, il n’est pas question de voir un Saguenayen venir en Montérégie pour exploiter des travailleurs.

Toute personne raisonnée choisira la première réaction. Pourtant, au Québec, quand on apprend que des « étrangers » veulent venir investir leur argent dans notre province, la réaction des gens s’apparente plutôt à la deuxième réaction…  Au lieu de voir que de l’argent neuf sera investi pour créer des emplois et faire rouler l’économie, les gens s’imaginent plutôt que les « étrangers » viennent ici pour nous voler.

Quand un étranger décide de sortir du confort de son pays pour aller faire des affaires à l’étranger, ce n’est pas pour faire fermer des usines, au contraire c’est plutôt pour les développer et les faire croître !  C’est pour cette raison que depuis le début des années 2000 la croissance de l’emploi dans les entreprises étrangères est 2 fois supérieure à la moyenne canadienne.  Pour en revenir aux studios Mel’s, des Américains ne voulaient les acheter pour les fermer, mais plutôt pour avoir le plus grand nombre de tournages possibles.

En Alberta, plus de 50% des entreprises pétrolières sont sous contrôle étranger, si bien que les corporations étrangères génèrent 1,1 billion en revenu sur un grand total de 1,2 billion pour l’ensemble de l’industrie. Les Albertains ont été assez brillants pour comprendre que les capitaux étrangers sont essentiels pour développer l’économie, car si on avait uniquement misé sur des entrepreneurs locaux pour faire le travail, bien peu de projets auraient vu le jour faute de capitaux.  En Alberta, les politiciens encouragent les Chinois à investir dans leurs ressources naturelles.

Les étrangers ont-ils fait de l’Alberta une province pauvre ? Ont-ils volé les Albertains ? Ont-ils exploité les travailleurs pour ensuite fermer des usines ? Absolument pas, l’argent des étrangers a fait de l’Alberta une des économies les plus riches et dynamiques d’Amérique.

P.-S. Alain Bouchard d’Alimentation Couche-Tard a fait fortune en investissant à l’étranger; Pierre-Karl Péladeau a fait fortune quand le gouvernement a décidé d’empêcher aux étrangers d’investir au Québec