Antagoniste


30 octobre 2014

La province imaginaire Canada Économie En Chiffres Environnement Québec

On doit favoriser les économies vertes, comme celle du Québec, et mettre un frein à la croissance des économies sales, comme celle de l’Alberta. C’est une idée, largement répandue chez la gauche anti-albertaine qui a en sainte horreur le pétrole de l’Ouest canadien, un liquide qui symbolise la réussite de l’Alberta là où le Québec a lamentablement échoué…

Mais le Québec peut-il être un donneur de leçon, notre économie est-elle réellement plus verte, peut-on regarder de haut les Albertains et leur pétrole ?

Voici quelles sont les économies au Canada qui utilise le moins de produits pétroliers raffinés pour faire rouler son économie:

Économie Verte
1 terajoule représente l’équivalent de 163 barils de pétrole

Le Québec s’en tire plutôt bien, nous sommes devancés par l’Ontario et la Colombie-Britannique, nous sommes aussi légèrement au-dessus de la moyenne canadienne, mais c’est tout de même bon pour une 3e position. Par contre, on peut dire exactement la même chose sur l’Alberta !  Eh oui, cette province tant haïe par la bonne gauche québécoise fait aussi bien que nous en ce qui concerne l’utilisation de produits pétroliers raffinés.

Bref, le Québec n’est pas en position pour faire la morale à l’Alberta et nous sommes encore moins bien placés pour refuser de donner un coup de main à cette province pour l’aider à exporter son pétrole.  Les écolos qui parlent du Québec comme d’un el dorado écologique parle d’une province qui existe uniquement dans leur imagination.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 128-0016 & 384-0037


28 octobre 2014

L’argent des étrangers Canada Économie Gauchistan Mondialisation Québec

Enjoy CapitalismRéaction de Pierre-Karl Péladeau suite aux révélations de La Presse à l’effet que le député péquiste serait intervenu en faveur de Quebecor lors de la vente des studios Mel’s:

« j’ai informé simultanément la direction de Québecor et celle d’Investissement Québec du risque qu’une autre entreprise de chez nous passe à des mains étrangères. Ma démarche était uniquement motivée par ma conviction sur l’importance de garder entre des mains québécoises le contrôle d’une de nos entreprises »

Au Québec, on se méfie des étrangers, surtout de leur argent, surtout quand cet argent risque d’être utilisé pour investir ou acheter des entreprises de chez nous…

Pourtant…

Depuis l’an 2000, la croissance annuelle moyenne de l’emploi dans les compagnies étrangères présentes au Canada a été de 3,4%.  Pour l’ensemble de l’économie, cette croissance n’a été que de 1,5%.  Autrement dit, les compagnies étrangères sont des machines à créer des emplois 2 fois plus efficaces que les entreprises pures laines !  Quand les étrangers s’intéressent à nos entreprises, on devrait s’en réjouir, c’est un signe de santé économique !

Pas convaincu ?

Mise en situation. Vous êtes un entrepreneur montérégien à la tête d’une petite PME. Un homme d’affaires du Saguenay vous contacte pour vous dire qu’il serait très intéressé à investir voire acheter dans votre compagnie. Qu’elle serait votre réaction ?

A) Cette offre vous emballe, elle va vous permettre de prendre de l’expansion, de mieux faire connaître votre produit ou tout simplement de rentabiliser votre investissement initial. Pour vous, c’est un signe que votre entreprise est bien gérée, car elle inspire assez confiance pour attirer de nouveaux investisseurs.

B) Vous informez l’homme d’affaires qu’il n’est pas question d’accepter de l’argent qui provient du Saguenay. Votre entreprise étant montérégienne, vous acceptez uniquement les investissements des gens de votre région. Pour vous, il n’est pas question de voir un Saguenayen venir en Montérégie pour exploiter des travailleurs.

Toute personne raisonnée choisira la première réaction. Pourtant, au Québec, quand on apprend que des « étrangers » veulent venir investir leur argent dans notre province, la réaction des gens s’apparente plutôt à la deuxième réaction…  Au lieu de voir que de l’argent neuf sera investi pour créer des emplois et faire rouler l’économie, les gens s’imaginent plutôt que les « étrangers » viennent ici pour nous voler.

Quand un étranger décide de sortir du confort de son pays pour aller faire des affaires à l’étranger, ce n’est pas pour faire fermer des usines, au contraire c’est plutôt pour les développer et les faire croître !  C’est pour cette raison que depuis le début des années 2000 la croissance de l’emploi dans les entreprises étrangères est 2 fois supérieure à la moyenne canadienne.  Pour en revenir aux studios Mel’s, des Américains ne voulaient les acheter pour les fermer, mais plutôt pour avoir le plus grand nombre de tournages possibles.

En Alberta, plus de 50% des entreprises pétrolières sont sous contrôle étranger, si bien que les corporations étrangères génèrent 1,1 billion en revenu sur un grand total de 1,2 billion pour l’ensemble de l’industrie. Les Albertains ont été assez brillants pour comprendre que les capitaux étrangers sont essentiels pour développer l’économie, car si on avait uniquement misé sur des entrepreneurs locaux pour faire le travail, bien peu de projets auraient vu le jour faute de capitaux.  En Alberta, les politiciens encouragent les Chinois à investir dans leurs ressources naturelles.

Les étrangers ont-ils fait de l’Alberta une province pauvre ? Ont-ils volé les Albertains ? Ont-ils exploité les travailleurs pour ensuite fermer des usines ? Absolument pas, l’argent des étrangers a fait de l’Alberta une des économies les plus riches et dynamiques d’Amérique.

P.-S. Alain Bouchard d’Alimentation Couche-Tard a fait fortune en investissant à l’étranger; Pierre-Karl Péladeau a fait fortune quand le gouvernement a décidé d’empêcher aux étrangers d’investir au Québec


28 octobre 2014

Top 5 Qc-Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (21-27 octobre) selon Influence Communication.

Les villes de Saint-Jean-sur-Richelieu et d’Ottawa ont toutes deux été le théâtre cette semaine d’attentats contre des militaires, qui se sont soldés par la mort de l’adjudant Patrice Vincent à St-Jean et du caporal Nathan Cirillo à Ottawa. Ces deux événements ont obtenu une couverture médiatique en direct à la télévision et à la radio, en plus de faire l’objet de nombreux cahiers spéciaux dans les journaux des jours suivants. Deux nouvelles qui percent les 17 % de couverture médiatique dans la même semaine au Québec, c’est du jamais vu. Sur l’ensemble de l’année 2013, seule la tragédie de Lac-Mégantic a passé cette marque en une semaine (38,93 % à son sommet sur sept jours).

Au Canada, l’attentat à Ottawa a notamment obtenu davantage de couverture médiatique que l’attentat au marathon de Boston l’an dernier. Il faut remonter en 2012 pour trouver une nouvelle qui a obtenu un poids médias aussi imposant, soit les Jeux Olympiques de Londres (pointe à 17,09 % sur sept jours). Sur Twitter, les mots-clés liés à l’attentat d’Ottawa ont notamment percé les différents palmarès de tendances lors de l’événement. Sur sept jours, #OttawaShooting est notamment 6e au monde et 8e aux États-Unis.

Actualité Québec

Actualité Canada

Source:
Influence Communication


28 octobre 2014

Se tourner la langue 7 fois Canada Coup de gueule Revue de presse

The Globe And Mail

-

Justin Bourque faces sentencing hearing for killing Mounties
The Globe And Mail

Justin Bourque was frustrated with his job and wanted to do harm to the oil industry but chose instead to target police officers because of the badge they wore when he killed three Mounties and wounded two others in Moncton, N.B., a sentencing hearing heard Monday.

Crown lawyer Cameron Gunn began laying out his case that Bourque, 24, should have his parole ineligibility set at 75 years while serving a life sentence for three counts of first-degree murder and two counts of attempted murder.

Bourque gave a statement to police after his arrest in which he expresses dissatisfaction with his job at a distribution warehouse and also wanted to harm the oil industry. A recording of that statement was played in court in which he refers to setting some gas stations on fire but dumped that plan.

“I decided to wing it from there,” Bourque says.

Gunn said Bourque, dressed in camouflage and carrying the semi-automatic rifle and a shotgun, walked along a road passing neighbours.

“It appeared he was on a mission,” Gunn said.

Dans la foulée des événements qui se sont déroulés en juin, on a pu entendre sur les ondes de RDI un analyste dire que Justin Bourque était probablement un milicien de droite tout en s’empressant d’ajouter qu’il devait aussi faire partie de ceux qui nient l’existence du réchauffement climatique…

Finalement, on apprend que Justin Bourque détestait les pétrolières et la police… C’est de droite détester le pétrole et la police ?


24 octobre 2014

Les grands et les petits… Canada En Images En Vidéos Québec Terrorisme

Hier, nos députés étaient de retour à la chambre des communes après l’attentat terroriste du 22 octobre.  J’ai été très fier de nos politiciens fédéraux hier; ils étaient grands, dignes et forts. Le pays avait besoin de voir des gens fraternels, ils ont été plus que ça, ils ont été touchants…

Chambre Des Communes

Mais pendant qu’à Ottawa nos politiciens étaient grands, à Québec certains avaient décidé d’être petits… Incapable de se retenir, Bernard Landry a utilisé un attentat terroriste qui a choqué tout un pays pour faire du Harper-bashing

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23 octobre 2014
22 octobre 2014

Donner son maximum Canada Économie En Images États-Unis Québec

Au Canada, le NPD voudrait imposer un salaire minimum de 15$/h aux secteurs sous juridiction fédérale.

Au Québec, Québec Solidaire souhaiterait que le salaire minimum s’élève à 11,37$/h.

Dans le Dakota du Nord, le salaire minimum n’est que de 7,25$/h, pourtant voici une affiche que l’on retrouve à l’entrée du Walmart de Williston:

Walmart

Au Dakota du Nord, contrairement au Québec, les gens ont été assez intelligents pour dire « oui » à l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste, ce qui a causé un boom économique.  Les gens n’ont pas besoin d’un salaire minimum pour éviter la pauvreté, mais plutôt d’une économie qui roule !

P.-S. Le Dakota du Nord est l’État américain avec la meilleure qualité de vie aux États-Unis.


21 octobre 2014

Top 5 Qc-Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (14-20 octobre) selon Influence Communication.

Pendant que les médias du monde entier nous parlent de l’épidémie d’Ebola à tous les jours, ici au Québec, la nouvelle qui a le plus fait jaser dans nos médias cette semaine, c’est la victoire du CH contre les Bruins de Boston. La rivalité entre le CH et ses rivaux de Boston est telle, que « Lucic » arrive au 8e rang au Canada sur Twitter lors de la dernière semaine. Rappelons que Lucic avait fait les manchettes au printemps dernier, alors qu’il avait menacé deux joueurs du CH de les tuer la saison suivante, à la suite de l’élimination de Boston des mains du CH. Consolons nous toutefois, la visite de Patrick Roy et de l’Avalanche du Colorado n’aura pas réussi à devancer elle aussi l’épidémie d’Ebola au palmarès hebdomadaire des nouvelles au Québec.

Au Canada, l’Ebola occupe les deux premières positions du classement. Les médias ont notamment beaucoup parlé du vaccin canadien qui poursuit ses étapes en vue d’être utilisé pour contrer le virus. Enfin, autant les médias du Québec que ceux du Canada ont rapporté la triste nouvelle de l’avalanche au Népal qui aura fauché la vie de près de 40 personnes. La présence de victimes canadiennes et québécoises a notamment contribué à hausser grandement le volume de couverture de nos médias vis-à-vis de ce triste événement.

Actualité Québec

Actualité Canada

Petit commentaire personnel: imaginez le cirque médiatique si le vaccin contre l’Ebola avait été développé au Québec… Mais comme c’est au Canada, nos journalistes s’en fichent…

Source:
Influence Communication


20 octobre 2014

Le gros bon sens Canada Économie Environnement Revue de presse

Edmonton Journal

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New Brunswick premier heading to Alberta to discuss Energy East Pipeline
Edmonton Journal

New Brunswick Premier Brian Gallant is scheduled to head to Alberta next week to discuss the proposed Energy East Pipeline project with Alberta Premier Jim Prentice. Gallant will spend four days in Alberta, where he will also meet senior TransCanada officials in Calgary.

He says he also wants to meet with Alberta business leaders to show his commitment to the $12-billion development and help secure opportunities for New Brunswick.

Former premiers David Alward and Alison Redford made similar trips to each other’s provinces when they were in office in support of the project.

If it proceeds, the Energy East Pipeline would ship oil from Alberta to refineries in Quebec, with a pipeline extension to be built to a refinery and export terminal in Saint John, N.B. TransCanada is expected to file a formal proposal with the national energy regulator within weeks.

À cause de la couverture médiatique un peu débile au Québec au sujet de la construction du pipeline Énergie Est, on en vient presque à croire que ce pipeline traversera uniquement notre province.

Il est bon de se rappeler que ce projet va s’étendre sur l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, l’Ontario, le Québec et le Nouveau-Brunswick. Étrangement, le mouvement de contestation semble surtout se concentrer au Québec. Ailleurs au Canada, les gens sont capables de mettre leurs émotions de côté et d’avoir des discussions rationnelles sur les pipelines. À beaucoup d’endroits, comme au Nouveau-Brunswick on est même favorable au projet !

Il faudra que le Québec devienne une province mature un jour ou l’autre et qu’on arrête de faire un drame à propos de la moindre peccadille (genre un pipeline).


15 octobre 2014

Mauvaise nouvelle pour les pétrophobes Canada Économie Environnement Revue de presse

The Globe And Mail

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Recreational boat spills more likely to pollute B.C. waters than tankers
The Globe And Mail

Proposed new oil pipelines have heightened concerns about major spills from increased tanker traffic on the West Coast, but a new study has found that fleets of leaking recreational boats and other small vessels are more likely to foul B.C. waters. Stefania Bertazzon, a University of Calgary researcher, worked with several federal government departments and the University of Victoria in putting together what is thought to be the first study of its kind in the world.

The study points to recreational boats, marinas, passenger ships and fishing boats as the causes of most spills, while cargo ships and oil tankers are responsible for a smaller portion. “I would like to stress that we are not saying [the big ships] aren’t polluting,” Stefania Bertazzon said.

Dr. Bertazzon said marinas for small vessels are big contributors of spills. “There are all the old boats [at docks] that are leaking constantly; there are glitches in the way people fill up their boats. Most of it is carelessness. The marina is actually a place where a lot of [oily] discharge is generated.” Dr. Bertazzon warned that multiple recreational boat spills can, over time, be more damaging than a single big spill from a tanker.

“We know these sort of long-term continual spills have a greater impact on the environment than the big catastrophic spills that catch everyone’s attention when they happen,” she said.

Malgré le fait que des milliers de pétroliers arpentent la planète tous les jours sans causer de catastrophes, depuis un mois, le PQ veut nous faire croire qu’il serait impossible d’en faire autant sur le St-Laurent.

Mauvaise nouvelle pour les pétrophobes du PQ, une étude a montré que les grands responsables des déversements dans les cours d’eau ne sont pas les pétroliers, mais les bateaux de plaisance, les traversiers et les bateaux de pêche. Bref, contrairement au discours des écolos, nous n’avons rien à craindre de voir des pétroliers circuler sur le fleuve, les bateaux qui circulent déjà sont bien plus dangereux.

Étrangement, les médias d’ici n’ont pas jugé bon confronter le PQ avec le résultat de cette étude…


14 octobre 2014

Au pays de l’austérité imaginaire Canada Économie En Chiffres Québec

À première vue, le bulletin de l’emploi publié vendredi dernier semblait contenir une bonne nouvelle pour le Québec, soit la création de 6 500 emplois.  Mais on dit que le diable est souvent dans les détails, quand on analyse les chiffres de plus près, la bonne nouvelle s’assombrit rapidement…  Voici où ont été créés (et perdus) les emplois le mois dernier:

  • Secteur public: + 13 000 emplois
  • Secteur privé: + 2 100 emplois
  • Travailleurs autonomes: -9 100 emplois

Le bilan final montre la création de 6 500 emplois, mais ces emplois sont presque tous venus du secteur public, un secteur qui, contrairement au privé, dévore la richesse au lieu de la créer !

Et n’allez pas croire que cette situation est temporaire, il s’agit d’une tendance lourde au Québec depuis le début de l’année.  Voyez par vous-même:

Emplois Quebec

Contrairement au reste du Canada, le Québec est incapable de créer des emplois ailleurs que dans le secteur public.  Pourtant, c’est supposé être l’austérité au Québec.  Pour le moment l’austérité existe uniquement dans l’imagination de la gogauche.

Source:
Statistique Canada
Tableau 282-0089


9 octobre 2014

L’uranium enrichit Canada Économie En Images Environnement Québec

Cette semaine, le Journal de Montréal a encore fait peur au monde avec une histoire bidon sur les méchantes mines d’uranium qui pourrait voir le jour au Québec (au fait, je me demande bien ce que pense PKP des mines d’uranium…).

Pourtant…

La Saskatchewan exploite des mines d’uranium depuis 60 ans.  En 1954, la province a même créé une ville nommée Uranium City pour exploiter cette ressource. Voici la localisation des mines en Saskatchewan:

Uranium Canada

Donc la Saskatchewan est capable d’exploiter de manière complètement sécuritaire des mines d’uranium ultra concentrées. La Saskatchewan aime tellement ses mines d’uranium, que l’an dernier elle a diminué ses redevances pour attirer de nouveaux investisseurs.

Quelqu’un peut m’expliquer c’est quoi le problème avec l’exploitation de l’uranium au Québec ? Ce n’est pas comme si on devait ré-inventer la roue; pas besoin de s’embarrasser d’un BAPE aussi coûteux qu’inutile, il suffit de copier ce que la Saskatchewan fait depuis 60 ans !

Surtout que les mines d’uranium créent des emplois très bien rémunérés et non subventionnés. Quand on est pauvre comme le Québec, on n’a tout simplement pas les moyens de dire « non ».

Il y a des pipelines partout dans le monde, mais on n’en veut pas au Québec…  Il y a des pétroliers partout dans le monde, mais on n’en veut pas au Québec…  Il y a des mines d’uranium partout dans le monde, mais on n’en veut pas au Québec… Que faut-il en déduire, que les Québécois sont trop stupides ou peureux pour réaliser des projets qui sont banals ailleurs sur la planète ?


9 octobre 2014

Société distincte Canada Économie En Chiffres États-Unis Gauchistan Québec

Depuis le début de l’été, le prix du pétrole a diminué de manière constante malgré les tensions au Moyen-Orient; une situation imputable en partie à l’augmentation de l’offre découlant de l’exploitation du pétrole de schiste (aux États-Unis, contrairement au Québec, les gens ont été assez intelligents pour sauter sur cette manne pétrolière).

Voici comment cette baisse du prix du pétrole a influencé le prix de l’essence aux États-Unis, en Ontario et au Québec depuis le début de l’été…

Essence Québec

La ligne de l’Ontario suit de près celle des États-Unis, une baisse constante des prix.  Pour ce qui est du Québec…  Il semble que nous soyons une société distincte parce que la tendance ici semble être différente…  Ici, ça diminue beaucoup plus lentement…

Une chance qu’au Québec nous avons une Régie de l’énergie pour fixer un prix plancher sur l’essence et empêcher les guerres de prix, sinon les consommateurs se feraient avoir comme aux États-Unis et en Ontario…   Vive le modèle québécois !

En passant, pour prendre soin de nous, la Régie de l’énergie emploie 92 personnes et dépense 13 518 318$.  La Régie de l’énergie a fait un déficit de 265 294$ l’an dernier.

Sources:
EIA
Weekly U.S. Regular All Formulations Retail Gasoline Prices

Kent Group
Petroleum Price Data


7 octobre 2014

Top 5 Qc-Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (30 septembre-6 octobre) selon Influence Communication.

Le camp d’entraînement du CH tire à sa fin et l’équipe montréalaise a continué sa domination dans l’actualité de la province. Au second rang se trouve le procès de Luka Rocco Magnotta, qui attire l’attention chez nous au Québec, mais aussi au Canada où il pointe au 4e rang des nouvelles les plus médiatisées de la semaine. Ce procès reçoit aussi une certaine couverture à l’international. Rappelons que la chasse à l’homme et l’arrestation de Magnotta est la deuxième nouvelle qui a fait le plus parler du Québec à l’étranger depuis janvier 2012. Enfin, les discussions sur la participation du Canada dans la lutte contre l’État Islamique (EI) s’intensifient au Canada et cette nouvelle est #1 au pays pour la dernière semaine. Au Québec, la possible participation canadienne n’arrive que 7e au palmarès, tout juste derrière les matchs du CH contre les Sénateurs d’Ottawa et l’échange de Peter Budaj aux Jets de Winnipeg.

Actualité Québec

Actualité Canada

Petit commentaire personnel: Au Québec, les médias attendent qu’un pure laine attrape l’ebola avant d’en parler…

Source:
Influence Communication


6 octobre 2014

Pétrole: le grand mensonge Canada Économie En Chiffres Québec

Chaque fois qu’on parle du pétrole albertain et de la péréquation, on se fait invariablement répondre que dans la réalité la péréquation n’est pas une aide pour les provinces pauvres, mais un dédommagement normal pour compenser pour le ralentissement du secteur manufacturier. Selon les adorateurs du modèle québécois, le pétrole albertain est responsable de la décrépitude du secteur manufacturier, car il fait augmenter la valeur du dollar canadien. Cet argument a même été utilisé pour dénoncer la construction de pipeline et de port pétrolier au Québec; le Québec, éternelle victime…

Qu’en est-il dans la réalité ?  L’Alberta est-elle responsable de notre déchéance économique ?  Voici comment ont évolué le secteur manufacturier et le dollar canadien depuis la fin de la dernière récession; voyons si, comme le prétend la gauche, il existe une corrélation entre la hausse du dollar et le déclin des industries manufacturières.

Manufacturier Québec

Dans l’ensemble du Canada, il est impossible de voir une corrélation entre une hausse de la valeur du dollar et une baisse de la vigueur du secteur manufacturier.  Même qu’à plusieurs occasions le secteur de la fabrication et la valeur du dollar ont augmenté conjointement. On voit aussi des périodes ou une stagnation voire une baisse du dollar n’a pas stimulé le secteur manufacturier.  Bref, la corrélation dont parle la gauche n’existe tout simplement pas.  Il est donc faux de prétendre que la péréquation provenant de l’Alberta ne fait que dédommager le Québec.

Le graphique ci-haut décrit la situation pour l’ensemble du Canada, mais qu’en est-il dans chacune des provinces ?  Voici comment a évolué le secteur manufacturier dans les provinces canadiennes depuis la fin de la dernière récession:

Manufacturier Québec

Les chiffres ne mentent pas, le Québec est une société distincte.  Il n’y a qu’au Québec où le secteur manufacturier est en crise, nous sommes la seule et unique province avec une croissance négative.  Partout ailleurs, la reprise a été robuste, y compris dans les provinces de l’Atlantiques qui ne sont pourtant pas reconnues pour la vitalité de leur économie.

Devant des chiffres aussi catastrophiques, un sérieux examen de conscience s’impose.  L’Alberta n’est pas responsable de notre misère économique, notamment celle du secteur manufacturier.  Partout au Canada les industries prospèrent et croissent même si l’Alberta continue d’exploiter son pétrole, le Québec est la seule province qui affiche un bilan négatif.

Au lieu de blâmer les Albertains pour nos échecs, nous devrions plutôt regarder dans notre cour et réaliser que le retard économique du Québec est probablement imputable au modèle québécois qui assassine lentement mais sûrement notre économie. M’enfin, il est plus facile de blâmer les autres, surtout quand ils parlent anglais, que de reconnaître que le Québec a fait fausse route depuis cinquante ans…

La prochaine fois qu’un gauchiste vous parlera de pétrole, de dollars, de dédommagement et d’industries manufacturières, vous saurez quoi lui répondre !

Source:
Statistique Canada
Tableaux 176-0064379-0031379-0030