Antagoniste


18 septembre 2014

Réchauffement climatique, tout et son contraire Coup de gueule Environnement International

En 2012, un « consensus scientifique » a annoncé que le réchauffement climatique avait amplifié les patterns climatiques:

Global Warming

-

Wet areas have become wetter and dry areas drier over the past 50 years due to global warming, a study of the saltiness of the world’s oceans by a team including CSIRO researchers has shown. The intensification of rainfall and evaporation patterns, which is occurring at twice the rate predicted by climate change models, could increase the incidence and severity of extreme weather events.

En 2014, un « consensus scientifique » a annoncé que le réchauffement climatique n’avait pas amplifié les patterns climatiques:

We find that over about three-quarters of the global land area, robust dryness changes cannot be detected. Only 10.8% of the global land area shows a robust ‘dry gets drier, wet gets wetter’ pattern, compared to 9.5% of global land area with the opposite pattern, that is, dry gets wetter, and wet gets drier.

-

Global Warming

C’est une autre erreur qui s’ajoute au « consensus scientifique » entourant le réchauffement climatique. Le plus remarquable c’est que malgré l’accumulation de ces erreurs*, tout, absolument tout ce que disent les réchauffistes doit être cru sur parole. Rien, absolument rien ne doit être remis en question; interdiction formelle d’exprimer l’ombre d’un soupçon d’un doute et de poser la moindre petite question.

Combien d’erreurs faudra-t-il pour avoir le droit de critiquer la théorie du GIEC ?

*Des dizaines d’erreurs ont été répertoriées sur ce site si jamais vous voulez une liste…


18 septembre 2014

Les faux riches Canada Économie En Chiffres Québec

Cette semaine, le gouvernement a laissé entendre qu’il pourrait moduler les tarifs des CPEs en fonction des revenus des parents. D’un côté, on peut se réjouir de voir le gouvernement enfin mettre de l’avant de manière un peu plus prononcée le principe utilisateur-payeur dans les services publics, d’un autre côté on peut condamner l’introduction d’une mesure qui aura pour conséquence de piger encore plus profondément dans les poches des contribuables. Le principe utilisateur-payeur c’est bien, mais seulement si on baisse préalablement les impôts.

Quoi qu’il en soit, on laisse entendre que le gouvernement considérerait qu’une famille est riche quand le revenu des deux conjoints se situerait quelque part entre 70 000$ et 100 000$.

La question se pose: est-on vraiment riche quand un ménage a un revenu supérieur à 70 000$ ou 100 000$ ? Pour répondre à cette question, analysons la fourche de revenus familiaux des couples de la classe moyenne dans les provinces canadiennes. La classe moyenne est un concept plutôt abstrait, mais selon moi celle-ci correspond à la tranche de la population dont le revenu appartient au troisième quintile. Un quintile divise la population en cinq tranches de vingt pour cent. Le premier et le deuxième quintile représentent la tranche la plus pauvre, le quatrième et le cinquième quintile représentent la tranche la plus riche. Il reste donc le troisième quintile qui se situe entre les deux. Donc, voici la tranche de revenus familiaux des couples de la classe moyenne:

Classe Moyenne Québec

Au Québec, les couples de la classe moyenne ont des revenus qui oscillent entre 58 800$ et 81 300$. N’en déplaise aux politicos, au Québec, quand un couple a des revenus de 70 000$, il n’est pas riche, il se situe directement au milieu de la classe moyenne.  À 100 000$, au Québec, on sort de la classe moyenne, mais à peine.

Autre élément qui frappe: la pauvreté des couples de la classe moyenne québécoise.  Si ici la fourche de revenu pour appartenir à ce groupe se situe entre 58 800$ et 81 300$, au Canada cet intervalle se trouve entre 65 600$ et 92 700$  i.e. les couples de la classe moyenne canadienne sont beaucoup plus riches que leur équivalent québécois.  Autrement dit, un couple de la classe moyenne qui fait 70 000$ sera considéré au centre de la classe moyenne québécoise, mais il sera dans la portion inférieure de la classe moyenne canadienne.

Encore plus frappant, un couple qui gagne 70 000$ en Saskatchewan et Alberta est considéré comme trop pauvre pour appartenir à la classe moyenne !  Dans ces deux provinces, il faut avoir un revenu familial minimum de 72 300$ et 82 300$ respectivement pour être considéré dans la classe moyenne. À 70 000$, les couples dans ces provinces appartiennent au deuxième quintile, des gens qui sont considérés comme pauvres.  Bref, la classe moyenne du Québec c’est l’équivalent des classes pauvres en Saskatchewan et en Alberta.

Globalement, ces chiffres sont une autre démonstration de l’échec spectaculaire du modèle québécois, un modèle dont le seul accomplissement aura été de créer des pauvres.  Un modèle qui devrait nous couvrir de honte…

Source:
Statistique Canada
Tableau 202-0405


18 septembre 2014

La science et les artistes Coup de gueule États-Unis Revue de presse

San Francisco Chronicle

-

Wealthy Hollywood parents aren’t vaccinating their children
San Francisco Chronicle

A Hollywood Reporter article reveals that vaccination rates at Los Angeles daycares, preschools and kindergartens are dropping dramatically as the number of whooping cough cases in the county reaches alarming highs.

Taking a close look at school immunization records submitted to the state, the publication finds that ritzier schools favored by the entertainment-industry elite have the highest numbers of families opting to exempt their kids from shots. It seems those Hollywood stars who freely inject themselves with Botox are refusing to poke their children with life-saving vaccines that are vital to the overall health of a community.

Instead of turning in completed vaccine records to schools, these parents are handing over forms called personal belief exemptions (PBE). U.S. law states that children be properly immunized before attending school, but many states, such as California, allow exemptions for children whose parents have personal belief objections to vaccines. For example, some parents worry that vaccines cause autism so they opt out, even though research shows no connection.

When vaccination rates decline, disease starts to spread and that’s exactly what’s happening among the palm tree-shaded enclaves of West L.A. The United States is experiencing its worst measles outbreak in 20 years with 288 cases being reported in the first five months of the year, and more than half of the cases in California involve unvaccinated children.

Donc, des vedettes qui ont comme passe-temps de sermonner toute personne qui ose émettre le moindre petit doute sur le réchauffement climatique ne font pas vacciner leurs enfants pour des raisons idiotes et viscéralement anti-scientifiques…

Remarquer, la chose ne devrait guère surprendre. Les vedettes sont contre les vaccins, car ceux-ci sont produits par de grosses entreprises pharmaceutiques capitalistes. Nos bonnes vedettes gauchistes détestent le capitalisme (et les vaccins qui viennent avec). D’un autre côté, les vedettes aiment les théories sur le réchauffement, car celles-ci permettent de faire la promotion du dogme socialiste. Nos bonnes vedettes gauchistes aiment le socialisme.


17 septembre 2014

Les richesses socialistes Économie En Vidéos Gauchistan International

Selon la légende, on dit que Midas pouvait transformer en or tout ce qu’il touchait…  Le socialisme c’est exactement l’inverse…

La Bolivie, c’est un peu comme le Québec… Là-bas comme ici, on aime mieux se faire fourrer par les nôtres plutôt que de faire de bonnes affaires avec des étrangers…


17 septembre 2014

Maladie… Canada Économie En Chiffres Québec

À Québec, le gouvernement semble chercher désespérément des moyens pour équilibrer son budget et la tentation de piger dans les poches des contribuables semble grande…  Pourtant, comme je l’ai expliqué hier, il serait beaucoup plus simple de s’inspirer du gouvernement conservateur qui, en faisant un ménage dans ses dépenses, a été capable d’équilibrer le budget et pourra même réduire nos impôts dans son prochain budget.

Un exemple de ménage fait par les conservateurs ?  Désormais, chaque fonctionnaire aura droit à 5 jours de congé de maladie par année au lieu de 15. De plus, il sera impossible d’accumuler des congés non utilisés.

La province de Québec aurait intérêt à s’inspirer de cette mesure pour réaliser quelques économies étant donné la « popularité » des congés de maladie chez nos fonctionnaires:

Maladie Québec

Les fonctionnaires au Québec sont les champions des congés de maladie, près de 12 jours alors que la moyenne canadienne est de 10,2 jours.  C’est très loin de l’Île-du-Prince-Édouard et de ses 8,8 jours…  Devant de tels chiffres, deux conclusions possibles: soit nos fonctionnaires ont une santé plutôt fragile, soit il y a carrément de l’abus…

À titre indicatif, voici le nombre de jours de congé de maladie utilisés par les travailleurs québécois dans différents secteurs de l’économie:

Maladie Québec

Devant de pareils chiffres, on est porté à croire qu’il y a de l’abus…

Faire le ménage dans les congés de maladie des fonctionnaires pourrait être un excellent moyen d’aller chercher quelques millions sans piger dans les poches des contribuables.

Source:
Statistique Canada
Tableau 282-0029


17 septembre 2014

Capitalisme sans frontières Économie États-Unis Revue de presse

The Wall Street Journal

-

Boeing and SpaceX Share $6.8 Billion in NASA Space Taxi Contracts
The Wall Street Journal

NASA has awarded Boeing Co. a contract worth as much as $4.2 billion and rival Space Exploration Technologies Corp. a separate pact valued at up to $2.6 billion to develop, test and fly space taxis to carry U.S. astronauts into orbit.

The American-built rockets and spacecraft would replace the Russian systems that currently provide the only access to the international space station. The space taxi is slated to transport its first astronaut to the orbiting laboratory by 2017.

Tuesday’s long-awaited announcement by the National Aeronautics and Space Administration marks a milestone for commercial space ventures, partly because both companies will own and operate the equipment while experiencing significantly less day-to-day federal oversight than previous manned space programs.

If the programs are successful, NASA officials believe some of the hardware eventually could be used to offer rides to space tourists. Other technology could be adapted in separate NASA efforts to develop a deep-space rocket and more-capable capsules intended to take astronauts to Mars in coming decades.

Il y a quelques années, on pensait que l’exploration spatiale devait obligatoirement être pilotée par le gouvernement. Aujourd’hui, c’est au secteur privé que l’on confie la mission de mettre au point les technologies de demain.


16 septembre 2014

Le déséquilibre et le courage Canada Coup de gueule Économie Québec

QuêteuxDans le prochain budget conservateur, on prévoit d’importants surplus, il n’en fallait pas plus pour que les habituels quêteux montent aux barricades pour nous casser les oreilles avec le déséquilibre fiscal. Il est toujours plus facile de gueuler pour avoir de l’argent  des autres que de se retrousser les manches et d’aller la gagner à la sueur de son front pour le gagner le sien…

Et pourquoi le gouvernement de Stephen Harper fera-t-il d’importants surplus ?

Si les conservateurs ont un surplus budgétaire l’an prochain, c’est entre autres parce que les conservateurs auront eu le courage de foutre 20 000 fonctionnaires à la porte.  Pas des départs à la retraite, mais de vrais congédiements.  Pendant ce temps, le gouvernement du Québec annonce qu’il n’y aura pas de mise à pied dans la fonction publique

Autrement dit, certains voudraient profiter du ménage du fédéral pour éviter d’avoir à faire le ménage dans leur propre cour…  Pour équilibrer leur budget, au lieu de quêter l’argent du fédéral, les provinces n’ont qu’à émuler le travail des conservateurs et couper !

P.-S. Si chaque fois que le fédéral fait des surplus il doit les redistribuer aux provinces au nom du déséquilibre fiscal, comment le fédéral pourra-t-il rembourser sa dette ?


16 septembre 2014

Top 5 Qc-Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (9-15 septembre) selon Influence Communication.

Au Québec, c’est encore une fois la semaine de Tony Accurso et de la Commission Charbonneau, qui a occupé plus de 4 % de l’actualité dans la province lors de la dernière semaine. Sinon, deux nouvelles internationales complètent le top 5 de l’actualité au Québec, avec le discours d’Obama pour contrer l’État Islamiste (EI) et le référendum à venir sur l’Écosse. Au Canada, l’hospitalisation surprise de Rob Ford et son retrait de la course à la mairie de Toronto se hisse au premier rang de l’actualité au pays avec un poids médias de 1,79 %. Le Festival international des films de Toronto (TIFF) s’est classé deuxième avec un poids médias de 1,47 %. Sur Twitter, les mots-clic #TIFF14 et Toronto accaparent une énorme part du palmarès Twitter au Canada. Tout comme au Québec, le discours d’Obama pour contrer l’État Islamique (EI) et le référendum à venir sur l’Écosse ont chacun pris un poids médias important au Canada.

Actualité Québec

Actualité Canada

Source:
Influence Communication


16 septembre 2014

La faillite du socialisme Économie Gauchistan Revue de presse Venezuela

Bloomberg BusinessWeek

-

Venezuelan Default Suggested by Harvard Economist
Bloomberg BusinessWeek

As Venezuela racks up billions of dollars of arrears with importers that are fueling the worst shortages on record, one of the nation’s top economists is questioning the government’s decision to keep servicing its foreign bonds.

A “massive default on the country’s import chain” is part of what has allowed the nation to keep paying its foreign bonds, Ricardo Hausmann, a former Venezuelan planning minister who is now director of the Center for International Development at Harvard University in Cambridge, Massachusetts, said by phone from Boston. “I find the moral choice odd. Normally governments declare that they have an inability to pay way before this point.”

While Hausmann declined to say if he’s specifically recommending a default, he said he found “no moral grounds” for the government and state-owned oil company Petroleos de Venezuela SA to make $5.3 billion of bond payments due in October. With foreign reserves at an 11-year low and arrears to importers growing, Venezuelans are struggling to find everything from basic medicines to toilet paper. And prices are surging on the goods that they can buy, saddling the country with the world’s highest inflation rate.

Saluons au passage le NPD qui a toujours eu un faible pour les politiques d’Hugo Chavez


15 septembre 2014

L’argent du public Coup de gueule Économie Gaspillage Québec

Argent publicHier, le PQ a annoncé qu’Alexandre Cloutier se rendra en Écosse en « mission officielle » pour observer la tenue du référendum sur l’indépendance qui aura lieu cette semaine (autrement dit, il va avoir des vacances payées en Écosse).

La première fois que le PQ avait évoqué cette « mission officielle », à la fin du mois d’août, on nous avait dit que les contribuables n’avaient rien à craindre puisque c’était le PQ qui allait payer ce voyage avec l’argent du parti…

Rien à craindre, vraiment ?

Depuis 2013, les dons du public aux partis politiques sont limités à 100$. Pour compenser, la baisse des dons, il est désormais prévu que les partis politiques soient généreusement subventionnés avec des fonds publics.

Donc, quand le PQ dit que c’est l’argent du parti qui va servir à payer le voyage d’Alexandre Cloutier, il omet de préciser qu’une part non négligeable de l’argent dans les coffres du PQ vient du portefeuille des contribuables ! Autrement dit, c’est l’argent des contribuables québécois qui va servir à payer une partie de la « mission officielle » du PQ en Écosse. Que le PQ décide de jouer à avoir un pays, c’est une chose, mais qu’il utilise des fonds publics pour le faire, c’est autre chose…

Les partis politiques au Québec désiraient s’affranchir des dons des électeurs pour plutôt être subventionnés par le gouvernement. Fort bien, mais la contrepartie à ce changement devrait faire en sorte que désormais on limite l’argent que les partis peuvent dépenser pour des activités partisanes. Quand on dépense l’argent des contribuables, on n’est plus libre de ses choix et aller faire la fête en Écosse devrait faire partie des choses qui désormais ne sont plus permises.

De plus, si le système de subvention aux partis politiques mis en place est assez généreux pour permettre aux partis politiques de payer des vacances outre-Atlantique à des députés, c’est peut-être un signe qu’on devrait diminuer le montant de cette subvention, car manifestement, les partis ont trop d’argent en leur possession.


15 septembre 2014

Les collecteurs d’impôts Canada Économie En Chiffres Québec

Le Québec est une province avec une criminalité très faible (l’indice de gravité de la criminalité est de 62,25 au Québec contre 68,72 au Canada), mais avec beaucoup de policiers (196,5 policiers par 100 000 habitants au Québec contre 197,0 au Canada).

Cette situation fait en sorte que le Québec est, en théorie, l’une des provinces où l’on retrouve le plus de policiers pour réprimer la criminalité:

Policier Québec

Au Québec, en moyenne, un policier est responsable de 23,84 affaires au Code criminel, cette moyenne est de 30,60 au Canada.  La seule province qui fait mieux que le Québec est l’Ontario où chaque policier est accaparé par 22,76 affaires criminelles.

Donc, avec l’une des charges de travail les plus légères au Canada, on devrait s’attendre à ce que le Québec soit un champion de la répression de la criminalité; parce qu’ils doivent se concentrer sur moins d’affaires au Code criminel, nos policiers devraient être d’une redoutable efficacité.  Malheureusement, ce n’est pas le cas.  Voici le taux de résolution des crimes dans les provinces canadiennes:

Policier Québec

Comme on peut le voir, le Québec est l’une des provinces où les policiers ont le moins « d’affaires classées », un taux de 36,37% contre 39,43% au Canada.  Fait intéressant, l’Ontario qui comme le Québec impose une charge plus légère de travail à ses policiers, a un des meilleurs taux au Canada: 42,48%.  On peut donc dire que l’Ontario en a plus pour son argent que le Québec quand vient le temps de réprimer la criminalité. Intéressant aussi de voir que les policiers de la Saskatchewan sont les plus occupés du pays (57,96 affaires criminelles par policier), mais ce sont aussi ceux qui ont le plus haut taux de résolution (49,82%). Tout un rapport qualité/prix.

Résumons: le Québec est l’une des provinces les moins criminalisées, avec le plus de policiers, nos policiers sont parmi ceux qui ont la charge de travail la plus faible et malgré cette faible charge de travail, ils sont parmi ceux qui attrapent le moins de criminels.

Je ne crois pas une seule seconde que les policiers québécois soient moins intelligents ou plus paresseux que leurs homologues canadiens. D’ailleurs, quand on décortique le taux de résolution des crimes, on constate que pour les crimes violents nous faisons mieux que la moyenne canadienne (62,81% -vs- 60,50%).  Le problème se situe au niveau de la résolution des crimes non violents (vols mineurs, méfaits, etc.), notre taux est de 26,15% contre 30,63% au Canada.

Mon hypothèse ?

J’ai l’impression qu’ici les gouvernements ont transformé une bonne partie de nos forces policières en percepteur d’impôts. Un policier qui fait de la patrouille routière, ce n’est pas la même chose qu’un enquêteur. L’application du Code criminel serait-elle devenue une mission secondaire pour nos policiers, les gouvernements leur demandant surtout de distribuer des contraventions histoire de renflouer les coffres de la province et des municipalités ? Le résultat de cette politique ferait en sorte qu’on se retrouve donc dans une province qui peut compter sur une imposante force policière, mais à qui on demande de distribuer des contraventions au lieu d’attraper des criminels ?

Pour donner un billet de vitesse, les politiciens pourraient faire en sorte que les policiers sont toujours disponibles. Mais pour attraper un cambrioleur, les mêmes politiciens pourraient être beaucoup plus réticents à investir du temps et des hommes. Un billet de vitesse c’est un revenu pour le gouvernement, attraper un cambrioleur c’est une dépense. Encore une fois, le gouvernement du Québec pourrait avoir failli à l’une de ces missions essentielles.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 254-0002 et 252-0052


15 septembre 2014

Les inégalités, un faux problème Économie International Revue de presse

The Daily Telegraph

-

Inequality isn’t a problem: it’s a driver of progress
The Daily Telegraph

Try this thought experiment. Suppose each of us lived on our own desert island, like Robinson Crusoe, with identical resources and skills – so we’re all perfectly equal – and get our food in the form of fish from the teeming oceans (there is no scarcity of fish). Then suppose one of us works out a way to fish better, so inequality increases. Is everyone else somehow worse off? Clearly the answer is that everyone else is not worse off unless the better fisherman makes fish scarcer for them. The one person’s riches do not come at others’ expense.

Obviously this is a rather abstract thought experiment, but it points at something simple and important: almost all inequality in developed economies does not arise by the wealth of almost anyone else declining. (That does happen in less socially and politically developed societies, in which wealth arises from political control of resources or access to corruption.) In modern developed economies inequality arises when someone – a Gates or Zuckerberg or Cowell or Ronaldo or Rowling or just an ordinary businessman or professional – finds some way (some skill or invention or investment) that adds considerable value, and that value is not then shared equally.

Un rappel qu’il vaut mieux vivre dans une société riche, mais inégalitaire que dans une société pauvre, mais égalitaire.


11 septembre 2014

Nourrir la machine… Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Au Québec, la quasi-totalité des employés du secteur public profite d’un régime de retraite à prestations déterminées.

Un régime de retraite à prestations déterminées dans le secteur public, surtout dans le contexte économique actuel, c’est un peu une pyramide de Ponzi i.e. pour que les gens au sommet de la pyramide (les retraités) soient payés, on doit faire constamment entrer de nouvelles personnes à la base de la pyramide (des travailleurs qui payent des taxes et des impôts).  Autrement dit, pour que les retraités du secteur public puissent avoir une retraite chromée, de plus en plus de contribuables doivent passer à la caisse pour maintenir à flot ces fonds de pension.

Ce constat m’a amené à me poser la question suivante: dans quelles provinces les régimes de retraite à prestations déterminées du secteur public sont le plus sous pression à cause du manque de travailleurs à la base de la pyramide pour nourrir les retraités au sommet de la pyramide.  Voici la réponse:

Retraite Québec

Au Québec, chaque adhérent à un régime de retraite à prestations déterminées du secteur public est supporté par 4,537 travailleurs/contribuables.  À titre indicatif, au Canada cette proportion est de 5,557 et en Alberta, la meilleure province, c’est 7,647 travailleurs/contribuables qui supportent une personne inscrite à un régime de retraite à prestations déterminées du secteur public.

Le Québec n’est pas la pire province, mais nous sommes néanmoins en queue de peloton avec un ratio qui se retrouve sous la moyenne canadienne. Il faut aussi considérer que le Québec est l’une des provinces avec les travailleurs les plus pauvres i.e. contrairement aux provinces avec un pire ratio, nos travailleurs peuvent difficilement en faire plus pour supporter les fonds de pension du secteur public.

N’oubliez pas de signer une pétition en appui au projet de loi 3. Rappelez-vous que tout compromis signifie que le gouvernement devra piger dans vos poches pour payer à des gens quelque chose que vous ne pouvez pas payer pour vous-mêmes.

N.B. Ce graphique assume que dans les autres provinces, le secteur public est aussi entièrement couvert par un régime de retraite à prestations déterminées.  Donc il est possible que la position du Québec soit surévaluée.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 280-0008 et 282-0002


11 septembre 2014

Quand les socialistes privatisent ! Économie Revue de presse Venezuela

Chicago Tribune

-

PDVSA seeks bids for Citgo in potential $10 billion deal
Chicago Tribune

Venezuela’s state-run oil company PDVSA is seeking preliminary offers for its U.S. unit Citgo Petroleum Corp [PDVSAC.UL] by the end of September, a deal that could fetch up to $10 billion, according to two people familiar with the matter.

Venezuela is selling Citgo in part due to a cash crunch stemming from repaying debts to Beijing with oil, rather than selling the crude to generate revenue, analysts say. The government denies a cashflow problem exists.

Within President Nicolas Maduro’s government, the potential sale is controversial and seen as a privatization that would contradict years of socialist policies, including a nationalization of the oil industry in 2006 and 2007.

PDVSA also has a 50 percent stake in the Chalmette refinery in Louisiana alongside Exxon Mobil Corp, which owns the remainder. The Venezuelan oil company has tapped Deutsche Bank separately to explore a sale of its stake in that refinery. Citgo’s assets, the core of which are three refineries with combined capacity of 749,000 barrels per day (bpd), could fetch between $8 billion and $10 billion, three of the people said.

La PDVSA est la compagnie gouvernementale au Venezuela qui est responsable de l’exploitation pétrolière. Quand un pays de cul parle de privatiser sa compagnie pétrolière pour payer ses dettes, je pense que c’est un signal indiquant que le Québec peut lui aussi songer à la privatisation d’Hydro-Québec pour faire de même.

Imaginer la honte si les socialistes vénézuéliens comprenaient, avant les Québécois, les bienfaits de la privatisation…


10 septembre 2014

Dr. Jekyll et Mr. Hyde Économie Québec

Le 5 septembre 2014, Philippe Couillard a eu le courage de prononcer des paroles qui n’avaient probablement jamais été prononcées par un premier ministre québécois depuis au moins 40 ans:

Couillard

-

« La reprise est particulièrement faible au Québec pour des raisons structurelles profondes qui ont lien à notre productivité, notre fardeau réglementaire trop élevé et à la place trop grande de l’État dans l’économie. On a pris l’habitude au Québec d’envoyer des crédits d’impôt et des subventions à tout le monde, y compris à ceux qui n’en demandent pas. Après avoir consacré près de 3 milliards par année aux entreprises, on se rend compte qu’on a des entreprises moins vigoureuses qu’ailleurs. La place que prend l’État dans l’économie n’est pas prise par les entreprises qui créent l’emploi. »

Le 7 septembre 2014, réagissant à la fermeture d’une usine,  Philippe Couillard a prononcé des paroles qui ont probablement été prononcées par tous les premiers ministres québécois depuis au moins 40 ans:

« L’argent [pour un fonds de relance de l'économie] n’est pas un problème. Les 20 millions de dollars sont présents, ils sont dans les fonds d’Investissement Québec. Ça pourrait même être 30 millions de dollars. Il y en a de l’argent pour investir dans les entreprises au Québec à Investissement Québec. Mais je ne veux pas que ça soit des dépenses, mais des investissements sur de vrais projets qui créent de vrais jobs. »

-

Dralliuoc

Si je comprends bien, au Québec l’État prend trop de place dans l’économie, sauf quand c’est le temps d’acheter des votes…