Antagoniste


8 février 2012

Arguing with Idiots: le syndicat des métallos (via Dutrizac) Arguing with Idiots Canada Économie Québec

Ce que j’aime avec les billets « arguing with Idiots » c’est qu’ils me donnent la possibilité de démolir des mythes propagés par les illettrés économiques qui pullulent au Québec.

Les derniers en liste ?  Le syndicat des métallos et Benoit Dutrizac.  Selon ces deux larrons, pour que les Québécois puissent s’enrichir avec les ressources naturelles il faut tout d’abord limiter les investissements étrangers et forcer les entreprises à transformer la matière première au Québec.  En bref, la bonne vieille xénophobie économique…

Mais est-ce vrai ?

L’Alberta représente un bon modèle d’étude en ce qui concerne l’exploitation des ressources naturelles.  Dans cette province, le pétrole a considérablement enrichi la population:

Alberta

Comme on peut le voir, l’exploitation des ressources pétrolières a considérablement profité à la population.  Entre 2000 et 2009,  le revenu médian a augmenté de près de 25% alors que la moyenne pour le reste du Canada est de 14%.  Pour ceux qui se posent la question, l’augmentation au Québec n’a été que de 3%.

Mais comment le pétrole a-t-il enrichi les Albertains ?

Est-ce parce que la province a forcé les entreprises à transformer la matière première extraite en Alberta ?  Pas du tout.  Durant cette période, la quantité de pétrole raffinée en Alberta a décru de 5%.  Voilà une population qui a été assez brillante pour comprendre que la spécialisation de la main-d’oeuvre est une bonne chose. En Alberta, personne ne s’oppose à ce que le pétrole soit exporté dans des raffineries à l’extérieur de la province.

Est-ce parce que la province a limité l’arrivée de capitaux étrangers ?  Pas du tout.  Durant cette période, la présence des étrangers dans le secteur pétrolier à considérablement augmentée.  À ce jour, plus de 50% des entreprises pétrolières sont sous contrôle étranger, si bien que les corporations étrangères génèrent 1,1 billion en revenu sur un grand total de 1,2 billion pour l’ensemble de l’industrie.  Voilà une population qui a été assez brillante pour comprendre que les capitaux étrangers sont une bonne chose, car cela représente une injection d’argent frais dans l’économie.  En Alberta, les politiciens encouragent les Chinois à investir dans leurs ressources naturelles.

Comme on peut le voir, l’Alberta et le Québec ont des conceptions assez différentes de l’économie.  L’une des provinces est très riche et l’autre est très pauvre

Sources:
Statistique Canada
Investissements étrangers et nationaux au Canada / Tableau 202-0203

EIA
International Energy Statistics

8 février 2012

Un autre réchauffiste défroque Environnement Europe Revue de presse

Daily Mail

-

Germany’s Top Environmentalist Turns Climate Sceptic
Daily Mail

As the Global Warming Policy Foundation reports a new book, Die Kalte Sonne, written by Prof Dr Fritz Vahrenholt and geologist/paleontologist Dr. Sebastian Lüning, has caused a sensation even in advance of its official publication yesterday. For Prof. Vahrenholt, a renewable energy expert, was one of the fathers of the modern German green movement and believed everything preached by the IPCC. But according to Focus magazine, he is now a far sadder and wiser man:

‘Doubt came two years ago when he was an expert reviewer of an IPCC report on renewable energy. “I discovered numerous errors and asked myself if the other IPCC reports on climate were similarly sloppy.”

‘In his book he explains how he dug into the IPCC climate report and was horrified by what he had found. Then add the 10 years of stagnant temperatures, failed predictions, Climategate e-mails, and discussions he had with dozens of other skeptical elite scientists. That was more than enough. FOCUS quotes: “I couldn’t take it any more. I had to write this book.”’

Mais parions que les « journalistes » comme Valérie Borde vont préférer insulter les gens comme Nathalie Elgrably-Lévy plutôt que de rapporter cette nouvelle…

7 février 2012

Autre média, autre moeurs En Vidéos Philosophie Québec

Je vous invite à écouter cette excellente entrevue de Maxime Bernier avec George Stroumboulopoulos de la CBC. Ensuite demandez-vous si un journaliste au Québec aurait pu faire une entrevue similaire avec le député de Beauce.

On voit que George Stroumboulopoulos est clairement quelqu’un d’articulé, intéressé par son invité et qu’il s’est suffisamment bien documenté pour aborder des questions de fond. George Stroumboulopoulos n’utilise pas sa tribune pour se mettre en valeur en faisant mal paraître son invité, il prend le temps d’écouter Maxime Bernier et il pose des questions pertinentes, le tout spontanément, sans cartons.

Au Québec, ce genre d’entrevue est quasiment impossible avec nos journalistes. De par leur manque de culture politique, ils sont incapables d’aborder les questions politiques sous un angle philosophique. Par conséquent, ils confrontent, ils sont perpétuellement à la recherche du « gotcha moment ». Il est plus facile de chercher à ridiculiser que de discuter autour du concept de liberté.

Combien de fois j’ai vu un journaliste québécois, incapable de concevoir que l’on puisse avoir un point de vue différent du sien, ne pouvant retenir un petit sourire narquois quand Maxime Bernier parle de libertés individuelles. Mais pas Stroumboulopoulos, celui-ci est assez cultivé et informé pour savoir qu’il s’agit là d’un point de vue qui mérite d’être abordé en profondeur. Notez aussi que contrairement aux journalistes québécois, Stroumboulopoulos n’utilise pas le terme « libertarien » comme une insulte, mais plutôt comme un point de vue politique légitime. Cette différence est une autre illustration d’une maîtrise beaucoup plus fine des enjeux politiques.

Voilà pourquoi il est si important de maîtriser l’anglais au Québec, pour aller s’informer ailleurs.

7 février 2012

Top 5 Qc/Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (31 janvier-6 février) selon Influence Communication:

Actualité Québec

Actualité Canada

Petit commentaire personnel: La déclaration du sénateur Boisvenu est dans le top 5 du Québec, mais pas dans celui du Canada anglais… Les Américains ont une merveilleuse expression pour décrire le type de médias que nous avons au Québec: echo chamber

Un média d’information rapporte une nouvelle qui sera ensuite reprise à l’unisson par d’autres médias qui partagent le même point de vue. Cette affirmation sera sans cesse répétée, souvent sous une forme exagérée ou déformée, jusqu’à ce que la plupart des gens en viennent à croire que ces exagérations sont vraies. Dans un univers médiatique de pensée unique, le echo chamber est inévitable.

C’est exactement ce qui s’est produit avec le sénateur Boisvenu. Un autre bon exemple, le cas de Tim Thomas.

Source:
Influence Communication

7 février 2012

L’impôt américain, trop compliqué même pour Romney Économie Élection 2012 États-Unis Revue de presse

The New York Times

-

Romney Paid More Than He Owed
The New York Times

Mitt Romney’s tax returns tell us some things about him. They tell us a lot more about the sad state of the tax laws in this country.

What really stands out is the mind-numbing complexity of tax laws, and about how hard it seems to have been for even the high-priced help Mr. Romney can afford to get things right.

In one case, the trustee for one of the Romney trusts sent two letters to the Internal Revenue Service electing to use an apparently irrelevant section of the tax code, and in the process misstated the facts involved.

That mistake did not affect the taxes owed, but another error was more significant. It appears that the return filed by that trust overstated capital gains realized by nearly $300,000, causing Mr. Romney and his wife to pay about $44,000 more in taxes than they owed.

A President Romney would probably enter office knowing more about loopholes in the tax code than any of his predecessors, and could, if he so chose, be an effective advocate for reform. Whether or not Mr. Romney wins, the disclosure of his tax returns provides the rest of us with an insight into just how dysfunctional the system has become.

La seule solution: flat tax !

6 février 2012

Krash carbonique ! Économie Environnement Europe Québec

Charbon

En décembre 2011, le gouvernement de Jean Charest a décidé de poursuivre son travail de démolition de l’économie québécoise en devenant la première province canadienne à imposer une bourse du carbone. Une facture d’au moins 470 millions pour nos entreprises, certains avancent même le chiffre de 1 milliard.

Avis à tous ceux qui pensent que l’achat de crédit de carbone pourrait être une bonne affaire… En Europe, la bourse du carbone existe déjà depuis 2005. L’an dernier, le rendement sur les crédits de carbone a été de… -44% !!! Avec un rendement de -59%, seuls les bons du Trésor grecs ont moins bien performé.

Source:
The Economist
Asset performance

6 février 2012

Lisée, prise 2: le niveau de vie des québécois Canada Coup de gueule Économie En Chiffres États-Unis Gauchistan Québec

Dans son dernier livre, Jean-François Lisée s’est donné la difficile tâche de mettre la droite K.-O. en 15 arguments. Pour vérifier si tel est le cas, voici une série de billets qui reprend chacun des arguments avancés par Lisée pour en vérifier la validité. Attention, car la gauche est sur le point d’encaisser une droite !

Affirmation #2 de Jean-François Lisée: le Québec n’est pas économiquement médiocre puisque le niveau de vie des Québécois est supérieur à celui de ses voisins.

Pour parvenir à cette conclusion, Jean-François Lisée présente des chiffres comparants les revenus des québécois à ceux des Ontariens et des Américains.  Mais il y a un petit problème avec cette démonstration: elle est truffée d’erreurs méthodologiques et de cherry-picking.

Au niveau de la méthodologie, tous les chiffres présentés par Lisée reposent sur un facteur de conversion pour ajuster ses comparaisons en fonction du coût de la vie.  Le problème ?  Le facteur utilisé par Lisée provient de Statistique Canada.  Que dit cet organisme à propos de ce facteur ?

Statistique Canada
L’Indice des prix à la consommation: Qualité des données, concepts et méthodologie

Ces estimations ne devraient pas être utilisées pour mesurer les différences du coût de la vie entre les villes. Ces indices servent à la comparaison de prix de certains produits sélectionnés seulement et ne sont pas développés pour faire une comparaison exhaustive de tous les produits et services achetés par les consommateurs. De plus, le concept utilisé pour les indices de prix du logement n’est pas propice aux comparaisons du coût de la vie entre les villes.

Puisque le raisonnement utilisé par Lisée repose sur une fondation qui a été construite sur un sol mou, il va de soi que toute la construction sera défaillante.  D’ailleurs, Lisée a reconnu dans un billet que les chiffres qu’il utilise ne sont pas les bons, mais il refuse néanmoins d’apporter les corrections qui s’imposent parce que…  ses intentions sont bonnes ! Ici la question n’est pas de savoir s’il faut ajuster les revenu en fonction du coût de la vie, cet ajustement est nécessaire. Il s’agit plutôt de savoir si les ajustements réalisés sont exacts.

C’est un peu comme si tout le monde s’accordait pour dire qu’il faut repeindre un mur. Jean-François Lisée arrive et décide de repeindre le mur avec une perceuse parce que c’est le seul outil dans son coffre. Ensuite, le même Jean-François Lisée dit que personne ne peut critiquer son travail parce que de toute manière le mur avait besoin d’être repeint.  Ce n’est pas sérieux cette histoire. La validité d’une statistique ne se mesure pas aux intentions de celui qui manipule les chiffres.

Les calculs de comparaisons avec les États-Unis sont aussi discutables, c’est le festival du cherry-picking !  L’astuce trouvée par Jean-François Lisée pour prouver que les Québécois sont plus riches que les Américains consiste à enlever les meilleures données des deux variables qu’il compare.  Le résultat, Lisée a décidé de ne pas tenir compte de l’existence des riches aux États-Unis !  Pourtant les 5% d’Américains les plus riches payent près de 60% des impôts totaux, au Québec c’est moins de 35%.  Comme on peut le voir, aux États-Unis, les riches sont loin d’être une quantité négligeable.  D’ailleurs en excluant les riches de ses calculs, Lisée essaye-t-il de nous convaincre que les Américains auraient été plus riches si Bill Gates où Steve Job n’avaient jamais vu le jour ?

Pour ceux qui se posent la question, selon l’Institut de la statistique du Québec, le revenu des Américains, ajusté en fonction du pouvoir d’achat, est de 39 094$ alors que celui des Québécois est de 28 148$.

Mais ce n’est pas tout, ensuite Jean-François Lisée a décidé de ne pas tenir compte du fait que les Américains travaillent plus que les Québécois.  Un calcul très douteux…  C’est comme si j’affirmais qu’une personne gagnant 20$/heure et qui travaille 10 heures par semaine est plus riche qu’une personne gagnant 10$/heure, mais qui travaille 40 heures par semaine…

Pour en savoir plus sur les nombreuses erreurs méthodologiques dans les calculs de Lisée, je vous invite à lire les billets que Martin Coiteux, économiste, professeur à HEC Montréal, a publiés sur son blogue à ce sujet:

Mais il existe une meilleure mesure pour savoir où se trouve le meilleur niveau de vie, j’ai nommé le bilan migratoire !  Pour reprendre l’expression popularisée par Milton Friedman, le bilan migratoire ce sont les gens qui « votent avec leur pied » i.e. des gens qui acceptent de se déraciner de leur milieu, de quitter amis et famille, pour déménager dans un milieu qui leur offre un avenir meilleur.  Après tout, je connais bien peu de gens qui quittent leur patelin pour aller vivre plus pauvrement ailleurs et si par malheur les attentes de la personne qui déménage ne sont pas satisfaites, elle a toujours la possibilité de revenir vivre parmi les siens.

Puisque Jean-François Lisée amorce son analyse en comparant le niveau de vie des Québécois et des Ontariens, analysons le bilan migratoire entre ces deux provinces:

Lisée Droite

Certes, les choses se sont améliorées avec le temps, mais comme on peut le voir, le Québec n’a jamais eu un bilan migratoire positif avec l’Ontario, en tout temps il y a toujours eu plus de Québécois qui sont allés vivre en Ontario que d’Ontariens qui sont venus vivre au Québec, et ce, même durant la dernière récession qui a durement touché notre voisin.  Depuis 1971, 631 369 Ontariens sont venus vivre au Québec contre 1 001 093 Québécois qui sont allés vivre en Ontario, un bilan négatif de 369 724 personnes.  Sur la base de ces chiffres, c’est l’Ontario qui semble offrir la meilleure qualité de vie.

Et ne me dites pas que la langue pourrait biaiser ces chiffres, la méconnaissance de l’anglais n’a jamais empêché les Mexicains d’immigrer aux États-Unis.

D’ailleurs, si les Québécois étaient plus riches que les Ontariens, ce sont les Québécois qui devraient payer de la péréquation alors que les Ontariens devraient en recevoir.  Depuis 2005, le Québec a reçu 50,2 milliards de dollars en péréquation contre seulement 3,5 milliards pour l’Ontario.

Pourquoi se limiter à l’Ontario, allons voir la situation dans l’ensemble du Canada:

Lisée Droite

Qu’en est-il de la situation avec les États-Unis ?

Je n’ai pas été en mesure de trouver des chiffres sur la migration entre le Québec et les États-Unis.  Par contre, ces statistiques sont disponibles pour le Canada. Selon une étude de Statistique Canada publiée il y a trois ans, entre 2000 et 2004, chaque année, 68 900 Canadiens sont allés vivre aux États-Unis. À l’opposé, seulement 6 110 Américains sont venus vivre au Canada…

Donc sachant que le Québec a un solde migratoire négatif avec le reste du Canada et sachant que le Canada a un solde migratoire négatif avec les États-Unis, on peut raisonnablement supposé que plus de Québécois décident d’aller vivre aux États-Unis qu’il y a d’Américains qui décident de venir vivre au Québec.

Quand les gens « votent avec leurs pieds » et force est de constater que le modèle québécois arrive très loin dans les intentions de vote.

À lire aussi:

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 051-0018 & 051-0019

6 février 2012

Les mirages de la gauche populiste Économie États-Unis Gauchistan Revue de presse

The Washington Post

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‘Buffett Tax’ and truth in numbers
The Washington Post

In September, the Congressional Budget Office estimated the 10-year deficit at $8.5 trillion. The nonpartisan Tax Foundation estimates that a Buffett Tax might now raise $40 billion annually. Citizens for Tax Justice, a liberal group, estimates $50 billion. With economic growth, the 10-year total might optimistically be $600 billion to $700 billion. It would be a tiny help; that’s all. “The purpose of the Buffett Rule is not to close the deficit gap,” Buffett has said. Hard choices remain, in part because existing deficit estimates already assume steep defense cuts.

It’s also a myth that all the ultra-rich enjoy low tax rates. In 2007, the richest 1 percent of taxpayers paid an average tax rate of 29.5 percent and provided 28.1 percent of federal revenues, reports the CBO. On their wages and salaries, many of the ultra-rich pay the top income tax rate of 35 percent plus a Medicare tax of 1.45 percent.

So, raise tax rates on Warren Buffett and others to upper-middle-class levels. But recognize that the anti-wealthy populist rhetoric is mostly political expediency. It distracts from the serious issues the country faces — creating jobs and closing long-term budget deficits.

5 février 2012

Une victoire pour la liberté Économie États-Unis Revue de presse

USA Today

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Indiana becomes Rust Belt’s first right-to-work state
USA Today

The state Senate voted 28-22 to pass the labor union bill as thousands of protesters packed Statehouse hallways, shouting their disapproval. Thousands more were outside waiting to get in.

Gov. Mitch Daniels signed the bill shortly thereafter without ceremony, making Indiana the 23rd state in the nation with such a law. Indiana also is the first state in the « Rust Belt » of the Midwest and Northeast to adopt the measure.

Under right-to-work laws, companies can no longer negotiate a contract with a union that requires non-members to pay fees for representation. The House earlier passed the measure 54-44.

Daniels and other Republican supporters characterized the measure as needed for Indiana to attract jobs.

« Indiana will improve still further its recently earned reputation as one of America’s best places to do business, and we will see more jobs and opportunity for our young people and for all those looking for a better life, » the governor said in a statement released by his office.

Je vous invite à lire ceux billet que j’ai écrit à propos des lois « Right-to-Work » qui montrent que les États américains qui ont adoptés ces mesures ont mieux résisté à la récession: ici & ici.

3 février 2012

La social-bureaucratie Canada Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Le Québec est une province très fonctionnarisée et les fonctionnaires aiment beaucoup la paperasse…  Après tout, leur emploi en dépend…

Dans la réalité, voici le prix de la social-bureaucratie pour nos entreprises:

Social-Bureaucratie

Le Québec était premier en 2005 et malgré une légère diminution il était toujours premier en 2008.  Jean-François Lisée va être content, c’est une autre médaille d’or pour le Québec !

Voici comment a évolué le coût de la réglementation par entreprise entre 2005 et 2008 au Canada:

  1. ÎdP-Édouard: -27,4%
  2. N-Écosse: -20,1%
  3. Saskatchewan: -15,5%
  4. Ontario: -13,1%
  5. Manitoba: -12,6%
  6. Terre-Neuve: -11,5%
  7. N-Brunswick: -11,3%
  8. Québec: -4,0%
  9. Alberta: +2,5%
  10. C-Britannique: +5,1%

Le Québec, encore en queue de peloton de queue…  Notons au passage que si la croissance a été positive en Alberta et en Colombie-Britannique, le coût de la réglementation dans ces deux provinces reste largement inférieur au Québec.

L’Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse montrent qu’il est possible de réduire substantiellement, dans un laps de temps relativement court,  le coût de la bureaucratie.  Voilà qui devrait inspirer nos politiciens.  Mais il est plus facile j’imagine de raconter que le modèle québécois est ce que nous avons de mieux à offrir à l’humanité…

Terminons en citant Ronald Reagan: « La vision économique des gouvernements se résume en quelques phrases courtes: Si ça bouge, on taxe. Si ça continue de bouger, on réglemente. Et quand ça ne bouge plus, on subventionne ».

Sources:
CANADIAN FEDERATION OF INDEPENDENT BUSINESS
La prospérité ligotée par une réglementation excessive

Industrie Canada
Principales statistiques relatives aux petites entreprises

3 février 2012

Faire payer les riches ? Canada Économie États-Unis

FiscalitéEn 2011, Mitt Romney a fait un salaire de 20 901 075$ et il a dû verser 3 226 623$ au fisc américain, ce qui représente un taux d’imposition de 15,4%.

Si Mitt Romney avait été canadien, le fisc lui aurait seulement pris 2 973 021$, ce qui représente un taux d’imposition de… 14,2%.

Vous avez bien lu, le Canada impose moins les riches que les États-Unis (merci à Jean-François Lisée d’avoir déniché cette information) !

Deux conclusions s’imposent… 1-Sachant que le Canada est un pays plus égalitaire que les États-Unis (pour ce que ça vaut…), on peut conclure que l’atteinte de cette sacro-sainte égalité ne passe pas nécessairement par l’imposition des riches. 2-Sachant que le Canada, contrairement aux États-Unis, n’est pas menacé par une crise budgétaire, on peut conclure qu’une gestion plus saine des finances publiques ne passe pas nécessairement par l’imposition des riches.

En bref, c’est tout un pan de l’argumentaire socialiste qui en prend pour son rhume.

3 février 2012

Vive le capitalisme ! Économie États-Unis Revue de presse

The Chronicle of Philanthropy

-

Record Facebook IPO Could Be a Charity Boon
The Chronicle of Philanthropy

With Facebook’s initial public offering set to create more than 1,000 of new millionaires, MSNBC says charities could benefit significantly.

The article cites the new liquidity of Facebook workers’ assets; the availability of philanthropic vehicles to limit the tax hit from huge capital gains, such as donor-advised funds; and the example of company co-founder Mark Zuckerberg—who gave $100-million to Newark public schools in 2010 and last year signed the Giving Pledge—as factors likely to drive a share of the firm’s new wealth into causes.

“Will all the new thousand millionaires give? Absolutely not,” said Rob Mitchell of Atlas of Giving, which tracks U.S. philanthropy. “But one of things we saw in 2011 was the fact that wealthy people were again interested in donating appreciated assets and specifically stock.”

Il y a huit ans, un gamin a construit un site Web dans son dortoir.

Ensuite, parce que certaines personnes, appartenant au « 1% », ont risqué leur argent et l’argent que leur avait confié le « 99% », ce site web a été en mesure de devenir une entreprise très prospère.

Et aujourd’hui, grâce à Facebook, des gens qui appartenaient au « 99% » font maintenant partie du « 1% ». Et parmi tous les nouveaux riches ainsi créés, il y en aura probablement un pour qui inventera le prochain Facebook !

1 février 2012

Un peu de Chris Christie ! Économie En Vidéos États-Unis

Certain relaxent en faisant du yoga, moi je relaxe en écoutant Chris Christie !

Comment faire pour équilibrer les finances publiques ? La réponse est tellement simple, il faut juste avoir un peu de courage:

Spend Less… That’s It!

1 février 2012

Lisée, prise 1: la croissance économique québécoise Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Dans son dernier livre, Jean-François Lisée s’est donné la difficile tâche de mettre la droite K.-O. en 15 arguments. Pour vérifier si tel est le cas, voici une série de billets qui reprend chacun des arguments avancés par Lisée pour en vérifier la validité. Attention, car la gauche est sur le point d’encaisser une droite !

Affirmation #1 de Jean-François Lisée: le Québec n’est pas économiquement médiocre puisque depuis 10 ans, la croissance du PIB par habitant rivalise avec les pays du G-7.

Pour parvenir à cette conclusion, Jean-François Lisée présente un graphique comparant la croissance du PIB/habitant du Québec à celle des pays du G-7 et de l’Ontario, pour la période couverte entre 2001 et 2011.  Selon cette analyse, le Québec se classe deuxième, uniquement devancé par l’Allemagne.

Il y a deux problèmes avec cet argument.  Premièrement, la période choisit, on ne peut pas prétendre analyser véritablement les succès du modèle québécois en regardant une période de temps aussi courte.  Ce genre d’analyse demande une analyse sur une période beaucoup plus longue pour être en mesure de dégager une tendance historique significative.  Surtout que la dernière décennie a été plutôt atypique sur le plan de l’économie (deux récessions causées par l’intervention du gouvernement, le 11 septembre et une économie québécoise stimulée artificiellement par des dépenses en infrastructures).  Deuxièmement, l’échantillonnage est relativement petit, pourquoi se limiter uniquement aux pays du G-7 ?

Voici donc comment se compare la croissance du PIB/habitant au Québec pour la période entre 1981 et2010, soit la plage de temps la plus étendue possible pour laquelle des statistiques sont disponibles.

Lisée Droite

Malheureusement pour la gauche québécoise et leur modèle, la Québec se retrouve dans le fond du classement…  Par contre, les observateurs les plus jovialistes ont peut-être remarqué que le Canada se classe relativement près du Québec.  J’invite ces gens à prendre connaissance des deux graphiques suivants à propos des vingt pays les plus riches de l’OCDE:

Lisée Droite Lisée Droite

Ici, il est important de ne pas confondre la croissance annuelle du PIB/habitant et la valeur du PIB/habitant.  Ce n’est pas parce que la croissance du Canada est proche de celle du Québec que les PIB/habitant sont équivalents.  En 2010, le PIB par habitant du Canada était de 47 630$ alors que celui du Québec était de 40 174$.  Donc, de 1981 à 2010, le Québec a été incapable de rattraper le Canada.

Ce phénomène est préoccupant, car normalement le Québec aurait dû profiter du « catch-up effect », un phénomène qui fait en sorte qu’il est plus facile pour un pays pauvre de croître plus rapidement qu’un pays riche.   Ce phénomène explique pourquoi la croissance de la Chine peut atteindre 8% alors que celle des États-Unis dépasse rarement le 3%. Au fur et à mesure que le PIB/habitant de la Chine se rapprochera de celui des États-Unis, plus leur croissance économique ralentira.

Résumons, avant 1981, le Canada a pris une longueur d’avance sur le Québec et de 1981 à 2010, le Québec a été incapable de combler ce retard, celui-ci s’est même légèrement accru.  À cet égard, le second graphique est particulièrement intéressant puisqu’il compare le PIB/habitant en utilisant le Québec comme valeur de référence.  Par exemple, en 1981, le PIB/habitant des vingt pays de l’OCDE les plus riches représentait 102% du PIB/habitant du Québec i.e. les deux valeurs étaient à toute fin pratique identiques.  Par contre, en 2010, le PIB/habitant des pays de l’OCDE représentait 116% du PIB/habitant du Québec, autrement dit le Québec a pris un retard non négligeable.

Si, entre 1981 et 2010, le Québec avait maintenu la même croissance que les pays de l’OCDE les plus riches, le PIB/habitant serait aujourd’hui de 52 183$, soit 12 000$ de plus que le niveau actuellement observé.

La Corée est un brillant exemple de réussite.  Bien que ce pays possède un PIB/habitant bien en deçà de la moyenne de l’OCDE, sa croissance annuelle moyenne de 6% entre 1981 et 2010 (catch-up effect) a fait en sorte que le PIB/habitant de ce pays est passé de 25% de la valeur du Québec en 1981 à 88% en 2010.

Conclusion: on ne peut conclure, comme Jean-François Lisée le fait, que la croissance de l’économie du Québec rivalise avec celle des autres pays, au contraire, le Québec a pris du retard depuis le début des années 80.  Mais attention, ce retard n’est pas imputable aux Québécois qui seraient moins intelligents que les autres, mais plutôt au modèle économique qui a été imposé par les élites à grand coup de sophismes et de diabolisation du système capitaliste.

Mais au-delà de tous ces chiffres, un fait demeure: si le modèle économique québécois était un succès, nous n’aurions pas besoin de recevoir de péréquation…

Sources:
Statistique Canada
Tableau 384-0013

OCDE
OECD StatExtracts

HEC Montréal
Productivité et prospérité au Québec: Troisième édition

1 février 2012

Le Québec des Américains (la température en moins…) Économie États-Unis Gauchistan Revue de presse

The Sacramento Bee

-

State to run out of cash in March without action
The Sacramento Bee

California will run out of cash by early March if the state does not take swift action to find $3.3 billion through payment delays and borrowing, according to a letter state Controller John Chiang sent to state lawmakers today.

The announcement is surprising since lawmakers previously believed the state had enough cash to last through the fiscal year that ends in June.

But Chiang said additional cash management solutions are needed because state tax revenues are $2.6 billion less than what Gov. Jerry Brown and state lawmakers assumed in their optimistic budget last year. Meanwhile, Chiang said, the state is spending $2.6 billion more than state leaders planned on.

The Assembly budget committee approved a bill today that would enable $865 million of borrowing from existing state accounts, Senate Bill 95. Chiang, after consultation with the Department of Finance and state Treasurer Bill Lockyer, is also seeking about $2.4 billion in delayed payments to universities, counties and Medi-Cal, as well as additional borrowing from outside investors.

Ironiquement, les politiciens québécois aiment bien prendre la Californie comme exemple

31 janvier 2012

Le spin des pauvres journalistes… Canada Coup de gueule Gauchistan

Le spin des journalistes est archi connu: Harper est un danger pour la liberté de presse, la démocratie, le droit à l’information et les bébés… À les entendre, Harper est en train de construire des goulags dans l’Arctique canadien pour y déporter les membres de la presse…

Un exemple, voici ce qu’on a pu lire dans Le Devoir…

Le Devoir
Après les journalistes, au tour de l’opposition de dénoncer le contrôle de l’information sous Harper

Les membres de la direction de la Tribune de la presse parlementaire canadienne, de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, de l’Association canadienne des journalistes ainsi que des tribunes de la presse de six provinces ont envoyé jeudi une lettre ouverte aux médias pour dénoncer les politiques de contrôle de l’information du gouvernement Harper.

Ces associations affirment que «sous le règne de M. Harper, l’information émanant d’Ottawa s’est tarie. Les ministres et les fonctionnaires sont muselés. Les demandes d’accès à l’information sont ralenties et parfois bloquées après intervention politique. La transparence a cédé le pas à une forme de propagande léchée dont l’objectif est de manipuler l’opinion publique». En fin de compte, c’est le droit du public à l’information — et la démocratie — qui écopent, disent-elles.

Mais cette vision résiste-t-elle à l’épreuve des faits ?

La semaine dernière Reporters Sans Frontière a publié son classement annuel de la liberté de presse dans le monde. Ce rapport n’a pas fait couler beaucoup d’encre, probablement parce que les résultats ont déplu à la faune médiatique…

Pour l’année 2011-2012, le Canada s’est classé en 10e position, devant…  la Suède !  Il s’agit d’une nette amélioration depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs; en 2005 le Canada avait dû se contenter de la 21e position.

Le résultat obtenu par le Canada cette année représente le meilleur classement depuis 2003.

Donc la prochaine fois que vous entendrez un journaliste vous raconter que la liberté de presse est à l’agonie au Canada, vous saurez qu’un vous bullshit !

Source:
Reporters Sans Frontières
Press Freedom Index

31 janvier 2012

Top 5 Qc/Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (24-30 janvier) selon Influence Communication:

Actualité Québec

Actualité Canada

Petit commentaire personnel: Rarement j’ai vu une actualité aussi plate, insipide et peu inspirante… Je m’ennuie presque des nouvelles estivales qui nous disent de boire de l’eau et de faire cuire notre steak haché…

Source:
Influence Communication

31 janvier 2012

Pendant les temps de tromperies universelles, dire la vérité devient un acte révolutionnaire Environnement International Revue de presse

The Wall Street Journal

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No Need to Panic About Global Warming
The Wall Street Journal

Editor’s Note: The following has been signed by the 16 scientists listed at the end of the article A candidate for public office in any contemporary democracy may have to consider what, if anything, to do about « global warming. » Candidates should understand that the oft-repeated claim that nearly all scientists demand that something dramatic be done to stop global warming is not true. In fact, a large and growing number of distinguished scientists and engineers do not agree that drastic actions on global warming are needed.

Although the number of publicly dissenting scientists is growing, many young scientists furtively say that while they also have serious doubts about the global-warming message, they are afraid to speak up for fear of not being promoted—or worse. They have good reason to worry. In 2003, Dr. Chris de Freitas, the editor of the journal Climate Research, dared to publish a peer-reviewed article with the politically incorrect (but factually correct) conclusion that the recent warming is not unusual in the context of climate changes over the past thousand years. The international warming establishment quickly mounted a determined campaign to have Dr. de Freitas removed from his editorial job and fired from his university position.

Alarmism over climate is of great benefit to many, providing government funding for academic research and a reason for government bureaucracies to grow. Alarmism also offers an excuse for governments to raise taxes, taxpayer-funded subsidies for businesses that understand how to work the political system, and a lure for big donations to charitable foundations promising to save the planet.

Je vous invite à prendre connaissance du texte complet qui regorge d’explications et d’exemples. Le texte ci-haut ne représente qu’un bref extrait.

30 janvier 2012

La culture de la médiocrité Coup de gueule Gauchistan Québec

Le P'tit QuébecJe veux revenir sur l’interprétation que fait Jean-François Lisée du taux de suicide au Québec.  Selon ce porte-parole de la gauche, le Québec devrait se réjouir de savoir que le Québec n’a que le 26e plus haut taux de suicide à l’échelle de la planète.  Pourtant, quand on prend le temps d’analyser ce classement on réalise assez vite que si le Québec est 26e, cela signifie que si 25 pays font moins bien que nous, il y a environ 80 pays qui font mieux !

Le problème avec la gauche c’est qu’elle se complaît dans la médiocrité,  elle se satisfait de savoir que d’autres font pire que nous.  Au lieu de se comparer aux meilleurs, elle préfère se comparer aux pires pour mieux entretenir l’illusion que tout va bien.

Le Québec a l’un des pires taux de suicide de la planète, mais selon la gauche on devrait se satisfaire du fait que certains pays comme la Guyane, le Kazakhstan, Le Belarus ou le Sri Lanka font pires ! La droite a de plus grandes aspirations pour le Québec, la droite n’est pas intéressée à savoir que nous avons un meilleur taux de suicide que le Kazakhstan, elle veut savoir pourquoi notre taux est 50% plus élevé que celui du Canada !

Jean-François Lisée prétend que seule la gauche aime le Québec.  Dans la réalité, la gauche n’aime pas le Québec, elle aime le modèle québécois, ce qui est très différent…

Lors de son passage à Tout le monde en parle, Jean-François Lisée a défini la droite comme étant « nage ou coule », alors qu’il a dit de la gauche « l’état enseigne à nager et si une personne coule, l’état s’assure de sauver le noyé » (je paraphrase).

Je vais poursuivre dans la métaphore aquatique…

Un gauchiste qui se noie demande l’aide du gouvernement, le droitiste demande l’aide de son voisin… Un droitiste qui voit quelqu’un se noyer offre SON aide. Le gauchiste passe son tour en disant « le gouvernement s’en occupera »…

P.-S. Cette fin de semaine, j’ai acheté le livre de Jean-François Lisée « Comment mettre LA DROITE K.-O. en 15 arguments ».  Dans les semaines qui vont suivre, je vais publier une série de billets qui adresseront chacun de ces 15 arguments, le tout premier billet sera publié mercredi ou jeudi.  À la fin de cette série, vous pourrez imprimer ces billets et brocher les feuilles.  Ainsi vous aurez entre les mains un livre qui aura pour titre  « Comment mettre LA GAUCHE K.-O. en 15 arguments » ;-)

30 janvier 2012

La carte de crédit du gouvernement Économie En Chiffres Québec

Voici, depuis 2006-2007, les sommes que le gouvernement du Québec a dû emprunter pour boucler son budget, coeur sensible s’abstenir…

Pour être en mesure de rencontrer ses obligations financières, depuis 6 ans, le gouvernement du Québec a dû emprunter sur les marchés financiers la somme astronomique de 88,8 milliards de dollars.  Cette somme représente, grosso modo11 100$/habitant ou si vous préférez 44 400$ pour une famille de quatre (deux adultes, deux enfants).

Et pour ajouter l’insulte à la blessure, durant cette même période, le gouvernement a déclaré des déficits cumulés de…  7,6 milliards de dollars…

J’ai comme l’impression que quelqu’un est en train de se faire avoir…

Source:
Ministère des finances du Québec
Le point sur la situation économique et financière du Québec

29 janvier 2012

Être libre En Citations Philosophie

Margaret Thatcher

Margaret Thatcher explique pourquoi l’étatisme est un ennemi de la liberté:

« We need a free economy not only for the renewed material prosperity it will bring, but because it is indispensable to individual freedom, human dignity and to a more just, more honest society.

We want a society where people are free to make choices, to make mistakes, to be generous and compassionate. This is what we mean by a moral society; not a society where the State is responsible for everything, and no one is responsible for the State. »

29 janvier 2012

Le fer est plus fort que le béton Économie En Vidéos Europe Philosophie

Je préfère une dame de fer à une dame de béton… Surtout que le béton au Québec…

« Pour redresser la situation [au Québec], nous avons besoin de quelqu’un de l’envergure de Margaret Thatcher. Trouver cette personne, voilà le plus grand de tous les défis! » -Nathalie Elgrably-Lévy

29 janvier 2012

L’hiver arabe Israël Moyen-Orient Revue de presse Terrorisme

The Jerusalem Post

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Arab Spring sees rise in anti-Semitism
The Jerusalem Post

There has been an increase in anti-Semitism in the Middle East in the wake of the Arab Spring, according to a report set for release on Sunday.

That is the finding of the study Public Diplomacy and Diaspora Affairs Minister Yuli Edelstein is to submit to the government.

“[While] the popular uprisings in the Arab world do not represent a general change in attitude towards Israel, Zionism and the Jews it seems the anti-Semitic discourse and incitement have become more extreme and violent,” the report, which was written by scholars at the Kantor Center for the Study of Contemporary European Jewry at Tel Aviv University, says.

“Charges of an international Jewish conspiracy have been a central motif in the anti-Semitic propaganda that has accompanied the Arab Spring uprisings. This motif has been emphasized in each of the countries especially by way of pointing a blaming finger towards Israel, Zionism and Jews conspiring against Arabs and Muslims.”

C’est peut-être pour cette raison que la gauche a été si admirative devant ce supposé printemps arabe…

26 janvier 2012

La méchante droite Économie Élection 2012 États-Unis

CharitéCette semaine, la famille Romney a rendu publics ses rapports d’impôt pour les années 2010 et 2011. On a ainsi pu apprendre qu’ils ont donné l’équivalent de 16,5% de leurs revenus à des organismes de charité.

Pour l’année 2010 (le rapport d’impôt de 2011 n’a pas encore été rendu public), la famille Obama a donné l’équivalent de 13,6% de leurs revenus à des organismes de charité..

Pour l’année 2010 (le rapport d’impôt de 2011 n’a pas encore été rendu public), la famille Biden a donné l’équivalent de 1,4% de leurs revenus à des organismes de charité.

Mais n’oubliez pas: la droite est méchante et la gauche a le monopole de la vertu…

Inutile de me répondre: la famille Romney donne de l’argent à des organismes religieux, aux dernières nouvelles ça compte comme des dons de charité.

En passant, contrairement à ce que certains médias ont rapporté, le taux d’imposition de Mitt Romney n’est pas de 15,4% mais bien de 44,75% à cause de la double taxation.  En effet, les revenus de Romney ont été imposés deux fois (impôts sur le revenu et impôt sur le gain en capital).

En passant, hier on a appris que le salaire de la pauvre secrétaire de Warren Buffett: une rondelette somme se situant entre 200 000$ et 500 000$.  Autrement dit, la dame fait partie du méchant 1% !

26 janvier 2012

Arguing with Idiots: Patrick Lagacé Arguing with Idiots Élection 2012 États-Unis Philosophie

…Il me fait plaisir de satisfaire les requêtes reçu sur twitter à propos d’un billet de Patrick Lagacé…

L’affaire a fait grand bruit, cette semaine le gardien des Bruins de Boston a refusé de se rendre à la Maison-Blanche pour assister à une cérémonie où étaient invités les derniers gagnant de la coupe Stanley.  Voici comment Thomas a expliqué sa décision:

Tim Thomas

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«I believe the Federal government has grown out of control, threatening the Rights, Liberties, and Property of the People. This is being done at the Executive, Legislative, and Judicial level. This is in direct opposition to the Constitution and the Founding Fathers vision for the Federal government.

“Because I believe this, today I exercised my right as a Free Citizen, and did not visit the White House. This was not about politics or party, as in my opinion both parties are responsible for the situation we are in as a country. This was about a choice I had to make as an INDIVIDUAL.»

Il n’en fallait pas plus pour que Patrick Lagacé saute un plomb. Selon les dires du gardien de la révolution de la rue St-Jacques, Tim Thomas est un… EXTRÉMISTE !!!

Amusant, parce que dans le passé, ce même Patrick Lagacé a déjà qualifié le président Bush de nazis, et ce, deux fois plutôt qu’une, de liberticide, de criminel de guerre et de fasciste.

Résumons.

Quand Tim Thomas refuse de se rendre à la Maison-Blanche parce qu’il considère que le système politique aux États-Unis empiète sur les libertés des citoyens, cela fait de lui un imbécile et un extrémiste. Mais quand Lagacé accuse l’Administration Bush d’être des fachos, des nazis et des tyrans, cela ne fait pas de Lagacé un extrémiste, mais un citoyen engagé…

Pourtant on peut facilement imaginer que si Tim Thomas avait refusé l’invitation de Bush, Lagacé aurait salué cette initiative. Il ne peut en être autrement, je ne peux pas imaginer que Patrick Lagacé critique une personne parce qu’elle a décidé de boycotter une personne qu’il considère comme étant une réincarnation d’Hitler…

Le plus drôle dans toute cette histoire c’est que les États-Unis de Bush ne sont pas vraiment différents de ceux de Barack Obama. Le président démocrate a certes réarrangé les chaises sur le pont du Titanic, mais fondamentalement les choses sont restées les mêmes: Gitmo est encore ouvert, les drones ciblent maintenant des citoyens américains, le Patriot Act a encore force de loi, la corruption a augmenté, le copinage bat son plein et Obama a même été plus loin en signant une loi qui autorise l’armée américaine à détenir de manière indéfinie et arbitraire des citoyens américains !

Donc, si Bush était un salopard qui menaçait les libertés civiles, on peut dire la même chose d’Obama. Alors, pourquoi traiter Tim Thomas d’extrémiste parce qu’il refuse une invitation d’Obama alors qu’il aurait été encensé par les médias pour avoir refusé une invitation de Bush ?

Patrick Lagacé se demande où était la droite quand Bush démantelait la liberté aux États-Unis, il a raison sur ce point, elle était nowhere to be found. Mais aujourd’hui, la droite est everywhere to be found sur ces enjeux, c’est la gauche qui a décidé de quitté le navire pour des raisons partisanes. Pourtant, si un républicain comme Newt Gingrich a le malheur d’être élu président, je suis persuadé que la droite de Tim Thomas aura la même opinion sur le système politique américain.

Mais plus fondamentalement, il est toujours troublant de voir un journaliste qui ridiculise les gens qui défendent le concept de liberté… Ils sont nombreux les gauchistes à avoir fait de la liberté un concept dont on peut ouvertement se moquer. Si Lagacé cherche des extrémistes, qu’il regarde du côté des gens pour qui la « libâââââtéééé » n’est plus une valeur sacrée, mais un objet de moquerie. Dissent is the highest form of patriotism

Pour terminer, Lagacé nous parle de Kennedy, ce grand démocrate qui unissait tous les courants politiques. Lagacé semble ignoré qu’en 2012, si Kennedy était toujours en politique, ses politiques seraient à droite de celles des républicains modérés.

Autre texte que vous devez IMPÉRATIVEMENT lire sur ce sujet: Dérapage au 98.5fm