Antagoniste


20 octobre 2014

Le gros bon sens Canada Économie Environnement Revue de presse

Edmonton Journal

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New Brunswick premier heading to Alberta to discuss Energy East Pipeline
Edmonton Journal

New Brunswick Premier Brian Gallant is scheduled to head to Alberta next week to discuss the proposed Energy East Pipeline project with Alberta Premier Jim Prentice. Gallant will spend four days in Alberta, where he will also meet senior TransCanada officials in Calgary.

He says he also wants to meet with Alberta business leaders to show his commitment to the $12-billion development and help secure opportunities for New Brunswick.

Former premiers David Alward and Alison Redford made similar trips to each other’s provinces when they were in office in support of the project.

If it proceeds, the Energy East Pipeline would ship oil from Alberta to refineries in Quebec, with a pipeline extension to be built to a refinery and export terminal in Saint John, N.B. TransCanada is expected to file a formal proposal with the national energy regulator within weeks.

À cause de la couverture médiatique un peu débile au Québec au sujet de la construction du pipeline Énergie Est, on en vient presque à croire que ce pipeline traversera uniquement notre province.

Il est bon de se rappeler que ce projet va s’étendre sur l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, l’Ontario, le Québec et le Nouveau-Brunswick. Étrangement, le mouvement de contestation semble surtout se concentrer au Québec. Ailleurs au Canada, les gens sont capables de mettre leurs émotions de côté et d’avoir des discussions rationnelles sur les pipelines. À beaucoup d’endroits, comme au Nouveau-Brunswick on est même favorable au projet !

Il faudra que le Québec devienne une province mature un jour ou l’autre et qu’on arrête de faire un drame à propos de la moindre peccadille (genre un pipeline).


16 octobre 2014

La phrase qui résume le modèle québécois Économie En Citations États-Unis Philosophie

Ronald Reagan

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La carrière politique de Ronald Reagan a pris son envol en 1964, quand il a prononcé son discours, devenu célèbre depuis, A time for choosing.  Dans ce discours on retrouve une phrase qui résume à la perfection comment le modèle québécois a fonctionné depuis cinquante ans…

« For three decades, we’ve sought to solve the problems of unemployment through government planning, and the more the plans fail, the more the planners plan. »


16 octobre 2014

La richesse des nations Économie En Chiffres International Mondialisation

Résultat extrêmement intéressant d’une étude du Pew Research Center à propos des inégalités.  Dans 44 pays différents, on a demandé aux gens quel était le meilleur moyen pour réduire les écarts de richesses: diminuer les impôts des particuliers et des corporations pour stimuler les investissements et la croissance économique ou encore augmenter les taxes et impôts pour redistribuer la richesse. Voici des résultats qui en surprendront plus d’un:

Écarts De Richesses

Première surprise, globalement une pluralité de personne pense que le meilleur moyen pour réduire les inégalités est de baisser les taxes et impôts. Pourtant, depuis quelques années, on assiste à une importante cabale médiatique pour nous convaincre du contraire. Il est rassurant de voir que, dans une certaine mesure, cette propagande n’a pas autant de supporteurs qu’on aurait pu le croire.

Autre surprise, ce sont surtout les pays pauvres, plus inégalitaires, qui favorisent l’option d’une réduction du fardeau fiscal. En fait, seules les économies riches pensent qu’il faut augmenter la redistribution de la richesse.  Pour chaque classe économique, voici le nombre de pays où une pluralité des gens pense que l’on doit réduire les taxes et impôts:

  • Économies développées: 3 pays sur 10
  • Économies émergentes: 16 pays sur 25
  • Économie en voie de développement: 5 pays sur 9

Dans les pays suivants, c’est plus de 50% de la population qui pense que la droite peut réduire les inégalités sociales:

  • Brésil: 77%
  • Italie: 68%
  • Ouganda: 64%
  • France: 61%
  • Argentine: 60%
  • Vietnam: 60%
  • Philippines: 59%
  • Ghana: 57%
  • Thaïlande: 57%
  • Tunisie: 56%
  • Venezuela: 55%
  • Kenya: 52%
  • Nicaragua: 52%

Comment peut-on expliquer ces résultats étonnants ?

Les pays émergents et en voie de développement sont certes beaucoup plus pauvres et inégalitaires que les économies développées.  Par contre, la croissance économique dans ces pays est beaucoup plus soutenue que dans les pays riches.  Les gens dans les pays pauvres ont compris que le meilleur programme social pour lutter contre les inégalités ne consiste pas à demander au gouvernement de déshabiller Paul pour habiller Pierre, mais plutôt de miser sur la croissance économique, après tout cette croissance soutenue a sorti des millions de personnes de la pauvreté dans ces pays.

Dans les pays riches, on est devenu paresseux, nous avons oublié que notre mode de vie confortable est le fruit de la croissance économique et pas de programmes gouvernementaux visant à redistribuer la richesse.  Un jour ou l’autre, nous devrons revenir à l’essentiel si nous ne voulons rester dans le peloton de tête.

Les pays pauvres voient tous les jours les bienfaits de la croissance économique sur leur niveau de vie, dans les pays riches, nous tenons cette croissance pour acquise, nous ne l’apprécions pas à sa juste valeur…  En bref, l’Occident se fait faire la leçon par les pays émergents et en voie de développement; eux ils viennent de comprendre, nous, nous avons oublié…

Source:
Pew Research Center
Emerging and Developing Economies Much More Optimistic than Rich Countries about the Future


16 octobre 2014

Nouvelle victoire pour le privé Économie France Revue de presse

Le Figaro

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Une opération coûte moins cher en clinique qu’à l’hôpital
Le Figaro

Nouvelle pierre dans le jardin des hôpitaux publics. Contrairement aux idées reçues, le coût d’une opération chirurgicale serait moindre en clinique qu’à l’hôpital, même en prenant en compte les dépassements d’honoraires du chirurgien. «Les tarifs des interventions du secteur privé, dépassements d’honoraires compris, sont inférieurs de 8% en moyenne à ceux du secteur public», rapporte dans une étude présentée jeudi, et publiée dans la revue Droit social, le syndicat des chirurgiens libéraux Le Bloc. Seule exception, l’Île-de-France, où le privé reste plus cher.

Si les cliniques sont plus économiques pour la collectivité, le patient peut percevoir l’inverse. En effet, si le public est plus cher, c’est parce que les actes chirurgicaux qu’il facture à l’Assurance-maladie, et dont le patient n’a jamais connaissance, sont jusqu’à 30% supérieurs à ceux des cliniques. En revanche, les dépassements d’honoraires, plus fréquents dans le privé, sont payés directement par le patient ou par sa complémentaire santé.

Si l’hôpital public est plus cher, c’est pour une multitude de raisons. Dans un rapport récent la FHF met en cause les «effets délétères sur la situation des établissements» du passage aux 35 heures.

Si en France, un pays socialiste, on peut trouver des hôpitaux privés, on attend quoi au Québec pour faire de même, surtout que cela pourrait coûter moins cher aux contribuables !


15 octobre 2014

Le Colisée et l’économie Économie Gauchistan Québec

Éléphant BlancVendredi dernier, Statistique Canada a publié les chiffres sur l’emploi au Canada, y compris pour les villes.  Dans la région de Québec, le taux de chômage* s’élève à 5,7%.  Un taux fort respectable quand on sait que le taux provincial est de 7,8%.  Mais quand on fouille un peu, on réalise que tout n’est pas rose dans la Capitale-Nationale.

Depuis le début de l’année, le taux de chômage a augmenté de 33% dans la région de Québec. À l’échelle provinciale, cette augmentation n’a été que de 4% alors qu’à Montréal on observe un accroissement de 6%.  Clairement, la tendance est plus négative que dans l’ensemble du Québec.

En fait, le taux de chômage à Labeaumegrad est à son plus haut depuis un peu plus de 3 ans.  En janvier dernier, la région de Québec pouvait se vanter d’être celle avec le plus faible taux de chômage au Canada (4,3% à égalité avec Saskatoon). Selon le dernier relevé de Statistique Canada, la Vieille-Capitale a glissé de la 1ère à la 7e position (le taux de chômage à Saskatoon est tombé à 4,2%).  Encore une fois, on peut voir une tendance clairement négative.

De plus, garder en tête que la situation de l’emploi dans la région de Québec est probablement surévaluée à cause de la présence de la fonction publique.  En ce moment, on sait que le secteur public embauche beaucoup de gens et on sait aussi que 46% des fonctionnaires travaillent dans la région de Québec alors que son poids démographique n’est que de 9%.

Comment peut-on expliquer cette dégradation du marché de l’emploi dans la région de Québec ?  Une étude publiée en 2006 dans l’ouvrage The Business of Sports permet peut-être de répondre à cette question. Je cite un extrait révélateur:

EconBiz
Mega-Events: The effect of the world’s biggest sporting events on local, regional, and national economies

Public expenditures on sports infrastructure and event operations necessarily entail reductions in other government services, an expansion of government borrowing, or an increase in taxation, all of which produce a drag on the local economy. At best public expenditures on sports-related construction or operation have zero net impact on the economy as the employment benefits of the project are matched by employment losses associated with higher taxes or spending cuts elsewhere in the system.

Le nouvel amphithéâtre de Québec, construit pour Quebecor, est-il en train de devenir un boulet économique ?

*moyenne mobile 3 mois 

Source:
Statistique Canada
Tableau 282-0116


15 octobre 2014

La culture imaginaire Coup de gueule En Chiffres Gauchistan Québec

Dans quelques semaines se tiendra le gala de l’ADISQ. Une occasion pour la clique habituelle de se livrer à une séance intensive d’admiration mutuelle. Les médias profiteront de l’occasion pour se faire croire que le Québec est spécial, que nos artistes illuminent le monde et que la chanson française coule dans les veines de tous les Québécois. Bref, on voudra se convaincre que nos artistes sont importants et que le Québec ne pourrait pas être une nation sans nos chanteurs et chanteuses.

Allons au-delà de cette pensée unique, voici quelques chiffres sur la fréquentation des spectacles de chanson francophone et anglophone au Québec depuis 5 ans:

Chanson québécoise

Même si les spectacles anglophones sont 67% plus chers que les spectacles francophones, ils attirent 111% plus de spectateurs !  Remarquer aussi que dans les spectacles anglophones, on donne 2 fois moins de billets de faveur…  À se demander si le gala de l’ADISQ n’est pas devenu un show pour les journalistes; ils vont en parler pendant plusieurs jours, mais leurs nouvelles laisseront beaucoup de gens indifférents.

Maintenant, vous savez pourquoi nos artistes ont besoin d’un firewall culturel pour continuer d’exister…

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Statistiques des représentations payantes en arts de la scène selon la discipline, la provenance et la taille de la salle, régions administratives et ensemble du Québec


15 octobre 2014

Mauvaise nouvelle pour les pétrophobes Canada Économie Environnement Revue de presse

The Globe And Mail

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Recreational boat spills more likely to pollute B.C. waters than tankers
The Globe And Mail

Proposed new oil pipelines have heightened concerns about major spills from increased tanker traffic on the West Coast, but a new study has found that fleets of leaking recreational boats and other small vessels are more likely to foul B.C. waters. Stefania Bertazzon, a University of Calgary researcher, worked with several federal government departments and the University of Victoria in putting together what is thought to be the first study of its kind in the world.

The study points to recreational boats, marinas, passenger ships and fishing boats as the causes of most spills, while cargo ships and oil tankers are responsible for a smaller portion. “I would like to stress that we are not saying [the big ships] aren’t polluting,” Stefania Bertazzon said.

Dr. Bertazzon said marinas for small vessels are big contributors of spills. “There are all the old boats [at docks] that are leaking constantly; there are glitches in the way people fill up their boats. Most of it is carelessness. The marina is actually a place where a lot of [oily] discharge is generated.” Dr. Bertazzon warned that multiple recreational boat spills can, over time, be more damaging than a single big spill from a tanker.

“We know these sort of long-term continual spills have a greater impact on the environment than the big catastrophic spills that catch everyone’s attention when they happen,” she said.

Malgré le fait que des milliers de pétroliers arpentent la planète tous les jours sans causer de catastrophes, depuis un mois, le PQ veut nous faire croire qu’il serait impossible d’en faire autant sur le St-Laurent.

Mauvaise nouvelle pour les pétrophobes du PQ, une étude a montré que les grands responsables des déversements dans les cours d’eau ne sont pas les pétroliers, mais les bateaux de plaisance, les traversiers et les bateaux de pêche. Bref, contrairement au discours des écolos, nous n’avons rien à craindre de voir des pétroliers circuler sur le fleuve, les bateaux qui circulent déjà sont bien plus dangereux.

Étrangement, les médias d’ici n’ont pas jugé bon confronter le PQ avec le résultat de cette étude…


14 octobre 2014

Quand ce sont les autres qui payent Économie Europe

RichesseRésultat d’une étude assez intéressante réalisée en Suède. Dans un premier temps un groupe de chercheurs universitaires a réalisé un sondage dans lequel on demandait aux gens de se situer dans une échelle de revenu.  L’immense majorité des gens à systématiquement sous-estimé leur position relative i.e. les gens se voyaient plus pauvres qu’ils l’étaient en réalité.  Cette sous-estimation était particulièrement marquée chez les jeunes et les gens peu instruits.  Plus les gens sous-estimaient leur position relative dans une échelle de revenus, plus ils appuyaient des mesures visant à redistribuer la richesse.

Ensuite, le groupe de chercheurs a refait la même étude, mais en corrigeant les gens qui sous-estimait leur position. Les répondants qui ont appris qu’ils étaient plus riches qu’ils ne le pensaient ont réduit de manière significative leur appui aux mesures visant à redistribuer la richesse et ont accru leur soutien pour le parti conservateur suédois.

Autrement dit, la plupart des gens qui veulent plus de redistributions s’imaginent qu’ils n’auront rien à payer, car ils pensent que les riches ce sont les autres. Mais quand ils réalisent qu’ils font partie des riches et qu’ils devront payer, leur opinion change du tout au tout !

Bref, les gens sont de gauche, mais uniquement quand ce sont les autres qui payent !

Source:
Research Institute of Industrial Economics
Richer (and Holier) Than Thou? The Effect of Relative Income Improvements on Demand for Redistribution


14 octobre 2014

Au pays de l’austérité imaginaire Canada Économie En Chiffres Québec

À première vue, le bulletin de l’emploi publié vendredi dernier semblait contenir une bonne nouvelle pour le Québec, soit la création de 6 500 emplois.  Mais on dit que le diable est souvent dans les détails, quand on analyse les chiffres de plus près, la bonne nouvelle s’assombrit rapidement…  Voici où ont été créés (et perdus) les emplois le mois dernier:

  • Secteur public: + 13 000 emplois
  • Secteur privé: + 2 100 emplois
  • Travailleurs autonomes: -9 100 emplois

Le bilan final montre la création de 6 500 emplois, mais ces emplois sont presque tous venus du secteur public, un secteur qui, contrairement au privé, dévore la richesse au lieu de la créer !

Et n’allez pas croire que cette situation est temporaire, il s’agit d’une tendance lourde au Québec depuis le début de l’année.  Voyez par vous-même:

Emplois Quebec

Contrairement au reste du Canada, le Québec est incapable de créer des emplois ailleurs que dans le secteur public.  Pourtant, c’est supposé être l’austérité au Québec.  Pour le moment l’austérité existe uniquement dans l’imagination de la gogauche.

Source:
Statistique Canada
Tableau 282-0089


14 octobre 2014

Les riches et les pauvres Économie Environnement États-Unis Revue de presse

San Antonio Business Journal

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Texas added 23,100 oil-and-gas jobs over last year
Denver Business Journal

In the association’s “State of Energy Report,” oil-and-gas employment in Texas totaled 411,600 jobs in 2013, an increase of 23,100 jobs over 2012. Nationwide, the industry employed slightly more than 1 million people in 2013, which was an increase fo 30,800 jobs over 2012. Texas lead the nation in employment in 2013, followed by North Dakota (2,100 jobs), Oklahoma (1,800 jobs) and New Mexico (1,700 jobs) between the two years.

In addition, Texas oil and gas companies paid a record $13.6 billion in state and local taxes, and state royalty payments for fiscal year 2013. This is an increase of $1.2 billion over 2012.

TIPRO President Ed Longanecker said in a release that Texas leads the nation in employment and pdroduction due, in part, to the state’s pro-business environment and sensible legislative and regulatory perspective.“States that adopt overreaching regulations targeting oil and gas development will inevitably experience a progressive, or even dramatic decline in these high paying jobs and all associated benefits,” he said.

Oil-and-gas workers were paid a national annualwage of $103,400 in 2013. This industry had a payroll of $105 billion in 2013, up 1 percent from 2012.

L’an dernier, au Texas, le secteur privé a créé 23 100 jobs qui sont payés en moyenne 103 400$

Pendant ce temps au Québec, plus précisément à Cacouna:

Fou Comme De La Marde

Au Québec, on a fait le choix d’être pauvre…


9 octobre 2014

L’uranium enrichit Canada Économie En Images Environnement Québec

Cette semaine, le Journal de Montréal a encore fait peur au monde avec une histoire bidon sur les méchantes mines d’uranium qui pourrait voir le jour au Québec (au fait, je me demande bien ce que pense PKP des mines d’uranium…).

Pourtant…

La Saskatchewan exploite des mines d’uranium depuis 60 ans.  En 1954, la province a même créé une ville nommée Uranium City pour exploiter cette ressource. Voici la localisation des mines en Saskatchewan:

Uranium Canada

Donc la Saskatchewan est capable d’exploiter de manière complètement sécuritaire des mines d’uranium ultra concentrées. La Saskatchewan aime tellement ses mines d’uranium, que l’an dernier elle a diminué ses redevances pour attirer de nouveaux investisseurs.

Quelqu’un peut m’expliquer c’est quoi le problème avec l’exploitation de l’uranium au Québec ? Ce n’est pas comme si on devait ré-inventer la roue; pas besoin de s’embarrasser d’un BAPE aussi coûteux qu’inutile, il suffit de copier ce que la Saskatchewan fait depuis 60 ans !

Surtout que les mines d’uranium créent des emplois très bien rémunérés et non subventionnés. Quand on est pauvre comme le Québec, on n’a tout simplement pas les moyens de dire « non ».

Il y a des pipelines partout dans le monde, mais on n’en veut pas au Québec…  Il y a des pétroliers partout dans le monde, mais on n’en veut pas au Québec…  Il y a des mines d’uranium partout dans le monde, mais on n’en veut pas au Québec… Que faut-il en déduire, que les Québécois sont trop stupides ou peureux pour réaliser des projets qui sont banals ailleurs sur la planète ?


9 octobre 2014

Société distincte Canada Économie En Chiffres États-Unis Gauchistan Québec

Depuis le début de l’été, le prix du pétrole a diminué de manière constante malgré les tensions au Moyen-Orient; une situation imputable en partie à l’augmentation de l’offre découlant de l’exploitation du pétrole de schiste (aux États-Unis, contrairement au Québec, les gens ont été assez intelligents pour sauter sur cette manne pétrolière).

Voici comment cette baisse du prix du pétrole a influencé le prix de l’essence aux États-Unis, en Ontario et au Québec depuis le début de l’été…

Essence Québec

La ligne de l’Ontario suit de près celle des États-Unis, une baisse constante des prix.  Pour ce qui est du Québec…  Il semble que nous soyons une société distincte parce que la tendance ici semble être différente…  Ici, ça diminue beaucoup plus lentement…

Une chance qu’au Québec nous avons une Régie de l’énergie pour fixer un prix plancher sur l’essence et empêcher les guerres de prix, sinon les consommateurs se feraient avoir comme aux États-Unis et en Ontario…   Vive le modèle québécois !

En passant, pour prendre soin de nous, la Régie de l’énergie emploie 92 personnes et dépense 13 518 318$.  La Régie de l’énergie a fait un déficit de 265 294$ l’an dernier.

Sources:
EIA
Weekly U.S. Regular All Formulations Retail Gasoline Prices

Kent Group
Petroleum Price Data


9 octobre 2014

Le privé, le gouvernement et l’Ebola Économie International

The Wall Street Journal

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Liberian Rubber Farm Becomes Sanctuary Against Ebola
The Wall Street Journal

As Ebola exploded here this year, a rubber farm embarked on a crash course on how to tame an epidemic that has killed thousands of people and derailed governments across West Africa.

One morning in March, when the first case arrived at the Liberian unit of Japan’s Bridgestone Corp., managers sat around a rubber-tree table and googled “Ebola,” said Ed Garcia, president of Firestone Natural Rubber Company LLC. Then they built two Ebola isolation clinics, using shipping containers and plastic wrap. They trained their janitors how to bury Ebola corpses. Their agricultural surveyors mapped the virus as it spread house to house, and teachers at the company’s schools went door-to-door to explain the disease.

“It was like flying an airplane and reading the manual at the same time,” said Philippines-born Mr. Garcia, who runs this 185-square-mile stretch of rubber trees.

Six months later, Firestone has turned the tide of infections, offering a sanctuary of health in a country where cases are doubling every three weeks. The virus could flare again at Firestone. But as of last week, not a single known infection was left among the company’s 8,500 employees and their 71,500 dependents.

Dans la lutte contre l’Ebola, une méchante entreprise capitaliste a réussi là où un gros gouvernement a lamentablement échoué.

CQFD


8 octobre 2014

La productivité électorale Économie Élection 2014 En Chiffres Québec

J’attendais ces chiffres depuis quelque temps déjà, ils ont finalement été publiés hier, je fais bien sûr référence aux chiffres des dépenses électorales de la dernière campagne provinciale !

J’ai toujours trouvé un peu ridicules les gens qui paranoïent sur l’influence de l’argent en politique. Même si Québec Solidaire devait dépenser cent millions de dollars lors de la prochaine élection, on devrait me passer sur le corps avant que je vote pour ce parti d’illuminés.  Je doute que des publicités électorales ou des pancartes puissent faire gagner une élection, les idées et le traitement médiatique restent, selon moi, les principaux facteurs d’influence.  Cette hypothèse s’est vérifiée une fois de plus lors de la dernière élection, voyez par vous-même:

Élection Québec

Le PQ a dépensé 700 000$ de plus que les libéraux, pourtant il a obtenu l’un des pires résultats de son histoire. Au final, le PQ a dépensé 80% de la limite autorisé contre 71% pour le parti de Philippe Couillard.

Mais quel parti a dépensé le plus efficacement son argent ?  Autrement dit, quel parti a fait les dépenses électorales les plus productives, voici la réponse:

Élection Québec

Élection Québec

Au PLQ, on a dépensé l’équivalent de 3,34$ par vote reçu et faire élire un député a coûté 83 885$.  Au PQ, pour avoir un vote, on a dû dépenser 6,14$ et 219 845$ ont été dépensés par député élu.

Il est plutôt amusant de constater que les deux partis qui savent compter, le PLQ et la CAQ, ont eu une productivité électorale bien supérieure aux partis de la bonne gauche, la PQ et QS.

Source:
Directeur Général des Élections du Québec
Dépenses électorales de l’élection générale du 7 avril 2014


8 octobre 2014

Sciences humaines sans math: le déclin Économie États-Unis Revue de presse

The Harvard Crimson

A Major Milestone At Harvard Signals The Decline Of Humanities And The Rise Of Sciences
The Harvard Crimson

The 2013-2014 academic year also marked the first time that more undergraduates concentrated in subjects within the School of Engineering and Applied Sciences than in the arts and humanities, according to the report. SEAS concentrators totaled 775 undergraduates, and arts and humanities counted 746.

The two cohorts have been exhibiting opposite trends for several years now. Since SEAS became its own school in 2007, the number of concentrators has more than doubled, from 292 in 2007-2008 to 775 in 2013-2014. Prior to the establishment of SEAS, the growth in concentrators in engineering and applied sciences was relatively stagnant, hovering just below 300 concentrators for the five years leading up to the school’s formation.

Meanwhile, the trend for the arts and humanities has pointed consistently downward, falling from 943 concentrators in 2007-2008 to 763 in the past academic year.

Pour la toute première fois de son histoire, il y aura plus d’étudiants en sciences appliquées et génie à Harvard qu’il y aura d’étudiants en art, sciences humaines et science sociale. Pour chaque étudiant en art, sciences humaines et science sociale, il y aura 1,03 étudiant en sciences appliquées et génie.

L’an dernier, j’avais écrit un billet à ce sujet. Au Canada, le Québec est la province qui avait le plus faible nombre d’inscriptions en sciences appliquées et génie par rapport aux inscriptions en art, sciences humaines et science sociale.

En résumé, au Québec, pour chaque diplôme post-secondaire en art, sciences humaines et science sociale, il y a 0,31 diplôme en sciences appliquées et génie. Au Canada, cette proportion est de 0,59. Un ménage s’impose dans nos programmes universitaires, les ressources de l’État étant limitées, on devrait les concentrer dans les domaines d’avenir. Harvard étant une université privée, ce ménage s’est fait naturellement (les gens ne sont pas intéressés à payer pour des diplômes qui ont une valeur incertaine).