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10 février 2010

Arguing with Idiots: Jean-François Lisée Arguing with Idiots Canada En Chiffres Québec Économie

À lire Jean-François Lisée depuis une semaine, on serait porté à croire que le Québec fait vivre l’Alberta.

Une analyse plus rigoureuse des chiffres montre une réalité très différente…

En 2007 (l’année la plus récente dans les statistiques), le fédéral a dépensé au Québec (dépenses courantes et de programmes) 7 980$/personne.  Les recettes du fédéral (revenus fiscaux) de leur côté ont totalisé 5 948$/personne.  Au final, le fédéral a plus dépensé qu’il a prélevé au Québec; la province affiche donc un bilan positif de +2 032$/personne.

En 2007, le fédéral a dépensé en Alberta 6 034$/personne.  Les recettes du fédéral de leur côté ont totalisé 10 550$/personne.  Au final, le fédéral a plus prélevé qu’il a dépensé en Alberta; la province affiche donc un bilan négatif de -4 516$/personne.

Voici l’évolution de la situation sur 10 ans:

Alberta Quebec

Notez sur le graphique à partir de l’année 2006 la hausse significative des sommes reçues par le Québec.  Pour ceux qui n’ont pas fait le lien, en 2006 Stephen Harper est devenu premier ministre…  Pas mal pour un anti-québécois…

De 1997 à 2007, chaque Albertain a envoyé au fédéral 36 071$, pour une famille de 4 personnes (2 adultes, 2 enfants) cela représente 144 284$.

De 1997 à 2007, chaque Québécois a reçu au fédéral 5 864$, pour une famille de 4 personnes (2 adultes, 2 enfants) cela représente 23 456$.

Gardez en tête que la nouvelle formule de péréquation a probablement accentuée le surplus du Québec depuis 2007.

Source:
Institut de la statistique du Québec
Comparaisons interprovinciales: Les finances publiques

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1 février 2010

Arguing with Idiots: Jean-François Lisée & Thomas Muclair Arguing with Idiots Canada En Chiffres Québec Économie

Selon Jean-François Lisée et Thomas Muclair, l’industrie pétrolière albertaine a coûté au Québec 55 000 emplois manufacturiers entre 2002 et 2007.

Sur quoi repose ce raisonnement ?  Sur des fondations assez molles…  Selon ces deux gauchistes, l’exploitation des sables bitumineux en Alberta a fait augmenter la valeur de la devise canadienne ce qui a nui aux exportations de l’industrie manufacturière.

S’il est vrai que le pétrole albertain a dopé la valeur du dollar, peut-on pour autant accuser les sables bitumineux d’être responsables de la perte de 55 000 emplois manufacturiers ?

Répondons à cette question en regardant l’évolution de l’emploi et du PIB dans ce secteur de l’économie:

Manufacturier Québec

Depuis 2002, on peut effectivement observer un déclin relativement important de l’emploi dans le secteur manufacturier.  Par contre, le niveau de production (mesuré par le PIB) est resté relativement stable.  Conclusion: on produit autant qu’en 2002, mais avec moins d’employés, autrement dit, la productivité a augmenté.  En 2002, chaque travailleur dans le secteur manufacturier produisait 73 151$ et en 2007 on est passé à 83 294$.

L’augmentation de la devise n’a pas détruit d’emplois au Québec. Ce qui a véritablement détruit ces emplois, ce sont les dirigeants d’industries manufacturières qui se sont trop longtemps fiés à une devise faible pour exporter à faible coût. Autrement dit, au lieu d’investir dans leur business pour augmenter leur productivité et leur efficacité, certaines industries ont plutôt décidé de se fier sur une devise faible (un pari complètement stupide).  Les industries qui se plaignent que leurs affaires vont mal à cause de l’augmentation du dollar n’ont qu’elles-mêmes à blâmer: elles ont creusé leur propre tombe.

Selon Lisée et Muclair, le Canada devrait pour punir les industries qui fonctionnent bien sous prétexte qu’il faut sauver des industries qui croupissent dans la médiocrité.  Il faut dire que le nivellement par le bas, c’est souvent la solution proposée par la gauche.

Au lieu de se plaindre de l’augmentation de la valeur de notre devise, on devrait plutôt s’en réjouir parce que l’on est en train de faire le ménage et de provoquer un phénomène de destruction créatrice qui a trop longtemps été retardé.  L’augmentation de la valeur du dollar élimine les industries moribondes ce qui se traduit par une augmentation du niveau de productivité.  Autre phénomène non négligeable, avec un dollar fort les importations coûtent moins cher.  Cette situation profite à tous les Canadiens.

Affirmer que l’industrie pétrolière nuit à l’industrie manufacturière québécoise est tout aussi ridicule qu’affirmer qu’Henry Ford a causé le déclin des maréchaux-ferrants.  Sous prétexte qu’il fallait sauver cette profession aurait-il fallu interdire la construction de voiture ?  Poser la question c’est y répondre.

Au fait, quand la valeur du dollar canadien augmente parce que les politiques inflationnistes de l’Administration Obama provoquent la chute du dollar américain, la gauche accuse-t-elle Obama de vouloir détruire l’économie du Québec ?

Sources:
Statistique Canada
Tableau 282-0012; Tableau 379-0025

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17 janvier 2010

Arguing with Idiots: Paul Krugman Arguing with Idiots Europe Économie États-Unis

Socialisme

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Déclaration de Paul Krugman, récipiendaire du prix Nobel de socialisme: « The real lesson from Europe is actually the opposite of what conservatives claim: Europe is an economic success, and that success shows that social democracy works. »

Le PIB par habitant (ajusté au pouvoir d’achat) de la zone Euro est de 34 310$. Le PIB par habitant (ajusté au pouvoir d’achat) de l’Alabama est de 36 469$.

Sweet home Alabama…

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13 janvier 2010

Arguing with Idiots: Robin Couture Arguing with Idiots En Chiffres Québec Récession Économie

Déclaration de Robin Couture, porte-parole de la Coalition pour un Québec sans pauvreté: « La crise économique a certainement touché les plus vulnérables. Ceux qui occupaient des emplois de service notamment, et ils sont nombreux à Montréal ».

Désolé, mais c’est faux:

Chômage

Règle générale, le taux de chômage dans le secteur des services est resté inférieur à 5%, un seuil qui correspond au plein emploi.

En passant, 61,9% des BS au Québec n’ont aucune contrainte au travail.

Source:
Statistique Canada
Tableau 282-0007

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8 janvier 2010

Arguing with Idiots: Joseph Stiglitz Arguing with Idiots Récession Économie

Il suffit qu’un illettré économique ouvre la bouche pour que l’intelligentsia médiaco-économique québécoise crie au génie.  Voici une ânerie professée par Joseph Stiglitz qui a ravi Sophie Cousineau:

«Pour la première fois depuis la Grande dépression, nous faisons face à des comportements irrationnels (…) qui ne peuvent plus être ignorés. Souvent, la raison pour laquelle la main invisible d’Adam Smith nous paraît si invisible, c’est qu’elle n’est pas là.»

Joseph Stiglitz, le type n’est même pas assez intelligent pour avoir compris que le capitalisme est un système de profits et de pertes. Quand des gens prennent de bonnes décisions, la main invisible les récompense et quand les gens prennent de mauvaises décisions, la main invisible les punit.

Le libre-marché ne fait pas en sorte que les gens vont soudainement tous devenir rationnels, il y aura toujours des gens irrationnels qui prendront de mauvaises décisions, le rôle de la main invisible se limite à punir l’irrationalité. C’est un processus perpétuel qui sera toujours à recommencer parce que le marché est en constante évolution.

La main invisible est comparable au travail de l’arbitre lors d’une partie de hockey. La présence d’un officiel ne va pas faire disparaître l’accrochage, par contre l’arbitre sera toujours là pour décerner une punition à ceux qui accrochent. Quand un arbitre décerne une punition, personne n’est assez bête pour affirmer que ce geste signifie que l’arbitrage ne fonctionne pas, au contraire, on félicite le responsable d’avoir fait son travail en punissant le joueur fautif.

La récession actuelle ne montre pas que la main invisible est incapable de prévenir les décisions irrationnelles, la récession que nous traversons est le fruit de l’action de cette main invisible: des gens ont pris de mauvaises décisions et aujourd’hui ils doivent en assumer les conséquences (du moins, ce serait le cas s’il n’y avait pas eu de bailouts).

Ce processus d’évolution des économies, rendu possible par l’action de la main invisible, a été décrit par l’économiste Joseph Schumpeter comme étant une « destruction créatrice ». La destruction créatrice désigne le remplacement d’activités économiques non viables (irrationnelles) par de nouvelles activités dorénavant viables (rationnelles). Cette action de la main invisible est à la fois source de croissance et de crise. Les crises ne sont pas de simples ratés de la machine économique; elles sont salutaires et nécessaires au progrès.

Le processus de « destruction créatrice » a été observable lors de nombreuses récessions: Google, Paypal, FedEx, Microsoft, CNN, MTV, Wikipedia, Sports Illustrated, General Electric et Hewlett-Packard se sont tous épanouis en période de décroissance économique.

Pour terminer, une petite anecdote savoureuse sur Joseph Stiglitz.

En 2002, des gens ont exprimé leurs inquiétudes sur la santé financière de Fannie Mae et Freddie Mac. Pour plusieurs, l’implication de ces 2 entreprises parapubliques dans le marché des subprimes mettait en péril leur existence.

Pour répondre à ses détracteurs, Fannie Mae et Freddie Mac (2 entreprises parapubliques) ont demandé à Joseph Stiglitz, l’économiste préféré des gauchistes, d’évaluer la probabilité de voir ces 2 entreprises connaître des difficultés financières.

Selon Stiglitz, la probabilité de voir le gouvernement être obligé de sauver Fannie Mae et Freddie Mac avec l’argent des contribuables se situait entre 1/500 000 et 1/3 000 000.

Le 24 décembre dernier, le département du Trésor américain a annoncé qu’il mettait sur pied une ligne de crédit illimité (!) pour empêcher une faillite de Fannie Mae et Freddie Mac. Avant cette annonce, Fannie Mae et Freddie Mac avaient déjà reçu 111 milliards de dollars du gouvernement.

Si Joseph Stiglitz tient absolument à dénoncer l’irrationalité, il devrait donner l’exemple en se regardant dans un miroir.

Mais la question demeure, pourquoi les journalistes économiques du Québec s’emballent-ils quand un crétin comme Joseph Stiglitz raconte n’importe quoi. Pourquoi nos journalistes ne citent-ils pas des économistes qui ont fait des observations crédibles qui expliquent la présente crise économique ?

Bref, pourquoi ne parle-t-on jamais de Ludwig von Mises dans nos médias ? Ignorance ou dogmatisme ?

Ludwig von Mises

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« True, government can reduce the rate of interest in the short run. They can issue additional paper money. They can open the way to credit expansion by the banks. They can thus create an artifical boom and the appearance of prosperity. But such a boom is bound to collapse sooner or later and to bring about a depression. »

La plus dangereuse des irrationalités dans un système économique est celle des gouvernements, pas celle des individus, car l’irrationalité des gouvernements se fait toujours sur une échelle beaucoup plus grande.

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7 décembre 2009

Arguing with Idiots: Jean-François Lisée Arguing with Idiots Canada En Chiffres Québec Économie

Jean-François Lisée persiste et signe: les 2 derniers mois où le Québec a enregistré un taux de chômage inférieur à celui du Canada prouvent que le modèle québécois fonctionne.  La mémoire de Jean-François Lisée semble plutôt sélective quand vient le temps de juger la performance du sacro-saint modèle québécois.

Voici le taux de chômage au Québec et dans le « reste du Canada » depuis 1981:

Québec

Selon Jean-François Lisée, il faut se prosterner devant le modèle québécois parce qu’il a légèrement mieux fait que le « reste du Canada » lors de la présente récession.  Le problème c’est que Jean-François Lisée semble oublier quelle était la situation avant le début de la crise économique.

Depuis 2001, le taux de chômage moyen dans le « reste du Canada » a été de 6,7% contre 8,2% pour le Québec.  Si le Québec avait eu un taux de chômage comparable au « reste du Canada » durant les années 2000, c’est en moyenne 60 000 Québécois de moins par année qui auraient été des chômeurs.

Imaginez que les Pingouins de Pittsburgh disputent 10 parties de hockey contre les Canadiens de Montréal.  Imaginez que les Pingouins gagnent les 9 premiers matchs, mais qu’ils perdent le 10e.  Selon la logique de Jean-François Lisée, il faudrait conclure que le Canadien a une meilleure équipe que les Pingouins.

De plus, si l’on analyse la performance économique du Québec en fonction du taux d’emploi, le Québec accuse toujours un retard sur le reste du pays.

Mais Jean-François Lisée va plus loin dans son analyse pour nous faire croire au succès du modèle québécois en comparant les performances économiques du Québec à celles de l’Ontario. Il oublie de dire que si le Québec a comblé une partie de l’écart par rapport à l’Ontario, c’est parce que cette province vit un déclin économique important.  Autrement dit, si le Québec a rattrapé l’Ontario ce n’est pas parce que le Québec a bien performé, c’est parce que l’Ontario a régressé.

Si Jean-François Lisée avait regardé l’ensemble de la situation au lieu de faire du cherry-picking, voici ce qu’il aurait observé:

Québec

Québec

Québec

Le modèle québécois est comparable au modèle climatique des réchauffistes, il fonctionne uniquement quand on trafique les données.

Sources:
Institut de la statistique du Québec
Comparaisons interprovinciales: La production, Les revenus & La main-d’oeuvre

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16 novembre 2009

Arguing with Idiots: Équiterre & Jean-François Lisée Arguing with Idiots En Chiffres Environnement Québec Économie

Le mois dernier, Équiterre a publié un rapport demandant au gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour libérer le Québec du pétrole d’ici 2030.

Ce rapport, comme tout ce qui émane des groupes environnementalistes, est un autre exemple de l’éco-catastrophisme qui a infecté la gauche.

Par exemple, selon ce rapport, « l’empreinte écologique moyenne de chaque Québécois est telle qu’il faudrait plus de trois planètes Terre pour généraliser notre mode de vie à l’ensemble du monde5. Il apparaît clair que ce modèle n’est pas soutenable à l’échelle globale ».

Extrait de l’étude du New Economics Foundation, voici l’évolution de l’empreinte écologique de l’activité humaine depuis 1961:

Selon la New Economics Foundation, l’humanité a besoin de plus de 4 planètes Terre depuis 1961 pour pouvoir assurer son développement.  Pourtant, nous n’avons connu aucune pénurie et le niveau de vie a sans cesse progressé.

Comment peut-on expliquer ce paradoxe ?

Si une ressource devient plus rare à cause de sa surexploitation, son prix va augmenter et plus une chose est chère, plus on apprend à s’en passer.  Des solutions de remplacement seront mises de l’avant pour parer à un éventuel épuisement complet de cette ressource, donc l’ingéniosité humaine rend les pénuries impossibles.

En 1865, le charbon était le principal moteur de l’activité industrielle.  À cette époque, des gens disaient qu’il fallait freiner l’activité économique parce que la ressource était sur le point d’être épuisée.  Les années ont passé et 144 ans plus tard, il y a toujours du charbon sur notre planète.  L’ingéniosité humaine a permis une extraction toujours plus efficace, une utilisation toujours plus productive, mais surtout, d’autres formes d’énergie ont remplacé ce combustible fossile.

La plus grande ressource naturelle disponible sur Terre, c’est la créativité humaine et cette ressource est… inépuisable.  Voilà pourquoi malgré 40 ans de « surexploitation », nous n’avons jamais manqué de rien et voilà pourquoi le concept d’empreinte écologique est risible.  Voilà pourquoi depuis plus de 30 ans, les écologistes qui ont annoncé la pénurie de ressources naturelles ont tous perdu la face (ici, ici & ici).

La création « d’emplois verts » est un autre élément de ce rapport qui a séduit la gauche; remplacer le pétrole par des énergies alternatives pourrait, selon certains, créer de nouveaux emplois.

Depuis 1997, l’Espagne a été un pionnier dans la création d’énergie renouvelable. Le bilan ?

La construction des infrastructures électriques et le prix de vente de cette « Ã©lectricité verte » étant supérieurs à celui de l’énergie conventionnelle, on a demandé au secteur industriel de payer la facture. Conséquence ?  La hausse du prix de l’électricité et du fardeau fiscal a entraîné de nombreuses mises à pied…

L’étude conclut que les pertes d’emplois associées à la production des énergies renouvelables ne sont pas propres à l’Espagne.  Elle serait inhérente à tout programme priorisant ce type d’énergie.

Le concept d’indépendance pétrolière est fondamentalement absurde.  S’il était question de bananes, tout le monde verrait le ridicule d’un rapport déclarant que le Québec doit accéder à « l’indépendance bananière ».  Personne n’oserait dire que notre dépendance face aux importations de bananes plombe notre économie.  Le Québec aurait les moyens de faire pousser des bananes, mais si personne ne le fait, c’est parce qu’il est moins cher de les importer de pays qui se spécialisent dans cette production.  Dans les faits, si le Québec n’est pas indépendant du pétrole, ou des bananes, c’est parce que la dépendance est économiquement plus rentable que l’indépendance.

Affirmer que le Québec est dépendant du pétrole c’est commettre un abus de langage.  Ce sont les individus qui décident de se procurer des produits pétroliers parce que c’est l’alternative la plus avantageuse.  Les Québécois sont dépendants du pétrole au même titre qu’ils sont dépendants d’Intel quand vient le temps d’acheter un ordinateur où qu’ils sont dépendants de leur boucher quand vient le temps de s’acheter un steak.  Encore une fois, personne ne remet en question cette dépendance tout simplement parce que cette option est préférable à une indépendance.  Imaginez si chaque Québécois, pour être indépendant de son boucher, devait lui-même faire l’élevage, l’abattage et le découpage de ses bovins.

P.-S. Ironiquement, si Équiterre réclame l’indépendance du pétrole, l’organisme écologique est aussi pour la fermeture de la centrale nucléaire de Gentilly-2

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5 novembre 2009

Arguing with Idiots: Radio-Canada Arguing with Idiots Économie États-Unis

Socialisme

Les idiots cette semaine ? Les très gauchistes invités à l’émission de Christiane Charette pour commenter la première année au pouvoir de Barack Obama: Louis Balthazar, Donald Cuccioletta, Jean-François Lisée, Francine Pelletier & Joyce Napier.

Selon ces « experts », si les Américains s’opposent à la socialisation du système de santé, c’est à cause de leurs pères fondateurs qui ont fait des États-Unis un pays d’individualistes rejetant le concept de solidarité.

Question de briser quelques idées reçues, il faut savoir qu’aux États-Unis, à l’intérieur de la même tranche de revenu, les gens qui s’identifient comme « conservateurs » donnent 30% plus d’argent à des oeuvres de charité que les gens qui s’identifient comme « libéraux ».  La même tendance est observable chez les donneurs de sang: les « conservateurs » contribuent dans une plus grande proportion que les « libéraux ».

Depuis le début du ralentissement économique, 26% des philanthropes américains donnant au moins 1 million de dollars à des oeuvres caritatives ont augmenté le montant de leurs contributions. Seulement 23% ont décidé de réduire leurs dons aux organismes de bienfaisance.  Par mal pour des gens ignorant le sens du mot solidarité.

En 2007, les dons de charités par les individus aux États-Unis ont totalisé 229,3 milliards de dollars, ce qui représente 1,66% de la valeur PIB (don moyen de 761$/personne).  En guise de comparaison, les dons de charités par les individus au Québec ont totalisé 0,81 milliard de dollars, ce qui représente 0.27% de la valeur PIB (don moyen de 106$/personne).  Par mal pour des gens ignorant le sens du mot solidarité.

Il est complètement idiot d’affirmer que les Américains sont dépourvus de solidarité, ils ont simplement une conception différente de ce mot.  Aux États-Unis, la solidarité c’est quelque chose qui vient du coeur; au Québec la solidarité c’est quelque chose qui vient du vol du gouvernement c.-à-d. les impôts.

Je laisse le mot de la fin à P.J. O’Rourke du Cato Institute:

How to Explain Conservatism to Your Squishy Liberal Friends: Individualism ‘R’ Us

P.J. ORourkeCharity is one of the great responsibilities of freedom. But, in order for us to be responsible – and therefore free – that responsibility must be personal.

There is no virtue in compulsory government charity, and there is no virtue in advocating it. A politician who portrays himself as « caring » and « sensitive » because he wants to expand the government’s charitable programs is merely saying that he’s willing to try to do good with other people’s money. Well, who isn’t? And a voter who takes pride in supporting such programs is telling us that he’ll do good with his own money – if a gun is held to his head.

When government quits being something we use only in an emergency and becomes the principal source of aid and assistance in our society, then the size, expense and power of government are greatly increased. The decision that politicians are wiser, kinder and more honest than we are and that they, not we, should control the dispensation of eleemosynary goods and services is, in itself, a diminishment of the individual and proof that we’re jerks.

Government charity causes other problems. If responsibility is removed from friends, family and self, social ties are weakened. We don’t have to look after our parents; they’ve got their Social Security check and are down in Atlantic City with it right no w. Parents don’t have to look after their kids; Head Start, a high school guidance counselor and AmeriCorps take care of that. Our kids don’t have to look after themselves; if they become addicted to drugs, there’s methadone, and if they get knocked up, there’s always AFDC. The neighbors, meanwhile, aren’t going to get involved; if they step outside, they’ll be cut down by the 9mm crossfire from the drug wars between the gangs all the other neighbors belong to.

Making charity part of the political system confuses the mission of government. Charity is, by its nature, approximate and imprecise. Are you guiding the old lady across the street or are you just jerking her around? It’s hard to know when enough charity has been given. Parents want to give children every material advantage but don’t want a pack of spoiled brats. There are no exact rules of charity. But a government in a free society must obey exact rules or that government’s power is arbitrary and freedom is lost. This is why government works best when it is given limited and well-defined tasks to perform.

À lire aussi: Charity clinics can be reform model

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22 octobre 2009

Arguing with Idiots: Léo-Paul « le rouge » Lauzon Arguing with Idiots Gauchistan Économie

Tout premier billet publié dans la catégorie Arguing with Idiots, comme le nom l’indique, cette catégorie sera dédiée à la déconstruction des balivernes gauchistes qui se retrouvent dans nos médias.

La première victime ?  Un texte de Léo-Paul « le rouge » Lauzon publié dans le journal Métro le 15 octobre dernier:

Journal Métro
Dividendes et rachats d’actions
par Léo-Paul Lauzon

Déboulonnons le mythe des avantages collectifs des baisses d’impôt consentis aux compagnies. Selon certains, en diminuant leurs impôts, les compagnies réaliseront de meilleurs profits, et, selon leurs clichés primaires, investiront davantage pour créer des emplois et plus de richesse collective.

Business Week et The Economist l’ont dit : «Il y a très peu d’évidence que les baisses d’impôt décrétées pour les sociétés stimulent l’économie.» Vrai que les baisses d’impôt augmentent leurs profits, mais au seul bénéfice de leurs actionnaires, grâce à des dividendes et des rachats d’actions accrus. (ma réponse no.1) Le Wall Street Journal titrait : «Le déluge de dividendes et de rachats d’actions inquiète les économistes.» Imaginez, même les économistes américains s’inquiètent. En 2005, il y en a eu pour 500 G$ et pour 800 G$ en 2007, ce qui a «fait le bonheur des actionnaires, les dividendes étant moins imposés et seulement la moitié des revenus de capitaux étant taxable». Insensé. Cette démesure a exacerbé la spéculation et a engendré la crise financière. Le rachat d’actions est l’antithèse de l’investissement. (ma réponse no.2)

Le journal Les Affaires signale qu’Exxon Mobil a distribué à ses actionnaires 10,1 G$ sur des fonds autogénérés de 14,6 G$ au dernier trimestre (ma réponse no.3) et que l’industrie pharmaceutique a versé 440 G$ en dividendes entre 1991 et 2002 et investi seulement 110 G$ dans la recherche (ma réponse n.4). Et dire que Charest va, en pleine crise, leur verser 123 M$ additionnels, en plus des 450 M$ aux papetières, 300 M$ pour le nouveau logis de l’Orchestre symphonique, 75 M$ pour aider les Molson à acquérir le Canadien (et exonérer Gillett, le vendeur, d’impôts sur 633 M$), accorder des milliards aux alumineries sous la forme de tarifs d’électricité préférentiels, distribuer des millions à Rozon et à Ecclestone de la F1, etc.

Après, Charest a le culot d’exiger que la classe moyenne paie la facture des faveurs consenties au gratin en haussant la TVQ et des tarifs de services publics. Puis, IBM et Wal-Mart lancent chacune un programme de rachat d’actions de 15 G$ et Micro­soft, HP et Nike, un de 53 G$. Plutôt que de baisser les impôts des compagnies, il faut les augmenter comme le fait Obama aux États-Unis. (ma réponse no.5) Mais nos politiciens continueront à égorger la population avec des taxes de vente et des tarifications des services publics. Pendant ce temps, le party continue, et Cogeco Câble se «réorganise» pour économiser 57 M$ d’impôts, Alcan n’a versé aucun impôt ces dernières années sur des profits milliardaires et l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux fleurit.  Faut-il alors se surprendre de l’augmentation des inégalités économiques dévoilée par Statistique Canada et l’ONU? (ma réponse no.6)

Aux States, le National Association of Business Economist a recommandé d’augmenter les impôts sur le revenu des riches, comme le signalait le National Post : «Wealthy Americans should pay increasing higher taxes.» Ici, nos lucides économistes suggèrent de les diminuer et de taxer plutôt le monde ordinaire. (ma réponse no.7)

Réponse no.1
Il serait intéressant de voir où dans The Economist et Business Week cette citation a été tirée.  Il est facile de faire des affirmations quand on ne les documente pas.  M’enfin…  Premièrement, Léo-Paul Lauzon devrait savoir que les compagnies ne payent pas vraiment d’impôt. Dans la réalité, lorsque l’on augmente les impôts des corporations, 70% de cette hausse est refilée aux consommateurs.  Soulignons aussi que les investissements étrangers, créateurs d’emplois, représentent 16,1% du PIB dans les économies les plus néolibérales de la planète alors qu’ils ne représentent que 2,4% dans les régimes les plus étatisés.

Réponse no.2
Léo-Paul Lauzon oublie que les actionnaires ce sont d’abord et avant tout des gens ordinaires qui investissent leurs économies pour s’assurer une retraite confortable. Léo-Paul Lauzon serait-il en guerre contre les gens ordinaires ? Le dividende versé aux actionnaires permet de redistribuer les profits d’une compagnie, Léo-Paul Lauzon serait-il contre la répartition de la richesse ?  Passons aussi l’affirmation complètement gratuite et loufoque voulant que les dividendes aient causé la crise économique.  Pour savoir ce qui a causé la crise, il faut regarder du côté des gouvernements.

Réponse no.3
Encore une fois, Léo-Paul Lauzon se scandalise à la vue d’une corporation qui verse un dividende à ses actionnaires.  Les détenteurs d’actions de compagnies pétrolières se répartissent de la manière suivante: 29% dans les fonds mutuels, 27% dans les fonds de pension, 23% chez des investisseurs individuels et 14% dans les REER.  Un maigre 2% des actions est détenu par les dirigeants de compagnies. Quand une compagnie pétrolière engrange des milliards de dollars, ce n’est pas la petite élite dirigeante qui en profite, mais une bonne partie de la société !  En passant, pour l’année 2008, Exxon a payé 39,5 milliards de dollars en impôts.  La moitié de la population américaine la moins fortunée (151 millions de personnes) n’a payé que 33,8 milliards de dollars en impôt.

Réponse no.4
Pour chaque dollar de revenu, les compagnies pharmaceutiques dépensent en moyenne 15¢ en R&D, 30¢ en marketing et administration et plus de 20¢ en dividende aux actionnaires.  En guise de comparaison, les pharmaceutiques dépensent plus en R&D que des compagnies comme Microsoft, Intel, Cisco, Google, Nokia, RIM, IBM ou Apple. Pour faire de la R&D, une compagnie à besoins de revenus et d’investisseurs. Le marketing sert à augmenter le revenu et le dividende aux actionnaires sert à attirer les investisseurs. La R&D, le marketing et le dividende ne se concurrencent pas, ils se complémentent.

Réponse no.5
Désoler Léo-Paul, mais Obama a décidé de mettre sur la glace son projet d’augmenter les impôts des compagnies.  Même lui est assez intelligent pour comprendre que ça causerait un tort important à l’économie.

Réponse no.6
S’il y a des paradis fiscaux, c’est nécessairement parce qu’il y a aussi des enfers fiscaux.  Si le Canada était un paradis fiscal, l’argent resterait ici.  De plus, le concept d’inégalité sociale est bidon. Il faut savoir que le niveau de vie des pauvres peut augmenter même si l’écart entre les riches et les pauvres s’accroît.  Depuis 1997, le revenu médian s’est accru de manière significative: 15,7% pour les familles et 18,9% pour les personnes seules. Encore mieux, entre 1993 et 2005 (les chiffres les plus récents de Statistique Canada), il y a plus de Canadiens qui sont passés au-dessus du seuil de la pauvreté que de Canadiens qui sont passés sous le seuil de pauvreté.

Réponse no.7
Faire payer les riches… Cette méthode est actuellement utilisée dans quelques États américains (New York, New Jersey & Californie). Ces derniers ont réalisé qu’elle était inefficace parce que les riches décidaient tout simplement de déménager dans un État où les taxes étaient moins élevées.  En 2000 (époque où Bill Clinton était président), les 5% d’Américains les plus riches assurant 56% des revenus de l’État. En 2001, Bush a fait passer le taux d’imposition des plus riches de 39,6% à 35,0%.  En 2005, les 5% d’Américains les plus riches assurant 60% des revenus de l’État. Jamais dans l’histoire des États-Unis les plus riches n’ont autant rempli les coffres du gouvernement. La conclusion est évidente: trop d’impôt tue l’impôt. En réduisant le niveau de taxation des plus riches, on cesse de pénaliser leur travail. N’étant plus punis, ces derniers peuvent augmenter leurs revenus de telle sorte que, malgré la diminution du taux d’imposition, l’État peut (malheureusement) gonfler ses recettes.  En passant, j’ai été incapable de retrouver la citation que Léo-Paul Lauzon aurait vue dans le National Post

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