Antagoniste


18 novembre 2013

Arguing with Idiots: le typhon Haiyan Arguing with Idiots En Chiffres Environnement International

C’était prévisible, les fondamentalistes climatiques ont mis sur le dos du réchauffement climatique le typhon Haiyan.  Après avoir utilisé les morts de Lac-Mégantic à des fins politiques, il ne faut pas se surprendre de les voir récidiver avec une catastrophe naturelle…

Depuis que Haiyan a touché terre, les ecclésiastiques climatiques répètent sans cesse le même mantra: ces évènements arrivent de plus en plus souvent et le typhon Haiyan est l’un des plus puissants à avoir touché terre.

Vraiment ?

D’abord, l’affirmation voulant que les ouragans violents soient plus nombreux. Au début, les réchauffistes avaient prédit que le nombre d’ouragans allait augmenter.  Cette prédiction s’étant révélée complètement fausse, ils ont changé leur prédiction et fait valoir que si le nombre total d’ouragans n’augmentaient pas, le nombre d’ouragans violents lui augmentait.  Allons voir ce que disent les chiffres.

Voici le nombre d’ouragans/typhons majeurs (au moins de catégorie 3) dans l’Atlantique et le Pacifique:

Réchauffement climatique
Source: Weinkle, Jessica, Ryan Maue, Roger Pielke, 2012: Historical Global Tropical Cyclone Landfalls. J. Climate, 25, 4729–4735.

Réchauffement climatique
Source: Weinkle, Jessica, Ryan Maue, Roger Pielke, 2012: Historical Global Tropical Cyclone Landfalls. J. Climate, 25, 4729–4735.

En aucun moment, on ne peut voir une corrélation entre les émissions de gaz à effet de serra et le nombre d’ouragan ou de typhon majeurs.

La pression atmosphérique la plus basse enregistrée au centre du typhon Haiyan a été de 895 mb (plus la pression est basse, plus un typhon est puissant).  Voici le nombre de typhons dans le bassin pacifique avec une lecture égale ou inférieure à cette mesure:

Réchauffement climatique
Source: Western North Pacific Typhoon best track file 1951-2013. Japan Meteorological Agency

Encore une fois, aucune corrélation entre les émissions de gaz à effet de serre et le nombre de typhons. Même que durant près de 20 ans (de 1990 à 2010), il n’y a pas super typhon dans le pacifique !

Répétons le même exercice, mais pour l’Atlantique et avec une pression atmosphérique de 920 mb (les ouragans dans l’Atlantiques sont moins puissants que ceux du Pacifique):

Réchauffement climatique
Source: Atlantic hurricane best track. National Hurricane Center

La conclusion reste la même: en aucun moment, on ne peut voir l’action de la main réchauffiste…

Conclusion: quand les fondamentalistes climatiques vous disent que le réchauffement augmente la fréquence des super ouragans/typhon, ils vous mentent !

Maintenant la deuxième affirmation, est-ce vrai que le typhon Haiyan est l’un des plus puissants à avoir touché terre ?  Voici la liste des typhons le plus puissants à avoir touché les Philippines seulement:

Réchauffement climatique
Source: Was Haiyan the Strongest Storm Ever? Wall Street Journal

Le typhon Haiyan se classe en 7e position…

N’en déplaise aux catastrophistes/environnementalistes, la fin du monde n’est pas pour demain…


7 octobre 2013

Arguing with Idiots: les dépendantistes… Arguing with Idiots Canada Coup de gueule Économie Québec

François Gendron
Paroles prononcées dans l’enceinte de l’Assemblée nationale le 4 octobre 2013 lors de la période de questions

Il était difficile d’être fier d’être Québécois vendredi dernier lors de la période de questions de l’Assemblée nationale quand François Gendron, le vice-premier ministre, a fait cette déclaration…  Quand un personnage aussi haut placé dans le gouvernement déclare sans gêne que l’Ontario a toujours eu une meilleure économie que le Québec et que la chose l’indiffère complètement, il y a de quoi désespérer.  Ce commentaire résume à merveille tout ce qui ne fonctionne pas au Québec depuis 45 ans…

Ensuite, François Gendron semble vouloir dire que si l’Ontario va si bien, c’est grâce aux impôts fédéraux prélevés aux Québec qui sont ensuite réinvestis en Ontario.

Vraiment ?

La réalité est tout autre.  Non seulement la part du Québec dans les recettes fédérales connaît une décroissance, mais en plus, selon les statistiques les plus récentes, les recettes du gouvernement fédéral au Québec ont été de 39,7 milliards de dollars alors que les dépenses ont été de 53,3 milliards de dollars.  Au final, le solde est donc négatif, -13,6 milliards de dollars soit l’équivalent de -1 743$/habitant (-6 972$ pour une famille de deux adultes et deux enfants).  Pour vérifier si les prétentions du vice-premier ministre sont justes, répétons ce petit exercice mathématique avec l’Ontario en remontant à 1981 (date à laquelle les statistiques sont disponibles).

Finance Québec

Depuis 1981, on peut faire deux constats très importants:

  • Le bilan du Québec a toujours été négatif i.e. nous avons toujours plus reçu du Fédéral que nous avons donné.
  • Le bilan du Québec a toujours été inférieur à celui de l’Ontario i.e. le fédéral a toujours avantagé le Québec par rapport à l’Ontario.

Depuis 1981, le bilan du Québec avec le fédéral est de -335,1 milliards de dollars, soit l’équivalent de -47 765$/habitant et celui de l’Ontario est de +355,4 milliards de dollars, soit l’équivalent de +30 739$/habitant.

N’en déplaise à François Gendron, ce n’est pas le Québec qui fait vivre l’Ontario, mais plutôt l’Ontario qui fait vivre le Québec…

Mais fondamentalement, veut-on bâtir un pays avec des gens qui n’ont aucun problème avec le fait que nous soyons plus pauvres que nos voisins depuis 45 ans ?

Sources:
Statistique Canada
Comptes économiques provinciaux et territoriaux : tableaux de données
Tableau 326-0021
Tableau 051-0001


2 octobre 2013

Arguing with Idiots: la justice sôôôôôôôciale Arguing with Idiots Économie Québec

Socialiste=IdiotHier, l’institut de recherche et d’informations socioéconomique (IRIS) nous a fait l’honneur d’un autre travail de recherche…  Cette fois-ci, on essaye de nous tirer les larmes en nous parlant des écarts de richesse au Québec, une statistique qui n’a aucune valeur économique.

Qu’importe, l’IRIS essaye de nous convaincre que le Québec est un paradis fiscal pour les méchants riches qui appartiennent au 1%…  En effet, entre 1982 et 2010, leur taux d’imposition effectif fédéral et provincial est passé de 35,7% à 30,5%.

Mais quand on pousse l’analyse un peu plus loin, on se rend compte qu’en 1982, ce fameux 1% a payé en moyenne en impôt fédéral et provinciale 78 091$/contribuable* (2 944 423 971$ totaux) alors qu’en 2010 cette somme a grimpé à 114 500$/contribuable* (7 071 520 000$ totaux), une augmentation absolument remarquable !

Donc, les taux d’imposition baissent, mais les revenus fiscaux augmentent.  Cette situation qui peut sembler paradoxale, mais qui s’explique par…  la courbe de Laffer !  Sans le savoir, l’IRIS à confirmer que trop d’impôt tue l’impôt, par conséquent, moins d’impôt augmente l’impôt !

Donc, que veulent les  gauchistes: un taux d’imposition à 35,7% qui ne retire que 78 091$/contribuable ou un taux d’imposition à 30,5% qui retire 114 500$/contribuable ?  Autrement dit, qu’est-ce qui est le plus important pour la gauche, aider les pauvres ou punir les riches ?

Car il ne faut pas se tromper, si on augmente les taux d’imposition des riches pour les punir, les revenus fiscaux du gouvernement risquent de diminuer, car ces riches auront le choix de moins travailler, de moins investir ou carrément de déménager.  Quand les statistiques incluront les hausses d’impôts sur les riches décrétées par l’aile radicale du PQ, on peut déjà parier que les revenus fiscaux seront revus à la baisse.

*Dollars constants de 2010

Source:
Statistique Canada
Tableaux 204-0002


20 août 2013

Arguing with Idiots: les fonctionnaires Arguing with Idiots Canada Économie

Fonfon QuébécoisLa semaine dernière, Thomas Mulcair est allé à Chicago pour casser du sucre sur le dos du Canada devant un syndicat américain…  Selon le colérique chef de l’opposition, les coupures dans la fonction publique, orchestrées par le méchant Stephen Harper, seraient responsables de tous les malheurs affligeant le Canada, en passant de la tragédie de Lac-Mégantic par le boeuf contaminé.  Pour l’irascible barbu, la protection du public repose entièrement sur les épaules d’une large fonction publique syndiquée.

Vraiment ?

Quand les conservateurs sont arrivés au pouvoir, il y avait 5 413 fonctionnaires sur la liste de paye de l’Agence canadienne d’inspection des aliments. En 2008, au moment de la crise de la listériose, ils étaient 6 331, une hausse de 17%.  En 2012, lors de la contamination de l’usine XL Foods, ils étaient 6 580, une hausse de 3,9% par rapport à 2008 et de 21,6% par rapport à l’arrivée au pouvoir des conservateurs !

Du côté du ministère, des agences et des offices réglementant le transport au Canada, le nombre d’employés est passé de 5 040 à 5 601 au moment de la tragédie de Lac-Méganic, une hausse de 11,1% !

Malgré le fait le gouvernement a grossi au moment de ces tragédies, Mulcair a tout de même invoqué ces incidents comme étant des exemples de l’échec d’un État plus petit.  M’enfin, selon un vieux proverbe gauchiste, il ne faut jamais laisser les faits gâcher une bonne histoire…

Signalons aussi au passage que l’Agence canadienne d’évaluation environnementale et l’Agence de la santé publique du Canada ont augmenté leurs effectifs de 89,0% et 47,5% respectivement.  Globalement, le nombre de fonctionnaires a augmenté de 14% depuis que Stephen Harper dirige le Canada.

Rappelons aussi que les employés de Maple Leaf Foods (l.monocytogenes), XL Foods (e.coli) et de la MMA (Lac-Mégantic) étaient tous syndiqués.  Cela n’a pas empêché les catastrophes.

Je termine en vous signalant que les fonctionnaires fédéraux s’opposent farouchement aux processus d’évaluation de leur performance…  Je suis certain que Thomas Mulcair va condamner cette position syndicale puisque la sécurité du public passe obligatoirement par des fonctionnaires compétents…

P.-S. Qu’est-ce qui est le plus facile à congédier: un employé incompétent syndiqué ou un employé incompétent non syndiqué ?  Voilà une question qui doit déranger nos camarades du NPD, car contrairement à ce qu’ils affirment, la syndicalisation ne rime pas nécessairement avec protection du public, elle peut même constituer une entrave !

Source:
Parliamentary budget officer
Ensemble de données de classification du personnel fédérale


9 juillet 2013

Arguing with Idiots: la gauche et les trains… Arguing with Idiots Canada Économie En Chiffres

Pour la gauche radicale, le débat est clos et le verdict est sans appel: la tragédie du Lac Mégantic c’est la faute de Harper, de la privatisation, de la déréglementation et du capitalisme.  Hier, Benoit Dutrizac a fait trois heures de propagande sur ce sujet…

Vraiment ?

De mon côté, au lieu de raconter n’importe quoi pour me rendre intéressant, j’ai décidé de vérifier les faits avant de tirer une conclusion.  Autrement dit, j’ai fait bénévolement le travail que les journalistes sont payés pour faire, mais qu’ils ne font plus…  Voici l’évolution du nombre d’accidents ferroviaires répertorié par le Bureau de la sécurité des transports du Canada depuis le début des années 2000:

Train Stephen Harper

Nulle part on ne peut voir une augmentation soutenue du nombre d’accidents qui serait imputable à une privatisation ou une déréglementation. Même que depuis l’arrivée de Stephen Harper au pouvoir, en 2006, on a pu voir une baisse significative de 26,3% du nombre d’accidents.  Et garder en tête que cette baisse s’est produite dans un contexte ou le transport de pétrole par train a bondi de 28 000% depuis 5 ans !

En bref, tous ceux qui vous racontent que sous Harper la privatisation et la déréglementation dans le secteur ferroviaire ont réduit la sécurité des Canadiens sont soit des menteurs, soit des ignorants.

M’enfin, selon un vieux proverbe gauchiste, il ne faut jamais laisser les faits gâcher une bonne histoire…

Bureau de la sécurité des transports du Canada
Statistiques ferroviaires


30 avril 2013

Arguing with Idiots: Vincent Marissal Arguing with Idiots En Vidéos États-Unis Philosophie

Puisque les responsables de l’attentat de Boston ne sont pas des tea partiers poseurs de bombes, mais plutôt des islamistes, de nombreux médias se sont donnés comme mission d’excuser ce geste… Le sort a voulu que je tombe sur la chronique du pauvre Vincent Marissal, mais il est loin d’être le seul à vouloir responsabiliser l’occident plutôt que l’islam radical…

Ainsi donc dans sa chronique on peut lire:

En 2002, Jean Chrétien aussi s’était risqué à parler des causes des attentats terroristes contre les pays riches, s’attirant les foudres de certains commentateurs et du chef de l’opposition officielle, un certain Stephen Harper.

«Lorsqu’il y a des pays dans la misère extrême, ils deviennent des endroits d’où [émergent] ce genre de problèmes-là. On a une responsabilité d’aider ces pays-là à trouver un niveau de vie plus acceptable, où ces activités ne seront pas facilitées par l’environnement où les gens vivent», avait dit Jean Chrétien dans la foulée des événements du 11 septembre 2001.

Une manière détournée de dire que c’est de notre faute à nous occidentaux.  Nous sommes trop riches et les gens riches doivent s’attendre à être la cible de terroristes…

C’est une idée largement répandue chez les gauchistes que la pauvreté, la misère et le manque d’éducation représentent un terreau fertile pour les terroristes.  Malheureusement pour Vincent Marissal, si l’on se fie à la littérature scientifique, c’est faux, archi-faux !

Tout d’abord une étude publiée dans le Journal of Economic Perspectives:

Journal of Economic Perspectives
Education, Poverty and Terrorism: Is There a Causal Connection?

The paper investigates whether there is a causal link between poverty or low education and participation in politically motivated violence and terrorist activities. After presenting a discussion of theoretical issues, we review evidence on the determinants of hate crimes. This literature finds that the occurrence of hate crimes is largely independent of economic conditions. Next we analyze data on support for attacks against Israeli targets from public opinion polls conducted in the West Bank and Gaza Strip. These polls indicate that support for violent attacks does not decrease among those with higher education and higher living standards. The core contribution of the paper is a statistical analysis of the determinants of participation in Hezbollah militant activities in Lebanon. The evidence we have assembled suggests that having a living standard above the poverty line or a secondary school or higher education is positively associated with participation in Hezbollah. [...]

Our review of the evidence provides little reason for optimism that a reduction in poverty or an increase in educational attainment, by themselves, would meaningfully reduce international terrorism. Any connection between poverty, education and terrorism is indirect, complicated and probably quite weak. No correlation was found between participation in violence and economic depression: violence seems to have increased when local economic conditions were getting better. [...]

The evidence we have assembled and reviewed suggests there is little direct connection between poverty, education and participation in terrorism and politically motivated violence. Indeed, the available evidence indicates that, compared with the relevant population, participants in Hezbollah’s militant wing in the late 1980s and early 1990s were at least as likely to come from economically advantaged families and have a relatively high level of education as they were to come from impoverished families without educational opportunities.

We are particularly struck by Russell and Miller’s (1983) work in this regard. To derive a profile of terrorists, they assembled demographic information on more than 350 individuals engaged in terrorist activities in Latin America, Europe, Asia and the Middle East from 1966 to 1976 based on newspaper reports. Their sample consisted of individuals from 18 revolutionary groups known to engage in urban terrorism, including the Red Army in Japan, Baader-Meinhof Gang in Germany, Irish Republican Army in Northern Ireland, Red Brigades in Italy and People’s Liberation Army in Turkey. Russell and Miller found that, “… the vast majority of those individuals involved in terrorist activities as cadres or leaders is quite well educated. In fact, approximately two-thirds of those identified terrorists are persons with some university training, university graduates or postgraduate students.” They also report that more than two-thirds of arrested terrorists “came from the middle or upper classes in their respective nations or areas.” [...]

More educated people from privileged backgrounds are more likely to participate in politics, probably in part because political involvement requires some minimum level of interest, expertise, commitment to issues and effort, all of which are more likely if people are educated and wealthy enough to concern themselves with more than mere economic subsistence.

Texte publié dans le prestigieux journal Science:

Science
Genesis of Suicide Terrorism

Research by Krueger and Maleckova suggests that education may be uncorrelated, or even positively correlated, with supporting terrorism. In a December 2001 poll of 1357 West Bank and Gaza Palestinians 18 years of age or older, those having 12 or more years of schooling supported armed attacks by 68 points, those with up to 11 years of schooling by 63 points, and illiterates by 46 points. Only 40% of persons with advanced degrees supported dialogue with Israel versus 53% with college degrees and 60% with 9 years or less of schooling. In a comparison of Hezbollah militants who died in action with a random sample of Lebanese from the same age group and region, militants were less likely to come from poor homes and more likely to have had secondaryschool education.

Un autre article intéressant publié dans Foreign Policy:

FOREIGN POLICY
Think Again: Islamist Terrorism

Poverty, unemployment, and lack of education are serious problems in some of the world’s most populous Muslim countries. There is, however, no evidence of a correlation between these social and economic ills and terrorism. Terrorists are not always poor and prosperity does not end terrorism. In fact, in the world’s 50 poorest countries, there is little terrorism. It is too soon to dismiss socio-economic conditions completely, but studies have generally found that terrorists tend not to be from societies’ most deprived groups. Instead, terrorists are generally well educated and unlikely to be poor. In India, for example, terrorism has occurred in one of the country’s most prosperous regions, Punjab, and its most egalitarian, Kashmir (where the poverty rate is less than 4 percent, compared with a national average of 26 percent). The sub-continent’s poorest regions, such as North Bihar, have not produced any terrorist activity. In Arab countries such as Egypt and Saudi Arabia, as well as in North Africa, terrorists do not originate in the poorest and most neglected areas, but in some of the wealthiest regions and neighborhoods. [...]

The survey of 14 Muslim countries found that respondents who reported having inadequate money for food were the least likely to support terrorism. By contrast, the study found that individuals with cell phones or computers (who are presumably more affluent) are more likely to support terrorism than those who do not own these items.

Pour terminer, résultats d’une étude de Gallup à propos de l’éducation et des revenus des musulmans modérés et radicaux:

Terrorisme

Le responsable du terrorisme ce n’est ni l’occident, ni la pauvreté ni la misère, mais tout simplement l’islam politique qui empoisonne le cerveau de certaines personnes.

La prochaine fois qu’un gauchiste dira que le terrorisme c’est un peu de notre faute puisqu’il est la conséquence la misère et la pauvreté, vous saurez quoi lui répondre !


7 mars 2013

Arguing with Idiots: Québec solidaire… Arguing with Idiots Environnement Québec Venezuela

Chavez, grand écologiste
Ouvriers tentant de nettoyer un déversement de pétrole dans la rivière Guarapiche au Venezuela

Personne, absolument personne, ne devrait être surpris d’apprendre que Québec Solidaire est très affecté par le décès du kamarade Chavez.  Voici un court extrait d’un texte publié sur leur site web

« La mort d’Hugo Chavez plonge dans le deuil tous ceux qui dans la gauche politique œuvrent pour réduire les inégalités et pour une transformation écologique de nos sociétés. bla bla bla bla… »

Chavez, le Venezuela et « la transformation écologique de nos sociétés » !  No shit !  Ce n’est pas comme si le Venezuela était une pétro-économie (avec des sables bitumineux) dans le sens le plus pur du terme…

C’est donc à regret que je me dois d’informer mes kamarades solidaires que pour produire 1000$ de PIB, le Canada dégage 0,456 tonne de CO2. Pour la même production, le Venezuela dégage 0,926 tonne de CO2. Donc, à production égale, le Canada émet 2 fois moins de gaz à effet de serre que le paradis socialiste d’Hugo Chavez.

Ce n’est pas tout…

En 2011, on a compté 4 052 déversements de pétrole au Venezuela, une augmentation de 69,3% par rapport à l’année précédant.  Seulement 19% des sols et des eaux touchés par ses déversements ont été nettoyés. La plupart de ces déversements ont été causés par la vétusté des infrastructures pétrolières.

Toujours en 2011, PDVSA (la société d’État qui exploite le pétrole) a annoncé une réduction de 48,7% de ses budgets dédiés à la protection de l’environnement.

Je ne suis pas kremlinologue, mais aux dernières nouvelles le CO2 et les hydrocarbures socialistes avaient les mêmes propriétés que le CO2 et les hydrocarbures capitalistes…

Terminons avec cette citation du grand intellectuel vénézuélien Carlos Rangel (Du bon sauvage au bon révolutionnaire, 1976):

Carlos Rangel

-

« C’est, pour les Latino-Américains un scandale insupportable qu’une poignée d’Anglo-Saxons, arrivés dans l’hémisphère beaucoup plus tard que les Espagnols et dans un climat si rude qu’il s’en fallut de peu qu’aucun ne survécût aux premiers hivers, soient devenus la première puissance du monde. Il faudrait une impensable autoanalyse collective pour que les Latino-Américains puissent regarder en face les causes de ce contraste. C’est pourquoi, tout en sachant que c’est faux, chaque dirigeant politique, chaque intellectuel latino-américain est obligé de dire que tous nos maux trouvent leur explication dans l’impérialisme nord-américain. »

P.-S. Il existe une communauté vénézuélienne très nombreuse et vivante à Calgary, je vous laisse devinez pourquoi


4 mars 2013

Arguing with Idiots: l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques Arguing with Idiots Canada Économie En Chiffres États-Unis Québec

N’ayant manifestement pas peur du ridicule, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques, l’IRIS pour les intimes, a affirmé la semaine dernière non seulement que les Québécois ne sont pas les plus imposés en Amérique du Nord, mais qu’en plus le Québec serait un paradis fiscal par rapport au reste du Canada et aux États-Unis.

Comment peut-on parvenir à une telle conclusion ?  Tout simplement en remuant ciel et terre pour trouver une classe de contribuables qui profite du système, dans le cas présent un couple avec 2 enfants et un salaire de 43 710$.  C’est un peu comme si on cherchait un fumeur dont le décès n’est pas relié à la consommation de tabac et qu’on conclurait que le tabac n’est pas nocif pour la santé.  Notez aussi que le calcul de l’IRIS ne tient pas compte des taxes (TVQ, scolaire, municipale, etc.) et des différents frais…

Pour comparer le fardeau fiscal global des Québécois, on peut utiliser l’indice du  « jour de la libération fiscale », c’est-à-dire le nombre de jours qu’il faut aux contribuables pour payer l’ensemble des taxes et impôts aux différents paliers de gouvernement.  Voici ce qu’on obtient pour l’Amérique du Nord.

Fiscalité Québec

Le Québec se classe à l’avant-dernière position, devancé uniquement par Terre-Neuve.  Ce n’est la pire place au classement, mais c’est à des années-lumières du paradis fiscal décrit par l’IRIS.  De plus, c’est au Québec que le fardeau fiscal a le plus augmenté depuis la fin de la récession (2009), 12 jours supplémentaires pour la libération fiscale, la pire performance au Canada.  Une fois les hausses d’impôts de maman Pauline comptabilisées, le Québec risque de se retrouver dans le fond du classement.

Mais le « jour de la libération fiscale » ne raconte pas toute l’histoire, il ne tient pas compte de l’impôt payé par les corporations, un fardeau fiscal qui est indirectement payé lui aussi par les contribuables.  Mais un indice calculé par l’Institut Fraser, à partir des revenus fiscaux totaux du gouvernement en proportion du PIB, permet de régler ce problème.  Voici ce que l’on obtient (10 représente la meilleure note, 0 la pire):

Fiscalité Québec

Le Québec se classe…  bon dernier !

On est loin du paradis fiscal décrit par l’IRIS…

Sources:
Fraser Institute
Canadians Celebrate Tax Freedom Day on June 11, 2012
Economic Freedom of North America 2012

Tax Foundation
Data: Tax Freedom Day


9 novembre 2012

Arguing with Idiots: les médias Arguing with Idiots Élection 2012 En Chiffres En Vidéos États-Unis

Dans ce billet, je vais reprendre quelques passages d’un « article » du « journaliste » Alexandre Sirois de La Presse, mais en réalité c’est à tous les médias du monde que je pourrais faire référence; aussi bien ceux du Québec, du Canada, des États-Unis ou d’Europe… Alexandre Sirois n’est qu’un parmi tant d’autres…

La Presse
Mitt Romney et les contorsions du Cirque du Soleil

C’est l’intransigeance des républicains radicaux en matière d’immigration qui a forcé Mitt Romney à s’associer à ceux qui souhaitent compliquer la vie aux immigrés illégaux. Pour les pousser sur la voie de «l’auto-expulsion».

La haine des républicains pour les immigrants, voilà un talking point qui est souvent ressorti durant la campagne et qui a sûrement eu un effet déterminant sur le résultat de l’élection. Mais, trop occupés à salir Mitt Romney, les journalistes n’ont pas trouvé le temps de répondre à une question essentielle, à savoir comment l’Administration Obama a-t-elle traité les latinos? Voici la réponse que les journalistes, trop paresseux, ne vous ont pas donnée:

Obama Immigration
*Projection. Petit conseil à ceux qui voudraient me dire qu’il est normal que les déportations soient moins élevées dans les années qui ont précédé l’arrivée au pouvoir d’Obama parce qu’il y avait moins d’illégaux aux États-Unis, allez lire le document source avant de faire votre commentaire…

Avec Obama, on ne parle pas d’auto-déportation, mais de déportation tout court ! Jamais un président n’a autant déporté d’immigrants que Barack Obama, pourtant, les médias n’en ont jamais parlé…  La situation aurait-elle été la même avec un républicain ?

La Presse
Mitt Romney et les contorsions du Cirque du Soleil

Parlant de George W. Bush, c’est justement la dérive des membres plus radicaux du parti qui fait de lui aujourd’hui l’un des républicains les plus toxiques du pays. Notamment celle des néoconservateurs en politique étrangère.

Ce qui est le plus drôle quand on parle des politiques néoconservatrices de Bush c’est qu’Obama s’inscrit dans leur continuité…  Qu’on pense, par exemple, aux campagnes d’assassinats ciblés menées avec des drones

Si c’était un républicain qui avait mené ces campagnes d’assassinats, mon petit doigt me dit que les journalistes en auraient parlé…

Mention spéciale à Jean-Charles Lajoie qui, en plus d’avoir laissé entendre que le 11 septembre pourrait être un complot, a aussi qualifié les gens du Midwest de « sans-dessin, retardés mentaux, reculés, judéo-crétins et fascistes ». Pourtant les gens du Midwest ont voté pour Obama à 51%… J’oubliais, il a aussi dit qu’Obama était un gardien de la paix…

Source:
Department of Homeland Security
Yearbook of Immigration Statistics


16 juillet 2012

Arguing with Idiots: Richard Hétu Arguing with Idiots Élection 2012 États-Unis Hétu Watch

PinocchioIl y a longtemps que je n’ai pas exposé le manque de professionnalisme et de rigueur de Richard Hétu…  Mais vu les dérapages récents de ce dernier, je n’ai d’autre choix que de revenir sur ce sujet…

Le tout a débuté quand Hétu a reproché à Mitt Romney d’avoir fait une levée de fonds pour sa campagne chez des gens fortunés.    Pourtant, quelques semaines auparavant, George Clooney a organisé plusieurs levées de fonds pour Obama, dont une en Suisse, très « peuple » comme initiative…  Mais Richard Hétu a décidé de ne pas en parler…

Ensuite, Hétu a reproché à une donatrice à la campagne de Romney d’avoir dit que les gens ordinaires ne comprennent pas les enjeux économiques.   Pourtant, quand Bill Maher, qui a donné un million à la campagne d’Obama, dit que les Américains ordinaires sont des imbéciles, Richard Hétu a décidé de ne pas en parler…

Ensuite, Richard Hétu a accusé Mitt Romney d’avoir été un pionnier des délocalisations à l’époque où il dirigeait la société d’investissement Bain Capital.  Le Washington Post et l’organisme indépendant Fact Check ont conclu qu’il s’agissait de mensonges, mais Richard Hétu a décidé de ne pas en parler…

Continuant sur sa lancée, Richard Hétu a accusé Mitt Romney d’avoir menti sur la date à laquelle il a quitté Bain Capital.  Selon le cheerleader démocrate, Romney a quitté en 2002 et non pas en 1999.  Le Washington Post, Fact Check et le magazine Fortune, après avoir enquêté sur cette affaire, ont conclu que c’était faux.  D’ailleurs, deux employés de Bain Capital, qui ont contribué à la campagne d’Obama, ont aussi confirmé que cette histoire était fausse.  Mais Richard Hétu a décidé de ne pas en parler…

D’ailleurs, les affirmations de Richard Hétu sur la date de départ de Mitt Romney de Bain Capital s’appuient sur un « reportage » du Boston Globe.  Pourtant, un reporter du Boston Globe, dans une biographie intitulée « The Real Romney » a reproché à ce dernier d’avoir mis en péril la survie de Bain Capital lors de son départ précipité en 1999 (Romney est allé sauver les Jeux olympiques de Salt Lake City). Richard Hétu ne peut pas ignorer ce fait, car sur son blogue, il a fait l’éloge du livre « The Real Romney », confiant qu’il était en train de la lire « avec un vif intérêt ».

En bref, tout ce que raconte Richard Hétu sur Mitt Romney depuis le début du mois de juillet n’est que mensonge…

N’oubliez pas que Richard Hétu n’est que la pointe de l’iceberg quand il s’agit de parler de la partisanerie des médias, s’il est une cible si facile c’est uniquement parce qu’il est moins brillant que ses pairs quand vient le temps de camoufler son parti pris.


5 juillet 2012

Arguing with Idiots: Dutrizac, Hétu et les réchauffistes… Arguing with Idiots En Chiffres Environnement États-Unis

Pour Benoît Dutrizac, Richard Hétu et toute la ribambelle de réchauffistes, l’affaire est entendue: la sécheresse et les feux de forêt qui sévissent aux États-Unis sont une preuve indiscutable du réchauffement climatique. On s’en reparlera lors de la prochaine vague de froid…

De mon côté, au lieu de raconter n’importe quoi pour me rendre intéressant, j’ai décidé de vérifier les faits avant de tirer une conclusion.  Autrement dit, j’ai fait bénévolement le travail que les journalistes sont payés pour faire, mais qu’ils ne font plus…

Et quand on prend le temps de s’informer, on peut apprendre que le National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) détermine toutes les semaines depuis plus d’un siècle le Palmer Drought Severity Index, un indice qui tient compte de la température et des précipitations pour mesurer le niveau d’humidité dans le sol i.e. s’il y a une sécheresse et le cas échéant son intensité.

Voici donc ce qu’on obtient lorsque l’on trace un graphique avec cet indice et les émissions de gaz à effets de serre:

Rechauffement Climatique
Une valeur négative indique un sol sec, une valeur positive un sol humide, la valeur 0 représente la situation normale

Quand on prend le temps de s’informer, on découvre deux choses:

  1. La « sécheresse » actuelle n’a rien d’exceptionnel, les États-Unis ont vu bien pire dans le passé.
  2. On ne voit aucune corrélation entre le niveau d’émission de gaz à effet de serre et les sécheresses.

Je vous fais un résumé facile à comprendre: les médias nous racontent (encore une fois) des conneries.  C’est ce qui arrive généralement quand ils sortent de leur domaine d’expertise comme la cuisson des hamburgers…

Sources:
National Oceanic and Atmospheric Administration
Palmer Drought Severity Index

CDIAC
Global Fossil-Fuel CO2 Emissions


6 juin 2012

Arguing with Idiots: Jean-François Lisée Arguing with Idiots Canada Économie En Chiffres

Jean-François Lisée est indigné… Il est indigné parce que depuis 2010 aux États-Unis, même si les pauvres se sont enrichis, les riches se sont encore plus enrichis.  On peut se demander si Jean-François Lisée aurait trouvé la situation plus acceptable si en échange d’une stagnation des revenus des riches, les revenus des pauvres auraient eux aussi stagné…

Les augmentations des écarts de richesses sont devenus un gros épouvantail socialiste qui a été érigé sur le principe que l’économie est un jeu à somme nulle i.e. si les écarts de richesse augmentent parce que les riches s’enrichissent alors les pauvres doivent obligatoirement s’appauvrir.

Vraiment ?

Voici, depuis 1990, comment ont évolué les revenus du quintile inférieur (20% de la population le plus pauvre, dollars constants) et les écarts de richesses (mesurés par le coefficient de GINI):

Écarts De Richesse
Le coefficient de Gini est une mesure du degré d’inégalité de la distribution des revenus. Ce coefficient est un nombre variant de 0 à 1, où 0 signifie l’égalité parfaite (tout le monde a le même revenu) et 1 signifie l’inégalité parfaite (une personne a tout le revenu, les autres n’ont rien). Le revenu médian est le revenu qui partage exactement en deux la population. Le revenu médian est beaucoup moins influencé par les gens très riches que le revenu moyen.

Comme on peut le voir, même si à partir du milieu des années 90 les écarts de richesse ont beaucoup augmenté, les revenus des plus pauvres ont eux aussi crû de manière importante. Somme toute, contrairement à ce que semble vouloir dire la gauche, une augmentation des inégalités n’est pas synonyme d’une augmentation de la pauvreté.

Durant les récessions, riches et pauvres s’appauvrissent et les écarts de richesse diminuent (ici & ici).

Lors de la reprise, riches et pauvres s’enrichissent, mais il arrive les écarts de richesse augmentent parce que les riches s’enrichissent plus rapidement.

Pour la gauche, cette situation est intolérable, à les entendre, la réduction des écarts de richesse associés aux récessions serait préférable pour les moins nantis.

Ce qui scandalise Lisée c’est l’augmentation des écarts de richesse même si cela se produit au même moment où les pauvres s’enrichissent.

Voilà qui confirme que la gauche c’est l’idéologie de la jalousie.  Pour la gauche, les pauvres sont des boucliers humains qui servent à défendre leur idéologie. Voyez-vous, la gauche se fiche pas mal du sort des pauvres, ce qui compte c’est de punir les riches.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 202-0706 & 202-0705


4 juin 2012

Arguing with Idiots: Léo-Paul « le rouge » Lauzon Arguing with Idiots Économie En Chiffres En Vidéos International Québec

Dans un billet publié sur son blogue, Léo-Paul « le rouge » Lauzon s’indigne du fait que les entreprises québécoises ne payent que 11% de tous les impôts sur le revenu et taxes de vente au Québec.  Ce chiffre a été abondamment repris sur les réseaux sociaux par ceux qui portent le carré de la honte.

Mais doit-on s’indigner de ce chiffre de 11% ?

Voici qu’elle est la proportion des impôts des corporations en pourcentage du total des recettes fiscales dans quelques pays qui servent de modèle à notre gauche…

Impôt Corporation

Comme on peut le voir, dans de nombreux pays tels que la France, la Finlande, le Danemark, l’Islande, les Pays-Bas et la Suède, la proportion des recettes fiscales provenant des corporations est inférieure à la proportion québécoise.  Seule la Norvège fait bande à part.

Un des dogmes de la gauche est à l’effet qu’il faut imposer les sociétés au lieu des particuliers.  À chaque fois qu’un gouvernement parle de baisser les impôts des corporations, la gauche s’indigne.

Mais la gauche oublie que pour redistribuer la richesse il faut la créer.  Le meilleur moyen de créer de la richesse c’est de libéraliser l’économie, par exemple en réduisant les impôts des corporations.  Il vaut mieux imposer faiblement une multitude de corporations que d’imposer fortement quelques corporations, les autres ayant déménagé pour fuir cet enfer fiscal.

La gauche oublie aussi que les corporations ne payent pas d’impôts, cette charge fiscale doit être assumée par leurs clients, leurs actionnaires, leurs travailleurs et leurs consommateurs. Par exemple, une étude réalisée aux États-Unis a montré qu’entre 1992 et 2005, chaque fois que la fiscalité des entreprises était augmentée d’un point de pourcentage, le salaire des travailleurs était réduit de 0,52%.

Voici deux vidéos qui expliquent cette situation plus en détail:

Léo-Paul « le rouge » Lauzon s’indigne que les entreprises québécoises ne payent que 11% de tous les impôts sur le revenu et taxes de vente au Québec. Il a raison de s’indigner, cette proportion est beaucoup trop élevée, idéalement on devrait ramener le tout à 0% !

Source:
OCDE
Revenue Statistics 1965-2010: 2011 Edition


16 avril 2012

Arguing with Idiots: Richard Latendresse Arguing with Idiots États-Unis

Arguing with IdiotsParlant de la mort de Trayvon Martin, abattu par George Zimmerman, Richard Latendresse a pondu un article dans le Journal de Montréal ayant pour titre « Jeunes Noirs dans la mire » et qui débute de la manière suivante: « la mort de Trayvon Martin, tué par un surveillant de quartier à Sanford en Floride, est tout sauf un incident isolé. Cette menace constante qui pèserait sur les jeunes Noirs américains est à la fois une conviction profonde dans la communauté afro-américaine et une réalité confirmée par les statistiques. »

Ce que le journaleux laisse sous-entendre c’est que des citoyens blancs assassinent les noirs sur une base régulière aux États-Unis, manière très peu subtile de dire que les Américains sont racistes, sauvages et barbares…

Voici ce que Richard Latendresse ne vous a pas dit…

En 2009 (statistiques les plus récentes), 2 867 noirs ont été tués aux États-Unis.  De ce nombre, seulement 209 victimes ont été tuées par un blanc, soit seulement 7,3%.  Dans 90,8% des cas, c’est un noir qui a été reconnu coupable de l’homicide.

Toujours en 2009, 3 518 blancs ont été tués aux États-Unis.  De ce nombre, seulement 454 victimes ont été tuées par un noir, soit seulement 12,9%.  Dans 84,2% des cas, c’est un blanc qui a été reconnu coupable de l’homicide.

Contrairement à ce que laisse entendre Richard Latendresse, les meurtres interraciaux sont très rares aux États-Unis.

Mais ce n’est pas tout.  Voici comment Richard Latendresse a résumé la Loi « Stand your ground », qui a été invoquée par George Zimmerman:

A person [...] who is attacked [...] has no duty to retreat and has the right to stand his or her ground and meet force with force, including deadly force [...].

Voici le texte complet de la Loi (en gras, les sections retirées par Richard Latendresse):

A person who is not engaged in an unlawful activity and who is attacked in any other place where he or she has a right to be has no duty to retreat and has the right to stand his or her ground and meet force with force, including deadly force if he or she reasonably believes it is necessary to do so to prevent death or great bodily harm to himself or herself or another or to prevent the commission of a forcible felony.

Le texte complet est très différent de l’extrait cité par Richard Latendresse.  En fait, la Loi « Stand your ground » représente que le gros bon sens. Il suffit de savoir si les dispositions prévues par le législateur s’appliquent au cas de George Zimmerman, c’est ce qu’on tentera de déterminer durant le procès.

P.-S. Si vous n’avez pas entendu les médias dire que George Zimmerman est un méchant républicain depuis le début de cette histoire c’est parce qu’il est un… démocrate !

Sources:
FBI
Expanded Homicide Data


1 avril 2012

Arguing with Idiots: la gauche radio-canadienne Arguing with Idiots Canada Économie En Chiffres

Lors de la diffusion du budget fédéral jeudi dernier, Radio-Canada a fait tout en son pouvoir pour spinner les chiffres en espérant faire peur aux gens. Imaginez, une agité du bocal présente en studio a même qualifié ce budget de « libertaire » !

Au Téléjournal, on a raconté que le gouvernement allait être « décapité » puisque les dépenses de l’État en pourcentage du PIB allaient être inférieures à ce qui était observé dans les années 60. Pour les gauchistes présents sur le plateau, des coupes aussi « violentes » mettent en péril les fonctions essentielles de l’État. Il s’en est fallu de peu pour qu’on parle d’un retour du « Far West »…

Vous me connaissez, je n’ai pas pu résister à la tentation de vérifier les chiffres pour savoir si les gauchistes avaient raison de grimper dans les rideaux…

Voici donc le niveau de dépenses du gouvernement fédéral en pourcentage du PIB:

Budget Canada

Effectivement, on peut voir que les dépenses du gouvernement en pourcentage du PIB vont tomber en deçà du seuil observé durant les années 60.  Par contre, sauf en 2009 et 2010, années de récession, on peut voir que c’est le cas depuis le début des années 2000.  Les gauchistes voudraient nous faire croire que le gouvernement ne peut assumer ses fonctions essentielles depuis près d’une décennie ?  Un peu de sérieux…

Mais le niveau de dépenses en proportion du PIB n’est pas l’indicateur le plus approprié pour évaluer la taille de l’État.  En effet, quand la croissance économique est soutenue, ce ratio peut diminuer même si les dépenses restent constantes ou augmentent.

Pour avoir un portrait plus juste de la taille de l’État, on doit plutôt regarder le niveau de dépenses par habitant.  Voici ce qu’on obtient:

Budget Canada

Comme on peut le voir, le niveau de dépense par habitant restera bien au-dessus du niveau observé dans les années 60.

De 1961 à 1969, le gouvernement a dépensé en moyenne 3 396$/habitant.  En 2016, quand seront appliquées toutes les coupures annoncées dans le budget, le gouvernement dépensera 7 092$/habitant, un montant 2,1 fois supérieures au seuil des années 60 !!!  En fait, en 2016, le niveau de dépense par habitant sera comparable à celui observé durant les années 90 et 2000.

Corrigez-moi si je me trompe, durant les années 90 et 2000, personne ne mourait dans les rues parce que le gouvernement ne dépensait pas assez…

Morale de l’histoire, quand un gauchiste parle d’économie, il ne faut jamais boire ces paroles.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 380-0022, 380-0030, 051-0005 & 052-0005

Sources:
Ministère Des Finances Du Canada
Perspectives financières

Banque du Canada
Taux et statistiques