Antagoniste


15 juin 2015

Les quêteux Arguing with Idiots Économie En Chiffres Québec

Il y a quelques semaines, J.-Jacques Samson, l’inénarrable apologiste de PKP et de Régis Labeaume, avait ceci à dire à propos de la construction d’un nouveau stade de baseball à Montréal:

« Le coût d’un nouveau stade est évalué à quelque 500 M$. Une étude menée en 2013 pour le compte de la Chambre de commerce de Montréal établissait à 335 M$ la contribution qui devrait venir de l’État.

La Ville de Montréal, pour sa part, vit aux crochets du gouvernement du Québec. Elle a bien d’autres priorités.

Il faut par ailleurs que des investisseurs privés réunissent au moins un autre 500 M$ pour l’achat d’une franchise existante qui deviendrait disponible. »

Il est plutôt désespérant de constater qu’une personne qui a défendu bec et ongle la construction d’un aréna de 400 millions financé à 100% par le public à Québec se dit contre un investissement similaire à Montréal…  On pourrait parler de principes élastiques qui vont dans le même sens que les intérêts de son employeur…

M’enfin, c’est autre chose qui a retenu mon attention, à savoir que Montréal vivrait aux crochets du gouvernement du Québec.

Vraiment ?

Allons voir ce que disent les chiffres des dépenses d’immobilisation (béton, asphalte…) réalisées par le provincial:

Immobilisation Québec

Montréal vit-elle aux crochets du gouvernement ?  Disons simplement que ce n’est pas la région du Québec avec le plus de quêteux…  En moyenne depuis 2010 les dépenses d’immobilisation à Montréal ont été de 1 822$/habitant contre 1 7358$/habitant pour l’ensemble du Québec.  Bref, Montréal se trouve sur la moyenne, loin derrière le Nord-du-Québec, la Côte-Nord et la Gaspésie.  De plus, Montréal est l’une des régions du Québec qui payent le plus d’impôt.

Mais encore plus intéressant, la région que J.-Jacques Samson décrit comme vivant aux crochets du gouvernement reçoit moins d’argent du gouvernement que la région de Québec, 2 835$/habitant contre 1 822$/habitant, une différence de 1000$/habitant !  La chose ne devrait surprendre personne, puisque depuis son élection comme maire de Québec, Régis Labeaume est devenu un maître dans l’art du quêtage !

Bref, il serait temps que les gens de la région de Québec cessent de regarder les autres régions du Québec avec un air condescendant et qu’ils réalisent qu’ils sont choyés de bénéficier des largesses du gouvernement.

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Profils statistiques des régions administratives et des MRC


21 mai 2015

Le pays imaginaire Arguing with Idiots Canada Coup de gueule Économie En Chiffres International Québec

Mardi, nos bons médias ont fait un énorme spectacle avec la première question posée par PKP à l’Assemblée nationale à titre de chef de l’opposition, on était en breaking news pour ce que les journalistes avaient l’air de considérer comme un moment historique.

Qu’en est-il de la fameuse question posée par PKP ?  Disons simplement que cette dernière contenait un élément qui aurait dû faire du nouveau chef du PQ une risée aux quatre coins du Québec et qui aurait dû lui retirer toute crédibilité en économie.  Voici cet élément:

« Le Québec est un pays riche, il se classe 17e parmi les plus riches du monde. Il devance même la Suède et l’Allemagne ! « 

Non, le Québec n’est pas plus riche que l’Allemagne et la Suède…  Ce n’est même pas proche !

Moron

Le PIB par habitant du Québec à parité des pouvoirs d’achat est de 44 499$, c’est ~10 000$ de moins que l’Allemagne et la Suède !  Encore pire, le Québec accuse un retard de près de 8 000$ sur la moyenne des pays de l’OCDE.  Notons au passage que la déclaration de PKP représente un 180 degrés par rapport à ce qu’il disait en 2008; à l’époque il reprochait au syndicat de causer l’appauvrissement du Québec.

Bref, même si une tonne de journalistes couvraient la première question de PKP, il n’y a pas eu de grosse histoire sur cette erreur gigantesque. M’enfin, cela confirme que les journalistes sont des péquistes et/ou des analphabètes économiques. Notez que ces deux conditions sont rarement mutuellement exclusives…

Source:
Centre sur la productivité et la prospérité du Québec
Productivité et prospérité au Québec – Bilan 2014


4 mai 2015

Le Québec: gras dur ! Arguing with Idiots Canada Coup de gueule Économie Québec

La semaine dernière, Claude Legault, un artiste inconnu à l’ouest de Cornwall, a voulu faire peur aux Québécois en nous racontant que nous vivions une période d’austérité et de coupes sauvages

La même semaine, celui que les péquistes présentent comme un « homme d’affaires », nous disait qu’il fallait imiter l’Ontario et éviter de couper avec une « tronçonneuse »…

Finalement, vendredi dernier, les hooligans syndicaux ont fait chier des milliers de Québécois en manifestant contre l’austérité i.e contre la perte de certains de leurs privilèges…

Mais comment se compare « l’austérité sauvage » du Québec avec les autres provinces, PKP a-t-il raison de dire que l’Ontario a rejeté les coupures ?

Depuis la semaine dernière, on peut facilement répondre à cette question puisque toutes les provinces canadiennes, à l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard, ont déposé leur budget.  La semaine dernière, c’était au tour du Manitoba et de Terre-Neuve.  Donc, comment se compare le Québec aux autres ? Voici la réponse:

Austérité Québec
*Nouveau-Brunswick & Manitoba: le budget couvre seulement l’année 2015-2016
**Île-du-Prince-Édouard: chiffres du budget 2014 pour, le budget 2015 sera dévoilé en mai

Encore une fois, on peut constater qu’il n’y a pas d’austérité au Québec. Au cours des trois prochaines années, nous allons faire partie des provinces qui augmenteront le plus leurs dépenses !

De plus, le supposé homme d’affaires du PQ a raté une belle occasion de se taire en disant que le Québec devrait imiter l’Ontario puisque les dépenses au Québec vont augmenter 2 fois plus au Québec ! De plus, l’Ontario va privatiser 60% d’Hydro-One, leur équivalent d’Hydro-Québec. PKP est ouvert à la privatisation d’Hydro-Québec ? J’en doute, c’est un nationaleux…

Je conclus en vous faisant remarquer que même si le Québec est la province la plus endettée du Canada, nous allons quand même être l’une des provinces qui va le plus augmenter ses dépenses au cours des trois prochaines années. Il n’y a pas d’austérité au Québec… Malheureusement…

Source:
Banque TD
Public Policy and Government Finances


7 avril 2015

La faustérité Arguing with Idiots Économie En Chiffres Québec

Depuis que les libéraux ont rendu public le dernier budget, la bonne gauche est en émois. On parle de saccage des services publics, de massacre à la tronçonneuse, de coupures draconiennes…  Bref, c’est tout juste si on n’annonce pas le retour de l’antéchrist… La bonne gauche dénonce surtout la croissance des dépenses en santé et en éducation qui seront de +1,4% et +0,2% l’an prochain.

Petit rappel pour nos journalistes à la mémoire défaillante…  Revenons en 1996, quand Lucien Bouchard et son ministre des finances, Bernard Landry, ont mis en place les mesures pour atteindre le déficit zéro; voici comment ont crû les dépenses en santé et éducation, sous le tandem Bouchard/Landry et Couillard/Leitão:

Budget Couillard

Contrairement au tandem Couillard/Leitão, Bouchard/Landry n’a pas simplement ralenti la croissance des dépenses, il a carrément coupé dans les dépenses !

Dans le budget 1996-1997, les dépenses en santé et en éducation ont été coupées de -173 millions et -414 millions respectivement, de vraies coupures !  Dans le budget 2015-2016, les dépenses en santé et éducation vont augmenter de +461 millions et +30 millions respectivement.  Au total, Bouchard/Landry avait coupé les dépenses de programmes de -4,0% contre une augmentation de +1,2% pour Couillard/Leitão.

En bref, cette année, contrairement à l’époque Bouchard/Landry, il n’y aura pas d’austérité, car il n’y aura pas de coupures !  En fait, pour parvenir au déficit zéro, il y avait eu 3 années consécutives de coupure en éducation et 2 années consécutives de coupure en santé par Bouchard/Landry.  Rien de tel avec Couillard/Leitão, que de la croissance.

Si Couillard/Leitão avait décidé d’imiter Bouchard/Landry, on aurait dû couper -421 millions en santé, –659 millions en éducation et au total -2,7 milliards pour toutes les dépenses de programmes.  Je vous rappelle que le budget de la santé a été augmenté de +461 millions, celui en éducation de +30 millions et que l’ensemble des dépenses de programmes augmente de +756 millions.

Si en 1996-1997, PERSONNE n’a déchiré sa chemise avec l’austérité, pourquoi le faire maintenant surtout compte tenu du fait que l’austérité existe uniquement dans la tête de la bonne gauche.

P.-S. Je vous invite à lire le papier de Paul Wells du Maclean’s, il a servi d’inspiration à ce billet.  Dans ce papier, les journalistes baissés du  Devoir sont rossés par Paul Wells.

Source:
Ministère des finances du Québec
Budgets


24 mars 2015

Procréation assistée: la grande illusion… Arguing with Idiots Économie Québec

Quitter le QuébecHier, la bonne gauche a voulu nous faire pleurer parce que les libéraux seraient sur le point d’abolir le Programme de procréation assistée…  Patrick Lagacé décrit ce programme de la manière suivante (je cite…):

« Un succès étincelant, qui stimule la science made in Québec, qui contribue à adoucir le choc démographique et qui comble de bonheur les couples qui peuvent concevoir sans se ruiner. […] Les méchantes langues diront que la mort annoncée du Programme de procréation assistée est une autre manifestation de l’indifférence du gouvernement Couillard à l’égard des femmes. La chose a été démontrée : l’austérité frappe davantage les programmes et les mesures dont les femmes profitent. Cette indifférence fait probablement partie de l’équation. »

En fait, Patrick Lagacé est catastrophé parce que ce programme a mis au monde 5 000 bébés québécois depuis 2010 ans.  Selon cet ambassadeur de l’île aux génies, ce programme fait donc partie des solutions au choc démographique…

Parlant de choc démographique…  Depuis 2010, 114 603 Québécois ont décidé de quitter le Québec pour aller vivre dans une autre province. De ce nombre, 68 375 ont décidé d’aller vivre en Ontario et 20 223 ont plutôt opté pour l’Alberta. Des gens, rarement les pires, qui ont fui une fiscalité infernale pour aller vivre dans une économie prospère.

Avant de déchirer sa chemise sur 5 000 bébés qui sont le résultat du Programme de procréation assistée, peut-on parler des 114 603 Québécois qui ont décidé de quitter le Québec ?  Selon moi, ceux qui ont quitté pèsent beaucoup plus lourd dans la balance du choc démographique.

P.-S. Depuis 2010, les 5 000 bébés sont issus du Programme de procréation assistée. Ce programme a coûté au gouvernement la rondelette somme de 280 millions de dollars.  Faites le calcul, c’est 56 000$ par bébés.

Source:
Statistique Canada
Tableau 051-0019


16 mars 2015

Le PQ au pays des merveilles Arguing with Idiots Économie En Chiffres Québec

Débat absolument surréaliste des candidats à la chefferie du PQ la semaine dernière…  Les candidats, n’ayant pas peur du ridicule, ont essayé de nous vendre la souveraineté en nous promettant des tomates québécoises et un monorail électrique…

Mais le moment le plus embarrassant est venu quand tous les candidats, presque à l’unisson, ont dit que la péréquation reçue par le Québec c’était de la merde et que le Canada vivait aux crochets du Québec…

Vraiment ?

Allons voir ce que dit l’institut de la statistique du Québec (pas le gouvernement fédéral ou un méchant think tank de droite, mais l’institut de la statistique du Québec).  Chaque année, l’institut de la statistique du Québec produit un document qui a pour titre « Comptes économiques des revenus et dépenses du Québec » dans lequel on détaille la situation économique de la province.

À la page 59 de ce document (tableau 4.2) on retrouve les recettes et dépenses de l’administration fédérale au Québec i.e. l’argent que le gouvernement fédéral vient chercher au Québec et l’argent que le gouvernement fédéral verse au Québec.  Voyez par vous-même:

Péréquation Québec

On pourra considérer le PQ comme un parti sérieux le jour où il aura compris ce simple tableau, pas avant.  Si la tendance se maintient, ce jour risque de ne jamais arriver…

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Comptes économiques des revenus et dépenses du Québec (Tableau 4.2, p.59)


4 mars 2015

Les rigolos de l’IRIS Arguing with Idiots Économie En Chiffres Québec Revue de presse

Cette semaine, les rigolos de l’institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) ont affirmé sans rire que depuis novembre 2008, les politiques économiques du gouvernement avaient systématiquement avantagé les hommes aux dépens des femmes.

Comment ?

Selon les rigolos de l’IRIS, les programmes de relance des gouvernements auraient avantagé les hommes puisqu’ils ont stimulé les emplois dans la construction, un domaine à prédominance masculine.  Parallèlement, les programmes d’austérité auraient désavantagé les femmes parce que la fonction publique est majoritairement féminine.

C’est une bien belle histoire, mais allons voir ce que disent les faits. Débutons avec l’évolution du taux de chômage:

Emploi Québec

Depuis novembre 2008, le taux de chômage des hommes a toujours été supérieur à celui de femmes.  Nulle part sur ce graphique on ne peut voir une augmentation significative du taux de chômage chez les femmes qui serait imputable à des politiques d’austérité.  Par contre du côté des hommes c’est le yo-yo.

Voici maintenant comment a évolué l’emploi à temps plein:

Emplois Québec

En aucun moment, on ne peut voir que les hommes auraient été significativement avantagés par rapport aux femmes.  Au contraire, c’est du côté des femmes où on voit les embellis les plus importantes. Depuis novembre 2008, l’emploi à temps plein chez les femmes a progressé de 4,4% contre seulement 2,3% chez les hommes.

Les rigolos de l’IRIS affirment aussi que l’austérité a été particulièrement nuisible pour les femmes puisque les emplois dans le secteur public sont surtout occupés par des femmes, donc elles seraient les premières victimes des coupures.  Vraiment ?

Emplois Québec

Depuis novembre 2012, il n’y a eu aucune austérité, aucune réduction significative de la taille du secteur public.  On a plutôt observé une croissance nette de 85 500 emplois, soit une augmentation de 10,8%.

Bref, vous aurez compris que les rigolos de l’IRIS ont raconté absolument n’importe quoi. Mais ça n’a pas empêché nos bons médias de répéter le gospel de l’IRIS sans se poser de questions. Que voulez-vous; nos bons journalistes sont des gens bien trop occupés pour faire du fact checking, cette tâche ingrate et inutile est désormais laissée aux blogueurs sans importance…

Sources:
Statistique Canada
Tableau 282-0087
Tableau 282-0089


2 mars 2015

La (trépa)nation québécoise Arguing with Idiots Économie Québec

Parti Québecor

Bienvenue en Absurdistan ! Quelques nouvelles en vrac à propos du Québec qui ont de quoi laisser songeur…

Do you speak anglais ?

L’automne dernier, les journaleux québécois se sont surpassés en fabriquant un scandale de toutes pièces pour déstabiliser Philippe Couillard. À l’époque, on avait stupidement reproché au premier ministre d’avoir fait un discours uniquement en anglais en…  Islande !  Pourtant, en Islande, on a plus de chance de se faire comprendre en parlant anglais qu’en parlant français.

M’enfin…  La semaine dernière, c’était au tour du président de l’Islande de venir visiter le Québec. Selon vous dans quelle langue Olafur Ragnar Grimmsson s’est-il adressé aux médias ?  En islandais ou en anglais ?  Non seulement le président s’est adressé aux médias, mais quand un journaliste unilingue francophone a voulu poser une question à monsieur Grimmsson, Philippe Couillard a été obligé de la traduire en anglais pour son homologue (le vidéo est disponible ici) !

Bref, malgré ce que les journalistes ont pu raconter l’automne dernier, quand le Québec rencontre l’Islande, l’anglais est la langue de la diplomatie !

P.-S. Sans surprise, la question du journaliste unilingue portait sur…  la séparation du Québec !  Au fait, c’est quand même étrange qu’on puisse devenir journaliste au Québec sans être capable de maîtriser l’anglais.

PKPerle

La semaine dernière, Pierre Karl Péladeau a pris la parole à l’Assemblée nationale pour demander à son vis-à-vis si le gouvernement libéral prévoyait faire quelque chose pour venir en aide à bombardier qui est malmenée sur les marchés boursiers depuis quelques semaines.

Petite information amusante… Au moment d’écrire ces lignes, depuis six mois, l’action de Bombardier a perdu 31,2% de sa valeur. L’action du Groupe TVA de son côté a perdu 34,8% de sa valeur !  Vous avez bien lu, PKP s’inquiète de la situation financière de Bombardier, mais le Groupe TVA, sa propre entreprise, va encore plus mal !  On va bien se marrer si un jour PKP demande aux libéraux ce qu’ils comptent faire pour venir en aide au Groupe TVA !

P.-S. Vendredi dernier, le Groupe TVA a publié ses états financiers. D’octobre à décembre 2014, le Groupe TVA a perdu 4,4 millions de dollars. Pour la même période en 2013 le profit était de 8,3 millions de dollars. Plusieurs facteurs peuvent expliquer la situation, mais pour le moment le pari de la NHL ne semble pas très payant. En 2014, le Groupe TVA a perdu 41,0 millions contre un profit de 15,7 millions en 2013. Austérité en vue dans l’entreprise de PKP?

Le p’tit Québec

Aux États-Unis, au plus fort de la controverse sur la mosquée de Ground Zero, un moment où les émotions étaient à fleur de peau, 52% des Américains considéraient que les musulmans avaient le droit de construire une mosquée n’importe où aux États-Unis, seulement 14% pensait que la construction de mosquées devait être interdite. La semaine dernière au Québec, un sondage similaire a montré que c’était 66% de la population qui était contre la construction de mosquées !

Bref, aux États-Unis, quand deux personnes du Tea Party parlent du Québec c’est probablement pour se dire « non, mais as-tu vu cette gang de racistes »…


26 février 2015

À beau mentir qui vient de loin Arguing with Idiots Coup de gueule Économie En Chiffres Environnement États-Unis Gauchistan

Puisque Radio-Canada nage littéralement dans l’argent, la société d’État a jugé bon utiliser l’argent de nos taxes pour envoyer un « journaliste » au Dakota du Nord pour raconter absolument n’importe quoi sur l’exploitation du pétrole de schiste.

Par exemple, dans un texte d’un ridicule consommé ayant pour titre « L’emprise du pétrole: le vrai prix du pétrole au Dakota du Nord » on peut lire:

« Une dame explique qu’elle ne veut plus marcher autour de son village, de crainte d’être renversée par un camion. »

Avoir peur d’être renversé par un camion à cause du dynamisme de l’économie, voilà un problème de riche.  Il n’y a pas à dire, notre argent est bien dépensé par Radio-Canada.

Plus sérieusement, voici ce que Radio-Canada ne vous dira jamais sur le Dakota du Nord.  Voyez par vous-même comment a évolué le revenu personnel de ses habitants:

Dakota Du Nord

De 2000 à 2006, période de stagnation.  La production de pétrole est stagnante, les revenus personnels sont stagnants et le Dakota du Nord a oscillé entre la 39e et la 34e position (sur 50 états) en ce qui concerne les revenus personnels par habitant.  Par contre, en 2007, les choses s’emballent.  C’est le début de l’exploitation du pétrole de schiste et avec l’augmentation de la production on peut voir une augmentation importante, malgré la récession, des revenus personnels.  En 2013 la production d’hydrocarbure de schiste s’est élevée à 966% par rapport à 2000 et le revenu personnel a plus que doublé pour atteindre 206% du niveau de 2000.

Pour bien comprendre à quel point le Dakota du Nord a vécu une révolution, il faut réaliser qu’en 2006 cet état occupait le 38e rang au chapitre des revenus personnels. En 2012, seulement 6 ans plus tard, le Dakota du Nord occupait désormais la 6e place !  Concrêtment, le revenu personnel par habitant est passé de 25 872$ à 53 182$ en une décennie.  Un exploit remarquable !

Mais ce n’est pas tout.

L’an dernier, une étude réalisée par Gallup a classé le Dakota du Nord en 1ere position dans un classement des États avec la meilleure qualité de vie.  En fait, les résultats étaient si remarquables que Gallup les a qualifiés de « légendaires »:

Gallup
North Dakota: Legendary Among States

« Oil boom » is probably the first phrase that comes to mind when one thinks about North Dakota. Yet North Dakotans see their state as much more than oil. They are highly satisfied with their schools, their air quality, their ability to find a quality job, and their overall standard of living. In Gallup’s comprehensive survey of all 50 states, North Dakota ranks No. 1 on a variety of indicators spanning economics, public affairs, education, the environment, and well-being. In 2014, North Dakota is a complex, thriving state that is adapting rapidly to the economic and social factors that are transforming this population of roughly 725,000 people.

On est très loin du gospel gauchiste qui veut que l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste soit à l’origine d’une pestilence menant invariablement à la plus abjecte des misères.

Pendant ce temps au Québec, les gens ont une peur irrationnelle de la fracturation hydraulique… Au Québec, contrairement au Dakota du Nord, nous avons fait le choix d’écouter les niaiseries de Radio-Canada et d’être pauvre…

Sources:
Bureau of Economic Analysis
Personal income, per capita personal income, disposable personal income, and population (SA1-3, SA51-53)

EIA
North Dakota Field Production


23 février 2015

La (trépa)nation québécoise Arguing with Idiots Économie En Images Québec

Bienvenue en Absurdistan ! Quelques nouvelles en vrac à propos du Québec qui ont de quoi laisser songeur…

Erratum

Cette semaine, une caricature du Soleil a abondamment circulé sur les réseaux sociaux.  Malheureusement, cette dernière contenait une erreur, je me permets donc de publier une version corrigée que vous pourrez à votre tour faire circuler:

Austérité Québec

Ces médias qui aiment trop

Le 21 mai 2013, 28 élèves (pas 1, mais 28!) ont été fouillés à nu pour retrouver un téléphone cellulaire (pas de la drogue, mais un téléphone cellulaire!).  Pourtant, à l’époque, il n’y a eu aucun scandale, un simple et banal fait divers qui n’a indigné personne…  Il faut dire qu’à l’époque c’était le Parti québécois qui était au pouvoir et que les médias aiment beaucoup le PQ; ceci explique probablement cela…  En passant, on dit que les trafiquants de drogue présents dans les écoles du Québec aimeraient remercier chaleureusement les politicailleux l’Assemblée nationale.  Grâce à eux, ils savent maintenant où cacher leur drogue sans risque de se faire prendre.

La langue avant l’excellence

La semaine dernière, sur sa page Facebook, Pierre Karl Péladeau a déclaré quelque chose qui fait passer Yves Bolduc pour un prix Nobel de littérature…  Mais puisque PKP est un bon péquiste, nos bons médias n’ont pas jugé bon dénoncer ses propos.  Réagissant à une nouvelle à propos des universités McGill et Concordia qui désiraient un assouplissement linguistique, voici ce que PKP a déclaré:

Karl comme Karl Marx

« Certes nous recherchons au Québec l’excellence mais nous avons aussi et surtout une culture et une langue à respecter et à protéger. Notre histoire également. Avec un peu plus d’imagination et de bonne volonté, nos universités, étant largement subventionnées par l’État, devraient être plus attentives à ces considérations davantage importantes que jouer dans le pseudo palmarès des meilleures universités du monde. L’accessibilité au plus grand nombre devrait toujours demeurer la règle cardinale de nos investissements incontournables en éducation. »

L’anglais est le langage international du savoir, mais ça, PKP s’en fout. PKP préfère avoir des universités cheaps, et surtout unilingues, qui donnent des diplômes sans valeur, plutôt que d’avoir des universités qui utiliseraient l’anglais pour faire briller le Québec parmi les meilleurs sur la scène internationale. On retrouve dans cette déclaration la mentalité typique du péquiste né pour un p’tit pain et fermé sur le monde. Il ne faudrait surtout pas donner de l’importance au « pseudo palmarès des meilleures universités du monde », l’important c’est que nos universités soient en français et gratis !

En passant, PKP sera heureux d’apprendre que depuis l’année 2012-2013, l’Université McGill et l’Université de Montréal sont passées respectivement du 34e et 84e rang international, au 39e et 113e rang. M’enfin, les classements internationaux ce n’est pas important, c’est l’institut de recherche scientifique et appliquée sur l’indépendance du Québec qui le dit


2 février 2015

Aveuglement médiatique Arguing with Idiots Canada Économie En Chiffres

Règle non écrite dans les médias québécois: si vous n’aimez pas les conservateurs, vous avez le droit d’écrire n’importe quoi; nul besoin d’être factuel, de vérifier les informations ou même de dire la vérité… Cette règle a été rigoureusement appliquée par Vincent Marissal dans une chronique ayant pour titre « La pétrolocratie » publiée la semaine dernière…

Dans un texte absolument délirant suintant la haine, le mépris et la condescendance à l’égard des conservateurs, Vincent Marissal accuse le méchant Stephen Harper d’avoir fait reposer l’économie canadienne uniquement sur le pétrole:

« Tant que le secteur pétrolier fait rouler, presque à lui seul, l’économie de tout un pays, son gouvernement peut s’en remettre à ce secteur. Mais on voit aujourd’hui à quel point il est dangereux de mettre tous ses oeufs dans le proverbial même panier. D’autant que les conservateurs ont volontairement privé l’État de revenus substantiels en baissant la TPS et les impôts et qu’il est évidemment hors de question de revenir en arrière.

La baisse du prix du pétrole démontre magistralement le manque de diversification des politiques économiques conservatrices. »

Est-ce que, comme Vincent Marissal le dit, les conservateurs ont mis tous les oeufs du Canada dans le même panier ?  Stephen Harper est-il responsable d’un manque de diversification de l’économie canadienne ?

Allons voir ce que dit Statistique Canada…

Pétrole Canada

Le verdict de Statistique Canada est clair, net et sans appel: le secteur de l’énergie tout comme celui de l’extraction du pétrole et du gaz prennent de moins en moins de place dans l’économie canadienne depuis 1997.  D’ailleurs, l’exploitation commerciale à grande échelle des sables bitumineux, qui a débuté au début des années 2000, n’a pas fait augmenter significativement la part de l’énergie ans le PIB canadien.

Si on porte une attention particulière aux chiffres à partir de 2006, soit depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs, on peut aussi constater un léger déclin.  En bref, quand Vincent Marissal affirme que Stephen Harper a mis tous les oeufs du Canada dans le panier du pétrole, soit il ment, soit il démontre sa complète ignorance du dossier.  Le pétrole, bien que toujours important pour l’économie du Canada, a réduit sa contribution au PIB depuis 2006.

Dans son texte, Vincent Marissal se délecte aussi de la perspective de voir le Canada retourner en déficit, une perspective qui le remplit de joie, car cela impliquerait une annulation des baisses d’impôts promises par les conservateurs.  Malheureusement pour Vincent Marissal, selon le directeur parlementaire du budget la diminution du prix du pétrole ne compromet pas l’atteinte du déficit zéro en 2015.

En passant, en Norvège, un pays chouchou de nos belles âmes gauchistes, le pétrole c’est 23% du PIB…

Je me demande les chroniqueurs et les journalistes hyper-partisans comme Vincent Marissal ont parfois honte de leur travail…  Probablement pas, leur aveuglement médiatique est tel qu’ils ne doivent même pas avoir conscience de la médiocrité de leur travail.

Source:
Statistique Canada
Produit intérieur brut par industrie, novembre 2014


26 janvier 2015

Les souveraineux Arguing with Idiots Coup de gueule Québec

No PQ

Il y a un an, voici comment Pat Robertson, un fondamentaliste baptiste américain, a décrit Barack Obama:

“Most murderers don’t cut off the heads of their victims but the Islamic people do,” he said, before linking the purported politically correct cover-up to President Obama: “We’ve got somebody in the White House whose father, I believe, he came from Kenya, he may have been a communist, whether he was Islamic we’re not sure, but Obama was trained, his stepfather was indeed a Muslim and they lived in Indonesia for a number of years so he’s sympathetic.

Voici maintenant comment les ténors du parti québécois ont décrit Philippe Couillard la semaine dernière:

Philippe Couillard est imprégné des valeurs de l’Arabie saoudite et risque d’importer au Québec les valeurs de cette monarchie absolue qui pratique la torture et les exécutions publiques, craint le Parti québécois (PQ). «Il semble très imprégné de ces valeurs, de cette réalité», a lancé le chef par intérim du Parti québécois, Stéphane Bédard, jeudi, lors du point de presse de clôture du caucus présessionnel du PQ à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Aux États-Unis, il existe une frange marginale de la population qui imagine des complots musulmans partout. Un délire qui fait dire aux plus extrémistes qu’Obama est un musulman en mission secrète pour détruire les États-Unis.

Au Québec, ceux qui imaginent ce genre de complots islamistes n’appartiennent pas à un mouvement marginal, mais à l’opposition officielle de l’Assemblée nationale…  Ironique de constater que les fondamentalistes pros et antis religions finissent par se rejoindre dans leur délire… Quel sera la prochaine étape du PQ, exiger de voir le certificat de naissance de Barack Obama ?

En passant, avoir été en vacances à Cuba est moralement plus répréhensible qu’avoir soigné des Saoudiens. Dans un cas une dictature paye une personne pour soigner des gens malades et dans l’autre on donne carrément son argent à un dictateur pour qu’ils puissent continuer à opprimer son peuple…

P.-S. Et si Philippe Couillard, au lieu d’aller en Arabie Saoudite, c’était plutôt rendu à Gaza pour soigner les islamistes du Hamas, est-ce que le PQ aurait déchiré sa chemise ? Probablement pas, étrangement les péquistes ont toujours eu un faible pour les islamistes palestiniens


20 janvier 2015

Ceux qui ne réfléchissent pas Arguing with Idiots Coup de gueule Économie Gauchistan International

Gauche Égalité

Hier, la bonne gauche a essayé de nous tirer une larme en nous parlant d’une étude populiste et démagogue produite par Oxfam (des exemples ici, ici et ici).

Selon cette étude, d’ici peu 1% de la population mondiale va détenir plus de 50% de la richesse planétaire. À la vue de cette étude, nos belles âmes gauchistes ont toutes eu la même réaction: que faire pour réduire ces inégalités. Mais avant de se demander comment réduire les inégalités, il faudrait d’abord se demander si ces inégalités représentent un problème…

En 2014, malgré l’augmentation des inégalités, le nombre de conflits armés a diminué à un niveau historique, l’espérance de vie a atteint un nouveau sommet et la pauvreté a reculé aux plus bas niveaux jamais observés (les sciences humaines sans math ne semblent pas avoir réalisé encore que la pauvreté peut diminuer même si les inégalités augmentent). En bref, même si Oxfam et la bonne gauche déchirent leurs chemises à propos de l’augmentation des inégalités, nous sommes plus riches, plus en santé et plus en sécurité que nous ne l’avons jamais été ! Donc il est où le problème ?

Plus que jamais, il faut réaliser que les inégalités représentent un « problème » uniquement pour les gens qui sont incapables de réfléchir…

Source:
The Daily Telegraph
Goodbye to one of the best years in history


15 décembre 2014

La (trépa)nation québécoise Arguing with Idiots Économie Québec

Modèle québécoisBienvenue en Absurdistan ! Quelques nouvelles en vrac à propos du Québec qui ont de quoi laisser songeur…

La scientologie

Quand Merck a fermé son laboratoire de recherche à Montréal, les médias québécois ont haussé les épaules…  Quand Pfizer a fermé son laboratoire de recherche à Montréal,  les médias québécois ont haussé les épaules… Quand AstraZeneca a fermé son laboratoire de recherche à Montréal,  les médias québécois ont haussé les épaules… Quand Sanofi a fermé son laboratoire de recherche à Laval,  les médias québécois ont haussé les épaules… Quand Johnson & Johnson a fermé son laboratoire de recherche à Montréal,  les médias québécois ont haussé les épaules…  Quand DSM Pharmaceutical a abandonné son projet de 300 millions à Montréal, les médias québécois ont haussé les épaules…  Quand Boehringer Ingelheim a fermé son laboratoire de recherche à Laval,  les médias québécois ont haussé les épaules…  Quand Bristol-Myers-Squibb a fermé son laboratoire de recherche à Montréal, les médias québécois ont haussé les épaules…  Quand le ministre péquiste Pierre Duchesne a coupé 36,5 millions de dollars dans la recherche universitaire, les médias québécois ont haussé les épaules…

Mais quand les méchants libéraux ont décidé de couper une subvention de 175 000 dollars à une revue pour enfant parlant de science, un produit devenu obsolète à l’ère de l’internet, nos bons médias ont fait une crise d’apoplexie sans précédent.  On nous a annoncé la fin de la science au Québec, une nouvelle grande noirceur et le retour de l’inquisition espagnol… La perte de milliers d’emplois dans des laboratoires de recherche de multinationales pharmaceutiques dans la régions de Montréal ont laissé les médias indifférents, mais la subvention pour « Les Débrouillards » c’est la fin du monde…  Nos médias sont-ils simplement de mauvaise foi ou juste pas intelligents ?

L’arbre et ses fruits

Selon l’étude internationale PISA, qui évalue les compétences et les connaissances des élèves de quinze ans, en science, le Québec arrive au 18e rang avec un score de 516, loin derrière la moyenne canadienne qui fait osciller la balance à 525.  De plus la tendance est négative, depuis trois ans, le Québec a perdu 8 points.  Bref, si l’objectif des « débrouillards » est d’éveiller les jeunes à la science, c’est complètement raté. Mais continuons de les subventionner. Après tout, au Québec ce qui compte ce ne sont pas les résultats, mais les intentions.

Les incinérateurs municipaux

Dans les municipalités du Québec, entre 2009 et 2012, les dépenses par habitant, ajustées à l’inflation, sont passées de 1 576$ à 1 653 $.  C’est une hausse de 4,9% au-dessus de l’inflation.  Les municipalités veulent recevoir des milliards du gouvernement tout en pouvant gaspiller sans rendre de compte à personne; nos villes sont devenues des incinérateurs dans lesquels on brûle l’argent des contribuables.  Le gras dans les municipalités n’est pas difficile à trouver, qu’on ramène les niveaux de dépenses à ceux de 2009.  Après tout, en 2009, personne ne mourrait dans les rues parce que les municipalités ne dépensaient pas assez… De plus, il faudrait rappeler à cette bande de gaspilleurs que 55% des maires et conseillers municipaux ont été élus sans opposition lors de l’élection de 2013. C’est du jolie la démocratie municipale…


8 décembre 2014

La (trépa)nation québécoise Arguing with Idiots Économie Québec

Modèle Québécois

Bienvenue en Absurdistan ! Quelques nouvelles en vrac à propos du Québec qui ont de quoi laisser songeur…

Labeaumegrad

Depuis 2 mois, la région de Québec a perdu 6 300 emplois; pourtant, 8 100 emplois ont été créés à Montréal durant la même période. Et pendant ce temps Régis Labeaume a pris du Soleil en Californie, organisé un brunch pour peinturer un pont, trimbaler une boule de neige en Belgique, visité des autobus à Bruxelles et déclaré la guerre aux anglicismes utilisés en France. Québec, une ville à la dérive et un maire déconnecté…

Avec pas d’austérité

Les péquistes, incluant Pierre Karl Péladeau, étaient état d’ébullition la semaine dernière après avoir trouvé, croyaient-ils, la preuve ultime que « l’austérité » du parti libéral était le fruit d’une sombre conspiration…  C’est un billet pas du tout réfléchi de Gérald Fillion, le chroniqueur économique de Radio-Canada, qui a mis le feu aux poudres.

Que dit ce billet ? On reproche aux libéraux d’avoir justifié les mesures « d’austérité » en faisant croire à la population que le déficit aurait pu être de 5,8 milliards de dollars avec le PQ.  Selon Gérald Fillion, ce déficit est « inventé », ce qui implique que « l’austérité » libérale ne serait pas nécessaire. En fait, les chiffres présentés par Gérald Fillion démontrent surtout l’hypocrisie du PQ. Dans leur dernier budget, le PQ prévoyait une croissance des dépenses de 2%, mais si le gouvernement ne coupait rien, on s’en allait vers une croissance de 7,1% ce qui aurait creusé un déficit de 5,8 milliards de dollars. Donc, comment le PQ serait-il passé de 7,1% à 2% autrement que par « l’austérité » qu’ils dénoncent aujourd’hui? Sans cette « austérité », le déficit aurait donc été de 5,8 milliards.

Je résume. On accuse les libéraux de justifier leurs mesures « d’austérité » avec un faux déficit de 5,8 milliards de dollars. Or, ce chiffre est faux uniquement si on fait passer la croissance des dépenses de 7,1% à 2%.  Donc, si « l’austérité » n’est pas nécessaire comme le dit le PQ, comment aurait-il ramené la croissance des dépenses de 7,1% à 2% pour éviter ce déficit ?

Les péquistes ont vu dans le billet de Gérald Fillion une preuve que « l’austérité » n’était pas nécessaire alors que dans les faits, ce billet montre exactement le contraire !

Marxiste Ouellet

Cette semaine, Martine Ouellet, candidate à la chefferie du PQ, a rendu publics des éléments de son programme. Parmi les mesures complètement loufoques proposées, Martine Ouellet veut taxer l’épargne des entreprises.  Selon la verdoyante candidate, l’épargne des entreprises est « improductif » et « ne fait pas rouler l’économie » puisque c’est de l’argent en dormance.

Que fait une entreprise avec son argent ?  Contrairement à ce que semble penser Martine Ouellet, cet argent n’est pas caché sous un matelas, il est mis dans une banque. Et que fait la banque avec cet argent ?  Elle le prête à des gens qui veulent s’acheter une maison, à d’autres qui veulent se lancer en affaire, il est investi dans des obligations gouvernementales ou dans une entreprise via le marché boursier ou des fonds mutuels…  Bref, l’argent épargné par les entreprises n’est pas en dormance, il continue de rouler dans l’économie par l’intermédiaire des marchés financiers: l’épargne des uns c’est l’investissement des autres !  C’est vrai pour l’épargne des entreprises de même que pour l’épargne des particuliers (Martine Ouellet voudrait aussi taxer cet argent qui dort ?). De plus, la journée où l’idée complètement folle de taxer l’épargne des entreprises deviendra réalité au Québec, nul besoin de vous dire que cet argent sera expédié illico dans les banques des autres provinces canadiennes.

Sciences humaines sans math

Je suis à 100% d’accord avec cette brillante et profonde analyse de Patrick Lagacé; les implications sont nombreuses…

Bref, la prochaine fois qu’un journaliste où un chroniqueur vous dira que le modèle québécois fait l’envie du monde, vous pourrez en rire.