Antagoniste


25 février 2015

L’argent des riches et des vieux Canada Économie En Vidéos

Hier, la bonne gauche était dans tous ses émois…

Imaginez-vous que la bonne gauche a appris que le CELI profitait surtout aux Canadiens âgés et aux riches.  Quel scandale que d’apprendre qu’un outil facilitant l’épargne est surtout utilisé par des gens qui peuvent épargner…  Sans blague, la semaine prochaine va-t-on publier une grande étude démontrant que les baisses d’impôts sont surtout utiles aux gens qui payent de l’impôt ?

Avant de déchirer sa chemise à propos des CELI, il faudrait se poser la question suivante: que font les banques avec l’argent qui est déposé par des épargnants ?  Milton Friedman répond brillamment à cette question:

Les gens qui épargnent prennent la décision de reporter leur consommation alors que les gens qui empruntent prennent la décision de devancer leur consommation. Autrement dit, l’épargne des uns est l’investissement des autres. L’argent qui se retrouve dans les CELI ne dort pas dans la voûte d’une banque, il circule dans l’économie, il crée des emplois en étant investi dans une entreprise ce qui permet du même coup au déposant de faire profiter son épargne.

Bref, il est où le problème avec les CELI ?


17 février 2015

Les médias mal-biaisés Canada Coup de gueule En Vidéos Gauchistan

Hier, Stephen Harper a causé tout un émoi dans la colonie journalistique présente sur les réseaux sociaux pour avoir déclaré lors d’une entrevue que beaucoup d’employés de Radio-Canada détestaient les valeurs conservatrices.

On se demande bien ou le premier ministre a pu aller chercher ce genre d’idée, après tout on sait tous que Marie-France Bazzo, la morning woman de la Première chaîne respecte énormément les gens de droite…

On voit bien que les gens de Radio-Canada sont très ouverts…

Plus sérieusement, il est bon de relire ce texte de Julie Miville-Dechêne, écrit au moment où elle était l’ombudsman de Radio-Canada:

Magazine Trente
Pour un engagement sérieux à l’égard de la diversité dans les grands médias

Il n’y a pas assez de diversité d’opinions et de diversité culturelle dans les grands médias québécois. Le Québec, avec ses 7,6 millions d’habitants, est une petite société. Cette réalité démographique nuit à la diversité.

Parlons d’abord des journalistes. Les plus influents appartiennent souvent à la génération des baby-boomers. Et la grande majorité d’entre eux – jeunes ou vieux – partagent la même idéologie. Ces Québécois « de souche » ont surtout étudié les sciences humaines et ont été contestataires dans la mouvance nationaliste et/ou de gauche. Souvent, leur façon de voir le monde comporte, par exemple, les éléments suivants : préjugés favorables envers les syndicats, antiaméricanisme, anticléricalisme, etc. Cela ne les empêche pas de s’être embourgeoisés au fil des ans, grâce notamment à des conventions collectives de plus en plus généreuses. […]

Remarquez que ce phénomène du « trop petit nombre » ne touche pas la classe journalistique plus que les autres. La preuve nous en est donnée chaque jour par les médias lorsque nous écoutons les experts sollicités pour nous éclairer. Les mêmes têtes reviennent. Un exemple : à lui seul, Steven Guilbeault, ex-directeur de Greenpeace au Québec, a été entendu 120 fois à la radio et à la télévision de Radio-Canada en 2007.

Autre réalité : les commentateurs qui filtrent les nouvelles politiques et les interprètes pour notre bénéfice, sauf exception, tous dans le même bouillon. On a souvent l’impression, par exemple, que nos chroniqueurs vedettes se parlent ou s’échangent des textos chaque jour sur leurs BlackBerry, car leurs points de vue se ressemblent. Le nombre de chroniqueurs et de columnists augmente. Est-ce un gage de diversité ? Pas vraiment. […]

Au Canada anglais, le National Post est un journal conservateur, de droite, et son grand rival, le Globe and Mail, est plutôt centriste. On peut donc lire, dans ces deux quotidiens, des points de vue très variés sur une foule de sujets. Au Québec, la page éditoriale du journal La Presse fait écho aux idées de centre droit, mais, dans l’ensemble des médias, le débat se réduit généralement à un affrontement entre souverainistes et fédéralistes.  Et les deux options se définissent depuis longtemps comme étant soit de centre gauche, soit de gauche centriste. En d’autres mots, c’est blanc bonnet et bonnet blanc. Il y a donc tout un débat d’idées qui n’a jamais pu se faire chez nous et qui nous a sauté au visage le jour où Mario Dumont et la droite ont failli remporter les élections..

Si Radio-Canada était un média de droite fédéraliste, Pierre Karl Péladeau ne dénoncerait pas les coupures des conservateurs…


11 février 2015
4 février 2015

Que le cirque commence! En Vidéos Gauchistan Québec

Aujourd’hui, c’est le début officiel de la course à la chefferie du PQ…

Un freak show qui va durer trois mois et pendant lesquels on va parler de trucs qui intéressent seulement les médias…

M’enfin, voici un petit vidéo qui résume assez bien de quoi aura l’air cette campagne…

Trois mois de campagne résumés en quatre minutes.


13 janvier 2015

Malgré la propagande… Économie En Images En Vidéos Environnement Québec

Dans L’Actualité cette semaine on a publié les résultats d’un sondage qui m’ont renversé.  On a demandé au Québécois s’ils étaient favorables au pipeline Énergie Est de Transcanada. Si on m’avait demandé de prédire le résultat de ce sondage, j’aurais dit que l’opposition allait facilement tourner autour de 65%-75% des gens sondés.

Quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’en réalité, la proportion de Québécois s’opposant à ce projet n’était que de 49% !!!  Malgré une intense campagne de propagande tous azimuts de presque tous les médias du Québec, les opposants au pipeline Énergie Est sont incapables de rallier plus de 50% de la population.

Avec un taux d’approbation de 35%, on peut aussi dire que ce projet ne plaît pas uniquement à la base conservatrice au Québec.  Imaginer si le débat avait été équilibré et honnête dans nos médias, le projet aurait probablement passé comme du beurre dans une poêle chaude.

Si les libéraux de Philippe Couillard n’étaient pas aussi peureux et déterminés à faire plaisir à des gens qui ne voteront jamais pour eux, le projet aurait aussi eu des chances de se concrétiser. Au Nouveau-Brunswick, une province plus riche que le Québec, le premier ministre n’a pas hésité à prendre la défense du pipeline Énergie Est:

Hier, l’infâme Bernard Drainville a décidé de ramener sa calvaire de charte dans le paysage politique québécois. Il faudrait rappeler au petit homme qu’une charte similaire en France n’a pas su prévenir les attentats contre le Charlie Hebdo. En fait, favoriser l’exportation du pétrole albertain aux quatre coins de la planète serait un outil bien plus efficace que n’importe quelle charte pour combattre le fondamentalisme islamique puisque chaque baril de pétrole éthique vendu par l’Alberta c’est un baril de pétrole de la sharia de moins qui sera vendu par les régimes islamofascistes du Moyen-Orient. Mais que voulez-vous, pour des raisons idéologiques, certains chartistes préfèrent le pétrole de la sharia du Moyen-Orient au pétrole éthique de l’Alberta.

Ethical Oil


18 décembre 2014

Les rigolos du BAPE Économie En Images En Vidéos Environnement États-Unis Québec

Selon les rigolos du BAPE, il est impossible de faire de l’argent avec le gaz de schiste au Québec.

Vraiment ?

Voici ce qu’en pensent les gens qui savent compter, par opposition aux activistes diplômés en philosophie

Schiste Dakota du Nord

Vivre à côté d’un puits qui fait l’extraction d’hydrocarbures de schiste c’est payant, très payant ! Ce n’est pas moi qui le dis, mais plutôt une étude réalisée par la Réserve fédérale américaine, division Minneapolis !

Selon cette étude, dans un rayon de 160 km autour du dépôt d’hydrocarbures de schiste de Bakken dans le Dakota du Nord, les salaires sont 25% plus élevés.  Encore mieux, on observe aussi que le taux de chômage est réduit dans un rayon de 645 km autour du dépôt !  Dans un rayon de 160 km, le taux de chômage est réduit de 50% alors que dans un rayon de 645 km on parle d’une réduction de 31%.

Voici ce que ça pourrait donner pour le Québec (à titre indicatif seulement, puisque dans le Dakota du Nord on exploite surtout le pétrole de schiste alors que dans les basse terres du St-Laurent c’est surtout du gaz de schiste):

Schiste Québec

L’exploitation du gaz de schiste aurait pu aussi stimuler l’économie du Québec. Malheureusement, les activistes du BAPE ont décidé que les Québécois allaient rester pauvres. Le BAPE croit-il que le schiste ne peut être exploité au Québec, car nous sommes moins intelligents que les Américains ?

En passant, pour ceux qui n’ont jamais vu, voici à quoi ressemble le processus de forage d’un puits de gaz de schiste (ne comptez pas sur les médias québécois pour vous montrer ça…)

Une fois le processus de fracturation hydraulique complété, le puits disparaît presque !

Source:
Federal Reserve Bank of Minneapolis
Bakken activity: How wide is the ripple effect?

MISE-À-JOUR

Voici les raisons utilisées par les rigolos du BAPE pour interdire l’exploitation du gaz de schiste. Si le Québec n’était pas une république de bananes, le premier ministre aurait dû exiger la démission des membres du BAPE pour avoir produit un document qui est une insulte à l’intelligence des gens qui en ont une…

Hopital Psychiatrique
Les enjeux liés à l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste dans le shale d’Utica des basses-terres du Saint-Laurent

Les impacts potentiels des activités d’exploration et d’exploitation du gaz de schiste, soit l’augmentation du niveau de bruit ambiant, de la quantité de poussière en suspension, de la pollution lumineuse nocturne et de l’achalandage sur les routes rurales ainsi que les impacts sur les paysages affecteraient le secteur agrotouristique au même titre qu’elles auraient des effets sur le secteur touristique en général. Les activités de l’industrie gazière sont susceptibles de ternir, aux yeux des clients d’agrotourisme, l’image d’authenticité associée au milieu rural et villageois et de nuire à l’agrément qui accompagne les visites à la campagne.

Aux États-Unis, ce n’est pas l’agrotouristique qui a sorti le pays de la crise économique, mais le gaz de schiste… M’enfin, au Québec ce qui compte ce n’est pas de faire travailler les gens, mais « l’agrément qui accompagne les visites à la campagne »…


3 décembre 2014

Fermer pour la business Coup de gueule Économie En Vidéos Gauchistan International Mondialisation Québec

Au sujet de de la construction d’un port pétrolier à Cacouna, Pierre Karl Péladeau a déclaré ceci il y a quelques semaines:

« Ces questions sont multipliables à grande échelle : pourquoi par exemple, laissons-nous passer les bateaux sur la voie maritime de notre fleuve Saint-Laurent sans avoir une seule cenne de redevance ? Croyez-vous que c’est gratuit de passer le canal de Panama ? »

Le pauvre PKP semble avoir oublié que le canal de Panama est une construction humaine, un réseau d’écluses qui doit être opéré et entretenu par plus de 9 000 personnes.  C’est pour cette raison que les navires doivent s’acquitter d’un péage quand ils empruntent cette infrastructure.  D’ailleurs, c’est la même chose sur la voie maritime du St-Laurent.  Lorsque les navires transitent entre le St-Laurent et les Grand-Lacs, ils doivent payer pour utiliser les treize écluses canadiennes et les deux écluses américaines. M’enfin, ce qui a surtout retenu mon attention c’est l’idée d’imposer un péage sur le fleuve St-Laurent, une idée qui a été répétée lundi par PKP lors d’une entrevue avec Paul Arcand.

Imposer un péage sur le St-Laurent, c’est entraver le commerce, c’est mettre une barrière de plus dans une province qui en compte déjà beaucoup trop, c’est un repli sur soi et se fermer sur le monde; c’est dire au reste de la planète que le Québec est fermé pour la business.  Bref, c’est tout le contraire du chemin emprunté par Singapour.

Singapour est une petite île à peine plus grande que Montréal, mais qui compte une population de 5,3 millions d’habitants. Cette petite île est dénuée de toutes ressources naturelles et l’agriculture y est à peu près inexistante.  Malgré tout, Singapour est l’un des pays les plus riches de la planète.  Comment un petit pays qui doit importer toutes ses matières premières et ses denrées alimentaires, a-t-il pu devenir aussi riche ?  La réponse est simple: Singapour a décidé de s’ouvrir sur le monde.

Singapour n’a pas imposé un péage aux navires naviguant dans ses eaux, au contraire !  Singapour a plutôt misé sur l’ouverture sur le monde: pas de péage, pas de douane, pas de tarifs, pas de taxes.  Singapour a envoyé le message suivant: venez chez nous, nous sommes ouverts pour la business !  Avec cette stratégie, Singapour a construit le plus gros port de la planète, un carrefour du commerce international qui est devenu un incontournable pour les armateurs.  Tout ce trafic maritime, attiré par cette « ouverture », a créé dans son sillage une économie riche et dynamique, voyez par vous-même (un merveilleux petit vidéo à voir absolument):

Le plan de PKP consiste à faire exactement l’inverse de Singapour: un péage qui va envoyer le message que le Québec est fermé sur le monde et fermé pour la business. Il est évident que Québec ne sera jamais Singapour, notre situation géographique n’est pas la même, mais ce qui importe ici ce sont les incitatifs et le message qui est projeté. Taxer le commerce international est le plus mauvais des messages qu’un politicien peut envoyer au reste de la planète, agir de la sorte c’est accepter de rester petit en réduisant le nombre d’opportunités économiques.

Les politiciens qui s’imaginent que les gouvernements ont un problème de revenus et pas de dépenses sont des dangers économiques.


27 novembre 2014

Les mathématiques et les artistes Coup de gueule Économie En Chiffres En Vidéos Gauchistan Québec

Il ne faut pas en vouloir à Daniel Boucher. Daniel Boucher est un artiste et les artistes sont des gens qui préfèrent les émotions aux chiffres.

Quand Daniel Boucher trouvera 2 minutes pour laisser ses émotions de côté, il pourra constater qu’il n’y a pas d’austérité au Québec:

Austérité Québec

Il n’y a pas d’austérité au Québec et il n’y a jamais eu d’austérité au Québec, les dépenses ne font qu’augmenter. Au mieux, on diminue légèrement le taux de croissance des dépenses, comme si une voiture décidait d’accélérer à 25 km/h en direction d’un mur au lieu d’accélérer à 30 km/h. Dans les 2 cas, on accélère toujours en direction d’un mur !

P.-S.1 Lors de la mise à jour économique de Nicolas Marceau et durant la campagne électorale, le PQ a fixé l’atteinte du déficit zéro pour l’année 2015-2016. C’est la même cible que les libéraux. J’ai une question pour les péquistes qui critiquent les mesures de fausse austérité des libéraux: comment auriez-vous fait pour atteindre le déficit zéro en 2015-2016 si vous refusez de simplement ralentir l’augmentation des dépenses?

P.-S.2 Les péquiste qui dénoncent l’endettement de Jean Charest dans les dernières années de son mandat, sont-ils en train de dire que le keynésianisme est une mauvaise chose, contredisant ainsi leur idole Paul Krugman ?

Source:
Ministère des finances du Québec
Budget 2014-2015


25 novembre 2014

Le sentiment de supériorité Canada En Vidéos Environnement Québec

Au Québec, les défenseurs du modèle aiment bien se donner un air de supériorité, notamment avec l’Alberta. Par exemple, on aime bien dire que le Québec, contrairement à l’Alberta, a fait le choix de l’énergie propre avec son hydro-électricité…

Voici maintenant ce qu’il faut savoir et ce que les défenseurs du modèle ne disent jamais.

Pour le moment, l’exploitation des sables bitumineux en Alberta a nécessité le déboisement de moins de 1 000 km2 de forêt.  Pour exploiter la totalité des sables bitumineux en Alberta, on estime qu’il faudrait couper 4 800 km2 de forêt. À titre indicatif, à lui seul, le projet hydro-électrique de la Baie Jame a entraîné la destruction de 9 715 km2 de forêt !

Pour ceux qui pensent que les barrages restent quand même un moindre mal puisqu’une fois construits, contrairement aux sites d’exploitation des sables bitumineux, ils sont « propres », il faut savoir que la décomposition de la matière végétale dans les réservoirs entraîne une importante contamination au mercure de la faune locale.  Encore aujourd’hui, on recommande de ne pas consommer des poissons de la Baie James plus d’une fois par semaine.

De plus, il est impossible de restaurer les zones affectées par les barrages, une fois le lac artificiel créé, il sera là tant et aussi longtemps que le barrage existera.  Pour les sables bitumineux, c’est tout le contraire. Une fois le pétrole extrait, il est possible de replanter une forêt, vidéo à voir absolument:

Et que penser des gaz à effet de serre ?

Selon les calculs d’Andrew Weaver, un climatologue spécialisé dans la modélisation du climat qui collabore avec le GIEC, si demain matin on extrayait et consommait les 170 milliards de barils de pétrole commercialement disponibles dans les réserves de sable bitumineux de l’Alberta, la température augmentait de 0,03°C. À titre indicatif, selon cette étude, l’utilisation de la totalité des réserves de charbon pourrait faire augmenter la température de 14,8°C. Andrew Weaver conclu donc que l’exploitation des sables bitumineux aura un impact négligeable sur réchauffement climatique.

Cet air de supériorité que se donnent les défenseurs du modèle par rapport à l’Alberta sert surtout à cacher le bilan économique médiocre du Québec. Les péquistes, et la gauche en général, haïssent le pétrole, car ce liquide symbolise la réussite de l’Alberta là où le Québec a lamentablement échoué. L’Alberta a confié le développement de son secteur énergétique (pétrole) au secteur privé tout en misant sur un petit gouvernement. Le Québec a nationalisé son secteur énergétique (électricité) tout en misant sur un gros gouvernement. Le Québec est devenu une terre de pauvreté et l’Alberta une terre d’abondance… Pour les péquistes, le pétrole albertain transitant par le Québec, c’est l’équivalent de frotter du gros sel dans la plaie ouverte qu’est devenue le modèle québécois…


5 novembre 2014

Les Américains ont perdu la foi Économie En Vidéos États-Unis Hétu Watch Philosophie

Hier avaient lieu les élections de mi-mandat aux États-Unis. Une victoire sur toute la ligne des républicains qui ont ainsi pu reprendre le contrôle du sénat, mais surtout une défaite humiliante et sans appel pour la gauche soi-disant « progressiste ».

Comment peut-on expliquer ce résultat ?

Simplement en disait que les Américains ont perdu la foi, la foi en un gros gouvernement omnipotent:

« I think we have much more to fear from excessive faith in government than from too little faith in government. »

P.-S. Hier. j’ai pu entendre nos bonnes âmes gauchistes se lamenter parce que l’argent prend trop de place dans la politique américaine (comme si les convictions d’une personne étaient monnayables). Question de mettre les choses en perspective, si on estime que 4 milliards de dollars ont été dépensés sur plusieurs mois pour les élections de mi-mandat, c’est plus de 8 milliards de dollars qui ont été dépensés par les Américains pour fêter l’Halloween.


3 novembre 2014

Les chiqueux de guenille Chine Coup de gueule Économie En Vidéos Québec

L’escapade de Philippe Couillard en Chine la semaine dernière a débuté bizarrement quand un employé de Quebecor a voulu faire croire aux Québécois que le premier ministre s’était ridiculisé parce qu’il a voulu faire la promotion du porc québécois en Chine. Pourtant, le Canada exporte déjà pour 2,1 milliards de dollars de porc dans ce pays, ce qui fait du Canada le troisième plus gros pays exportateur de porc en chine.

M’enfin, ce qui a surtout retenu mon attention, c’est la question des droits humains, notamment l’incohérence de nos bons médias.

En 2009, lors du premier voyage de Stephen Harper en Chine, voici ce qu’on pouvait lire au Québec:

Les Affaires
L’idéologie n’a pas sa place en diplomatie

Stephen Harper a ignoré la Chine et a même refusé l’invitation d’assister à l’ouverture des Jeux olympiques de Beijing en 2008, contrairement aux chefs de gouvernement de nombreux pays, dont George W. Bush. Stephen Harper a préféré faire des accolades au Dalaï Lama et a profité de différentes occasions pour faire la leçon aux dirigeants chinois sur la question du respect des droits de l’homme. […]

Mais peu importe les raisons qui l’ont amené à bouder la Chine, Stephen Harper se trompe s’il pense que la stratégie commerciale du Canada doit reposer prioritairement sur les échanges avec les États-Unis, notre principal partenaire commercial. Alors que le 20e siècle a été celui des États-Unis, le 21e siècle sera celui de l’Asie, et plus particulièrement de la Chine, dont le produit intérieur brut dépassera celui du Japon en 2010, ce qui en fera la deuxième puissance mondiale.

Bref, on reprochait à Harper de trop en faire pour les droits humains; l’idéologie ne devait pas devenir plus importante que les relations d’affaires entre les deux pays.

Maintenant, voici comment nos médias ont traité la visite de Philippe Couillard en Chine:

La Presse
Droits humains: Couillard ne donnera pas de leçons aux Chinois

Soucieux de ne pas froisser ses hôtes, Philippe Couillard n’a pas l’intention de faire la leçon aux dirigeants chinois sur le problème épineux des droits de la personne, puisqu’il veut surtout parler affaires avec eux.

Au cours du premier point de presse de sa mission chinoise, dimanche, à Shanghai, le premier ministre a indiqué qu’il allait mettre des gants blancs au cours de ses entretiens avec les leaders communistes, dans ce pays où les droits civils comme les libertés d’opinion, de la presse et de la conscience sont bafouées.

Cette question délicate revient hanter chaque premier ministre québécois ou canadien dès qu’il met le pied en Chine et révèle toujours un malaise sur la conciliation difficile des relations économiques et du principe du respect des droits fondamentaux.

Quand Harper parle des droits humains en Chine, on l’accuse d’être trop idéologue. Quand Couillard ne parle pas des droits humains en Chine, on l’accuse d’être trop affairiste. On peut expliquer cette contradiction de la manière suivante: Stephen Harper et Philippe Couillard sont détestés des médias, par conséquent, peu importe leur position vis-à-vis la Chine, les médias vont aborder la question sous un angle négatif.

Mais le chicage de guenille de nos bons médias ne s’est pas arrêté là. De retour au Québec, Philippe Couillard a fait un arrêt à Reykjavik, en Islande, pour faire la promotion du plan nord. Lors de son allocution, le premier ministre a créé une véritable commotion au sein du parti Quebecor puisqu’il s’est adressé aux gens d’affaires réunis uniquement en… anglais ! Parler en anglais en Islande, quel scandale !

Si Couillard avait fait son discours en islandais, il n’y aurait aucune controverse; cette histoire c’est strictement une affaire d’anglophobie et rien d’autre. C’est une autre manifestation du p’tit Québec ethnocentrique. Faites le test, demandez à un Québécois le contraire de « français ». Il ne répondra pas « russes », « allemand », « chinois » ou tout simplement qu’il n’y a pas de bonne réponse; il répondra presque toujours « anglais ».

M’enfin, pour les chiqueux de guenille, voici comment devrait parler un premier ministre québécois à l’étranger:


24 octobre 2014

Les grands et les petits… Canada En Images En Vidéos Québec Terrorisme

Hier, nos députés étaient de retour à la chambre des communes après l’attentat terroriste du 22 octobre.  J’ai été très fier de nos politiciens fédéraux hier; ils étaient grands, dignes et forts. Le pays avait besoin de voir des gens fraternels, ils ont été plus que ça, ils ont été touchants…

Chambre Des Communes

Mais pendant qu’à Ottawa nos politiciens étaient grands, à Québec certains avaient décidé d’être petits… Incapable de se retenir, Bernard Landry a utilisé un attentat terroriste qui a choqué tout un pays pour faire du Harper-bashing

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8 octobre 2014

L’austérité Économie En Vidéos Philosophie

À méditer la prochaine fois qu’un fonctionnaire/syndicat vous dira qu’ils est inacceptable de réduire la taille de l’État…  Extrait de la série britannique Yes, Prime Minister:

Abolir les commissions scolaires c’est de l’austérité. L’austérité est une chose positive.


17 septembre 2014

Les richesses socialistes Économie En Vidéos Gauchistan International

Selon la légende, on dit que Midas pouvait transformer en or tout ce qu’il touchait…  Le socialisme c’est exactement l’inverse…

La Bolivie, c’est un peu comme le Québec… Là-bas comme ici, on aime mieux se faire fourrer par les nôtres plutôt que de faire de bonnes affaires avec des étrangers…


11 septembre 2014

Le syndicalisme… Économie En Vidéos Philosophie

Je suis sûr que les tous premiers syndicats devraient ressembler à ceci…

Remarquez qu’avec le débat sur la loi 3 et les régimes de retraite, on peut constater que les choses ont pas vraiment changées depuis…