Antagoniste


25 mars 2015

Les fondations Économie En Vidéos États-Unis

Hier, j’ai fait référence à Singapour pour expliquer que ce pays était devenu riche en misant d’abord sur les sciences dures plutôt que les sciences molles.

Ça m’a rappelé une scène de la série John Adams.  John Adam fut l’un des pères fondateurs et le 2e président des États-Unis. Lors de la guerre d’indépendance contre l’Angleterre, Adams fut envoyé en France avec Benjamin Franklin pour convaincre la monarchie d’appuyer les Américains dans leur guerre contre les Anglais. Adams avait compris quelque chose qui échappait à l’aristocratie française. Cette chose a fait des États-Unis une grande nation…

On reconnaît le Québec dans l’attitude des Français. Le Québec est la province canadienne où les sciences molles sont les plus populaires par rapport aux sciences dures. Nous voulons être festifs et nous concentrer sur la culture, mais nous avons oublié que pour être festif et fort en culture, il faut d’abord être riche et on devient riche avec les mathématiques, la science, le commerce ou l’ingénierie…


18 mars 2015

Les Canadiens achetés par le Qatar… Économie En Vidéos France Mondialisation

Le Paris Saint-Germain (PSG), le club de soccer le plus prestigieux de France, la propriété d’un fonds d’investissement qatari depuis 2011… C’est Nasser Al-Khelaïfi qui est le directeur général du club. Ici, aurait-on laissé des gens du Moyen-Orient acheter les Canadiens ?

Discussion sur le PSG, le Qatar et la mondialisation à la télé française. Discussion que nous ne pourrions JAMAIS avoir au Québec à cause de notre analphabétisme économique et de la pensée unique ambiante anticapitaliste…

« Et si la capitale, et donc la France, réalisait que l’on peut construire quelque chose de merveilleux, de courageux, d’enthousiasmant avec du pognon venu du Qatar, des Brésiliens, des Argentins, des Italiens, un Suédois sur le terrain ? Parce qu’à la fin, c’est la capitale qui brille. Ce que l’on accepte quand des jeunes gars courent en short, ne serait-il pas temps de l’accepter pour le capital, les entreprises et l’investissement ? »

P.-S. Au Québec, on fait un caca nerveux quand un Ontarien veut acheter un câblodistributeur ou quand un américain veut acheter une quincaillerie.


17 mars 2015

Le p’tit Québec Économie En Vidéos États-Unis Mondialisation Québec

Quel est le meilleur moyen qu’un gouvernement peut prendre pour stimuler l’entrepreneuriat, spécialement dans le secteur des hautes technologies ?

Une étude publiée il y a quelques jours démontre que l’un de ces moyens consiste à favoriser l’immigration. Selon les auteurs de cette étude, aux États-Unis, les immigrants sont 2 fois plus susceptibles de fonder une entreprise que les « Américains de souche ». De plus, contrairement à ce qu’on pourrait penser, ces entreprises ne se limitent pas aux emplois qui demandent peu de qualification comme les dépanneurs ou les restaurants; de plus en plus les immigrants s’impliquent dans l’économie du savoir. Par exemple, à Silicon Valley, 52% des gens qui ont fondé une entreprise étaient nés à l’extérieur des États-Unis !

Pendant ce temps au Québec, François Legault, le chef de la CAQ, a annoncé hier que les immigrants qui viendront vivre au Québec devront réussir au bout de trois ans à un examen de français sans quoi ils seraient expulsés… Voilà sans doute une mesure qui va rendre le Québec plus attrayant que Silicon Valley aux yeux des jeunes ingénieurs chinois et indiens…

Au fait, suis-je le seul qui a remarqué que depuis quelque temps la CAQ ne parle plus beaucoup d’économie ? On parle d’une police des foulards, d’une police du français, d’une police des valeurs québécoises, mais plus d’économie…

M’enfin, peut-on les blâmer ? Au Québec l’économie n’intéresse personne. Au Québec, on est pauvre, mais ce n’est pas grave, du moment qu’on reste entre nous

Source:
Ewing Marion Kauffman Foundation
How Local and State Governments Can Rev Up Business Creation


16 mars 2015

On n’arrête pas le progrès Économie En Vidéos France Revue de presse

Le Figaro

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Paris a perdu 83 librairies depuis 2011
Le Figaro

À la demande de la Ville de Paris, l’Atelier parisien d’urbanisme a présenté une carte de l’évolution des commerces dans la capitale entre 2011 et 2014. La baisse du nombre d’établissements consacrés aux livres s’amplifie.

L’image de carte postale du Paris et de ses boutiques vient d’être décortiquée par l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur). Ce recensement à permis de dénombrer plus de 62.000 commerces dans la capitale, une densité spectaculaire par rapport à Londres et aux grandes villes de province. Au sein de cette croissance, toutefois, les évolutions sont contrastées. Sur l’évolution annuelle, on constate une certaine stagnation des commerces de loisirs. D’après le rapport, la baisse des librairies et de la presse, comme de la photographie, s’amplifie par rapport à la période précédente 2007-2011. En effet, le nombre de librairies a chuté de 10% avec la fermeture de 83 établissements.

Cette baisse importante s’explique en partie par l’impact du e-commerce, explique le rapport, même s’il est difficile d’évaluer la véritable influence d’Internet. L’emplacement de ces librairies est également un facteur important et tous les arrondissements parisiens ne sont pas touchés de la même manière. Les V et VIe arrondissements bénéficient encore d’une protection particulière.

Pour protéger ses librairies, la France a mis en place un prix minimum et une loi anti-Amazon.

Malgré tous, les gens délaissent les librairies pour l’achat en ligne et le livre numérique. Espérons que les technophobes nationalistes du Québec vont en prendre bonne note.


9 mars 2015

Put Your Money Where Your Mouth Is Coup de gueule Économie En Vidéos Québec

Visage à 2 faces

Dans un article ayant pour titre « Les Québécois doivent mettre fin aux affrontements », publié en début d’année, voici ce que Louis Audet, le grand patron de Cogeco, déclarait au sujet de l’économie du Québec:

L’homme d’affaires, qui a succédé à son père il y a plus de 20 ans, estime que le Québec traverse un passage obligé. La province doit couper des dépenses car ses revenus sont insuffisants et sa dette excessive. Louis Audet reconnaît toutefois que la situation actuelle n’est pas facile pour personne.

«Des crédits d’impôt sont disparus pour les entreprises et tout le monde fait un effort d’une façon ou d’une autre, a exprimé le président et chef de la direction de Cogeco et de Cogeco Câble. Malheureusement, dès qu’un groupe est touché, il monte aux barricades. Si tout le monde monte aux barricades, rien ne va changer» […]

Une plus grande ouverture des Québécois aux investissements étrangers aiderait également l’économie québécoise, soutient le dirigeant, convaincu que les manifestations font fuir les investisseurs.

«Si des étrangers voient des Québécois qui protestent dans la rue pendant un an, ils n’auront pas le goût de venir investir chez nous», a affirmé M. Audet, concluant que, dans une société gagnante, tous les groupes poussent dans la même direction.

Vendredi dernier, on a appris que ce même Louis Audet a donné 500$, la contribution maximum prévue par la loi, à ce candidat à la chefferie du PQ:

En 2014, Louis Audet avait déclaré que le projet de charte était une « stratégie d’exclusion xénophobe » et une « démarche humiliante tant pour les Québécois »…

Un cas classique de bottines qui ne suivent pas les babines… Ça semble être la norme dans le « Québec inc ».

P.-S. Le patron de RadioX a aussi donné 500$ à PKP…

Doit-on dire « Québec inc » ou « guidounage inc » ?


25 février 2015

L’argent des riches et des vieux Canada Économie En Vidéos

Hier, la bonne gauche était dans tous ses émois…

Imaginez-vous que la bonne gauche a appris que le CELI profitait surtout aux Canadiens âgés et aux riches.  Quel scandale que d’apprendre qu’un outil facilitant l’épargne est surtout utilisé par des gens qui peuvent épargner…  Sans blague, la semaine prochaine va-t-on publier une grande étude démontrant que les baisses d’impôts sont surtout utiles aux gens qui payent de l’impôt ?

Avant de déchirer sa chemise à propos des CELI, il faudrait se poser la question suivante: que font les banques avec l’argent qui est déposé par des épargnants ?  Milton Friedman répond brillamment à cette question:

Les gens qui épargnent prennent la décision de reporter leur consommation alors que les gens qui empruntent prennent la décision de devancer leur consommation. Autrement dit, l’épargne des uns est l’investissement des autres. L’argent qui se retrouve dans les CELI ne dort pas dans la voûte d’une banque, il circule dans l’économie, il crée des emplois en étant investi dans une entreprise ce qui permet du même coup au déposant de faire profiter son épargne.

Bref, il est où le problème avec les CELI ?


17 février 2015

Les médias mal-biaisés Canada Coup de gueule En Vidéos Gauchistan

Hier, Stephen Harper a causé tout un émoi dans la colonie journalistique présente sur les réseaux sociaux pour avoir déclaré lors d’une entrevue que beaucoup d’employés de Radio-Canada détestaient les valeurs conservatrices.

On se demande bien ou le premier ministre a pu aller chercher ce genre d’idée, après tout on sait tous que Marie-France Bazzo, la morning woman de la Première chaîne respecte énormément les gens de droite…

On voit bien que les gens de Radio-Canada sont très ouverts…

Plus sérieusement, il est bon de relire ce texte de Julie Miville-Dechêne, écrit au moment où elle était l’ombudsman de Radio-Canada:

Magazine Trente
Pour un engagement sérieux à l’égard de la diversité dans les grands médias

Il n’y a pas assez de diversité d’opinions et de diversité culturelle dans les grands médias québécois. Le Québec, avec ses 7,6 millions d’habitants, est une petite société. Cette réalité démographique nuit à la diversité.

Parlons d’abord des journalistes. Les plus influents appartiennent souvent à la génération des baby-boomers. Et la grande majorité d’entre eux – jeunes ou vieux – partagent la même idéologie. Ces Québécois « de souche » ont surtout étudié les sciences humaines et ont été contestataires dans la mouvance nationaliste et/ou de gauche. Souvent, leur façon de voir le monde comporte, par exemple, les éléments suivants : préjugés favorables envers les syndicats, antiaméricanisme, anticléricalisme, etc. Cela ne les empêche pas de s’être embourgeoisés au fil des ans, grâce notamment à des conventions collectives de plus en plus généreuses. […]

Remarquez que ce phénomène du « trop petit nombre » ne touche pas la classe journalistique plus que les autres. La preuve nous en est donnée chaque jour par les médias lorsque nous écoutons les experts sollicités pour nous éclairer. Les mêmes têtes reviennent. Un exemple : à lui seul, Steven Guilbeault, ex-directeur de Greenpeace au Québec, a été entendu 120 fois à la radio et à la télévision de Radio-Canada en 2007.

Autre réalité : les commentateurs qui filtrent les nouvelles politiques et les interprètes pour notre bénéfice, sauf exception, tous dans le même bouillon. On a souvent l’impression, par exemple, que nos chroniqueurs vedettes se parlent ou s’échangent des textos chaque jour sur leurs BlackBerry, car leurs points de vue se ressemblent. Le nombre de chroniqueurs et de columnists augmente. Est-ce un gage de diversité ? Pas vraiment. […]

Au Canada anglais, le National Post est un journal conservateur, de droite, et son grand rival, le Globe and Mail, est plutôt centriste. On peut donc lire, dans ces deux quotidiens, des points de vue très variés sur une foule de sujets. Au Québec, la page éditoriale du journal La Presse fait écho aux idées de centre droit, mais, dans l’ensemble des médias, le débat se réduit généralement à un affrontement entre souverainistes et fédéralistes.  Et les deux options se définissent depuis longtemps comme étant soit de centre gauche, soit de gauche centriste. En d’autres mots, c’est blanc bonnet et bonnet blanc. Il y a donc tout un débat d’idées qui n’a jamais pu se faire chez nous et qui nous a sauté au visage le jour où Mario Dumont et la droite ont failli remporter les élections..

Si Radio-Canada était un média de droite fédéraliste, Pierre Karl Péladeau ne dénoncerait pas les coupures des conservateurs…


11 février 2015
4 février 2015

Que le cirque commence! En Vidéos Gauchistan Québec

Aujourd’hui, c’est le début officiel de la course à la chefferie du PQ…

Un freak show qui va durer trois mois et pendant lesquels on va parler de trucs qui intéressent seulement les médias…

M’enfin, voici un petit vidéo qui résume assez bien de quoi aura l’air cette campagne…

Trois mois de campagne résumés en quatre minutes.


13 janvier 2015

Malgré la propagande… Économie En Images En Vidéos Environnement Québec

Dans L’Actualité cette semaine on a publié les résultats d’un sondage qui m’ont renversé.  On a demandé au Québécois s’ils étaient favorables au pipeline Énergie Est de Transcanada. Si on m’avait demandé de prédire le résultat de ce sondage, j’aurais dit que l’opposition allait facilement tourner autour de 65%-75% des gens sondés.

Quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’en réalité, la proportion de Québécois s’opposant à ce projet n’était que de 49% !!!  Malgré une intense campagne de propagande tous azimuts de presque tous les médias du Québec, les opposants au pipeline Énergie Est sont incapables de rallier plus de 50% de la population.

Avec un taux d’approbation de 35%, on peut aussi dire que ce projet ne plaît pas uniquement à la base conservatrice au Québec.  Imaginer si le débat avait été équilibré et honnête dans nos médias, le projet aurait probablement passé comme du beurre dans une poêle chaude.

Si les libéraux de Philippe Couillard n’étaient pas aussi peureux et déterminés à faire plaisir à des gens qui ne voteront jamais pour eux, le projet aurait aussi eu des chances de se concrétiser. Au Nouveau-Brunswick, une province plus riche que le Québec, le premier ministre n’a pas hésité à prendre la défense du pipeline Énergie Est:

Hier, l’infâme Bernard Drainville a décidé de ramener sa calvaire de charte dans le paysage politique québécois. Il faudrait rappeler au petit homme qu’une charte similaire en France n’a pas su prévenir les attentats contre le Charlie Hebdo. En fait, favoriser l’exportation du pétrole albertain aux quatre coins de la planète serait un outil bien plus efficace que n’importe quelle charte pour combattre le fondamentalisme islamique puisque chaque baril de pétrole éthique vendu par l’Alberta c’est un baril de pétrole de la sharia de moins qui sera vendu par les régimes islamofascistes du Moyen-Orient. Mais que voulez-vous, pour des raisons idéologiques, certains chartistes préfèrent le pétrole de la sharia du Moyen-Orient au pétrole éthique de l’Alberta.

Ethical Oil


18 décembre 2014

Les rigolos du BAPE Économie En Images En Vidéos Environnement États-Unis Québec

Selon les rigolos du BAPE, il est impossible de faire de l’argent avec le gaz de schiste au Québec.

Vraiment ?

Voici ce qu’en pensent les gens qui savent compter, par opposition aux activistes diplômés en philosophie

Schiste Dakota du Nord

Vivre à côté d’un puits qui fait l’extraction d’hydrocarbures de schiste c’est payant, très payant ! Ce n’est pas moi qui le dis, mais plutôt une étude réalisée par la Réserve fédérale américaine, division Minneapolis !

Selon cette étude, dans un rayon de 160 km autour du dépôt d’hydrocarbures de schiste de Bakken dans le Dakota du Nord, les salaires sont 25% plus élevés.  Encore mieux, on observe aussi que le taux de chômage est réduit dans un rayon de 645 km autour du dépôt !  Dans un rayon de 160 km, le taux de chômage est réduit de 50% alors que dans un rayon de 645 km on parle d’une réduction de 31%.

Voici ce que ça pourrait donner pour le Québec (à titre indicatif seulement, puisque dans le Dakota du Nord on exploite surtout le pétrole de schiste alors que dans les basse terres du St-Laurent c’est surtout du gaz de schiste):

Schiste Québec

L’exploitation du gaz de schiste aurait pu aussi stimuler l’économie du Québec. Malheureusement, les activistes du BAPE ont décidé que les Québécois allaient rester pauvres. Le BAPE croit-il que le schiste ne peut être exploité au Québec, car nous sommes moins intelligents que les Américains ?

En passant, pour ceux qui n’ont jamais vu, voici à quoi ressemble le processus de forage d’un puits de gaz de schiste (ne comptez pas sur les médias québécois pour vous montrer ça…)

Une fois le processus de fracturation hydraulique complété, le puits disparaît presque !

Source:
Federal Reserve Bank of Minneapolis
Bakken activity: How wide is the ripple effect?

MISE-À-JOUR

Voici les raisons utilisées par les rigolos du BAPE pour interdire l’exploitation du gaz de schiste. Si le Québec n’était pas une république de bananes, le premier ministre aurait dû exiger la démission des membres du BAPE pour avoir produit un document qui est une insulte à l’intelligence des gens qui en ont une…

Hopital Psychiatrique
Les enjeux liés à l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste dans le shale d’Utica des basses-terres du Saint-Laurent

Les impacts potentiels des activités d’exploration et d’exploitation du gaz de schiste, soit l’augmentation du niveau de bruit ambiant, de la quantité de poussière en suspension, de la pollution lumineuse nocturne et de l’achalandage sur les routes rurales ainsi que les impacts sur les paysages affecteraient le secteur agrotouristique au même titre qu’elles auraient des effets sur le secteur touristique en général. Les activités de l’industrie gazière sont susceptibles de ternir, aux yeux des clients d’agrotourisme, l’image d’authenticité associée au milieu rural et villageois et de nuire à l’agrément qui accompagne les visites à la campagne.

Aux États-Unis, ce n’est pas l’agrotouristique qui a sorti le pays de la crise économique, mais le gaz de schiste… M’enfin, au Québec ce qui compte ce n’est pas de faire travailler les gens, mais « l’agrément qui accompagne les visites à la campagne »…


3 décembre 2014

Fermer pour la business Coup de gueule Économie En Vidéos Gauchistan International Mondialisation Québec

Au sujet de de la construction d’un port pétrolier à Cacouna, Pierre Karl Péladeau a déclaré ceci il y a quelques semaines:

« Ces questions sont multipliables à grande échelle : pourquoi par exemple, laissons-nous passer les bateaux sur la voie maritime de notre fleuve Saint-Laurent sans avoir une seule cenne de redevance ? Croyez-vous que c’est gratuit de passer le canal de Panama ? »

Le pauvre PKP semble avoir oublié que le canal de Panama est une construction humaine, un réseau d’écluses qui doit être opéré et entretenu par plus de 9 000 personnes.  C’est pour cette raison que les navires doivent s’acquitter d’un péage quand ils empruntent cette infrastructure.  D’ailleurs, c’est la même chose sur la voie maritime du St-Laurent.  Lorsque les navires transitent entre le St-Laurent et les Grand-Lacs, ils doivent payer pour utiliser les treize écluses canadiennes et les deux écluses américaines. M’enfin, ce qui a surtout retenu mon attention c’est l’idée d’imposer un péage sur le fleuve St-Laurent, une idée qui a été répétée lundi par PKP lors d’une entrevue avec Paul Arcand.

Imposer un péage sur le St-Laurent, c’est entraver le commerce, c’est mettre une barrière de plus dans une province qui en compte déjà beaucoup trop, c’est un repli sur soi et se fermer sur le monde; c’est dire au reste de la planète que le Québec est fermé pour la business.  Bref, c’est tout le contraire du chemin emprunté par Singapour.

Singapour est une petite île à peine plus grande que Montréal, mais qui compte une population de 5,3 millions d’habitants. Cette petite île est dénuée de toutes ressources naturelles et l’agriculture y est à peu près inexistante.  Malgré tout, Singapour est l’un des pays les plus riches de la planète.  Comment un petit pays qui doit importer toutes ses matières premières et ses denrées alimentaires, a-t-il pu devenir aussi riche ?  La réponse est simple: Singapour a décidé de s’ouvrir sur le monde.

Singapour n’a pas imposé un péage aux navires naviguant dans ses eaux, au contraire !  Singapour a plutôt misé sur l’ouverture sur le monde: pas de péage, pas de douane, pas de tarifs, pas de taxes.  Singapour a envoyé le message suivant: venez chez nous, nous sommes ouverts pour la business !  Avec cette stratégie, Singapour a construit le plus gros port de la planète, un carrefour du commerce international qui est devenu un incontournable pour les armateurs.  Tout ce trafic maritime, attiré par cette « ouverture », a créé dans son sillage une économie riche et dynamique, voyez par vous-même (un merveilleux petit vidéo à voir absolument):

Le plan de PKP consiste à faire exactement l’inverse de Singapour: un péage qui va envoyer le message que le Québec est fermé sur le monde et fermé pour la business. Il est évident que Québec ne sera jamais Singapour, notre situation géographique n’est pas la même, mais ce qui importe ici ce sont les incitatifs et le message qui est projeté. Taxer le commerce international est le plus mauvais des messages qu’un politicien peut envoyer au reste de la planète, agir de la sorte c’est accepter de rester petit en réduisant le nombre d’opportunités économiques.

Les politiciens qui s’imaginent que les gouvernements ont un problème de revenus et pas de dépenses sont des dangers économiques.


27 novembre 2014

Les mathématiques et les artistes Coup de gueule Économie En Chiffres En Vidéos Gauchistan Québec

Il ne faut pas en vouloir à Daniel Boucher. Daniel Boucher est un artiste et les artistes sont des gens qui préfèrent les émotions aux chiffres.

Quand Daniel Boucher trouvera 2 minutes pour laisser ses émotions de côté, il pourra constater qu’il n’y a pas d’austérité au Québec:

Austérité Québec

Il n’y a pas d’austérité au Québec et il n’y a jamais eu d’austérité au Québec, les dépenses ne font qu’augmenter. Au mieux, on diminue légèrement le taux de croissance des dépenses, comme si une voiture décidait d’accélérer à 25 km/h en direction d’un mur au lieu d’accélérer à 30 km/h. Dans les 2 cas, on accélère toujours en direction d’un mur !

P.-S.1 Lors de la mise à jour économique de Nicolas Marceau et durant la campagne électorale, le PQ a fixé l’atteinte du déficit zéro pour l’année 2015-2016. C’est la même cible que les libéraux. J’ai une question pour les péquistes qui critiquent les mesures de fausse austérité des libéraux: comment auriez-vous fait pour atteindre le déficit zéro en 2015-2016 si vous refusez de simplement ralentir l’augmentation des dépenses?

P.-S.2 Les péquiste qui dénoncent l’endettement de Jean Charest dans les dernières années de son mandat, sont-ils en train de dire que le keynésianisme est une mauvaise chose, contredisant ainsi leur idole Paul Krugman ?

Source:
Ministère des finances du Québec
Budget 2014-2015


25 novembre 2014

Le sentiment de supériorité Canada En Vidéos Environnement Québec

Au Québec, les défenseurs du modèle aiment bien se donner un air de supériorité, notamment avec l’Alberta. Par exemple, on aime bien dire que le Québec, contrairement à l’Alberta, a fait le choix de l’énergie propre avec son hydro-électricité…

Voici maintenant ce qu’il faut savoir et ce que les défenseurs du modèle ne disent jamais.

Pour le moment, l’exploitation des sables bitumineux en Alberta a nécessité le déboisement de moins de 1 000 km2 de forêt.  Pour exploiter la totalité des sables bitumineux en Alberta, on estime qu’il faudrait couper 4 800 km2 de forêt. À titre indicatif, à lui seul, le projet hydro-électrique de la Baie Jame a entraîné la destruction de 9 715 km2 de forêt !

Pour ceux qui pensent que les barrages restent quand même un moindre mal puisqu’une fois construits, contrairement aux sites d’exploitation des sables bitumineux, ils sont « propres », il faut savoir que la décomposition de la matière végétale dans les réservoirs entraîne une importante contamination au mercure de la faune locale.  Encore aujourd’hui, on recommande de ne pas consommer des poissons de la Baie James plus d’une fois par semaine.

De plus, il est impossible de restaurer les zones affectées par les barrages, une fois le lac artificiel créé, il sera là tant et aussi longtemps que le barrage existera.  Pour les sables bitumineux, c’est tout le contraire. Une fois le pétrole extrait, il est possible de replanter une forêt, vidéo à voir absolument:

Et que penser des gaz à effet de serre ?

Selon les calculs d’Andrew Weaver, un climatologue spécialisé dans la modélisation du climat qui collabore avec le GIEC, si demain matin on extrayait et consommait les 170 milliards de barils de pétrole commercialement disponibles dans les réserves de sable bitumineux de l’Alberta, la température augmentait de 0,03°C. À titre indicatif, selon cette étude, l’utilisation de la totalité des réserves de charbon pourrait faire augmenter la température de 14,8°C. Andrew Weaver conclu donc que l’exploitation des sables bitumineux aura un impact négligeable sur réchauffement climatique.

Cet air de supériorité que se donnent les défenseurs du modèle par rapport à l’Alberta sert surtout à cacher le bilan économique médiocre du Québec. Les péquistes, et la gauche en général, haïssent le pétrole, car ce liquide symbolise la réussite de l’Alberta là où le Québec a lamentablement échoué. L’Alberta a confié le développement de son secteur énergétique (pétrole) au secteur privé tout en misant sur un petit gouvernement. Le Québec a nationalisé son secteur énergétique (électricité) tout en misant sur un gros gouvernement. Le Québec est devenu une terre de pauvreté et l’Alberta une terre d’abondance… Pour les péquistes, le pétrole albertain transitant par le Québec, c’est l’équivalent de frotter du gros sel dans la plaie ouverte qu’est devenue le modèle québécois…


5 novembre 2014

Les Américains ont perdu la foi Économie En Vidéos États-Unis Hétu Watch Philosophie

Hier avaient lieu les élections de mi-mandat aux États-Unis. Une victoire sur toute la ligne des républicains qui ont ainsi pu reprendre le contrôle du sénat, mais surtout une défaite humiliante et sans appel pour la gauche soi-disant « progressiste ».

Comment peut-on expliquer ce résultat ?

Simplement en disait que les Américains ont perdu la foi, la foi en un gros gouvernement omnipotent:

« I think we have much more to fear from excessive faith in government than from too little faith in government. »

P.-S. Hier. j’ai pu entendre nos bonnes âmes gauchistes se lamenter parce que l’argent prend trop de place dans la politique américaine (comme si les convictions d’une personne étaient monnayables). Question de mettre les choses en perspective, si on estime que 4 milliards de dollars ont été dépensés sur plusieurs mois pour les élections de mi-mandat, c’est plus de 8 milliards de dollars qui ont été dépensés par les Américains pour fêter l’Halloween.