Antagoniste


23 mai 2013

Éco-condriaque: catastrophes naturelles ! Coup de gueule En Chiffres Environnement États-Unis

C’est maintenant devenu une tradition, chaque fois qu’il y a une catastrophe naturelle, il se trouve quelqu’un quelque part dans les médias pour blâmer le réchauffement climatique.

Le réchauffement climatique est-il sur le point de nous faire tomber le ciel sur la tête ? Vraiment ?

Voici quelques faits qui dérangeront certains…

Réchauffiste

Réchauffiste

Réchauffiste

Bien malin le réchauffiste qui pourra trouver une corrélation entre les émissions de gaz à effet de serre et les décès imputables à des catastrophes naturelles…  De plus, gardez en tête que depuis 1940, la population américaine a plus que doublé.

N’en déplaise aux catastrophistes/environnementalistes, la fin du monde n’est pas pour demain…

Sources:
National Oceanic and Atmospheric Administration
Natural Hazard Statistics

CDIAC
Global Fossil-Fuel CO2 Emissions

22 mai 2013

Une catastrophe économique de 20 ans au Québec… Canada Économie En Chiffres Québec

Voici l’évolution de la rémunération hebdomadaire moyenne (incluant le temps supplémentaire) dans les dix provinces canadiennes depuis 1991 (année pour laquelle les statistiques débutent):

Déclin Québec

En 1991, avec une rémunération hebdomadaire moyenne de 545,45$, le Québec arrivait en 3e position.  Une excellente performance, nous étions même devant l’Alberta ! En 2012, même si la rémunération hebdomadaire moyenne est passée à 822,68$,  la province a dû se contenter d’une médiocre 8e position.  Une telle dégringolade au classement représente une catastrophe économique sans nom.

Ce déclin a été causé par une croissance anémique de la rémunération hebdomadaire moyenne, pendant que le Québec marche, les autres provinces sont au pas de course:

Déclin Québec

Le Québec est bon dernier.  Avec sa croissance annuelle moyenne de 1,98%, nous sommes la seule province sous la barre du 2,00%.  En 2012, la rémunération hebdomadaire moyenne du Québec était uniquement supérieure à celle du Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse et Île-du-Prince-Édouard.  Par contre, quand on regarde leur croissance,  on se doit de conclure que c’est une question de temps avant que ces trois provinces ne rattrapent et dépassent le Québec.

Depuis 1992, en moyenne le Québec a occupé la 7e position (sur 10) au chapitre de la croissance annuelle moyenne de la rémunération hebdomadaire moyenne.  Voici l’évolution de la position du Québec ces vingt dernières années…

Déclin Québec

Sauf en 1992, 2001 et 2003, le Québec a toujours occupé la deuxième moitié du classement…  Sans conteste, une des séries de graphiques les plus déprimantes que j’ai publiée sur mon blogue…

Questions aux gauchistes: pouvez-vous m’indiquer sur ce graphique quand le modèle québécois a fonctionné ?

P.-S. Il est ironique de constater que la régression soit un trait commun à toutes les idéologies progressistes…

Source:
Statistique Canada
Tableaux 281-0027

21 mai 2013

La fin de la récréation ? Canada Économie En Chiffres Récession

Voici l’évolution des coûts reliés à la propriété au Canada depuis la fin de la dernière récession…

Bulle Immobilière

Presque toutes les dépenses reliées à la propriété ont augmenté plus rapidement que l’inflation depuis la fin de la récession.  Dans le cas des impôts fonciers, cette croissance a été presque 2 fois supérieure !

Le seul poste budgétaire qui n’a pas augmenté est celui qui représente la plus grosse dépense pour les propriétaires, soit le coût de l’hypothèque. Non seulement les hypothèques, non pas augmentées, mais celles-ci ont connu une diminution relativement importante de près de 12%.

Selon vous, que va-t-il se produire quand les taux d’intérêt finiront invariablement par remonter ?  Le réveil pourrait être brutal pour certains…

Source:
Statistique Canada
Tableau 326-0020

16 mai 2013

Les Québécois moins intelligents que les Américains ? Coup de gueule Économie En Chiffres Environnement États-Unis Québec

Yves-François Blanchet, ce gérant d’artiste recyclé en ministre de l’Environnement (on pourrait presque croire à une blague), serait sur le point d’annoncer incessamment un nouveau moratoire de 5 ans sur les activités d’exploration et d’exploitation sur le gaz de schiste…

Pendant que les réactionnaires du PQ font tout en leur pouvoir pour stopper le développement du Québec, voici ce qu’ils se passent au sud de la frontière…

Schiste États-Unis

Depuis l’an 2000, la production de gaz de schiste a augmenté de 2 600% aux États-Unis. Pourtant, on ne dénombre aucun mort, aucun désastre écologique, aucune maison ayant explosé ou aucune création d’un portail sur une autre dimension permettant une invasion extra-terrestre… Le seul effet mesurable de l’exploitation de cette ressource aux États-Unis est un enrichissement sans précédent !

Mais l’ancien gérant d’Éric Lapointe a décidé que les Québécois allaient rester pauvres. Pourquoi le PQ déteste-t-il autant le Québec et les Québécois ? Yves-François Blanchet croit-il que les gaz de schiste ne peuvent être exploités de manière sécuritaire au Québec, car nous sommes moins intelligents que les Américains ?

Source:
EIA
Annual Energy Outlook 2013

15 mai 2013

Éco-condriaque: la « faim » du monde Économie En Chiffres Environnement International

La fin du monde est proche, du moins selon les saintes Écritures du mouvement écologiste…

Eco-Marxiste

-

« La bataille pour nourrir l’humanité est terminée. Dans les années 1970, des centaines de millions de personnes vont mourir de faim. A cette date tardive, rien ne peut empêcher une augmentation substantielle du taux de mortalité. » -Paul R. Ehrlich (Stanford University); 1968

« D’ici l’an 2000, le monde entier, à l’exception de l’Europe occidentale, de l’Amérique du Nord et de l’Australie, vivra une famine permanente. » -Peter Gunter (Université North Texas State); 1970

-

Eco-Marxiste

Depuis plusieurs années, les éco-catastrophistes et les écolo-marxistes se plaisent à nous annoncer la fin du monde. Un des scénarios évoqués veut que l’humanité soit décimée par des famines de masse ayant pour origine la surexploitation agricole, la pollution, le réchauffement climatique, l’épuisement des terres arables, la surpêche, les organismes génétiquement modifiés, les pesticides, les herbicides, les engrais, la mécanisation et l’industrialisation de l’agriculture… Bref, ce ne sont pas les raisons qui manquent !

Malheureusement pour les éco-catastrophistes et les écolo-marxistes, les chiffres racontent une autre histoire. Voici la proportion de la population dont le décès est imputable aux famines pour chaque décennie depuis le début du 20e siècle:

La "faim" du monde

Conclusion ?

En dépit de la surexploitation agricole, de la pollution, du réchauffement climatique, de l’épuisement des terres arables, de la surpêche, des organismes génétiquement modifiés, des pesticides, des herbicides, des engrais, de la mécanisation et de l’industrialisation de l’agriculture, non seulement les victimes des famines n’ont pas augmenté, mais elles ont diminué de manière drastique ! En fait, on peut sans doute remercier les organismes génétiquement modifiés, les pesticides, les herbicides, les engrais, la mécanisation et l’industrialisation de l’agriculture pour les progrès réalisés à partir des années 70.

Les éco-catastrophistes et les écolo-marxistes rêvent d’un monde égalitaire où les gens consommeraient exclusivement des aliments biologiques produits localement, un monde où l'air serait exempt de toute pollution industrielle et où chacun serait son propre patron. Une vision idyllique du monde ?

Mais attendez… Dans ce monde, l'espérance de vie ne dépasse pas les 30 ans, beaucoup d'enfants meurent en bas âge et les gens sont constamment confrontés à la famine. Dans ce monde, il n'y a ni médecins, ni dentistes ni constructions sanitaires. Si ce monde est égalitaire, c'est parce que tout le monde est pauvre, si l'air est pur c'est parce qu'il n'y a pas d'industries pour employer les gens. La nourriture est organique parce qu'il n'y a ni pesticides ni technologies agricoles. Conséquence, les gens s'éreintent dans les champs pour produire une nourriture qui suffit à peine à nourrir leur famille.

Ce monde existe, du moins il a déjà existé, c'était le moyen-âge…

Source:
Institute of Development Studies
Dr Stephen Devereux > Publications

13 mai 2013

Québec, terrain miné… Canada Économie En Chiffres Québec

Quand il est question des mines et de leurs redevances, beaucoup de gens pensent que le gouvernement est libre d’imposer ce qu’il veut puisque comme la ressource se trouve sur notre territoire, les compagnies n’auront pas le choix de se plier à nos exigences.  Les gens qui pensent de cette manière, des gauchistes pour la plupart, semblent avoir oublié que le Québec n’est pas un vase clos, i.e. qu’il est possible de trouver du minerai ailleurs et que nous devons compétitionner avec d’autres juridictions pour attirer des investisseurs.

Pour réaliser à quel point le Québec n’est pas le seul joueur dans l’industrie minière, voici la proportion québécoise des réserves prouvées pour quelques minéraux exploités sur le territoire canadien:

Mines Québec

Comme on peut le voir, le Québec ne monopolise aucune ressource minière.  L’or est le minerai canadien qui est le plus concentré sur le territoire québécois et malgré tout, nous n’avons que 29,7% des réserves prouvées.  Garder aussi en tête qu’on parle uniquement du Canada…  Devant de pareil chiffre, on peut aisément comprendre que le Québec ne peut dicter aux minières la marche à suivre puisque celles-ci ont la possibilité d’aller ailleurs.

Pour s’en convaincre, on peut aussi regarder la proportion québécoise des investissements en exploration et mise en valeur du secteur minier au Canada:

Mines Québec

Malgré le Plan Nord, en 2012, on pouvait voir poindre un ralentissement, le Québec accaparant seulement 17,9% des investissements en exploration et mise en valeur du secteur minier canadien. C’est une proportion inférieure à notre poids démographique qui est de 23,1%.  Dans le secteur minier canadien, le Québec reste un joueur relativement petit…

On peut voir la même chose au niveau de la valeur de la production minière au Canada:

Mines Québec

En 2012, la valeur du minerai extrait au Québec représentait 17,5% de la valeur du minerai extrait dans tout le Canada.  Encore une fois, c’est inférieur à notre poids démographique.

En bref, les Québécois doivent réaliser qu’ils n’ont pas le luxe d’imposer au secteur minier des conditions d’exploitation puisque le Québec monopolise une quantité de minerai relativement limitée.

Source:
Statistique Canada
Patrimoine en ressources naturelles du Canada

9 mai 2013

Le déclin tranquille (XXV): la dette québécoise Canada Économie En Chiffres Québec

Voici une série de billets qui sera consacrée au déclin économique du Québec. Toutes les semaines, deux indicateurs économiques seront juxtaposés, histoire de voir dans quelle direction le Québec évolue…

Voici le poids relatif du Québec dans la fédération canadienne en ce qui a trait à la dette nette des administrations provinciales et à la population totale:

Déclin Tranquille Québec

En 1990, bien que 25,3% des Canadiens vivaient au Québec, la dette nette de la province représentait 34,7% de toutes les dettes nettes accumulées par les provinces canadiennes.  Dans les années qui ont suivi, le Québec s’est très bien tiré d’affaire et la proportion québécoise de la dette nette a été sensiblement réduite.  Par contre, à la fin des années 90, le Québec a renoué avec ses vieilles/mauvaises habitudes…

En 2011, bien que 23,1% des Canadiens vivaient au Québec, la dette nette de la province représentait 35,8% de toutes les dettes nettes accumulées par les provinces canadiennes.  De 1990 à 2011, si le poids démographique a reculé de 8,4%, le poids de la dette nette a augmenté de 3,1%.  En aucun moment depuis 1990, le poids relatif de la dette nette du Québec n’a été inférieur à notre poids démographique.

Pour que la proportion québécoise des dettes nettes accumulées par les provinces canadiennes rejoigne notre poids démographique, nous devrions rembourser 60,4 milliards de dollars à nos créanciers !

Questions aux gauchistes: pouvez-vous m’indiquer sur ce graphique quand le modèle québécois a fonctionné ?

P.-S. J’espère que les gauchistes auront noté que j’ai utilisé la dette nette…

Ceci conclut cette série qui compte un total de 25 billets !

Source:
Ministère Des Finances Du Canada
Tableaux de référence financiers

À lire aussi:

8 mai 2013

Liberté en terre républicaine Économie En Chiffres États-Unis Philosophie

Le mois dernier, le centre Mercatus a produit son indice annuel de liberté pour les 50 États américains. Voici comment les États républicains et démocrates se sont classés au chapitre des libertés fiscales, personnelles et réglementaires (plus le score est élevé, plus la liberté est grande):

Liberté États-Unis
Le parti qui contrôle deux des trois postes électifs (sénat, chambre des représentants, gouverneur) détermine la couleur de l’État

Les États démocrates ont une note négative dans chacune des catégories.  Leur seule victoire se trouve au niveau des « libertés personnelles » et contrairement à ce qu’on pourrait penser, c’est une victoire obtenue de peine et de misère sur les républicains.  Au niveau des libertés fiscales et réglementaires de même que pour la note finale, les républicains écrasent les démocrates.

Le centre Mercatus a aussi découvert que plus un État était libre, plus il était susceptible d’avoir un bilan migratoire positif i.e. les gens immigrent des États peu libres vers les États plus libres.

Source:
Mercatus Center
Freedom in the 50 States: An Index of Personal and Economic Freedom

6 mai 2013

Au pays de l’austérité imaginaire… Économie En Chiffres International Récession

En fin de semaine, le socialiste Pierre Moscovici, le ministre des Finances français, a déclaré la fin du « dogme de l’austérité ».

Vraiment…

Premièrement, on doit se demander si la France a vraiment appliqué des politiques d’austérité dans le passé. En fait, on devrait se poser la même question pour l’ensemble des pays industrialisés…

Voici ce que l’on obtient si on compare les dépenses gouvernementales (en % du PIB) pour la période 2003-2007 (cycle de croissance) et 2012…

Austérité

Espagne, France, Italie, Grèce, Portugal… Tous ces pays qui auraient été mis à genou par la méchante « austérité néolibérale », ont vu leurs dépenses augmentées en 2012 par rapport aux années 2003-2007! La supposée austérité dénoncée par les gauchistes n’existe que dans leur tête, ce qu’on voit c’est plutôt l’échec des politiques keynésiennes !

Il existe trois pays qui ont véritablement mis en place des mesures d’austérité: l’Allemagne, la Suède et la Suisse. Et comme par hasard, ces trois pays ont aussi passé relativement bien au travers de la crise ! Fait intéressant, la Suède a aussi réduit le fardeau fiscal de ses contribuables durant la même période.

La prochaine fois qu’un gauchiste vous dira que l’austérité ne fonctionne pas, demandez-lui de quelle austérité il parle !

Source:
International Monetary Fund
World Economic Outlook Databases

3 mai 2013

Spécial playoff: the Price is… right ?!? Coup de gueule En Chiffres

Lors de la présente saison régulière, Carey Price a bouffé 6,5 millions de dollars sur la masse salariale du Canadien et il a réalisé arrêts. Cela représente donc l’équivalent d’un salaire de 7 058$ par arrêt !

Voici comment se classe le cerbère du Canadien aux autres gardiens du circuit Bettman…

Yé pas bon !
Le salaire utilisé correspond au Cap Hit.

Est-ce un péquiste qui a négocié le salaire de Carey Price ?

Source:
NHL
NHL Stats

MISE-À-JOUR

J’ai trouvé une petite erreur dans mon tableur Excel, je l’ai corrigé et… le résultat de Price est encore pire !

2 mai 2013

Le déclin tranquille (XXIV): l’omniprésence de l’état québécois Canada Économie En Chiffres Québec

Voici une série de billets qui sera consacrée au déclin économique du Québec. Toutes les semaines, deux indicateurs économiques seront juxtaposés, histoire de voir dans quelle direction le Québec évolue…

Voici le poids relatif du Québec dans la fédération canadienne en ce qui a trait aux dépenses d’immobilisation dans les administrations publiques provinciales et à la population totale:

Déclin Québec
Ce secteur comprend les établissements dont l’activité principale est de nature gouvernementale: promulgation et interprétation judiciaire des lois et de leurs règlements d’application et administration des programmes établis sous le régime de ces lois et règlements d’application. Les services législatifs, la taxation, le maintien de l’ordre et de la sécurité publics, les services d’immigration, les affaires étrangères et l’aide internationale, ainsi que l’administration des programmes publics, sont toutes des activités de nature purement gouvernementale. Ne comprends pas le transport, la gestion et la distribution d’électricité; la distribution de gaz naturel; le traitement et la distribution de l’eau; l’exploitation des égouts et des usines de traitement des eaux usées, etc.

Les choses étaient pourtant bien parties.  En 1991 (la compilation de statistique Canada débute à cette date), 25,2% de la population canadienne vivait au Québec et 20,8% dépenses canadiennes en immobilisation dans les administrations publiques provinciales étaient réalisées au Québec.

Mais à partir des années 2000, la sauce se gâte…  En 2013, 23,1% de la population canadienne vivait au Québec et 31,7% dépenses canadiennes en immobilisation dans les administrations publiques provinciales étaient réalisées au Québec !  Encore pire, rien ne semble indiquer un retour au niveau observé durant les années 90.

Cette explosion des dépenses d’immobilisation dans un secteur qui est essentiellement dédié à la bureaucratie traduit bien la place de plus en plus démesurée que prend l’État dans l’économie québécoise.  Pour que les dépenses d’immobilisation dans les administrations publiques du Québec rejoignent notre poids démographique, celles-ci devraient être coupées de 1,4 milliard de dollars.

Source:
Statistique Canada
Tableau 029-0005

À lire aussi:

1 mai 2013

Pourquoi attendre ? Économie En Chiffres Environnement International

Il ne sert à rien de précipiter l’exploitation de nos ressources naturelles puisque plus on attend, plus leurs prix vont augmenter et plus on pourra s’enrichir…

C’est un discours que vous avez sans doute déjà entendu chez les gauchistes.  Heureusement que l’Alberta n’a pas eu le même raisonnement sans quoi le Québec devrait se contenter d’un chèque de péréquation beaucoup plus maigre…  C’est un peu comme si un assisté social décidait de retarder son entrée sur le marché du travail en se disant que plus le temps passe, plus le salaire minimum risque d’augmenter…

Mais est-ce vrai, le prix des ressources naturelles augmente-t-il dans le temps au point où il pourrait être profitable d’en retarder l’exploitation ?  Malheureusement pour les gauchistes, les chiffres racontent une autre histoire…  Voici ce qu’on obtient lorsque l’on compare l’évolution du prix des matières brutes, incluant les combustibles, et l’inflation depuis 1981 (début de la compilation de Statistique Canada).

Ressource Naturelle

Sur une période de 32 ans, l’inflation a autant progressé que le prix des matières premières i.e. quand on tient compte de l’inflation, le prix est resté le même !  Donc une personne qui en 1981 aurait décidé d’attendre en 2013 pour exploiter une quelconque ressource naturelle  aurait empoché, en dollars constants, la même somme d’argent !  Il est donc faux de dire que retarder l’exploitation de ressource naturelle peut être profitable.

Mais comment cela est-il possible.  Les ressources naturelles étant limitées, leur utilisation nous rapproche tous les jours d’une pénurie, ce qui devrait faire augmenter les prix.  C’est l’économiste Julian Simon qui a su expliquer ce paradoxe en faisant valoir que plus une ressource devenait rare, plus on incitait les gens à utiliser un produit de remplacement et la mise au point de solution de rechange dépend uniquement de la créativité humaine !

Dans son livre The Ultimate Resource, l’économiste Julian Simon a expliqué pourquoi l’humanité n’aura jamais à craindre une pénurie de ressources naturelles:

« Natural resources are not finite in any meaningful economic sense, mind-boggling though this assertion may be. The stocks of them are not fixed but rather are expanding through human ingenuity. »

Selon Simon, la plus grande ressource naturelle disponible sur Terre, c’est la créativité humaine et cette ressource est… inépuisable. Voilà pourquoi depuis 30 ans il n’y a pas eu de pénurie de ressources naturelles et que le prix de ces dernières est resté le même.

Prenons l’exemple du cuivre. En 1966, on annonçait des pénuries massives de ce minerai, notamment parce que la Chine avait décidé d’installer des lignes téléphoniques sur l’ensemble de son territoire, ce qui nécessitait à l’époque l’utilisation de fil de cuivre. Trente-deux ans plus tard, cette pénurie ne s’est toujours pas produite. Pourquoi ? Entre autres parce que depuis 1966, la fibre optique, fabriquée à partir de sable, a remplacé le fil de cuivre !  Le génie humain au travail !

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 330-0007 et 326-0020

29 avril 2013

L’austérité, c’est payant ! Économie En Chiffres International

Puisque les médias sont trop paresseux et/ou idéologues pour le faire, je vous présente deux études qui montrent clairement que les politiques d’austérité économiques peuvent être très payantes et que plus la doctrine keynésienne est complètement dépassée.

Tout d’abord une étude réalisée conjointement par des économistes de l’Université Cambridge et de la Banque centrale européenne.  Ceux-ci ont étudié le lien existant entre la croissance économique et l’endettement public dans les douze pays de l’Union européenne entre 1990 et 2010.

Cette étude a mis en évidence qu’une augmentation de l’endettement avait des effets positifs sur la croissance économique tant et aussi longtemps que la dette ne dépasse pas 67% du PIB.  De 67% à 95% du PIB, un accroissement de la dette n’a aucun effet sur la croissance économique et finalement, quand la dette franchit le cap du 95% du PIB, l’effet sur la croissance économique est négatif.

C’est un peu comme une personne utilisant une carte de crédit.  Lorsque cette personne s’endette, elle pourra augmenter son niveau de vie tant et aussi longtemps que l’endettement ne dépassera pas 67% de son revenu.  De 67% à 95%, même si cette personne continue de s’endetter, son niveau de vie restera le même puisqu’elle devra commencer à rembourser ses dettes.  Quand son endettement atteint 95% du revenu, tout endettement supplémentaire réduira le niveau de vie puisque cette personne sera étranglée par ses créanciers.

Pour ceux qui n’ont pas réalisé, cette étude signifie aussi que le keynésianisme, c’est à dire l’endettement pour stimuler l’économie d’un pays, fonctionne uniquement quand la dette de ce pays est inférieure à 67% de son PIB !  Autrement dit, dans les économies développées, le keynésianisme est mort.

La deuxième étude, produite par des économistes de l’Université du Massachusetts Amherst, est encore plus dure à certains égards.  Cette étude a été réalisée en analysant la croissance économique et le niveau d’endettement de 20 économies industrialisées entre 1946 et 2009*.

Les chercheurs ont mis en évidence que les pays avec un endettement inférieur à 30% de leur PIB avaient une croissance économique moyenne de 4,2%. Un endettement entre 30% et 60% du PIB produit une croissance de 3,1%.  Un endettement entre 60% et 90% du PIB produit une croissance de 3,2% et finalement un endettement supérieur à 90% du PIB est associé à une croissance de 2,2%.

On peut voir une différence énorme de 91% entre la croissance économique des pays peu endettés (moins de 30% du PIB) et des pays très endettés (plus de 90% du PIB).  Mais surtout, cette étude démontre clairement que le keynésianisme cesse de fonctionner pour les pays qui ont un endettement public supérieur à 30% de leur PIB.  Lorsque l’on franchit ce cap, la croissance stagne ou diminue.

Gardez tous ces chiffres à propos des seuils d’endettement produits par les deux études en tête et appréciez le graphique suivant…

Austérité

Collectivement, ces chiffres suggèrent que les politiques d’austérité sont les seules payantes et le monde est maintenant trop endetté pour que les programmes keynésiens de stimulation de l’économie puissent fonctionner.

Maintenant, quand vous entendrez quelqu’un dire que l’austérité, ça ne fonctionne pas, vous saurez quoi lui répondre !

*Pour ceux qui n’ont pas réalisé, cette étude est celle qui corrige RR.  Par idéologie et/ou par paresse, les médias qui ont commenté cette étude n’ont pas rapporté tous les faits (exemples ici et ici).

Source:
International Monetary Fund
World Economic Outlook Databases

25 avril 2013

Le déclin tranquille (XXIII): la scolarité des Québécois Canada Économie En Chiffres Québec

Voici une série de billets qui sera consacrée au déclin économique du Québec. Toutes les semaines, deux indicateurs économiques seront juxtaposés, histoire de voir dans quelle direction le Québec évolue…

Voici le poids relatif du Québec dans la fédération canadienne en ce qui a trait aux travailleurs avec 8 années et moins de scolarité et à la population totale:

Déclin Québec

En 1990, bien que la population québécoise représentait 25,3% de la population canadienne, 39,3% des travailleurs canadiens avec moins de 8 ans de scolarité vivaient au Québec.

En 2012, la proportion de la population québécoise est passée à 23,1%, et celle des travailleurs québécois avec moins de 8 ans de scolarité se chiffrait à 37,9%.

Autrement dit, depuis 2 décennies, la proportion québécoise de travailleurs avec moins de 8 ans de scolarité est presque le double de notre poids démographique dans le Canada.  Le pire, en aucun moment on ne peut voir une tendance indiquant une progression vers le point d’équilibre…

Pour que la proportion québécoise de travailleurs avec moins de 8 ans de scolarité rejoigne notre poids démographique, 250 000 personnes devraient retourner aux études.

Catastrophique.

Source:
Statistique Canada
Tableau 282-0004

À lire aussi:

24 avril 2013

Violence idéologique Coup de gueule En Chiffres États-Unis Europe Gauchistan Terrorisme

Terrorisme Il y a une semaine, nous vivions tous au rythme de l’enquête relative aux attentats de Boston.  Dans tous les médias, surtout ceux du Québec, on espérait ardemment que le coupable soit un méchant du Tea Party s’étant déjà fait photographier avec Sarah Palin.  Une occasion en or pour faire du parti républicain une « organisation terroriste ».

La piste islamique a aussi évoqué, mais avec beaucoup plus de prudence et de circonscription.  Les journalistes s’excusant presque de soulever cette hypothèse. Qu’on pense à l’émission Tout le Monde en Parle, tournée avant l’identification des frères Tsarnaev, où Guy A. Lepage a affirmé que les coupables pouvaient être des milices d’extrême-droite, des suprématistes blancs, des islamistes ou des… libertariens !

Par contre, personne, absolument personne, n’a pensé à accuser l’extrême gauche.  Pourtant, depuis quelques années, la violence politique est un phénomène essentiellement gauchiste.  Si aucun membre du Tea Party n’a été condamné pour terrorisme, on ne peut pas en dire autant pour les membres d’Occupy Wall Street

La décence aurait voulu que les journalistes s’abstiennent de spéculer sur l’identité du coupable, mais si les journalistes tenaient absolument à faire les idiots en spéculant, ils avaient de nombreuses raisons de porter leur attention sur la gauche plutôt que sur la droite.

Hier midi, Éric Duhaime a repris dans son émission un billet que j’ai écrit il y a plus d’un an sur les motivations idéologiques des terroristes en sol européen.  Des chiffres compilés par l’Europol, une organisation policière intergouvernementale.  Je me suis dit que c’était une bonne occasion pour mettre mes chiffres à jour.  Voici, depuis cinq ans, le nombre moyen d’attentats perpétrés par année en fonction de l’idéologie politique.

Terrorisme

La réalité est assez différente du portrait que font les médias. Ceux-ci nous parlent constamment de la montée de l’extrême-droite et jamais de la montée de l’extrême-gauche. Le Québec ne fait pas exception (ici et ici).

Source:
EUROPOL
EU Terrorism Situation & Trend Report (Te-Sat)