Antagoniste


2 mars 2015

Ceux qui haïssent les pauvres Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan

Au Canada, la production de lait, de volailles et d’oeufs est contrôlée par le gouvernement via un système de gestion de l’offre. Ce système permet au gouvernement de limiter la quantité de lait, de volailles et d’oeufs produite dans les fermes de manière à créer une rareté. Cette rareté permet d’éviter les guerres de prix entre les producteurs et de garder le prix des aliments artificiellement élevé.

Quand le gouvernement empêche la libre concurrence entre les producteurs, quelqu’un doit forcément payer la note, dans le cas qui nous concerne, ce sont les consommateurs. Vincent Géloso a écrit un excellent article à ce sujet, je me permets de détailler quelques faits saillants qui montrent à quel point le système de gestion de l’offre est régressif.

Premièrement, voici le prix de la gestion de l’offre pour les familles canadiennes en fonction de leur revenu:

Gestion Offre Canada

Le système de gestion de l’offre coûte aux familles pauvres 339$ par année contre 554$ pour les familles riches.  Quand on met ces sommes en fonction du revenu familial, voici ce qu’on obtient:

Gestion Offre Canada

Pour les familles pauvres, qui gagnent en moyenne 14 788$ par année, la gestion de l’offre représente l’équivalent d’une taxe de 2,29% sur leurs revenus !  Pour une famille riche, revenus moyens de 118 189$, cette taxe n’est que de 0,47%.  Bref, la gestion de l’offre représente une taxe régressive, une taxe qui affecte de manière disproportionnée ceux qui sont déjà dans la misère.

De deux choses l’une: si vous êtes en faveur du système de gestion de l’offre soit vous êtes un analphabète économique ou soit vous haïssez les pauvres au point de vouloir les affamer.  Pick your poison

Source:
Canadian Public Policy
The Regressive Welfare Effects of Canada’s Supply Management Regime


26 février 2015

À beau mentir qui vient de loin Arguing with Idiots Coup de gueule Économie En Chiffres Environnement États-Unis Gauchistan

Puisque Radio-Canada nage littéralement dans l’argent, la société d’État a jugé bon utiliser l’argent de nos taxes pour envoyer un « journaliste » au Dakota du Nord pour raconter absolument n’importe quoi sur l’exploitation du pétrole de schiste.

Par exemple, dans un texte d’un ridicule consommé ayant pour titre « L’emprise du pétrole: le vrai prix du pétrole au Dakota du Nord » on peut lire:

« Une dame explique qu’elle ne veut plus marcher autour de son village, de crainte d’être renversée par un camion. »

Avoir peur d’être renversé par un camion à cause du dynamisme de l’économie, voilà un problème de riche.  Il n’y a pas à dire, notre argent est bien dépensé par Radio-Canada.

Plus sérieusement, voici ce que Radio-Canada ne vous dira jamais sur le Dakota du Nord.  Voyez par vous-même comment a évolué le revenu personnel de ses habitants:

Dakota Du Nord

De 2000 à 2006, période de stagnation.  La production de pétrole est stagnante, les revenus personnels sont stagnants et le Dakota du Nord a oscillé entre la 39e et la 34e position (sur 50 états) en ce qui concerne les revenus personnels par habitant.  Par contre, en 2007, les choses s’emballent.  C’est le début de l’exploitation du pétrole de schiste et avec l’augmentation de la production on peut voir une augmentation importante, malgré la récession, des revenus personnels.  En 2013 la production d’hydrocarbure de schiste s’est élevée à 966% par rapport à 2000 et le revenu personnel a plus que doublé pour atteindre 206% du niveau de 2000.

Pour bien comprendre à quel point le Dakota du Nord a vécu une révolution, il faut réaliser qu’en 2006 cet état occupait le 38e rang au chapitre des revenus personnels. En 2012, seulement 6 ans plus tard, le Dakota du Nord occupait désormais la 6e place !  Concrêtment, le revenu personnel par habitant est passé de 25 872$ à 53 182$ en une décennie.  Un exploit remarquable !

Mais ce n’est pas tout.

L’an dernier, une étude réalisée par Gallup a classé le Dakota du Nord en 1ere position dans un classement des États avec la meilleure qualité de vie.  En fait, les résultats étaient si remarquables que Gallup les a qualifiés de « légendaires »:

Gallup
North Dakota: Legendary Among States

« Oil boom » is probably the first phrase that comes to mind when one thinks about North Dakota. Yet North Dakotans see their state as much more than oil. They are highly satisfied with their schools, their air quality, their ability to find a quality job, and their overall standard of living. In Gallup’s comprehensive survey of all 50 states, North Dakota ranks No. 1 on a variety of indicators spanning economics, public affairs, education, the environment, and well-being. In 2014, North Dakota is a complex, thriving state that is adapting rapidly to the economic and social factors that are transforming this population of roughly 725,000 people.

On est très loin du gospel gauchiste qui veut que l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste soit à l’origine d’une pestilence menant invariablement à la plus abjecte des misères.

Pendant ce temps au Québec, les gens ont une peur irrationnelle de la fracturation hydraulique… Au Québec, contrairement au Dakota du Nord, nous avons fait le choix d’écouter les niaiseries de Radio-Canada et d’être pauvre…

Sources:
Bureau of Economic Analysis
Personal income, per capita personal income, disposable personal income, and population (SA1-3, SA51-53)

EIA
North Dakota Field Production


25 février 2015

Arnaque en éducation Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Depuis quelques semaines déjà, on peut entendre les pleureuses du mouvement syndical dénoncer les « coupures » en éducation. Pourtant, comme je disais en début d’année, même si on gèle le salaire des profs, ceux-ci vont quand même continuer de gagner plus à cause de leur échelle salariale.

Mais il existe une arnaque bien pire dans notre réseau de l’éducation…

Depuis plusieurs années, même si le nombre d’élèves dans les écoles est en baisse constante, les budgets eux ne cessent d’augmenter.  Voyez par vous-même:

Éducation Québec
Statistique Canada a des chiffres à partir de l’année 1997/1998

Personne ne s’en vante, surtout pas nos bons syndicats, mais depuis 1997/1998, les dépenses du gouvernement dans les écoles primaires et secondaires ont fortement augmenté même si le nombre d’élèves qui fréquentent ces écoles diminue constamment.  Globalement, on observe une hausse de 31,6% des dépenses (en dollars constants) même si le nombre d’élèves a été réduit de 16,3%.   Autrement dit, depuis près de quinze ans, les dépenses par élève ont explosé !

Éducation Québec

Les dépenses par élève en dollars constants sont passées de 8 793$ en 1997/1998 à 13 828$ en 2011/2012, soit une augmentation considérable de 57,3% !

Chaque fois qu’un gouvernement veut revoir les dépenses en éducation, les syndicalleux accusent les politiciens de ne pas aimer les enfants.  Résultat: les gouvernements reculent et dépensent toujours plus sans se demander si cet argent permet d’améliorer la qualité de l’enseignement…

Si on ramenait le niveau de dépense au niveau de 2000/2001, le gouvernement pourrait économiser 3,4 milliards de dollars.  Et pour ceux qui pense que couper 3,4 milliards de dollars en éducation aurait des effets catastrophiques poser vous la question suivante: les écoles en 2011/2012 sont-elles réellement mieux qu’en 2000/2001 ?

En bref, tous ces chiffres montrent que les syndicats crient au loup en disant que d’éventuelles coupures pourraient avoir des conséquences catastrophiques sur les enfants. Depuis près de quinze ans, on dépense toujours plus sans que l’on voie une amélioration concrète de la qualité de l’éducation dans le réseau.  Il est plus que temps que le gouvernement cesse de dépenser sans compter à cause du chantage des syndicats.

P.-S. Le gouvernement a prévu augmenter les dépenses en éducation de 1,9% pour l’année 2015-2016.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 477-0025 & 478-0014


23 février 2015

Le Québec profond… Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Quelques chiffres sur les taux de vaccination dans les différentes régions du Québec… Tout d’abord, la proportion des élèves vaccinés contre la rougeole dans les différentes régions du Québec:

Vaccin Québec

Ensuite, voici la proportion des écoles dans chaque région ou le taux de vaccination contre la rougeole dépasse 95%. Ce nombre est important, car il représente le seuil pour avoir un effet de troupeau pour éradiquer la maladie.

Vaccin Québec

La première chose qui saute aux yeux est le faible taux de vaccination dans de nombreuses régions. Rappelons pour les besoins de la cause qu’aux États-Unis, le taux de vaccination contre la rougeole est de 91% et qu’il est de 100% dans 16 pays africains…

Les gens les plus observateurs auront aussi remarqué qu’au Québec on retrouve un taux de vaccination beaucoup plus élevé dans les régions rurales que dans les régions urbaines.  Les taux sont particulièrement faibles pour Montréal et ses couronnes, dans la région de Québec et en Outaouais.

Comment peut-on expliquer cette résistance à la vaccination en zone urbaine ?

Règle générale, la gauchiasse prolifère abondamment dans les villes et le mouvement anti-vaccin est surtout un mouvement anti-capitaliste.  Pour ces gens, la logique est simple; puisque des entreprises pharmaceutiques privées font de l’argent avec des vaccins, alors les vaccins sont à proscrire.  C’est de cette manière que « pense » un gauchiste.  D’ailleurs, la gauchiasse déteste les OGM et le pétrole pour la même raison.

La résistance aux vaccins est aussi le résultat de la constante campagne de diabolisation des entreprises pharmaceutique par les médias.  Qu’on pense par exemple au documentaire ridicule, dogmatique et idéologique de Paul Arcand (ici, ici & ici).

En bref, si les vaccins sont plus populaires dans le Québec profond, c’est en partie parce que le virus de la gauchiasse n’a pas encore atteint une proportion endémique dans ces régions.

Source:
Ministère de la Santé et des Services sociaux
Opération de vaccination contre la rougeole en milieu scolaire


19 février 2015

Les valeurs familiales Canada Coup de gueule En Chiffres Québec

Est-ce que la famille fait partie des sacro-saintes valeurs québécoises ?

Quand on voit ces chiffres, il est permis d’en douter…  Porter attention au classement des régions québécoises, en bleu:

Famille Québec

Quand la famille fout le camp, tout finit par foutre le camp.  C’est un peu ce qui se passe au Québec. On a eu un autre bon exemple cette semaine quand on a vu des gens être plus indignés par la fouille d’une élève que par la présence de drogue dans les écoles

Et dire qu’on se permet de faire la leçon au reste de l’humanité en parlant des « valeurs québécoises ».

P.-S. Seulement 2 minutes de voiture séparent Ottawa et Gatineau, la première et la dernière ville au classement…

Source:
Statistique Canada
La violence familiale au Canada : un profil statistique, 2013


18 février 2015

Le médicament gouvernemental Canada Économie En Chiffres Québec

Cette semaine, le prix des médicaments a défrayé la manchette dans nos médias. Tout d’abord, le Journal de Montréal nous a appris (rappelé) que les médicaments au Québec coûtent plus cher. Ensuite, ce fut au tour d’Amir Khadir d’aborder le sujet en rappelant à notre mémoire son projet, d’un ridicule absolu, de créer Pharma-Québec.

Bref, beaucoup de gens ont parlé du prix des médicaments cette semaine dans nos bons médias.  Mais comme c’est souvent le cas au Québec, il n’y a eu personne d’assez allumé pour poser les bonnes questions…

Le problème avec les médicaments c’est…  le gouvernement…  Voici comment ont évolué les dépenses en médicaments par habitant, au Québec et dans le reste du Canada, depuis 1985:

Médicament Québec

De 1985 à 1997, les dépenses au Québec étaient légèrement inférieures à celle du reste du Canada, mais à partir de 1997 elles ont soudainement explosé par rapport aux autres provinces. Que s’est-il passé en 1997 ? Cette année a marqué l’entrée en vigueur du régime public d’assurance médicament… un cadeau de Grec du gouvernement péquiste de Lucien Bouchard…

Entre 1997 et 2014, l’écart des dépenses par habitant avec le reste du Canada est passé de +3,43$ à +166,33$, l’écart avec le reste du Canada a été a son niveau le plus élevé en 2014. Toujours durant cette période, les dépenses en médicaments par habitant ont augmenté de 144,7% au Québec contre 106,4% pour les autres provinces. Somme toute, quand l’État a décidé de s’en mêler, la facture a été plus salée.

Si le Québec ramenait ses dépenses par habitant au même niveau que celles du reste du Canada, les Québécois économiseraient 1,4 milliard de dollars.

Malgré ces chiffres accablants, n’allez surtout pas proposer d’abolir le régime public d’assurance médicament.  Voyez-vous, en l’espace d’une décennie ce programme est maintenant devenu une vache sacrée et si on y apporte des modifications, ce sera sans doute pour augmenter encore plus la présence de l’État.

Source:
Institut canadien d’information sur la santé
Dépenses nationales de santé


16 février 2015

Déclin démographique Canada Économie En Chiffres Québec

La semaine dernière, l’Institut de la statistique du Québec a publié des chiffres sur la population des régions du Québec en 2014. Ces chiffres laissent entrevoir une situation difficile dans les années à venir, notamment pour les radicaux qui ne jurent que par « l’occupation du territoire »…

Voici les taux d’accroissement annuels moyens dans les régions du Québec pour la période 2006-2011 et 2011-2014:

Démographie Québec

Seulement deux régions ont augmenté leur taux d’accroissement pour la période 2011-2014. La région de Montréal qui est passée de 4,6‰ à 12,4‰ et l’Abitibi qui est passée de 2,5‰ à 2,7‰.  Ailleurs, on observe une réduction du taux de croissance, la population augmente toujours, mais moins rapidement que pour la période précédente.  Étonnamment, c’est le cas de la Capitale-Nationale, on dirait bien que Régis Labeaume a manqué son péril d’attirer dans sa ville « le couple de la Polytechnique ».

Dans trois régions la situation, soit le Bas-St-Laurent, la Côte-Nord et la Gaspésie, la situation est catastrophique, car c’est une accélération de la décroissance qui est observée. Une autre preuve qu’il ne sert à rien d’enfouir des millions de dollars dans ses régions avec comme seule prétexte qu’il faut occuper le territoire.

Bref, on comprend avec ses chiffres que Montréal est la seule véritable locomotive démographique de la province.

Devant un tel bilan démographie, il ne faut pas se surprendre de voir que le Québec est vieux…

Démographie Québec

Seules les régions de Gatineau et Montréal font mieux que la moyenne Canadienne, toutes les autres régions québécoises se retrouvent dans le bas du classement.  Quand on constate que le dynamisme économique d’une région semble dépendre d’une population jeune, il y a de quoi s’inquiéter pour le Québec…

Sources:
Institut de la statistiques du Québec
Coup d’œil sociodémographique

Statistique Canada
Tableau 051-0056


11 février 2015

La dépendance des Québécois Canada Économie En Chiffres Gauchistan Québec

La semaine dernière, j’ai écrit un billet sur l’indice de dépendance économique dans les régions du Québec. L’indice de dépendance économique mesure le pourcentage des revenus des gens qui viennent d’un chèque du gouvernement. Par exemple, en Gaspésie, c’est 47,9% des revenus de la population qui viennent du gouvernement.

Je reviens sur ce sujet pour vous présenter des chiffres extrêmement préoccupants pour le Québec.  Voici comment cet indice a évolué depuis 2000 dans les provinces canadiennes:

Économie Québec

Le Québec, avec un score de 22,3%, en 2012 (statistiques les plus récentes) fait moins bien que la moyenne canadienne (score de 17,1%).  Par contre, le Québec n’est pas dernier; en 2012 nous étions mieux que la Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve, le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard.

Mais les gens les plus observateurs auront remarqué une tendance inquiétante pour le Québec: l’augmentation de l’indice de dépendance économique ces douze dernières années. En effet, en 2000, 18,7% des revenus des Québécois venaient d’un chèque du gouvernement, en 2012 cette proportion est passée à 22,3%, pour une augmentation spectaculaire de 19,3%.  Voici comment a évolué l’indice de dépendance économique au Canada durant la même période.

Économie Québec

Depuis l’an 2002, le Québec est la 2e province à être devenue la plus dépendante du gouvernement. Seul l’Ontario a fait pire (+19,3% vs. +24,8%).  Par contre, la brusque augmentation de l’Ontario est due à la hausse spectaculaire du taux de chômage lors de la récession.  Depuis la fin de la récession, l’indice ontarien est en baisse alors que celui du Québec est toujours en hausse.

Dans les provinces de l’Atlantique, l’indice a diminué ou très légèrement augmenté.  Ce qui revient à dire qu’au rythme où vont les choses, les Québécois pourraient devenir les gens les plus dépendants du gouvernement d’ici quelques années.

Des Québécois de plus en plus dépendants du gouvernement, un autre héritage de la Révolution tranquille dont on aurait pu se passer…

Source:
Statistique Canada
Tableau 111-0025


9 février 2015

Les Québécois et l’argent… Canada Économie En Chiffres Québec

Résultat d’un sondage pan-canadien publié la semaine dernière… Les résultats ont de quoi laisser songeur…

Dans ce sondage, on a demandé aux Canadiens à quel chef de parti fédéraux ils feraient le plus confiance pour négocier un contrat en leur nom, investir leur argent et diriger une grande entreprise. Voici les résultats:

Sondage Canada

Pour la négociation d’un contrat, le Québec est la province où Harper à la note la plus basse et Mulcair la note la plus élevée…

Sondage Canada

Pour investir leurs économies, le Québec est la province où Harper à la note la plus basse et Mulcair la note la plus élevée…

Sondage Canada

Pour diriger une grande entreprise, le Québec est la province où Harper à la note la plus basse et Mulcair la note la plus élevée…

Je résume. Le Québec est la seule province au Canada qui préférerait avoir Thomas Mulcair plutôt que Stephen Harper pour négocier un contrat, donner des conseils financiers ou être le PDG d’une grosse compagnie…  À l’échelle du Canada, Stephen Harper est premier dans toutes ces catégories (avec une avance assez confortable).

Bref, quand il est question d’argent, le Québec est la seule province qui ferait plus confiance à un avocat qui a hypothéqué onze fois sa maison au lieu de faire confiance à un économiste qui a sauvé le Canada de la grande récession

Les Québécois sont-ils idiots?

M’enfin, restons positifs et signalons que selon deux sondages publiés la semaine dernière (Forum Research & Ekos), le Parti conservateur est en tête des intentions de vote au Québec avec les libéraux (avec ~26% des intentions de vote).

Source:
Abacus Data
Party Leaders are People Too


5 février 2015

Le Québec débranché Canada Économie En Chiffres Québec

À l’heure de la révolution numérique, avoir l’internet n’est plus un luxe, mais une nécessité au même titre qu’un réfrigérateur. Voici au Canada où les gens pauvres ont le plus de chance d’améliorer leur sort grâce à l’internet:

Interet Québec

Le Québec est la province où les gens pauvres ont le moins de chance de s’en sortir en utilisant internet…

Autre élément intéressant: même si au Québec nous aimons croire que notre gros gouvernement socialiste a fait du Québec une société égalitaire, c’est au Québec où on retrouve le plus d’inégalité entre les riches et les pauvres (quartile supérieur et inférieur) pour l’utilisation d’internet.  Au Québec, pour chaque riche qui utilise internet, il y a seulement 0,53 pauvre contre 0,62 pour le Canada. La Colombie-Britannique est la province avec le meilleur ratio, soit 0,77.

Jacques Parizeau a déjà déclaré qu’un Québécois ne parlant pas anglais était handicapé.  Imaginez un Québécois qui ne parle pas anglais et qui ne peut utiliser internet…

Source:
Statistique Canada
Tableau 358-0154


4 février 2015

L’occupation du territoire… Canada Économie En Chiffres Gauchistan Québec

La semaine dernière, le Conseil du patronat a osé parler d’un sujet tabou au Québec: les régions…

Les propos étaient rationnels, logiques et cohérents. Le Conseil du patronat a simplement signalé que le gouvernement devrait encourager les citoyens à quitter les régions pauvres pour s’établir là où il y a de l’emploi. Le gros bon sens, c’est ce que font les Américains depuis la nuit des temps.

Mais les Québécois étant pour la plupart des êtres émotifs allergiques aux démarches comptables, des gens ont immédiatement grimpé dans les rideaux… Il n’en fallait pas plus pour que le courageux Conseil du patronat présente ses excuses

Dans les régions, on s’est défendu en criant « on n’est pas des BS ». Désolé d’être politiquement incorrect, mais dans certaines régions, il y a beaucoup de « BS »…

Voici l’indice de dépendance économique (RDÉ) des 17 régions administratives du Québec et des 9 provinces canadiennes. Pour une région donnée, RDÉ représente le pourcentage des revenus totaux qui viennent d’un chèque du gouvernement (chômage, assistance sociale, Prestations fiscales pour enfants, crédits pour TPS/TVQ, etc.).

BS Québec

Quelques observations plutôt troublantes:

  • Dans la province de Québec, 22,3% des revenus de la population viennent d’un chèque du gouvernement. C’est largement au-dessus de la moyenne canadienne qui se trouve à 17,1%.
  • Une seule région au Québec fait mieux que la moyenne canadienne, soit l’Outaouais (17,0% vs. 17,1%).
  • Près de la moitié des régions du Québec ont un score similaire aux provinces des maritimes. Nous ne sommes pas très loin de la prédiction de Jean Chrétien qui a déjà dit que le Québec finirait par devenir un gros Nouveau-Brunswick…
  • La Gaspésie est la pire région du Québec.  Dans cette région, presque 50% des revenus de la population vient d’un chèque du gouvernement.  À titre indicatif l’Île-du-Prince-Édouard est la pire province canadienne avec un score de 27,2%.
  • Garder en tête que ces chiffres ne tiennent pas compte du gaspillage dans des projets comme les éoliennes ou une cimenterie…

Devant de pareils chiffres, force est de constater que la suggestion du Conseil du patronat n’était pas dénuée de sens.  L’exploitation des ressources naturelles est la seule raison qui justifie l’existence des régions… ressources !  C’est ce qui est à l’origine de leur création. Ce n’est pas l’exploitation de quelques Bed & Breakfast ouverts quatre mois par année qui permettent à ces régions d’être viables économiquement, mais uniquement l’exploitation des ressources naturelles. Sans l’exploitation de ces ressources, on condamne ces régions à la misère et, éventuellement, à la fermeture. Une région ressource sans ressource n’a pas lieu d’être.

Maintenir artificiellement en vie des régions qui refusent d’exploiter le pétrole, le gaz de schiste, l’uraniuml’apatite, la forêt ou un port pétrolier serait tout aussi ridicule que de payer des gens pour aller travailler dans une usine vide…

Mais que voulez-vous…  Au Québec, le dogme de l’occupation du territoire a transformé certaines régions en musée hautement subventionné que plus personne ne visite… On prétend y conserver quelque chose, mais personne ne semble savoir quoi et dans quel but…

Par contre, les libéraux semblent avoir compris que le Québec n’avait plus les moyens de faire vivre toutes les régions, espérons qu’ils auront le courage d’aller au bout des choses.

Sources:
Institut de la statistiques du Québec
Profils statistiques des régions administratives et des MRC

Statistique Canada
Tableau 111-0025


2 février 2015

Aveuglement médiatique Arguing with Idiots Canada Économie En Chiffres

Règle non écrite dans les médias québécois: si vous n’aimez pas les conservateurs, vous avez le droit d’écrire n’importe quoi; nul besoin d’être factuel, de vérifier les informations ou même de dire la vérité… Cette règle a été rigoureusement appliquée par Vincent Marissal dans une chronique ayant pour titre « La pétrolocratie » publiée la semaine dernière…

Dans un texte absolument délirant suintant la haine, le mépris et la condescendance à l’égard des conservateurs, Vincent Marissal accuse le méchant Stephen Harper d’avoir fait reposer l’économie canadienne uniquement sur le pétrole:

« Tant que le secteur pétrolier fait rouler, presque à lui seul, l’économie de tout un pays, son gouvernement peut s’en remettre à ce secteur. Mais on voit aujourd’hui à quel point il est dangereux de mettre tous ses oeufs dans le proverbial même panier. D’autant que les conservateurs ont volontairement privé l’État de revenus substantiels en baissant la TPS et les impôts et qu’il est évidemment hors de question de revenir en arrière.

La baisse du prix du pétrole démontre magistralement le manque de diversification des politiques économiques conservatrices. »

Est-ce que, comme Vincent Marissal le dit, les conservateurs ont mis tous les oeufs du Canada dans le même panier ?  Stephen Harper est-il responsable d’un manque de diversification de l’économie canadienne ?

Allons voir ce que dit Statistique Canada…

Pétrole Canada

Le verdict de Statistique Canada est clair, net et sans appel: le secteur de l’énergie tout comme celui de l’extraction du pétrole et du gaz prennent de moins en moins de place dans l’économie canadienne depuis 1997.  D’ailleurs, l’exploitation commerciale à grande échelle des sables bitumineux, qui a débuté au début des années 2000, n’a pas fait augmenter significativement la part de l’énergie ans le PIB canadien.

Si on porte une attention particulière aux chiffres à partir de 2006, soit depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs, on peut aussi constater un léger déclin.  En bref, quand Vincent Marissal affirme que Stephen Harper a mis tous les oeufs du Canada dans le panier du pétrole, soit il ment, soit il démontre sa complète ignorance du dossier.  Le pétrole, bien que toujours important pour l’économie du Canada, a réduit sa contribution au PIB depuis 2006.

Dans son texte, Vincent Marissal se délecte aussi de la perspective de voir le Canada retourner en déficit, une perspective qui le remplit de joie, car cela impliquerait une annulation des baisses d’impôts promises par les conservateurs.  Malheureusement pour Vincent Marissal, selon le directeur parlementaire du budget la diminution du prix du pétrole ne compromet pas l’atteinte du déficit zéro en 2015.

En passant, en Norvège, un pays chouchou de nos belles âmes gauchistes, le pétrole c’est 23% du PIB…

Je me demande les chroniqueurs et les journalistes hyper-partisans comme Vincent Marissal ont parfois honte de leur travail…  Probablement pas, leur aveuglement médiatique est tel qu’ils ne doivent même pas avoir conscience de la médiocrité de leur travail.

Source:
Statistique Canada
Produit intérieur brut par industrie, novembre 2014


29 janvier 2015

Les pleureuses Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Syndicat Québec

Cette semaine, un syndicat de professeurs est sorti dans les médias pour nous faire pleurer… Sous prétexte qu’ils s’occupent des enfants, il serait inadmissible que ceux-ci fassent leur juste part pour équilibrer les finances du Québec via un gel de leur salaire.

Ce que nos bons syndicats ne disent pas, c’est que même si le gouvernement décrète un gel de leur salaire, celui-ci peut quand même augmenter. Comment ? Simplement en accumulant des années d’ancienneté pour grimper dans l’échelle salariale !

Pour le travail d’enseignant au primaire, on compte 17 échelons salariaux (oui, 17) ! Voici comment évolue le salaire d’un professeur au Québec:

Syndicat Québec

Donc, même si on gèle le salaire des professeurs, il est toujours possible de toucher une augmentation de salaire non négligeable simplement en grimpant dans l’échelle salariale. Entre le premier et le dernier échelon, le salaire augmente de 94,7% !

Et pour ceux qui sont déjà au sommet de l’échelle salariale, donc qui ne peuvent plus augmenter leur salaire, dites-vous qu’avec un salaire de 75 729$ par année (2 mois de vacances), vous êtes bien placé pour faire un petit sacrifice au nom du bien commun des Québécois.  Ça ne devrait pas poser de problèmes puisque les syndicats aiment ça la solidarité et le bien commun.  De plus, si on devait toujours augmenter le salaire des professeurs, il y aurait un danger de marchandiser l’éducation. La bonne gauche n’aime pas ça la marchandisation de l’éducation.

Source:
Conseil du trésor
Échelles salariales: Commissions scolaires


28 janvier 2015

La grande illusion de l’électricité québécoise Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Au Québec, très jeune, on nous enseigne que l’hydro-électricité est notre plus grande richesse et que grâce à Hydro-Québec nous pouvons compter sur une source d’énergie bon marché. On prend bien soin de nous répéter que si c’était le privé qui était en charge de notre réseau électrique, les petits Québécois se feraient exploiter…

Question de m’amuser un peu, j’ai été voir qu’elle était la proportion du revenu des ménages qui était consacrée aux besoins énergétiques de la résidence principale. Naïvement, je croyais que grâce à notre électricité que l’on dit bon marché, le Québec serait loin devant les autres provinces. La réalité n’est pas aussi rose qu’on pourrait le penser…

Hydro-Québec
Le revenu disponible représente la différence entre l’ensemble des revenus (rémunération du travail, transferts gouvernementaux, etc.) et les prélèvements obligatoires des gouvernements (impôt sur le revenu, cotisations aux régimes d’assurance sociale, etc.). Pour ne pas désavantager le Québec, toutes les dépenses en énergie (électricité, gaz, etc. ont été inclus)

Le Québec se tire bien d’affaire, mais contrairement à ce qu’on pourrait penser, nous ne sommes pas premiers. Le fameux avantage hydro-électrique québécois n’est pas aussi grand qu’on tente de nous le faire croire.  De plus, gardez en tête que les stupidités éoliennes des enverdeurs ne peuvent que désavantager le Québec.  Somme toute, dans les années à venir on peut s’attendre à voir le Québec reculer de quelques positions.

Si ce qu’on raconte sur l’électricité québécoise était vrai, le Québec devrait être confortablement installé en première position.  Hydro-Québec a été développée avec l’argent des contribuables et nous payons déjà des impôts exorbitants, donc les dépenses en énergie de nos maisons ne devraient pas grever autant notre budget.  On ne peut pas être les plus taxés et se faire plumer par Hydro-Québec, une compagnie qui en théorie nous appartient.

La prochaine fois que vous entendrez quelqu’un dire que les Québécois ont la chance d’être approvisionnés en énergie à faible coût grâce à Hydro-Québec, vous saurez qu’on tente de vous monter un bateau.

P.-S. Inutile de me répondre qu’au Québec il fait froid…

Sources:
Statistique Canada
Tableau 203-0021

Institut de la statistiques du Québec
Revenu disponible


26 janvier 2015

La vocation perdue Économie En Chiffres Québec

Par les temps qui courent, le ministre de la Santé du Québec, Gaétan Barrette, se débat comme un diable dans l’eau bénite pour améliorer l’accès aux soins de santé en voulant obliger les médecins à travailler un peu plus fort.

Quand on prend connaissance des chiffres relatifs à la pratique médicale au Québec, force est de constater que le ministre Barrette a raison de vouloir réformer le système:

Santé Québec

Depuis 2005 (date à laquelle les statistiques sont disponibles), le nombre d’omnipraticiens par habitant a augmenté de 8,3%.  Par contre, la prestation de service est en baisse constante, une chute de 15,8% des actes médicaux par habitant et de 23,9% pour les actes médicaux pratiqués par les omnipraticiens.

Autre élément intéressant, l’évolution des coûts des actes médicaux depuis 2005:

Santé Québec

Depuis 2005, le coût moyen d’un acte médical a augmenté de 70,3% !

Pour résumer, au Québec, nous avons de plus en plus de médecins qui nous coûtent de plus en plus cher, mais qui travaillent de moins en moins…  Résultat, même si les coûts du système de santé explosent, les gens ont de moins en moins de soins.  On peut comprendre le ministre Barrette de vouloir renverser la vapeur.

En fait, tout le monde connaît le véritable problème de la profession médicale au Québec, mais personne n’ose le dire: être médecin c’est une vocation, les gens qui désirent avoir une « qualité de vie » ou une vie familiale assidue ne sont pas à leur place dans les facultés de médecine…

En passant, je tiens à lever mon chapeau au ministre Barrette, de très loin le meilleur ministre du gouvernement libéral. Un type qui a décidé de faire de la politique non pas pour se faire des amis, mais pour défendre bec et ongle des idées qu’il croit juste.  C’est une qualité rare de nos jours chez un politicien.

Source:
Ministère de la Santé et des Services sociaux
RAMQ – Services médicaux – années 2005 à 2013 (tableau SM21)