Antagoniste


30 octobre 2014

La province imaginaire Canada Économie En Chiffres Environnement Québec

On doit favoriser les économies vertes, comme celle du Québec, et mettre un frein à la croissance des économies sales, comme celle de l’Alberta. C’est une idée, largement répandue chez la gauche anti-albertaine qui a en sainte horreur le pétrole de l’Ouest canadien, un liquide qui symbolise la réussite de l’Alberta là où le Québec a lamentablement échoué…

Mais le Québec peut-il être un donneur de leçon, notre économie est-elle réellement plus verte, peut-on regarder de haut les Albertains et leur pétrole ?

Voici quelles sont les économies au Canada qui utilise le moins de produits pétroliers raffinés pour faire rouler son économie:

Économie Verte
1 terajoule représente l’équivalent de 163 barils de pétrole

Le Québec s’en tire plutôt bien, nous sommes devancés par l’Ontario et la Colombie-Britannique, nous sommes aussi légèrement au-dessus de la moyenne canadienne, mais c’est tout de même bon pour une 3e position. Par contre, on peut dire exactement la même chose sur l’Alberta !  Eh oui, cette province tant haïe par la bonne gauche québécoise fait aussi bien que nous en ce qui concerne l’utilisation de produits pétroliers raffinés.

Bref, le Québec n’est pas en position pour faire la morale à l’Alberta et nous sommes encore moins bien placés pour refuser de donner un coup de main à cette province pour l’aider à exporter son pétrole.  Les écolos qui parlent du Québec comme d’un el dorado écologique parle d’une province qui existe uniquement dans leur imagination.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 128-0016 & 384-0037


27 octobre 2014

La fête des maires Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Au Québec, on parle souvent de la taille inquiétante, et toujours en croissance, du gouvernement provincial. Mais on devrait aussi commencer à s’intéresser à ce qui se passe dans les municipalités… Quelques chiffres tirés de la plus récente compilation du Centre sur la productivité et la prospérité du HEC à propos des finances de nos villes.

Voici les dépenses municipales totales par habitant pour les 10 villes de plus de 100 000 habitants:

Municipalité Québec

Les deux plus grosses villes du Québec, Québec et Montréal, sont en queue de pelotons… Notons la performance relativement bonne de Laval. Gilles Vaillancourt n’a pas fait que des mauvaises choses…

Mais encore plus préoccupant, voici la croissance annuelle moyenne des dépenses municipales totales par habitant, certaines villes semblent avoir complètement perdu le contrôle de leurs finances:

Municipalité Québec

Montréal est la ville qui dépense le plus par habitant, mais par contre la croissance des dépenses est inférieure à la moyenne. C’est la ville de Québec qui semble avoir complètement perdu le contrôle de ses finances.  En fait, au rythme où vont les choses, la ville de Québec va dépasser Montréal et devenir la ville la plus dépensière du Québec d’ici 2015 !

Les figures médiatiques de la région de Québec qui ont fait du Montréal-bashing leur fonds de commerce devraient commencer à s’intéresser sérieusement ce qui se passe dans leur propre ville, car sous la direction de Régis Labeaume, Québec est en train de se montréaliser à vitesse grand V.  Pour le moment, Labeaumegrad semble avoir été anesthésié avec un Colisée de 400 millions

Je termine avec l’endettement:

Municipalité Québec

Encore une fois, je remarque la bonne performance de Gilles Vaillancourt. Montréal s’en tire relativement bien en étant sous la moyenne, mais Québec se classe encore une fois parmi les pires…  Étonnant pour un maire qui avait promis de gérer sa ville comme une business…

Source:
Centre sur la productivité et la prospérité du Québec
Palmarès des municipalités


22 octobre 2014

La pétrophobie Coup de gueule Économie En Chiffres Environnement Québec

Quelle est l’importance des déversements de pétrole causés par les pipelines au Canada ?

Pour bien comprendre, faisons une analogie. En termes relatifs, la quantité de pétrole déversée par les pipelines au Canada par rapport à la quantité de pétrole transportée représente l’équivalent de 1/20 de cuillère à thé que vous échapperiez sur le sol lors d’un plein de 50 litres à la station-service.  Les pétrophobes du PQ grimpent dans les rideaux pour bien peu…

Mais pour voir à quel point la pétrophobie du PQ est devenue maladive, comparons le projet de cimenterie de Port-Daniel à celui de la construction d’un pipeline traversant le Québec jusqu’à Cacouna. Rappelons que le PQ était favorable à la cimenterie alors qu’il s’oppose farouchement au pipeline.

Pétrophobe
Sources: ici, ici, ici & ici

La cimenterie de Port-Daniel va créer moins d’emplois, générer moins de retombées, émettre plus de gaz à effet de serre et exigera une plus grande contribution financière du gouvernement que le pipeline Énergie Est.  À ceci, ajouter que la cimenterie n’est pas encore construite que déjà elle tombe en ruine… Pourtant, le PQ est favorable à la cimenterie et ne veut rien savoir du pipeline. Dans le cas du PQ, on peut vraiment parler de pétrophobie…

En fait, je soupçonne les péquistes, et la gauche en général, de haïr le pétrole, car ce liquide symbolise la réussite de l’Alberta là où le Québec a lamentablement échoué.  L’Alberta a confié le développement de son secteur énergétique (pétrole) au secteur privé tout en misant sur un petit gouvernement. Le Québec a nationalisé son secteur énergétique (électricité) tout en misant sur un gros gouvernement.  Le Québec est devenu une terre de pauvreté et l’Alberta une terre d’abondance… Pour les péquistes, le pétrole albertain transitant par le Québec, c’est l’équivalent de frotter du gros sel dans la plaie ouverte qu’est devenue le modèle québécois…


16 octobre 2014

La richesse des nations Économie En Chiffres International Mondialisation

Résultat extrêmement intéressant d’une étude du Pew Research Center à propos des inégalités.  Dans 44 pays différents, on a demandé aux gens quel était le meilleur moyen pour réduire les écarts de richesses: diminuer les impôts des particuliers et des corporations pour stimuler les investissements et la croissance économique ou encore augmenter les taxes et impôts pour redistribuer la richesse. Voici des résultats qui en surprendront plus d’un:

Écarts De Richesses

Première surprise, globalement une pluralité de personne pense que le meilleur moyen pour réduire les inégalités est de baisser les taxes et impôts. Pourtant, depuis quelques années, on assiste à une importante cabale médiatique pour nous convaincre du contraire. Il est rassurant de voir que, dans une certaine mesure, cette propagande n’a pas autant de supporteurs qu’on aurait pu le croire.

Autre surprise, ce sont surtout les pays pauvres, plus inégalitaires, qui favorisent l’option d’une réduction du fardeau fiscal. En fait, seules les économies riches pensent qu’il faut augmenter la redistribution de la richesse.  Pour chaque classe économique, voici le nombre de pays où une pluralité des gens pense que l’on doit réduire les taxes et impôts:

  • Économies développées: 3 pays sur 10
  • Économies émergentes: 16 pays sur 25
  • Économie en voie de développement: 5 pays sur 9

Dans les pays suivants, c’est plus de 50% de la population qui pense que la droite peut réduire les inégalités sociales:

  • Brésil: 77%
  • Italie: 68%
  • Ouganda: 64%
  • France: 61%
  • Argentine: 60%
  • Vietnam: 60%
  • Philippines: 59%
  • Ghana: 57%
  • Thaïlande: 57%
  • Tunisie: 56%
  • Venezuela: 55%
  • Kenya: 52%
  • Nicaragua: 52%

Comment peut-on expliquer ces résultats étonnants ?

Les pays émergents et en voie de développement sont certes beaucoup plus pauvres et inégalitaires que les économies développées.  Par contre, la croissance économique dans ces pays est beaucoup plus soutenue que dans les pays riches.  Les gens dans les pays pauvres ont compris que le meilleur programme social pour lutter contre les inégalités ne consiste pas à demander au gouvernement de déshabiller Paul pour habiller Pierre, mais plutôt de miser sur la croissance économique, après tout cette croissance soutenue a sorti des millions de personnes de la pauvreté dans ces pays.

Dans les pays riches, on est devenu paresseux, nous avons oublié que notre mode de vie confortable est le fruit de la croissance économique et pas de programmes gouvernementaux visant à redistribuer la richesse.  Un jour ou l’autre, nous devrons revenir à l’essentiel si nous ne voulons rester dans le peloton de tête.

Les pays pauvres voient tous les jours les bienfaits de la croissance économique sur leur niveau de vie, dans les pays riches, nous tenons cette croissance pour acquise, nous ne l’apprécions pas à sa juste valeur…  En bref, l’Occident se fait faire la leçon par les pays émergents et en voie de développement; eux ils viennent de comprendre, nous, nous avons oublié…

Source:
Pew Research Center
Emerging and Developing Economies Much More Optimistic than Rich Countries about the Future


15 octobre 2014

La culture imaginaire Coup de gueule En Chiffres Gauchistan Québec

Dans quelques semaines se tiendra le gala de l’ADISQ. Une occasion pour la clique habituelle de se livrer à une séance intensive d’admiration mutuelle. Les médias profiteront de l’occasion pour se faire croire que le Québec est spécial, que nos artistes illuminent le monde et que la chanson française coule dans les veines de tous les Québécois. Bref, on voudra se convaincre que nos artistes sont importants et que le Québec ne pourrait pas être une nation sans nos chanteurs et chanteuses.

Allons au-delà de cette pensée unique, voici quelques chiffres sur la fréquentation des spectacles de chanson francophone et anglophone au Québec depuis 5 ans:

Chanson québécoise

Même si les spectacles anglophones sont 67% plus chers que les spectacles francophones, ils attirent 111% plus de spectateurs !  Remarquer aussi que dans les spectacles anglophones, on donne 2 fois moins de billets de faveur…  À se demander si le gala de l’ADISQ n’est pas devenu un show pour les journalistes; ils vont en parler pendant plusieurs jours, mais leurs nouvelles laisseront beaucoup de gens indifférents.

Maintenant, vous savez pourquoi nos artistes ont besoin d’un firewall culturel pour continuer d’exister…

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Statistiques des représentations payantes en arts de la scène selon la discipline, la provenance et la taille de la salle, régions administratives et ensemble du Québec


14 octobre 2014

Au pays de l’austérité imaginaire Canada Économie En Chiffres Québec

À première vue, le bulletin de l’emploi publié vendredi dernier semblait contenir une bonne nouvelle pour le Québec, soit la création de 6 500 emplois.  Mais on dit que le diable est souvent dans les détails, quand on analyse les chiffres de plus près, la bonne nouvelle s’assombrit rapidement…  Voici où ont été créés (et perdus) les emplois le mois dernier:

  • Secteur public: + 13 000 emplois
  • Secteur privé: + 2 100 emplois
  • Travailleurs autonomes: -9 100 emplois

Le bilan final montre la création de 6 500 emplois, mais ces emplois sont presque tous venus du secteur public, un secteur qui, contrairement au privé, dévore la richesse au lieu de la créer !

Et n’allez pas croire que cette situation est temporaire, il s’agit d’une tendance lourde au Québec depuis le début de l’année.  Voyez par vous-même:

Emplois Quebec

Contrairement au reste du Canada, le Québec est incapable de créer des emplois ailleurs que dans le secteur public.  Pourtant, c’est supposé être l’austérité au Québec.  Pour le moment l’austérité existe uniquement dans l’imagination de la gogauche.

Source:
Statistique Canada
Tableau 282-0089


9 octobre 2014

Société distincte Canada Économie En Chiffres États-Unis Gauchistan Québec

Depuis le début de l’été, le prix du pétrole a diminué de manière constante malgré les tensions au Moyen-Orient; une situation imputable en partie à l’augmentation de l’offre découlant de l’exploitation du pétrole de schiste (aux États-Unis, contrairement au Québec, les gens ont été assez intelligents pour sauter sur cette manne pétrolière).

Voici comment cette baisse du prix du pétrole a influencé le prix de l’essence aux États-Unis, en Ontario et au Québec depuis le début de l’été…

Essence Québec

La ligne de l’Ontario suit de près celle des États-Unis, une baisse constante des prix.  Pour ce qui est du Québec…  Il semble que nous soyons une société distincte parce que la tendance ici semble être différente…  Ici, ça diminue beaucoup plus lentement…

Une chance qu’au Québec nous avons une Régie de l’énergie pour fixer un prix plancher sur l’essence et empêcher les guerres de prix, sinon les consommateurs se feraient avoir comme aux États-Unis et en Ontario…   Vive le modèle québécois !

En passant, pour prendre soin de nous, la Régie de l’énergie emploie 92 personnes et dépense 13 518 318$.  La Régie de l’énergie a fait un déficit de 265 294$ l’an dernier.

Sources:
EIA
Weekly U.S. Regular All Formulations Retail Gasoline Prices

Kent Group
Petroleum Price Data


8 octobre 2014

La productivité électorale Économie Élection 2014 En Chiffres Québec

J’attendais ces chiffres depuis quelque temps déjà, ils ont finalement été publiés hier, je fais bien sûr référence aux chiffres des dépenses électorales de la dernière campagne provinciale !

J’ai toujours trouvé un peu ridicules les gens qui paranoïent sur l’influence de l’argent en politique. Même si Québec Solidaire devait dépenser cent millions de dollars lors de la prochaine élection, on devrait me passer sur le corps avant que je vote pour ce parti d’illuminés.  Je doute que des publicités électorales ou des pancartes puissent faire gagner une élection, les idées et le traitement médiatique restent, selon moi, les principaux facteurs d’influence.  Cette hypothèse s’est vérifiée une fois de plus lors de la dernière élection, voyez par vous-même:

Élection Québec

Le PQ a dépensé 700 000$ de plus que les libéraux, pourtant il a obtenu l’un des pires résultats de son histoire. Au final, le PQ a dépensé 80% de la limite autorisé contre 71% pour le parti de Philippe Couillard.

Mais quel parti a dépensé le plus efficacement son argent ?  Autrement dit, quel parti a fait les dépenses électorales les plus productives, voici la réponse:

Élection Québec

Élection Québec

Au PLQ, on a dépensé l’équivalent de 3,34$ par vote reçu et faire élire un député a coûté 83 885$.  Au PQ, pour avoir un vote, on a dû dépenser 6,14$ et 219 845$ ont été dépensés par député élu.

Il est plutôt amusant de constater que les deux partis qui savent compter, le PLQ et la CAQ, ont eu une productivité électorale bien supérieure aux partis de la bonne gauche, la PQ et QS.

Source:
Directeur Général des Élections du Québec
Dépenses électorales de l’élection générale du 7 avril 2014


6 octobre 2014

Pétrole: le grand mensonge Canada Économie En Chiffres Québec

Chaque fois qu’on parle du pétrole albertain et de la péréquation, on se fait invariablement répondre que dans la réalité la péréquation n’est pas une aide pour les provinces pauvres, mais un dédommagement normal pour compenser pour le ralentissement du secteur manufacturier. Selon les adorateurs du modèle québécois, le pétrole albertain est responsable de la décrépitude du secteur manufacturier, car il fait augmenter la valeur du dollar canadien. Cet argument a même été utilisé pour dénoncer la construction de pipeline et de port pétrolier au Québec; le Québec, éternelle victime…

Qu’en est-il dans la réalité ?  L’Alberta est-elle responsable de notre déchéance économique ?  Voici comment ont évolué le secteur manufacturier et le dollar canadien depuis la fin de la dernière récession; voyons si, comme le prétend la gauche, il existe une corrélation entre la hausse du dollar et le déclin des industries manufacturières.

Manufacturier Québec

Dans l’ensemble du Canada, il est impossible de voir une corrélation entre une hausse de la valeur du dollar et une baisse de la vigueur du secteur manufacturier.  Même qu’à plusieurs occasions le secteur de la fabrication et la valeur du dollar ont augmenté conjointement. On voit aussi des périodes ou une stagnation voire une baisse du dollar n’a pas stimulé le secteur manufacturier.  Bref, la corrélation dont parle la gauche n’existe tout simplement pas.  Il est donc faux de prétendre que la péréquation provenant de l’Alberta ne fait que dédommager le Québec.

Le graphique ci-haut décrit la situation pour l’ensemble du Canada, mais qu’en est-il dans chacune des provinces ?  Voici comment a évolué le secteur manufacturier dans les provinces canadiennes depuis la fin de la dernière récession:

Manufacturier Québec

Les chiffres ne mentent pas, le Québec est une société distincte.  Il n’y a qu’au Québec où le secteur manufacturier est en crise, nous sommes la seule et unique province avec une croissance négative.  Partout ailleurs, la reprise a été robuste, y compris dans les provinces de l’Atlantiques qui ne sont pourtant pas reconnues pour la vitalité de leur économie.

Devant des chiffres aussi catastrophiques, un sérieux examen de conscience s’impose.  L’Alberta n’est pas responsable de notre misère économique, notamment celle du secteur manufacturier.  Partout au Canada les industries prospèrent et croissent même si l’Alberta continue d’exploiter son pétrole, le Québec est la seule province qui affiche un bilan négatif.

Au lieu de blâmer les Albertains pour nos échecs, nous devrions plutôt regarder dans notre cour et réaliser que le retard économique du Québec est probablement imputable au modèle québécois qui assassine lentement mais sûrement notre économie. M’enfin, il est plus facile de blâmer les autres, surtout quand ils parlent anglais, que de reconnaître que le Québec a fait fausse route depuis cinquante ans…

La prochaine fois qu’un gauchiste vous parlera de pétrole, de dollars, de dédommagement et d’industries manufacturières, vous saurez quoi lui répondre !

Source:
Statistique Canada
Tableaux 176-0064379-0031379-0030


2 octobre 2014

La gauche et les faits Canada Économie En Chiffres International

D’un côté, il y a les idées reçues de la gogauche. Prenons par exemple cette citation du syndicaliste Réjean Parent:

« Monsieur Harper a plutôt réuni tous les ingrédients pour se mériter un antiNobel de la paix ou le prix citron de la guerre. Il a renié le passé pacifisme du Canada pour nous entrainer dans le clan des belligérants. »

De l’autre côté, il y a les faits que la gogauche ignore méticuleusement…

Harper Militaire

Malheureusement pour Réjean Parent, Stephen Harper n’est pas un « antiNobel » belliqueux qui veut faire la guerre avec tout ce qui bouge. Au contraire, nous faisons partie des pays qui ont le plus coupés les dépenses militaires.

M’enfin, la gauche a pour principe de ne jamais laisser les faits gâcher une bonne histoire.

Source:
IHS
Analysis: NATO’s budget increase ‘aim’


29 septembre 2014

La pauvreté verte Économie En Chiffres Environnement International

La semaine dernière, j’ai parlé de la décision de la fondation de la famille Rockefeller qui a décidé de ne plus investir dans les compagnies pétrolières, une décision sans grande importance puisque les compagnies de pétroles sont détenues majoritairement par de petits épargnants qui mettent de l’argent de côté pour leur retraite.

Mais qu’arriverait-il si ces épargnants décidaient de suivre les conseils de la gauche et d’imiter la fondation Rockefeller, c’est-à-dire liquider leurs actions de compagnies pétrolières pour acheter des actions de compagnies vertes. Pour répondre à cette question, on peut comparer l’indice RENIXX et l’indice STOXX Global Oil & Gas. L’indice RENNIX mesure la performance des plus grosses compagnies vertes alors l’indice STOXX Global Oil & Gas se concentre sur le secteur des hydrocarbures.

Énergie Verte

N’importe qui peut constater que les industries associées aux énergies vertes se sont complètement effondrées depuis 2008, et ce, malgré les milliards en subvention ! Contrairement aux compagnies vertes, le secteur pétrolier a su récupérer les pertes de la dernière récession.

Une personne qui a investi 100$ en 2002 dans une compagnie verte aurait 35$ aujourd’hui.  Une personne qui a investi 100$ dans les hydrocarbures en 2002 aurait 270$ aujourd’hui.  Si vous décidez de suivre les conseils de la gauche, vous risquez de ne jamais pouvoir accumuler suffisamment d’argent pour prendre votre retraite…  Moi je dis, vive le pétrole !  Certes, il y a des inconvénients à utiliser cette forme d’énergie, mais il est bon de se rappeler que les avantages sont infiniment plus nombreux !


24 septembre 2014

Le pétrole et les retraites Économie En Chiffres Environnement International

Un frisson a parcouru la bonne gauche cette semaine…

La fondation de la famille Rockefeller, qui a fait sa fortune avec le pétrole, a annoncé qu’elle allait liquider toutes ces actions de compagnies pétrolières. Il n’en fallait pas plus pour que le Plateau se mette à fredonner l’International…  Selon nos bons médias, toujours bien informés, une telle décision devrait porter un dur coup à l’industrie pétrolière.

Vraiment ?

Voici comment se répartit l’actionnariat des compagnies pétrolières américaines:

Pétrolière

La fondation Rockefeller appartient à la catégorie des « investisseurs institutionnels » qui regroupe un maigre 6,6% des actionnaires.  Dans cette catégorie on retrouve des banques, des hedge funds, des compagnies d’assurance et des fondations. Autrement dit, les fondations représentent une infime fraction des actionnaires et la fondation Rockefeller représente une infime fraction de cette infime fraction !  Un coup dur le retrait des Rockefeller ?  On parle plutôt d’une mouche qui s’écrase dans le pare-brise d’un camion…  Ils sont tellement bien informés nos médias gauchistes…

Les pétrolières sont détenues à hauteur de 31,2% par des fonds de pension répartis dans 60 millions de ménages.  Dans les fonds mutuels qui détiennent 20,6% des pétrolières, on retrouve 53,2 millions de ménages qui gagnent  en moyenne 80 000$, la classe moyenne.  Finalement, 17,7% des actions des pétrolières se retrouvent dans les REER de 48,6 millions de ménages qui gagnent en moyenne 70 000$.  Autrement dit, 69,5%  des actions des pétrolières sont la propriété de ménages de la classe moyenne qui les utilisent surtout pour financer leur retraite !  Sans pétrolières, la retraite de plusieurs personnes serait beaucoup moins confortable.

Notons au passage que les dirigeants des compagnies pétrolières, diabolisés par les médias, constituent seulement 2,8% de l’actionnariat. Bref, quand une compagnie pétrolière engrange des milliards de dollars, ce n’est pas la petite élite dirigeante qui en profite le plus, mais… une bonne partie de la société ! L’industrie pétrolière appartient au peuple !

Source:
SONECON
Who Owns America’s Oil and Natural Gas Companies


22 septembre 2014

Le champ de ruines péquistes… Économie En Chiffres Québec

Le 4 septembre 2012 a marqué l’élection d’un gouvernement péquiste. Celui-ci a officiellement pris les rênes du Québec lors du discours inaugural prononcé le 31 octobre de la même année. Le PQ sera au pouvoir pendant dix-huit mois avant d’être finalement battu le 7 avril 2014.

Durant ces dix-huit mois de pouvoir, le PQ a fait de l’économie du Québec un véritable champ de ruines. Vous en doutez ? Le 10 septembre dernier, l’Institut de la statistique du Québec a publié les chiffres sur la croissance du PIB en 2013, année qui s’est entièrement déroulée sous le règne de Pauline Marois. Pour prendre toute la mesure de la grande noirceur péquiste, il suffit de comparer la croissance du PIB en 2012 (année libérale) à celle de 2013 (année péquiste) dans les différentes régions du Québec:

Pcul

Dans toutes les régions du Québec sauf deux, on peut voir une baisse, souvent catastrophique de la croissance du PIB.  Seules l’Abitibi-Témiscamingue et la Gaspésie ont échappé au carnage et dans le cas de la Gaspésie on sait que cette croissance est principalement due aux subventions du gouvernement, notamment pour des éoliennes aussi coûteuses qu’inutiles.

Dans la région de Montréal, la croissance du PIB a été divisée par 4,0 et dans la région de Québec c’est une réduction de 3,8 fois. Mais c’est la région de Laval qui a payé le tribut le plus lourd avec une croissance du PIB par habitant qui a été amputé d’un facteur 8,7 !

Globalement, en 2012 (année libérale), la croissance du PIB a été de 2,4%.  En 2013 (année péquiste), elle n’a été que de 0,8%. En bref, l’arrivée du PQ au pouvoir a divisé la croissance du PIB par habitant par un facteur 3, tout simplement catastrophique. On se rappellera des dix-huit mois au pouvoir du PQ comme d’une grande noirceur économique…

Pour ceux que ça intéresse, voici le PIB par habitant dans les régions du Québec:

Pcul

La position de Montréal est étonnante. Dans les médias, on parle de la métropole comme d’un boulet économique alors que dans les faits, Montréal est une locomotive.

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Produit intérieur brut régional par industrie au Québec, 2013


18 septembre 2014

Les faux riches Canada Économie En Chiffres Québec

Cette semaine, le gouvernement a laissé entendre qu’il pourrait moduler les tarifs des CPEs en fonction des revenus des parents. D’un côté, on peut se réjouir de voir le gouvernement enfin mettre de l’avant de manière un peu plus prononcée le principe utilisateur-payeur dans les services publics, d’un autre côté on peut condamner l’introduction d’une mesure qui aura pour conséquence de piger encore plus profondément dans les poches des contribuables. Le principe utilisateur-payeur c’est bien, mais seulement si on baisse préalablement les impôts.

Quoi qu’il en soit, on laisse entendre que le gouvernement considérerait qu’une famille est riche quand le revenu des deux conjoints se situerait quelque part entre 70 000$ et 100 000$.

La question se pose: est-on vraiment riche quand un ménage a un revenu supérieur à 70 000$ ou 100 000$ ? Pour répondre à cette question, analysons la fourche de revenus familiaux des couples de la classe moyenne dans les provinces canadiennes. La classe moyenne est un concept plutôt abstrait, mais selon moi celle-ci correspond à la tranche de la population dont le revenu appartient au troisième quintile. Un quintile divise la population en cinq tranches de vingt pour cent. Le premier et le deuxième quintile représentent la tranche la plus pauvre, le quatrième et le cinquième quintile représentent la tranche la plus riche. Il reste donc le troisième quintile qui se situe entre les deux. Donc, voici la tranche de revenus familiaux des couples de la classe moyenne:

Classe Moyenne Québec

Au Québec, les couples de la classe moyenne ont des revenus qui oscillent entre 58 800$ et 81 300$. N’en déplaise aux politicos, au Québec, quand un couple a des revenus de 70 000$, il n’est pas riche, il se situe directement au milieu de la classe moyenne.  À 100 000$, au Québec, on sort de la classe moyenne, mais à peine.

Autre élément qui frappe: la pauvreté des couples de la classe moyenne québécoise.  Si ici la fourche de revenu pour appartenir à ce groupe se situe entre 58 800$ et 81 300$, au Canada cet intervalle se trouve entre 65 600$ et 92 700$  i.e. les couples de la classe moyenne canadienne sont beaucoup plus riches que leur équivalent québécois.  Autrement dit, un couple de la classe moyenne qui fait 70 000$ sera considéré au centre de la classe moyenne québécoise, mais il sera dans la portion inférieure de la classe moyenne canadienne.

Encore plus frappant, un couple qui gagne 70 000$ en Saskatchewan et Alberta est considéré comme trop pauvre pour appartenir à la classe moyenne !  Dans ces deux provinces, il faut avoir un revenu familial minimum de 72 300$ et 82 300$ respectivement pour être considéré dans la classe moyenne. À 70 000$, les couples dans ces provinces appartiennent au deuxième quintile, des gens qui sont considérés comme pauvres.  Bref, la classe moyenne du Québec c’est l’équivalent des classes pauvres en Saskatchewan et en Alberta.

Globalement, ces chiffres sont une autre démonstration de l’échec spectaculaire du modèle québécois, un modèle dont le seul accomplissement aura été de créer des pauvres.  Un modèle qui devrait nous couvrir de honte…

Source:
Statistique Canada
Tableau 202-0405


17 septembre 2014

Maladie… Canada Économie En Chiffres Québec

À Québec, le gouvernement semble chercher désespérément des moyens pour équilibrer son budget et la tentation de piger dans les poches des contribuables semble grande…  Pourtant, comme je l’ai expliqué hier, il serait beaucoup plus simple de s’inspirer du gouvernement conservateur qui, en faisant un ménage dans ses dépenses, a été capable d’équilibrer le budget et pourra même réduire nos impôts dans son prochain budget.

Un exemple de ménage fait par les conservateurs ?  Désormais, chaque fonctionnaire aura droit à 5 jours de congé de maladie par année au lieu de 15. De plus, il sera impossible d’accumuler des congés non utilisés.

La province de Québec aurait intérêt à s’inspirer de cette mesure pour réaliser quelques économies étant donné la « popularité » des congés de maladie chez nos fonctionnaires:

Maladie Québec

Les fonctionnaires au Québec sont les champions des congés de maladie, près de 12 jours alors que la moyenne canadienne est de 10,2 jours.  C’est très loin de l’Île-du-Prince-Édouard et de ses 8,8 jours…  Devant de tels chiffres, deux conclusions possibles: soit nos fonctionnaires ont une santé plutôt fragile, soit il y a carrément de l’abus…

À titre indicatif, voici le nombre de jours de congé de maladie utilisés par les travailleurs québécois dans différents secteurs de l’économie:

Maladie Québec

Devant de pareils chiffres, on est porté à croire qu’il y a de l’abus…

Faire le ménage dans les congés de maladie des fonctionnaires pourrait être un excellent moyen d’aller chercher quelques millions sans piger dans les poches des contribuables.

Source:
Statistique Canada
Tableau 282-0029