Antagoniste


16 avril 2014

Les élections ont des conséquences Canada Économie Élection 2014 En Chiffres Québec

Dans la foulée du déclenchement des élections, je vous avais parlé de l’augmentation très inquiétante du coût d’emprunt pour le Québec (i.e. le service de la dette). À cette époque, les marchés financiers anticipaient une victoire du PQ.

Provenant directement d’un terminal bloomberg d’un de mes contacts, voici comment le coût d’emprunt pour le Québec et l’Ontario a évolué durant la dernière campagne électorale. Dans le premier graphique, on peut voir l’évolution des taux depuis le 2 janvier 2014 jusqu’au 14 avril 2014. Le second graphique correspond à l’écart (spread) entre les taux ontariens et québécois.

Dette Québec

Dette Québec

Au déclenchement des élections, l’écart avec l’Ontario a bondi de manière inquiétante, à ce moment, la plupart des gens donnaient la victoire au PQ avec un gouvernement majoritaire.  Par contre, la publication d’un premier sondage CROP qui donnait une courte victoire au PLQ a renversé cette tendance.  Cette diminution des taux s’est accélérée quand un sondage Léger a évoqué la possibilité d’un gouvernement libéral majoritaire.  Quand le PLQ a officiellement été élu le 7 avril dernier, nous avons presque retrouvé l’écart qui avait été observé en début d’année.

Même si on aime souvent dire que le PLQ et le PQ c’est blanc bonnet, bonnet blanc, il faut réaliser que les marchés financiers et les investisseurs ne voient pas les choses du même oeil. S’il est vrai que les programmes se ressemblent, il y a des « adultes » au PLQ qui sont capables de réassurer les marchés financiers en réduisant les possibilités de dérapages.

Je ne dis pas que le salut économique du Québec passe obligatoirement par le parti libéral, la CAQ aurait sans doute fait aussi bien, peut-être même mieux. Par contre, je dis que le PQ est devenu un parti qui a un effet délétère sur l’économie du Québec.


14 avril 2014

Qui a voté pour qui ? Élection 2014 En Chiffres Québec

J’aime la politique et les chiffres, voici donc une analyse du vote lors de la dernière élection, plusieurs découvertes très intéressantes…

Tout d’abord, voici le vote lors de l’élection précédente en 2012 en fonction de la région géographique (PQ minoritaire):

Élection Québec

En 2012, la domination du PQ a été nette, ils ont remporté 9 régions sur 15.  Voici le résultat pour l’élection de lundi dernier (PLQ majoritaire):

Élection Québec

Renversement complet de la situation.  On peut voir un effondrement marqué du vote péquiste qui s’accompagne d’une forte progression du vote libéral.  En tout, le PLQ a remporté 9 régions sur 15.

Autre élément intéressant, quand on compare les résultats de 2012 avec ceux de 2014, on peut remarquer que dans de nombreuses régions, le vote de la CAQ est resté stable, mais que celui du PQ s’est écrasé au profit du PLQ.  C’est le cas par exemple dans Lanaudière, en Mauricie, en Estrie ou dans la Capitale-Nationale.   Ces résultats indiquent, un peu contre toute attente, que le PLQ a réalisé une bonne partie de ses gains, du moins dans certaines régions, non pas en allant prendre des votes à la CAQ, mais plutôt au PQ !

Pour y voir plus clair, voici la différence entre l’élection de 2012 et 2014 dans chacune des régions:

Élection Québec

Pour le PLQ, on voit des gains impressionnants dans toutes les régions, un exploit plutôt remarquable.  Au PQ, on voit l’inverse, des pertes à la grandeur du Québec. Du côté de la CAQ, on voit beaucoup de pertes, quelques gains, mais dans presque toutes les régions, les pertes du PQ sont supérieures à celles de la CAQ. Autre élément intéressant, les plus grosses pertes de la CAQ l’ont été dans des régions où elle n’avait pas de réelle chance de gagner, comme Montréal, Laval, l’Outaouais ou le Saguenay-Lac-St-Jean.  Mais dans certaines régions clés, notamment dans le « 450″, on peut voir que le vote de la CAQ est resté relativement stable par rapport à l’élection de 2012 alors que ce sont les péquistes et les libéraux qui semblent s’être échangés des votes.

Le succès de la CAQ lors de la dernière élection est en bonne partie imputable à la victoire dans 9 circonscriptions qui étaient détenues par le PQ (principalement dans le « 450″).  Voici comment le vote a évolué dans ces circonscriptions par rapport à l’élection de 2012:

Élection Québec

Dans ces 9 circonscriptions clés, certaines étant considérées comme des châteaux forts péquistes, le vote de la CAQ est resté assez stable. Par contre, on voit une chute dramatique du vote péquiste au profit du PLQ et, dans une moindre mesure, de QS.  Autrement dit, si la CAQ a pu se sauver avec la victoire dans ces circonscriptions, c’est principalement grâce aux péquistes qui ont décidé de voter libéral !  Est-ce mauvais signe en vue des prochaines élections ? Pas nécessairement, la CAQ est en bonne position pour rapatrier ce nouveau vote libéral fraîchement arraché au PQ.

En bref, lundi dernier, dans plusieurs circonscriptions importantes un vote pour le PLQ a été un vote pour la CAQ !

Source:
Directeur Général des Élections du Québec
Résultats > Élections générales


10 avril 2014

Voter efficace Élection 2014 En Chiffres Québec

Avec notre mode de scrutin non proportionnel, il est primordial pour un parti politique d’avoir un vote efficace i.e. un vote qui sera concentré dans certaines circonscriptions au lieu d’être dilué aux quatre coins du Québec. Il est préférable d’avoir 50 000 votes dans 5 circonscriptions que d’avoir 50 000 votes dans 20 circonscriptions. Dans les deux cas, le nombre de votes est identique, mais seulement le premier scénario permet de faire élire des députés.

Chez les libéraux, on a pu faire élire 70 députés avec 1 757 075 votes.  Autrement dit, il a fallu au PLQ en moyenne 25 101 votes pour faire élire un député.  Voici la performance pour chacun des partis pour les élections de 2012 et 2014.

Élection Québec

Le PLQ a été le parti avec le vote le plus efficace en 2014.  Mais l’histoire de cette élection c’est le PQ et la CAQ.  Du côté de la CAQ, on a pu concentrer le vote de manière importante, principalement dans le 450, par rapport à l’élection de 2012.  Cette efficacité accrue (-29%) du vote a permis d’avoir plus de députés avec un suffrage moins élevé.  Au PQ on a vu l’inverse, le vote s’est dilué et est devenu beaucoup moins efficace (+39%).

Source:
Directeur Général des Élections du Québec
Résultats > Élections générales


8 avril 2014

Déclin tranquille Élection 2014 En Chiffres Québec

Élection Québec

Les dernières belles années du PQ remontent à l’époque de Lucien Bouchard.  À cette époque, il y a environ 20 ans, le Parti québécois était en mesure d’aller chercher plus de 1 500 000 votes.  Depuis on observe une baisse constante.  Certes, l’arrivée de l’ADQ/CAQ a privé les deux grands partis de nombreux votes et le PQ a montré une légère progression en 2012, mais le PLQ reste le seul parti qui a pu briser le cap des 1 500 000 votes (à 2 reprises) depuis le début des années 2000.  Au PQ, la tendance est clairement à la baisse.

En 2007, tout le monde pensait que le PQ avait touché le fond du baril avec André Boisclair comme chef.  Aux prises avec la crise des accommodements raisonnables, Boisclair avait misé sur le concept de « nationalisme civique » par opposition au « nationalisme identitaire ».  Plusieurs avaient attribué la débâcle péquiste de 2007 à ce choix. En ce sens, la charte des valeurs était une réponse directe à la défaite de 2007, le PQ retournait sur le terrain du « nationalisme identitaire »  en espérant reconquérir le terrain perdu sous le gouvernement de Boisclair.  Le résultat final: en misant sur le nationalisme identitaire, le PQ à fait pire que Boisclair, moins de votes, moins de députés…

Entre « nationalisme civique » et « nationalisme identitaire », le Parti québécois a connu l’échec.  Et si le problème était le nationalisme tout simplement…  Chose certaine, lundi dernier les Québécois ont préféré un parti plombé par des histoires de corruption à un parti nationaliste.

On peut aussi se poser la question suivante: sans les scandales de corruptions au PLQ, le PQ existerait-il encore ?  Ces scandales ont-ils fait office de respirateur artificiel pour le PQ ?

P.-S. Ironique de constater que les nationalistes québécois avaient parié qu’un gouvernement conservateur majoritaire allait redynamiser leur combat.  Depuis que Stephen Harper est devenu premier ministre, le Québec a assisté au déclin du Bloc québécois et maintenant du Parti québécois.

Source:
Directeur Général des Élections du Québec
Résultats > Élections générales


7 avril 2014

Les temps sont durs au Québec Canada Économie Élection 2014 En Chiffres Québec

Lundi dernier, le Bureau du surintendant des faillites du Canada a publié ces chiffres finaux pour l’année 2013, la première année complète avec un gouvernement péquiste. Il est légitime de parler d’un film d’horreur…

Tout d’accord, voici dans quelles mesures l’insolvabilité (faillites et propositions concordataires) a augmenté au Québec dans chacune des provinces:

Faillite Québec

C’est le Québec qui a enregistré la pire performance.  Pendant que la majorité des provinces réduisaient leurs problèmes d’insolvabilité, au Québec ils ont bondi de 11,2% !  En 2013, 34% des faillites et propositions concordataires sont survenues au Québec même si la province ne représente que 24% de la population canadienne.

Toujours en 2013, voici qu’elle était le taux d’insolvabilité dans chacune des provinces:

Faillite Québec

Le Québec est uniquement devancé par la Nouveau-Brunswick, mais au rythme où vont les choses, nous risquons de finir sur la première marche du podium…  Si le Québec avait eu un taux d’insolvabilité comparable à la moyenne canadienne, il y aurait eu 12 053 faillites et proposition concordataire de moins dans la province en 2013…

N.B. Les chiffres sur l’insolvabilité au Canada pour l’année 2013 ont été publiés le 31 mars dernier.  Malgré la campagne électorale, aucun grand média n’a jugé bon en parler.

Industrie Canada
Bureau du surintendant des faillites Canada


3 avril 2014

Éducation et économie Canada Économie Élection 2014 En Chiffres Québec

Pour faire suite à mon billet d’hier sur l’éducation et l’indépendance, voici un billet sur l’éducation et l’économie, deux autres oubliées de la campagne électorale…

On oublie trop souvent que les dons de charités représentent un rouage important de tout système d’éducation efficace et performant…

Éducation Québec

Dernier…

Selon la « boussole électorale » de Radio-Canada, 79% des Québécois veulent augmenter le taux d’imposition des entreprises (alors que nous sommes déjà la province la plus imposée).  Si on impose plus les entreprises, ces dernières auront encore moins d’argent pour faire des dons aux universités et vous pouvez parier que l’argent qui sera confisqué par le gouvernement se retrouvera partout, sauf dans notre système d’éducation…

Sources:
Statistique Canada
Tableau 477-0058
Tableau 477-0019


2 avril 2014

Éducation et indépendance Canada Économie Élection 2014 En Chiffres Québec

Pourquoi ne pas parler d’éducation et d’indépendance; un mélange d’un des sujets les moins présents avec l’un des sujets les plus présents dans la campagne électorale !

Tout d’abord, voici l’argent dépensé par les provinces pour l’éducation post-secondaire:

Éducation Québec

Comment le Québec peut-il être simultanément une des provinces qui taxent le plus tout en étant une des provinces qui met le moins d’argent dans son système d’éducation post-secondaire…  Deux réalités difficilement conciliables…

Notons que les frais de scolarité ne sont pas inclus dans ces chiffres.  Quand on les prend en considération, l’Île-du-Prince-Édouard et l’Ontario passent devant le Québec. Autre fait intéressant, au début des années 2000, Terre-Neuve dépensait 8 001$ par étudiant temps plein. Aujourd’hui, cette somme est passée à 21 051$ par étudiant temps plein.  Ce bond spectaculaire (+163%) correspond avec le début de l’exploitation du pétrole par cette province.

Autre élément intéressant, voici la part du fédéral dans le financement de l’éducation post-secondaire:

Éducation Québec

La seule province avec un mouvement indépendantiste est aussi celle qui dépend le plus de l’argent du fédéral pour financer son éducation post-secondaire…  Encore une fois, deux réalités difficilement conciliables…

Sources:
Statistique Canada
Tableau 477-0058
Tableau 477-0019


31 mars 2014

La mine basse Canada Économie Élection 2014 En Chiffres Environnement Europe Québec

Il y a presque un mois, l’Institut Fraser a publié son indice de développement minier, une enquête menée auprès de 690 dirigeants de l’industrie minière pour savoir quels étaient les endroits dans le monde les plus ouverts aux investissements. J’avais prévu parler de cette étude bien avant, mais avec le déclenchement des élections, elle était tombée sous mon radar.

Mieux vaut tard que jamais, alors voici l’indice de développement minier, pour les provinces canadiennes et les pays scandinaves (pays souvent cités en exemple…) avec des ressources minérales. Pas de bonnes nouvelles pour le Québec…

Mine Québec

Quelques constatations plutôt troublantes:

  • Il y a 4 ans à peine, le Québec était confortablement installé en 1ere position, tant au Canada qu’à l’échelle mondiale.  Aujourd’hui, nous avons été relégués au 6e rang au Canada et 21e rang mondial.
  • Le Québec fait moins bien que l’ensemble des pays scandinaves, pourtant des modèles de social-démocraties par notre gauche.  La Suède occupe le 1er rang mondial.
  • Dans la majorité des provinces canadiennes et la totalité des pays scandinaves, l’indice s’est amélioré depuis 2009/2010. Le Québec est l’endroit qui a subi la chute la plus importante de son indice (-21,8%).

Si les provinces de l’Ouest et les pays scandinaves sont riches et que le Québec est pauvre, ce n’est pas à cause du pétrole, mais plutôt parce que le socialisme et l’éco-catastrophisme n’ont pas infecté l’économie leur économie.

Pour prendre la pleine mesure de la détérioration des conditions économiques au Québec pour les entreprises pétrolières, voici l’évolution de notre position dans le classement:

Mine Québec

Une chute vertigineuse. Certaines personnes pourraient croire que l’adoption de la nouvelle loi sur les mines en décembre 2013 pourrait redonner au Québec une place enviable au classement. Personnellement, j’en doute.  La nouvelle loi, fruit de la collaboration entre le régime péquiste et François Legault, représente une réglementation supplémentaire et un boulet économique pour les entreprises minières. Au mieux, on va stopper la chute, mais il sera difficile de remonter au haut de l’échelle.

Et à tous ceux qui se questionnent sur l’utilité d’avoir une industrie minière florissante, voyez par vous-même…

Québec mine

Les gens qui travaillent dans le domaine de l’extraction minière et pétrolière gagnent 1 683$/semaine, presque le double de la moyenne de tous les secteurs, qui se chiffre à 897$/semaine.

Voilà qui devrait être pris en considération dans l’éternel (et inutile) débat sur les redevances. Car les emplois créés et les salaires versés, c’est aussi des redevances !

Sources:
Fraser Institute
Survey of Mining Companies: 2013

Statistique Canada
Tableau 281-0027


27 mars 2014

Douze mois de régime péquiste Coup de gueule Économie Élection 2014 En Chiffres Québec

Hier, étaient publiées par l’Institut de la statistique du Québec les données finales sur la croissance du PIB en 2013. Si personne n’a jugé bon en parler dans les médias, le bilan est néanmoins catastrophique.

Pour l’année 2013, la croissance réelle de l’économie québécoise s’établit à 1,1%.  Au Canada, durant la même période, le PIB réel a augmenté de 2,0%.  Vous avez bien lu, en 2013 l’économie québécoise a crû 2 fois moins rapidement que l’économie canadienne.  Cette nouvelle est passée inaperçue durant la campagne électorale…  Dans le cas du Québec la situation est d’autant plus troublante qu’en 2012, la croissance du PIB avait été de 1,5%.  Autrement dit, le PQ gère actuellement une décroissance tranquille…

Mais le plus dramatique, préoccupant, affligeant et désespérant c’est ceci:

Économie Québec
N.B. En valeur nominale

Vous avez bien vu, en 2013, sous le régime péquiste, la dette du secteur public a augmenté plus rapidement que le PIB !  En 2013, chaque fois que le PIB a augmenté de 1$, la dette du secteur public a augmenté de 1,32$.

Ai-je besoin d’en dire plus ?

Sources:
Institut de la statistiques du Québec
Comptes économiques du Québec – Trimestriels
Produit intérieur brut aux prix du marché (désaisonnalisé au taux annuel), Québec

Source:
Statistique Canada
Comptes économiques canadiens, quatrième trimestre de 2013 et décembre 2013

Ministère des finances du Québec
Budget 2012-2013
Budget 2013-2014


26 mars 2014

La taxe hypocrite Canada Coup de gueule Économie Élection 2014 En Chiffres Québec

Dans son dernier budget, le régime péquiste a prévu d’imposer l’installation d’un module d’enregistrement des ventes (MEV) dans les bars. Le MEV, présent dans les restaurants depuis 2010, est un système de facturation obligatoire qui a été imposé par le gouvernement pour réduire l’évasion fiscale. Avec un MEV, il devient impossible pour un restaurateur de travailler au noir.

L’obligation d’installer un MEV dans les bars répond aux mêmes impératifs.  Facturation obligatoire et élimination d’une possibilité de travailler au noir. La majorité des gens vont probablement se réjouir de cette mesure en s’imaginant que le gouvernement prend enfin les moyens nécessaires pour que tout le monde paye sa juste part d’impôts et de taxes. Malheureusement, les gens qui ont raisonné de cette façon n’ont pas pris le temps de réfléchir à la question. Ils n’ont pas réalisé que les bars (ou les restaurants) ne payent pas d’impôts ou de taxes, ce sont leurs consommateurs qui héritent toujours de cette facture.

Pour preuve, voici comment a évolué l’indice des prix dans les restaurants et dans l’ensemble de l’économie depuis l’arrivée des MEV dans les restaurants:

Taxe Québec

Comme on peut le voir, depuis l’installation des MEV dans les restaurants, c’est au Québec où le prix d’une sortie au restaurant a le plus augmenté, 9,18% contre 6,94% pour l’ensemble du Canada.  Mais ces chiffres ne disent pas tout.  Pour avoir un portrait plus juste de la situation, il faut comparer cette inflation à celle de l’ensemble de l’économie.  En effet, si le Québec a connu la plus importante progression des prix dans la restauration, l’inflation dans l’ensemble de l’économie est restée relativement modeste.

Donc, si on calcule le rapport de l’inflation chez les restaurants et dans l’ensemble de l’économie, voici ce qu’on obtient (plus le chiffre est élevé, plus cela indique une augmentation rapide des prix dans les restaurants par rapport au reste de l’économie):

Taxe Québec

Toutes les provinces ont un indice relativement similaire sauf…  le Québec !

Quelle conclusion peut-on tirer de tout ceci ?

Ces deux graphiques tendent à démontrer que les dollars récupérés par l’installation du MEV dans les restaurants n’ont pas été absorbés par les restaurateurs, la facture a plutôt été refilée aux consommateurs qui doivent désormais payer plus cher.  L’argent vient toujours de la même poche, la nôtre.

Voilà qui nous rappelle, comme je l’écrivais plus tôt, que les compagnies ne payent ni impôt ni taxes, ce sont leurs clients qui doivent acquitter la facture.  Quand des gens exigent que l’on augmente les taux d’imposition des corporations, ils militent en fait pour une augmentation sournoise de la fiscalité des particuliers, le cas des restaurants québécois est un excellent exemple.  On pensait éliminer de l’évasion fiscale alors qu’en réalité on a augmenté la fiscalité des citoyens ordinaires.

Avec l’installation du MEV dans les restaurants et éventuellement dans les bars, le gouvernement ne tente pas de combattre le travail au noir ou l’évasion fiscale, il met plutôt en place une taxe hypocrite qui vise l’ensemble de la population.  Au lieu d’installer des MEV, pourquoi ne pas baisser les taxes tout simplement !

Source:
Statistique Canada
Tableau 326-0021


24 mars 2014

L’entrepreneuriat au pays des péquistes Canada Économie Élection 2014 En Chiffres Gauchistan Québec

Sondage très intéressant, publié en février 2014, par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante auprès des entrepreneurs dans les dix provinces canadiennes. Voici comment se positionne le Québec…

Entrepreneuriat Québec

Entrepreneuriat Québec

Entrepreneuriat Québec

Entrepreneuriat Québec

Entrepreneuriat Québec

On comprend mieux maintenant pourquoi la création d’emploi au Québec est devenue presque entièrement dépendante du secteur public… Le secteur privé a été asphyxié par le modèle québécois…

Quand on prend conscience que seulement 31% des entrepreneurs québécois recommanderait à une autre personne de se lancer en affaire, il faut y voir une véritable tragédie.

Source:
Fédération canadienne de l'entreprise indépendante
Les gouvernements doivent adopter une vision entrepreneuriale


20 mars 2014

Hors de l’État point de salut Canada Économie Élection 2014 En Chiffres Gauchistan Québec

En 2014, on estime qu’au Québec il y aura 46 365,80 millions de dollars en investissements privés et 22 181,70 millions de dollars en investissement public.  Autrement dit, au Québec, chaque fois que le gouvernement dépensera 1,00$ en investissement dans les immobilisations, le secteur privé va dépenser 2,09$.  Est-ce une performance respectable ou médiocre?  Jugez par vous-même:

Investissement Québec

Dernier…

Pour rejoindre la moyenne du reste du Canada, le Québec devrait augmenter les investissements privés de 42 422,37 millions de dollars, presque le double de la somme actuelle…

Mais je suis convaincu qu’un référendum et une charte vont régler tout ça

Source:
Statistique Canada
Tableau 032-0002


19 mars 2014

Le désert économique Économie Élection 2014 En Chiffres Québec

À quel point le régime péquiste a-t-il transformé le Québec en désert économique ?

Pour évaluer les dégâts, on peut analyser les impôts des sociétés, i.e. les impôts payés par les compagnies sur leurs profits.  Quand l’économie va bien, les entreprises font des profits et payent des impôts.  Dans le cas contraire, les revenus du gouvernement diminuent, une compagnie ne peut pas payer d’impôt si elle ne fait pas de profit.

Il est possible de suivre l’évolution de l’impôt payé par les sociétés sur une base mensuelle via le Rapport mensuel des opérations financières, ces chiffres sont disponibles jusqu’au mois de novembre.  Dans le graphique qui suit, pour chaque mois je compare les impôts payés par les sociétés pour un mois donné en 2012 (gouvernement libéral) et 2013 (gouvernement péquiste).

Économie Québec
Le premier budget péquiste a été déposé le 20 novembre 2013

Dans une économie normale, les profits, donc les impôts des sociétés, devraient toujours croître par rapport à l’année précédente, ne serait-ce que pour suivre l’inflation.  En 2013, ce fut le cas, mais seulement pour les 3 premiers mois de l’année !  Depuis le mois de mars, l’économie du Québec a été incapable de produire un mois où les impôts des sociétés ont augmenté, signe que les profits ne sont plus au rendez-vous.  Pour faire une analogie sportive, le Québec n’a pas connu la victoire depuis 7 mois, une léthargie inquiétante.

En 2012, les profits des entreprises ont totalisé 3 509 millions de dollars.  En 2013, ce nombre est passé à 3 221 millions de dollars, un recul de 8,1% !

L’économie du Québec est tellement au ralenti que nos entreprises sont incapables d’augmenter leur profitabilité.  Cette nouvelle va peut-être réjouir la gauche, mais ceux qui pensent avec leur tête réaliseront que si les profits des entreprises stagnent, l’emploi et les salaires stagneront aussi.

Sources:
Ministère des finances du Québec
Rapport mensuel des opérations financières


17 mars 2014

L’héritage de la révolution tranquille Économie Élection 2014 En Chiffres États-Unis Gauchistan Québec

La Révolution tranquille nous a donné le modèle québécois. Le modèle québécois nous a donné un « panier de services ». Trop souvent, les Québécois s’imaginent que ce panier de services est gratuit puisque c’est le gouvernement qui… paye. Voici donc la facture de ce fameux/fumeux panier de services…

On savait déjà que le Québec est la province la plus endettée au Canada, voici maintenant ce qu’on obtient quand on se compare aux États-Unis:

Dette Québec
Dette obligataire: dette publique représentée par des obligations. Les États américains choisis sont les 10 plus populeux, les 10 plus endettés et les 5 les moins endettés.

Le Québec est très confortablement installé en première position avec un endettement plus de 2 fois supérieur à l’Alaska, le plus proche poursuivant.

Si nous avons une dette, nous avons aussi des frais d’intérêt à payer. Le meilleur investissement qu’une personne peut faire est de payer sa carte de crédit, puisque chaque dollar utilisé pour payer des frais d’intérêt est jeté au feu. C’est de l’argent qui sort de votre portefeuille et qui ne peut augmenter votre niveau de vie.

Il en va de même pour une province. Peu importe comment on calcule la dette, la réalité est la même: l’argent dépensé pour payer les frais d’intérêt de la dette est gaspillé, car la population n’obtient strictement rien en retour.

Voici la situation du Québec à ce chapitre:

Dette Québec

Encore une confortable première position…

Le panier de services tant louanger par les politiciens québécois n’est pas gratuit, c’est plutôt achetez maintenant et payez plus tard

Source:
Fraser Institute
Quebec’s Government Indebtedness: Unnoticed, Uncontrolled


13 mars 2014

Les bons comptes font les bons amis Économie Élection 2014 En Chiffres Québec

Selon vous, qui sont les plus grands acheteurs de publicités au Québec ? La réponse à cette question à des implications électorales…

PKP

PKP

Le gouvernement du Québec est l’un des plus gros acheteurs de publicité du Québec et Quebecor est l’un des plus gros vendeurs de pub au Québec… Des dépenses pour le gouvernement de plusieurs dizaines de millions de dollars par année. Il faudra plus qu’une simple fiducie sans droit de regard pour éliminer l’apparence de conflit d’intérêts si jamais PKP devient ministre…

Source:
CDMQ
Guide média 2014 Infopresse