Antagoniste


26 mars 2015

Fonfonville Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Puisque c’est jour de budget aujourd’hui, j’ai pensé faire un billet sur nos bons fonctionnaires, histoire de savoir où notre argent est dépensé…

Fonfon Québec

Il n’y a pas de déclin démographique à Fonfonville…

Source:
Conseil du trésor
L’Effectif de la fonction publique du Québec


23 mars 2015

Le trou sans fond… Canada Économie En Chiffres Québec

La nouvelle est vieille, mais elle est trop importante pour ne pas lui consacrer un billet.

Le 11 mars, le Centre sur la productivité et la prospérité des HEC a publié une étude exhaustive sur la dette québécoise. L’originalité de cette étude tient au fait qu’on a calculé la dette du Québec en utilisant toutes les définitions possibles, ce qui permet de répondre aux gauchistes qui veulent minimiser la dette du Québec en voulant nous faire croire que le Québec à une « bonne dette ».

Voici donc la dette du Québec selon les 4 définitions suivantes:

  • Dette directe consolidée
  • Dette brute
  • Dette nette
  • Dette de consommation

Tout d’abord la dette directe consolidée i.e. la dette contractée par le gouvernement sur les marchés financiers:

Dette Québec Dette Québec

La dette brute i.e. dette directe consolidée plus passif net au titre des régimes de retraite moins le Fonds des générations:

Dette Québec Dette Québec

La dette nette i.e. dette brute moins actifs financiers nets:

Dette Québec Dette Québec

Et finalement la dette de consommation i.e. dette nette moins valeur des immobilisations nettes (routes, hôpitaux, bâtiments et autres immobilisations du gouvernement):

Dette Québec Dette Québec

Oublier les histoires de bonne dette de la gauche. Peu importe comment la dette est calculée, plus souvent qu’autrement le Québec est la pire des provinces canadiennes.  D’ailleurs, si le Québec était un pays, nous serions le 9e plus endetté de la planète, devancé par des champions comme la Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Espagne ou la France…

Et pendant ce temps, le messie du PQ nous dit que « l’objectif de l’indépendance est de maintenir le modèle québécois »…  Il faut donc faire l’indépendance pour sauver le modèle économique qui a fait du Québec le tiers-monde de l’Amérique du Nord…  À n’y rien comprendre, c’est comme si on demandait à un docteur un médicament pour renforcer notre cancer…

Source:
Centre sur la productivité et la prospérité du Québec
L’heure juste sur la dette du gouvernement du Québec


19 mars 2015

L’économie vue à vol d’oiseau Canada Économie En Chiffres Mondialisation Québec

Dans les grandes villes, les aéroports sont des poumons économiques. Ils représentent une porte d’entrée capable d’accueillir la planète. Ils permettent les échanges économiques et les échanges d’idées. Une ville ne peut pas être dynamique sans avoir un aéroport dynamique, c’est une condition sine qua non.

Partant de ce principe, j’ai voulu savoir où se trouvaient les aéroports dynamiques au Canada. J’ai donc sélectionné les 20 plus gros aéroports du pays pour ensuite calculer le nombre de passagers transitant dans cet aéroport par habitant. Le résultat est très intéressant:

Aéroport Canada

Première constatation, on peut avoir un aéroport extrêmement dynamique sans nécessairement habiter une grosse ville.  Par exemple, Vancouver, Victoria, Fort McMurray et St-John’s se classent tous devant Toronto.

Ensuite, on peut voir que le Québec n’est pas à la hauteur.  Montréal se classe en milieu de peloton et Québec est avant-dernier, devançant uniquement la ville de London…  À Québec, on aura beau se péter les bretelles avec un nouveau record d’achalandage, n’en reste pas moins que Labeaumegrad est incapable de compétitionner avec des villes comme…  Winnipeg !

Source:
Statistique Canada
Tableau 401-0044


18 mars 2015

Économies néolibérales Canada Économie En Chiffres Mondialisation

Dans la supposée plateforme électorale de Pierre Karl Péladeau, on parle de développer la « souveraineté économique du Québec », un concept fumeux qui signifie réellement que le Québec devrait mettre en place des mesures protectionnistes, question de s’isoler un peu plus du reste du monde. Au Québec, les nationaleux préfèrent les petits poissons dans les petits lacs plutôt que les gros poissons pouvant nager dans l’océan.

Pour bien comprendre à quel point l’avenir se trouve dans les politiques néolibérales plutôt que dans les politiques protectionnistes, il faut voir comment a évolué le prix des vêtements au Canada depuis plus de vingt ans. Au Canada, jusqu’en 1995, nous avions un système équivalent à la gestion de l’offre dans le marché des vêtements i.e. le gouvernement rendait quasiment impossible l’importation de vêtements produits à l’étranger, nous devions donc acheter en grande partie des vêtements canadiens. Entre 1995 et 2004, en vertu des accords de libre-échange, le Canada a graduellement aboli les quotas qui sont finalement complètement disparus en 2005.

Inflation Canada

L’indice des prix à la consommation a constamment augmenté depuis le début des années 90, une augmentation considérable de 50%.  Par contre, le prix des vêtements n’a pas subi la même tendance.  La diminution graduelle des quotas et leur abandon complet à partir de l’année 2005 ont permis non seulement de contrer l’augmentation du prix des vêtements, mais d’en diminuer le coût réel.  Aujourd’hui, les vêtements sont 0,9% moins chers qu’au début des années 90.

En bref, si les pressions inflationnistes ont fait augmenter le prix de presque tous les biens de consommation, depuis 1995, des pressions déflationnistes ont fait diminuer le prix nos vêtements ! On peut bien sûr déplorer les nombreuses mises à pied dans l’industrie du textile au Canada, mais on devrait surtout se réjouir des économies substantielles réalisées depuis l’abandon des mesures protectionnistes. L’argent épargné par les millions de Canadiens achetant des vêtements compense amplement pour les quelques milliers d’emplois perdus.  Imaginez si le prix de nos vêtements avait suivi la même tendance que l’inflation, aujourd’hui une paire de jeans à 100$ serait vendue 150$.

Voilà pourquoi on doit combattre toutes les politiques protectionnistes; celles-ci finissent toujours par appauvrir la population même si au départ leurs intentions sont louables.

Source:
Statistique Canada
Tableau 326-0022


16 mars 2015

Le PQ au pays des merveilles Arguing with Idiots Économie En Chiffres Québec

Débat absolument surréaliste des candidats à la chefferie du PQ la semaine dernière…  Les candidats, n’ayant pas peur du ridicule, ont essayé de nous vendre la souveraineté en nous promettant des tomates québécoises et un monorail électrique…

Mais le moment le plus embarrassant est venu quand tous les candidats, presque à l’unisson, ont dit que la péréquation reçue par le Québec c’était de la merde et que le Canada vivait aux crochets du Québec…

Vraiment ?

Allons voir ce que dit l’institut de la statistique du Québec (pas le gouvernement fédéral ou un méchant think tank de droite, mais l’institut de la statistique du Québec).  Chaque année, l’institut de la statistique du Québec produit un document qui a pour titre « Comptes économiques des revenus et dépenses du Québec » dans lequel on détaille la situation économique de la province.

À la page 59 de ce document (tableau 4.2) on retrouve les recettes et dépenses de l’administration fédérale au Québec i.e. l’argent que le gouvernement fédéral vient chercher au Québec et l’argent que le gouvernement fédéral verse au Québec.  Voyez par vous-même:

Péréquation Québec

On pourra considérer le PQ comme un parti sérieux le jour où il aura compris ce simple tableau, pas avant.  Si la tendance se maintient, ce jour risque de ne jamais arriver…

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Comptes économiques des revenus et dépenses du Québec (Tableau 4.2, p.59)


16 mars 2015

Bilan de l’emploi Économie En Chiffres Québec

Vendredi dernier, Statistique Canada a publié les chiffres sur l’emploi au Canada pour le mois de février.  Quelques faits saillants pour le Québec.

Tout d’abord, la situation de l’emploi en fonction de la catégorie de travailleurs:

Emploi Québec

Emploi Québec

Vous aurez constaté qu’il n’y a pas d’austérité au Québec, la fonction publique est toujours plus grasse. L’austérité existe seulement dans la tête des gauchistes qui ne savent pas compter.

Emploi Québec

Emploi Québec

À Québec, Denis Gravel et Jérôme Landry ont une fixation maladive sur Montréal dans leur show du matin.  À les entendre, Montréal serait le grand Satan… Si j’étais à la place de Denis Gravel et Jérôme Landry, je délaisserais Montréal cinq minutes et je commencerais à m’inquiéter de ce qui se passe dans ma région…

P.-S. En ce moment à Montréal, il y a 74 chantiers pour une valeur cumulative de 14 milliards de dollars.  Il n’y a personne à Montréal qui est vraiment jaloux du Phare de Québec…

Source:
Statistique Canada
Tableaux 282-0089 & 282-0135


12 mars 2015

Le couple de la Polytechnique Économie En Chiffres Québec

La ville de Québec est-elle en train de se montréaliser ?

Cette semaine, l’institut de la statistique du Québec a rendu publics les chiffres sur la migration interrégionale au Québec en 2013-2014. Sans surprise, on peut constater encore une fois que beaucoup de Montréalais quittent leur île.  Une conséquence prévisible des taxes trop élevées, des infrastructures décrépies et des maisons devenues trop chères.  Mais contrairement aux Gaspésiens qui quittent leur région pour aller vivre un peu partout au Québec, les gens de Montréal vont vivre dans les banlieues limitrophes comme Laval, Longueuil ou Vaudreuil-Soulanges.  Bref, les gens demeurent attachés à Montréal, mais pas au point d’avoir à subir les désagréments devenus trop nombreux.

Est-on en train de voir le même phénomène prendre racine à Québec ?  Les gens délaissent-ils la ville centrale avec ses taxes, ses nids de poule et ses maisons trop chères pour aller vivre en banlieue ?  Selon les plus récents chiffres, c’est fort possible.  Voici le taux net migratoire de la ville de Québec et de ses banlieues:

Labeaumegrad

La ville de Québec arrive en fond de classement, à peine mieux que Lévis…  Voilà un résultat étonnant pour une ville que l’on dit festive, dynamique et en pénurie de main-d’oeuvre.

Si la ville de Québec réussit à avoir, de peine et de misère, un taux positif, c’est en grande partie grâce à l’immigration des régions éloignées (Bas-St-Laurent, Saguenay, Gaspésie, Côte-Nord).  Bref, il se passe à Québec, à plus petite échelle pour le moment, la même chose qu’à Montréal  i.e. les gens qui habitent la ville se réfugient dans les banlieues souvent mieux administrées et où l’accès à la propriété est possible.

Un dernier point pour terminer.  Lors de l’annonce de la construction du Phare, j’ai pu entendre sur la radio de Québec que ce projet avait du sens puisque des milliers de Montréalais déménageaient maintenant à Québec.  En 2013-2014, le solde migratoire de la ville de Québec avec Montréal est négatif i.e. au final, 833 personnes habitant à Québec ont décidé d’aller vivre à Montréal.

Bref, Régis Labeaume a déjà déclaré gérer sa ville pour attirer « le couple de la Polytechnique ».  Pour le moment c’est raté, il ne semble pas être capable de retenir le couple de l’Université Laval.

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Migrations internes


11 mars 2015

Hydro-Québec: la cage à homard… Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Au Québec, on aime bien se faire croire que nous sommes chanceux d’avoir Hydro-Québec.  Que sans Hydro-Québec, le coût de la vie exploserait parce que notre électricité ne serait plus abordable.

Ce qu’on ne dit pas par contre, c’est que le Québec a non seulement un climat nordique, mais nous sommes aussi la province qui chauffe le plus à l’électricité.  Chiffres publiés hier par Statistique Canada:

Hydro-Québec

Le Québec est confortablement en 1ère position, 76% contre à peine 38% pour la moyenne canadienne. Cette anomalie est attribuable aux multiples programmes d’Hydro-Québec qui ont incité les gens à abandonner le chauffage à l’huile au gaz en faveur du chauffage électrique.

Donc, au Québec, quand le gouvernement décide d’augmenter le prix de l’électricité pour faire plaisir aux enverdeurs en plantant des éoliennes inutiles, les contribuables payent le gros prix, car nous sommes devenus esclaves de l’électricité pour nous chauffer.

Ailleurs au Canada, on voit l’inverse puisque plus de 50% des ménages se chauffent au gaz, contre seulement 7% au Québec.  Depuis quelques années, l’exploitation du gaz de schiste a fait chuter le prix de cette ressource, ce qui permet au reste du Canada de se chauffer à moindre coût.  Précisons aussi qu’au Québec nous n’exploitons pas le gaz de schiste à cause des enverdeurs…

Bref, à cause des enverdeurs, Hydro-Québec est en train de nous appauvrir…

Source:
Statistique Canada
Enquête sur les ménages et l’environnement, 2013


9 mars 2015

Le coût de la vie Canada Économie En Chiffres États-Unis

Lundi dernier, j’ai écrit un billet sur les conséquences du système de la gestion de l’offre pour les pauvres.  Rappelons que la gestion de l’offre est un système qui permet aux gouvernements de contrôler le marché du lait, des oeufs et de la volaille dans le but de limiter la production pour garder les prix artificiellement élevés. Aux États-Unis, le système de gestion de l’offre n’existe pas ce qui permet aux Américains de se nourrir à moindre coût.   Voyez par vous-même:

Agriculture Québec

Agriculture Québec

Le système de gestion de l’offre ce n’est pas gratuit. Pour faire vivre une poignée d’agriculteurs, ce sont des millions de Canadiens qui doivent passer à la caisse.

Quand on vous dira qu’au Québec on paye beaucoup de taxe, mais qu’en retour nous avons un coût de la vie moindre qu’aux États-Unis, vous pourrez en rire…

Source:
Canadian Public Policy
The Regressive Welfare Effects of Canada’s Supply Management Regime


5 mars 2015

Bolduc avait raison… Économie En Chiffres Québec

Quelques chiffres sur la vente de livre, qui ont été publiés cette semaine par l’institut de la statistique du Québec:

Livre Québec

Entre 2009 et 2013, les dépenses par habitant pour des livres ont reculé de 1,4%.

Yves Bolduc a été crucifié pour avoir dit que personne ne mourrait quand on n’achetait pas de livre.  Force est de constater que beaucoup de Québécois étaient du même avis, ils ont juste été trop hypocrites pour le dire tout haut…

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Les ventes de livres de 2009 à 2013


4 mars 2015

Les rigolos de l’IRIS Arguing with Idiots Économie En Chiffres Québec Revue de presse

Cette semaine, les rigolos de l’institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) ont affirmé sans rire que depuis novembre 2008, les politiques économiques du gouvernement avaient systématiquement avantagé les hommes aux dépens des femmes.

Comment ?

Selon les rigolos de l’IRIS, les programmes de relance des gouvernements auraient avantagé les hommes puisqu’ils ont stimulé les emplois dans la construction, un domaine à prédominance masculine.  Parallèlement, les programmes d’austérité auraient désavantagé les femmes parce que la fonction publique est majoritairement féminine.

C’est une bien belle histoire, mais allons voir ce que disent les faits. Débutons avec l’évolution du taux de chômage:

Emploi Québec

Depuis novembre 2008, le taux de chômage des hommes a toujours été supérieur à celui de femmes.  Nulle part sur ce graphique on ne peut voir une augmentation significative du taux de chômage chez les femmes qui serait imputable à des politiques d’austérité.  Par contre du côté des hommes c’est le yo-yo.

Voici maintenant comment a évolué l’emploi à temps plein:

Emplois Québec

En aucun moment, on ne peut voir que les hommes auraient été significativement avantagés par rapport aux femmes.  Au contraire, c’est du côté des femmes où on voit les embellis les plus importantes. Depuis novembre 2008, l’emploi à temps plein chez les femmes a progressé de 4,4% contre seulement 2,3% chez les hommes.

Les rigolos de l’IRIS affirment aussi que l’austérité a été particulièrement nuisible pour les femmes puisque les emplois dans le secteur public sont surtout occupés par des femmes, donc elles seraient les premières victimes des coupures.  Vraiment ?

Emplois Québec

Depuis novembre 2012, il n’y a eu aucune austérité, aucune réduction significative de la taille du secteur public.  On a plutôt observé une croissance nette de 85 500 emplois, soit une augmentation de 10,8%.

Bref, vous aurez compris que les rigolos de l’IRIS ont raconté absolument n’importe quoi. Mais ça n’a pas empêché nos bons médias de répéter le gospel de l’IRIS sans se poser de questions. Que voulez-vous; nos bons journalistes sont des gens bien trop occupés pour faire du fact checking, cette tâche ingrate et inutile est désormais laissée aux blogueurs sans importance…

Sources:
Statistique Canada
Tableau 282-0087
Tableau 282-0089


2 mars 2015

Ceux qui haïssent les pauvres Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan

Au Canada, la production de lait, de volailles et d’oeufs est contrôlée par le gouvernement via un système de gestion de l’offre. Ce système permet au gouvernement de limiter la quantité de lait, de volailles et d’oeufs produite dans les fermes de manière à créer une rareté. Cette rareté permet d’éviter les guerres de prix entre les producteurs et de garder le prix des aliments artificiellement élevé.

Quand le gouvernement empêche la libre concurrence entre les producteurs, quelqu’un doit forcément payer la note, dans le cas qui nous concerne, ce sont les consommateurs. Vincent Géloso a écrit un excellent article à ce sujet, je me permets de détailler quelques faits saillants qui montrent à quel point le système de gestion de l’offre est régressif.

Premièrement, voici le prix de la gestion de l’offre pour les familles canadiennes en fonction de leur revenu:

Gestion Offre Canada

Le système de gestion de l’offre coûte aux familles pauvres 339$ par année contre 554$ pour les familles riches.  Quand on met ces sommes en fonction du revenu familial, voici ce qu’on obtient:

Gestion Offre Canada

Pour les familles pauvres, qui gagnent en moyenne 14 788$ par année, la gestion de l’offre représente l’équivalent d’une taxe de 2,29% sur leurs revenus !  Pour une famille riche, revenus moyens de 118 189$, cette taxe n’est que de 0,47%.  Bref, la gestion de l’offre représente une taxe régressive, une taxe qui affecte de manière disproportionnée ceux qui sont déjà dans la misère.

De deux choses l’une: si vous êtes en faveur du système de gestion de l’offre soit vous êtes un analphabète économique ou soit vous haïssez les pauvres au point de vouloir les affamer.  Pick your poison

Source:
Canadian Public Policy
The Regressive Welfare Effects of Canada’s Supply Management Regime


26 février 2015

À beau mentir qui vient de loin Arguing with Idiots Coup de gueule Économie En Chiffres Environnement États-Unis Gauchistan

Puisque Radio-Canada nage littéralement dans l’argent, la société d’État a jugé bon utiliser l’argent de nos taxes pour envoyer un « journaliste » au Dakota du Nord pour raconter absolument n’importe quoi sur l’exploitation du pétrole de schiste.

Par exemple, dans un texte d’un ridicule consommé ayant pour titre « L’emprise du pétrole: le vrai prix du pétrole au Dakota du Nord » on peut lire:

« Une dame explique qu’elle ne veut plus marcher autour de son village, de crainte d’être renversée par un camion. »

Avoir peur d’être renversé par un camion à cause du dynamisme de l’économie, voilà un problème de riche.  Il n’y a pas à dire, notre argent est bien dépensé par Radio-Canada.

Plus sérieusement, voici ce que Radio-Canada ne vous dira jamais sur le Dakota du Nord.  Voyez par vous-même comment a évolué le revenu personnel de ses habitants:

Dakota Du Nord

De 2000 à 2006, période de stagnation.  La production de pétrole est stagnante, les revenus personnels sont stagnants et le Dakota du Nord a oscillé entre la 39e et la 34e position (sur 50 états) en ce qui concerne les revenus personnels par habitant.  Par contre, en 2007, les choses s’emballent.  C’est le début de l’exploitation du pétrole de schiste et avec l’augmentation de la production on peut voir une augmentation importante, malgré la récession, des revenus personnels.  En 2013 la production d’hydrocarbure de schiste s’est élevée à 966% par rapport à 2000 et le revenu personnel a plus que doublé pour atteindre 206% du niveau de 2000.

Pour bien comprendre à quel point le Dakota du Nord a vécu une révolution, il faut réaliser qu’en 2006 cet état occupait le 38e rang au chapitre des revenus personnels. En 2012, seulement 6 ans plus tard, le Dakota du Nord occupait désormais la 6e place !  Concrêtment, le revenu personnel par habitant est passé de 25 872$ à 53 182$ en une décennie.  Un exploit remarquable !

Mais ce n’est pas tout.

L’an dernier, une étude réalisée par Gallup a classé le Dakota du Nord en 1ere position dans un classement des États avec la meilleure qualité de vie.  En fait, les résultats étaient si remarquables que Gallup les a qualifiés de « légendaires »:

Gallup
North Dakota: Legendary Among States

« Oil boom » is probably the first phrase that comes to mind when one thinks about North Dakota. Yet North Dakotans see their state as much more than oil. They are highly satisfied with their schools, their air quality, their ability to find a quality job, and their overall standard of living. In Gallup’s comprehensive survey of all 50 states, North Dakota ranks No. 1 on a variety of indicators spanning economics, public affairs, education, the environment, and well-being. In 2014, North Dakota is a complex, thriving state that is adapting rapidly to the economic and social factors that are transforming this population of roughly 725,000 people.

On est très loin du gospel gauchiste qui veut que l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste soit à l’origine d’une pestilence menant invariablement à la plus abjecte des misères.

Pendant ce temps au Québec, les gens ont une peur irrationnelle de la fracturation hydraulique… Au Québec, contrairement au Dakota du Nord, nous avons fait le choix d’écouter les niaiseries de Radio-Canada et d’être pauvre…

Sources:
Bureau of Economic Analysis
Personal income, per capita personal income, disposable personal income, and population (SA1-3, SA51-53)

EIA
North Dakota Field Production


25 février 2015

Arnaque en éducation Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Depuis quelques semaines déjà, on peut entendre les pleureuses du mouvement syndical dénoncer les « coupures » en éducation. Pourtant, comme je disais en début d’année, même si on gèle le salaire des profs, ceux-ci vont quand même continuer de gagner plus à cause de leur échelle salariale.

Mais il existe une arnaque bien pire dans notre réseau de l’éducation…

Depuis plusieurs années, même si le nombre d’élèves dans les écoles est en baisse constante, les budgets eux ne cessent d’augmenter.  Voyez par vous-même:

Éducation Québec
Statistique Canada a des chiffres à partir de l’année 1997/1998

Personne ne s’en vante, surtout pas nos bons syndicats, mais depuis 1997/1998, les dépenses du gouvernement dans les écoles primaires et secondaires ont fortement augmenté même si le nombre d’élèves qui fréquentent ces écoles diminue constamment.  Globalement, on observe une hausse de 31,6% des dépenses (en dollars constants) même si le nombre d’élèves a été réduit de 16,3%.   Autrement dit, depuis près de quinze ans, les dépenses par élève ont explosé !

Éducation Québec

Les dépenses par élève en dollars constants sont passées de 8 793$ en 1997/1998 à 13 828$ en 2011/2012, soit une augmentation considérable de 57,3% !

Chaque fois qu’un gouvernement veut revoir les dépenses en éducation, les syndicalleux accusent les politiciens de ne pas aimer les enfants.  Résultat: les gouvernements reculent et dépensent toujours plus sans se demander si cet argent permet d’améliorer la qualité de l’enseignement…

Si on ramenait le niveau de dépense au niveau de 2000/2001, le gouvernement pourrait économiser 3,4 milliards de dollars.  Et pour ceux qui pense que couper 3,4 milliards de dollars en éducation aurait des effets catastrophiques poser vous la question suivante: les écoles en 2011/2012 sont-elles réellement mieux qu’en 2000/2001 ?

En bref, tous ces chiffres montrent que les syndicats crient au loup en disant que d’éventuelles coupures pourraient avoir des conséquences catastrophiques sur les enfants. Depuis près de quinze ans, on dépense toujours plus sans que l’on voie une amélioration concrète de la qualité de l’éducation dans le réseau.  Il est plus que temps que le gouvernement cesse de dépenser sans compter à cause du chantage des syndicats.

P.-S. Le gouvernement a prévu augmenter les dépenses en éducation de 1,9% pour l’année 2015-2016.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 477-0025 & 478-0014


23 février 2015

Le Québec profond… Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Quelques chiffres sur les taux de vaccination dans les différentes régions du Québec… Tout d’abord, la proportion des élèves vaccinés contre la rougeole dans les différentes régions du Québec:

Vaccin Québec

Ensuite, voici la proportion des écoles dans chaque région ou le taux de vaccination contre la rougeole dépasse 95%. Ce nombre est important, car il représente le seuil pour avoir un effet de troupeau pour éradiquer la maladie.

Vaccin Québec

La première chose qui saute aux yeux est le faible taux de vaccination dans de nombreuses régions. Rappelons pour les besoins de la cause qu’aux États-Unis, le taux de vaccination contre la rougeole est de 91% et qu’il est de 100% dans 16 pays africains…

Les gens les plus observateurs auront aussi remarqué qu’au Québec on retrouve un taux de vaccination beaucoup plus élevé dans les régions rurales que dans les régions urbaines.  Les taux sont particulièrement faibles pour Montréal et ses couronnes, dans la région de Québec et en Outaouais.

Comment peut-on expliquer cette résistance à la vaccination en zone urbaine ?

Règle générale, la gauchiasse prolifère abondamment dans les villes et le mouvement anti-vaccin est surtout un mouvement anti-capitaliste.  Pour ces gens, la logique est simple; puisque des entreprises pharmaceutiques privées font de l’argent avec des vaccins, alors les vaccins sont à proscrire.  C’est de cette manière que « pense » un gauchiste.  D’ailleurs, la gauchiasse déteste les OGM et le pétrole pour la même raison.

La résistance aux vaccins est aussi le résultat de la constante campagne de diabolisation des entreprises pharmaceutique par les médias.  Qu’on pense par exemple au documentaire ridicule, dogmatique et idéologique de Paul Arcand (ici, ici & ici).

En bref, si les vaccins sont plus populaires dans le Québec profond, c’est en partie parce que le virus de la gauchiasse n’a pas encore atteint une proportion endémique dans ces régions.

Source:
Ministère de la Santé et des Services sociaux
Opération de vaccination contre la rougeole en milieu scolaire