Antagoniste


24 novembre 2014

Ils ont choisi la pauvreté Canada Économie En Chiffres International Québec

La semaine dernière, l’Institut Fraser a publié le résultat d’une enquête menée auprès de 710 dirigeants de l’industrie pétrolière pour savoir quels étaient les endroits dans le monde les plus ouverts aux investissements pétroliers et gaziers. Encore une fois, le Québec se retrouve en compagnie des républiques de bananes…

Voici l’indice de développement pétrolier et gazier, pour les provinces canadiennes et les pays scandinaves (pays souvent cités en exemple…) avec des gisements d’hydrocarbures; le Québec est l’un des rares endroits dans le monde qui a sciemment choisi de rester pauvre en refusant d’exploiter ses richesses naturelles…

Québec Pétrole
Les notes ont été ramenées sur 100.

Quelques constatations:

  • Le Québec est très confortablement installé dans sa grande médiocrité, les plus proches poursuivants récoltent 2 fois plus de points…  Nous sommes vraiment dans une classe à part, dommage que c’est dans la classe des cancres.  Encore pire, le Québec a reculé par rapport au dernier classement en passant d’un score de 22,9 à 20,5.
  • Comparé aux pays scandinaves, souvent cité en modèle, le Québec a l’air d’une république soviétique: un score de 20,5 au Québec contre 70,3 en Norvège.
  • Les pays scandinaves dament aussi le pion de nombreuses provinces canadiennes ! Par exemple, les Pays-Bas (80,6) font mieux que l’Alberta (73,4) !

Si les provinces de l’Ouest et les pays scandinaves sont riches et que le Québec est pauvre, ce n’est pas à cause du pétrole, mais plutôt parce que le socialisme et l’éco-catastrophisme n’ont pas infecté leur économie; là-bas, on exploite le pétrole et le gaz alors qu’ici on multiplie les moratoires pour faire plaisir à quelques hippies.

Pour prendre la pleine mesure de la détérioration des conditions économiques au Québec pour les entreprises pétrolières et gazières, voici l’évolution de l’indice québécoise:

Pétrole Québec

La descente est tout simplement vertigineuse !  En 2013, le Québec est battu par des pays tels que le Cambodge, le Bangladesh, le Kazakhstan et le Myanmar.  En fait, le Québec fait à peine mieux que la Syrie, un pays ravagé par une guerre civile (20,5 vs. 16,5).  À l’échelle mondiale, le Québec occupe le 133e rang sur 156 pays.

Et à tous ceux qui se questionnent sur l’utilité d’avoir une industrie pétrolière et gazière florissante, voyez par vous-même…

Québec pétrole

Les gens qui travaillent dans le domaine de l’extraction minière et pétrolière gagnent 2 304$/semaine, plus du double de la moyenne de tous les secteurs, qui se chiffre à 910$/semaine.

Au Québec nous avons dit non au gaz de schiste car nous avons décidé être pauvre.

Les idiots de Québécois ne veulent rien couper, même pas les conservatoires en région, et ils ne veulent pas développer leurs ressources naturelles comme le gaz de schiste. Donc, quand le gouvernement décide d’augmenter les tarifs des CPEs, personne n’a le droit de chialer. Lorsque les idiots de Québécois auront été assez saignés par les gouvernements, ils réaliseront peut-être qu’on peut vivre sans des conservatoires en régions et que tout comme les Américains, nous pouvons nous enrichir avec le gaz de schiste.

Pendant ce temps à Ottawa, l’austérité a permis à Harper de dégager des surplus qui seront utilisés pour réduire le fardeau fiscal des familles. Mais au Québec, on ne veut pas d’austérité, alors payez!

Sources:
Fraser Institute
Global Petroleum Survey 2014

Statistique Canada
Tableau 281-0027


20 novembre 2014

Le débat public Économie En Chiffres Québec

Un préjugé très rependu au Québec veut que les méchants think tanks de droite aient des poches très profondes alors que les gentils think tanks de gauche doivent se battre pour se faire entendre…

Vraiment ?

Voici quelques chiffres sur l’Institut Économique de Montréal et Équiterre:

Think Tank Québec

Contrairement aux préjugés largement rependus dans la population, au Québec c’est la gauche qui à d’énormes moyens, en partie grâce à l’argent des contribuables.

À lui seul, le financement gouvernemental d’Équiterre est plus élevé que la masse salariale de l’IEDM, une différence de 50% ! D’ailleurs, le financement gouvernemental d’Équiterre est passé de 605 198$ en 2010 à 1 541 469$ en 2013, une progression de 155% en 3 ans !

Mais plus fondamentalement, il est anormal, voire carrément nocif pour la démocratie, que le gouvernement finance des groupes de pression dont un des objectifs est d’influencer l’opinion publique.  Pourquoi les impôts des gens qui ne partagent pas l’idéologie d’Équiterre servent-ils à financer Équiterre ?  Que les gouvernements laissent cet argent dans nos poches et les gens financent la cause qui les tient le plus à coeur; qu’on laisse les idées libres de compétitionner entre elles au lieu d’en favoriser une avec l’argent des contribuables.


19 novembre 2014

Les réfugiés économique Canada Économie En Chiffres Québec

Dans un premier temps, voici quelle a été la durée moyenne du chômage chez les 25-34 ans dans les provinces canadiennes entre 2004 et 2013:

Enfer Québec

Ensuite, voici le solde migratoire des 25-34 ans pour la même période:

Enfer Québec

Conséquence d’une économie merdique, les jeunes, que l’on dit être la force et l’avenir des nations, quittent vers les provinces avec une économique dynamique… Notez que le Québec a presque autant d’expatriés que l’Ontario malgré une population beaucoup plus petite (13,7 millions vs. 8,2 millions).

Et pendant ce temps, des Québécois sont assez idiots pour penser que TransCanada complote pour les appauvrir…  Le Québec, une terre de Caïn…

Source:
Fraser Institute
Go West, Young Adults: The 10-year Western Boom in Investment, Jobs, and Incomes


17 novembre 2014

Les garderies en folie Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Au Québec, chaque fois qu’il est question de politiques publiques, on passe souvent à côté des vrais débats. Le dernier exemple en liste: les CPE.  Certains voudraient moduler les tarifs en fonction des revenus, d’autres pensent plutôt qu’il faudrait faire payer tout le monde également, mais une constante demeure, tout le monde semble considérer que les CPE ont un problème de revenu et non pas un problème de dépenses.

Et si, au lieu de plumer une fois de plus les pauvres contribuables québécois, on décidait plutôt de s’attaquer à la colonne des dépenses…

CPE Québec
Rapports annuels de gestion: programme 2; éléments 2, 3 & 4

Lors de la création du programme, il en coûtait 5 685$ au gouvernement par place dans les garderies subventionnées; 15 ans plus tard, la même place coûte désormais 10 510$, presque le double !  Depuis la fin des années quatre-vingt-dix, le nombre de places dans les CPE a augmenté de 130%, mais les coûts du système ont augmenté de 326% !  Je le répète, les CPE n’ont pas un problème de revenus, ils ont un problème de dépenses.

Comment peut-on expliquer une pareille perte de contrôle ? C’est simple, le gouvernement a vendu ce nouveau programme à la population en disant que le budget serait raisonnable. Une fois les contribuable entrés dans la cage à homard, on a laissé les coûts explosés en se disant que de toute manière, le contribuable ne pourrait pas sortir de ladite cage…

Si le coût par place en garderie s’était maintenu au même niveau qu’au moment de la création du programme, nous aurions pu économiser 10,1 milliards de dollars, ce qui représente environ 1 231$ par Québécois (4 923$ pour une famille de 2 adultes, 2 enfants).

Une bonne partie de l’explosion des coûts peut être imputée à la syndicalisation des garderies.  À titre indicatif, voici combien coûte à l’État le fonds de pension des gardiennes:

CPE Québec

En 2013-2014, les coûts ont littéralement explosé, plus de 80 millions de dollars alors que quelques années auparavant on était sous la barre du 50 millions. À titre indicatif, une somme de 80 millions de dollars correspond à l’impôt sur le revenu de 25 000 québécois, l’équivalent de la population de Thetford Mines.

Pour éviter que les Québécois passent encore une fois à la caisse, on ne doit pas augmenter le revenu des CPE, mais couper dans leurs dépenses.  Pour ce faire, la première étape consiste à faire reculer l’emprise des syndicats sur les CPE, si les syndicats ont envahi les CPE ce n’est pas pour le bien de nos enfants, mais pour celui de leurs membres, ce qui est très différent.

Source:
Ministère de la Famille et des Aînés et de la Condition féminine
Rapports annuels de gestion


12 novembre 2014

L’effet libéral Économie En Chiffres Québec

Lors de la dernière élection, les troupes de Philippe Couillard ont fait valoir que chasser le PQ du pouvoir pouvait, à lui seul, améliorer la situation économique du Québec.  Quand on voit le bilan apocalyptique de l’emploi au Québec, on est porté à croire que cet effet ne s’est jamais matérialisé (notez que personne n’a osé défendre les libéraux en disant que sans eux, ça aurait été pire. Cet argument idiot a été très populaire du côté de la gauche pour défendre le bilan économique de Barack Obama).

Mais quel bilan peut-on faire après 7 mois au pouvoir ?  Au-delà de l’emploi, comment s’est comportée l’économie ?

Voici les résultats des analyses produites par l’Institut de la statistique du Québec dans laquelle on compare les périodes équivalentes de l’année 2013 (PQ au pouvoir) et 2014 (PLQ au pouvoir depuis avril 2014):

Effet Libéral

Dans 8 des 10 catégories, on peut constater une nette amélioration, ce qui tend à montrer qu’il y a eu un certain « effet libéral ». En 2013, pour aucun des indicateurs, le Québec n’avait une performance supérieure au Canada.  En 2014, le Québec bat le Canada dans 3 indicateurs (mises en chantier, permis de bâtir et ventes manufacturières). Par contre, le PLQ ne peut faire mieux que leurs prédécesseurs au chapitre de l’emploi, l’indicateur le plus médiatisé et le plus important pour la population.

Bref, on peut constater que « l’effet libéral » existe, mais cet effet, pour le moment, n’a pas eu d’impact concret pour les familles québécoises…

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Stat-EXPRESS : Bulletin hebdomadaire des indicateurs économiques conjoncturels


11 novembre 2014

L’argent et la politique Économie En Chiffres États-Unis

Lundi j’ai brièvement parlé du coût de la dernière élection de mi-mandat aux États-Unis, 3,7 milliards de dollars. Quand la bonne gauche québécoise parle de la politique américaine, elle se scandalise toujours des montants qui sont dépensés par les partis politiques lors des élections.

La gauche a-t-elle raison de se scandaliser ? Mettons les choses en perspective:

Politique Américaine

Finalement, la politique aux États-Unis est une bien petite business…

Source:
Washington Post
The 2014 election cost $3.7 billion. We spend twice that much on Halloween.


10 novembre 2014

Charité bien ordonnée commence par soi-même Canada Économie En Chiffres France Québec

La semaine dernière, beaucoup de Québécois ont probablement appris qu’en vertu d’une entente signée en 1978, les étudiants français qui fréquentent les universités québécoises payent exactement les mêmes frais de scolarité des étudiants d’ici et non pas le tarif normalement imposé aux étudiants étrangers.  Pour le Québec, les 12 495 étudiants français représentent une dépense de 50 millions de dollars.  Les étudiants québécois qui vont étudier en France ont aussi droit au même privilège, mais puisque l’accès se limite aux universités publiques, des institutions franchement médiocres, c’est à peine un millier de Québécois qui va étudier en France.

Au moment où le gouvernent déploie des efforts considérables pour équilibrer le budget, il est intéressant d’analyser les frais de scolarité payés par les étudiants étrangers au Canada et au Québec (années la plus récente, statistiques non disponibles pour certaines provinces):

Scolarité français

Scolarité français

Scolarité français

Scolarité français

Au Québec, les frais de scolarité ne sont pas uniquement bas pour les Québécois, mais aussi pour les étrangers, dans plusieurs cas, 2 fois moins cher qu’au Canada.

Que peut-on en conclure ?  De deux choses l’une; soit nos universités sont médiocres et nous ne pouvons pas changer plus aux étrangers pour un diplôme qui n’a pas beaucoup de valeur, soit nos universités sont aussi bonnes que les autres, mais que les Québécois sont très généreux.

Dans un cas comme dans l’autre, c’est un problème quand on a 270 milliards de dettes.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux: 477-0021, 477-0022, 477-0023 & 477-0024


6 novembre 2014

La mort du parti républicain En Chiffres États-Unis Hétu Watch

Il y a presque deux ans croyez-le ou non, le très crédible et objectif Richard Hétu avait annoncé la mort du parti républicain

Pourtant, mardi dernier, c’est le parti démocrate qui a été envoyé à l’abattoir lors des élections de mi-mandat.  Le parti dont on annonçait la mort a connu sa meilleure performance depuis au moins 70 ans !  Voici comment a évolué la composition du Congrès américain depuis 1901:

Politique Américaine

Il faut remonter en 1945 pour voir une pareille domination du parti républicain, et encore à cette époque la montée républicaine avait été très éphémère. En ce moment, on voit plus une domination qui rappelle plus celle des années 20, il y a 90 ans !  On est loin de la domination démocrate qui s’est étalée du début des années 50 jusqu’au milieu des années 90.

Mais ce n’est pas tout…

Quand on parle de politique américaine, on fait presque toujours référence à la scène fédérale, oubliant que ce qui se passe dans les États est souvent bien plus important pour les électeurs. Un peu comme au Canada, les gouvernements provinciaux ont plus d’impact dans la vie des gens que le gouvernement fédéral.

La politique dans les États américains est bipartite, le parti républicain et démocrate monopolise la scène. Dans presque tous les États, les électeurs doivent élire un gouverneur, une chambre des représentants et un sénat. On dit qu’un gouvernement a une majorité absolue quand le gouverneur, la chambre des représentants et le sénat sont contrôlés par le même parti.

Depuis 1938, voici comment a évolué le nombre d’États avec des majorités absolues républicaines et démocrates:

Politique Américaine

Non seulement le parti républicain n’est pas mort, mais avec ses 24 majorités absolues, il maintient une domination jamais vue depuis 1938 !  Du côté démocrate, avec uniquement 6 majorités absolues, le parti égale sa pire performance. Nous sommes très loin de la situation qui a prévalu dans les années 70, 80 et 90; trois décennies avec moins de 10 majorités absolues républicaines alors qu’il n’était pas rare de voir les démocrates en compter plus de 20.  Au niveau des États, c’est plus de 4 000 républicains qui ont été élus hier, un record absolu tous partis confondus.

Mort le parti républicain ? Avouez qu’il y a de quoi rire !

Notez aussi que le Michigan, la Floride et le Wisconsin sont restés républicains. Dans ces trois États, on avait passé des lois pour briser les reins des syndicats.

Source:
National Conference of State Legislatures
Party Composition of State Legislatures


5 novembre 2014

Obésité morbide Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Dimanche dernier c’était jour d’élections scolaires au Québec. En tout, il a fallu débourser 20 millions de dollars pour faire voter 251 439 Québécois. Autrement dit, le gouvernement a dépensé l’équivalent de 80$ par vote. Selon moi, il aurait été plus productif de payer un bon repas à ces gens plutôt que de les faire voter dans une élection inutile.

D’autres chiffres qui vont tous dans le même sens: la farce des commissions scolaires a assez durée…

Commission Scolaire

En 1981, les commissions scolaires pouvaient faire le travail demandé avec 10,4 employés par 100 élèves. En 2011 (dernier chiffre disponible), pour faire leur travail on avait besoin de 17,4 employés par 100 élèves, presque le double ! Est-ce que la qualité de l’enseignement a doublé pour autant ?  J’en doute…  L’augmentation spectaculaire de 2000 à 2001 semble correspondre à la déconfessionnalisation des écoles réalisée sous Pauline Marois.

Commission Scolaire

En 2011, on a déboursé l’équivalent de 6 747$ par élève en salaire (dollar de 2011) pour les employés des commissions scolaires, en hausse de 1 038$ par rapport à 1981.  Autrement dit, on verse 6 747$ en salaire pour chaque élève dans le réseau… 6 747$ de bureaucratie, est-ce vraiment nécessaire pour assurer la réussite scolaire d’un étudiant ?  Les syndicats ont été capables de faire augmenter les salaires de 1 038$ par élève en 30 ans, mais la qualité des services semble avoir stagné…

En 2011, les salaires totaux de tous les employés des commissions scolaires ont totalisé 6,6 milliards de dollars sur un budget total de 9 milliards de dollars.

Que les personnes qui pensent qu’imposer l’austérité aux commissions scolaires lèvent la main…

*Élèves: population âgée de 5 à 16 ans.

Sources:
Statistique Canada
Tableau 051-0001 & Tableau 183-0002


3 novembre 2014

Sauvons nos acronymes ! Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Si vous êtes comme moi, vous faites probablement partie du 99,9% des Québécois qui, jusqu’à tout récemment, n’avaient jamais entendu parler des CLD, les Centres Locaux de Développement.  Mais voilà, depuis que les libéraux ont laissé planer l’idée d’abolir ces structures, les CLD sont soudainement devenus essentiels au bon fonctionnement de l’économie québécoise:

Maladie

« Jamais sans mon CLD »…  Voilà que la gauche se parodie de plus en plus en manifestant pour sauver des acronymes bureaucratiques…

Mais il ne faudrait pas oublier Pierre-Karl Péladeau, le nouvel Amir Khadir de l’Assemblée nationale. Lui aussi a soudainement découvert cette semaine que sans les CLD le Québec allait cesser d’exister:

Ainsi donc, selon celui qui a été mis au monde par la Caisse de Dépôt, les CLD c’est comme la culture, chaque dollar dépensé par le gouvernement en rapporterait dix !  C’est comme la santé, l’éducation, les CPE, les subventions aux entreprises ou les infrastructures, selon la gauche chaque dollar dépensé par le gouvernement est supposé rapporter !  Pourtant, malgré toutes ces dépenses qui rapportent, le gouvernement est pris avec une dette de 270 milliards de dollars.

M’enfin, les CLD ont été créés en 1998 pour favoriser l’entrepreneuriat. Les CLD ont-ils un succès ou un échec ? L’année dernière, Statistique Canada a publié une étude longitudinale très intéressante sur le dynamisme des entreprises canadiennes entre 2000 et 2009. Cette étude visait, entre autres, à déterminer la création nette d’entreprise durant cette période.  Les CLD ont-ils propulsé le Québec au sommet du classement ?  Jugez par vous-même:

Maladie

Le bilan des CLD, une dernière position ! Selon PKP, sans les CLD, nous risquons de devenir une province comme les autres. Personnellement, j’aimerais bien que le Québec soit une province comme les autres, ça serait un énorme progrès.

D’ailleurs, les CLD n’ont pas rendu les Québécois plus riches. Depuis leur création, le Québec a perdu du terrain par rapport aux autres provinces:

Revenu Disponible Québec190114b

Au début des années 2000, le Québec se classait en 6e position. En 2012, le Québec est passé au 9e rang… Pas évident les supposés bienfaits des CLD…

Si le gouvernement veut aider les entrepreneurs tout en coupant dans ses dépenses, la solution est simple: on élimine tous les programmes de subventions et la bureaucratie qui l’accompagne pour ensuite baisser l’impôt des entreprises.

Les CLD résument bien tout le drame du modèle québécois. Il y a quelques années, des politiciens ont constaté un problème. Pour régler ce problème, ils ont cru bon mettre en place une nouvelle structure bureaucratique. Quelques années plus tard, on remarque que malgré cette structure le problème est toujours présent, mais il est désormais impossible d’abolir cette dernière, car elle est désormais devenue un choix de société

Sources:
Statistique Canada
Dynamique des entreprises : l’entrée et la sortie d’entreprises dans les provinces canadiennes, 2000 à 2009
Tableau 384-0040
Tableau 051-0001


30 octobre 2014

La province imaginaire Canada Économie En Chiffres Environnement Québec

On doit favoriser les économies vertes, comme celle du Québec, et mettre un frein à la croissance des économies sales, comme celle de l’Alberta. C’est une idée, largement répandue chez la gauche anti-albertaine qui a en sainte horreur le pétrole de l’Ouest canadien, un liquide qui symbolise la réussite de l’Alberta là où le Québec a lamentablement échoué…

Mais le Québec peut-il être un donneur de leçon, notre économie est-elle réellement plus verte, peut-on regarder de haut les Albertains et leur pétrole ?

Voici quelles sont les économies au Canada qui utilise le moins de produits pétroliers raffinés pour faire rouler son économie:

Économie Verte
1 terajoule représente l’équivalent de 163 barils de pétrole

Le Québec s’en tire plutôt bien, nous sommes devancés par l’Ontario et la Colombie-Britannique, nous sommes aussi légèrement au-dessus de la moyenne canadienne, mais c’est tout de même bon pour une 3e position. Par contre, on peut dire exactement la même chose sur l’Alberta !  Eh oui, cette province tant haïe par la bonne gauche québécoise fait aussi bien que nous en ce qui concerne l’utilisation de produits pétroliers raffinés.

Bref, le Québec n’est pas en position pour faire la morale à l’Alberta et nous sommes encore moins bien placés pour refuser de donner un coup de main à cette province pour l’aider à exporter son pétrole.  Les écolos qui parlent du Québec comme d’un el dorado écologique parle d’une province qui existe uniquement dans leur imagination.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 128-0016 & 384-0037


27 octobre 2014

La fête des maires Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Au Québec, on parle souvent de la taille inquiétante, et toujours en croissance, du gouvernement provincial. Mais on devrait aussi commencer à s’intéresser à ce qui se passe dans les municipalités… Quelques chiffres tirés de la plus récente compilation du Centre sur la productivité et la prospérité du HEC à propos des finances de nos villes.

Voici les dépenses municipales totales par habitant pour les 10 villes de plus de 100 000 habitants:

Municipalité Québec

Les deux plus grosses villes du Québec, Québec et Montréal, sont en queue de pelotons… Notons la performance relativement bonne de Laval. Gilles Vaillancourt n’a pas fait que des mauvaises choses…

Mais encore plus préoccupant, voici la croissance annuelle moyenne des dépenses municipales totales par habitant, certaines villes semblent avoir complètement perdu le contrôle de leurs finances:

Municipalité Québec

Montréal est la ville qui dépense le plus par habitant, mais par contre la croissance des dépenses est inférieure à la moyenne. C’est la ville de Québec qui semble avoir complètement perdu le contrôle de ses finances.  En fait, au rythme où vont les choses, la ville de Québec va dépasser Montréal et devenir la ville la plus dépensière du Québec d’ici 2015 !

Les figures médiatiques de la région de Québec qui ont fait du Montréal-bashing leur fonds de commerce devraient commencer à s’intéresser sérieusement ce qui se passe dans leur propre ville, car sous la direction de Régis Labeaume, Québec est en train de se montréaliser à vitesse grand V.  Pour le moment, Labeaumegrad semble avoir été anesthésié avec un Colisée de 400 millions

Je termine avec l’endettement:

Municipalité Québec

Encore une fois, je remarque la bonne performance de Gilles Vaillancourt. Montréal s’en tire relativement bien en étant sous la moyenne, mais Québec se classe encore une fois parmi les pires…  Étonnant pour un maire qui avait promis de gérer sa ville comme une business…

Source:
Centre sur la productivité et la prospérité du Québec
Palmarès des municipalités


22 octobre 2014

La pétrophobie Coup de gueule Économie En Chiffres Environnement Québec

Quelle est l’importance des déversements de pétrole causés par les pipelines au Canada ?

Pour bien comprendre, faisons une analogie. En termes relatifs, la quantité de pétrole déversée par les pipelines au Canada par rapport à la quantité de pétrole transportée représente l’équivalent de 1/20 de cuillère à thé que vous échapperiez sur le sol lors d’un plein de 50 litres à la station-service.  Les pétrophobes du PQ grimpent dans les rideaux pour bien peu…

Mais pour voir à quel point la pétrophobie du PQ est devenue maladive, comparons le projet de cimenterie de Port-Daniel à celui de la construction d’un pipeline traversant le Québec jusqu’à Cacouna. Rappelons que le PQ était favorable à la cimenterie alors qu’il s’oppose farouchement au pipeline.

Pétrophobe
Sources: ici, ici, ici & ici

La cimenterie de Port-Daniel va créer moins d’emplois, générer moins de retombées, émettre plus de gaz à effet de serre et exigera une plus grande contribution financière du gouvernement que le pipeline Énergie Est.  À ceci, ajouter que la cimenterie n’est pas encore construite que déjà elle tombe en ruine… Pourtant, le PQ est favorable à la cimenterie et ne veut rien savoir du pipeline. Dans le cas du PQ, on peut vraiment parler de pétrophobie…

En fait, je soupçonne les péquistes, et la gauche en général, de haïr le pétrole, car ce liquide symbolise la réussite de l’Alberta là où le Québec a lamentablement échoué.  L’Alberta a confié le développement de son secteur énergétique (pétrole) au secteur privé tout en misant sur un petit gouvernement. Le Québec a nationalisé son secteur énergétique (électricité) tout en misant sur un gros gouvernement.  Le Québec est devenu une terre de pauvreté et l’Alberta une terre d’abondance… Pour les péquistes, le pétrole albertain transitant par le Québec, c’est l’équivalent de frotter du gros sel dans la plaie ouverte qu’est devenue le modèle québécois…


16 octobre 2014

La richesse des nations Économie En Chiffres International Mondialisation

Résultat extrêmement intéressant d’une étude du Pew Research Center à propos des inégalités.  Dans 44 pays différents, on a demandé aux gens quel était le meilleur moyen pour réduire les écarts de richesses: diminuer les impôts des particuliers et des corporations pour stimuler les investissements et la croissance économique ou encore augmenter les taxes et impôts pour redistribuer la richesse. Voici des résultats qui en surprendront plus d’un:

Écarts De Richesses

Première surprise, globalement une pluralité de personne pense que le meilleur moyen pour réduire les inégalités est de baisser les taxes et impôts. Pourtant, depuis quelques années, on assiste à une importante cabale médiatique pour nous convaincre du contraire. Il est rassurant de voir que, dans une certaine mesure, cette propagande n’a pas autant de supporteurs qu’on aurait pu le croire.

Autre surprise, ce sont surtout les pays pauvres, plus inégalitaires, qui favorisent l’option d’une réduction du fardeau fiscal. En fait, seules les économies riches pensent qu’il faut augmenter la redistribution de la richesse.  Pour chaque classe économique, voici le nombre de pays où une pluralité des gens pense que l’on doit réduire les taxes et impôts:

  • Économies développées: 3 pays sur 10
  • Économies émergentes: 16 pays sur 25
  • Économie en voie de développement: 5 pays sur 9

Dans les pays suivants, c’est plus de 50% de la population qui pense que la droite peut réduire les inégalités sociales:

  • Brésil: 77%
  • Italie: 68%
  • Ouganda: 64%
  • France: 61%
  • Argentine: 60%
  • Vietnam: 60%
  • Philippines: 59%
  • Ghana: 57%
  • Thaïlande: 57%
  • Tunisie: 56%
  • Venezuela: 55%
  • Kenya: 52%
  • Nicaragua: 52%

Comment peut-on expliquer ces résultats étonnants ?

Les pays émergents et en voie de développement sont certes beaucoup plus pauvres et inégalitaires que les économies développées.  Par contre, la croissance économique dans ces pays est beaucoup plus soutenue que dans les pays riches.  Les gens dans les pays pauvres ont compris que le meilleur programme social pour lutter contre les inégalités ne consiste pas à demander au gouvernement de déshabiller Paul pour habiller Pierre, mais plutôt de miser sur la croissance économique, après tout cette croissance soutenue a sorti des millions de personnes de la pauvreté dans ces pays.

Dans les pays riches, on est devenu paresseux, nous avons oublié que notre mode de vie confortable est le fruit de la croissance économique et pas de programmes gouvernementaux visant à redistribuer la richesse.  Un jour ou l’autre, nous devrons revenir à l’essentiel si nous ne voulons rester dans le peloton de tête.

Les pays pauvres voient tous les jours les bienfaits de la croissance économique sur leur niveau de vie, dans les pays riches, nous tenons cette croissance pour acquise, nous ne l’apprécions pas à sa juste valeur…  En bref, l’Occident se fait faire la leçon par les pays émergents et en voie de développement; eux ils viennent de comprendre, nous, nous avons oublié…

Source:
Pew Research Center
Emerging and Developing Economies Much More Optimistic than Rich Countries about the Future


15 octobre 2014

La culture imaginaire Coup de gueule En Chiffres Gauchistan Québec

Dans quelques semaines se tiendra le gala de l’ADISQ. Une occasion pour la clique habituelle de se livrer à une séance intensive d’admiration mutuelle. Les médias profiteront de l’occasion pour se faire croire que le Québec est spécial, que nos artistes illuminent le monde et que la chanson française coule dans les veines de tous les Québécois. Bref, on voudra se convaincre que nos artistes sont importants et que le Québec ne pourrait pas être une nation sans nos chanteurs et chanteuses.

Allons au-delà de cette pensée unique, voici quelques chiffres sur la fréquentation des spectacles de chanson francophone et anglophone au Québec depuis 5 ans:

Chanson québécoise

Même si les spectacles anglophones sont 67% plus chers que les spectacles francophones, ils attirent 111% plus de spectateurs !  Remarquer aussi que dans les spectacles anglophones, on donne 2 fois moins de billets de faveur…  À se demander si le gala de l’ADISQ n’est pas devenu un show pour les journalistes; ils vont en parler pendant plusieurs jours, mais leurs nouvelles laisseront beaucoup de gens indifférents.

Maintenant, vous savez pourquoi nos artistes ont besoin d’un firewall culturel pour continuer d’exister…

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Statistiques des représentations payantes en arts de la scène selon la discipline, la provenance et la taille de la salle, régions administratives et ensemble du Québec