Antagoniste


21 juillet 2014

Le Québec défocussé Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Depuis le début du mois de juillet, deux histoires ont monopolisé l’attention des médias: la prime du docteur Bolduc et les voyages de Jean-François Lisée.

La prime reçue par Yves Bolduc s’élève à 215 000$ et les voyages de Jean-François Lisée ont totalisé 214 894$. Au moment d’écrire ce billet, depuis le début du mois, la dette du Québec a augmenté de 500 000 000$ (25 000 000$ par jour):

Niaisage Médiatique

Bolduc et Lisée, des petits points d’une totale insignifiance dans une mer d’encre rouge…  Mais la dette, tout le monde s’en fiche, ça ne fait pas de bonnes « clips » pour les médias, alors on s’attarde sur les points insignifiants…

Certains diront que cette mer d’encre rouge est constituée d’une myriade de petits points insignifiants.  Ce n’est pas faux, mais c’est passer à côté du problème que personnaliser le débat autour de Lisée et Bolduc (par exemple). Pendant qu’on focus sur le petit point vert de Bolduc et le petit point bleu de Lisée, des dizaines de milliers de petits points rigolent parce que personne ne leur porte la moindre attention. Focusser sur un seul point, c’est l’arbre qui cache la forêt.

Le problème ce n’est pas la prime de Bolduc ou les voyages de Lisée.  Ces deux personnages sont insignifiants dans le grand ordre des choses.  Le problème c’est notre système de santé rendu si inefficace qu’il faut donner des primes aux médecins qu’ils soignent les gens.  Le problème c’est l’existence du Ministère des Relations internationales, une structure bureaucratique inutile et coûteuse qui existe seulement pour que le Québec puisse faire semblant d’être un pays.

Mais pour nos médias, il est tellement plus facile de personnaliser le débat au lieu de débattre des vrais enjeux. Au lieu de parler du privé en santé ou d’abolir un ministère inutile, on invite Éric Caire au téléphone pour remplir dix minutes de radio avec un chamaillage puéril qui ne mène nulle part. Bref, même si la CAQ a remplacé le PQ, le travail de l’opposition ça reste du gros niaisage (et quand le PLQ retournera à l’opposition, ce sera aussi du gros niaisage) parce que les médias aiment ça le niaisage (d’où leur passion pour la commission Charbonneau).

Le Québec est défocussé, on se scandalise pour des peccadilles au lieu de voir la situation dans son ensemble. Au Québec, gaspiller 1 million de dollars est un crime abominable.  Mais gaspiller 100 millions de dollars pour nourrir un modèle dépassé, c’est une statistique.


16 juillet 2014

Les « BS » de l’énergie Économie En Chiffres Environnement International

Bien que minimes, les médias aiment bien dénoncer les « subventions » aux pétrolières. Pourtant, si nos bons médias désirent dénoncer le gaspillage, ce sont les énergies vertes qui devraient être l’objet de leurs récriminations.

Voici dans quelle proportion sont subventionnées les industries pétrolières et celle des énergies vertes aux États-Unis:

Subvention Pétrole

L’industrie pétrolière américaine a profité de 4 milliards de subventions et a produit en retour 58 200 milliards de BTU. L’industrie des énergies vertes, avec 14 milliards en subvention, a produit seulement 8 100 milliards de BTU !

De plus, si la gauche tient absolument à dénoncer les subventions aux pétrolières, ce n’est pas les États-Unis ou le Canada qui devraient être le centre d’attention, mais plutôt dans les 12 pays suivants qui à eux seuls sont responsables de 75% des subventions à l’industrie pétrolière à l’échelle mondiale:

  • Iran
  • Arabie Saoudite
  • Russie
  • Inde
  • Chine
  • Venezuela
  • Égypte
  • Émirats Arabes Unis
  • Indonésie
  • Mexique
  • Algérie
  • Irak

À lui seul, l’Iran subventionne son industrie pétrolière à hauteur de 82 milliards. De plus, il existe un point commun entre ces 12 pays responsables de 75% des subventions aux pétrolières: dans tous ces pays, le pétrole a été nationalisé ! Vous avez bien lu, bien que la gauche déteste les subventions aux pétrolières, les pays qui subventionnent le plus les pétrolières sont des régimes de gauche ! Notons que le Venezuela, un autre pays chouchou de la gauche, verse 22 milliards de dollars par année à la PDVSA (la compagnie étatique exploitant le pétrole), c’est le double du budget de la santé dans ce pays !

Que l’on parle d’énergie verte ou de nationalisation du pétrole, le constat est le même: c’est dispendieux d’être de gauche…

Source:
EIA
Direct Federal Financial Interventions and Subsidies in Energy in Fiscal Year 2010


14 juillet 2014

L’effet Labeaume Canada Économie En Chiffres Québec

La ville de Québec a toujours été une locomotive économique pour la province, notamment depuis le début des années 2000. Très souvent dans le passé, cette ville a été à l’abri des soubresauts économiques de la province.

Par contre, depuis le début de l’année, les choses ne tournent plus aussi rondement à Labeaumegrad… Voici l’évolution du taux de chômage depuis janvier 2013, remarquer la tendance inquiétante depuis quelques mois…

Chômage Québec

Certes, la ville de Québec se tire encore très bien d’affaire quand on regarde uniquement le taux de chômage.  En juin, celui-ci était de 5,4% contre 8,3% et 7,9% pour la ville de Montréal et la province de Québec respectivement.  Ce qui est inquiétant c’est la tendance depuis quelques mois, le taux de chômage augmente beaucoup plus rapidement dans la ville de Québec qu’a Montréal ou dans la province. En bref, l’économie semble se dégrader très rapidement dans la Capitale nationale, et ce, malgré la présence de la fonction publique qui normalement agit comme un tampon quand l’économie est difficile.

D’ailleurs, la ville de Québec a longtemps été la championne canadienne du plus bas taux de chômage, au début de l’année, elle revendiquait toujours ce titre.  Voici qu’elle est la situation maintenant:

Chômage Québec

Québec, qui a déjà été confortablement en première position doit maintenant se contenter d’une 4e position, à égalité avec Calgary.

Mauvaise passe ou mouvement de fond, seul l’avenir nous le dira. Chose certaine, avoir un maire qui fait exploser le compte de taxes, les dépenses de la ville et dont le travail à temps partiel consiste à insulter les hommes d’affaires ne doit pas aider…

Source:
Statistique Canada
Tableau 282-0116


10 juillet 2014

Gaétan Barrette a raison Canada Économie En Chiffres Québec

Le ministre Gaétan Barrette ne s’est pas fait d’amis, hier, quand il a déclaré que les jeunes médecins, contrairement à ceux de sa génération, n’étaient pas les plus travaillants…

Joseph Dahine, le président de la Fédération des médecins résidents du Québec, a déclaré que les propos du ministre pouvaient être qualifiés de « stéréotypes » et de « clichés ».

Vraiment ?

Quand on demande aux médecins de famille québécois combien de patients leur pratique compte-t-elle, voici le résultat en fonction de l’âge:

Santé Québec

Toujours en fonction de l’âge, voici le nombre de patients vu par les médecins québécois durant une semaine type (en dehors des heures de garde):

Santé Québec

Les chiffres sont clairs et le verdict est sans appel: les « vieux » médecins travaillent plus que les « jeunes » (et ce, même si on tient compte des heures de garde). N’en déplaise aux médias, le ministre Barette avait raison.

Question de s’amuser un peu, regardons les mêmes indicateurs, mais pour chaque province…

Santé Québec

Le Québec, confortablement en dernière position…

Santé Québec

Encore une fois, une confortable dernière position…  Et cette médiocre performance ne peut pas être expliquée par les heures de garde puisque le Québec est la deuxième province où les médecins ont le moins d’heures de garde !

Bref, si au Québec avoir 1 500 patients c’est un travail à temps plein pour un médecin de famille, dans le reste du Canada c’est plus un boulot à temps partiel…

Source:
Sondage National Des Médecins
Sondage national des médecins


9 juillet 2014

Et si le gouvernement était une famille… Économie En Chiffres Québec

Lundi, j’ai présenté les chiffres pour l’année financière qui vient de se terminer. Cette année correspond à la dernière du PQ au pouvoir.

Mais dans tout ce capharnaüm de chiffres où les millions et les milliards fusent de partout, il est parfois difficile de prendre toute la mesure des sommes qui sont impliquées. C’est pourquoi j’ai décidé de reprendre les chiffres de l’année financière qui vient de se terminer et de l’appliquer à une famille qui aurait un revenu de 60 000$. Voici ce que ça donne:

Budget Québec

Les « gains à la loterie » font référence aux transferts du fédéral, les « revenus de placements » aux revenus des entités consolidés, les « dépenses courantes » aux dépenses de programme, le « REER » au versement dans le fonds des générations et les « intérêts sur la carte de crédit » au service de la dette.  Notez que le « bilan de l’année » ne contient que des « dépenses d’épicerie » i.e. ce n’est pas de l’endettement pour s’acheter un actif comme une maison.  De la même manière, le « total sur la carte de crédit » contient uniquement de la mauvaise dette (c’est la somme des déficits cumulés), ce chiffre représente uniquement du crédit à la consommation.

Notez qu’avec ce budget, les grands-parents de notre famille ont été placés dans un établissement qui sert uniquement des repas à 2$; la famille est trop pauvre pour leur offrir quelque chose de mieux…

Bref, même en étant très chanceuse à la loterie, notre famille est incapable de boucler son budget…  Vous en connaissez beaucoup des familles qui pourraient soutenir ce rythme de vie?  Si le gouvernement était une famille, ça fait longtemps que l’huissier serait passé pour partir avec les meubles…

Source:
Ministère des finances du Québec
Rapport mensuel des opérations financières


7 juillet 2014

Le régime péquiste: bulletin final Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

Le ministère des Finances du Québec ayant finalement publié le rapport des opérations financières du mois de mars 2014, il est maintenant possible de faire un bilan final du régime péquiste pour l’année financière 2013-2014 (l’année financière du gouvernement s’étant d’avril 2013 à mars 2014).

Premièrement, voici l’évolution mensuelle du déficit pour la présente année financière et la précédente (2012-2013), ce n’est pas joli…

Budget Québec
Notez que le PLQ a été au pouvoir d’avril à septembre 2012.

Pour l’année financière qui se termine, le déficit a été de 3 142 millions de dollars.  L’année financière précédente, ce déficit a été de 1 600 millions de dollars.  Donc, par rapport à l’année précédente, le déficit du Québec a augmenté de 1 541 millions de dollars, un bond spectaculaire et inquiétant de 96,3% !  Dire que jusqu’en septembre 2013, Nicolas Marceau jurait qu’il allait atteindre le déficit zéro…

Autres éléments extrêmement préoccupants, l’évolution de l’impôt des entreprises. Ceux-ci représentent un peu un baromètre économique, quand l’économie va bien, les entreprises font des profits, et payent des impôts.  Dans le cas contraire, les revenus du gouvernement diminuent, une compagnie ne peut pas payer d’impôt si elle ne fait pas de profit.  Voici comment se compare l’année 2012-2013 à 2013-2014:

Budget Québec
Notez que le PLQ a été au pouvoir d’avril à septembre 2012.

Pour l’année financière qui se termine, l’impôt des sociétés a rapporté 3 147 millions de dollars.  L’année financière précédant, ce déficit a été de 3 919 millions de dollars.  Donc, par rapport à l’année précédente, c’est 772 millions de dollars de moins qui se sont retrouvés dans les coffres du gouvernement, un écart significatif de 19,7% ! Cette diminution n’est pas imputable à une réduction de l’impôt des entreprises, mais plutôt au marasme économique dans lequel le Québec est plongé depuis plusieurs mois. Depuis le mois d’avril, l’économie du Québec a produit seulement un mois où les impôts des sociétés ont augmenté par rapport à l’année précédant.  Pour faire une analogie sportive, l’année dernière le Québec a une fiche de 1 victoire et de 11 défaites…

Pour terminer, voici la comparaison du bilan financier pour l’année 2013-204 et des cibles originales qui avait été fixé dans le budget du 20 novembre 2012:

Budget Québec

Devant ces chiffres, on peut prendre toute la mesure du désastre économique survenu lors du passage au pouvoir des péquistes.  Quelques faits saillants:

  • Revenus autonomes.  Dans son budget, le gouvernement avait prévu une croissance de 5,7%.  Au final, la croissance n’a été que de 1,8%, une erreur de -68%.
  • Transferts fédéraux.  Dans son budget, le gouvernement avait prévu une croissance de 2,8%.  Au final, la croissance a été de 6,3%, une erreur de +125%.
  • Dépenses de programmes.  Dans son budget, le gouvernement avait prévu une croissance de 1,8%. Au final, la croissance est de 3,6%, une erreur de +100%.

Je résume: le gouvernement est moins riche que prévu, il dépense plus que prévu et il a pu éviter la catastrophe en recevant plus d’argent que prévu de Stephen Harper.  Un bilan honteux pour un gouvernement qui se veut indépendantiste.

Dire que durant la dernière campagne électorale, les députés péquistes ont juré, la main sur le coeur, qu’ils faisaient une gestion à la cenne près des finances publiques…  Menteur ou incompétent ?  Chose certaine, la disparition du PQ du paysage politique fait partie des conditions gagnantes pour remettre le Québec sur ses rails.

Sources:
Ministère des finances du Québec
Budget 2013-2014
Rapport mensuel des opérations financières


3 juillet 2014

Corruption et obésité Canada Économie En Chiffres Québec

Résultat très intéressant d’une étude conjointe de l’Université de l’Indiana et de l’Université de Hong Kong sur la corruption étatique. Cette étude, publiée dans le journal Public Administration Review, montre que plus un État est corrompu, plus son gouvernement sera gros i.e. plus il aura tendance à dépenser sans compter l’argent des contribuables.

Au Canada, devinez qu’elle est la province avec le plus gros gouvernement ?

Corruption Québec

Contrairement à ce que claironne la gauche, un gros gouvernement n’est pas un antidote à la corruption.  Au contraire, l’obésité gouvernementale est plutôt un symptôme de corruption rampante !

Mais vous voulez savoir ce qui est le plus amusant avec cette étude ?  On y montre que plus les États sont corrompus, plus ils lancent de grands projets d’infrastructure et plus les fonctionnaires ont tendance à être payés grassement…. Vive le Québec !

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 385-0001 & 384-0002


2 juillet 2014

Notre monde s’améliore-t-il? Économie En Chiffres International Mondialisation

Gérald Fillion, le chroniqueur économique de Radio-Canada se demande si notre monde s’améliore. On peut facilement répondre à cette question de la manière suivante:

Mondialisation

De 1970 à 2006, le taux de pauvreté a été réduit de 80%.

Mondialisation

De l’an 1 à 1900, le PIB/habitant a augmenté de 170%. De l’an 1900 à 2010, le PIB/habitant a augmenté de 511%.

Notre monde s’améliore-t-il ? OUI !

Sources:
National Bureau of Economic Research
Parametric Estimations of the World Distribution of Income

University of Groningen
Angus Maddison: Historical Statistics


30 juin 2014

L’autoroute de la misère Canada Coup de gueule Économie En Chiffres En Vidéos Environnement Québec

Un péquiste étant incapable d’être autre chose qu’un… péquiste, c’est sans surprise que Bernard Drainville a annoncé la semaine dernière que le PQ était contre le pipeline TransCanada… Pour le député de la formation moribonde, 200 jobs (bien payés) et 45 millions de retombés ce n’est pas assez:

Pour lever le nez sur 200 jobs et 45 millions, le Québec doit être très riche et sans déficit… À titre indicatif, le gouvernement doit imposer près de 15 000 contribuables pour mettre la main sur 45 millions de dollars…

Vous savez ce qui est le plus ridicule avec le raisonnement de Bernard « le pro de la démago » Drainville ? Il y a peine quelques mois, le PQ était disposé à prendre 450 millions de l’argent des contribuables pour construire une cimenterie à Port-Daniel. Cette cimenterie aurait donné de l’emploi à 200 personnes et entraîné des retombées fiscales de 6,5 millions de dollars par année. En plus, cette cimenterie risque de compétitionner celles qui existent déjà au Québec !

Le pipeline TransCanada ne va rien coûter aux contribuables, aura des retombées fiscales supérieures, créera autant d’emplois et ne nuira à aucune entreprise québécoise (au contraire). C’est un no brainer: le projet de pipeline est de loin plus intéressant pour le Québec que la foutue cimenterie ! Sans compter qu’il serait plus que temps que le Québec donne un coup de pouce à l’Alberta après avoir encaissé si longtemps des chèques de péréquation.

Et qu’en est-il des risques qui effraient autant le PQ ? Voici le nombre d’accidents et d’incidents qui ont entraîné le déversement de plus de 150 barils de pétrole depuis 10 ans:

Pipeline TransCanada

Les risques sont minimes et la tendance est à la baisse, et ce, malgré l’utilisation des pipelines qui augmente sans cesse au Canada.  En tout et partout, c’est 2% des accidents et d’incidents qui déverse plus de 150 barils de pétrole dans la nature; l’immense majorité, 94%, déverse moins de 5 barils de pétrole.  Rien dans ces chiffres n’est assez effrayant pour lever le nez sur le pipeline TransCanada. Notons aussi que le transport du pétrole par pipeline est infiniment plus sécuritaire que par train !

Refuser la construction du pipeline TransCanada, c’est un peu l’équivalent d’un chômeur qui refuse un travail payant… Bernard Drainville ne veut pas que le Québec devienne l’autoroute du pétrole bitumineux. Ce faisant, le PQ est en train de faire du Québec l’autoroute de la misère… Au Québec, nous n’avons plus les moyens de dire non à quoi que ce soit !

Bureau de la sécurité des transports du Canada
Statistiques pipeline


26 juin 2014

Propagande syndicale Canada Coup de gueule Économie En Chiffres En Vidéos Gauchistan Québec

Publicité de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (division Québec), qui a roulé lors du printemps 2013 en marge de l’infâme campagne « Harper nous déteste »:

L’utilisation d’enfants pour faire peur au monde… Démagogue à souhait…

Selon nos indispensables syndicats, depuis 2010, les coupures du méchant gouvernement conservateur dans la sécurité aérienne auraient menacé la vie des Canadiens…

Vraiment ?

Allons voir les chiffres pour déterminer si les syndicats nous ont bullshités

Syndicalleux

Surprise: les syndicats ont raconté n’importe quoi… On ne voit aucune tendance à la hausse depuis 2010…

M’enfin, on ne s’attend pas à mieux des syndicats…

Bureau de la sécurité des transports du Canada
Statistiques aéronautiques


23 juin 2014

Politiquement incorrect Canada En Chiffres Philosophie

Selon nos bons médias, Peter MacKay, le ministre fédéral de la Justice, serait « tata », « imbécile », « sexiste primaire », « archaïque », « simpliste », « pitoyable » et j’en passe…

Son crime ?

Avoir déclaré qu’il est plus difficile pour les femmes d’accéder à la magistrature puisque celles-ci, contrairement aux hommes, sont moins portées à sacrifier leur famille au profit de leur carrière.

Il est vrai que les juges sont nommés à ±50 ans, c’est la norme. Par contre, pour être nommé juge à 50 ans, il faut avoir été un avocat d’exception. Un avocat qui, à partir de 20 ans, a vécu uniquement pour son travail.  Quand on sait que la profession d’avocat est l’une des plus hostiles à la conciliation travail-famille, il n’est donc pas surprenant que les femmes soient sous-représentées dans cette sphère d’activité.

D’ailleurs, ce phénomène est aussi observable dans les universités.  Au fur et à mesure qu’on progresse du baccalauréat à la maîtrise et au doctorat, on retrouve de moins en moins de femmes parce que chaque échelon gravi exige de faire passer la carrière devant la famille.  Dans la réalité, voici comment cela se traduit:

Peter Mackay

Plus on avance, plus le ratio diminue, au doctorat il est inférieur à 1. On voit aussi la même chose pour le nombre d’heures travaillées. Voici la proportion d’hommes et de femmes qui est considérée en surcharge de travail, la surcharge étant définie comme une période de 5 ans durant laquelle une personne a travaillé au moins une fois plus de 2 400 heures, jamais moins de 1 750 heures.

Peter Mackay

Globalement, les hommes travaillent 36,8 heures par semaine contre 29,7 heures pour les femmes.

Ici, il ne s’agit pas de dire que les femmes sont moins bonnes parce qu’elles  font le choix de travailleur moins d’heures que les hommes.  Ce genre de raisonnement serait stupide. Le problème est que les journaleux qui critiquent MacKay ont encore comme mentalité qu’une femme qui décide de faire passer sa famille avant sa carrière est inférieure. Il n’en est rien. Sacrifier sa carrière pour la famille est un choix tout aussi difficile et honorable que sacrifier sa famille au profit de sa carrière.

La famille ou la carrière, il n’existe pas de bonne réponse, c’est à chaque personne de faire ce que sa conscience lui dicte.  Or, il semble que les femmes soient plus nombreuses que les hommes à faire le choix de la famille.  Ce que les journalistes sont incapables de comprendre c’est qu’une femme qui décide de se consacrer à sa famille a autant de mérite qu’une autre qui décide de se consacrer à sa carrière pour devenir juge.

Source:
Statistique Canada
Tableaux 477-0020 et 282-0028
Instabilité des heures de travail au Canada


19 juin 2014

Le boulet syndical Économie En Chiffres États-Unis

La relance de l’économie aux États-Unis est venue en bonne partie de la résurrection de leur secteur manufacturier, plus particulièrement de l’industrie automobile qui a toujours été un pilier de l’économie américaine.

Pour bien comprendre comment la relance de l’industrie automobile a pu avoir lieu, il faut comprendre la situation des syndicats aux États-Unis. Dans une vingtaine d’États aux États-Unis, la « Formule Rand » a été abolie i.e. un travailleur peut choisir de ne pas verser de cotisation à son syndicat. Ces États sont nommés « Right to Work ». Voici comment a évolué la production automobile dans les États « Right to Work » et ceux avec la « Formule Rand »:

Syndicat Québec

Entre 2002 et 2013, la production a basculé des États « Formule Rand » vers les États « Right to Work ».  Aujourd’hui c’est 70% de la production automobile aux États-Unis qui est assemblée dans des États où la syndicalisation n’est plus obligatoire.

Et ceux qui pensent que ces chiffres sont biaisés par l’arrivée relativement récente du Michigan et de l’Indiana dans le clan des  États « Right to Work », sachez que même si on exclut ces deux États du calcul, la production est passée de 36% à 52%  dans ces États; une majorité claire.

La relance du secteur manufacturier aux États-Unis est passée en partie par un recul du pouvoir syndical. Il devra en être de même au Québec.  Nous devrons arrêter de croire aux balivernes gauchistes de mal hollandais et réaliser que les syndicats sont des boulets.

Source:
National Institute for Labor Relations Research
Right to Work States Now Dominate U.S. Automotive Manufacturing


18 juin 2014

La médecine gauchiste Coup de gueule Économie En Chiffres États-Unis Gauchistan Québec

Vous pouvez maintenant ajouter la chimiothérapie à la longue liste de tourments qui affligent l’humanité.

Pour la plèbe, les progrès dans la lutte contre le cancer représentent l’une des avancées médicales les plus remarquables de ce siècle.  Mais la bonne gauche a été assez lucide pour découvrir le pot aux roses. La chimiothérapie a été développée par big pharma.  Avec la chimiothérapie, big pharma fait des profits.  Conclusion, la chimiothérapie c’est forcément mauvais puisque quelqu’un s’enrichit…  C’est un peu comme les vaccins, un autre complot qui enrichit big pharma.  Qu’importe si on découvre que la réduction des taux de vaccination entraîne maintenant des épidémies de rougeoles, si les vaccins permettent à big pharma de faire de l’argent, les vaccins sont donc mauvais…

Pour vraiment prendre toute la mesure des progrès dans la lutte contre le cancer qui ont été rendus possibles en partie par cette « infâme » chimiothérapie, voici une comparaison des taux de rémission pour différents cancers durant les périodes allant de 1975/1977 et 2003/2009:

Cancer Santé

Cancer Santé

Dans les années 1975/1977, le taux de rémission, tous cancers confondus, était de 49% i.e. la majorité des cancers tuait une personne en moins de cinq ans.  Aujourd’hui, nous sommes rendus à 68%, c’est désormais une minorité de cancer qui tue en moins de cinq ans !  Un progrès fabuleux !  Depuis 1990, en seulement 20 ans, le risque de mourir d’un cancer aux États-Unis a baissé de 20%Big pharma fait des profits et en retour big pharma sauve des vies !

Qu’en est-il de l’analyse coût-bénéfice des traitements de chimiothérapie ?  La journée où le gouvernement, pour économiser quelques dollars, se réservera le droit de refuser des soins à des gens, j’espère que la population aura la possibilité de souscrire à une assurance privée, car les médicaments anti-cancers les plus récents sont couverts par le privé.

Dernièrement, j’ironisais sur la possibilité de voir le gouvernement traiter des cancers avec de l’aspirine pour ensuite proposer aux gens de mourir dans la dignité…  Je n’étais pas très loin de la réalité…

Source:
CA: A Cancer Journal for Clinicians
Cancer statistics, 2014


16 juin 2014

Le modèle Québécois Canada Économie En Chiffres Québec

Depuis plusieurs mois, l’économie du Québec est en panne sèche. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder les entrées fiscales provenant de l’impôt des sociétés. D’avril à mai (année financière 2013-2014), les entreprises québécoises ont payé 2,5 milliards de dollars en impôts. L’année précédente, ce montant s’était élevé à 3,3 milliards de dollars. C’est un recul catastrophique de 24% pour le gouvernement qui se traduit par un manque à gagner de 800 millions de dollars.

Si les entreprises envoient moins d’argent dans les coffres du gouvernement, ce n’est pas parce que les impôts des sociétés ont été diminués, mais plutôt parce que le Québec est devenu un désert économique. Les compagnies payent de l’impôt en fonction de leur profit. Quand l’économie va bien, les entreprises font des profits et payent des impôts. Dans le cas contraire, les revenus du gouvernement diminuent, une compagnie ne peut pas payer d’impôt si elle ne fait pas de profit. Dans une économie normale, les profits, donc les impôts des sociétés, devraient toujours croître par rapport à l’année précédente, ne serait-ce que pour suivre l’inflation.

Il existe plusieurs raisons pour expliquer le déclin économique du Québec, un déclin dont qui a commencé a germé au moment de la Révolution tranquille en raison de l’étatisation de la société québécoise. Voici donc une autre raison qui explique le marasme économique au Québec: la gestion de la main-d’oeuvre dans les entreprises québécoises…

Quand on demande aux dirigeants d’entreprises au Canada comment se fait la promotion de leurs employés, voici les réponses:

Économie Québec

Économie Québec

Au Québec, seulement 35,2% des entreprises considère uniquement l’ardeur au travail quand vient le temps de décerner une promotion à un employé, cette proportion est de 56,0% au Canada, un écart considérable.  Par contre, au Québec, 60,3% des entreprises considèrent l’ancienneté des employés dans la sélection des promotions.  Au Canada, seulement 38,3% à agir de la sorte…  Il est difficile de construire une économie prospère et vigoureuse quand l’ardeur au travail des travailleurs est si peu récompensée.

Le portrait est assez clair: au Québec l’ancienneté est très importante si on désire obtenir une promotion.  Au Canada, c’est d’abord et avant tout une question de compétence et d’assiduité.  Comment expliquer des attitudes aussi différentes ?  Disons simplement que le taux de syndicalisation au Québec est de 40% contre 31% au Canada.  Pour un syndicaliste, l’ancienneté est beaucoup plus importante que l’ardeur au travail…  Ai-je besoin de préciser que les syndicats sont l’un des principaux fardeaux que nous avons hérités de la Révolution tranquille ?

Pendant ce temps au Québec, après avoir syndiqué des dépanneurs, on syndique maintenant des Futureshop. Rien pour améliorer notre situation…

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 358-0228 & 282-0078


12 juin 2014

Un gouvernement flasque Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

En campagne électorale, Philippe Couillard avait été le seul chef qui avait clairement défendu le privé en santé, c’était sans contredit l’une de ses forces. Au Québec, il faut beaucoup de courage pour défendre une telle position.

Le 13 mars, en pleine campagne, le futur premier ministre avait promis de renverser la décision du régime péquiste qui avait mis fin au partenariat entre l’hôpital du Sacré-Coeur et la clinique privée Rockland MD. Cette entente permettait à l’hôpital du Sacré-Coeur de raccourcir ses listes d’attente en faisant opérer ses patients dans cette clinique privée.  À cette époque, Philippe Couillard avait décrit ces partenariats comme « faisant partie des solutions possibles » et il avait la porte à d’autres ententes du genre.

Le problème ?

Hier, Philippe Couillard a renié sa promesse et il a annoncé la fin du partenariat public-privé pour des raisons plutôt nébuleuses…

Pourtant, en santé, les partenariats publics-privés représentent la norme dans les pays civilisés. Dans ces pays, le gouvernement continue de défrayer les coûts des soins de santé, mais une personne a le choix de se faire soigner dans un hôpital privé. Voici la répartition des hôpitaux publics et privés dans quelques pays:

Santé Privée

Dans la majorité des pays, le secteur privé occupe plus de 50% de l’espace.  Surprise, en Allemagne on retrouve plus d’hôpitaux privés qu’aux États-Unis.  Seul le Canada est emprisonné dans un carcan du public.

Vous voulez savoir ce qui est le plus détestable dans la décision du PLQ de fermer la porte au privé en santé ?  C’est de savoir qu’une opération dans le système public à Sacré-Coeur coûtait 2 679$ contre 2 456$ pour la clinique privée de Rockland.

Pour le moment, le PLQ est un gouvernement flasque…

Source:
Institut économique de Montréal
Pour un système de santé universel et efficace : Six propositions de réforme