Antagoniste


13 octobre 2015

Les routes à deux vitesses… Coup de gueule Économie Environnement Gauchistan Québec

GouvermanmanAux États-Unis, il a été déterminé que les ménages qui achètent une voiture électrique sont beaucoup plus riches que la moyenne des gens… On parle d’un revenu de 108 624$ contre 51 914$ pour le reste de la population.

Pour ce qui est des véhicules hybrides, on observe la même tendance. Les ménages qui achètent une voiture hybride gagnent en moyenne plus de 100 000$.  De plus, l’âge joue aussi un rôle, ceux qui achètent une voiture hybride avaient en moyenne 50 ans contre 40 ans pour les autres.

Bref, on peut dire sans se tromper que les voitures électriques et hybrides intéressent surtout les boomers qui ont de l’argent.

Pourquoi je vous parle de ça ?

Parce que vendredi dernier, le gouvernement libéral a décidé de gaspiller 420 millions de dollars dans un stupide projet d’électrification des transports !  Ce projet prévoit donner une subvention pouvant aller jusqu’à 8 000$ pour l’achat d’un véhicule électrique/hybride.  De plus, il est aussi prévu que ces  voitures vertes seront exemptées de péages et pourront circuler sur les voies réservées !

Autrement dit, au Québec, les pauvres et la classe moyenne vont payer des taxes et des impôts pour subventionner les riches boomers qui s’achètent une « voiture verte » et pour ajouter l’insulte à la blessure, ces mêmes riches boomers vont profiter de la gratuité et de voies réservées sur les routes du Québec !

La gauche, qui a  toujours eu une crainte maladive de la médecine à deux vitesses ne semble pas se formaliser de la création d’un système routier à deux vitesses…

L’écologie est une chose formidable. Avec le sport professionnel, c’est la seule idéologie sur la planète Terre qui fait en sorte que les pauvres et la classe moyenne sont heureux de payer des taxes et des impôts pour subventionner des gens plus riches qu’eux… Même que souvent les pauvres et la classe moyenne votent pour avoir des programmes verts encore plus généreux !

N.B. Comment l’opposition a-t-elle réagi à ce gaspillage de 420 millions ?  En disant que 420 millions c’est pas assez…  On est foutu…


13 octobre 2015

Malaise Arguing with Idiots Canada Election 2015 En Chiffres Environnement Québec

Eaux Usées

J’ai un malaise…  Un énorme malaise…

Cette semaine, quand Stephen Harper a appris que Montréal devait déverser 8 milliards de litres d’eaux usées dans le St-Laurent, il a décidé d’être un enverdeur.  Pourtant, il a clairement été démontré par les ingénieurs de polytechnique spécialisés en eau potable et par le groupe de recherche interuniversitaire en limnologie et en environnement aquatique que cette opération ponctuelle, quoique non idéale, était nécessaire, inévitable et surtout sans danger pour la faune, la flore et la santé publique.

Mais nous sommes en campagne électorale et au Québec il est toujours payant pour les politiciens de chier sur Montréal (Harper ne s’est jamais scandalisé des 48 milliards de litres d’eaux usées déversées chaque année par Victoria).

Bref, tout comme Harper, beaucoup de militants conservateurs se sont découvert un côté enverdeur cette semaine.  On pouvait les entendre dire: « Yé tu bon Harper de protéger l’environnement en plantant le gros Coderre ».

Mon malaise dans tout ça ?

Imaginons qu’une ville plus conservatrice et moins méprisée que Montréal ait eu besoin de déverser des eaux usées dans un cours d’eau, Saguenay par exemple. J’imagine facilement les conservateurs dire: « Cette situation n’est pas idéale, mais il faut mettre les émotions de côté et s’arrêter aux faits. L’option privilégiée par Saguenay est la seule qui est réaliste tant sur le plan technique que financier.  De plus, ce déversement ponctuel et exceptionnel ne devrait pas endommager l’environnement ».

Après ce genre de déclaration, les mêmes militants conservateurs qui se sont découvert un côté enverdeur cette semaine auraient applaudi le pragmatisme et le raisonnement rigoureux de Stephen Harper.

Il est là mon malaise.  Je constate, malheureusement, que depuis le début de la campagne électorale de plus en plus de militants conservateurs se comportent comme des péquistes i.e. peu importe ce que dit le chef, le chef a toujours raison. Plus besoin de réfléchir, le parti le fait à notre place.  Une fois qu’on a reçu la ligne de parti, on s’empresse de rependre le gospel sur les réseaux sociaux.  Cette partisanerie primaire m’écœure de plus en plus.

P.-S. 1: Quelqu’un pourrait dire aux villageois comme Dominic Maurais, Gilles Parent, Roby Moreault ou Sylvain Bouchard qu’à Québec on envoie de la merde 2 fois plus souvent dans les cours d’eau qu’à Montréal…

De plus, ces mêmes villageois s’inquiètent de la charge bactérienne et des rejets toxiques qu’ils pourraient recevoir lors du déversement. Quelqu’un pourrait aussi leur dire que l’usine d’épuration de Montréal, comme l’écrasante majorité des installations au Québec, ne désinfecte pas les eaux usées et ne retire pas les rejets toxiques.  Bref, les bactéries et la pollution ils la reçoivent déjà (et personne n’en meure).  Si ces villageois s’informaient un peu plus avant de se faire aller la gueule sur Montréal, ils auraient pu facilement apprendre ça.  Pour désinfecter les eaux usées, il faut un système de traitement tertiaire, ils sont rares aux Québec:

Eaux Usées

Ceci dit, Montréal a accordé un contrat de 99 millions de dollars en mars dernier pour installer un ozonateur à son usine d’épuration. Cet équipement permettra d’éliminer les produits pharmaceutiques et les bactéries dees eaux usées que Montréal rejette au fleuve.

P.-S. 2: En passant, j’espère que les militants qui ont défendu la décision des conservateurs dans ce dossier ont donné des arguments à ceux qui s’opposent aux pipelines et aux pétroliers.

Sources:
Polytechnique Montréal
Position d’experts de Polytechnique Montréal sur les déversements planifiés d’eaux usées de l’intercepteur sud-est à la Ville de Montréal

GRIL
Le Groupe de recherche interuniversitaire en limnologie et en environnement aquatique (GRIL) réagit au « déversement de la Ville de Montréal »

Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire
Évaluation de performance des ouvrages municipaux d’assainissement des eaux pour l’année 2013

Environnement Canada
Rapport de 2011 sur l’utilisation de l’eau par les municipalités – Utilisation de l’eau par les municipalités


13 octobre 2015

Taxer les pauvres ? Économie États-Unis Revue de presse

The Wall Street Journal

Bobby Jindal Wants All to Pay Some Income Tax
The Wall Street Journal

Louisiana Gov. Bobby Jindal, seeking to breathe life into his presidential campaign, is taking a sharply different approach to tax policy than his Republican rivals.

The presidential contender plans to unveil a tax plan Wednesday in Iowa whose goal is to make all citizens pay at least some federal income tax. That puts Mr. Jindal at the center of a long-running debate over who foots the cost of federal spending.

“We simply must require that every American has some skin in this game,” Mr. Jindal said in a written statement. “If we have generations of Americans who never pay any taxes, it will be very easy for them to turn a blind eye to absurd government spending and to continue to allow our government to bankrupt our nation.”

Mr. Jindal takes a different tack on taxes than his GOP rivals, particularly those looking to shield more Americans from paying federal income taxes at all, including former Florida Gov. Jeb Bush and real-estate developer Donald Trump. Mr. Bush would nearly double the standard deduction and estimates under his plan that roughly 15 million additional Americans would “no longer bear any income-tax liability.”

“Jeb [Bush] and [Donald] Trump are campaigning on a promise that they are going to move more people off of the tax rolls,” said Bob Williams of the Tax Policy Center, a joint venture of the Brookings Institution and the Urban Institute. “Jindal is going the other way.”

C’est un point intéressant que fait valoir Bobby Jindal.

Tous les citoyens, riches ou pauvres, devraient payer des taxes. On peut discuter longtemps des taux de taxation, mais pas du fait qu’un citoyen qui ne paye pas de taxe ne pourra jamais prendre de décisions éclairées quand viendra le temps de voter. Influencer le débat public sans y participer monétairement, c’est n’être imputable de rien !