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Quatre ans après le plan de sauvetage, comment se porte le Portugal ?
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Grâce un plan d’austérite drastique mis en place en mai 2011, l‘économie du Portugal a réussi à se ressaisir. Croissance, emplois, dettes, déficit… Le Figaro fait le point alors que les Portugais sont appelés aux urnes ce dimanche.

Le 18 septembre dernier, Standard & Poor’s relevait la note de la dette du Portugal, passant de BB à BB+. Signe d’une amélioration économique d’un pays qui goute à l’austérité depuis le plan de sauvetage négocié par l’Union Européenne et le FMI, à hauteur de 78 milliards d’euros, en mai 2011. Alors que les Portugais votent ce dimanche dans le cadre des élections législatives, Anibal Cavaco Silva, à la tête du pays depuis 9 ans, peut se féliciter d’une amélioration structurelle de l’économie portugaise grâce à d’importantes mesures de rigueur. À tel point que le Portugal a mis fin à la tutelle de ses créanciers, en 2014.

Au debut de l’année 2011, le Portugal est entré en récession. Le taux de croissance a continué de diminuer pendant plusieurs mois, jusqu’à atteindre un recul de 4,1% en janvier 2013. «La politique d’austerité mise en place en 2011 a permis au pays de retrouver de la croissance au fil du temps, selon Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque. Le gouvernement a recentré l’activité du pays sur les exportations, qui représentent aujourd’hui 40% du PIB portugais. La croissance en variation annuelle a rebondi depuis pour atteindre des niveaux supérieurs à ceux de la France». D’après les dernières estimations du FMI, la croissance devrait s’accélerer pour atteindre 1,4 % en 2015, contre 1,2% pour la France.

Cet article a été publié dimanche avant l’élection. Depuis, on sait que la coalition de centre droit, pro-austérité, a été réélue avec 37% des votes contre 32% pour les socialistes. La coalition de centre droit a fait campagne en promettant de poursuivre sa politique d’austérité.

Mais ça, personne n’en a parlé dans les médias du Québec. Au Québec, on parle uniquement de sélection étrangère quand ce sont des gouvernements gauchistes ou séparatistes qui sont élus. Qu’importe, le Portugal c’est une nouvelle preuve que les politiques d’austérité fonctionnent.