Antagoniste


6 octobre 2015

L’agriculture au Québec c’est lait… Économie Mondialisation Québec

Monopole LaitierCet été j’ai fait quelques billets expliquant comment les agriculteurs affamaient les pauvres en défendant le stupide et ignoble système de gestion de l’offre (ici, ici & ici).

L’aspect financier ayant été couvert, il reste tout de même quelques affirmations des agriculteurs qu’il faut démolir. En voici quelques-unes…

Avec le libre-échange, on va boire du lait bourré d’hormone
Contrairement aux États-Unis, au Canada il est interdit d’utiliser des hormones pour stimuler la production laitière des vaches.  Mais cela ne représente pas un problème puisqu’aux États-Unis, il existe déjà beaucoup de producteurs qui n’utilisent pas d’hormone.  De plus, le libre-échange ne va pas empêcher les agriculteurs d’ici de vendre leur lait. Bref, les consommateurs vont avoir le choix de consommer du lait canadien ou américain avec ou sans hormone.

Il faut sauver les fermes familiales
Vous connaissez des fabricants familiaux de téléphones intelligents ? Ou des usines familiales de voitures ?  Et pourquoi pas des fabricants familiaux de télévision ?  Bien sûr que non…  Les fermes familiales sont des reliques paysannes.  Quand on veut produire efficacement au plus bas coup possible, on ne veut pas avoir un petit machin familial, mais une grosse entreprise !  Bigger is better, de voir disparaître les petites fermes familiales au profit de grandes entreprises serait une bonne chose. Mais que voulez-vous, au Québec on aime ça les petites affaires…  Au lieu de vouloir jouer dans la cour des grands, on préfère avoir de petites fermes, qui produisent du petit lait, pour un petit peuple.

Il faut occuper le territoire
Je n’ai jamais compris cet argument.  Il est si ridicule que je ne peux concevoir que des gens puissent l’évoquer…  Mais pourquoi faudrait-il occuper le territoire ?  Il va arriver quoi si le territoire n’est pas occupé ?  Des gens de la Niquabie vont aller coloniser nos territoires en douce pour nous envahir?

Les autres ont des subventions et ce n’est pas juste
On dénonce beaucoup les subventions agricoles aux États-Unis et en Europe. Pourtant, si je m’oppose systématiquement aux subventions québécoises à l’agriculture, j’approuve sans réserve les subventions européennes et américaines. Même que si elles étaient augmentées, ce serait une bonne chose.  Pourquoi ?  Les États-Unis et l’Europe, en subventionnant leurs produits agricoles, font en sorte que ces derniers sont moins chers. Résultat: j’économise lorsque je fais mon épicerie. Si les Américains et les Européens sont assez bêtes pour payer des taxes dans le but de me faire épargner, c’est leur problème, ce n’est pas moi qui vais leur dire d’arrêter !  Par contre, pas question qu’on utilise mes taxes pour subventionner les producteurs de porcs afin que les Américains payent leur bacon moins cher…

Mémo pour les péquistes…
Pour les péquistes qui condamnent l’accord Transpacifique…  Le Québec produit 40% du lait au Canada, mais notre poids démographique n’est que de 23%.  Autrement dit, dans un Québec indépendant sans accord de libre-échange pour exporter le lait dans le reste du Canada, de nombreuses fermes québécoises seraient contraintes de fermer leurs portes faute de débouchés…


6 octobre 2015

Top 5 Qc-Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (29 septembre-5 octobre) selon Influence Communication.

Actualité Québec

Actualité Canada

Source:
Influence Communication


6 octobre 2015

L’austérité ça fonctionne, une nouvelle preuve Économie Europe Revue de presse

Le Figaro

Quatre ans après le plan de sauvetage, comment se porte le Portugal ?
Le Figaro

Grâce un plan d’austérite drastique mis en place en mai 2011, l‘économie du Portugal a réussi à se ressaisir. Croissance, emplois, dettes, déficit… Le Figaro fait le point alors que les Portugais sont appelés aux urnes ce dimanche.

Le 18 septembre dernier, Standard & Poor’s relevait la note de la dette du Portugal, passant de BB à BB+. Signe d’une amélioration économique d’un pays qui goute à l’austérité depuis le plan de sauvetage négocié par l’Union Européenne et le FMI, à hauteur de 78 milliards d’euros, en mai 2011. Alors que les Portugais votent ce dimanche dans le cadre des élections législatives, Anibal Cavaco Silva, à la tête du pays depuis 9 ans, peut se féliciter d’une amélioration structurelle de l’économie portugaise grâce à d’importantes mesures de rigueur. À tel point que le Portugal a mis fin à la tutelle de ses créanciers, en 2014.

Au debut de l’année 2011, le Portugal est entré en récession. Le taux de croissance a continué de diminuer pendant plusieurs mois, jusqu’à atteindre un recul de 4,1% en janvier 2013. «La politique d’austerité mise en place en 2011 a permis au pays de retrouver de la croissance au fil du temps, selon Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque. Le gouvernement a recentré l’activité du pays sur les exportations, qui représentent aujourd’hui 40% du PIB portugais. La croissance en variation annuelle a rebondi depuis pour atteindre des niveaux supérieurs à ceux de la France». D’après les dernières estimations du FMI, la croissance devrait s’accélerer pour atteindre 1,4 % en 2015, contre 1,2% pour la France.

Cet article a été publié dimanche avant l’élection. Depuis, on sait que la coalition de centre droit, pro-austérité, a été réélue avec 37% des votes contre 32% pour les socialistes. La coalition de centre droit a fait campagne en promettant de poursuivre sa politique d’austérité.

Mais ça, personne n’en a parlé dans les médias du Québec. Au Québec, on parle uniquement de sélection étrangère quand ce sont des gouvernements gauchistes ou séparatistes qui sont élus. Qu’importe, le Portugal c’est une nouvelle preuve que les politiques d’austérité fonctionnent.