Antagoniste


5 octobre 2015

Gaspillage culturel Coup de gueule Économie Québec

LabeaumegradChaque fois que je dénonce le gaspillage de fonds public pour construire une bébelle qui servira à acheter des votes, il y a toujours un smart ass pour me rappeler que dans l’immonde ville de Montréal, le gouvernement a fait construire une abjecte salle de concert pour un vulgaire orchestre symphonique…  Cet argument ne tient pas compte du fait que j’avais aussi condamné la construction de cette salle, mais qu’importe…

Cette semaine, je me suis renseigné sur la construction de cette fameuse salle et j’ai fait quelques découvertes assez intéressantes…

On dit que la maison symphonique a été construire au coût de 274 millions de dollars.  Pour une salle de 2 100 places, ça revient à 130 510 dollars par place…  Mais il y a un os avec ce chiffre, la salle de l’OSM a été construite en PPP (elle est la propriété de l’Industrielle Alliance pour les 30 prochaines années).  Le prix de 274 millions inclut donc la construction de la salle, les taxes foncières des 30 prochaines années (74 millions) et le loyer payé au propriétaire durant cette période (89 millions).  Donc, la construction de la salle a réellement coûté 111 millions de dollars.  Pour 2 100 places, c’est 52 827 dollars par place.

Vous êtes scandalisé ?

Laissez-moi vous parler de la construction du Diamant à Labeaumegrad; une salle de spectacle, qui n’est pas un PPP, et qui va coûter aux contribuables 54 millions pour 600 places.  Faites le calcul, c’est 90 000 dollars par place !

Par place, le Diamant de Québec a coûté 41% plus cher, que la maison symphonique !  Donc la prochaine fois que vous voudrez justifier du gaspillage dans votre ville en me parlant de la salle de l’OSM, je vous suggère de vous garder une petite gêne…

P.-S. Tous les montants dans ce billet sont des dollars de 2015.


5 octobre 2015

Quand les pauvres se prennent pour des riches Canada Économie En Chiffres Québec

La semaine dernière, sans tambour ni trompette, le PLQ a mis en branle l’une des réformes les plus importantes dans les relations de travail depuis plusieurs décennies.  Et cette réforme est d’autant plus remarquable qu’elle enlève au lieu de donner des droits aux syndicalleux !  Cette réforme permettra aux villes d’imposer une convention collective à ses employés en cas d’impasse dans les négociations, autrement dit, c’est un peu comme si on donnait aux villes le droit de faire une loi spéciale pour mettre fin à une grève.

Cette réforme était devenue nécessaire étant donné le faible pouvoir de négociation des villes face à l’énorme machine syndicale.  Pour ceux qui en doutent, voici quelques chiffres publiés cet été par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante:

Municipalité Québec

Les employés municipaux au Québec sont gras dur, ils gagnent en moyenne 22,9% de plus que les gens qui travaillent dans le privé. Un écart tout simplement indécent et révoltant.

Voici la ventilation dans les principales villes du Canada:

Municipalité Québec

Très haut dans le classement on retrouve les villes du Québec…  C’est quand même incroyable de constater qu’une province aussi pauvre que le Québec a pu donner des salaires aussi élevés aux employés des villes…  C’est presque aussi scandaleux d’une histoire de niqab…

Source:
Fédération canadienne de l'entreprise indépendante
Un écart de rémunération qui pèse lourd sur les finances des municipalités


5 octobre 2015

L’éclatante victoire de l’austérité Économie Europe Revue de presse

The Star

Political surprise in eurozone – austerity is a vote-winner
The Star

Upending conventional wisdom, there is now a strong chance that all the European governments that have accepted or implemented unpopular EU/IMF austerity programmes may be re-elected in the coming months or remain the strongest political force.

From Lisbon and Madrid to Dublin, incumbents are gaining ground in opinion polls while the opposition is split among mainstream and radical parties, reducing the prospect of ousting sitting prime ministers and also encouraging investors to buy their countries’ debt.

One explanation is a gathering economic recovery, which is strongest in Ireland and Spain and picking up in Portugal, although unemployment remains painfully high and living standards have fallen for many in those countries. There are several other factors: nervous voters prefer to play safe after taking the pain of spending cuts and tax rises; untried opposition leaders fail to offer a credible alternative to austerity; populist or nationalist parties are sapping the main opposition party everywhere.

Whatever the reason, it looks as if euro zone politicians may have found an answer to the economic reform conundrum enunciated by then Luxembourg Prime Minister Jean-Claude Juncker in 2007: « We all know what to do. We just don’t know how to get re-elected after we’ve done it. »

L’austérité fonctionne, l’austérité fait gagner des élections, in your face la racaille syndicale !