Facepalm

Voici ce que racontait François Legault, le chef de la CAQ, le 15 mars 2014:

François Legault martèle les mêmes expressions : « vieux débats », « vieilles chicanes ». Quiconque aborde la question nationale vit sur « une autre planète » et est « complètement déconnecté ». « Ça n’intéresse pas les Québécois », qui « sont tannés » de cet enjeu.

Toujours François Legault, le 18 mars 2014:

Le choix ne peut être plus clair pour les électeurs québécois le 7 avril, selon François Legault. « Si les gens veulent simplement trancher la question « oui ou non un référendum », bien qu’ils votent pour les deux autres partis. S’ils veulent qu’on travaille sur l’économie, […] ils voteront pour moi ». […]

« Je pense qu’on a besoin d’un redressement au Québec, on a besoin de plus d’investissement privé, on a besoin de plus d’emplois à valeur ajoutée avec l’innovation. Si c’est là-dessus que les Québécois veulent que le prochain gouvernement travaille, ils voteront pour moi. S’ils veulent voter pour ou contre un référendum, bien honnêtement, je préfère qu’ils votent pour un des deux autres partis », dit-il.

Le même François Legault, le 2 septembre 2015:

François Legault propose de tenir un référendum sur une réforme constitutionnelle, alors que la CAQ réclame plus de pouvoirs à Ottawa pour contrer la polarisation entre souverainistes et fédéralistes. […] Certaines de ses demandes pourraient être réglées par des ententes administratives, mais le chef caquiste a reconnu que cette «nouvelle entente» remplacerait la constitution de 1982. Elle devrait aussi être adoptée par un référendum.

Après avoir crié sur tous les toits qu’il ne voulait pas parler de constitution, voilà que François Legault veut avoir un référendum sur la constitution…  Parce que le Québec avait besoin d’un deuxième parti pour parler d’un ostie de référendum et des calvaires de niaiseries constitutionnelles…

François Legault, c’est le genre de politicien qui trouve ses convictions politiques dans un focus group.  Quand François Legault se lève le matin il ne se demande pas « comment je pourrais rendre mes idées plus populaires », mais « quelles idées je devrais avoir pour être plus populaire »…