Antagoniste


8 septembre 2015

L’ostie de constitution… Coup de gueule Québec

Facepalm

Voici ce que racontait François Legault, le chef de la CAQ, le 15 mars 2014:

François Legault martèle les mêmes expressions : « vieux débats », « vieilles chicanes ». Quiconque aborde la question nationale vit sur « une autre planète » et est « complètement déconnecté ». « Ça n’intéresse pas les Québécois », qui « sont tannés » de cet enjeu.

Toujours François Legault, le 18 mars 2014:

Le choix ne peut être plus clair pour les électeurs québécois le 7 avril, selon François Legault. « Si les gens veulent simplement trancher la question « oui ou non un référendum », bien qu’ils votent pour les deux autres partis. S’ils veulent qu’on travaille sur l’économie, […] ils voteront pour moi ». […]

« Je pense qu’on a besoin d’un redressement au Québec, on a besoin de plus d’investissement privé, on a besoin de plus d’emplois à valeur ajoutée avec l’innovation. Si c’est là-dessus que les Québécois veulent que le prochain gouvernement travaille, ils voteront pour moi. S’ils veulent voter pour ou contre un référendum, bien honnêtement, je préfère qu’ils votent pour un des deux autres partis », dit-il.

Le même François Legault, le 2 septembre 2015:

François Legault propose de tenir un référendum sur une réforme constitutionnelle, alors que la CAQ réclame plus de pouvoirs à Ottawa pour contrer la polarisation entre souverainistes et fédéralistes. […] Certaines de ses demandes pourraient être réglées par des ententes administratives, mais le chef caquiste a reconnu que cette «nouvelle entente» remplacerait la constitution de 1982. Elle devrait aussi être adoptée par un référendum.

Après avoir crié sur tous les toits qu’il ne voulait pas parler de constitution, voilà que François Legault veut avoir un référendum sur la constitution…  Parce que le Québec avait besoin d’un deuxième parti pour parler d’un ostie de référendum et des calvaires de niaiseries constitutionnelles…

François Legault, c’est le genre de politicien qui trouve ses convictions politiques dans un focus group.  Quand François Legault se lève le matin il ne se demande pas « comment je pourrais rendre mes idées plus populaires », mais « quelles idées je devrais avoir pour être plus populaire »…


8 septembre 2015

Les braillards en éducation Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Québec

La semaine dernière, les braillards ont été très actifs au Québec…

Mardi dernier, cherchant à donner un sens à leur vie, les braillards se sont réunis devant les écoles pour former d’inutiles « chaînes humaines »; on a voulu nous faire croire qu’on voulait protéger l’école publique, mais en réalité on espérait probablement avoir la chance de jouer à la vedette et de passer à la télé…

Il n’y a pas d’autres explications, puisque l’école publique au Québec n’est pas en danger…

Éducation Québec

En 1997/1998, les dépenses s’élevaient à 9 024$/élève, en 2012/2013 celles-ci s’élevaient à 14 322$/élève!  C’est une augmentation sur 15 ans, après inflation, de 5 299$/élève (+59%) !

Chaque fois qu’un gouvernement veut revoir les dépenses en éducation, les syndicalleux accusent les politiciens de ne pas aimer les enfants.  Résultat: les gouvernements reculent et dépensent toujours plus sans se demander si cet argent permet d’améliorer la qualité de l’enseignement… Si on ramenait le niveau de dépense au niveau de 2000/2001, le gouvernement pourrait économiser 4,3 milliards de dollars ! Et pour ceux qui pensent que couper 4,3 milliards de dollars en éducation aurait des effets catastrophiques posez-vous la question suivante: les écoles en 2012/2013 sont-elles réellement mieux qu’en 2000/2001 ?

Voici maintenant comment on dépense dans les provinces canadiennes:

Éducation Québec

Le Québec se retrouve dans le groupe de tête des provinces qui dépense le plus, nous dépensons 1 085$/élève de plus que la moyenne canadienne ! Pourtant, le Québec a un des pire système éducatif au Canada

En bref, tous ces chiffres montrent que les syndicats crient au loup en disant que d’éventuelles coupures pourraient avoir des conséquences catastrophiques sur les enfants. Depuis près de quinze ans, on dépense toujours plus sans que l’on voie une amélioration concrète de la qualité de l’éducation dans le réseau.  Il est plus que temps que le gouvernement cesse de dépenser sans compter à cause du chantage des syndicats.

Ce n’est pas parce qu’on dit que l’éducation est la chose la plus précieuse dans une société qu’on peut dépenser l’argent des contribuables n’importe où et n’importe comment.

Ces chiffres démontrent qu’il est ridicule de prétendre que l’école publique est en danger; même qu’à force de dépenser sans compter, elle s’est probablement ankylosée.  Bref, à tous les cabochons de parents et de professeurs qui ont utilisé des enfants pour faire de la petite politique avec leurs « chaînes humaines » je dis: « shut the f*ck up and get back to work ». Ai-je besoin de traduire pour les unilingues du PQ ?

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 477-0025 & 478-0014

Banque du Canada
Taux et statistiques


8 septembre 2015

Voter avec ses émotions Économie Europe Revue de presse

The Daily Telegraph

Alexis Tsipras faces shock election defeat as voters on course to punish Syriza at the ballot box
The Daily Telegraph

Greek voters are set to punish the government of prime minister Alexis Tsipras after polls show his hard-Left Syriza party is on course for a shock defeat in a general election later this month.

Mr Tsipras, who called a snap vote on August 20, has seen his party’s comfortable 15 point lead evaporate in just six weeks, putting the centre-right New Democracy in pole position to lead Greece’s fifth government in just four years.

The ascendant conservatives – who support the bail-out and will keep the country in the euro at all costs – edged ahead of Syriza for the first time since May 2014 in two polls this week.

A survey carried out by Metron analysis put ND in the lead with 24pc of the vote, compared to 23.4pc for the incumbent Leftists. A previous poll for Mega TV put them on course for 25.3pc of the vote ahead of Syriza’s 25pc.

The new government will face the daunting task of implementing a comprehensive overhaul of Greece’s byzantine tax system, privatising €50bn of national assets, and overseeing the recapitalisation of a collapsing banking system.

C’est particulier de voir les Grecs être capables d’alterner les gouvernements de gauche et de droite en si peu de temps…

En fait, c’est peut-être le problème des Grecs, les électeurs ne semblent pas avoir de boussole idéologique; les gens votent avec leurs émotions, tout ce qui importe c’est de punir le parti qui était au pouvoir. Mais à vouloir constamment punir les politiciens sortants, le pays finit par faire du surplace…