Antagoniste


31 août 2015

Qui veut faire la bête fait… l’ange ?!? Économie États-Unis

Katrina

Le 28 août 2005, l’ouragan Katrina a frappé de plein fouet La Nouvelle-Orléans.  Dans son sillage, il prendra la vie de  près de 2 000 personnes et faisant plus de 100 milliards en dégâts.

La dévastation causée par l’ouragan Katrina a été telle que dans bien des cas, au lieu de reconstruire on a tout simplement décidé de délocaliser les sinistrés dans une autre ville puisqu’ils puissent se refaire une nouvelle vie.  Des victimes de Katrina ont été relocalisées aussi loin qu’à Salt Lake City dans l’Utah.  La majorité des gens qui ont ainsi été délocalisés était des Afro-Américains.  À l’époque, cela avait scandalisé la gauche qui y a vu une manifestation de racisme, je me rappelle la Bazzo à Radio-Canada qui parlait d’une seconde tragédie…

Dix ans plus tard, des chercheurs se sont intéressés au sort des gens qui ont été délocalisés par Katrina, voici les grandes conclusions:

  • On estime que la délocalisation a permis d’augmenter le revenu médian des familles de 4 400$.
  • Les familles délocalisées se sont retrouvé dans des quartiers avec une plus grande diversité ethnique i.e. ils ne vivaient plus dans un ghetto.
  • Le taux d’emploi a aussi augmenté de manière importante.
  • On a aussi observé une diminution significative d’un indice qui sert à mesurer la prédisposition d’une famille à la pauvreté chronique.
  • La mobilité sociale a aussi été augmentée; des gens qui étaient sous le seul de la pauvreté en Nouvelle-Orléans ont pu accéder à la classe moyenne.

L’ouragan Katrina a été une tragédie, mais les gens qui ont survécu au désastre peuvent aujourd’hui se consoler en se disant que cet ouragan leur a permis de briser les chaînes de leur pauvreté.


31 août 2015

La haine des gros Canada Économie Election 2015 En Chiffres

Depuis le début de la campagne, deux des trois partis qui se disputent le pouvoir, soit le PLC et le NPD, ont annoncé que s’ils étaient élus, il y aurait peut-être une augmentation de l’impôt des grandes entreprises.

Mais pourquoi la gauche déteste-t-elle autant les grosses entreprises ? Selon la gauche, les grandes entreprises sont sales et machiavéliques alors que les petites et moyennes entreprises sont porteuses de toutes les vertus. C’est comme si pour la gauche, si une entreprise est grosse c’est forcément parce qu’elle exploite ses travailleurs.

Vraiment ? Voici la réalité:

Grandes Entreprises Canada

Grandes Entreprises Canada

Les grandes entreprises versent les plus gros salaires et en plus, leur taux de syndicalisation est nettement supérieur i.e. en plus des salaires élevés, on peut parier que les conditions de travail sont aussi supérieures à celles des PME.

Bref, bigger is better ! On est loin du cliché voulant que les grosses entreprises soient des machines servant à exploiter le prolétariat.  Donc je repose ma question: pourquoi la gauche déteste-t-elle les grosses entreprises ? D’autant plus qu’une société s’enrichit quand une PME devient une grande entreprise, pas quand une grande entreprise devient une PME !

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 281-0044 & 281-0224


31 août 2015

L’austérité allemande Économie Europe Revue de presse

La Libre Belgique

L’Allemagne engrange de copieux excédents budgétaires
The Guardian

Aubaine pour les ministres des Finances et trésoriers municipaux allemands : au premier semestre, les excédents budgétaires de l’Etat fédéral, des Etats régionaux, des communes et de la sécurité sociale ont atteint la somme record de 21 milliards d’euros, soit 1,4 % du produit intérieur brut (PIB).

Les pouvoirs publics ont encore fait mieux qu’au cours de 2014, où pendant l’année entière, l’excédent budgétaire s’était inscrit à 0,3 % du PIB. Les budgets publics profitent d’une sorte de « cercle vertueux ». L’Office statistique fédéral de Wiesbaden Destatis énumère toute une série de facteurs favorables : le haut niveau de l’emploi, la croissance élevée, la baisse des taux de l’emprunt, ainsi que la modération des dépenses publiques. Le record de l’emploi, poursuit-il, galvanise l’impôt sur le revenu et les contributions à la sécurité sociale (assurances maladie, vieillesse, chômage).

Au niveau de l’ensemble des collectivités territoriales et de la sécurité sociale, la sagesse prédomine, la hausse des recettes (+3,7 %) l’emportant sur celle des dépenses (+2,1 %). Destatis a confirmé hier qu’au deuxième trimestre, le PIB a progressé de 0,4 %, après une augmentation de 0,3 % au premier trimestre. Pour 2015, Berlin et la plupart des économistes prévoient 2 % de croissance.

N’en déplaise au gauchiste dirigeant Quebecor et le PQ, l’austérité ça marche.