Antagoniste


17 août 2015

Les extra-terrestre existent ! Arguing with Idiots Coup de gueule Économie Environnement Gauchistan International

Jabba the hutt

Vous l’ignorez peut-être, mais depuis jeudi dernier il n’y a plus d’air, d’eau et de nourriture sur la planète Terre !

Ne riez pas, c’est écrit noir sur blanc dans le très sérieux Devoir« ce jeudi, l’humanité vient d’épuiser la totalité des ressources que la Terre était en mesure de produire en 2015 ».

Mais j’entends quelques petits malins dire que c’est impossible puisqu’ils ne sont toujours pas privés d’air, d’eau et de nourriture dans leur vie quotidienne.  En fait, si l’humanité a encore de l’air, de l’eau et de la nourriture c’est parce que nous avons mis ces ressources sur la dette, c’est écrit dans Le Devoir, c’est un « endettement écologique ».

Mais pour s’endetter, il faut un créditeur i.e. pour s’endetter il faut qu’une tierce personne accepte de nous prêter de l’argent, logique non…  Donc, sachant que la Terre a épuisé ses ressources, nous devons nous rendre à l’évidence: le créditeur qui nous prête l’air, l’eau et la nourriture que nous consommons actuellement doit obligatoirement être… d’origine extra-terrestre !

Merci au Devoir d’avoir, sans le vouloir, révélé l’existence des extra-terrestres…  Reste à savoir si Jabba the hutt va relever son taux directeur le mois prochain…


17 août 2015

Le cartel agricole Canada Économie Election 2015 En Chiffres Mondialisation

La campagne électorale fédérale est encore jeune, mais pour le moment on ne voit pas de ballot question poindre à l’horizon, mais soyez certain que d’ici le 19 octobre, un enjeu finira bien par polariser l’électorat.

Si j’avais à parier 2$ sur la ballot question de la prochaine élection, je miserais sur la gestion de l’offre, un système qui est de plus en plus contesté par les négociations du partenariat transpacifique.

Au Canada, la production de lait, de volailles et d’oeufs est contrôlée par le gouvernement via un système de gestion de l’offre. Ce système permet au gouvernement de limiter la quantité de lait, de volailles et d’oeufs produite dans les fermes de manière à créer une rareté. Cette rareté permet au gouvernement d’exercer un contrôle des prix et de garantir aux agriculteurs un revenu élevé.

La gestion de l’offre c’est un enjeu idéal pour la gauche et les nationaleux puisqu’il est hautement émotif.  En parlant de la gestion de l’offre, on peut parler de concept absurde comme la souveraineté alimentaire (ici, ici & ici), dire que nos agriculteurs font pitié, que les méchantes grosses compagnies internationales menacent nos charmantes petites fermes familiales et que le capitalisme sauvage va nous empoissonner avec des pesticides et des OGM (vous voyez le genre de rhétorique boboche).

Bref, la gauche et les nationaleux pourront faire peur au monde. Et pendant que les gens seront terrorisés par le lait des Américains, le « cartel agricole » va continuer de leur vider les poches en leur faisant croire que c’est pour leur bien…

Pour bien réaliser à quel point la gestion de l’offre est un système qui dépouille des millions de consommateurs pour faire plaisir à quelques milliers d’agriculteurs, voici l’évolution des prix du lait, de la volaille et des oeufs au Canada et aux États-Unis depuis 20 ans:

Gestion de l'offre

Au Canada, depuis 1995 le prix d’un litre de lait a augmenté de 86% contre seulement 23% aux États-Unis.

Gestion de l'offre

Au Canada, depuis 1995 le prix d’un Kg de poulet a augmenté de 104% contre seulement 48% aux États-Unis.

Gestion de l'offre

Au Canada, depuis 1995 le prix d’une douzaine d’oeufs a augmenté de 110% contre seulement 92% aux États-Unis.

Pendant combien de temps encore la population va-t-elle accepter de soutenir un système qui pénalise autant de monde pour profiter à si peu de gens ?

À lire aussi sur ce sujet:

Sources:
Statistique Canada
Tableau 326-0012

U.S. Bureau of Labor Statistics
Consumer Price Index-Average Price Data

Federal Reserve Bank of St. Louis
Canada / U.S. Foreign Exchange Rate


17 août 2015

Vivre au Québec Canada Chine Économie Mondialisation Québec Revue de presse

South China Morning Post

Millionaire migration to Canada didn’t fall after investor scheme’s axing – it rose, new data reveals
South China Morning Post

It was last year that Ottawa turned off the tap of its millionaire migration scheme, the federal immigrant investor programme (IIP), which has been dominated by rich mainland Chinese. Announced last February, the closure came into effect last summer.

Citizenship and Immigration Canada (CIC) spreadsheets demonstrate that, yes, immigrant investor visa approvals under the federal IIP plunged 42 per cent as the scheme wound down, falling to a mere 2,541 applicants and family members in 2014. Yet, astonishingly, overall investor immigrant approvals nationwide were up by 7.2 per cent, hitting 8,762 approvals, the most since 2011.

How? Because, even while Ottawa was hitting the brakes on millionaire migration, the province of Quebec (which runs its own IIP) was hitting the accelerator. And l’accélérateur was winning. In 2014, Quebec approved a bumper 6,221 millionaire migrants and family members, a whopping 62 per cent increase compared to 2013. It was a near-record year, surpassed only by the 6,292 approvals in 2011.

Quebec’s programme matters to Vancouver, because 89 per cent of Quebec investor immigrants do not end up living there, according to federal data. Most likely end up in Vancouver, assuming those 89 per cent disperse in a fashion similar to their counterparts in the federal scheme. At this point thanks should go to Richard Kurland, the Vancouver immigration lawyer who has been a relentless pursuer of data that CIC does not prefer to release as a matter of course. The CIC spreadsheets that he shared with me this week were only obtained under access to information requests. The spreadsheets demonstrate in clear fashion how Quebec has historically approved a majority of Canada’s millionaire migrants, and has likely approved a majority of those who end up in Vancouver.

Avant de penser de faire du Québec un pays, ça serait bien de faire du Québec autre chose qu’une porte d’entrée au Canada pour les immigrants investisseurs. Quand on sait que 89% des immigrants investisseurs qui arrivent au Québec décident d’aller vivre ailleurs au Canada, c’est parce qu’il y a quelque chose de pourri dans le modèle la province…