Revel

L’intellectuel Jean François Revel commentant la situation en Grèce en 1993. Oui, mille neuf cent quatre-vingt-treize…

« Pour la corruption et la dissipation, Athènes il est vrai n’a rien à envier à Paris, Madrid ou Rome. Mais ce qu’attend Papandréou de l’Europe, c’est qu’elle éponge les pertes d’une économie clientéliste qui, malgré les privatisations bien timides de la droite, reste pour 67% une économie d’État. Si indulgente soit la Commission pour les frasques de la ‘cohésion sociale’, pourra-t-elle continuer à les tolérer, alors que la Grèce vient de se voir allouer, pour les cinq prochaines années, un pactole de 175 milliards de francs de subventions? »