Antagoniste


16 juin 2015

Gilles Duceppe et l’Arabie Saoudite Canada Coup de gueule Québec

Gilles DuceppeEn 2007, le gouvernement de Stephen Harper avait annoncé qu’il ne ferait plus automatiquement de demandes de clémence pour les ressortissants condamnés à mort à l’étranger, si le pays touché respecte les valeurs démocratiques. C’est le cas par exemple des États-Unis.

Or, en 2008, un Montréalais a été condamné à mort (par décapitation) en Arabie Saoudite pour une affaire de meurtre. Puisque le Canada ne reconnaît pas que l’Arabie Saoudite respecte les valeurs démocratiques, le gouvernement Harper a fait des démarches pour demander la clémence du gouvernement saoudien.  Logique vous me direz…  Mais pas pour tout le monde, voici comment avait réagi l’ineffable Gilles Duceppe, chef du Bloc Québécois:

« Imaginez l’Arabie Saoudite! Aux États-Unis, ça va, mais pas chez nous, notre justice est moins bonne que la leur? Bien ça aura des conséquences au niveau des relations commerciales. »

Vous avez bien lu, le bon Gilles Duceppe avait peur que l’on fasse de la peine à l’Arabie Saoudite en leur envoyant le messager que leur justice était moins bonne que celle des États-Unis.  Encore pire, il avait peur que notre critique de la justice saoudienne ait des conséquences sur les relations commerciales !

Incroyable, absolument incroyable…  Imaginez aujourd’hui qu’Harper dise qu’il ne faut pas critiquer l’Arabie Saoudite dans le cas de Raif Badawi pour ne pas nuire à nos relations commerciales, ce serait la folie dans nos médias !

Mais aujourd’hui, le même Gilles Duceppe a changé son fusil d’épaule et il a décidé de voler au secours de Raif Badawi en critiquant l’Arabie Saoudite, puisque cela lui permettait de critiquer Harper.  Bref, au Bloc, ce qui compte ce n’est pas de savoir si la justice saoudienne est bonne ou pas, c’est de savoir quelle position permettra de critiquer Harper !

P.-S. Le Montréalais condamné à mort en 2008 a été libéré dans la plus grande discrétion en 2013.

Source:
Verbatim – SRC Radio; Bulletin National et International (Mardi 4 mars 2008 – 18:00 HAE)


16 juin 2015

Top 5 Qc-Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (9-15 juin) selon Influence Communication.

Actualité Québec

Actualité Canada

Petit commentaire personnel: pas de hockey dans le top 5 du Québec… On aime ça le hockey au Québec…

Source:
Influence Communication


16 juin 2015

La sagesse des Suisses Économie Europe Revue de presse

Le Monde

La Suisse dit non à l’impôt national sur les successions
Le Monde

Le vote est sans appel : avec plus de 70 % de « non » selon les résultats partiels, les Suisses s’opposent en bloc à l’introduction d’un impôt national sur les successions. Le référendum, lancé par une coalition de gauche composée notamment du Parti socialiste et des Verts, proposait d’imposer à hauteur de 20 % les successions supérieures à deux millions de francs, soit 1,9 million d’euros.

Un tiers des fonds récoltés aurait contribué à financer le système des retraites. Mais l’idée n’a pas séduit les électeurs, qui ont préféré maintenir en l’état la situation actuelle. En Suisse, les successions sont imposées différemment dans chaque canton : en Valais par exemple, au cœur des Alpes, les héritiers directs n’en paient aucun contrairement au canton de Vaud, dans la région de Lausanne. Les taux sont cependant très faibles, en comparaison internationale.

Mais en supprimant ces différences au sein même de la Suisse, la gauche entendait lutter contre la concurrence fiscale et mieux répartir les richesses dans le pays. La droite, au contraire, craignait qu’un taux fédéral unique ne crée un handicap pour les PME, moteurs de croissance.

« De nouvelles charges et une insécurité juridique accrue auraient été une forme de poison pour nos entreprises », a rappelé l’organisation patronale Economiesuisse. Dans le camp d’en face, la députée socialiste Jacqueline Badran se désole : « La population pense que les personnes très riches sont utiles à la société », dit-elle au journal 24 Heures.

L’impôt national sur les succession est une mesure phare proposée par Thomas Piketty. Encore une fois, ses idées mordent la poussière !

En passant:

En septembre 2010, lors d’un référendum, 59% des Suisses ont dit non à un impôt minimum pour les riches.

En novembre 2013, lors d’un référendum, 65% des Suisses ont dit non à l’imposition d’un plafond salarial pour les dirigeants de compagnie pour réduire les écarts de richesses.

En mai 2014, lors d’un référendum, 76% des Suisses ont dit non à une hausse du salaire minimum.

En septembre 2014, lors d’un référendum, 62% des Suisses ont dit non à la création d’un système de santé entièrement public.

En juin 2015, lors d’un référendum, 70% des Suisses ont dit non à un impôt national sur les successions.

Si ces 5 référendums avaient eu lieu au Québec, je suspecte qu’on aurait eu exactement les résultats inverses. Ce n’est pas un hasard si les Suisses sont riches et que les Québécois sont pauvres…