Le Figaro

L’AC Milan sous pavillon chinois ?
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Après la Thaïlande, la Chine. Le futur de l’AC Milan semble s’écrire à l’Est. Le propriétaire du club lombard, Silvio Berlusconi, négocie en effet avec des émissaires du gouvernement chinois pour la vente du club, a-t-il assuré samedi dans une interview à La Gazzetta dello sport. «Au-delà du rapport créé à l’époque sur la scène politique, (le président chinois) Xi (Jinping) a montré un grand respect pour le foot italien», a dit l’ex-président du Conseil italien. Il a ajouté qu’il ne savait «pas comment allait se développer» les négociations entre les candidats chinois et thaïlandais à l’entrée dans le capital du club rossonero.

Début mai, Berlusconi semblait prêt à céder de 49 à 51% de ses parts à l’homme d’affaires thaïlandais Bee Taechaubol. La piste semble s’être refroidie depuis, bien que le dirigeant italien ait appelé M. Bee son «ami». Plusieurs médias italiens évoquaient à l’époque une négociation autour de 500 millions d’euros. Berlusconi, qui avait racheté l’«Associazione Calcio Milan» le 20 février 1986, a évoqué le 10 mai «trois coalitions» d’hommes d’affaires chinois intéressées par son club.

De plus en plus de millionnaires étrangers s’intéressent aux clubs italiens. L’Inter, l’autre grand club de Milan, est propriété de l’homme d’affaires indonésien Erick Thohir depuis novembre 2013. L’AS Rome appartient à l’Américain James Pallotta depuis juillet 2011. Plus bas dans la hiérarchie du calcio, Bologne (2e division) a été racheté en octobre par l’Américain Joe Tacopina, et le club de Venise, (4e div.) est aux mains du Russe Youri Korabline depuis mars 2011.

Au Québec, pendant que nos nationaleux font un caca nerveux autour de la disparition du nom « Alcan », un enjeu complètement stupide, en Europe on est ouvert sur le monde et on fait du business avec le reste de la planète. Là-bas, même si le soccer fait partie de l’ADN des Italiens, personne ne se scandalise de voir des étrangers acheter des clubs. Le nationalisme est en train de mourir partout sur le globe, sauf au Québec semble-t-il…

Le nationalisme économique a fait du Québec une petite province, peuplée par une petite nation qui brasse une petite économie. Le nationalisme, c’est le crédo des gens nés pour un p’tit pain.