Antagoniste


19 mai 2015

Dis-moi qui te paie, je te dirai ce que tu penses… Coup de gueule Québec

Parti Québecor

Depuis que son patron a fait le saut en politique, elles ont été rares les semaines où J.-Jacques Samson, chroniqueur pour le Journal de Montréal/Québec, n’a pas défendu son patron Pierre Karl Péladeau (quelques exemples ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici & ici).

Ce qui est amusant avec J.-Jacques Samson c’est qu’avant de faire le saut avec Québecor, il était chroniqueur au Soleil !  Voici ce que pensait J.-Jacques Samson de PKP quand il écrivait pour le compétiteur…

Tout d’abord, J.-Jacques Samson ne voyait aucun problème avec l’achat de Vidéotron par Rogers, situé à Toronto.  Pour J.-Jacques Samson le temps du nationalisme économique était révolu (il a pourtant écrit le contraire dans les heures qui ont suivi l’élection de PKP comme chef du PQ):

Le Soleil (29 mars 2000):

Posons-nous alors la même question: Vidéotron, avant tout un transporteur et un fournisseur de services, fait-elle partie de notre patrimoine à protéger et sa propriété a-t-elle une influence sur notre avenir culturel? La réponse est évidemment non. Les Québécois n’ont en plus aucune attache particulière pour cette compagnie dont les pratiques commerciales et les relations avec les abonnés ont souvent été pour le moins discutables. La propriété des moyens de communication fait par ailleurs l’objet d’une vague de concentration qui se rit des frontières et même des continents. Des géants se battent pour des parts de marché, actuelles ou dans le secteur en devenir du commerce par Internet. Pour l’abonné québécois, que sa facture lui provienne de Toronto ou de Montréal a bien peu d’importance réelle.

Autre texte qui montre le danger d’avoir un politicien propriétaire de médias:

Le Soleil (21 février 2003):

La participation du premier ministre [Bernard Landry] cette semaine à une émission de Star Académie, à TVA, au château du fondateur de l’empire Péladeau où se déroule ce reality show sans originalité, copié sur une émission de la télévision française, est un nouveau sommet dans la bouffonnerie politique au Québec. Mario Dumont avait déjà accepté de faire la promotion de la télésérie navet Bunker, le cirque, Jean Charest fait celle d’Infoman, et les trois chefs multiplient les présences à toutes les émissions de papotage qui bouchent la grille horaire des réseaux. Bernard Landry est allé plus loin mercredi ; le chef du gouvernement s’est fait comédien pour servir les intérêts de l’animatrice Julie Snyder. Et cette dernière est en plus l’amie de Pierre KarlPéladeau, un puissant financier et président d’un empire de presse dont l’une des composantes, Vidéotron, a même été acquise grâce au support de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Ce n’est pas banal. Le premier ministre n’aurait certainement pas prêté son prestige pour un caméo quelconque ; qu’il l’ait fait pour une proche de M. Péladeau ne peut être attribué à un concours de circonstances. Il faudrait être bien naïf.

J.-Jacques Samson à propos de la « convergence », un texte qui laisse croire que PKP a déjà utilisé TVA pour venir en aide au PQ à l’aube d’une campagne électorale:

Le Soleil (13 mars 2003):

Cette convergence d’intérêts à court terme entre Pierre Karl Péladeau, Bernard Landry et Henri Massé menait à un règlement avant la campagne électorale [fin du conflit de travail chez Vidéotron]. Lucien Bouchard en aura été le « facilitateur » de la dernière heure, un art dans lequel il est un expert. Cette même convergence d’intérêts valait bien aussi, en petit extra, un passage de Bernard Landry à Star Académie, le show de télévision de Mme Julie Snyder, l’amie de M. Péladeau, pour lubrifier en quelque sorte le deal en voie d’être conclu.

À ire ces textes, on pourrait presque dire que J.-Jacques Samson est le père de l’expression « Parti Québecor »…


19 mai 2015

Le trou noir des énergies vertes… Économie En Chiffres Environnement États-Unis

Si on m’avait donné 1¢ chaque fois qu’un gauchiste a essayé de faire croire à la population que les pétrolières étaient lourdement subventionnées par les gouvernements, aujourd’hui j’aurais beaucoup de sous…

Pour ceux qui doutent, voici les résultats d’une analyse très intéressante publiée le mois dernier aux États-Unis; la prochaine fois qu’un gauchiste vous dira que les énergies vertes sont désavantagées par rapport aux énergies fossiles parce que les grosses méchantes pétrolières sont lourdement subventionnées, montrez-lui ce graphique:

Énergies Vertes
BTU: British thermal unit, une unité de mesure de d’énergie produite

Les énergies fossiles, le charbon, le pétrole et le gaz naturel sont de loin les formes d’énergie les moins subventionnées, 2 fois moins que la biomasse, le plus proche rival.  Au total, aux États-Unis, le secteur des énergies fossile a touché 3,4 milliards de subventions contre 15,0 milliards pour les énergies vertes !

Pour ce qui est des éoliennes et du solaire, les 2 formes d’énergie verte les plus prévalentes, ce sont aussi les plus subventionnées. Dans le cas de l’éolien, ce secteur est 71 fois plus subventionné que le pétrole et pour le solaire, c’est 345 fois !

Si la gauche est vraiment contre les subventions et le gaspillage de fonds publics pour venir en aide à de riches corporations, elle devrait d’abord cibler le secteur des énergies vertes au lieu de l’industrie pétrolière.

Source:
EIA
Direct Federal Financial Interventions and Subsidies in Energy in Fiscal Year 2013


19 mai 2015

Le crédo des gens nés pour un p’tit pain Économie Europe Revue de presse

Le Figaro

L’AC Milan sous pavillon chinois ?
Le Figaro

Après la Thaïlande, la Chine. Le futur de l’AC Milan semble s’écrire à l’Est. Le propriétaire du club lombard, Silvio Berlusconi, négocie en effet avec des émissaires du gouvernement chinois pour la vente du club, a-t-il assuré samedi dans une interview à La Gazzetta dello sport. «Au-delà du rapport créé à l’époque sur la scène politique, (le président chinois) Xi (Jinping) a montré un grand respect pour le foot italien», a dit l’ex-président du Conseil italien. Il a ajouté qu’il ne savait «pas comment allait se développer» les négociations entre les candidats chinois et thaïlandais à l’entrée dans le capital du club rossonero.

Début mai, Berlusconi semblait prêt à céder de 49 à 51% de ses parts à l’homme d’affaires thaïlandais Bee Taechaubol. La piste semble s’être refroidie depuis, bien que le dirigeant italien ait appelé M. Bee son «ami». Plusieurs médias italiens évoquaient à l’époque une négociation autour de 500 millions d’euros. Berlusconi, qui avait racheté l’«Associazione Calcio Milan» le 20 février 1986, a évoqué le 10 mai «trois coalitions» d’hommes d’affaires chinois intéressées par son club.

De plus en plus de millionnaires étrangers s’intéressent aux clubs italiens. L’Inter, l’autre grand club de Milan, est propriété de l’homme d’affaires indonésien Erick Thohir depuis novembre 2013. L’AS Rome appartient à l’Américain James Pallotta depuis juillet 2011. Plus bas dans la hiérarchie du calcio, Bologne (2e division) a été racheté en octobre par l’Américain Joe Tacopina, et le club de Venise, (4e div.) est aux mains du Russe Youri Korabline depuis mars 2011.

Au Québec, pendant que nos nationaleux font un caca nerveux autour de la disparition du nom « Alcan », un enjeu complètement stupide, en Europe on est ouvert sur le monde et on fait du business avec le reste de la planète. Là-bas, même si le soccer fait partie de l’ADN des Italiens, personne ne se scandalise de voir des étrangers acheter des clubs. Le nationalisme est en train de mourir partout sur le globe, sauf au Québec semble-t-il…

Le nationalisme économique a fait du Québec une petite province, peuplée par une petite nation qui brasse une petite économie. Le nationalisme, c’est le crédo des gens nés pour un p’tit pain.